(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Cornelius Nepos [microform].."

Jt 







'CORNELIUS NEPOS. 



I 



Texte revu et corrigé d'après les 
travaux les plus récents de Halxn, 



Cobet, Andresen, '^tc, '•- 



suivi d'un dictionnaire conren?ni outre le 



sens • des mots employés r. ir l'auteur, les 



notions grammaticales, historiques et géogra- 



phiques , propres à en faciliter l'intelligence, 



-PAR I:;Èî;1PÎ ËY. Bauwens, S. J, 



PARTIE nu MAITRE. 







ifli,,.a-i-. cric'r.i 

' - ' ' . _ ^ î * o r 



"(ins-'iscn : 



r.\'.Z 



.M-r-haU. 



t 



Société Saint ^Kugu^tîn, 

- :. LILLE ET BRjSeS. . . 

DESCLÉE, DE BROUWER ET Cie. 

1886. 



5i' 



Éièk 









f y 



// 



/ 



aa 



/ / / 



Book j I 



University of Chicago Library 

GrVEN BY 



Besidc the main topic ihis Book also trtjats of 



Snbject No. 



On page I Suiiject No. 



On page 



N 15-0 2. 



j3 \î%^ 



CORNELIUS NEPOS. 



n^ 




CORNELIUS NEPOS. 



n 



Texte revu et corrige d'après les 
travaux les plus récents de Hâlnis 
Cobet, Andresen, etcrj-^^^^^^^-^v-^-^^^^-^^^-^^^^^ 
suivi d'un dictionnaire contenant, outre lé 
sens des mots employés par l'auteur, les 
notions grammaticales, historiques et géogra- 
phiques propres à en faciliter l'intelligence, 
PAR LE P. Év. Bauwens, s. J. 

PARTIE DU MAITRE. 




Société Saint ^Hugustm, 

LILLE ET BRUGES. 
DESCLÉE, DE BROUWERET Qie. 
w 1886. 




6 



5 1^ 



û 



« / 



^ 



'2, 



D3 



TOUS DROITS RÉSERVÉS. 







^^:^;^^;'-:îV-;^^>^g-?Vf^;^ 



INTRODUCTION. 



CORNÉLIUS Népos naquit dans la Gaule cisalpine, 
probablement à Ticinum, un siècle environ avant notre 
ère. Jeune encore il se rendit à Rome, s'y livra à l'étude et 

. à la composition de livres historiques et eut d'excellents 
rapports avec plusieurs des littérateurs les plus distingués 
de cette époque. Atticus, Cicéron et le poète Catulle étaient 
de ses amis. 

La plupart des ouvrages qu'il écrivit, comme ses 
Chronica, ses Exempla et sa vie détaillée' de Caton, 
sont entièrement perdus pour nous. De son grand ouvrage, 
DE viRis iLLUSTRiBUS, qui ne comprenait pas moins 
de i6 livres, il nous reste à peine un livre et deux vies. 
Faire connaître à ses compatriotes les grands hommes des 
autres nations et les comparer aux illustrations romaines, 
tel est le but qu'il s'y proposait. Il rangeait ses héros en 
diverses catégories. "A chacune d'elles il consacrait deux 
livres, le premier traitant des Grecs et des Barbares, le 
second des Romains. C'est ainsi qu'au livre de excellen- 
TiBUS DuciBus EXTERARUM GENTiUM, qui uous est couservé 
et- se termine à la vie d'Annibal, faisait suite l'histoire des 
grands capitaines de Rome; au livre de historicis Graecis 
succédaient les biographies des historiens latins, dont deux, 
celle de Caton et celle d'Atticus, ont échappé au naufrage 
des temps; enfin au livre de regibus exterarum gentium 
étaient opposés les hauts faits des rois de Rome. "* 

Népos acheva cet ouvrage peu de temps avant la mort 
d'Atticus (32), probablement l'an 35 ou 36 av. J.-C. Cepen- 
dant les chapitres 19 à 22 ne furent ajoutés à la vie de son ami 

" que vers l'année 28 : Octave en effet y porte le titre d'im- 
perator, qu'il reçut l'an 29, mais non encore celui d'Auguste, 

- qui lui fut conféré l'an 27. Népos^était vieux alors et n'a pas. 
dû tarder à mourir. 

Le style de notre auteur est simple, pur et sans préten- 
tion; il porte le cachet de l'âge d'or de la littérature latine. 



il - ' ' INTRODIICTION. /' , '-' /-i^ 

Admirateur sincère de la vertu partout où elle se montre, 
fort impartial, du moins pour un Romain, Népos mériterait 
une foi entière, si une critique peu éclairée et la hâ,te 
d'achever une œuvre commencée dans sa vieillesse, rie 
l'avaient fait tomber dans des erreurs assez grossières. 
. Les manuscrits de Népos sont nombreux; mais aucun 
n'est antérieur au 1 2® siècle. Ils présentent tous la même 
lacune dans la vie de Lysandre et proviennent d'un même 
original. Aucun d'eux ne porte une indication quelconque 
qui fasse connaître d'une manière expresse l'auteur des vies 
des grands capitaines ; mais après la vie d'Annibal, on lit 
dans la plupart une épigramme oîi figure le nom d'un certain 
Aemilius Probus, contemporain de Théodose. Cette pièce, 
l'absence de renseignements précis et les erreurs nombreu- 
ses contenues dans l'ouvrage ont fait croire à quelques 
écrivains que c'était à Probus et non à Népos qu'il fallait 
attribuer la rédaction du liber de excellentibus ducibus. 

Cependant comment expliquer la grande ressemblance 
d'expressions, de pensées et de style qui existe entre les vies 
des grands capitaines et les biographies de Caton et 
d'Atticus, dues incontestablement à la plume de Népos? Le 
contemporain de Théodose, se serait donc travesti en auteur 
des dernières années de la république. S'il l'avait fait pour 
nous tromper, pourquoi se serait-il nommé dans son épi- 
gramme? S'il avait eu le désir que la postérité sût à quoi 
s'en tenir sur son compte, pourquoi ne nous donnerait-il 
nulle part la clef de l'énigme? 

Cette opinion comme celle qui fait de Probus l'abrë- 
viateur de Népos est abandonnée aujourd'hui. Mais une con- 
jecture nouvelle s'est produite il . y a peu de temps en 
Allemagne et y a vivement intéressé les savants. Dans un 
remarquable travail intitulé Der sogenannte Cornélius 
Nepos et publié par les « Abhandlungen der kônigl. bayeris- 
chenAkademiederWissenschaften(Miinchen 1881),» George 
Frédéric Unger prétendit prouver que les vies des hommes 
illustres sont l'œuvre de C. Julius Hyginus, affranchi et 
bibliothécaire d'Auguste. Cette thèse, défendue avec autant 



de science que de subtilité, fut diversement accueillie. Cer-^ 
taine pour les uns, probable pour d'autres, acceptée en par- . 
tie par une troisième classe de savants, elle parut insou- 
tenable aux juges les plus compétents. Lupus (Jahrbuch 
fur Philologie 1882), Hans Rosenhauer (Philologische'r ~ 
Anzeiger 1883), reprirent une à une toutes les objections du . 
- savant critique, les réfutèrent et donnèrent une explication ~ 
fort satisfaisante aux difficultés proposées par lui. Ils établi- 
rent que l'auteur des Vitae « est un Ilomain (Pr. 4 ; 5 ; 6 j 
Ep. I. 2) de condition libre (Eum. i. 5), républicain con- 
vaincu (D. 9. 5) et écrivant vers les dernières années de la 
république (M. 6. 2; Eum. 8. 2). » Ces détails s'appliquent 
fort bien à Népos, mais nullement à Hyginus amené 
d'Alexandrie par César, affranchi par Auguste, à qui la liberté 
de Rome devait être fort indifférente et qui a dû écrire vers 
le milieu du premier règne. 

Il nous reste à parler de la manière dont nous avons fait 
l'édition présente et des sources où nous avons puisé. On 
sait que depuis quelques années Népos a fait l'objet d'un 
. grand nombre de travaux des plus remarquables. Collation- 
nant tous les manuscrits, rapprochant les uns des autres les 
endroits similaires.de Népos et les comparant aux passages 
analogues des autres écrivains, Fleckeisen et Nipperdey ^ 
ont purgé notre auteur d'une foule de fautes qui le déparaient. 
Hàlm, Cobet, Andrèsen, Gemss et d'autres les ont suivis dans 
cette voie, et, ajoutant leurs propres lumières à celles 
de leurs devanciers, ils ont constitué un texte qui fait 
l'admiration des juges compétents. Grâce aux travaux de ces 
savants, les vies des hommes illustres ont, comme parle Lupus, 
repris pure et sans tache leur toge romaine. C'est sous la . 
conduite de guides aussi clairvoyants que nous avons entre- 
pris notre travail. Au texte de Halm, que nous avons géné- 
ralement adopté, nous avons comparé les éditions les plus - 
autorisées parues dans ces derniers temps. Nous avons tenu 
compte de l'appréciation des revues de philologie et nous 
avons profité des conjectures que des savants y ont énoncées 
et défendues. C'est entouré de toutes ces lumières, que nous 



IV , INTRODUCTION.- 



avons constitué notre texte. Pour composer notre vocabu- 
laire, nous avons puisé à des sources bien différentes. Le die-' 
tionnaire de Freund, le dictionnaire .spécial de Koch et sur- 
tout l'excellent travail de Haacke ont été continuellement sous 
nos yeux. Les notes de Siebelis (éd. 1881) et de Nipperdey 
(1879), les éditions de Roersch et de Gemss (1885), les 
grammaires historiques de Guardia et de Draeger, la gram- 
maire de Tite Live par Riemann, l'excellente grammaire 
spéciale de Cornélius par Lupus nous ont suggéré la meilleure 
part de nos remarques grammaticales; tandis que le 
Reallexikon de Liibker, les Antiquités romaines^ et le Droit 
public roiîiain de Willems, le Manuel de philologie classique 
de Reinach nous ont fourni bon nombre de notions histo- 
riques. 







^,... ■ 



'■yi-if'^:' i^-.\^i-V-^V^i-ï'¥*''-' !^ V.\ ■ f À'i'' ■^A • ÏS-*^ V"':^ 










^^5^' 


ISilS^S^^^i^l^^^M 




liCpNELil ]^ EiSkR iS^ 


ï- 


EXCELLENtlBUS BUCIBUS EXTÉRAÏ: 




RUM GENTIUM.w'w=vs^»<j^ï<.i^v*i^=<^,i<.vTvs^"!vi^î»^ 


i 




L 


^^W'^'^'^'^'^^'^'^^^ 



Praefatib. 



— j^ 



i-'\, 



licace. DijQférence entre les mœurs romaines et les 
lœurs grecques. - 

ON dubito fore plerosque, Attice, qui hoc génus i 
scripturae levé et non satis dignum summorum viro- 
I personis judicent, cum relatum legent, quis musicam 
îciiërit Epaminondam, aut in ejus virtutibus comtoemo- 
Irij saltasse eum commode scienterque tibiis cantasse. Sed 2 
[e.runt fere, qui expertes litterarum Graecarum nihil rectum, 
isi quod ipsorum raoribus conveniat, putabunt. Hi si didi- 3 
^erint non eadem omnibus esse honesta atque turpia, sed - 
)mhia nir^7orum iristitutis judicari, non admirabuntur nos in 
^(Gràiorum virtliirjus exponendis mores eorum secutos. Neque 4- 
enim Cimoni fuit turpe, Atheniensium summo viro, sororem 
germanam habere/ in matrimonio, quippe cum cives ejus 
eodem uterentur instituto. At id quidem nostris moribus 
A nefas habetur (^). Magnis in laudibus tota fere fuit Graecia 5 
v^ictorem Olympiae citari, in scaenam vero prodire ac populo 
esse spectaculo nemini in iisdem gentibus fuit turpitudini. ~ 
Quae omnia apud nos partim infamia, partim humilia atque 
ab honestate remota ponuntur. Contra ea pleraque nostris 6 
: moribus sunt décora, quae apud illos turpia putantur. Quem 
enim Ronianorum pudet uxorem ducere in convivium ? aut 
cujus non mater familias primum locum tenet aedium atque 
'. in celebritate versatur? ' Quod multo fit aliter in Graecia. 7 

-' I. Nous OMETTONS : Laudi.in Creta ducitur adulescentulis quam pluri; 
- "mos habuisse amatores. Nulla Lacedaemoni vidua tam est nobilis/quae non 
. - ad cénam eat mercede conducta. , 






tïi 






CORNE LU. 



PARTIE DU MAITRE. I. 



Nam nequé in convivïum adhibetur nisi propinqubrum,nec[ue 
= sedet nisi in interiore parte aedium, quae gynaeconitis ap- 

pellatur, quo nemo accedit nisi propinqua cognatiône cori- 
8 junctus, Sed hic plùra persequi cum liiagnitudo voluminis 

prohibet, tum festinatio, ut ea explicem, quae exorsus sum. ; 

Quare ad propositum yeniemus et in hoc exponemus librq 
f icie vita excellentium imperatorum. 



I. Miltiades. 

Tl. Miltiade conduit des colons" dans la Chersonèse 
Thrace. Il denaande aux habitants de l'île de LemnJ 
de se soumettre à la domination d'Athènes. Ils 
refusent. - " 

1 TX yr ILTIADES, Cimonis filius, Atheniensis, cum et . 
i.VX tiquitate generis et gloria majorum et sua modest 

Tinus omnium maxime floreret eaqtfe esset aetate, uthon jal 
solum de eo bene sperare, sed etiam confidere cives po)| 
sent sui, talem eum futurum, qualem cognitum judicaruntl 
*acçiditut Athenienses Chersonesum colonos vellent mittere| 

2 Cujus generis cum magnus numerus esset et multi ejus^ 
demigrationis peterent societatem, ex iis delecti Delphos 
deliberatum missi sunt, quo potissimum duce uterentur. 
Namque tum Thraces eas regiones tenebant, cum quibus 

3 armis erat dimicandum. His consulentibus nominatim P.ythia' 
praecepitj ut Miltiadem imperatorem sibi sumerent : jd si 

4 fecissent, incepta prospéra futura. Hoc oraculi responso 
Miltiades cum délecta manu classe Chersonesum profectus 
cum accessisset Lemnum et incolas ejus insulae sub potesta- 

5 tem redigere vellet Atheniensium, idque Lemnii sua sponte 
facerent postulasset, illi irridentes responderunt tum id se 
facturos, cum ille domo navibus proficiscens vento aquilone 
venisset Lemnum. Hic enim ventus ab septentrionibus oriens 

6 adversum tenet Athenis proficiscentibus. Miltiades morandi, 
tempus non habens cursum direxit quo tendebat pervenitque, 

■ Chersonesum. " ; " 



I^^^ïiî^ntiàde sùl)jugue la Ghèrsonèse de Thrace. Il soiimèt ^ 
5|i^^;i:< <cl: Athènes Lem ^ ', 1 

l^^i; :j>^ Ibi brevi tempore barbarorum copiis disjectis, totà re- r ■ 
|>0::^gîone, quam petierat, potitus, loca castellis idonea cbm-^.-.i 
li^vfniiniit/ multitudinem, qua in agris colld-^ ■ 

B>'i/>câvit crebrisque excursionibus locupletayjt. Neque minus in. 2;' 
1^^: yea, re prudèntia quam felicitaté àdjutus est Nam çum virtutë 
^: -mililuni devieisset hostium exercitus, summa aequitate res ;V 
|e|X CQiistituit atque ipse ibidem manère decrevit. Erat enira inter 3 ; 
^•'v èos dignitate regia, quamvis carebat nomine, neqiie id v 
S;4,''l magis imperio quam justitia consecutus. Néque eo seciuis p; 
i>^ - Atheriiensibûs, a quibus erat profectus, ofScia praestabat. ; 
?': K^Quibus rébus fiebat ut non .minus eorum voluntate perpe- A 
^:C r^tiiùin Jmperium obtineret, qui miserant, quam illorï:;m, x:um ■; 
^1- quibus erat pàrofeçtus. Chersoneso talimodoconstituta Lem-'4 
^^'iiiim revertitur et ex pactp postulat ut sibi urbem traçant:, 
J;;i^ se"enim domum Chersonesi habere. Cares, qui tumLemnum; 
jll^ fiôcolëbaht, etsi praeter opinionem res ceciderat, tamen ridi 
ç*:^f; dicto^ sed secunda fbrtuna advérsaribrûm capti resistere aus 
^;;; , lion sunt atqué ex insula demigrarunt Pari felicitaté çetqj 
it>ï 'iîïsulas, quaè Cyclades nominantur, sub Atheniensium re(j 
l^^frpptèstatem. , 

^if ;: ÏXÏ- MiltîAde conseille derompre le pont jeté^par 
W^'y- suivie Danube. Histiaeus s'oppose à l'exécutionl 
gl|>;; projet (508). 

|i|:>j:~ vEiSDEM temporibus Persarum rex Darius ex. Asia ini: 
i^t;;^^Eiui:opam exercitu trajecto Scythis bellum inferre de- : 
l^ï^erëvit; Pontem fecit in Istro fiûmine, quo copias traduceret v- 
^IIeJus pontis, dum ipse abesset, custodes reliquit principes, / . 
|^??qttbg secum ex lonia et Aeolide duxerat : quibus singulis :-■ 
^Sypsorura ûrbium perpétua dedërat imperia. Sic enim facillime 2 
^f^^iijkyit se Graeca lingua loquentes, qui Àsiam incolererit, - 
P^i^sub sua retenturum potestate, si amicis suis oppida tuenda , ■ 
|^y|ra.did]^set^ quibus se. oppresso nulla spes salutis relinque- 
KiSiïitûnjiti hoc fuit tum numéro Miltiades. Hic, cum crebri 3 




SiSife^-: 



i. MILTlADES.iii.lv. - ' -^i i 



afFerrent nuntii, maie rem gerere Darium premique a Scythis-, 
hortatus est pontis custodes, ne a fortuna datam occasionem 

4 liberandae Graeciae dimitterent. Nam si cum iis copiis, quas 
secum transportarat, interisset Darius, non solum Europam 
fore tutam, sed etiam eos, qui Asiam incolerent Graeci gé- 
nère, liberos a Persarum futuros dominatione et periculo : id 
facile effici posse: ponte enim rescisso regem vel hostiuna 

5 ferro vel inopia paucis diebus interiturum. Ad hoc consilium 
cum plerique accédèrent, Histiaeus Milesius, ne res confiée: 
retur, obstitit, dicens non idem ipsis, qui summas imperii 
tenerent, expedire et multitudini, quod Darii regno ipsorum 
niteretur dominatio : quo exstincto ipsos potestate expulsos 
civibus suispoenas daturbs. Itaque adeo se abhorrerek cete- 
rorum consilio, ut nihil putet ipsis utilius quam confirmari 

6 regnum Persarum. Hujus cum sententiam plurinii essent 
se'cuti, Miltiades non dubitans tam multis consciis ad régis 
*aures consilia sua perventura,Chersonesum reliquit ac rursus 
^Athenas demigravit.Cujus ratio etsi non valuit, tamen magno, 

;)pere est laudanda, cum amicior omnium libertati quam 
luae fuerit dominationi. 

arius veut réduire la Grèce sous sa puissance. Il 

£de dans l'île d'Kubée, prend Erétrie et se dirige 

Attique. Les Athéniens se préparent à la lutte 



1 Darius autem, cum ex Europa in Asiam • redisset, hor-" 
tantibus amicis, ut Graeciam redigeret in suam potesta- 
tem, classem quingentarum navium compara vit eique Datim 
praefecit et Artaphernem, hisque ducenta peditum, decem. . 
equitum milia dédit, causam interserens, se hostem esse 
Atheniensibus, quod eorum auxilio lones Sardes expugnas- ' 

2 sent suaque praesidia interfecissent. Illi praefecti regii classe/; 
ad Euboeam appulsa celeriter Eretriam~ ceperunt omnesque 
ejus gentis cives abreptos in Asiam ad regem miserunt. Inde : 

^-^d Atticam accesserunt ac suas copias in campum Mara-V : 
thona deduxerunt. Is abest ab oppido circitef~ milia pâ^-"T 




'X^^^ifÈ 



- ' - r. MlLflÀDES;-ÏY? V. 



suum decem. Hoc tumultu Athenienses tam propinquo 3 
tamque magno permoti auxilium nusquam nisi a Laeedae- 
moniis petiverunt "Phidippumque cûrsorem ejus generis, ; 
qui' hemerodromoe vocantui-j Lacedaenionem miserunt, ut 
nuntiaret, quam céleri' opus èssèt auxilio. Domi àutém 4 
créant decem "praetores, qui exercitui praeessent, in eis . 
Miltiadem. Inter quos magna fuit contentio, utrum moeni- 
bus se defenderent, an obviam irent hostibus acieque décer- 
nèrent. Unus Miltiades maxime nitebatur, ut primo quoque 5 
tempore castra fièrent : id si factum esset, et civibus ani- 
mum accessurum, cum vidèrent de eorum virtute non despe- 
rarij et hostes eadem re fore tardiores, si anima dverterent 
auderi adversus se tam exiguis copiis dimicari. 

Y. Les Perses sont battus à Marathon (490). 

Hoc in tempore nuUa civitas Atheniensibus auxilio fuit i 
praeter Plataeenses. Ea mille, misit militum. Itaque ho- 
rum adventu decem milia armatorum compléta sunt, quae 
manus mirabili iiagrabat pugnandi cupiditate. Quo factum 2 
est ut plus quam coUegae Miltiades valeret.Ejus ergo aucto- 
rita.te impulsi Athenienses copias exurbe eduxerunt locoque 
idoneo castra fecerunt. Dein postero die sub montis radi-^^»^ 
cibus acie instructa regione non' apertissima (namque arbo- < 
res multis locis erant rarae), proelium commiserunt hoc 
consiliOj ut et montium altitudine tegerentur et arborum /. 
tractu equitatus hostium impediretur. Datis, etsi non aequum 4 
loeuin videbat suis, tamen fretus numéro copiarum suarum 
cohfligere cupiebat, coque^magis, quod, priusquain Lace- 
daemgnii subsidio venirent, dimicare utile arbitràbatur. 
Itaque in âciem peditum ceritiim, equitum decem milia* 
pro'duxit proeliumque commisit. In quo tanto plus virtute 5 
valuerunt Athenienses, ut decemplicem numerum hostium 
'profligarint, adeoqué eos perterruerunt, ut Persae non castraj . 
sed nayes petierint. Qua pugna nihil adhuc exstitit nobilius : " 
nulla enim umquam tam exigua manus tantas opes prostravit. 



rs 



VI. Récompense décernée à Miltiàde. :;" 

1 Cujus victôriae non alieniim videtur- quale praemium->.^^ 
Miltiadi sit tributum docere, quo facilius intellegi \>/-5 

2 possit eandem omnium civitatum esse naturam. Ut enim\--5: 
populi Romani honores quondam fuerunt rari et tenues ob ■ 
eamquecausam gloriosi, nunc autem efFusî- atque obsoïeti, .; 

^ "3 sic olim apud Athenienses fuisse reperimus. Namque huic 

. 'Miltiadi, qui Athenas totamque Graeciam liberarat, talis 
■-■■ honos tributus est, ut in porticu, quae Poecile vocatur, cum , 

- " pugna depingeretur Marathonia, in decem praetorum numéro 
prima ejus imago poneretur isque hortarétur milites proe-^ ? . 

~ 4 liumque committeret. Idem ille populus, posteaquam majùs- 
imperium est nactus et largitione magistratuum corruptus ' 
est, trecentas statuas Demetrio Phalereo decrevit. 

VII. Envoyé contre les îles qui avaient fait défection, 
Miltiade essaie en vain de prendre Paros. Il est conr - 
damné^à cause de cet échec et meurt en prison (489).^ 

I PosT hoc proelium classem septuagihta navium Athe- 
; -nienses eidem -Miltiadi dederunt, ut insulas, quae barbarôs ' 

adjuverant, bello persequeretur. Quo in imperio, pleras- ? 

que ad officium redire coegit, nonnuUas vi expugnavit.' - 

Ex his Parum insulam opibùs elatam cum oratione recôn- J. 
- ciliare non posset, copias e navibus eduxit, urbem operibus^' 

clausit omnique commeatu privavit, dein vineis âc testudî- 

3 nibus constitutis propius muros accessit. Cumjam ineo c 
esset, ut oppido potiretur, procul in continentilucûs, quiéx;;^ 
insula -conspiciebatur, nescio quo casu nocturno temporé/^. 
incensus est. Cujus flamma ut ab oppidahis et oppugnatori^ V 
bus est visa, utrisque venit in opinionem signuin a classiariis .: 

4 regiis datum. Quo factum est ut et Parii a deditione deterC 
rerentur et Miltiades, timens ne classis regia adventaretj 
incensis operibus, quae statuerat, cum totidem navibus atque,-- 
erat profefctus, Athenas magna cum ofFensione civium~suorum> 

-)( 5 rediret- Accusatus ergo est proditionis, quod, cum Parum ; 



r 









; réxpûgnare posset, a rege corraptus infectis rebùs discéssisset.' 
•■ TEo témpore aeger erat vulneribus,quae in oppugnairdo oppido 
; , acceperât. itaque cum ipse pro se dicere non posset, verba 
^j: fecit frater ejus Stesagoras. Causa cognita càpitis absolutus* < 
: pécunia multatus est, eaque lis quinquaginta talentis aesti- 
"ï;:- mata est, quantus in classem sumptus factus erat, Hanc : 
" ;pecuniam quod solverein praesentia npnpoterat, in vinculà"^ 
p^ï^ piiblica conjectus est ibique diém obiit supremum. 

lfp■.i■^\:v'■ . . - . . ■ . - ... -■■-- 

i!-;\'rji>: VIII. 'Vraie cause de la condamnation de Miltiade. 






lus- ■ 









m--: 



; Hic etsi crimine Pario est accijsatus, tamen alia' causa : 
fuit .damnationis. Namque Athenienses propter Pisistrati 
tyrannidem, quae paUcis annis ante fuerat, nimiam civium 
suorum potentiam extimescebant. Miltiades, multum in- - 
imperiis magistratibusque versatus, non videbatùr pôsse 

/esse pr jvatus, praesèrtim cum consuétudine ad imperii cupi- 
ditatem trahi vidferetur. Nam Ghersonesi oranes illos quos^ 

. habitarat annos perpetuam obtinuerat dominationemtyran-V 

-niisque fuerat appellatus, sed justus.' Non erat enim vï 
çpnsecutus, sed suorum vôluntate, eamque potestatem boni- 

. Htaté retinebat. Omnes âutem et dicuntur et habentur tyrannij 
qui potéstate sunt perpétua in ea civitate, quaë libertate usa 
est Sed in Miltiade erat cum summa humanitas, tum mira-< 
.eômmunitas, ut nemo tam humilis esset, cui non ad eum 

' àditUs pateret ; magna auctoritas apud omnes civitatés,- , 
inôbile nomen, laus rei militaris maxima. Haec populùs 
;respieiens maluit illum innoxiiim plecti quam se diutius esse 

;th timoré. 



P 



II. Themîstocles. 

~, .- ~ ^ , ■■'"■• 

ii^tï ; - I.- Famille de Thémistocle. Egarem.ents de sa jeunesse. 

i|?'?^ V II consacre ses rares talents au service de sa patrie. 

fes^-^ <--.-■ • - - " ■ ' l' 

IplJg^ - npHEMI^^ Neocli filius, Atbeniensis. Hujus; 

If^;; , J^ ineuntis adulescentiae magnis sunt . emendàta- 

^Sl^ -"yirtutibus, adeo'ut anteferatur huic nemo, paùci parés put 

"^Êms-ur :■;--:: .\- _. " - - -, --; - 






8- ir. THEMISTGGLES; I. IL V r ^ 

2 tentur. Sed ab initio est ordiendum. Pater ejus Neocles 
generosus fuit. Is uxorem Halicarnassiam ciyem duxit, ex 
qua natus est Themistpcles.Qui cum minus esset probatus 
parentibus, quod et liberius vivebat et rem familiarem 

3 neglegebat, a pâtre exheredatus est. Quae contumelia non 
fregit eum, sed erexit. Nam cum judicasset sine summa 
industria non posse eam exstingui, totum se dedidit rei 

• publicae. Diligentius amicis famaeque serviens multum in 
judiciis privatis versabatur, saepe in contionem populi pro- 
dibat ; nulla res major sine eo gerebatur, celeriter quae opus 

■4 erant reperiebat, facile eadem oratione explicabat. Neque 
minus in rébus gerendis promptus quam excogitandis erat, 

; quod et de instantibus, ut ait Thucydides, verissime judica- 
bat et de futuris callidissime conjiciebat. Quo factum est ut 
brevi témpore illustraretur. 

II. Thémistocle conseille d'employer les revenus des 
mines à la construction d'une flotte (487). Avec elle, il 
bat ceux de Gorcyre, détruit les pirates et lors, de l'in- ' 
vasion de Xerxès (480), sauve la vie et les biens de ses 
concitoyens, 

1 *Primus autem gradus fuit capessendae rei publïçae 
J)elIoi Corcyraeo : ad quod gerendum praetor a populo 

if Jfactus non solum praeseriti bello, sed etiam reliquo tempore 

2 ferociorem reddidit civitatem. Nam cum pecunia publica, 
. quae ex metallis redibat, largitione magistratuum quotanriis 

interiret, ille persuasit populo ut ea pecùnia classis centum 

3 navium aedificaretur. Qua celeriter effecta primum Corcy-- 
*raeos fregit, deinde maritimes praedones consectando mare 
tutum reddidit. In quo cum divitiis ornavit, tum etiam 

4 peritissimos belli navalis fecit Athenienses. Id quantae salùti 
fuerit universae Graeciae, bello cognitum est Persico. Nam 
cum Xerxes et mari et terra bellum universae inferret Europae, 
cum tantis copiis eam invasit, quantas neque ante necpostea 

, 5 habuit quisquam : hujus enim classis mille et ducentarum na- 
vium longarum fuit,quam duo milia onerariarum sequebantur, 



g^lKs^vJ:;- ^ 



II'. THEMTSTOCLES. ii. m. iv. 



terrestris autein exercitus septingenta peditum, equitum 
quadringenta nîilia fuèrunt. Cujus de adventu cum fama in 6 
Graèciam esset perlata et maxime Athénien ses peti dicerentur 
propter pugnam Marathoniam, miseront Delphos consultum, " 
quidnam facerent de rébus suis. Deliberantibus Pythia 
respondit, ut moenibus ligneis se munirent. Id responsum 7 
qtio valeret cum intellegeret nemo, Themistocles persuasit 
consilium esse Apollinis, ut in naves se suaque conferrent : - 
eùm enim a deo significari murum ligneum. Tali consilio 8 
probato addunt ad superiores totidem naves trirèmes suaque 
omnia, quae moveri poterant, partim Salamina, partim 
Trôezena déportant : arcem sacerdotibus paucisque majori- "^ 
bus natu ad sacra procuranda tradunt, reliquum oppidum 
relinquunt. 

.III. Batailles des Thermopyles et d'Artémise (480). 

Hujus consilium plerisque civitatibus displicebat et in i 
terra dimicari magis placebat. Itaque missi sunt delecti 
cum Leonida, Lacedaemoniorum rege, qui Thertnopy- 
las occuparent longiusque barbaros _ progredi non pâte- ; 
rentur. li vim hostium non sustinuerunt eoque loco om-* 
nés interierunt. At classis communis Graeciae trecentarum* 2 
niavium, in qua ducentae erant Atheniensium, primum apùâS^ 
Artemisium inter Euboeam continentemque terram cum 
clâssiariis regiis confiixit. Ahgustias enim Themistocles 
quaerebat, ne multitudine circumiretur. Hic etsi pari proelio 3 
discesserant, tamen eodem loco non sunt ausi mahere, quod 
erat periculum, ne, si pars navium adversariorum Euboeam 
sùpèrasset, ancipiti premerentur periculo. Quo.factum est ut 4 
ab Artemisio disbederent et exadversum Athenas apud 
Salamina classem suam constituèrent. 

IV. Les Perses prennent et détruisent Athènes. Les Grecs 
les battent près de Salaraine (480). 

Aï Xerxes Thermopylis expugnatis protinus accessit astu 'i 
idqùe nuUis defendentibus, interfectis sacerdotibus, quds''^ > 



.';-'"^"_' ■'--'' : -'- i*^*- yî;-v-.;v-.- -.-jV'. 



ïG II. THEMISTOCLES. iv. v; : ï-- 

2 in arce invenerat, incendio delevit. Cujus flammà 
perterriti classiarii cum manere non auderént et plurirpi 
hortarentur, ut doihos suas discederent moenibusque se 

. defenderent, Themistocles unus restitit et universds pares 

esse posse aiebat, disperses testabatur perituros, idque 

^ *Eurybiadi, régi Lacedaemoniorum, qui tum summae imperii 

3 praeerat, fore affirmabat. Quern cum minus quam vellet 
moveret, noctu de servis suis quem habuit fidelissimum ad , 
fegem misit, ut ei nuntiaret suis verbis, adversarios ejus in :-■ 

4 fuga esse: qui si discessissent, majore cum laboreet 
_ -longinquiore tempore bellum confecturum", cum sîngulps 

consectari cogeretur : quos si . statim aggrederetur, brevi 
universos oppressurum. Hoc eo valebat, ut ingratiis ad 

5 depugnandum omnes cogerentur. Hac re audita barbarus, 

. nihil doli subesse credens, postridie alienissimo sibi loco, . 
contra opportunissimo hostibus adeo angusto mari conflixit,; . 
ut ejus multitude navium explicari non potuerit. Victus ergo 
est magis etiam consilio Themistoclis quam armis Graeciae.' J 

V. Grâce à la ruse de Thémistocle, Xerxès abandonne la 
Grèce en toute hâte. 

I.-' Hic etsi maie rem gesserat, tamen tantas habebat reli- 
' , quias copiarum, ut etiam tum iis opprimere posset hos- 
"tes. Iterum ab eodem(gradu depulsus fest. Nam Themi- 
stocles verens ne bellare perseveraret, certiorem eum fecit id 
agi, ut pons, quem ille in Hellesponto fecerat, dissolveretur : 

2 ac reditu in Asiam excluderetur, idque ei persuasit, Itaqùe 
*quà sex mensibus iter fecerat, eadem minus diebus triginta- 
in Asiam reversus est seque a Thémistocle non superatum, ; 

3 sed conservatum judicavit. Sic unius viri prudentia Graecia 
liberata est Europaeque succubuit Asia. Haec est altéra vie-; 

- toria, quae cum Marathionio possit comparari tropaeo. Nam 
- pari modo apud Salamina parvo numéro navium mâxima - 
post hominum memoriam classis est devicta. 









f^:M^7' YI. Thémistocle fait construire le Pirëe et fortifier •- 
fè£|C\ ^; Athènes (482-^477). Les Lacédémoniens réclament 
Si-> (478). Thémistocle donne ses instructions à se§^ 
^^/ :^ concitoyens et part pour Lacédémone. ■ ^ --^.-^ 

W:0:-^..- Magnus hoc bello Themistocles fuit neque minor i 
':. in pace. Cum enim Phalerico portu neque magno neque:' 
:£' ^P'^o Athenienses uterentur, hujûs consilio triplex Piràei* - 
ry-^v .portus constitutus est iisque moenibus circumdatus, utipsam- ' 
jt;; urbem digniîate aequiperaret, utilitate superaretideinmurps 2 
ï'^'; Atheniensium restituit praecipuo suo periculô. Namque La^ - ; 
r-p!. cèdaeittonii causam idoneam naçti propter barbarorum excur- . . 
i^^' siones, qua negarent oportere extra Peloponnesum ullam k 
;p ■" urb^ muros habere, ne essent loca munita, qiïae hôstes •' 
r^. ;^ Athenienses aedificântes prohibere sunt conàti.r 

ïo. V Hoc longe alio spectabat atque videri volebant. Athenienses 3 
: . ,: enim duabus victoriis, Marathonia et Salaminia, taritàmv. 
v- gloriam apud omnes gentes erant consecuti, ut intellegerent - 
;';• Lacedaemonii de principatu- sibi cum iis certamen fore. 
': ;,: Quare eos quam infirmissimos esse volebant. Postquam au- 4 
: ":: ; tem audierunt muros strui, legatos Athenas miserunt, quiid; 
1: '.- fieri vetarent. His praesentibus desierùnt ac se de ea rè lega,- - 
- '" tos àd eos' missuros dixerunt. Hanc legationem suscepit 5 
:j^ :-. Themistocles et solus primo profectus est : reliqui legati utv 
|î '; , tum exirent, cum sa|;is alti mûri exstructi viderentur, praece- ^ 
^^^: . .p^ intérim omnes^ servi atque liberi, ppus facerent neqtie { 
>. - -ullo loco parcerent, sive sacer sive profanus, sive privatuÈu 
-"^ esset sive publicus, et undique, quod idoneum ad munien- - 
i ■/ dum putarent, congererent. Quo factum est ut Atheniensium - 
;i^:; -; mûri ex sacellis sepulcrisque constarent. 

Il "y;il. Ruse que Thémistocle emploie pour déjouer le plan 
J-^^. , des Spartiates. Il déclare qu'Athènes est f ortif iée : et ~. 
j^^:^''v reproche aux Lacédémoniens leur égoïsme. 

1^ Themistocles auteih, ut Lacedaemonem venit, adiré ad i- 

^1 " , magistratiis noluit et dédit operam, ut quam longissimé > ^ 
|c>^:- tenâpùs' duceret, causam interponens se collegas exr ; / 






12 II. THEMISTOCLES. VII. vïii. - 



2 spectare. Cum Lacedaemoniiqïiererenturopusnihilo minus 
fieri eumque in ea re conari fallere, intérim reKqui legati 
sunt consecuti. A quibus cum audisset non multum super- 
esse munitionis, ad ephoros Lacedaemoniorum accessit, 
pênes quos summum erat imperium, atque-apud eos conten- 

• dit falsa iis esse delata : quare aequum esse illos viros bonos 
nobilesque mittere, quibus fides haberetur, qui rem explora- 

3 rent ; interea se obsidem retinerent. Gestus est ei mos, très- 
que legati functi summis honoribus Athenas missi sunt. Cum 
*hiscollegas suosThemistoclesjussitproficisci iisquepraedixity 
ut' ne prius Lacedaemoniorum legatos dimitterent quam ipsè. 

4 esset remissus. Hos postquam Athenas pervenisse ratus est, 
ad magistratus senatumque Lacedaemoniorum adiit et apud 
eos liberrime professus est : Athenienses suo consilio, quod 

\ eommuni jure gentium facere possent, deos publicos suosquè 

patrios ac pénates, quo facilius ab hoste possent defendere, 

_ mûris saepsisse neque in eb quod inutile esset Grae'ciae fecisse. 

5 Nam illorum urbem ut propugnacujum oppositum esse bar- 
baris, apud quam jam bis classes regias fecisse naufragium. 

6 Lacedaemonios autem maie et injuste facere, qui id potius 
intuerentur, quod ipsorum dominationi quam quod universae 
Graeciae utile esset. Quare, si suos legatos recipere vellent, 
quos Athenas miserant, se remitterent, cum aliter illos nuin- 

' quam in- patriam essent recepturi. 

VIII. Banni de sa patrie, Thémistocle se retire à Argos 
(476), ensuite dans l'île de Corcyre (473), enfin chez le 
roi Admète et dans l'Asie-Mineure. 

1 Tamen non efFugit civium suorum invidiam. Namque ob 
eundem timorem, quo damnatus erat Miltiades, testula- 
rum sufFragiis e civitate ejectus Argos habitatum concessit., 

2 Hic cum propt^r multas virtutes magna cum dignitate 
viveret, Lacedaemonii legatos Athenas 'miserunt, qui eum 
absentem accusàrent, quod societatem cum rege Perse ad 
Graeciam opprimendam fecisset. Hoc crimine absens dam- 

3 natus est. Id ut audivit, quod non satis tutum se Argis vi- 



--^3» 



II. THEMISTOCLES. viii. IX. ^ 13, 

débat, Corcyram demigravit. Ibi cum cives principes animad- ' 
vertisset timere, ne propter se bellum iîs Lacedaemonii et 
Athehiénses indicerent, ad Admetum, Molossum regem, 
cum quoei hospitium erat, confugit. Hue cum venisset et 4 
in praesentia rex abesset, quo majore religione se receptum^ 
tueretur, filium ejus parvulum arripuit et cum eo se in sa- 
crarium, quod summa colebatur caerimonia, conjecit. Inde. ^ 
non prius egressus est, quam rex eum data dextra in fidem- 
reciperet, quam' praestitit . Nam cum ab Atheniensibus et 5 
Lacedaemoniis exposceretur publiée, supplicem non prodi- ~ 
dit monuitque ut consuleret sibi : difficile enim esse in tam 
propinquo loco tuto eum versari. Itaque Pydnam eum de- 
duci jussit et quod satis esset praesidii dédit. Hic-in na- 6 
vem omnibus ignotus nantis escendit. Quae cum tempestatè 
maxima Naxum ferretur, ubi tum Atheniensiùra erat exerci- 
tus, sensit Themistocles, si eo pervenisset, sibi esse pereun- 
dum. Hac necessitate coactus domino navis, quis sit, aperit, 
multa poUicens, si se conservasset. At ille clarissimi viri 7 
captus misericordia diem noctemque procul ab insulain salo 
navém tenuit in ancoris neque quemquam ex ea exire passus 
est. Inde Ephesum pervenit ibique Themistoclen exponit : 
cui ille pro meritis postea gratiam rettulit. 

IX. Th^émistocle écrit à Artaxerxes, roi des Perses. \ 

' : Scio plerosque ita scripsisse, Themistoclen Xerxe re- i 
gnante in Asiam transisse. Sed ego potissimum Thucy- 

- didi creâo, quod et aetate proximus de iis, qui illorum tem-. 

:porum historiam reliquerunt, et ejusdem civitatis fuit. Is 

'[ autem ait ad Artaxefxen eum venisse atque his verbis epi— 
stolam misisse: ' Themistocles veni ad te, qui plurima mala 2 
omnium Graiorum in domum tuam intuli, quamdiu mihi 
necesse fuit adversum patrem tuum bellare patriamque ' 
meam defendere. Idem multo plura bona feci, postquam in 3 
tuto ipse et ille in pericuîo esse coepit. Nam cum in Asiam 
reverti vellet, proelio apud Salamina facto litteris eum cer- 
tiorem feci, id agi ut pons, quem in Hellesponto fecerat, 



\,ï4 : II.THEMÏSTOGÊES;-n^;:3î. j^^;^^v -^ 

dissblveretur atque ab hostibus circumiretuf : quohuntioille 
4 periculo est liberatus. Nunc autem confugio ad te exagitatus 
a cuncta Graecia, tuam petens amicitiam : quam - si ëfa 
adeptus, non minus me bonum amicum habebis quamfortem. 
inimicum ille expertus est. Te autem rogo, ut de iis rébus, 
quas' tecum colloqui volo, annuum mihi tempus des eôque 
transacto ad te venire patiaris. ' ' 

X. Accueilli favorablement, Thémistocle fait au roi de 
grandes promesses. Il reçoit les revenus de trois villesî. 
se fixe à Magnésie (472) et y meurt (470). 






1 



Hujus rex animi magnitudinem admirans cupiensqué 
talem virum sibi conciliari veniam dédit. Ille omne' 
illud tempus litteris sermonique Persarum dedidit : quibus 
adeo eruditus est, ut multo commodius dicatur apud regem 
verba fecisse quam ii poterant, qui in Perside erant nati. , - 

2 Hic cum multa régi esset pollicitus gratissimumque illud, - 
si suis uti consiliis vellet, illum Graeciam bello oppressurum,. 
magnis muneribus ab Artaxerxe donatus in Asiam rediit 

3 domiciliumque Magnesiae sibi constituit. Namque hanc 
"urbèm ei rex donarat, his quidem verbis, quae ei pariem - 

praeberet (ex qua regione quinquagena talenta quotannis 
fédibant), Lampsacum autem, undevinum sumeret, Myunta, 
ex qua obsonium haberet. 

Hujus ad nostram memoriam monumenta manserunt duo: . 
• sepulcrum prope oppidum, in quo est sepultus, sjiatua in 

4 foro Magnesiae. Decujus morte multis modi's apud plerosque ; 
scriptum est, sed nos eundem potissimum Thucydidem au-^ 
ctorem probamus, qui illum ait Magnesiae morbo mortuum 
neque negat fuisse famam, venenum sua sponte sumpsisse, "^ : 
cum se, quae régi de Graecia opprimenda pollicitus esset, = 

-5 praestare posse desperaret. Idem ôssa ejus clam in Attica ab ; 
amicis sepulta, quoniam legibus non concederetur, quod 
proditionis esset damnatus, memoriae prodidit. : 



riî^ ARISTÏDES. I. II. . j / ' ^-S 



m. ArîsticLes. 

I. Malgré son désintéressement, Aristide est banni pour; 
dix^àns (485). 

ARISTIDES, Lysimàchi filius, Atheniensis, aequalis fere i ' 
fuit Themistocli atque cum eo de principatu contendit: - 
namque obtrectarunt inter se. In his autem cognitum est,-^ 
qùanto antestaret eloquentia innocentiae. Quamquam enim 
adeo excellebat Aristides abstinentia, ut unus post hominum - 
memoriam, quem quidem nos audierimus, cognomine Justus - 
sit appellatus, tamen a Themistocle collabefactus testula illa ' 
exsilio decèm annortim multatus est. Qui quidem cumintel- 3 
legeret reprimi concitatam multitudinem non posse, cedens- . - 
queanimadvertisset quendam scribentem, ut patria pellere- .. 
tur, quaeslsse ab eo^dicitur, quare id faceret aut quid Ari- : 
stldes commisisset, cur tanta poena dignus duceretur. Cui 4^ 
ille respondit se ignorare Aristiden, sed sibi non plaçere, ;=; 
qùod tam cupide laborasset, utpraeterceteros Justus appella-: -, 
retur. Hic decem annorum legitimam poenam non pertulit. - 
Nam pbstquam Xerxes inGraeciam descendit, sexto fere anno 5 - 
quaiii erat expulsus, populi scito in patriam restitutus est J|f 



II. Aristide assiste à la bataille jde Salamine (480) et 
commande à la journée de Platée (479). Grâce à sa ^ 
conduite équitable, l'hégémonie passe des Spartiates 
aux Athéniens (477). 

Interfuit autem pugnae navali apud Salamina quae- 1 ^ 
facta est prius quam poena liberaretur. Idem praetor fuit / 
Atheniensium apud Plataeas in proelio, quo fusus barbare- ; ^ 
rum exercitus Mardoniusque interfectus est. Neque aliud.ai,; 
est ullum hujus in re militari illustre factum quam hujus v ': 
imperii memoria, justitiae vero et aequitatis et innocentiae , - 
multa, in primis, quod ejus aequitate factum est, cum m ' ' 
commuai classe esset Graeciae simul cum Pausania, quo ducé ; \ 
Mardoniûs erat fugatus, ut summa imperii maritimi ab- ■ ^ 



-A* 



i6 . IV. PAUSANIAS. i: : ' 

Lacedâemoniis transférretur ad Athenienses ; namqiie ânteid 
tempus et mari et terra duces erant Lacedaemonii. Tufn 
autem et intemperantia Pausaniae et justitia factura est 
Aristidis, ut omnes fere civitates Graeciae ad Athëniensiuin 
societatem se applicarent et adversus barbares hos duces 
deligerent sibi. 

III. Bien qu'ayant été chargé de l'administration du. 
trésor commun de la Grèce, Arislide meurt dans l'in- 
digence (473). 

Quos quo facilius repellerent, si forte bellum renovare 
conarentur, ad classes aedificandas exercitusque comparandos 
quantum pecuniae quaeque civitas daret, Aristides delectus 
est qui constitueret, ejusque arbitrio quadringena et sexagena 
talenta quotannis Delum sunt collata : id enim commune 
aerarium esse voluerunt.Quae omnis pecunia postero tempore 
Athenas translata est. Hic qua fuerit abstinentia, nullum est 
certius indicium, quam quod, cum tantis rébus praefuisset, in 
tanta pàupertate decessit, ut qui efferretur vix reliquerit Qub 
factum est ut filiae ejus publice alerentur et de communi 
aerario dotibus datis collocarentur. Decessit autem fere post 
annum quartum, quam Themistocles Athenis erat expulsus. 



IV. Pausanias. 

1. Caractère de Pausanias. Son principal exploit (479). 
Preuve de son arrogance. 

PAUSANIAS Lacedaemonius magnus homo, sed varius 
in omni génère vitae fuit : nam ut virtutibus eluxit, sic 
vitiis est obrutus. Hujus illustrissimum est proelium apud 
Plataeas. Namque illo duce Mardonius, satrapes regius, 
natione Medus, régis gêner, in primis omnium Persarum et 
manu fortis et consilii plenus, cum ducentis milibus pedi- 
tum, quos viritim legerat, et viginti equitum haud ita magna 
manu Graeciae fugatus est, eoque ipse dux cecidit proelio. 



( Quà yietorià elatiis plùrima misceré coepit et majora conçu- 3 '--^ 

piscêrë.'Sed primum in eo est reprehensûs, quod, cum ex ? 

praeda tripodem aureum Delphis posuisset, epigramma in- - 

sçripsitjin quo haec erat sententia : suo ductu barbares apud ., 

Plataeas esse deletos ejusque victoriaê ergo Apollini id do-^ ;" 

lium dédisse. Hos versus Lacedâemonii exsculpserunt neque 4. ; 

" aliud sçripserunt quam nomina earum civitatum quarum , 
auxilio Persae erant victi, 

II., Enflé de ses succès, Pausanias demande la main, de 
la fille de Xerxès et promet aujroi de l'aider à réduire , - 
la Grèce. Il voit ses propositions favorablement accueil- 
lies. Il devient suspect et est rappelé à Sparte (477). " 

Posï id proelium eundem Pausaniam cum classe com- i 
, muni Cyprum atque Hellespontum miserunl, ut ex his - y 
regionibus barbarorum praesidia depelleret. Pari felicitaté 2 ' 
in ea fe usùs elatius se gerere coepit majoresque appetere : > 
,res. Nam cura Byzantio expugnato cepisset complures Per- 
sarum nobiïes atque in iis nonnullos régis propinquos, hos ;. 

çlam Xèrxi remisit, simulans ex vinclis publicis efFugisse, et - ' 
cum iis Gongylum Eretriensem, qui litteras régi rédderet, :? 

in quibus haec fuisse scripta Thucydides memoriae prodidit; < -^ 
' Pausanias, dux Spartae, qu'os Byzantii ceperat, postquam 3 { 
prbpinquos tuQS cognovit, tibi muneri misit seque tecum -- 
: affinitate conjungi cupit: quaré, si tibi videtur, des eï filiam - '" 
tuâm nuptum. Id si feceris,et Spartam et ceteram Graeciam. 4 > - 
sub^ tuam potestatem se, adjuvante te, redacturum poUicetur. - • 
His.de rébus, si quid ageré volueris, certum hominem ad eum 
inittàs face, cum quo colloqu^tur.' Rex tôt hominum sainte- s ,,<^~. 
. tamsibi necessariorum magno opère gavisus confestim cum rf' 
; epistola Artabazum ad Pausaniam mittit, in qua eum collaudat 
' et petit, ne cui rei parcat ad eaeffiçienda, quae polliceretur : :> 
/ si pérfecérit, nuUius rei a se repulsam laturum. Hujus Paur ^ 
■ysanias voluntate cognita alacrior ad rem gerendam factus 6 
V in suspicionem cecidit Lacedaemoniorum; Quo facto do- • . : 
; nmm revocatus, accusatus capitis absolvitur, multatur tâmen 
r pecùniâ : quam ob causam ad classem remissus noû estV ^ ; 

- - CORNELII. » PARTIE DU. MAITRE. 2, .-.'^--v- 



III. Paiisanias jetourne à l'artnée. Son orgueil et.son !;J 
faste. Rappelé à Lacédémone et jeté en prison, il se tiré; -f 
de ce mauvais pas, mais n'en reste pas moins suspecta êO? 

1 At ille post non multo sua sponte ad exercitum rediit- ; 
et ibi non incallida, sed démenti ratione cogitatà pa- S-: 
tefecit : non enim mores patrios solum, sed et-iarri cultum- i 1j 

2 vêstitumque mutavit. Apparaturegioutebatur, veste Medica;/^^:; 
satellites Medi et Aegyptii sequebantur j epulabatur more - {.^ 
Persarum, luxuriosius quam qui aderant perpeti possent : y.v- 

3 aditum petentibus non dabat, superbe respondebat, crude- v 
liter imperabat. Spartam redire nolebat : Colonas, qui locus. ■ • -^ 
iri agro Troade est, se. contulerat : ibi consilia cum patriaé - :| 

4 tum sibi inimicà capiebat. Id postquam Lacedaemoriii rescie- - _?^ 
: runt, legatos cum clava ad eum miserunt, iri qua more iUo-; -- ; 

rum erat scriptum : nisi domum reverteretur, se capitis eum; ■%; 

5 damnaturos. H-oc nuntio commotus, sperans se-etiàm tum; -•:; 
pecunia etpotentia instans periculum posse depellere, domum ;" 
rediit. Hue ut venit, ab ephoris in vincla publica est conjec- -X 
* tus: licet enim legibus eorum cuivis ephoro hoc facere régi. - j^ 
Hinc tamen se expedivit, neque eo magis carebat suspicione: ■ - 

€ nam opinio manebat eum cum rege habere- societatem. Estv'^i; 
genus quoddam hominum, quod Hilotae vocatur, quorum (i 
-magna multitudo àgros Lacedaemoniorum colit servorumquë '^^ 
munere fungitur. Hos quoque sollicitare spe libertatis existî- . 

7 mabatur. Sed quod harum rerum nullum erat apertum cri-.- ':; 
men, quo argui posset, non putabant de tali tamque claf o ;2 • 
viro sûspicionibus oportere judicari et exspectandum, - dtim -^r; 

■*%é ipsa res aperiret. . . -;' t;: 

IV. Une lettre de Pausaniâs le trahit. Ruse dont se servèiitV>f 

lés magistrats pour entendre delà bouche même .du '-^ 

' coupable l'aveu de sa trahison. • ^ : /^^fj 

j Intérim Argilius quidam adulescentulus/ quem j^uerpm .^"^i; 
■ Pausaniâs (^) dilexerat, cum epistolani ab eo ad Artabazuiïi -^ g 

I. Nous omettons: amore venerio. . " - " v?'?^ 









:^ V acçëpisset, eiqûe iri suspicioneiri venisset aliquid in ea de sd:^i 

'esse sçriptum, quod nerao eorum redisset, qui eodem missi: - : 

' eràht^ vincla epistolae laxavit signoque detracto cogribvit^ ;C c 

■ si'pertulisset, sibi esse pereundum. Erant in eadem epistôla'i %: 

: . quae ad ea pertinebant, qùâe inter regem Pausaniamque con- ' ': r 

: vénérant. Has illelitteras ephoris tradidit. Non est pràeter- ;3 7; 

5*. eunda gravitas Lacedaemôniorum hoc loco. Nam ne hu}us /^ y 

iquidem indicio impulsi sunt, ut Pausaniam comprehende- ' ^ - 

:^ rent, neque prius vim âdhibendam putaverunt, quana seipse', - 

Jndicasset. Itaque huic indici, quid fieri vellent, praecepe- 4 "■ 

; -; runt. Fanum Neptuni est Taenari, quod violari nefas putant >t '^ 

Qraeci.Eo ille confugit in araque cônsedit. Hanc. juxta locum. ?. 

7; / fëcerunt sub terra, ex quo posset audiri, si quis quid loque- ^:■^^ 

^". retur cum Argilio. Hue ex ephoris quidam desceriderunt.- .:—{ 

^- 'Pausanias, ut audivit Argilium confugisse in aram, perturbaVi- -' 

' tus venit eo. Quem çum suppliceni dei videret in ara-sederi- ii: 

;?- iem, quaerit, causae quid sit tam repentini consilîi. Huicillei, ' 

7 c; tiuid ex litteris comperisset, aperit. Quo magis Pausanias 6 "r 

; : pèrtùrbatus orare coepit, ne enuntiaret neu se mérituih de- >- 

[ 'p^^ prodéret : quodsi eam veniam sibi dedisset tan- ;,1- 

-V tisque implicatum rébus sublevasset, magno ei praemi^,^,? 

"-" futurum. • ^ V-:;; 

S y Y. Sur le point d'être arrêté, Paiisanias se réfugie dans j 
^v v; - : un teinple. Il y ine-art-(467). • /^ 

;7"~His rébus ephori cognitis satius putarunt in urbe-euin ï;:; 
. ; çompréhendi. Quo cum essent profecti et Paûsanias pla-- : =• 
i- ï; eàtb ArgiliOj ut putabat, . Lacedaemonem reverteretur, iii; r: -^ 
f;^ itinere, cum jam in eo esset ut comprehenderetur, exvultii v;5 
;;~ ïcùjùsdam ephori, quieum admonere cupiebat, insidias sibij ;; 
;4-iièri intellexit. Itaque paucis ante gradibus, quam qui euînia -^ 
it7>r\séquebantur, in aedem Minervae, qùae Chalcioicos yoeatui) \ ?^ 
{ confugit. Hinc ne exire posset, statim ephori valvas ejus:âedis - ; : r 
■;- vCpbstruxerunt tectumque sunt demoliti, quocelerius sub_divo '^^^ 
li - irïteriret. Dicitur èo tempore matrem Pausaniae vixisse^eamr 3^:: 
y^ : quejjàm magnb nàtu, postquam de scelere filii comperit, in; " -^ 



26 V. CIMON. I. II. 



primis ad filium claudendum lapidem . ad intrbitum aedis 

4 attulisse. Hic cum semianimis de templo elatus esset, con-' 
festim animam efflavit. Sic Pausanias magnam belli gloriàm 

5 turpi morte maculavit. Cujus mortui corpus cum eodem 
nonnulli dicerent inferri oportere, quo ii, qui ad supplicium 
essent dati, displicuit pluribus, et haud procul ab eo loço 
infoderunt, quo erat mortuus. Inde posterius dei Delphici 
responso erutus atque eodem loco sepultus est, ubi vitam 
posuerat. 



V. Cimon, 

I. Retenu en prison à cause des dettes de son père, Cimon 
est délivré par sa sœur. 

1 /^"^IMON. Miltiadis filius, Atheniensis, duro admodum 
V_/ initio usus est adulescentiae. Nam cum pater ejus litem 
■^aestimatam populo solvere non potuisset ob eamque causam 
in vinclis publicis decessisset, Cimon eadem custodia tehe- 
batur neque legibus Atheniensium emitti poterat, niisi pecu- 

2 niam, qua pater multatus erat, solvisset. Habebat autem in 
"Cjciatrimonio sororem germanam suam, nomine Elpinicen, 

non magis amorequam more ductus: namque Atheniensibus 

3 licet eodem pâtre natas uxores ducere. Hujus conjugii cupi- 
dus Callias quidam, non tam generosus quam pecuniosus, 
qui magnas pecunias ex metallis fecerat, egit cum Cimone 
ut eam sibi uxorem daret: id si impetrasset, se pro illo pecu- 

4 niam soluturum. Is cum talem condicionem aspernaretur, 
Elpinice negavit se passuram Miltiadis progeniem in vinclis 
publicis interire, quoniam prohibere posset, seque Calliae 
nupturam, si ea quae polliceretur praestitisset. 

II. Caractère et talents de Cimon. Ses exploits (476-469). 

I Tali modo custodia liberatus Cimon celeriter ad princi- 

- patum pervenit. Habebat- enim satis eloquentiae, sum- 

mam liberalitatem, magnam prudentiam tum juris civilis 

tum rei militaris, quod cum pâtre a puero in exercitibus 



, ' V. CIMGN. II. III. 21 



fuerat yersatus. Itaque hic et populum urbanum in sua . 
tenuit potestate et apud exercitum plurimum valuit auctori- ~ ' 
tate. Primum imperator apud flumen Strymona magnas copias 2 ' 
Thracum fugavit, oppidum Amphipolim constituit eoque* 
decem milia Atheniensium in coloniam misit. Idem itenim 
apud MycalenCypriorum et Phoenicum ducentarum navium* > 
classem devictam cepit eodemque die pari fortuna in terra :.---, 
usus est. Namque hostium navibus captis statim ex classe 3 
copias suas eduxit barbarorumque maximam vim unô con-_ 
cursu prostravit. Qua victoria magna^raedapotitus cum 4 .^ 
dômum reverteretur, quod jam nonnulme insulae^propter " / 
acerhitatem imperii defecerant, bene aniif^atas confirmavit, 
alienatas ad officium redire coegit. Scyrum, quam eo tempore 5 
Dolopes incolebant, quod contumacius se gesserant, vacue- ' - 
fecit, sessores veteres urbe insulaque ejecit, agros civibus - 
divisit. Thasios opulentia fretos suo adventu fregit. His ex* 
irianubiis arx Athenarum, iqua ad meridiem vergit, est ornata. 

III. Bannissement (463), rappel (458), mort de Cimon 

(449). . 

QuiBUS rébus cum unus in civitate maxime floreret^ i ^ 
-incidit in eandem invidiam quam pater suus ceteriqùe VC: 
Atheniensium principes : nam testarum sufFragiis decem 
annorùm exsilio multatus est. Cujus facti celerius Athénien- 2 
ses quam ipsum paenituit. Nam cum ille animo forti invidiae 
ingratorum civium cessisset bellumque.Lacedsemonii Athe- 
niensibus indixissent, confestim notae ejus virtutis deside- ■ ' 
jium~ consecutum est. Itaque post annum quintpm, quam 3 /} 
éxpulsus erat, in patriam revocatus est. Ille, quod hospitio ^ ; 
Lacédaemoniorum utebatur, satius existimans concedere 
quam armis contendere, Lacedaemonem sua sponte est pro- 
fectus pacémque inter duas potentissimas civitates conci- , : 
liavit. Post, neque ita multo, Cyprum cum ducentis navibus 4 
iiciperator missus, cum ejus majorem partem insulae devicis- 
sët, in morbum implicitus in oppugnando oppido Citio est ,; 
inortuus. 



!-^2t' . : ' VI/:i;YSA:îfeÉKLC----v^ 

IV. Libéralité de Cimôn: ' J-S 

1 HuNC Athenienses- non soluni in bello, sed etiani in- ,?r 
pace diu desideraverunt. Fuit enim tanta liberalïtaté/ :_j>f 

. cùm compluribus locis praedia hortosque haberet, ut num- '5 
quam in iis custodem imposuerit fructus servandi gratia,ne . -^ 
quis impediretur, quo minus ejus rébus, quibus quisque " >} 

2 vellet, frueretur. Semper eum pedissequi cum nummis sunt : ^ 
secuti, ut, si quis opis ejus indigeret, haberet, quod statim ;''| 
daret, ne difFerendo videretur negare. Saepe, ciim aliquem '^j^ 
offensum fortunae videret minus bene vestitum, suum. ami-, " =>! 

3 culum dédit. Cotidie sic cena ei coquebatur, ut, quos invo-^;"; 'jï 
catos vidisset in foro, omnes devocaret : quod facere nûUo " 4v: 
die praetermittebat. NuUi fides ejus, nulli opéra, nuUi res J ;■; 

; familiaris defuit : multos locupletavit, complures paupéres 

4 qui unde efFerrentur non reliquissent, suo sumptu extulit. Sic 
se gerendo minime est mirandum, si et vita ejus fuit securâ 
^t mors acerba. ' \ 7 . 



> - 



^; 



VI. Lysander. 

I.>,2îictoire de Lysandre Tprès de l'Aegos Potamos (405), 
Son atnbition, sa dureté. 

1 T YS ANDER Lacedaemonius magnam reliquit sui famam 
. J y * magis felicitate quam virtute partam : Athenienses 

enim cum Peloponnesiis sexto et vicesimo anno bellum: 

2 gerentes confecisse apparet. Id qua ratione consecutus sit^ 
latet neminem. Non enim virtute sui exercitus, sed immo- 
destia factum est adversariorum, qui, quod dicto audientes 
imperatoribus suis non erânt, dispalati in agris relictis navif 

.bus in hostium venerunt potestatem. Quo facto Athenienses 

3 seLacedaemoniis dediderunt. Hac victoria Lysander élatus, 
cum antea semper factiosus audaxque fuisset, sic sibi'irîdul^ 
sit, ut ejus opéra in maximum odium Graeciae Lacedaemonii • 

-4 pervenerint. Nam cum hanc causam Lacedaemonii diGtitas^ 
sent sibi esse belli, ut Atheniensium impotentem domina- : 






VI. LYSANDER. i. ii. m. 23 



tionem refringerent, postquangi apud Aegos flumen Lysander 
çlassis hostium est potitus, nihil aliud molitus est, quam ut 
omnes civitates in sua teneret potestate, cum id se Lacedae- 
moniorum causa facere simularet. Namque undique, qui 5 
Atheniensium rébus studuissent, ejectis, decem delegerat in 
unaquaque civitate, quibus summum imperium potestatem- 
que omnium rerum committeret. Horum in numerum nemo 
admittebatur, nisi qui aut ejus hospitio continebatur aut se 
illius fore proprium fide confirmarat. 

II. Lysandre introduit partout le système oligarchique. 
Sa conduite envers ceux de Thasos (404), 

Ita decemvirali potestate in omnibus urbibus constituta 1 
ipsius nutu omnia gerebantur. Cujus de crudelitate ac 
perfidia satis est unam rem exempli gratia proferre, ne de 
eodem plura enumerando defatigemus lectores. Victor ex 2 
Asia cum reverteretur Thasumque divertisset, quod ea civitas 
praecipua fide fuerat erga Athénien ses, proinde ac si non 
iidem firmissimi solerent esse amici, qui constantes fuissent 
inimici, pervertere eam concupivit. Vidit autem, nisi in eo 3 
occultasset voluntatem, futurum ut Thasii dilaberentur con- 
sulerentque rébus suis (^).... 

III. Irrité de voir son oeuvre détruite, il tente d'abolir la 
royauté et espère faire servir les oracles à la réalisation 
de son projet. Il est déçu dans son espoir et meurt près 

. d'Haliarte.Des pièces trouvées dans sa maison mettent 
ses desseins à découvert (395). 

Itaque hi decem viralem potestatem ab illo constitutam i 
sustulerunt. Quo dolore incensus iniit consilia reges Lace- 
daemoniorum tollere. Sed seiitiebat id se sine ope deo-, 
rum facere non posse, quod Lacedaemonii omnia ad oracula 

I. Sens du passage perdu : Itaque his in sanctissimo Herciilis fano 
fidem dédit nrminein a se violàtum iri. Qui cum sine metu in publico versa- 
rentUr, post paucos dies maximam caedem fecit. Qua re Lacedaemonem 
perlata, cum in ceteris civitatibus non minus atrocia per Lysandri factiones 
gererentur, reges potentiae ejus infensi suaserunt Lacedaemoniis, ut civita- 
tes dominatione Lysandri libéraient (Nipperdey). 



24 VI. LYSANDER. m. ïv. 

referre consuerant. Primum Delphicum corrumpere est cona- 

2 tus. Cum id non potuisset, Dodonaeum adortus est. Hinc 
quoque repulsus dixit se vota suscepisse, quae Jovi Hammo- 

3 ni solveret, existimans se Afros facilius corrupturum. Hac 
spe cum profectus esset in Africam, multum eum antistites 
Jovis fefellerunt. Nam non solum corrumpi non potuerunt, 
sed etiam legatos Lacedaemonem miserunt, qui Lysandrum 
accusarent, quod sacerdotes fani corrumpere conatus esset. 

4 Accusatus hoc crimine judicumque absolutus sententiis, 
* Orchomeniis missus subsidio occisus est a Thebanis apud 

5 Haliartum. Quam vere de eo foret judicatum, oratio indicio 
fuit, quae post mortem in domo ejus reperta est, in qua sua- 
det Lacedaemoniis, ut regia potestate dissoluta ex omnibus 
dux eligatur ad bellum gerendum, sed sic scripta, ut deum 
videretur congruere sententiae, quam ille se habiturum pecu- 
nia fidens non dubitarat. Hanc ei scripsisse Cleon Halicar- 
nassius dicitur. 

lY. Lysandre est trompé par Pharnabaze (404). 

1 Atque hoc loco non est praetereundum factum Phar- 
nabazi, satrapis regii. Nam cum Lysander praefectus 
classis in bello multa crudeliter avareque fecisset deque iis 
rébus suspicaretur ad cives suos esse perlatum, petiit a 
Pharnabazo ut ad ephoros sibi testimonium daret, quanta 
sanctitate bellum gessisset sociosque tractasset, deque ea re 
accurate scriberet : magnam enim ejus auctoritatem in ea re 

2 futuram. Huic ille liberaliter pollicetur : librum grandem ver- 
bis multis conscripsit, in quibus summis eum eflfert laudibus. 
Quem cum legisset probassetque, dum signatur, alterum pari 
magnitudine, tanta similitudine, ut discerni non posset, signa- 
tum subjecit, in quo accuratissime ejus avaritiam perfidiam- 

3 que accusarat. Lysander, domum cum redisset, postquam de 
suis rébus gestis apud maximum magistratum quae voluerat 
dixerat, testimonii loco librum a Pharnabazo datum tradidit. 
Hune summoto Lysandro cum ephori cognossent, ipsi legen- 
dum dederunt. Ita ille imprudens ipse suus fuit accusator. 



VII, ALCIBIADES. i. ii. m. 25 



VII« Alcibiades. 

I. Caractère d'Alcibiade. 

ALCIBIADES, Cliniae filius, Atheniensis. In hoc natura i 
quid efficere possit, videtur experta. Constat enim 
inter omnes, qui de eo memoriae prodiderunt, nihil illo 
fuisse excellentius vel in vitiis vel in virtutibus. Natus in am- 2 
plissima civitate summo génère, omnium aetatis suae multo 
formosissimus,ad omnes res aptus consiliique plenus(namque 
imperator fuit summus et mari et terra), disertus, ut in pri- 
mis dicendo valeret, quod tanta erat commendatio oris atque 
orationis, ut nemo ei posset resistere; dives, liberalis, splen- 3 
didus non minus in vita quam victu, affabilis, blandus, tem- 
poribus callidissime serviens : cum tempus posceret, labo- 
riosus, patiensj idem, simul ac se remiserat neque causa 4 
sùberat quare animi laborem perferret, luxuriosus, dissolu- 
tus, libidinosus, intemperans reperiebatur, ut omnes admi- 
rarentur in uno homine tantamesse dissimilitudinem tam- 
que diversam naturam. 

II. Éducation d'Alcibiade. Sa^famiUe. 

Educatus est in domo Pericli (privignus enim ejus * i 
fuisse dicitur), eruditus a Socrate. Socerum habuit Hip- 
ponicum, omnium Graeca lingua loquentiûm ditissimum, ut, 
si ipse fingere vellet, neque plura bona eminisci neque majora 
posset consequi, quam vel natura vel fortuna tribuerat (^). 

III. Il fait déclarer la guerre aux Syracusains. Il est 
nommé général, mais il devient suspect de conspiration 
contre l'État (415). 

Bello Peloponnesio hujus consilio atque auctoritate i 
Athenienses bellum Syracusanis indixerunt: ad quod ge- 

I. Nous OMETTONS : Ineunte adulescentia amatus est a multis more Grae- 
corum, iri. iis a Socrate, de quo mentionem facit Plato in Symposio, Nam- 
que eum induxit commemorantem se pernoctasse cum Socrate neque aliter 
ab eo surrexisse, ac filius a parente debuerit. Posteaquam robustior est factus, 
non minus multos amavit, in quorum amore, quoad licitum est in odioso, 
multa délicate jocoseque fecit: quae referremus, nisi majora haberemus. 



26 VII.ALCIBIADES.iii.lv. 

rendum ipse dux delectus est, duo praeterea coUegae dati, 

2 Nicias et Lamachus. Id cum appararetur, prius quam classis 
exiret, accidit ut una nocte omnes Hermae, qui in oppido 
erant Athenis, dejicerentur praeter unum, qui ante januam 
erat Andocidi. Itaque ille postea Mercurius Andocidi voci- 

3 tatus est. Hoc cum appareret non sine magna multorum 
consensione esse factum, quae non ad privatam, sed ad pu- 
blicam rem pertineret, magnus multitudini timor est injectus, 
ne qua repentina vis in civitate exsisteret, quae libertatem 

4 opprimeret populi. Hoc maxime convenire in Alcibiadem 
videbatur, quod et potentior et major quam privatus existi- 
mabatur: multos enim liberalitate devinxerat, plures etiam 

5 opéra forensi suos reddiderat. Qua re fiebat ut omnium ocu- 
los, quotiescumque in publicum prodisset, ad se converteret 
neque ei par quisquam in civitate poneretur. Itaque non so- 
lum spem in eo habebant maximam, sed etiam timorem, 

6 quod et obesse plurimum et prodesse poterat. Aspergebatur 
etiam infamia, quod in domo sUa facere mysteria dicebatur: 
quod nefas erat more Atheniensium, idque non ad religionem, 
sed ad conjurationem pertinere existimabatur. 

IV. Il demande en vain qu'on instruise son procès pen- 
dant qu'il est à Atiiènes. Ses ennemis l'accusent en son 
absence. Il est rappelé, s'enfuit à Sparte et y travaille 
contre les intérêts de sa patrie (414-412). 

ï Hoc criniine in contione ab inimicis compellabatur. 
Sed instabat tempus ad bellum proficiscendi. Id 'ille 
intuens neque ignorans civium suorum consuetudinem postu- 
labat, si quid de se agi vellent, potius de praesente quaestio 
haberetur, quam absens invidiae crimine accusaretur. 

2 Inimici vero ejus quiescendum in praesenti, quia noceri 
ei non posse intellegebant, et illud tempus exspectandum 
decreverunt, quo exisset, ut absentem aggrederentur, ita- 

3 que fecerunt. Nam postquam in Siciliam eum pervenisse 
crediderunt, absentem, quod sacra violasset, reum fecerunt. 
Qua de re cum ei nuntius a magistratu in Siciliam missus esset, 



"X-^ 



^^r^t^^^^^^ :^ ■' :27 



■■;:"'.'S- 



; . ùt dbmum ad càusam dicendaïn rediret, essetque in màgna spe - ^ ' 
i^ proyinciae behé administrandae, nonpariereîîoluitetmtrire- ; ;;■ 
~ me'm, quae ad eum erat deportandum missa, ascendit Hac-4 -5 
: jThûrios in Italiam peryëctus, multa secum reputans deimmô- ., 
\ deràta civium suprum licentia crudelitateque erga nôbileé, / :: - 
'. . utilissimum ratils impendentem evitare tempestatem, clam ' " ;- 

se ab custodibus subduxit et inde prîmum Elidem, dein-, l- 
- Thebas venit Postquam autem se capitis damnatum bonis 5 --i 
'. v'pûblicatis audivit, et, id quod numquàm antea usu venerat, ;4; 
s, -Euînolpidas sacerdotes a populo coactos ut se devoverent, y- ^ 
: ejusque devotionis quô testatior esset memoria exemplum in " j 
: pila lapidea incisum esse positum in publico, Lacedaemonem ' 
' \; dVmigravit. Ibi, ut ipse praedicare consuerat, non advêrsus 6 -:" 
:> i)atriam, sed inimicos suos bellum gessit, quod eidem hostes V: 
; ~ essent civitati : nam cum intellegerent se plurimum prodesse v^ 
:. posse irei publicae,~êx ea ejecisse plusque irae suae quam utili- - l 
-; tàti commurii paruisse. Itaque hujus consilio Lacedaemonii 7 ' - 
îcuni Perse rege amicitiam fecerunt, dein Deceleam in Attiça \ ;";c^ 
munierunt praesidioque ibi perpetuo posito in obsidione /^ 
:; Athenas tenuerunt. Ejusdem. opéra loniama societate aver- ., 
; terunt "Atheniensium. Quo facto multo superiores bello esse- \^ 
■cdeperunt. - " :;c 

i y. Ne se voyant plus en sûreté à Sparte, Alcibiàde se ; -^ 
retire auprès de Tissapherne. Il se fait rappeler par ses ' - 
concitoyens, est mis à la tête de l'armée et ramène :2::ï 

i ;/ la victoire sous les drapeaux de sa patrie (412-408). . :• 

^, Neque vero his rébus tam amici Alcibiadi sunt facti i c- 
J^^^quani : timoré ab eo alienati. Nam cum acerrimi virt v - : 
^Ipraestantem prudentiam in omnibus rébus cognoscerent, 4 
;>: pèrtimuerunt ne caritate patriae ductus aliquando ab ipsis ^ -^ 
?-i^4csciscèret et cum suis in gràtiam rediret. Itaque tempûs ," :- } 
^- -Vèjùs interficiundi quaérere instituerunt. Jd Alcibiades diutius 2 'jî 
^î;>lcelàri non potuit: erat enim ea sagacitate, ut deçipi non \ ç; 
y^ pôssét, pfaesertim cum animum attendisset ad ca,vendum. ■ \: 
||0^que ad Tissaphernem, praefectuni régis Darii, se contulit. ^o^ 



28 yil. ALCIBIADES. V. vi. 

3 Cujus cum in intimam amicitiam pervenisset et Athenien- 
sium maie gestis in Sicilia rébus opes senescere, contra 
Lacédaemoniorum crescere videret, initio cum Pisahdro. 
praetore, qui apud Samum exercitum habebat, per inter- 
nuntios coUoquitur et de reditu suo facit mentionem. Erat 

• *enim eodem quo Alcibiades sensu, populi potentiae non 

4 amicus et optimatium fautor. Ab hoc destitutus primum per 
Thrasybulum, Lyci filium, ab exercitu recipitur praetorque 
fit apud Samum, post suffragante Theramene populi scito 

' restituitur parique absens imperio exercitui praeficitur simul 

5 cum Thrasybulo et Theramene. Horum in imperio tanta 
commutatio rerum facta est, ut Lacedaemonii, qui paulo 
ante victores viguerant, perterriti pacem peterent. Victi enim 
erant quinque proeliis terrestribus, tribus navalibus,in quibus 
ducentas naves trirèmes amiserant, quae captae in hostium 

- 6 vénérant potestatem. Alcibiades simul cum collegis recepe- 
rat loniam, Hellespontum, multas praeterea urbes Graecas, 
quae in ora sitae sunt Thraciae, quarum expugnarant com- 
plures, in his Byzantium, neque minus multas consilio ad 
amicitiam adjunxerant, quod in captos clementia fuerant 

7 usi. Ita praeda onusti, locupletato exercitu, maximis rébus 
gestis Athenas venerunt. 

VI. Entrée triomphale d'Alcibiade à Athènes (408). 

1 His cum obviam universa civitas in Piraeum descen- 
disset, tanta fuit omnium exspectatio visendi Alcibia- 
dis, ut ad ejus triremem vulgus conflueret, proinde ac si 

2 solus advenisset. Sic enim populo erat persuasum, et ad- 
versas superiores et praesentes secundas res accidisse ejus 
opéra. Itaque et Siciliam amissam et Lacédaemoniorum 
victorias culpae suae tribuebant, quod talem virum e civitate 
expulissent. Neque id sine causa arbitrari videbantur. Nam 
postquam exercitui praeesse coeperat, neque terra neque 

3 mari hostes pares esse potuerant. Hic ut e navi egressus. 
est, quamquam Theramenes et Thrasybulus eisdem rébus 
praefuerant simulque vénérant in Piraeum, tamenunum om- 



: V VII. ALCIBIADES. VI. VII. / 29 ^ 

^ nés illum prosequebantur, et, id quod numquam antea usu 
veneratnisi Olympiae victoribus, eoronis laureistaeniisque* 
viilgb donabatur. Ille lacrimans talem benevolentiam civium 
suorum accipiebat, reminiscens pristini temporis acerbi- 
tatem. Postquam in astu venit, contione advocata sic verba 4 
fecit, ut nemo tam férus fuerit, quin ejus casui illacrimarit 
inimicumque iis se ostenderit, quorum opéra patria pulsus 
fuerat, proinde ac si alius populus, non ille ipse, qui tum 
flebat, eum sacrilegii damnasset. Restituta ergo huic sunt 5 
publiée bona, iidemque illi Eumolpidae sacerdotes rursus 
resacrare, sunt coacti, qui eum devoverant, pilâeque illae, in 
quibus devotio fuerat scrip ta, in mare praecipitatae. 

yil. Ayant subi un échec, Alcibiade est démis de sa 
charge. Il se rend en Thrace (407). 

Haec Alcibiadi laetitia non nimis fuit diuturna. Nami^ 
eum ei omnes essent honores decreti totaque res publica : 
domi bellique tradita, ut unius arbitrio gereretur, et ipsé. 
postulasset ut duo sibi collegae darentur, Thrasybulus et * 
Adimantus, neque id negatum esset, classe in Asiam pro- 
fectus, quod apud Cymeh minus ex sententia rem gesserat, : 
in invidiam reccidit : nihil enim eum non efScere posse duee- 2 

. bant. Ex quo fiebat ut omnia minus prospère gesta culpâe" 

, tribuerent, eum aut eum neglegenter aut malitiose fecisse 
loquerentur, sicut tum accidit : nam corruptum a rege 
capereCymen noluisse arguebant. Itaque huic maxime puta-' 3 

' mus malo fuisse nimiam opinionem ingenii atque virtutis : 
timebatur enim non minus quam diligebatur, ne secunda 

- fôrtuna magnisque opibus elatus tyrannidem concupiscerét. 

^Quibus rébus factum est ut absenti magistratum abrogarent 
et alium in ejus locum substituèrent. Id ille ut audivit, * 4 
domum reverti noluit et se Pactyen contulit ibique tria ca- 
Stella communiit, Ornos, Bizanthen, Neontichos, manuque 
collecta primus Graecae civitatis ~ in Thraciam introiit, 
gloriosius existimans barbarorum praeda locupletari quam 

yGraiorùm. Qua ex re creverat eum fama tum opibus, ma- 5 



gnamque amicitiam sibi cum quibusdam regibus Thraciàe ;.; 
pepererat. ' ^ 

VIII. Alcibiade veut encore se rendre utile à sa patrie. 

Ses services ne sont pas acceptés; oh ne tient aucun {; 

compte de ses conseils et il en résulte un grand désastre ; 

(405). - ' - I 

I Neque tamen a caritate patriae potuit reçedere. Nam 4 
cum apud Aegos flumen Thilocles, praetor Athénien- ^ 
sium, classem constituisset suam neque longe abesset Lysari- 
der, praetor Lacedaemoniorum, qui in eo erat occupatus ut" :; 
bellum quam diutissime duceret, quod ipsis pecunia a rege =; : 
suppeditabatur, contra Atheniensibus exhaustis praeter arma- -4 

"2 et naves nihil erat super, Alcibiades ad exercitum venit-:; 
Atheniensium ibique praesente vu]go agere coepit: si vellent,^ -: 
se coacturum Lysandrum dimicare aut pacem petere : Lace-' : : 
daemonios eo nolle classe confligere, quod pedestribùs copiis ,;: 

3 plus quam navibus valerent: sibi autem esse facile Seuthern, - j -> 
regem Thracum, adducere ut eum terra depelleret : quo facto -'. 
necessario aut classe conflicturum aut bellum compositurum. ';: 

-4 Id etsi vere dictum Philocles animadvertebat, tamen postu- ', 
lata facere noluit, quod sentiebat se Alcibiade recepto nul- ;-? 
lius momenti apud excercitum futurum, et, si quid secundi -J^ 
evenisset, nullam in ea re suam partem fore, contra ea, si : -; 
quid adversi accidisset, se unum ejus delicti futurum reum.-Jv 

5 Ab hoc discedens Alcibiades : ' Quoniam ' inquit ' victôriae -s 
patriae répugnas, illud moneo, ne juxta hostem castra habéas -4 
hautica: periculum est enim, ne immodestia militum Vestro- -.' 
rum occasio detur Lysandro vestri opprimendi exercitus. * -r' 

. 6 Neque ea res illum fefellit. Nam Lysarider, cum per specu- . ,: 
làtores comperisset vulgum x\theniensium in terram pràeda- . î; 
tum exisse navesque paene inanes esse relictas, tempus rèi , v: 
gerendae non dimisit eoque impetu bellum totum delevit. r;i: 



V ' V> -^ - ' VIE ÀLGIEBE ABES. ix. x, ^ ^ - > %i ' M 

..IX. C'est en vain qu'Alcibiade pônr se mettre en sûreté' ^ 
pénètre plus avant dans la Thrace. Il est forcé de ' - 
passer en Asie auprès de Pharnabaze dont il gagne 
les bonnes grâces. Il songe àse concilier le roi aJSn de :; 
l'employer à la délivrance d'Athènes. 

Àt Alcibiades, victis Atheniensibus non satis tuta eadem i 
loca sibi arbitrans^ penitus in Thraciam se supra Pro-. * .^ 
pontideni abdidit, sperans ibi facillime suam fortunam ocçuli - 
posse. Falso. Nam Thraces, posLquam eum cum magnat 
pécunia venisse senserunt, insidias fecerunt, ea, quae appor- 
tait, abstulerunt, ipsum capere non potuerunt. Ille cefneris 3 . 
nuUum locum sibi tutum in Graecia propter potentiam 

, Lacedaemoniorum ad Pharnabazum in Asiam transiit: quem ; - 
quidém adeo sua cepit humanitate, ut eum nemo in amici- 
tia ahtecederet. Namque' ei Grynium dederat, in Phrygia - ^ 
câstrum, ex quo quinquagena talenta vectigalis capiebat. ^ua 4. , 

^fortuna Alcibiades non erat contentus neque Athenas victas .^ 
Lacedaemoniis servire poterat pati. Itaque ad patriam libe- 
randàm omni ferebatur cogitatione. Sed videbat id sine rege S^ 
-Perse non posse fieri, ideoque eum amicum sibi cupiebat 
adjungi neque dubitabat facile se consecujturum, simoî 

rejus conveniundi habuisset potestatem. Nam Cyrum fratrem ^ . 

._ei bëllum clam parare Lacedaemoniis adjuvantibus sciebati 

-id si aperuissetj magnam se initurum gratiam videbat. ^ 

X.Iies tyrans d'Athènes avertissent Lysandre du péril.. 
' 'Xeiui-ci agit auprès de Pharnabaze. Les satellites du 
■-.satrape mettent le feu à la cabane où reposait" 
Alcibiade. Il échappe à l'incendie mais tombe sous le& . 
" traits de ces barbares (404). 

;-Hoc cum moliretur peteretque.a Pharnabazo, ùt ad ré- i 
gem; mitteretur, eodem tempore Critias ceterique ' tyranni :: 

: Atlièniensium certos homines ad Lysandrum in Asiam mi- 
serànt, qui eum certiorem facerent, nisi Alcibiadem sustu- - 
lisset, nihil earum rerum fore ratum, quas ipse Athenis. con- 

' stituisset: quare, si suas res gestas manere yellet, illùm, 






32 VÏI. ALCIBIADES. x. xi. . 

2 persequeretur. His Laco rébus commotus statuit accuratius 
sibi agendum cum Pharnabazo. Huic ergo renuntiat quae 
régi cum Lacedaemoniis convenissent, nisi Alcibiadem vivum 

3 aut mortuum sibi tradidisset. Non tulit hoc satrapes et vio- 
lare clementiam quam régis opes minui maluit Itaque misit 
Susamithren et Bagaeum ad Alcibiadem interficiendum, cum 

4 ille esset in Phrygia iterque ad regem compararet. Missi clam 
vicinitati, in qua tum Alcibiades erat, dant hegotium ut eum 
interficiant. Illi cum ferro aggredi non auderent, noctu ligna 
contulerunt circa casam, in qua quiescebat, eamque succen- 
derunt, ut incendio conficerent, quem manu superari posse 

5 diffidebant. Ille autem ut sonitu flammae est excitatùs, etsi 
gladius ei erat subductus, familiaris sui subalare telum eripuit. 
Namque erat cum eo quidam ex Arcadia hospes, qui num- 
quam discedere voluerat. Hune sequi se jubet et id quod in 
praesentia vestimentorum fuit arripit. His in ignem conjectis 

6 flammae vim transiit. Quem ut barbari incendium effugis'se 
viderunt, telis eminus missis interfecerunt caputque ejus ad 
Pharnabazum rettulerunt'(^). Sic Alcibiades annos circiter 
quadraginta natus diem obiit supremum. 

XI. Alciiîiade est diversement jugé par les historiens. 

i ■ HuNC infamatum a plerisque très gravissimi historici sum- 
mis laudibus extulerunt : Thucydides, qui ejusdem aetatis 
fuit, Theopompus, post aliquanto natus, et Timaeus : qui 
quidem duo maledicentissimi nescio quo modo in illo uno 

2 laudando consentiunt. Namque ea, quae supra scfipsimus, 
de eo praedicarunt atque hoc amplius : cum Athenis, splen- 
didissinia civitate, natus esset, omnes. splendore ac digni- 

3 tate superasse vitae; postquam inde expulsus Thebas ve-' 
nerit, adeo studiis eorum inservisse, ut nemo eum labore 
corporisque viribus posset aequiperare (omnes enim Boeotii 
magis firmitati corporis quam ingenii acumini inserviunt), 

I. Nous OMETTONS : At mulier.quae cumeo vivere consuerat, muliebri sua 
veste contectum aedificii incendio mortuum cremavit, quod ad vivum interi- 
mendum erat comparatum. 



VIIIv THRASYBULUS. I. :. 33 

eundem. apud Lacedaemonios, quorum moribus summa vir- 4 
tus in patientia ponebaturfsic duritiae se dédisse, ut parsi- 
monia victus atque cultus omnes Lacedaemonios vinceret j 
fuisse apud Thracas, homines vinolentos ('^): hos quoque in 5 
his rébus antecessisse; venisse ad Persas, apud quos summa 
laus esset fortitér venari, luxuriose vivere: horum sic imita- 
tum consuetudinem, ut illi ipsi eum in his maxime admira- 
rentur. Quibus rébus effecisse ut, apud quoscumque esset, 6 
princeps poneretur habereturque carissimus. Sed satis de 
hoc : reliquos ordiamur. 



VIII. Thrasybulus. 

I. La réputation de Thrasybule est inférieure à son ' 
ïnérite. Le premier, il tente de délivrer sa patrie, 

THRASYBULUS, Lyci filius, Atheniensis. Si per se i : ; ' 
virtus sine fortuna ponderanda est, dubito an hune 
primum omnium ponam. Illud sine dubio : neminem huic 
praeféro fide, constantia, magnitudine animi, in patriam : 

amore. Nam quod multi voluerunt paucique potuerunt, ab .2-j. 
uno tyranno patriam Hberare, huic contigit, ut a triginta : 

oppressam tyrannis e servitute in libertatem vindicaret. Sed 3 _: 
nescio quo modo, cum eum nemo anteiret his virtutibus, 
multi nobilitate praecucurrerunt. Primum Peloponnesio bello 
multa hic sine.Alcibiade gessit, ille nuUam rem sine hoc :-* 
quae ille universa naturali quodam bono. fecit lucri. Sed illa 4 
tamen omnia communia imperatoribus cum militibus et. 
fortuna, quod in proelii concursu abit res a consilio ad vices ' ^ 
fortunae vimque pugnantium. Itaque jure suo nonnuUa ab 
imperatore. miles, plurima vero fortuna vindicat, seque his 
plus valuisse vere potest praedicare. Illud magnificentissimuW 5. ' 
factum proprium est Thrasybuli. Nam cum triginta tyranni^ :' 
praepositi a Lacedaemoniis, servitute oppressas tenerentX. . 
Athenas, plurimos cives, quibus in bello parserat fortuna, \ 

^ I. Nous OMETTONS; rebusque veneriis deditos. 

- CORNELII. PARTIE DU MAITRE. 3 



34 VIII.THRASYBULUS. i.ii. m. 

partim patria expulissent, partim interfecissent, plurimorum 
bona publicata inter se divisissent, non solum princeps, sed 
etiam solùs initio bellum iis indixit. 

JCI. S'étant retiré à Phylé (404), il passe bientôt dans le 
Pirée, fortifie Munychia, repousse les tyrans et fait 
preuve de grande modération dans la victoire. Mort 
de Critias (403). 

1 * Hic enim cum Phylen confugisset, quod est castellum 
in Attica munitissimum, non plus habuit secum quam 
triginta de suis. Hoc initium fuit salutis Atticorum, hoc 

2 * robur libertatis clarissimae civitatis. Neque vero hic non 
contemptus est primo a tyrannis atque ejus soHtudo. Quae. 
quidem res et contemnentibus perniciei et despecto saluti 
fuit : haec enim illos segnes ad persequendum, hos autem 

3 tempore ad comparandum dato fecit robustiores. Quo 
magis praeceptum illud omnium in animis esse débet : nihil 
in bello oportere contemni, neque sine causa dici matrem 

4 timidi flere non solere. Neque tamen pro opinione Thrasy- 
buli auctae sunt opes: nam jam illis temporibus fortius boni 

r pro libertate loquebantur quam pugnabant. Hinc in Piraeum 

'^. S transiit Munychiamque muni vit. Hanc bis tyranni oppu- 

gnare sunt adorti, ab eaque turpiter repulsi protinus in 

6 urbem armis impedimentisque amissis refugerunt. Usus est 
Thrasybulus non minus prudentia quam fortitudine. Nam 
cedentes violari vetuit (cives enim civibus parcere aequum 
censebat), neque quisquam est vulneratus, nisi qui prior 
impugnare voluit. Neminem jacentem veste spoliavit, nil 
attigit nisi arma, quorum indigebat, quaeque ad victum 

7 p^rtinebant. In secundo proeho cecidit Critias, dux tyran- 
ni)rum, cum quidem exadversus Thrasybulum fortissime 
mignaret. 

/m. L'intervention de Pausanias amène la paix. 
Thrasybule fait proclamer et observer l'amnistie. 

r Hoc dejecto Pausanias venit Atticis auxilio. Is inter Thra- 
sybulum et eos, qui urbem tenebant, fecit pacem his condi- 



YIII. THRASYBULUS. III.-IV. . 35 , 

cionibus : ne qui praeter triginta tyrannos et decem, qui 
posteâ praetores creati superioris more crudelitatis erant 
usij afficerentur exsilio nevebona.publicarentur : rei publicae 
procuratio populo redderetur. Praeclarum hoc - quoque 2 
Thrasybuli, quod reconciliata pace, cum plarimum in civitate 
posset, legem tulit, ne quis ante actarum rerum accusaretur 
neve multaretur, eamque illi oblivionis appellarunt Neque 3 
vero hanc tantum ferendam curavit, sed etiam ut valeret 
effecit. Nam cum quidam ex iis, qui simul cum eo in exsilio 
fuerant, caedem facere eorum vellent, cum quibus in gratiam 
reditum erat publiée, prohibuit et id quod pollicitus erat 
praestitit. - ' 

IV» Récompense et mort de'Thrasybule (389). 

Huic prp tantis meritis honoris causa corona a populo i 
data est, facta duabus virgulis oleaginis. Quam quod amor 
civium et non vis expresserat, nullam habuit invidiam magna- 
que fuit gloria. Bene ergo Pittacus ille, qui in septem 2_ 
sapientum numéro est habitus, cum Mytilenaei multa milia ^ 
jugerum agri ei muneri darent. 'Nolite oro vos' inquit 'id 
lïiihi dare, quod multi invideant, plures etiam concupiscant. ^^ 
Quare ex istis nolo amplius quam centum jugera, quae et '• 
meam animi aequitatem et vestram voluntatem indicent. ' 
Nam parva munera diutina, locupletia non propria esse 
consuerunt. Illa igitur corona contentus Thrasybulus neque 3 
àinplius requisivit neque quemquam honore se antecessisse 
existimavit. Hic sequenti tempore, cum praetor classem ad 4 
Ciliciam appulisset neque satis diligenter in castris ejus âge- * 
rentur vigiliae, a barbaris ex oppido noctu eriiptione facta in 
tabernaculo interfectus est. 



A 



36 IX. CONON. I. Ji. , 

IX. Conon, > 

I. Part que prit Conon à la guerre du PéJoponèse. 

(413-405). 

1 /^"^ ONON Atheniensis Peloponnesio bello accessit ad rem 
V_^ publicam, in eoque ejus opéra magni fuit. Nam et . 
*praetor pedestribus exercitibus praefuit et praefectus classi }- 
magnas res mari gessit. Quas ob causas praecipuus ei honos ' - 

* habitus est. Namque omnibus unus insulis praefuit, in qua 

2 potestate Pheras cepit, coloniam Lacedaemoniorum. Fuit . 
etiam extremo Peloponnesio bello praetor, cum apud Aegos - 
flumen copiae Atheniensium ab Lysandro sunt devictae. Sed . 

* tum abfuit, eoque pejus res administrata est : nam et pru- 

3 dens rei militaris et diligens erat imperator. Itaque nemini 
erat iis temporibus dubium, si adfuisset, illam Athenienses - j 
calamitatem accepturos non fuisse. - , 

* II. Conon chez Pharnabaze (399-394). 

1 • Rébus autem afflictis, cum patriam obsideri audisset, 
non quaesivit, ubi ipse tuto viveret, sed unde praesidio 
posset esse civibus suis. Itaque contulit se ad Pharnabazum, 
sâtrapem loniae et Lydiae eundemque generum 'régis et pro- 
pinquum : apud quem ut multum gratia valeret, multo labore 

2 multisque effecit periculis. Nam cum Lacedaemonii Athe- 
niensibus devictis in societate non manerent, quam cum 
Artaxerxe fecerant, Agesilaumque bellatum misissent in 
Asiam, maxime impulsi a Thissapherne, qui ex intimis régis 
ab amicitia ejus defecerat et cum Lacedaemoniis coierat 
soeietatem, hune adversus Pharnabazus habitus est impera- 
tor, re quidem vera exercitui praefuit Conon 'ejusque omnia - 

3 arbitrio gesta sunt. Hic multum ducem summum Agesilaum 
impedivit saepeque ejus consiliis obstitit, neque vero non fuit -: 
apertum, si ille non fuisset, Agesilaum Asiam Tauro tenus 

4 régi fuisse erepturum. Qui posteaquam domum a suis civibus 
revocatus est, quod Boeotii et Athenienses Lacedaemoniis 



■^r.y« -- - - ~ ■ , ' . -- - 

IX. CONON. II. III. IV. 37 

bellum indixerant, Conon nihilo seciûs apud praefectos 
régios versabâtur iisqùe omnibus magno erat usui. 

III. Gonon à la cour du roi (395). 

- Defecerat a rege Tissaphernes, neque id tam Ar- * i 
tàxerxi quam ceteris erat apertum : multis enim ma- 
■ gnisque mèritis apud regem, etiam cum in officio nonmane- 
'/^ ret, valebat. Neque id erat mirandum, si non facile adcre- 
• dendum adducebatur, reminiscens ejus se opéra Cyrum 
:^- fratrem superasse. Hujus accusahdi gratia Conon a Pharna- 2 
.', bazo ad regem missus posteaquam venit, primum ex more 
"^ Persarum ad chiliarchum, qui secundum gradum imperii 
tenebat, Tithrausten' accessit seque ostendit cum rege collo- 
' qui velle. Huic ille * Nulla ' inquit ' mora est, sed tu délibéra, 3 
utrum colloqui malis an per litteras agere quae cogitas. Neces- 
se est enim, si in conspectum veneris, venerari te regem. 
- Nemo enim sine hoc admittituri Hoc si tibi grave est, per . 
- me nihilo secius editis mandatis conficiés quôd studes. ' Tum 4 
• Conon ' Mihi vero ' inquit ' non est grave quemvis honorem 
habere régi, sed vereor, ne civitati meae sit opprobrio, s' -— 
cum_ex ea sim profectus, quae ceteris gentibus imperare con- 
suerit, potius barbarorum quam illius more fungar. ' Itaque 
huic, quae volebat, scripta tradidit. 

iv. Conon gagne la confiance du roi et est chargé 
d'équiper une flotte. Les Lacédémoniens se mettent en 
état de défense. Gonon les bat près du Gnide et fait 
reconstruire les murs d'Athènes (394-393). 

\' , QuiBUS cognitis rex tantum auctoritate ejus motus est, i 

^ ut et , Tissaphernem hostem judicarit et Lacedaemonios 
bello persequi jusseritet ei permiserit quem vellet eligere 

: ad dispensandam pecuniam. Id arbitrium Conon negavit sui 

i- esse consilii, sed ipsius, qui optime suos nosse deberet ; sed - 

'^\ se suadere Pharnabazo id negotii daret. Hinc magnis mune- 2 

; ribus donatus ad mare est missus, ut Cypriis et Phoenicibus 

: ^ ceterisqiie maritimis civitatibus naves longas imperaret clas- 



38 IX. CONON. IV. v. 

semque, qua proxima aestate mare tueri posset, compararet, 

3 dato adjutore Pharnabazo, sic.ut ipse voluerat. Id ut Lacedae- 
moniis est nuntiatum, non sine cura rem administrant, quod 
majus bellum imminere arbitrabantur, quam si curii barbaro 
solo contenderent. Nam ducem fortem et prudentem regiis 
opibus praefuturum ac secum dimicaturum videbant, quém 

4 neque consilio neque copiis superare possent. Hac mente 
magnam contrahunt classem : proficiscuntur Pisandro duce; 
Hos Conon apud Cnidum adortus magno proelio fugat, mul- 
tas naves capit, complures deprimit. Qua victoria non solum 
Athenae, sed etiam cuncta Graecia, quae sub Lacedaemonio- 

5 rum fuerat imperio, liberata est. Conon cum parte navîum 
in patriam venit, muros dirutos a LySandro utrosque, et 
Piraei et Athenarum, reficiendos curât pecuniaeque quinqua- 
ginta talenta, quae a Pharnabazo acceperat,civibus suis donat. 

V. Les succès rendent Conon moins circonspect ; ses 
- desseins sont découverts et il est jeté en prison (392). 
Sa fin est inconnue. 

1 AcciDiT huic, quod ceteris mortalibus, ut inconside- 
^ ' ratior in secunda quam in adversa esset fortuna. Nam 

classe Peloponnesiorum devicta, cum ultum se injurias 

2 patriae putaret, plura concupivit quam efïicere potuit. Neque 
tamen ea non pia et probanda fuerunt, quod potius patriae 
opes augeri quam régis maluit, Nam cum magnam auctori- 
tatem sibi pugna illa navali, quam apud Cnidum fecerat, 
constituisset non solum inter barbaros,-sed etiam omnes 
Graeciae civitates, clam dare operam coepit, ut loniam et 

3 Aeoliam restitueret Atheniensibus. Id cum minus diligenter 
* esset celatum, Tiribazus, qui Sardibus praeerat, Cononem 
evocavit, simulans ad regem eum se mittere velle magna de 
re. Hujus nuntio parens cum venisset, in vincla conjectus 

4 est, in quibus aliquamdiu fuit. Inde nonnulli eum ad regem 
abductum ibique eum périsse scriptum reliquerunt. Contra 
ea Dinon historiens, cui nos plurimum de Persicis rébus cre- 
dimus, eifugisse scripsit : illud addubitat, utrum Tiribazo 
sciente an imprudente sit factum. 



"~1, 



X. DION. X II. 39 



X. Dion. 

I. Rapports de Dion avec les deux Denis. 

DION, Hipparini filîus, Syracusanus, nobili génère natus, i 
utraque implicatus tyrannide Dionysiorum. Namque 
ille superior Aristomachen, sororem Dionis, habuit in ma- 
trimonio, ex qua duos filios, Hipparinum et Nisaeum, pro- 
creavit totidemque filias, nomine Sophrosynen et Areten, 
quarum priorem Dionysio filio, eidem, cui regnum reliqùit, 
nuptum dédit, alteram, Areten, Dioni. Dion autem praeter 2- 
generosam propinquitatem nobilemque niajorum. famam 
multa alia ab natura habuit bona, in his ingenium docile, 
corne, aptum ad artes optimas, magnam corporis dignitatem, 
quae non minimum commendat, magnas praeterea divitias a 
pâtre relictas, quas ipse tyranni muneribus auxerat. Erat 3 
intimus Dionysio priori, neque minus propter mores quam 
afSnitatem. Namque etsi Dionysii crudelitas ei displicebat, 
tamen salvum propter necessitudinem, magis etiam suorum 
causa studebat. Aderat in magnis rébus, ejusque consilio 
multum movebatur tyrannus, nisi qua in re major ipsius 
cupiditas intercesserat. Legationes vero omnes, quae essent 4 
illustriores, per Dionem administrabantur : quas quidem 
ille diligenter obeundo, fideliter administrando crudelissi- 
mum nomen tyranni sua humanitate leniebat. Hune a s 
Dionysio missum Carthaginienses sic suspexerunt, ut nemi- 
nem umquam Graeca lingua loquentem magis sint admirati. 

- II. Affection de Denis l'Ancien pour Dion. Arrivée de 
Platon à Syracuse (389). Dion s'attache à lui. Mort de 
Denis l'Ancien (367). 

Neque vero haec Dionysium fugiebant : nam quanto i 

esset sibi ornamento, sentiebat. Quo fiebat ut uni huiç 

maxime indulgeret neque eum secus diligeret ac filium: 

qui quidem, cum Platonem Tarentum venisse fama-in Sici- 2 

. liam esset perlata, adulescenti, cum ejus audiendi cupiditate 

"^ flagraret, negare non potuerit, quin eum arcesseret Dédit 



4° X. DION., II. m. IV. 

* ergo huic veniam magnaque eum ambitione Syracusasper- 

3 duxit. Ouem Dion adeo admiratus est atque adamavit, ut 
se ei totum traderet. Neque vero minus ipse Plato delectatus 
est Dione. Itaque cum a tyranno crudeliter violatus esset, 
quippe qui eum venumdari jussisset, tamen eodem rediit 

4 ejusdem Dionis precibus adductus. Intérim in morbum ih- 
cidit Dionysius. Quo cum gravi conflictaretur, quaesivit a 
medicis Dion, quemadmodum se haberet, simulque ab iis 
petiit, si forte in majore esset periculo, ut sibi faterentur : 

• nam velle se cum eo colloqui de partiendo regno, quod ' 
sororis suae.filios ex illo natos partem regni putabat debere ' 

5 habef e. Id medici non tacuerunt et ad Dionysium . filium 
sermonem rettulerunt. Quo ille commotus, ne agendi esset 
Dioni potestas, patri soporem medicos dare coegit. Hoc" 
aeger sumpto sopitus diem obiit supremum. 

III. Platon et Philiste à la cour de Denis le Jeune. . 

1 Tale initium fuit Dionis et Dionysii simultatis eaque 
multis rébus aucta est. Sed tamen primis temporibus 
aliquamdiu simulata inter eos amicitia mansit. Cum Dion 
non desisteret obsecrare Dionysium, ut Platonem Athenis 
àrcesseret et ejus consiliis uteretur, ille, qui in aliqua re 

2 vellet patrem imitari, morem ei gessit. Eodemque tempore 
Philistum historicum Syracusas reduxit, hominem amicum 
non magis tyranno quam tyrannidi. Sed de hoc in eo libro 
plura sunt exposita, qui de historicis Graecis conscriptus 

3 est. Plato autem tantum apud Dionysium auctoritate potuit 
valuitque eloquentia, ut ei persuaserit tyrannidis facere 
finem libertatemque reddere Syracusanis : a qua voluntate 
Philisti consilio deterritus aliquanto crudelior esse coepit. 

IV. Dion est exilé à Gorinthe (366). JDenis lui envoie ses 
biens meubles, mais donne sa femme en mariage à un 
autre (360) et fait élever son fils de manière à le 
pervertir. 

I Qui quidem cum a Dione se superari videret ingenio, 
auctoritate, amore populi, vetejis ne, si eum secum haberet. 



X. DION. IV. V. 41 



aliqliam occasionem sui daret opprim^ndi, navem ei tri- 
remem dédit, qua Corinthum deveheretur, ostendens se id . 
utriusque facere causa, ne, cum inter se timerent, alterùter ■ 
alterum praeoccuparet. Id cum factuin mùlti indignarentur 2 
magnaeque esset invidiàe tyranno, Dionysius omnia, quae 
moveri poterant Dionis, in naves imposuit ad eumque 
misit. Sic enim existimari volebat, id se non odio hominis, 
sed suae salutis fecisse causa. Postea vero quam audivit euui 3 
in Peloponneso manum comparare sibique bellum facere co- 
nairi, Arétenj Dionis uxorem, alii nuptum dédit filiumqueej us 
sic educari jussit, ut indulgendo turpissimis imbueretur - 
cupiditatibus. "Nam puer, prius quam pubes esset (?),' vino 4 
ëpulisque obruebatur, neque ullum tempus sobrio relinque- 
batur. Is usque eo vitae statum commutatum ferre non 5 
potuit, postquam in patriam rediit pater (namque appositi . 
erant custodes, qui eum a pristino victu deducerent), ut se 
de superiore parte aedium' dejecerit atque ita interierit. Sed ' 
illuc revertor. { 

V. Dion aidé par Héraclide se prépare à attaquer le 
tyran. Il part avec deux navires et entre à 
Syracuse, tandis que Denis l'attendait en Italie. Le 
tyran est réduit à faire la paix à des conditions 
désavantageuses (357). 

Postquam Corinthum pervenit Dion et eodem perfugit i 
: Heraclides ab eodem expulsus Dionysio, qui praefectus 
fuerat equitum, omni ratione bellum comparare coepérunt- ^ 
Sed non multum proficiebant, quod multorum annorum 2 
tyrannis magnarum opum putabatur : quam ob causam 
paùci^ad societatem periculi perducebantur. Sed Dion, fretus 3 
non tam suis copiis quam odio tyranni, maximoanimb 
duabus onerariis navibus quinquaginta annorum imperium, 
munitum quingentis longis navibus, decem equitum cen- 
tumque peditum milibus, profectus oppugnatum,"quod om- 

i". Le texte porte : Nam puero, prius qtiam pubes esset, scorta 
-adducebantur, vino etc. 



42 X. DION. V. VI. 



nibus gentibus admirabile est visum, adeo facile perculit, 
ut post diem tertium, quam Siciliam attigerat, Syracusas 
introierit. Ex quo intellegi potest nuUum esse imperium 

4 tutum nisi benevolentia munitum. Eo tempore aberat Dio- 
nysius et in Italia classem opperiebatur adversariorum, ratus 
neminem sine magnis copiis ad se venturum : quae res eum 

5 fefellit. Nam Dion iis ipsis, qui sub adversarii fuerant potes- 
tate, regios spiritus repressit totiusque ejus partis Siciliae 
potitus est, quae sub Dionysii fuerat potestate, parique modo 
urbis Syracusarum praeter arcem et insulam adjunctam op- 

6 pido, eoque rem perduxit, ut talibus pactionibus pacem 
tyrannus facere vellet : Siciliam Dion obtineret, Italiam 
Dionysius , Syracusas Apollocrates, cui maxiniam fidem uni 
habebat 

VI. Dion reprend son épouse et tâche en vain de 
corriger son fils. Voulant dominer seul, il se ferouille 
avec Héraclide et le fait assassiner. 

1 Has tam prospéras tamque inopinatas res consecuta est 
subita commutatiojquod fortuna sua mobilitate, quem paulo 

2 ante extulerat, demergere est adorta. Primum in filio, de quo 
commemoravi supra, suam vim exercuit Nam cum uxorem 
reduxisset, quae alii fuerat tradita, filiumque vellet revocare 
ad virtutem {^), accepit gravissimum parens vulnus morte 

3 filii. Deinde orta dissensio est inter eum et Heraclidem,qui, 
quod ei principatum non concedebat, factionem comparavit. 
* Neque is minus valebat apud optimates, quorum consensu 

4 praeerat classi, cum Dion exercitum pedestrem teneret. Non 
tulit hoc animo aequo Dion, et versum illum Homeri rettulit 
ex secunda rhapsodia, in quo haec sententia est : non posse 
bene geri rem publicam multorum imperiis. Quod dictum 
magna invidia consecuta est : namque aperuisse videbatur 

5 omnia in sua potestate esse se velle. Hanc ille non lenire 
obsequio, sed acerbitate opprimere studuit, Heraclidemque, 
cum Syracusas venisset, internciundum curavit. 

I. Nous OMETTONS : a perdita luxuria. 



X. DION. VII. VIII. . 43 

VII. Dion se rend odieux à Syracuse. 

QuoD factum omnibus maximum timorem injecit : nemo i 
enim illo interfecto se tutum putabat. Ille-autem adversario - 
remoto licentius eorum bona, quos sciebat adversus se sen- 
sisse, militibus dispertivit. Quibus divisis cum cotidiani ma- 2 
ximi fièrent sumptus, celeriter pecunia déesse coepit, neque, 
quo manus porrigeret, suppetebat nisi in amicorum posses- 
siones. Id ejus modi erat, ut, , cum milites reconciliasset, 
amitteret optimates. Quarum rerum cura frangebatur et in- 3 
suetus maie audiendi non animo aequo ferebat de se ab iis 
maie existimari. Vulgus autem offensa in eum militum 
voluntate, quorum paulo ante in caelum fueratelatus laudibus, 
liberius loquebatur et tyrannum non ferendum dictitabat 

VIII. Callicrate abuse de la confiance de Dion pour le 
perdre. La sœur et l'épouse de ce dernier s'efTraient 
des bruits qui courent. Dion et Callicrate les rassurent. 

Haec ille intuens cum, quemadmôdum sedaret, nesciret et, ï 
quorsum évadèrent, timeret, Callicrates quidam, civis Athe- 
niensis,qui simul cum eo ex Péloponnèse in Siciliam venerat, \ 
homo et callidus et ad fraudem acutus, sine ulla religiône ac 
fide, adit ad . Dionem et ait : eum magno in periculo esse 2 
propter offensionem militum et odium populi, quod nullo 
modo evitare posset, nisi alicui suorum negotium daret, qui . 
se simularet illi inimicum. Quem si invenisset idoneum, 
facile omnium animos cogniturum adversariosquè sublatu- 
rum, quod inimici ejus dissidenti suos sensus aperturi forent 
Tali consilio probato excepit has partes ipse Callicrates et se 3 
armât imprudentia Dionis; Ad eum interficiundum socios 
conquirit, adversarios ejus convenit, conjuratione confirmât. . 
. Res, multis conseils quae ageretur, elata defertur ad Aristo- 4 
machen, sororem Dionis, uxoremque Areten, Illae timoré 
perterritae conveniunt, cujus de periculo timebant. At ille 
negat a Callicrate fieri sibi insidias, sed illa, quae agerentur, 
fieri praecepto suo. Mulieres nihilo secius Callicratem in 5 



-.>■-:• "^;S, 



44 X. DION; VIII. IX. X. 

aedeni Proserpinae deducunt ac jurarè çogunt, nihil ab illo 
periculi fore Dioni. Ille hac religione non modo non deter- 
ritus, sed ad maturandum concitatus est, verens ne prius 
consilium aperiretùr suum, quam cogitata perfecisset. 

IX. Gallicrate prend toutes ses précautions et donne 
ordîTe d'assassiner Dion. Le crime réussit grâce au peu 
de zèle des gardes (353). 

1 Hac mente proximo die festo, cum a conventu se remotum 
Dion domi teneret atque in conclavi edito recubuisset, con-, 
sciis facinoris loca munitiora oppidi tradit, domum custodiis 

2 saepit, a foribus qui non discedant, certos praeficit, navem 
triremem armatis ornât Philostratoque, fratri suo, tradit 
eamque in portu agitare jubet, ut si exercere rémiges vellet, 
cogitans, si forte consiliis obstitisset fortuna, ut haberet, qua 

3 aufugeret ad salutem. Suorum autem e numéro Zacynthios 
adulescentes quosdam eligit cum audacissimos tum viribus 
maximis, hisque dat negotium, ad Dionem eant inermes', sic 
ut conveniendi ejus gratia viderentur venire. Hi propter 

4 notitiam sunt intromissi. A.t illi, ut limen ejus intrarant, 
- foribus obseratis in lecto cubantem invadunt, colligant : fit 

5 strepitus, adeo ut exaudiri possét foris. Hic, sicut ante saepe 
dictum est, quam in visa sit singularis potentia et miseranda 
vita, qui se m étui quam amari malunt, cuivis facile intel- 

6.1ectu fuit. Namque illi ipsi custodes, si prompta fuissent 
voluntate, foribus effractis servare eum potuissent, quod 
illi inermes telum foris flagitantes vivum tenebant. Cur cum 
succurerret nemo, Lyco quidam Syracusanus per fenestram 
gladium dédit, quo Dion interfectus est. 

X. Le peuple accourt ; ses dispositions changent ; on 
regrette Dion et on l'ensevelit avec honneur. 

I CoNFEdTA caede, cum multitudo visendi gratia introisset, 
nonnulli ab insciis pro noxiis conciduntur. Nam 'céleri ru- 
more dilato, Dioni vim allatam, multi concurrerant, .quibus 
taie facinus displicebat. Hi falsa suspiciône ducti imme- 



XI. IPHICRATES. I. II. 45 ' 

rentes ut sceleratos occidunt. Hujus de morte ut palam 2 
. ' factum est, mirabiliter vulgi mutata est voluntas. Nam qui 
; vivum eum tyrannum vocitarant, eidem liberatorem patriae 
tyrannique expulsorem praedicabant. Sic subito misericordia 
odio successerat, ut eum suo sanguine ab Acherunte, si 
possent, cuperent redimere. Itaque in urbe celeberrimo loco, 3 
elatus publiée, sepulcri monumento donatus est. Diem obiit 
circiter annos quinquaginta natus, quartum post annum, 
quam ex Peloponneso in Siciliam redierat. 



XI. IphicrateSx 

I. Mérite d'Iphicrate comme général et comme strate- 
giste. Il améliore les armés de l'infanterie. 

IPHICRATES Atheniensis non tam magnitudine rerum £ 
gestarum quam disciplina militari nobilitatus est. Fuit 
enim talis dux, ut non solum aetatis suae eum primis com-. 
pararetur, sed ne de majoribus natu quidem quisquam ei 
anteponeretur. Multum vero in bello est versatus, saepe 2 
exercitibus praefuit, nusquam culpa maie rem gessit, semper 
, consilio vicit tantumque eo valuit, ut multa in re militari—^ 
partim nova attulerit, partim meliora fecerit. Namque ille' 
pedestria arma muta vit. Cum ante illum imperatorem maxi- 3- 
mis clipeis, brevibus hastis, minutis gladiis uterentur, ille e - 
■contrario peltam pro parma fecit (a quo postea peltastae 
pedites appellati sunt, qui antea hoplitae appellabantur), ut 
ad motus coricursusque essent leviores, hastae modum dupli- 
cavitj gladios longiores fecit. Idem genus loricarum novum 4 
instituit et pro sertis atque aëneis linteas dédit. Quo facto 
expeditiores milites reddidit : nam pondère detracto, quod 
aeque corpus tegeret et levé esset, curavit. 

II. Campagnes d'Iphicrate (393-369). Discipline et 
. formation de ses soldats. 

Bellum cum Thrat;ibus gessit, Seuthem, socium Athénien- i 
sium, in regnum restituit. Apud Corinthum tanta severitate" 



46 _XI. IPHICRATES. ii. m. 



exercitui praefuit, ut nuUae umquam in Graecia neque exer- 
citatiores copiae neque magis dicto audientes fuerint duci : 

2 in eamque consuetudinem adduxit, ut, cum proelii signum 
ab imperatore esset datum, sine ducis opéra sic ordinatae 
consistèrent, ut singuli a peritissimo imperatore dispositi 

3 viderentur. Hoc exercitu moram Lacedaemoniorum interfe- 
çitjquod maxime tota celebratum est Graecia. Iterum eodem 

* bello omnes copias eorum fugavit, quo facto magnam 

4 adeptus est gloriam. Cum Artaxerxes Aegyptio regibellum 
inferre voluit, Iphicraten ab Atheniensibus ducem petivit, 
quem praeficeret exercitui conducticio, cujus numeriis duo- 
decim milium fuit. Quem quidem sic omni disciplina militari 
erudivit, ut, quemadmodum quondam Fabiani milites 
Romae, sic Iphicratenses apud Graecos in summa laude 

5 fuerint. Idem subsidio Lacedaemoniis profectus Eparninon- 
dae retardavit impetus. Nam nisi ejus adventus appropin- 

* quasset, non prius Thebani Sparta abscessissent, quam, 
captam incendio delessent. 

III. Qualités physiques et morales d'Iphicrate. Il 
protège la veuve et les fils d'Arayntas (368). Il est 
accusé et absous (355). Réponse spirituelle de son fils. 

1 Fuit autem et animo magno et corpore imperatoriaque for- 

2 ma, ut ipso aspectu cuivis injiceret admirationem sui, sed in 
labore nimis remissus parumque patiens, ut Theopompus me- 
moriae prodidit,bonus vero civis fideque magna. Quod. cum in 
aîiis rébus déclara vit, tum maxime in Amyntae Macedonisli- 
beris tuendis. Namque Eurydice, mater Perdiccae et Philippi, 
cum his duobus pueris Amynta mortuo ad Iphicraten confu- 

3 git ejusque opibus defensa est Vixit ad senectutem placatis 
in se suorum civium animis. Causam capitis semel dixit, bello 
sociali, simul cum Timotheo, eoque judicio est absolutus. 

4 Menesthea filium reliquit ex Thrassâ natum, Coti régis filia. 
Is cum interrogaretur, utrum pluris patrem matremnefaceretj 

* Matrem ' inquit. Id cum omnibus mirum videretur, at ille 
' Merito ' inquit ' facio : nam patèr, quantum in - se fuit, 
Thracem me genuit, contra ea mater Atheniensem. ' 



; ' . - XII. CHABRIAS. I. II. 47 

XIL Ghabrlas. 

i. Grâce à une nouvelle opération stratégique, Ghabrias 
arrête Agésilas (378). Daïis la statue qu'on lui érige, 
il veut avoir la position qu'avaient ses soldats à la 
bataille. • 

CHABRIAS Atheniensis.Hic quoque in summis habitus i 
est ducibus resque multas memoria dignas gessit Sed 
ex iis elucet maxime inventum ejus in proelio, quod apud 
Thebas fecit, cum Boeotis subsidio venisset. Namque in eo 2 
Victoria fidente summo duce Agesilao, fugatis jam ab eo - 
conducticiis catervis, reliquam phalangem loco vetuit cedere 
obnixoque genu scuto, projecta hasta impetum excipere. 
hostium docuit. Id novum Agesilaus intuens progredi non 
est ausus suosque jam incurrentes tuba revoca vit. Hoc usqué 3 
.eo tota Graecia fama celebratum est, ut illo statu Ghabrias • 
isibi statuam fiéri voluerit, quae publiée ei ab Atheniensibus 
in foro constituta est. Ex quo factum est ut postea athletae 

jeterique artifices iis statibus in statuis ponendis uterentur, 

[uibus victoriam essent. adepti. 

fil. Exploits de Ghabrias dans l'île de Ghypre (388) et 
en Egypte (379-361). 

Ghabrias autemmultain'Europabellaadministravit,cum i 
dux AtHeniensium esset ; in Aegypto sua sponte gessit: nam 
Nectgnebin adjutum profectus regnum ei constituit. Fecit 2 
idem Gypri, sed publiée ab Atheniensibus Euagorae adjutor 
datus, neque prius inde discessit, quam totam insulam bello 
deyinceret : qua ex re Athenienses magnam gloriam sunt ^ 
adepti. Intérim belliim inter Aegyptios et Persas conflatiim 3 
est. Athenienses cum Artaxerxe societatem habebant, Lace- 
daemonii cum Aegyptiis, a quibus magnas praedas Agesilaus, 
rex eorum, faciebat. Id intuens Ghabrias, cum in re nulla 
Agesilao cederet,sua sponte eos adjutum profectus Aegyptiae 
classi praefuit, pedestribus copiis Agesilaus. 



48 XII. CHABRIAS. m. IV. 

III. Le roi de Perse se plaint. Chabrias est rappelé à 
Athènes, mais n'y reste pas longtemps. Gomme les 
autres grands hommes de cette ville, il craint la 
jalousie de ses concitoyens et aime à se soustraire à 
leurs regards. 

1 TuM praefecti régis Persae legatos miserunt Athenas 
questum, quod Chabrias adversus regem bellum gereret cum 
Aegyptiis. Athenienses diem certain Chabriae praestitnerunt, 
quam ante domum nisi redisset, capitis se illum damnaturos 
denuntiarunt. Hoc ille nuntio Athenas rediit, neque ibi 

2 diutius est moratus, quam fuit necesse. Non enim libenter 
erat ante oculos suorum civium, quod et vivebat laute et 
indulgebat sibi liberalius, quam ut invidiam vulgi posset 

3 effugere. Est enim hoc commune vitium magnis liberisque 
civitatibus, ut invidia gloriae cornes sit et libenter de iis 
detrahant, quos eminere videant altius, neque animo aequo 
pauperes alienam opulentiam intueantur fortunamque.Itaque 

4 Chabrias "cum ei licebat, plurimum aberat. Neque vert) soh 
ille aberat Athenis libenter, sed omnes fere principes fec« 
runt idem, quod tantum se ab invidia putabant afuturo( 
"qaantum a conspectu suorum recessissent. Itaque Conoî 
plurimum Cypri vixit, Iphicrates in Thracia, Timotheus 
Lesbi, Chares Sigei, dissimilis quidem Chares horum et factis^ 
et moribus, sed tamen Athenis et honoratus et potens. 

IV. Mort de Chabrias (357). 

1 Chabrias autem periit bello sociali- tali modo. Oppugna- 
bant Athenienses Chium. Erat in classe Chabrias privatus, 
sed omnes, qui in magistratu erant, auctoritate anteibat, 

2 eumque magis milites, quam'quipraeeraïit, aspiciebant. Quae" 
res ei maturavit mortem. Nam dum primus studet portuiri^ 
intrare gubernatoremque jubet eo dirigere navem, ipse sil^i 
perniciei fuit : cum enim eo penetrasset, ceterae non sunt 
secutae. Quo facto circumfusus hostium concursu cum for- 

3 tissime pugnâret, navis rostro percussa coepit sidère. Hinc 



; -; Xril. TIMOTHEUS. I. II. ■ 49: 

refugere curri posset, si se in mare dejecisset, quod suberàt 
classis Atheniensîum, quae exciperet natantes, perire maluit 
quam armis abjectis navem relinquere, in qua fuerat vectus. 
Id ceteri facere noluemnt, qui nando in tutum pervenerunt. 
At ille, praestare honestam mortem existimans turpi vitae, 
conaminus pugnans telis hoâtium intërfectus est. 



XIII. Timotheus, - 

I. Caractère et principaux exploits de Timothée 

(366-365). . . 

TIMOTHEUS, Cononis filius, Atheniensis. Hic a pâtre t 
acçeptam gloriam multis auxit virtutibus : fuit enina 
disertus, impiger, laboriosus, rei militaris peritus neque mi- 
nus civitatis regendae. Mùlta hujus sunt praeclare facta, sed 2 
haec maxime illustria. Olynthios et Byzantios bello subegit.* 
Samum cepit : in quo oppido oppugnando superiore bello 
Athenienses mille et ducenta talenta consumpserant, id ille 
sine ulla publica impensa populo restituit. Adversus Cotum 
bella gessit ab eoque mille et ducenta talénta praedae in 
publicum rettulit. Cyzicum obsidione liberavit. Ariobarzani- 3 
simul cum Agesilao auxilio profectus est : a quo cum Laco 
pecuniam numeratam accepisset, ille cives suos agro atque 
urbibus augeri maluit quam id sumere, cujus partem domum 
suam ferre posset. Itaque accepit Crithoten et Sestum. 

II. Timothée bat les Lacédéraoniens (375), et raffermit 
la puissance d'Athènes (374). On lui élève une statue. 

Idem classi praefectus circumvehens Peloponnesum, r 
Laçonicen populatus, classem eorum fugavit, Corcyram sùb 
"imperium Atheniensium redegit, sociosque' idem adjuhxit 
Epîrotas, Athamanas, Chaonas omnesque. eas gentes, quae 
mare illud adjacent. Quo facto Lacedaemonii de diutina 2 
contentione destiterunt et sua sponte Atheniensibus imperii 
màritimi principatum concesserunt, pacemque iis legibus 

CoRNELii. " ' Partie du maître. 4 



50 XIII. TIMOTHEUS. II. m. 

constituerunt, ut Athenienses mari duces essent.Quae victo-' 

* ria tantae fuit Atticis laetitiae, ut tum primum arae Paci 
3 publiée sint factae eique deae pulvinar sit institutum. Cujus 

laudis ut memoria maneret, Timotheo publiée statuam in foro 
posuerunt. Qui honos huie uni ante id tempus contigit, ut, 
cum patri populus statuam posuisset, filio quoque daret. Sie 
juxta posita reeens filii veterem patris renovavit memoriam. 

III. Injustement accusé par Charès, Timothée est 
condamné et se retire à Chalcis (354). 

1 Hic eum esset magno natu et magistratus gerere desisset, 
bello Athenienses undique premi sunt coepti. Defeeerat 

* Samus, deseiert-t Hellespontus, Philippus, jam tum valens, 
multa moliebatur : cui oppositus Chares eum esset, non satis 

2 in eo praesidii putabatur. Fit Menestheus praetor, filius 
Iphicratis, gêner Timothei, et, ut ad bellum proficiseàtur, 
decernitur, Huie in eonsilium dantur viri duo usu sapien- 
tiaque praestantes, pater et soeer, quod in his tanta erat aueto- 
ritas, ut magna spes esset per eos amissa posse reeuperari. 

3 Hi eum Samum profeeti essent et eodem Chares illorum ad- 
.^ ventu eognito eum suis eopiis profieiseeretur, ne quid absente 

se gestum videretur, aeeidit, cum ad insulam appropinqua- 
rent, ut magna tempestas oreretur : quam evitare duo veteres 

4 imperatores utile arbitrati suam elassem suppresserurit. At 
ille temeraria usus ratione non cessit majorum natu auctori- 
tati, velutin sua manu esset fortuna. Quo contenderat, per- 
venit, eodemque ut sequerentur, ad Timotheum et Iphicra- 
ten nuntium misit. Hine maie re gesta, compluribus âmissis 
navibus eo, unde erat profeetus, se reeepit litterasque Athe- 
nas publiée misit, sibi proelive fuisse Samum capere, nisi a 

5 Timotheo et Iphicrate desertus esset. Populus aeer, suspi- 
cax ob eamque rem mobilis, adversarius, invidus (etiam 
opiilentia in crimen vocabatur) domum revocat : accusantur 
proditionis. Hoc judicio damnatur Timotheus lisque ejus 
aestimatur centum talentis. Ille odio ingratae civitatis coaetus 
Chalcidem se contulit. 



':k:'JS'^ 



: :• :, xiii. tïmothexjs. iv. ' ^i 

lY. Gonon, fils de Timothée, ne doit payer que la dixième 
partie de l'amende à laquelle son père avait été 
condamné. Dévouement de Jason à la cause de 
Timothée (373). Transition à la vie de Datame. 

Hujus post mortem cum popullim judicii sui paeniteret, i 
multae novem partes detraxit et decem talenta Conoiiem, 
filium ejus, ad mûri quandam partem reficiendamjussit dare. 
In quo fortunae varietas est animadversa, Nam quos avus - 
muros ex hostium praeda patriae restituerai, eosdem nepos. 
cum summa ignominia fa"miliae ex sua re familiâri reficere 
coactus est. Timothei autem moderatae sapientisque vitaea 
cum pleraque possimus proferre testiraonaa, uno erimus con- - 
tenti, quod ex eo facile conjici poterit, quam carus suis fuerit. 
Cum Athenis adulescentulus causam diceret, non solum * 
amici privatique hospites ad eum defendendum convene- 
runt, sed etiam in eis Jason, tyrannus Thessaliae, qui illo 
tempore fuit omnium potentissimus. Hic cum in patria sine 3 
satellitibus se tutum non arbitraretur, Athenas sine ullo 
praesidio venit tantique hospitem fecit, ut mallet se capitis 
periculum adiré quam Timotheo de fama dimicanti déesse. . 
Hune ad versus tamen Timotheus postea populi jussu bel-" * 
lum gessit : patriae sanctiora jura quam hospitii esse duxit. 

Haec extrema fuit aetas imperatorum Atheniensium, Iphi- 4 
cratis, Chabriae, Timothei : neque post illorum obitum quis- 
quam dux in illa urbe fuit dignus memoria. 

Venio nunc ad fortissimum virum maxiraique consilii om- 5 
nium barbarorum, exceptis duobus Carthaginiensibus, Ha- 
milcare et Hannibale. De quo hoc plura referemus, quod et 6 
obscuriçra sunt ejus gesta pleraque et ea, quae prospère ei 
cesserunt, non magnitudine copiarum, sed consilii, quo tum • 
omnes superabat, acciderunt : quorum nisi ratio explicata 
fuerit, res apparere non poterunt. 



52 XIY. DATAMES. I. iiv . - 

XIV. Datâmes. 

I. Datame révèle ses qualités guerrières (382) ; il obtient 
la dignité de son père resté sur le champ de bataille. 

1 T~^ ATAMES, pâtre Camisare, natione Care, maire Scy- 
I J thissa natus, primum militum in numéro fuit apud 

Artaxerxen eorum, qui regiam tuebantur. Pater ejus Cami- 
sares, quod et manu fortis et bello strenuus et régi multis 
locis fidelis erat repertus, habuit provinciam partem Ciliciae 

2 juxta Cappadociam, quam iricolunt Leucosyri. Datâmes mi- 
litare munus fungens primum, qualis esset, aperuit in bello, 
quod rex adversus Cadusios gessit. Namque hic m^gni fuit 
ejus opéra. Quo factum est, cum in eo bello cecidisset Ca- 
misares, ut paterna ei traderetur provincia. 

II. Datame soutient sa réputation dans une nouvelle 
guerre. Chargé de réduire le dynaste Thuys, son 
cousin, il tente inutilement les moyens de douceur. 
Il s'empare de lui et de sa famille. 

X Pari se virtute postea praebuit, cum Autophrodates jussu 

_ régis bello persequeretur eos, qui " defecerant. Namque 

hujus opéra hostes, cum castra jam intrassent multis milibus' 

regiorum interfectis, profligati sunt exercitusque reliquus 

■' conservatus régis est : qua ex re majoribus rébus praeesse 

2 coepit. Erat eo tempore Thuys, dynastes . Paphlagoniae, an- 
tiquo génère ortus a Pylaemene illo, quem Homerus Troico 

3 * bello a Patroclo interfectum ait. Is régi dicto audiens non 
erat. Quam ob causam bello eum persequi constituit eique 
rei praefecit Datamen, propinquum Paphlagonis : namque 
ex fratre et sorore erant nati. Quam ob causam Datâmes 
primum experîri voluit, ut sine armis propinquum ad ofificium 
reduceret. Ad quem cum venisset sine praesidio, quod al) 
amico nuUas vereretur insidias, paene interiit : nam Thuys 

4 eum clam interficere voluit. Erat mater cum Datame, amita 
Paphlagonis. Ea, quid ageretur, resciit filiumque monuit. 



7 ; ' XIY. DATAMES. II. ïil iv. ' 53: ; 

Ille fuga periculum evitavit bellumque indixit Thuyni. In 5 
quo cum ab Ariobarzane, praefecto Lydiae et loniae totius- ' 
que Phrygiae, desertus esset, nihiîo segnius perseveravit -' 
vivumque Thuyn cepit cum uxore et liberis. • 

III. Il s'habille en paysan et conduit au roi le captif lié 
et revêtu de tous ses ornements, Artaxerxès charnaé - 
récompense Datame et le met à la tête d'une arnaée 
: qu'on levait et qu'on se disposait à envoyer en Egypte 

(379). — 

Cujus facti ne prius fama ad regem quam ipse pervenirety i 
dédit operam, Itaque omnibus insciis eo, ubi erat rex, .venit 
p'osteroque die Thuyn, hominem maximi cdrporis térribili- 
qjie facie, quod et niger et capillo longo barbaque erat pro- - 
missa, optima veste texit, quam satrapae regii gerere consue- 
rant, ornavit etiam torque atque armillis aureis ceteroque 
regio cultu ; ipse agresti duplici amiculo circumdatus hirta- 2 
quetunica, gerens in capite galeam venatoriam, dextramanu- 
clavam, sinistra copulam, vinctum ante se Thuynem agebat,' 
ut si feram bestiam captam duceret. Quem cum omnes 3, 
. conspicerent propter novitatem ornatus ignotamque formam. -% 
ob eamque rem magnus esset concursus, fuit honnemo, qui 
agnosceret Thuyn regique nuntiaret. Primo non accredidit : 4 
itaque Pharnabazum misit exploratum. A quo utremgestam - 
êomperit, statim admitti jussit, magno opère delectatus cum , 
facto tum ornatu, in primis quod nobilis rex in potestatém 
inopinanti vènerat. Itaque magnifice Datamen donatum ad 5 
exercitum misit, qui tum contrahebatur duce Pharnabazo et 
Tithrauste ad bellum Aegyptium, parique eum atque illos " 
imperio esse jussit. Postea vero quam Pharnabazum rex 
revocavit, illi summa imperii tradita est. :^ 

IV. Rappelé par le roi pour aller soumettre Aspis, 
satrape rebelle, Datame surprend son ennemi et le 
force à se rendre. 

Hic cum maximo studio compararet exercitum Ae- r 
gyptumque prpficisci pararet, subito a rege litterae sunt ei . 



-54 XÎY. DATAMES, iv. v. 

missae, ut Aspim aggrederetur, qui Cataoniam tenebat: 

2 quae gens jacet supra Ciliciam,* confinis Cappadoçiae. Nam- 
que Aspis, saltuosam regionem castellisque munitam inco- 
lens, non solum imperio régis non parebat, sed etiam finiti- 
mas regiones vexabat et, quae régi portarentur, abripiebat, 

3 Datâmes, etsi longe aberat ab his regionibus et a majore re 
abstrahebatur, tamen régis voluntati morem gerendum puta- 
vit. Itaque cum paucis, sed viris fortibus navem conscendit, 
existimans, quod accidit , facilius se imprudentem parva 
manu oppressurum quam paratum quamvis magno exercitu. 

4 Hac delatus in Ciliciam, egressus inde, dies noctesque iter 
faciens'Taurum transiit eoque, quo studuerat, venit. Quaerit, 
quibus locis sit Aspis : cognoscit haud longe abesse pro- 
fectumque eurn venatum. Quae dum speculatur, ad ventus ej us 
causa cognoscitur. Pisidas cum iis, quos secum habebat, ad 

5 resistendum Aspis comparât. Id Datâmes ubi audivit, arma 
sumit, suos sequi jubet : ipse equo concitato ad hostenï 
vehitur. Quem procul Aspis conspiciens ad se ferentem per- 
timescit atque a conatu resistendi deterritus sese dedidit. 

^ Hune Datâmes vinctum ad regem ducendum tradit Mithri- 
dati. 

V. Un si prompt succès achève de gagner à Datame la 
bienveillance d'Artaxerxès, mais excite la jalousie 
des courtisans. Un dé ses amis l'avertit des dangers 
de sa position ; il se résout à abandonner le roi. 

1 Haec dum geruntur, Artaxerxes reminiscens, a quanto 
bello ad quam parvam rem principem ducum misisset, se 
ipse reprehendit et nuntium ad exercitum Acen misit, quod 
nondum Datamen profectum putabat, qui diceret, ne , ab 
exercitu discederet. Hic priusquam perveniret, quo erat 

2 profectus, in itinere convenit, qui Aspim ducebant. Qua 
céleri tate cum magnam benevolentiam régis Datâmes con- 
secutus esset, non minorem invidiam aulicorum excepit, 
quod illum unum pluris quam se omnes fieri videbant. Quo 

3 facto cuncti ad eum opprimendum consenserunt. Haec Pan- 



XI Y. DATAMES, v.vi. - '55 

dantes, gàzae custos regiae, amicus Datami, perscripta ei 
mittit, in quibus docet eurn in magno fore periculo, si quid 
illo imperante adversi in Aegypto accidisset. Namque eam 4 
esse consuetudinem regiam, ut casus adverses hominibus 
tribuant, secundos fortunae suae : quo fieri ut facile impel- 
lantur ad eorura perniciem, quorum ductu res maie gestae 
nuntientur. Illum hoc majore, fore in discrimine, quod qui- 
bus rex maxime oboediat, eos habeat inimicissimos. Talibus 5 
ille litteris cognitis, cum jam ad exercitura Acen venisset, 
quod non ignorabat ea vere scripta, desciscere a rege consti-: 
tuit. Neque tamen quicquam fecit, quod fide sua esset indi- 
gnum. Nam Mandroclen Magnetem exercitui praefecit : ipse 6 
cum suis in Cappadociam discedit conjunctamque huic 
Paphlagoniam occupât, celans, qua voluntate esset in regem. 
Clam cum Ariobarzane facit amicitiam, maiium comparât, 
urbes munitas suis tuendas tradit. 

yi. Le fils de Datarae meurt ; son beau -père passe à 
l'ennemi. La ruse de Datame fait tourner à son 
avantage ce qui devait amener sa perte. 

Sed haec propter hiemale tempus minus prospère proce- ï"- 
debant. Audit Pisidas clam copias adversus se parare. 
Filium eo Arsideum cum exercitu. mittit : cadit in proelio 
adulescens. Proficiscitur eo pater non ita cum magna manu, 
celans, quantum vulnus accepisset, quod prius ad hostem 
pervenire cupiebat, quam de maie re gesta fama ad suos 
perveniret, ne cognita filii morte animi debilitarentur 
militum. Quo contenderat, pervenit iisque locis castra ponit, 2 
ut neque circumiri multitudine adversariorum posset: 
neque impediri, quo minus ipse ad dimicandum manum 
haberet expeditam. Erat cum eo Mithrobarzanes, socer ejus, 3 
praefectus equitum. Is desperatis generi rébus ad hostes 
transfugit. Id Datâmes ut audivit, sensit, si in turbam exisset 
ab homine tam necessario se relictum, futurum ut ceteri idem 
consilium sequerentur. In vulgus edit : suo jussu Mithrobar- 4 
zanem profectum pro perfuga, quo facilius receptus interfi- 



56 XIV. DATAMES, ti. vil 

ceret hostes : quare relinqui eum par non esse et omnes 
confestim sequi. Quod si animo strenuo feoissent, futurum 
ut adversarii non possent resistere, cum et intra vallum et 

5 foris caederentur. Hàc re probata exercitum educit, Mithro- 
barzanem pe'rsequitur : qui tantum quod ad hostes pervene- 

6 rat, cum Datâmes signa inferri jubet. Pisidae nova re 
commoti in opinionem adducuntur perfugas mala fide com- 
positoque fecisse, ut recepti majori essent calamitati. Pri- 
mum eos adoriuntur. lUi cum, quid ageretur aut quare 
fieret, ignoraient, coacti sunt cum iis-pugnare, ad quos transi- 
erant, ab iisque stare, quos reliquerant : quibus cum 

7 neutri parcerent, celeriter sunt concisi. Reliquos Pisidas 
resistentes Datâmes invadit : primo impetu pellit, fugientes 

8 persequitur , multos interficit, castra hostium capit. Tali 
consilio uno tempore et proditores perculit et hostes profli- 
gavit, et, quod ad perniciem suam fuerat cogitatum, id ad 
salutem convertit. Quo neque acutius ullius imperatôris 
cogitatum neque celerius factum usquam legimus. 

VII. Le fils aîné de Datame rapporte au roi la défection 
de son père. Artaxerxès effrayé envoie Autophrodate 
contre lui. Datame ne pouvant réussir à lui barrer 
le passage, prend une position avantageuse. 



I 



Ab hoc tamen viro Sysinas, maximus natu filius, descivit 
ad regemque transiit et de defectione patris detulit. Quo 
nuntio Artaxerxès commotus, quod intellegebat sibi cum 
viro forti ac strenuo negotium esse, qui et prius cogitare 
quam conari consuesset et, cum cogitasset, facere auderet," 

2 Autophrodatem in Cappadociam mittit. Hic ne intrare posset, 
saltum, in quo Ciliciae portae sunt sitae, Datâmes praeoccu- 

3 pare studuit. Sed tam subito copias contrahere non potuif. 
A qua re depulsus cum ea manu, quam contraxerat, locum 
dehgit talem,. ut neque circumiretur ,ab hostibus neque 
praeteriret adversarius, quin ancipitibus locis premeretur, et, 
si dimicare vellet, non multum obesse multitude hostium 
suae_paucitati posset. 



XI V. DATAMES, vm. .IX. ■ 57 



YIII. Grâce aux avantages de sa position, il bat avec 
une poignée de gens la grande armée d'Autophrodate. 
Des échecs successifs engagent ce dernier à proposer 
la paix ; Datame ne s'y refuse pas. 

Haec etsi Autophrodates videbat, tamen statim maluit r 
congredi quam cum tantis copiis refugere aut tam diu uno- 
loco sedere. Habebat barbarorum equitum viginti, peditum 
cehtum milia, quos illi Cardacas appellant, ejusdemque 2 
generis tria milia funditorum, praeterea Cappadocum octo 
•milia, Afmeniorum decem milia, Paphlagonum quinqué 
milia, Phrygum decem milia, Lydorum quinque milia, 
Aspendiormn et Pisidarum circiter tria milia, Cilicum duo mi- ; 
lia, Captianorum totidem, ex Graecia conductorum tria milia,. 
levis armaturae maximum numerum. Has adversus copias 3 ■ 
spes omnis consistebat Datami in se locique natura : namqu'e . 
hujus partem non habebat vicesimam militum. Quibus fretus . 
conflixit adversariorumque riiulta milia concidit, cum. de - 
ipsiûs exercitu non amplius hominum mille cecidisset. Quam 
ob l;ausam postero die tropaeum posuit, quo loco pridie 
pugnatum erat, Hinc cum castra movisset semperque inferior ^ - 
copiis superior omnibus proeliis discederet, quod numquam. 
manum consereret, nisi cum adversarios locorum angustiis 
clausisset, quod perito regionum callideque cogitanti saepe ' ■■ 
accidebat, Autophrodates, cum bellum duci majore regisS' 
calamitate quam adversariorum videret, pacem amicitiamque 
hortatus est, ut cum rege in gratiam rediret. Quam ille etsi. 6 
fidam non fore putabat, tamen condicionem accepit seque "^ 
ad Artaxerxém legatos missurum dixit. Sic bellum, quod 
rex adversus Datamen susceperat, sedatum est. Autophro- 
dates in Phrygiam se recepit. 

IX. Le roi veut faire assassiner Datame. Une première 
tentative échoue grâce à la. ruse de ce dernier. 

At rex, quod implacabile odium in Datamen susceperat, i 
postquam bello eum opprimi non posse animadvertit insidiis ;'' 



58 XIV. DATAMES. IX. X. 

2 interficere studuit : quas ille plerasque evitavit. Sicut, cum 
ei nuntiatum esset quosdam sibi insidiari, qui in amicorum 
erant numéro : de quibus, quod inimici detulerant, neque 
credendum neque neglegendum putavit: experiri voluit, verum 

3 falsumne sibi esset relatum. Itaque eo profectus est, in quo 
itinere futuras insidias dixerant. Sed elegit corpore ac statura 
simillimum sui eique vestitum suum dédit atque eo loco 
ire, quo ipse consuerat, jussit : ipse autem ornatu vestituque 

4 militari inter corporis custodes iter facere coepit. At insi- 
diatores, postquam in eum locum agmen pervenit, decepti^ 
ordine atque vestitu impetum in eum faciunt, qui suppositus 
erat. Pràedixerat autem iis Datâmes, cum quibus iter fa,cie- 

5 bat, ut parati essent facere, quod ipsum vidissent. Ipse, ut 
concurrentes insidiatores animum advertit, tela in eos con- 
jecit. Hoc idem cum universi fqcissent, priusquam perveni- 
rent ad eum, quem aggredi volebant, confixi conciderunt. 

X. Mithridate feint d'être l'ennemi du roi ; Datame ne 
remarque pas le piège. 

1 Hic tamen tam callidus vir extremo tempore captus est 
Mithridatis, Ariobarzanis filii, dolo. Namque is pollicitusest 
régi se eum interfecturum, si ei rex permitteret, ut quod- 

■ cumque vellet liceret impune facere, fidemque de ea re 

2 more Persarum dextra dedisset. Hanc ut accepit a rege 
missam, copias parât et absens amicitiam cum Datame facit, 
régis provincias vexât, castella expugnat, magnas praedas 
capit, quarum partim suis dispertit, partim ad Datamen 

3 mittit ; pari modo complura castella ei tradit. Haec diu- 
faciendo persuasit homini se infinitum adversus regem susce- 
pisse bellum, cum nihilo magis, ne quam suspicionem illi 
praeberet insidiarum, neque colloquium ejus petiit neque in 
conspectum venire studuit. Sic absens amicitiam gerebat, ut 
non beneficiis mutuis, sed communi odio, quod erga regem 
susceperant, contineri viderentur. 



XIV. DATAMES. XL 59 

XI. Les deux chefs s'abouchent non sans de grandes 
précautions prises de part et d'autre. L'entrevue 
terminée, Mithridate rappelle Datame et le frappe 
d'une arme qu'il avait tenue cachée (363). 

Id cum satis se confirmasse arbitratus esset,certiorem facit i 
Datamen, tempus esse majores exercitus parari et bellum 
Gum ipso rege suscipi, deque ea re, si ei videretur, quo loco 
vellet, in coUoquium veniret. Probata re colloquendi tempus 
sûmitur locusque, quo conveniretur. Hue Mithridates cum 2 
iiho, cui maxime habebat fidem, ante aliquot dies venit 
compluribusque locis separatim gladios obruit eaque loca 
diligenter notât. Ipso autem coUoquii die utrique, locum qui 
, explorarent atque ipsos scrutarentur, mittunt : deinde ipsi 
sunt congressi. Hic cum aliquamdiu in colloquio fuissent et 3 
diversi discessissent jamque procul Datâmes abesset, Mithri- 
dates, priusquam ad sUos perveniret, ne quam suspicionem 
pareret, in eundem locum revertitur atque ibi, ubi telum erat 
infossum, resedit, ut si lassitudine cuperet acquiescere,- 
Datamenque revocavit, simulans se quiddam iri colloquio 
esse oblitum. Intérim telum, quod latebat, protulit nuda- 4 
tumque vagina veste texit ac Datami venienti ait, digre- 
dientem se animadvertisse locum quendam, qui erat in 
conspectu, ad .castra ponenda esse idoneum. Quem cum 5 
digitp monstraret et ille respiceret, aversum ferro transfixit 
priusque, quam quisquam posset succurrere, • intërfecit. Ita 
ille vir, qui multos consilio, neminem perfidia ceperat, simu- 
- lata captus est amicitia. - 




( 
J 






60 XY. EPAMINONDAS. i. II. . ^ 

XV. Epaminondas. 

I. Il ne faut point juger des moeurs des autres peuples 
par les nôtres. Division de la vie d'Épaminondas. 

1 T^ PAMINONDAS, Polymnidis filius, Thebanus. De hoc 
XIL priusquam scribimus, haec praecipienda vidéntùr 

lectoribus, ne alienos mores ad suos référant, neve ea, quae 
ipsis leviora sunt, pari modo apud ceteros fuisse arbitrentur. 

2 Scimus enim musicen nostris mofibus abesse a principis 
persona, saltare vero etiam in vitiis poni : quae omnia apud 

3 Graecos et grata et laude digna ducuntur. Cum autem expri-. 
mère imaginem consuetudinis atque vitae velimus Epanii- 
nondae, nihil videmur debere praetermittere, quod pertineat 

4 ad eam declarandam. Quare dicemus primum de génère 
ejus, deinde quibus disciplinis et a quibus sit eruditus, tum 
de moribus ingeniique facultatibus et si qua alia memoria 
digna erunt, postremo de rébus gestis, quae a plurimis'^animi 
anteponuntur virtutibus. 

II. Naissance et éducation d'Épaminondas. 

I Natu^_ igitur pâtre, quo diximus, génère honesto, pauper 

jam a majoribus relictus est, eruditus autem sic, ut nemo 

Thebanus magis. Nam et citharizare et cantare ad chorda- 

rum sonum doctus est a Dionysio, qui non minore fuit' in 

musicis gloria quam Damon aut Lamprus, quorum pervul- 

gata sunt nomina, cantare tibiis ab Olympiodoro, saltare a 

''•=-3--Calliphr6ne. At phiiôsophiae praeceptorem habuit Lysim 

Taf^ntinum, Pythagorèum : cui quidem sic fuit deditus, ut 

adulescens tristem' ac sèverum senem omnibus aequalibus 

•_,siûs' ïh familiaritate àntéposuerit, neque prius eum a' se 

,. dmisit, quam in doçtrinis tanto antecessit condiscipulos, ut 

■■■'■>. facile ^^in^ellegi posset pari modo superaturum ômnes in 

3 ceteris artibus. Atque haec ad nostram consuetudinem sunt; 

.levia et potius contemnenda : at in Graecia, utique olim-, : 

'-- 4 magnaelaudierant.Postquam ephebusest factus et palaestrae 










XV. EPAMINONDAS. ni. ly. 



6j 



dare operam coepit, non tam iriagnitudini virium servivît 
'^ quâm velocitati : illam enim ad athletarum usum, hanc ad 
belli existimabat pertinere. Itaque exercebatur- plurimum S 
currendo et luctando ad eum finem, quoad stans complecti 
posset atque contendere. In armis vero plurimum studii 
consumebat. 

TU, Caractère d'Épaminondas. Preuves de son désir de 
s'instruire, de sa bonté et de son désintéressement. 

Ad hanc corporis firmitatem pluraetiam animi bona i 
. accesserànt. Erat enim modestus, prudens, gravis, tempori- 
.bus sapienter utens, peritus belli, fortis manu, animo maximo, 
adeo verîtatis diligens, ut ne joco quidem mentiretur. Idem 2. 
' continens, clemens patiensque admirandum in modum, non . 
solum populi, sed etiam amicorum ferens injurias, in primis 
- commissa celans,quodque interdum non minus prodest quam 
diserte dicere, studiosus audiendi : ex hoc enim facillime 
; disci arbitrabatur. Itaque cum in circulum venisset, in quo" 3 

aut de re publica disputaretur aut de philosophia sermo 

" habèretur, numquam iride pritis discessit, quam ad finem 

r sermo esset adductus. Paupertatem adeo facile perpessus est, 4- 

■ ut de re publica nihil praeter gloriam ceperit. Amicorum in 

se tuendb caruit facultatibus, fide ad alios sublevandos saepe 

sic usùs est, ut judicarî possit omnia ei cum amiçis fuisse 

; communia. Nam cum aut civium suorum aliquis ab hostibus- 5 

-esset captus, aut virgo amici nubilis propter paupertatem ' 

coUocari non posset, amicorum consilium habebat et, quan- 
' tum quisque daret, pro facultatibus imperabat. Eamque 6 
summam cum confecerat, priusquam acciperet pecuniam, 
adducebat eum^qui quaerebat, ad eos, qui conferebant, eique 
iitipsi numerarent, faciebat, ut ille, ad quem ea resperve- 
Lsciiet quantum cuique deberet. 

•uptibilité d'Épaminondas. ' 




^abstinentia a Diomedonte Cyzi- 
àxerxis régis Epaminondam 



62 . XV."E.P.AMINONX)AS. IV. V. 

pecunia corrumpendum susceperat. Hic , magno cum pon- - 
dere auri Thebas venit et Micythum adulescentulum, quem 
tum Epaminondas plurimum diligebat, quinque talentis ad 
suam perduxit voluntatem.Micythus Epaminondam convenit 

2 et causam adventus Diomedontis ostendit. At ille Diome-' 
donti coram ' Nihil ' inquit ' opus pecunia est : nam si rex 
ea vult, quae Thebanis sunt utilia, gratis facere sum paratus; 
sin autem contraria, non habet auri atque argenti satis. 
Namque orbis terrarum divitiàs accipere nolo pro patriae 

3 çaritate. Tu quod me incognitum tentasti tuique similem 
existimasti, non miror tibique ignosco ; sed egredere pro- 
pere, ne alios corrumpas, cum me non potueris. Et tu, 
Micythe, argentum huic redde, aut, nisi id confestim fàcis, 

4 ego te tradam magistratui. ' Hune Diomedon cum rogaret, 
ut tuto exire suaque, quae attulerat, liceret efferre, ' Istud 
quidem ' inquit ' faciam, neque tua causa, sed mea, ne, si 
tibi sit pecunia adempta, aliquis dicat id ad me ereptum 

5 pervenisse, quôd delatum accipere noluissem. ' A quo cum 
quaesisset, quo se deduci vellet, étoile Athenas dixisset, 
praesidium dédit, ut tuto perveniret. Neque vero id satis 
habuit, sed etiam, ut inviolatus in navem escenderet, per 
Chabriam Atheniensem, de quo supra mentionem fecimus, 

6 effecit. Abstinentiae erit hoc satis testimonium.^Plurima 
quidem proferre possumus, sed modus adhibendus est, quo- 
niam uno hoc volumine vitam excellentium virorum complu- 
rium concludere constituimus, quorum res separatim multis 
milibus versuum complures scriptores ante nos explica,runt. 

V. Éloquence et heureuses reparties d'Épaminondas. 

1 Fuit etiam disertus, ut nemo ei Thebanus par esset elo- 
quentia, neque minus concinnus in brevitate respondt 

2 quam in perpétua oratione ornatus. HabuiL 
Menecliden quendam, indidem Thebj 
administranda re publica, satis 
Thebanum scilicet; namque 




XY. EPAMINONDAS. v. vi. ' .63 

ingenii. Is, quod in re militari florere Epaminondam videbat, 3 
hortari solebat Thebanos, ut pacem bello anteferrent, ne 
illius imperatoris opéra desideraretur. Huic ille ' Fallis ' 
inquit ' verbo cives tuos, quod eos a bello avocas : otii enim 
■ nomine servitutem concilias. Nam paritur pax bello. Itaque 4 
^ qui ea diutina volunt frui, bello exercitati esse debent. Quare 
si principes Graeciae vultis esse, castris est vobis utendum, 
non palaestra. ' Idem ille Meneclides cum huic objiceret, S 
quod liberos non haberet neque uxorem duxisset,maximeque 
insolentiam, quod sibi Agamemnonis belli gloriam videretur 
, consecutus : at ille ' Desine ', inquit ' Meneclida, de uxore 
mihi exprobrare : nam nullius in ista re minus uti consilio 
volo (^). Quod autem me Agamemnonem aemulari putas, 6 
falleris. Namque ille cum universa Graecia vix deçem annis 
unam cepit urbern, ego contra ea una urbe nostra dieque uno 
totam Graeciam Lacedaemoniis fugatis liberavi.' ' 

VI. L'éloquence d'Épaminondas brille en deux réunions 
irnportantes (vers 371). 

Idem cum in conventum venisset Arcadum, petens ut i 
societatem cum Thebanis et Argivis facerent, contraqueCal- : 
listratus, Atheniensium legatus, qui eloquentia omnes eo 
- praestabat tempore, postularet ut potius amicitiam seque- - 
rentur Atticorum, et in oratione sua multa invectus esset in 
Thebanos et Argivos in iisque hoc posuisset, animum adver- 2 
tere debere Arcades, quales utraque civitas cives procréas-: 
set, ex quibus de ceteris possent judicare : Argivos enim 
fuisse Orestem et Alcmaeonem matricidas, Thebis Oedipum 
natum, qui patrem suum interfecisset (^) : huic in respon- 3 
dendo Epaminondas, cum de ceteris perorasset, postquam 
ad illa duo opprobria pervenit, admirari se dixit stultltiam 
rhetoris Attici, qui non animadverterit, innocentes illos natos 
dômi, scelere admisso cum patria essent expulsi, recêptos 

I Nous OMETTONS : (Habebat enim Meneclides suspicioném adulterii. ) 
2. Le texte porte : qui, cum patrem suum interfecisset, ex matre 
liberos procreasset : 



64 . XV. EPÀMINONDAS. vi. vii. - - - ; : ; 

4 * esse ab Atheniensibus. Sed maxime ejus eloquèntià eluxit 
Spartae ante pugnam Leuctricam. Quo cum omnium socio- 
rum convenissent legati, coram frequentissimo legationum 
conventu sic Lacedaemdniorum tyrannidem coarguit,- ut 
non minus illa oratione opes eorum çoncusserit quam 
Leuctrica pugna. Tum enim perfecit, quod post apparuit, ut 
auxilio sociorum privarentur. • 

VII. Voyant ses concitoyens en danger, Épanainondas 
oublie l'injure qu'il en a reçue et les sauve (368). Une 
autre fois il retient pour le bien de sa patrie la charge^^ - 
dont on venait de le démettre (370). 

1 Fuisse patientem suorumque injurias ferentem civium, 
quod se patriae irasci nefas esse duceret, haec sunt testimo- -^ 
nia. Cum eum propter invidiam cives sui praeficere exercitui 
noluissent duxque esset delectus belli impèritus, cujus errore; 
res eo esset deducta, ut omnes de sainte pertiméscerent, 
quod locorum angustiis clausi ab hostibus obsidebantur, de- 
siderari coepta est Epaminondae diligentia : erat enim ibi 

2 privatus numéro militis. A quo cum p.eterent opem, nullam 
adhibuit memoriam contumeliae et exercitum obsidione 

3 lîberatum domum reduxit incolumem. Nec vero hoc semel- 
fecit, sed saepius. Maxime autem fuit illustre, cum in Pelo- 
ponnesum exercitum duxisset adversus Lacedaemonios ha- 
beretque collegas duos, quorum alter erat Pelopidas, vir 
fortis ac strenuus. Hi cum criminibus adversariorum omnes- 
* in invidiam venissent ob eamque rem imperium iis esset 
abrogatum atque in eorum locum alii praetores successis- 

4 sent, Epaminondas popuH scito.non paruit idemque ut face- 
rent persuasit coUegis et bellum, quod susceperat, gessit. 
Namque animadvertebat, nisi id fecisset, totum exercitum - 
propter praetorum imprudentiam inscitiamque belli peritu- 

5 rum. Lex erat Thebis, quae morte multabat, si quis imperium 
diutius retinuisset, quam lege praefinitum foret. Hane Epa- 
minondas' cum rei publicae conservandae causa latam vide- 
ret, ad perniciem civitatis conferre noluit et quattuor mensi- 
bus diutius, quam populus jusserat, gessit imperium. 



^m:-/'^. 



" ; XV. ÉPAMINONDAS. viii. ix. , 65 

y III. Il accepte seul toute la responsabilité de cet acte 
et se soumet à la vindicte des lois, pourvu qu'on 

. reconnaisse que ses services ont été la cause de sa 
mort. Il est absous (369). 

PosTQUAM domum reditum est, collegae ejus hoc crimine i - 
accusabantur. Quibus ille permisit, ut omnem causam in se 
transferrent suaque opéra factum contenderent, ut legi non 
oboedirent. Qua defensione illis periculo liberatis nemo 
Epaminondara responsurum pu,tabat, quod, quid diceret, 
non haberet. At ille in judicium venit, nihil eorum negavit, 2 
quae adversarii crimini dabant, omniaque, quae collegae 

/ dixerant, confessus est neque recusavit quo minus légis poe- 
nam subiret, sed unum ab iis petivit, ut in sepulcro suo in- 
scriberent : ' Epaminondas a Thebanis morte multatus est, 3 
quod eos coegit apud Leuctra superare Lacedaemonios, quos 

. ante se imperatorem nemo Boeôtorum ausus est aspicere in 
acie, quodque uno proelio non solum Thebas ab interitu 4- ■ 

; retraxit, sed. etiam universam Graeciam in libertatem vindi- 
cavit eoque res utrorumque perduxit, ut Thebani Spartam 
oppugnarent, Lacedaemonii satis haberent, si salvi esse /--% 
possent, neque prius bellare destitit, quam Messene restituta- 5 
urbem eorum obsidione clausit. ' Haec cum dixisset, risus 
omnium cum hilaritate coortus est, neque quisquam judex 
ausus est de eo ferre suffragium. Sic a judicio capitis maxi- 
ma discessit gloria. 

IX, A la bataille de Mantinée, il est reconnu par les 

Lacédémoniens. Ceux-ci réunissent tous leurs efforts 

contre lui. II. tombe. Les Béotiens un instant 

x. , consternés triomphent et Epaminondas meurt en 

""" apprenant leur victoire (362). 

. Hic extremo tempore imperator apud Mantineam cum i 
acie instructa audacius instaret hostibus, cognitus est a 
Lacedaemoniis. Qui, quod in unius pernicie ejus patriae 
sitam putabant sàlutem, universi in unum impetum fecerunt 
neque prius abscesserunt, quam magna caede édita multis- 

CORNELII. PARTIE DU MAITRE. 5 



66 XV. EPAMINONDAS. IX. X. 

que occisis fortissime ipsum Epaminondam pugnantem,sparo 

2 eminus percussum, concidere viderunt. Hujus casu aliquan- 
tum retardât! sunt Boeoti, neque tamen prius pugna exces- 

3 serunt, quam répugnantes profligarunt.At Epaminondas, cum 
animadverteret mortiferum se vulnus accepisse simulque, si 
ferrum, quod ex hastili in corpore remanserat, extraxisset, 
animam stàtim emissurum, usque eo retinuit, quoad renun- 

4 tiatum est vicisse Boeotos. Id postquam audivit, ' Satis ' in- 
quit ' vixi : invictus enim morior. ' Tum ferro extracto 
confestim exanimatus est. 

X. Il défend son célibat. Il ne veut pas se mêler à la 
guerre civile (379). Thèbes n'eut d'influence que sous 
Epaminondas. 

1 Hic uxorem numquam duxit. In quo cum reprehendere- 
tur a Pelopida, qui filium habebat infamem, maleque eum 
in eo patriae consulere diceret, quod liberos non relinqueret, 
' Vide ' inquit ' ne tu pejus consulas, qui talem ex te natum 

2 relicturus sis. Neque vero stirps potest mihi déesse : namque 
ex me natam relinquo pugnam Leuctricam, quae non modo 

\ jnihi superstes, sed etiam immortalis sit necesse est' Quo 
tempore duce Pelopida exsuies Thebas occuparunt et prae- 
sidium Lacedaemoniorum ex arce expulerunt, Epaminon- 
das, quamdiu facta est caedes civium, domo se tenuit, quod 
neque malos defendere volebat neque impugnare, ne manus 
suorum sanguine cruentaret : namque omnem civilem victo- 
riam funestam putabat. Idem, postquam apud Cadmeam 
cum Lacedaemoniis pugnari coeptum est, in primis stetit. 
4 Hujus de virtutibus vitaque satis erifdictum, si hoc unum 
adjunxero, quod nemo ibit infitias, Thebas et ante Epaiiii-'^ > 
* nondam natum et post ejusdem interitum perpetuo alieno 
paruisse imperio, contra ea, quamdiu ille praefuerit rei pu- 
blicae, caput fuisse totius Graeciae. Ex quo intellegi potest 
unum hominem pluris quam civitatem fuisse. 

ml» 



XVI. PELOPIDAS. r. ii. 67 

XVI. Pelopidas- 

I. A l'instigation de quelques Thébains, le Lacédémonien 
Phoebldas s'empare de la Cadmée (382). Pélopidas est 
exilé. 

PELOPIDAS Thebanus, magis historicis quam vulgo i 
notus. Cujus de.virtutibus dubito quemadmodum ex- 
ponam, quod vereor, si res explicare incipiam, ne non vitam 
ejus enarrare, sed historiam videar scribere. : si tantummodo 
summas attigero, ne rudibus Graecarum litterarum minus 
dilucide appareat, quantus fuerit ille vir. Itaque utrique rei 
occurram, quantum potuero, et medebor cum satietati tum 
ignorantiae lectorum. 

Phoebldas Lacedaemonius, cum exercitum Olynthum 2 
duceret iterque per Thebas faceret, arcem oppidi, quae 
Cadmea nominatur, occupavit imp*ulsu paucorum Thebano- 
rum, qui adversariae factioni quo facilius résistèrent, Laco- 
num rébus studebant, idque suo privato, non publico fecit 
consilio. Quo facto eum Lacedaemonii ab exercitu remove- 3 
runt pecuniaque multarunt : neque eo magis arcem Thebahis 
reddiderunt, quod susceptis inimicitiis satius ducebant eos 
obsideri ,quam liberari. Nam post Peloponnesium bellum 
Athenasque devictas cum Thebanis sibi rem esse existima- 
bant et eos esse solos, qui adversus resistere auderent Hac 4 
mente amicis suis summas potestates dederant alteriusque 
factionis principes partim interfecerant, alios in exsilium 
ejecerant : in quibus Pélopidas hic, de quo scribere exorsi 
sumus, pulsus patria carebat. 

II. Pélopidas et quelques-uns de ses compagnons d'exil 
retournent secrètement dans leur patrie au jour fixé 
par leurs amis de Thèbes C379). 

Hi omnes fere Athënas se contulerant, non quo sequerai- i 
tur otium, sed ut, quem ex proximo locum fors obtulisset, eo 
patriam recuperare niterentur. Itaque cum tempus esset 2 
visum rei gerendae, communiter cum iis, qui Thebis idem 



68 XVI. PELOPIDAS. IL m. 

sentiebant, diem delegerunt ad inimicos opprimendos civita- 
temque liberandam eum, quo maximi magistratus simul con- 

3 suerant epulari. Magnae saepe res non ita magnis copiis 
sunt gestae, sed profecto numquam tam ab tenui initio tan- 
tae opes sunt profligatae. Nam duodecim adulescentuli 
coierunt ex iis, qui exsilio erant multati, cura omnino non 
essent amplius centum, qui tanto se ofFerrent periculo. Qua 

4 paucitate perculsa est Lacedaemoniorum potentia. Hi enim 
non magis adversariorum factioni quam Spartanis eo tem- 
pore bellum intulerunt, qui principes erant totius Graeciae : 
quorum imperii majestas, neque ita multo post, Leuctrica 

5 * pugna concidit. Illi igitur duodecim, quorum dux erat Pelo- 
pidas, Athenis interdiu, ut vesperascente caelo Thebas possent 
pervenire, cum canibus venaticis exierunt, retia ferentes, 
vestitu agresti, quo minore suspicione facerent iter. Qui 
cum tempore ipso, quo' studuerant, pervenissent, domum 
Charonis deverterunt, a quo et tempus et dies erat datus. 

III. Fausse sécurité des magistrats de Thèbes. Ils 
tombent sous les coups des conjurés ; Thèbes est 
. délivrée (379). 

1 Hoc loco libet interponere, etsi sejunctum ab re propo- 
sita est, nimia fiducia quantae calamitati soleat esse. Nam 
magistratuum Thebanorum statira ad aures pervenit exsuies 
in-urbem venisse. Id illi vino epulisque dediti usque eo 
* despexerunt, ut ne quaerere quidem de tanta re laborarint 

2 Accessit quod etiam magis aperiret eorum dementiam. AUata 
est enim epistola Athenis ab Archino uni ex his, Archiae, qui 
tum maximum magistratum Thebis obtinebat, in qua omnia 
de profectione eorum perscripta erant. Quae cum jam accu- 
banti in convivio esset data, sicut erat signata, sub pulvinum 

3 subjiciens ' In crastinum ' inquit ' differo res sérias'. At 
illi omnes, cum jam nox processisset, vinolenti ab exsulibus 
*duce Pelopida sunt interfecti. Quibus rébus confectis, vulgo 
ad arma libertatemque vocato, non solum qui in urbe erant, 
sed etiam undique ex agris concurrerunt, praesidium Lace- 



XVI. PELOPIDAS. m. IV. v. , 69 

daemoniprum ex arce pepulerunt, patriam obsidione libera- 
runt, auctores Cadmeae occupandae partim occiderunt partim 
in exsilium ejecerunt. 

lY. La gloire de la délivrance de Thèbes revient tout 
entière à Pélopidas. Dans les autres circonstances, il 
fut aux côtés d'Épaminondas et contribua beaucoup 
à ses succès (371-^367). 

Hoc tam turbido tempore, sicut supra docuimus, Epami- i 
nondas, quoad cum civibus dimicatum est, domi quietus 
fuit. Itaque haec liberatarum Thebarum propria laus est 
Pelopidae, ceterae vero communes cum Epaminonda. Nam- 2 
que in Leuctrica pugna imperatore Epaminonda hic fuit dux 
delectaé manus, quae prima phalangem prostravit Laconum. 
Omnibus praeterea ejus periculis adfuit (sicut, Spartam cum 3 
oppugnavit, alterum tenuit cornu), quoque Messena cele- 
rius, restitueretur, legatus in Persas est profectus. Denique 
haec fuit altéra persona Thebis, sed tamen secunda ita, ut 
proxima esset Epâminondae. 

V. Envoyé en ambassade, il est jeté en prison par 
Alexandre de Phères et délivré par Épaminondas(367). ,' 
Il persuade à ses concitoyens de faire la guerre au 
tyran et meurt au sein de la victoire (364). 
Reconnaissance des villes de la Thessalie. 

CoNFLicTATUS autem est cum adversa fortuna. Nam et i 
initio, sicut ostendimus, exsul patria caruit et, cum Thessa- 
liam in potestatem Thebanorum cuperet redigere legatio- 
nisque jure satis tectum se arbitraretur, quod apud omnes 
gentes sanctum esse consuesset, a tyranno Alexandro Phe- 
raeo simul cum Ismenia comprehensus in vincla conjectus 
est. Hune Epaminondas recuperavit, bello persequens 2 
Alexandrum. Post id factum numquam animo placari potuit 
in eum, a quo erat violatus. Itaque persuasit Thebanis ut 
subsidio Thessaliae proficiscerentur tyrannosque ejus expel- 
lerent. Cujus belli cum ei summa esset data eoque cum 3 
exercitu profectus esset, non dubitavit, simul ac conspexit 



70 , XVII. AGESILAUS. i. ii. 

4 hostem, confligere. In quo proelio Alexandrum ut animad- 
vertit, incensus ira equum in eum concitavit proculque 
digressus a suis conjectu telorum confossus concidit. Atque 
hoc secunda victoria accidit : nam jam inclinatae erant tyran- 

5 nomm copiae. Quo facto omnes Thessaliae civitates inter- 
fectum Pelopidam coronis aureis et statuis aëneis liberosque 
ejus multo agro donarunt 

XVI L Agesilaus» 

I. Grâce à . l'intervention de Lysandre , Agésilas est 
préféré à son neveu et devient roi (397). 

1 A GESILAUS Lacedaemonius cum a ceteris scriptoribus, 
Jr\. tum eximie a Xenophonte socratico collaudatus est : 

2 eo enim usus est familiarissime. Hic primum de regno cum 
Leotychide, fratris filio, habuit contentionem. Mos erat enim 
Lacedaemoniis a majoribus traditus, ut duos haberent sem- 
per reges, nomine magis quam imperio, ex duabus familiis 
Procli et Eurysthenis, qui principes ex progenie Herculis 

3 Spartae reges fuerunt. Horum ex altéra in alterius familiae 
locum regem fieri non licebat : ita utraque suum retinebat 

" \ordinem. Primum ratio habebatur, qui maximus natu esset 
'ex liberis ejus, qui regnans decessisset : sin is virilem sexum 
non reliquisset, tum deligebatur, qui proximus esset pro- 

4 pinquitate. Mortuus erat Agis rex, frater Agesilai : filium 
reliquerat Leotychidem. Quem ille nalum non agnorat, eun- 
dem moriens suum esse dixerat. Is de honore regni cum 
Agesilao, patruo suo, contendit^ neque id, quod petiit, con- 

5 secutus est. Nàm Lysandro suffragante, homine, ut ostendi- 
mus supra, factioso et iis temporibus potente, Agesilaus 
antelatus est. 

II. Mis à la tête d'une arnaée, il passe en Asie et surprend 
les Perses à l'improviste (396). Il conclut une trêve avec 
Tissapherne et reste fidèle à son serment, tandis que le 
satrape viole le sien. 

I Hic simul atque imperii potitus est, persuasit Lacedae- 
moniis ut exercitum mitterent in Asiam bellumque régi face- 



XVII. AGESILAUS. II. m 71 

rent, docens satius esse in Asia quam in Europa dimicari. 
Namque fama exierat Artaxerxen comparare classes pedes- 
tresque exercitus, quos in Graeciam mitteret. Data potestate 2 
. tanta celeritate usus est, ut prius in Asiam cum copiis perve- 
nerit, quam regii satrapae eum scirent profectum: Quo factum 
est ut omnes imparatos imprudentesque offenderet. Id ut 3 
cognovit Tissaphernes, qui summum imperium tum inter 
praefectos habebat regios, indutias a Lacone petivit, simulans 
se dare operam, ut Lacedaemoniis cum rege conveniret, re 
autem vera ad copias comparandas, easque impetravit tri- 
menstres. Juravit autem uterque se sine dolo indutias conser- ^ 
vaturum. In qua pactione summa fide mansit Agesilaus : 
contra ea Tissaphernes nihil aliud quam bellum comparavit. 
Id etsi sentiebat Laco, tamen jusjurandum servabat multum- 5 
que in eo se consequi dicebat, quod Tissaphernes perjurio, 
suo et homines suis rébus abalienaret et deos sibi iratos red- 
deret, se autem conservata religione confirmare exercitum, 
cum animadverteret deum numenfacere secum, hominesque 
sibi conciliari amiciores, quod iis studere consuessent, quos 
conservare fidem vidèrent. 

•III. La trêve expirée, Agésilas se jette sur la Phrygie, où. 
il fait beaucoup de butin. Il conduit son armée dans 
les quartiers d'hiver, presse les armements, exerce ses 
soldats et encourage le mérite. Sa ruse et sa prudence 
le font triompher d'un ennemi, qui a pour lui le, 
nombre (395). 

PosTQUAM indutiarum praeteriit dies, barbarus non dubi- i 
tans, quod ipsius erant plurima domicilia in Caria et ea regio 
iis temporibus multo putabatur locupletissima, eo potissimum 
hostes impetum factures, omnes suas copias eo contraxerat. 
At Agesilaus in Phrygiam se convertit eamque prius depo- 2 
pulatus est, quam Tissaphernes usquam se moveret. Magna 
praeda militibus locupletatis Ephesum hiematum exercitum 
reduxit atque ibi officinis armorum institutis magna in- 
dustria bellum apparavit. Et quo studiosius armarentur 



'72 XVII. AGESILAUS. m. iv. 

insigniusque ornarentur, praemia proposuit, quibus donaren-, 

3 tur, quorum egregia in ea re fuisset industria. Fecit idem in 
exercitationum generibus, ut, qui ceteris praestitissent, eos 
magnis afficeret muneribus. His igitur rébus effecit ut et orna- 

4 tissimum et exercitatissimum haberet exercitum. Huic cum 
tempus esset visum copias extrahere ex hibernaculis, vidit, si, 
que esset iter facturas, palam pronuntiasset, hostes non cre- 
dituros aliasque regiones praesidiis occupaturos neque dubi- 

5 taturos aliud eum facturum ac pronuntiasset. Itaque cum ille 
Sardes iturum se dixisset, Tissaphernes eandera Cariam de- 
fendendam putavit. In quo cum eum opinio fefellisset victum- 
que se vidisset consilio, sero suis praesidio profectus est. Nam 
cum illo venisset, jam Agesilaus multis locis expugnatis ma- 

6 gna erat praeda potitus. Laco autem cum videret hostes 
equitatu superare, numquam in campo sui fecit potestatem 
et iis locis manum conseruit, quibus plus pédestres copiae 
* valerent. Pepulit ergo, quotiescumque congressus est, multo 
majores adversariorum copias et sic in Asia versatus est, ut 
omnium opinion e victor duceretur. 

lY. Déjà il avait l'espoir d'en finir avec l'empire des 
Perses, lorsque Thèbes et Athènes déclarent la guerre 
â Lacédémone. Rappelé dans sa patrie, il passe en 
toute hâte l'Hellespont et bat les ennemis près de 
Goronée. Il défend de faire du mal à ceux qui se sont 
réfugiés dans le temple de Minerve (394). 

1 Hic cum jam animo meditaretur proficisci in Persas et 
ipsurn regem adoriri, nuntius ei domo venit ephororum missu,, 
bellum Athenienses et Boeotos indixisse Lacedaemoniis : 

2 quare venire ne dubitaret. In hoc non minus ejus pietas 
suspicienda est quam virtus bellica : qui cum victori praeesset 
exercitui maximamque haberet fiduciam regni Persarum po- 
tiundi, tanta modestia dicto audiens fuit jussis absentium 
miagistratuum, ut si privatus in comitio esset Spartae. Cujus 

3 exemplum utinani imperatores nostri sequi voluissent ! Sed 
illuc redeamus. Agesilaus opulentissimo regno praeposuit 



XYII. AGESILAUS. IV. v. 73 

bonam existimationem multoque gloriosius duxit, si institutis 
patriae paruisset, quam si bello superasset Asiam. Hac igitur 4 
mente Hellespontum copias trajecit tantaque usus est celeri- 
tate, ut, quod iter Xerxes anno vertente confecerat, hic trans- 
ierit triginta diebus, Cum jam haud ita longe abesset a Pelo- 5 
ponneso, obsistere ei conati sunt Athenienses et Boeoti 
ceterique eorum socii apud Cordneam : quos omnes gravi 
proelio vicit. Hujus victoriae vel maxima fuit laus, quod, 6 
cum plerique ex fuga se in templum Minervae conjecissent 
quaerereturque ab eo, quid iis vellet fieri, etsi aliquot vulnera 
acceperat eo proelio et iratus videbatur omnibus, qui adversus 
arma tulerant, tamen antetulit irae religionem et eds vetuit 
violari. Neque vero hoc solum in Graecia fecit, ut templa deo- 
rum sancta haberet, sed etiam apud barbaros summa reli- 7 
gione omnia simulacra arasque conservavit. Itaque praedi- 
cabat mirari se, non sacrilegorum numéro haberi, qui 8 
supplicibus deorum nocuissent, aut non gravioribus poenis 
affici, qui reUgionem minuerent, quam qui fana spoliarent. 

Y. Vainqueur dans une grande bataille, Agésilas regrette 
de voir la Grèce s'affaiblir par des guerres intestines. Il 
refuse d'assiéger Gorinthe. 

PosT hoc proelium coUatum omne bellum est circa Co- i 
rinthum ideoque Corinthium est appellatum. Hic cum una 2 
pugna decemmilia hostium Agesilao duce cecidissent eoque"^ / 
facto opes adversariorum debilitatae viderentur, tantum afuit / 
ab insolentia gloriae, ut commiseratus sit fortunam Graeciàe, l 
quod tam multi a se victi vitio adversariorum concidissent : | 
namque illa multitudine, si sana mens esset, Graeciàe suppli- / 
cium Persas dare potuisse. Idem, cum adversarios intra à 
moenia compulisset et ut Corinthum oppugnaret multi hor- ' 
tarentur, negavit id suae virtuti convenire : se enim eum esse, 
qui ad officium peccantes redire cogeret, non qui urbes nobi- 
lissimas expugnaret Graeciàe. ' Nam si ' inquit ' eos exstin- 4 
guère voluerimus, qui nobiscum adversus barbaros steterunt. 



74 XVII. AGESILAUS. v. vi. vu. 

nosmet ipsi nos • expugnaverimus illis, quiescentibus. Quo 
facto sine negotio, cura voluerint, nos oppriment. ' 

YI. Après la bataille de Leuctres (371), il préserve sa 
patrie d'une ruine complète. Par son habileté, il 
empêche un groupe déjeunes gens de passer à l'ennenai 
(370). 

1 Intérim accidit illa calamitas apud Leuctra Lacedaemoniis. 
Quo ne proficisceretur,cum a plerisque ad exeundum impelle- 
retur, ut si de exitu divinaret, usus est aetatis vacatione. 
Idem, cum Epaminondas Spartam oppugnaret essetque sine 
mûris oppidum, talem se imperatorem praebuit, ut eo tem- 
pore omnibus apparuerit, nisi ille fuisset, Spartam futuram 

2 non fuisse. In quo quidem discrimine celeritas ejus consilii 
saluti fuit universis. Nam cum quidam adulescentuli, hos- 
tium adventu perterriti, ad Thebanos transfugere vellent et 
locum extra urbem editum cepissent, Agesilaus, qui perni- 
ciosissimum fore videret, si animadversum esset, quemquam 
■^ ad hostes transfugere conari, cum suis eo venit atque, ut si 
bono animo fecissent, laudavit consilium eorum, quod eum 

- locum occupassent : se quoque id fieri debere animadver- 

3 tisse. Sic adulescentes simulata laudatione recuperavit et 
adjunctis de suis comitibus locum tutum reliquit. Namque 

- illi adjecto numéro eorum, qui expertes erant consilii, com- 
movere se non sunt ausi eoque libentius, quod latere arbi- 
trabantur quae cogitaVerant. 

\ VII. Pour subvenir aux besoins de sa patrie, il aide tous 
. ceux qui se détachent du roi de Perse. Les présents 
' qu'il reçoit d'eux servent au bien commun ; lui-mênae 
vit dans la plus grande simplicité. 

1 Sine dubio post Leuctricam pugnam Lacedaemonii se 
numquam refecerunt neque pristinum imperium recupera- 
runt, cum intérim numquam Agesilaus destitit quibuscumque 

2 rébus posset patriam juvare. Nam cum praecipue Lacedae- 
monii indigerent pecunia, ille omnibus,qui a rege defecerant, 
praesidio fuit : a quibus magna donatus pecunia patriam 



XYII. AGESILAUS. vu. viii. 75 

sublevavit. Atque in hoc illud in primis fuit admirabile, cum 3 
maxima munera ei ab regibus ac dynastis civitatibusque con- 
ferrentur, quod nihil umquam domum suam contulit, nihil 
de victu, nihil de vestitu Laconum mutavit. Domo eadem 4 
ïuit contentus, qua Eury sthenes, progenitor maj orum suorum, * 
fuerat usus : quam qui intrarat, nuUum signum libidinis, 
nuUum luxuriae videre poterat, contra ea plurima patientiae 
atque abstinentiae. Sic enim erat instructa, ut in nulla re 
differret a cujusvis inopis atque privati. 

VIII. L'extérieur d'Agésilas ne répondait pas à la beauté 
de son caractère. Les Égyptiens ne peuvent comprendre 
la simplicité de sa vie et son mépris pour les choses 
délicates. Il meurt en revenant d'Egypte et son cadavre 
est transporté à Sparte (361). 

Atque hic tantus vir ut haturam fautricem habuerat in i 
tribuendis animi virtutibus, sic maleficam nactus est in cor- 
pore fingendo : nam et statura fuit humili et corpore exiguo 
et claiidus altero pede. Quae res etiam nonnullam afferebat 
deformitatem, atque ignoti, faciem ejus cum intuerentur, 
contemnebant, qui autem virtutes noverant, non poterant 
admirari satis. Quod ei usu veçit, cum annorum octoginta 2 
subsidio Tacho in Aegyptum missus esset et in acta cum - 
suis accubuisset sine ullo tecto stratumque haberet taie, ut 
terra tecta esset stramentis neque hue amplius quam pellis 
esset injecta, eodemque comités omnes accubuissent vestitu 
humili atque obsoleto, ut eorum ornatus non modo in his 
regem neminem significaret, sed homines non beatissimos 
esse suspicionem praeberet. Hujus de adventu fama cum ad 3 
regios esset perlata, celeriter munera eo cujusque generis 
sunt allata. His quaerentibus Agesilaum vix fides facta est, 
unum esse ex iis, qui tum accubabant. Qui cum régis verbis 4 
quae attulerant dédissent, ille praeter vitulinam et ejusmodi 
gênera obsonii , quae praesens tempus desiderabat, nihil 
accepit : unguenta, coronas secundanaque mensam servis 
dispertiit, cetera referri jussit. Quo facto eum barbari magis 5 



: V--. 



76 XYIII. EUMENES. i. 

etiam contempserunt, quod eum ignorantia bonarum rerum 
vilia potissimum sumpsisse arbitrabantur. 

6 Hic cum ex Aegypto reverteretur, donatus a rege Necta- 
nabide ducentis viginti talentis, quae ille muneri populo 
suo daret , venissetque in portum, qui Menelai vocatur, 
jacens inter Cyrenas et Aegypturn, in morbura implicitus 

7 decessit. Ibi eum amici, quo Spartam facilius perferre pos- 
sent, quodmel non habebant, cera cireurafuderunt atque ita 
domum rettulerunt. 



XVIII. Eumenes. 

I. Bien qu'il ne soit pas Macédonien, Eumène remplit le 
poste de secrétaire sous Philippe et sous Alexandre et 
est enfin nais à la tête des gardes du corps. 

I T"'^ UMENES Cardianus. Hujus si virtûti par data esset 

_l^ fortuna, non ille quidem major fuisset, quod magnos 

homines virtute metimur, non fortuna, sed multo illustrior 

z atque etiam honoratior, Nam cum aetas ejus incidisset in 
ea tempora, quibus Macedones florerent, multum ei detraxit 
inter eos viventi, quod alienae erat civitatis, neque aliud 

3 huic defuit quam generosa stirps. Etsi ille domestico summo 
génère erat, tamen Macedones eum sibi aliquando anteponi 
indigne ferebant, neque tamen non patiebantur : vincebat 
enim omnes cura, vigilantia, patientia, calliditate et celeritate 
ingenii. 

4 Hic peradulescentulus ad amicitiam accessit Philippi, 
Amyntae filii, brevique tempore iri intimam pervenit familia- 
ritatem : fulgebat enim jam in adulescentulo indoles virtutis. 

5 Itaque eum habuit ad manum scribae loco, quod multo apud 
Graios honorificentius est quam apud Romanos. Namque 
apud nos re vera, sicut sunt, mercennarii scribae existiman- 
* tur : at apud illos e contrario nemo ad id officium admittitur 
nisi honesto loco, et fide et industria cognita, quod necesse 

6 est omnium consiliorum eum esse participem. Hune locum 



XYIII. EUMENES. i. ii. m. 77 

' tenuit amicitiae. apud Philippum annos septem.Illo interfecto 
eodem gradu fuit apud Alexandrum annos tredecim. Novis- 
simo tempore praefuit etiam alteri equitum alae, quae Hetae- 
rice appellabatur. Utrique autem in consilio semper adfuit 
et omnium rerum habitus est particeps. 

II. Après la mort d'Alexandre (323)jil reçoit la Gappadoce 
et s'attache à Perdiccas. C'est en vain que Léonnat 
s'eflForce de l'attirer dans son parti. 

Alexandro Babylone mortuo, cum régna singulis familia- i 
ribus dispertirentur et summa rerum tradita esset tuenda " 
eidem, cul Alexander moriens anulum suum dederat, Per- 2 
diccae (ex quo omnes conjecerant, eum regnum ei commi- 
sisse, quoad liberi ejus in suam tutelam pervenissent: aberat 
enim Crateros et Antipater, qui antecedere hune videbantur, 
mortuus erat Hephaestio, quem unum Alexander, quod 
facile intellegi posset, plurimi fecerat), hoc tempore data est 
Eumeni Cappadocia sive potius dicta : nam tum in hostium 
erat potestate. Hune sibi Perdiccas àdjunxerat magno studio, 3 
quod in homine fidem et industriam magnam videbat, non 
dubitans, si eum pellexisset, magno usui fore sibi in iis 
rébus, quas apparabat. Cogitabat enim, quod fere omnes in 
magnis imperiis concupiscunt, omnium partes corripere atque 
complecti. Neque vero hoc ille solus fecit, sed ceteri quoque 4 
omnes, qui Alexandri fuerant amici. Primus Leonnatus 
Macedoniam praeoccupare destinavit. Is multis magnisque 
pollicitationibus persuadere Eumeni studuit, ut Perdiccam 
desereret ac secum faceret societatem. Cum perducere eum 5 
non posset, interficere conatus est, et fecisset, nisi ille clam 
noctu ex praesidiis ejus efFugisset. 

III. Lorsque la guerre éclate (321), il reste fidèle à son 
ami. Ayant à lutter contre Antipater et Cratérus, il 
sait prévenir le découragement de sestroupes et profiter 
des ressources dont il dispose. 

Intérim conflata .sunt illa bella, quae ad internecionem i 
post Alexandri mortem gesta sunt, omnesque concurrerunt 



78 XYIII.EUMENES.iii.lv. 

ad Perdiccam opprimendum. Quem etsi infirmum videbat, 
quod unus omnibus résistera cogebatur, tamen amicum non 

2 deseruit neque salutis quam fidei fuit cupidior. Praefecerat 
hune Perdiccas ei parti Asiae, quae inter Taurum montem 
jacet atque Hellespontum, et illum unum opposuerat Euro- 
paeis adversariis : ipse Aegyptum oppugnatum adversus 

3 Ptolemaeum erat profectus. Eumenes cum neque magnas 
copias neque firmas haberet, quod et inexercitatae et non 
multo ante erant contractae, adventare autem dicerentur 
Hellespontumque transisse Antipater et Craterus magno 
cum exercitu Macedonum, viri cum claritate tum usu belli 

4 praestantes (Macedones vero milites ea tum erant fama, qua 
nunc Romani feruntur : etenim semper habiti sunt fortissi- 
mi, qui summa imperii potirentur) : Eumenes intellegebat, 
si copiae suae cognossent, adversus quos ducerentur, non 

5 modo non ituras, sëd simul cum nuntio dilapsuras. Itaque 
hoc ei visum est prudentissimum, ut deviis itineribus milites 
duceret, in quibus vera audire non possent, et iis persuade- 

6 ret se contra quosdam barbares proficisci. Atque tenuit hoc 
propositum et prius in aciem exercitum eduxit proeliumque 
commisit, quam milites sui scirent, cum quibus arma con- 
ferrent. Effecit etiam illud locorum praeoccupatione , ut 
equitatu potius dimicaret, quo plus valebat, quam peditatu, 
quo erat deterior. 

IV. Craterus et Néoptolème tombent sur le champ de 
bataille. Eumène avait lutté corps à corps avec ce 
dernier. Quant à Craterus, son ancien anai, n'ayant pu 
le rappeler à la vie, il lui fait de splendides funérailles. 

1 Quorum acerrimo concursu cum magnam partem diei 
esset pugnatum, cadit Craterus dux et Neoptolemus, qui 
secundum locum imperii tenebat, Cum hoc concurrit ipse 

2 Eumenes. Qui cum inter se complexi in tefram ex equis 
decidissent, ut facile intellegi possent inimica mente conten- 
disse animoque magis etiam pugnasse.quam corpore, non 
prius distracti sunt, quam alterum anima relinqueret. Ab hoc 



XYIII. EUMENES. iv; v. 79 . 

/ aliqiiot plagis Eumenes vulneratur, neque eo magis ex proe- 
lio excessit, sed acrius hostibus institit. Hic equitibus profli- 3 
gatis, interfecto duce Cratero, multis praêterea et maxime 
nobilibus captis pedester exercitus, quod in ea loca erat de- 
ductus, ut invito Eumene elabi non posset, pacem ab eo 
petiit. Quam cum impetràsset, in fide non mansit et se, 
simul ac potuit, ad Antipatrum recepit. Eumenes Craterum 4 
ex acie semivivum elatum recreare studuit ; cum id non 
posset, pro hominis dignitate proque pristina amicitia (nam- 
que illo usus erat Alexandre vivo familiariter) amplo funere 
extulit ossaque in Macedoniam uxori ejus ac liberis re- 
misit. 

V. Après la mort de Perdiccas (321), Euïnèneest proscrit 
par Antipater. Antigène se met à sa poursuite (320) et 
parvient à l'enfernaer dans un fort de Phrygie (319). 
Grâce à son esprit inventif, Eumène procure à ses 
chevaux le mouvement nécessaire et réussit enfin à - 
s'échapper avec son armée. 



i-> 



Haec dum apud Hellespontum geruntur, Perdiccas apud 
Nilum flumen interficitur a Seleuco et Antigène, rerumque j 
summa ad Antipatrum defertur. Hic qui deseruerant, e»er- 
citu suffragium ferente, capitis absentes damnantur, in his 
Eumenes. Hac ille perculsus plaga non succubuit neque eo - 
secius bellum administravit. Sed exiles res animi magnitudi- 
nem, etsi non frangebant, tamen minuebant. Hune perse- 2 
quens Antigonus, cum omni génère copiarum abundarèt, 
saepe in itineribus vexabatur, neque umquam ad manum 
accedere licebat nisi iis locis, quibus pauci multis possent 
resistere. Sed extremo tempore, cum consilio capi non pos- 3 
set, multitudine circumitus est. Hinc tamen multis suis 
amissis se expedivit et in castellum Phrygiae, quod Nora * 
appellatur, confugit. In quo cum circumsederetur et verere- 4 
tur, ne uno loco manens equos militares perderet, quod 
spatium non esset agitandi, callidum fuit ejus inventum, 
. quemadmodum stans jumentum concalfieri exercerique 



So XVIII. EUMENES. V. VI. / 

posset, quo libentius et cibo uteretur et a corporis motû non 

5 removeretur. Substringebat caput loro altius, quam ut prio- 
ribus pedibus plane terram posset attingere, deinde post 
verberibus cogebat exsultare et calces reraittere : qui motus 
non minus sudorera excutiebat, quam si in spatio decurreret. 

6 Quo factum est, quod omnibus mirabile est visum, utaeque 
nitida jumenta ex castello educeret, cum complures menses 
in obsidione fuisset, ac si in campestribus ea locis habuisset, 

7 In hac conclusione, quotiescumque licuit, apparatum et mu- 
nitiones Antigoni alias incendit, alias disjecit. Tenuit autem 
* se uno loco, quamdiu hiems fuit, quod castra sub divo ha- 
bere non poterat. Ubi ver appropinquabat, simùlata dedi- 
tione, dum de condicionibus tractât, praefectis Antigoni 
imposuit seque ac suos omnes extraxit incolumes. 

VI. Eumène donne d'excellents conseils à Olympias, mère 
d'Alexandre. Quoiqu'elle n'en eût tenu aucun compte, 
il ne refuse pas de la secourir (317). 

1 Ad hune Olympias, mater quae fuerat Alexandri, cum 
litteras et nuntios misisset in Asiam consulturn, utrum re- 
gnum repetitum in Macedoniam veniret (nam tum in Epiro 

2 habi tabat) et suas res occuparet, huic ille primum suasit, ne 
se moveret et exspectaret, quoad Alexandri filius regnum 
adipisceretur : sin aliqua cupiditate raperetur in Macedo- 
niam, oblivisceretur omnium injuriarum et in neminem 

3 acerbiore uteretur imperio. Horum illa nihil fecit : nam et 
in Macedoniam profecta est et ibi crudelissime se gessit. 
Petiit autem ab Eumene absente, ne pateretur Philippi do- 
mus ac familiae inimicissimos stirpem quoque interimerej. 

4 ferretque opem liberis Alexandri. Quam veniam si daret, 
quam primum exercitus pararet, quos sibi subsidio adduce- 
ret. Id quo facilius faceret, se omnibus praefectis , qui in 
officio manebant, misisse litteras, ut ei parèrent ejusque con- 

5 siliis uterentur. His rébus Eumenes permotus satius' duxit, 
si ita tulisset fortuna, perire bene meritis referentem gratiam. 
quam ingratum vivere. 



XYIII. EUMENES. vu. vm. 8i 

VII. Il se prépare à la guerre contre Antigone. Afin de 
- ne point exciter la jalousie des nobles Macédoniens qui 

étaient avec lui, il tâche de s'effacer le plus qu'il peut. 

Itaque copias contraxit, bellum adversus Antigonum com- i 
paravit. Quod una erant Macedones complures nobiles, in 
iis Peucestesj qui corporis custos fuerat Alexandri, tum au- 
tem obtinebat Persidem, et Antigènes, cujus sub imperio 
phalanx erat Macedonum, invidiam verens, quam tamen 
eifugere non potuit, si potius ipse alieriigena summi imperii 
potiretur, quam aliquis Macedonum, quorum ibi erat multi- 
tudo, in principiis Alexandri nomine tabernaculum statuit 2 
in eoque sellam auream cum sceptro ac diademàte jussit 
. poni eoque omnes cotidie convenire, ut ibi de summis re- 
.. bus.consilia caperentur, credens minore se invidia fore, si 
specie imperii nominisque simulatione Alexandri bellum 
videretur administrare. Quod effecit Nam cum non ad 3 
Eumenis principia, sed ad regia conveniretur atque ibi de 
rébus deliberaretur, quodam modo latebat, cum tamen per 
eum unum gererentur omnia. 

VIII. Eumène remporte un léger avantage sur Antigone. . 
Il choisit ses quartiers d'hiver, non d'après les règles 
de la prudence, mais d'après le caprice de ses soldats 
indisciplinés. Antigone les sachant dispersés s'apprête 
à les surprendre (316). 

Hic in Paraetacis cum Antigono conflixit, non acie instru- i 
cta, sed in itinere, eumquemale acceptum in Mediam coegit 
redire. Ipse in. finitima regione Persidis hiematum copias di- 
visit, non ut voluit, sed ut militum cogebat voluntas. Nam- 2- 
que illa phalanx Alexandri Magni, quae Asiam peragrarat 
deviceratque Persas, inveterata cum gloria tum etiam licen- 
tia, non parère ducibus, sed imperare postulabat, ut nunc 
veterani faciunt nostri. Itaque periculum est ne faciant, quod 
illi fecerunt, sua intemperantia nimiaque licentia ut omnia 
perdant neque minus eos, cum quibus steterint, quam ad- 
versus quos fecerint. Quodsi quis illorum veteranorum légat 3 

CoRNELii. Partie du maître. 6 



82 XYIII. EUMENES. viii. ix. 

facta, paria horum cognoscat neque rem ullam nisi tempus 
interesse judicet Sed ad illos revertar. Hiberna sumpserant 
non ad usum belli, sed ad ipsorum luxuriam, longeque inter 

4 se discesserant. Hoc Antigonus cum comperisset intellegeret- 
que se parem non esse paratis adversàriis, statuit aliquid sibi 
consilii novi esse capiendum. Duae eraht viae, qua ex Mé- 
dis, ubi iile hiemabat, ad adversariorum hibernacula posset 

5 perveniri. Quarum brevior per loca déserta, quae nemo inco- 
lebat propter aquâe inopiam, ceterum dierum erat fere decem: 
illa autem, qua omnes commeabant, altero tanto longiorem 
habebat anfractum, sed erat copiosa omniumque rerum abun- 

6 dans. Hac si proficisceretur, intellegebat prius adversarios 
rescituros de suo adventu, quam ipse tertiam partem confe- 
cisset itineris : sin per loca sola contenderet, sperabat se,im-.. 

7 prudentem hostem oppressurum. Ad hanc rem conficiendam' 
imperavit quam plurimos utres atque etiam cuUeos compa- 
rari, post haec pabulum, praeterea cibaria cocta dierum de- 
cem, ut quam minime fieretignis in castris. Iter quo habeat, 
omnes celât. Sic paratus, qua constituerat, prpficiscitur. 

IX. Au camp d'Eumène, on se doute, mais trop tard, de 
l'approche d'Antigone. Grand est l'émoi parmii les chefs. 
Un stratagème employé par Eumène fait croire au 
général ennerai que son arrivée est prévue et qu'on est 
prêt à le recevoir. Il renonce à son premier dessein et se 
prépare à une bataille rangée. 

1 DiMiDiUM fere spatium confecerat, cum ex fumo castro- 
rum ejus suspicio allata est ad Eumenem hostem appropin- 

• quare. Conveniunt duces : quaeritur, quid opus sit facto. 
Intellegebant omnes tam celeriter copias ipsorum contrahi 

2 non posse, quam Antigonus adfuturus videbatur. Hic omni- 
bus titubantibus et de rébus suis desperantibus, Eumenes ait, 
si celeritatem velint adhibere et imperata facere, quod arite 
non fecerint, se rem expediturum. Nam quod diebus quinque 
hostis transisse posset, se efifecturum, ut non minus totidem 
dierum spatio retardaretur : quare circumirent, suas quisque 



XVÏII. EUMENES. ix. x. S3 

contraheret copias. Ad Antigoni autem rèfrenandum impetum 3 
taie capit consilium. Certos mittit homines ad infimos mon- 
tes, qui- obvii erant itineri adversariorum, iisque praecipit, ut 
prima nocte, quam latissime possint, ignés faciant quam 
maximos atque hos secunda vigilia minuant, tertîa perexiguos 
reddant, et assimulata castrorum consuetudine suspicionem 4 
injiciant hostibus, iis locis esse castra ac de eorum adventu 
esse praenuntiatum ; idemque postera nocte faciant. Quibus S 
imperatum erat, diligenter praeceptum curant. Antigonus 
tenebris obortis ignés conspicatur : crédit de suo adventu esse 
auditum et adversarios illuc suas contraxisse copias. Mutât 6. 
consilium et, quoniam imprudentes adoriri non posset, flectit 
. iter suum et illum anfractum longiorem copiosae viae capit 
ibique diem unum opperitur ad lassitudinem sedandam mili- 
tum ac reficienda jumenta, quo integriore exercitu decer- 
neret. 

X. Bien que vainqueur, Eumène est livré à l'ennemi par 
ses soldats parjures (315), Antigone, comprenant lés 
services que son captif pourrait lui rendre bientôt, 
l'eût sauvé si son entourage n'y eût mis obstacle. 

Sic Eumenes callidum imperatorem vicit consilio céleri- i 
tatemquè impedivit ejus, neque tamen multum profecit. Nam 2 
invidia ducum, cum quibus erat, perfidiaque Macedonum 
veteranorum, cum superior proelio discessisset, Antigono 
estdeditus, cum exercitus ei ter ante separatis temporibus 
jurasset se eum defensurum neque umquam deserturum. 
Sed tanta ■ fuit nonnullorum virtutis obtrectatio, ut fidem 
amittere mallent quam eum non perderè. Atque hune Anti- 3 
gonus, cum ei fuisset infestissimus, conservasset, si per suos 
esset licitum,quod ab nullo se plus adjuvari posse intellegebat 
in iis rébus, quas impendere jam apparebat omnibus. Immi- 
nebant enim Seleucus, Lysimachus, Ptolemaeus, opibus jam 
yalentes, cum quibus ei de summis rébus erat dimicandum. 
_ Sed "non passi sunt ii, qui circa erant, quod videbant Eumene 4 



84 XVIII. EUMENES. x. xi. 

• recepto omnes prae illo parvi futures. Ipse autem Antigonus 
adeo erat incensus, ut nisi magna spe maximarum rerum le- 
niri non posset. 

XI. Jeté en prison, Eumène reçoit des visites inspirées 
par des motifs bien différents. Il conserve toute sa 
fierté. 

1 Itaque cum eum in custodiam dedisset et praefectus custo- 
dum quaesisset, quemadmodum servari vellet, ' Ut acerri- 
mum ' inquit * leonem aut ferocissimum elephantum ' : non- 

2 dum enim statuerat, conservaret eum necne. Veniebat autem 
ad Eumenem utrumque genus hominum, et qui propter 
ôdium fructum oculis ex e}us casu capere vellent, et qui 
propter veterem amicitiam colloqui consolarique cuperent, 
multi etiam, qui ejus formam çognoscere studebant, qualis 
esset, quem tam diu tamque valde timuissent,cujus in pernicie 

3 positam spem habuissent victoriae. At Eumenes, cum diutius 
iri vinclis esset, ait Onomarcho, pênes quem summa impe- 
rii erat custodiae, se mirari, quare jam tertium diem sic tene- 
retur : non enim hoc convenire Antigoni prudentiae, ut sic 
deuteretur victo : quin aut interfici aut missum fieri ju- 

4 béret. Hic cum ferocius Onomarcho loqui videretur , 
' Quid ? tu, ' inquit ' animo si isto eras, cur non in proe- 
lio cecidisti potius, quam in potestatem inimici venires ? ' 

5 Huic Eumenes ' Utinam' inquit ' istud evenisset! Sed eo non 
accidit, quod numquam cum fortiore sum congressus : non 
enim cum quoquam arma contuli, quin is mihi succubuerit. ' 
Neque id erat falsum : non enim virtute hostium, sed ami- 
corum perfidia decidit. (^).... Nam et dignitate fuit honesta 
et viribus ad laborem ferendum firmis neque tam magno cor- 
pore quam figura venusta. 



I. Sens du passage perdu : Nam cum in proeliis acerrime comminus 
pugnare consuesset, quicumque manum cum eo consuererunt, nemo par esse 
potuit. Id quod mirabilius aspectus ejus faciebat. (Nipperdey.) 



XVIII. EUMENES. xii. xiii. 85 

XII. Antigone rassemble son conseil. Tous s'étonnent 
d'apprendre qu'Eumène respire encore et déclarent 
ne pas vouloir vivre avec lui. Le général hésite ; mais 
craignant une révolte, il se résout à laisser périr son 
prisonnier de faim. Les gardes étranglent Eunaène (315). 

De hoc Antigonus cum solus constituere non auderet, ad i 
consilium rettulit. Hic cum omnes primo perturbati admira- 
rentur, non jam de eo sumptum esse supplicium, a quo tôt 
annos adeo essent maie habiti, ut saepe ad desperationem 
forent adducti, quique maximos duces interfecisset, denique 2 
in quo uno tantum esset, ut, quoad ille viveret, ipsi securi 
esse non possent, interfecto nihil habituri negotii esseift : 
postremo, si illi redderet salutem, quaerebant, quibus amicis 
esset usurus : sese enim cum Eumene apud eum non futuros. 
Hic cognita consilii voluntate tamen usque ad septimum 3 
diem deliberandi sibi spatium reliquit. Tum autem, cum 
jam vereretur ne qua seditio exercitus oreretur, vetuit quem- 
quam ad eum admitti et cotidianum victum removeri jussit : 
nam negabat se ei vim allaturum, cui aliquando fuisset ami- 
cus. Hic tamen non amplius quam triduum famé fatigatus, 4'-<h^ 
cum castra moverentur, insciente Antigono jugulatus est a 
custodibus. 

XIII. Après la naort d'Eumène, les généraux d'Alexandre 
prennent le titre de roi. Funérailles du grand homme. 

Sic Eumenes annorum quinque et quadraginta, cum ab i 
anno vicesimo, uti supra ostendimus, septem annos Philippe 
apparuisset, tredecim apud Alexandrum eundem locum obti- 
nuisset, in his unum equitum alae praefuisset, post autem 
Alexandri Magni mortem imperator exercitus xluxisset sum- 
mosque duces partim reppulisset, partim interfecisset, captus 
non Antigoni virtute, sed Macedonum perjurio talemhabuit 
exitum vitae. In quo quanta omnium fuerit opinio eorum, 2 
qui post Alexandrum Magnum reges sunt appellati, ex hoc 
facillime potest judicari, quod quorum nemo Eumene vivo 
rex appellatus est, sed praefectus, eidem post hujus occasum 3 



86 XIX. PHOCION. I. II. 

* statim regium ornatum nomenque sumpserunt neque, quod 
initio praedicarant, se Alexandri liberis regnum servare, 
praéstare voluerunt, et eo uno propûgnatore sublato, quid 
sentirent, aperuerunt. Hujus sceleris principes fuerunt Anti- 
4 gonus, Ptolemaeus, Seleucus, Lysiraachus, Cassandrus. Anti- 
gonus autem Eumenem mortuum propinquis ejus sepelien- 
dum tradidit. Hi militari honestoque funere, comitante toto 
exercitu, humaverunt ossaque ejus in Cappadociam ad ma- . 
trem atque uxorem liberosque ejus deportanda curarunt. 



XIX. Phocion. 

I. Désintéressement de Phocion. 

1 T)HOCION Atheniensis etsi saepe exercitibus praefuit 
J7 summosque magîstratus cepit, tamen multo ejus notior 

est integritas vitae quam rei militaris labor. Itaque hujus 

* memoriaest nulla,illius autem magna fama,ex quo cogno- 

2 mine Bonus est appellatus. Fuit enim perpetuo pauper, cum 
divitissimus esse posset propter fréquentes delatos honores 

3 potestatesque summas, quae ei a populo dabantur. Hic cum 

* a rege Philippo munera magnae pecuniae repudiaret, lega- 
tique hortarentur accipere simulque admonerent, si ipse iis 
facile careret, liberis tamen suis prospiceret, quibuB difficile 
esset in summa paupertate tantam paternam tueri gloriam, 

4 his ille ' Si mei similes erunt, idem hic ' inquit ' agellus 
illos alet, qui me ad hanc dignitatem perduxit : sin dissimiles 
sunt futuri, nolo meis impensis illorum alî augerique luxu- 
riam, ' 

II. Dans ses vieux jours, il s'attire la haine de ses 
concitoyens (322-318). 

I . Idem cum prope ad annurn octogesirnum prospéra perve- 

nisset fortuna, extremis temporibus magnum in odium per- 

2 venit suorum civium, primo, quod cum Demade de urbe 

* tradenda Antipatro consenserat ejusque consilio Demosthe. 



XIX. PHOCION. II. III. 87 

nés cum ceteris, qui bene de re publica meriti existîmaban- 
tur, populi scito in exsilium erant expulsi. Neque in eo solum 
offenderat, quod patriae maie consuluerat, sed etiam, quod 
amicitiae fidem non praestiterat. Namque auctus adjutusque * 3 
a Demosthene eum, quein tenebat, ascenderat gradum, cum 
. adversus Charetém eum subornaret : ab eodem in judiciis, 
cum capitis causam diceret, defensus aliquoties, liberatus 
discesserat. Hune non solum in periculis non défendit, sed 
etiam prodidit. Concidit autem maxime ùno crimine, quod, 4 
cum apud eum summum esset imperium, et Nicanorem, 
Cassandri praefectum, insidiari Piraeo a Dercylo moneretur 
idemqae postularet, ut provideret, ne commeatibus civitas 
privaretur, huic audiente populo Phocion negavit esse peri- 
culum seque ejus rei obsidem fore poUicitus est. Neque ita 
mujto post Nicanor Piraeo est potitus, sine qup Athenae 
omnino esse non possunt. Ad quem recuperandum cum po- 5 
pulus armatus concurrisset, ille non modo neminem ad arma 
vocavit, sed ne armatis quidem praeesse voluit. 

III. Les partis à Athènes. La faction populaire prend le 
dessus : Phocion est exilé, arrêté en Macédoine et 
conduit à Athènes pour y. être jugé (317), 

Erant eo tempore Athenis duae factiones, quariim una i 
populi causam agebat, altéra optimatium. In hâc erat Pho- 
cion et Demetrius Phalereus. Harum utraque Macedonum 
patrociniis utebatur : nam populares Polyperchontî favebant, 
optimates cum Cassandro sentiebant Intérim a Polyjper- 2 
chonte Cassandfus Macedonia pulsus est. Quo facto populus 
superior factus statim duces adversariae factionis capitis 
damnàtos patria propulit, in his Phocionem et Demetrium 
Phalereum, deque ea re legatos ad Polyperchontem misit, 
qui ab eo peterent, ut sua décréta confirmaret. Hue eodém 3 
profectus est Phocion. Q uo ut venit, causam apud Philippum 
^ regem verbo, re ipsa quidem apud Polyperchontem jussus 
est dicere : namque is tum régis rébus praeerat. Hic -ab 4 
Agnone açcusatus, quod Piraeum Nicanori prodidisset, ex 



88 XX. TIMOLEON. i. 

consilii sententia in custodiam conjectus x\thenas deductus 
est, ut ibi de eo legibus fieret judicium. 

IV. Sentiments divers de la foule à son arrivée. Il est 
condamné à mort et livré au supplice (317). 

1 Hue ut perventum est, cum propter aetatem pedibus jam 
non valeret vehiculoque portaretur, magni concursus sunt 
facti, cum alii, reminiscentes veteris famae, aetatis misere- 
rentur, plurimi vero ira exacuerentur propter proditionis 
suspicionem maximeque, quod adversus populi commoda in 

2 senectute steterat. Quare ne perorandi quidera ei data est 
facultas. Inde judicio, legitimis quibusdam confectis, damna- 
tus, traditus est undecimviris, quibus ad supplicium more 

3 Atheniensium publiée damnati tradi soient. Hic cum ad 
mortem duceretur, obvius ei fuit Euphiletus, quo familiari- 
ter fuerat usus. Is cum lacrimans dixisset ' O quam indigna 
perpeteris, Phocion ! ' huic ille * At non inopinata ' inquit 
' hune enim exitum plerique clari viri habuerunt Athenis. ' 

4 In hoc tantum fuit odium multitudinis, ut nemo ausus sit 
eum liber sepelire. Itaque a servis sepultus est. 



XX. Timoleon. 

I. Mérite extraordinaire de Timoleon, Pour rendre la 
liberté à Gorinthe, il fait périr le tyran, son frère (364). 
Cet acte est blâmé par plusieurs, ce dont Timoleon est 
fort affligé. 

1 'T^IMOLEON Corinthius.Sinedubiomagnus omnium judi- 

JL cio hic vir exstitit. Namque huic uni contigit, quod nescio 
an nuUijUt et patriam, in qua erat natus, oppressam a tyranno 
liberaret, et a Syracusanis, quibus auxilio erat missus, jam 
inveteratam servitutem depelleret totamque Siciliam, multos 
annos bello vexatam a barbarisque oppressam, suo adventu 

2 in pristinum restitueret.Sed in his rébus non simpliçi fortuna 
conflictatus est, et, id quod difficilius putatur, multo sapien- 

3 tius tulit secundam quam adversam fortunam. Nam cum 



XX. TIMOLEÔN. I. II. 89 

frater ejus Timophanes, dux a Corinthiis delectus, tyranni- 
dem per milites mercennarios occupasset particepsque regni 
posset esse, tantum afuit a societate sceleris, ut antetulerit 
civium suorum libertatem fratris saluti et parère legibus 
quam imperare patriae satius duxerit. Hac mente per haruspi- 4 
cem communemque affinem, cui soror ex iisdem parenti- 
bus nata nupta erat, fratrem tyrannum interficiundum curavit, 
Ipse rïon modo manus non attulit, sed ne aspicere quidem 
fraternum sanguinem voluit. Nam dum res conficeretur, pro- 
cul in praesidio fuît, ne quis satelles posset succurrere. Hoc S 
praeclarissimum ejus factum non pari modo probatum est 
ab omnibus : nonnulli enim laesam ab eo pietatem putabant 
et invidia laudem virtutis obterebant. Mater vero post id 
factum neque domum ad se filium admisit neque aspexit, 
quin eum fratricidam impiumque detestans compellaret. 
Quibus rébus ille adeo est commotus, ut nonnumquam vitae 6- 
finem facere voluerit atque ex ingratorum hominum con- 
spectu morte decedere. 

II. Envoyé à Syracuse, il rend la liberté à cette ville et se 
montre clément dans la victoire (344). Il bat Hicétas, 
les Carthaginois (341) et Mamiercus (339). 

Intérim Dione Syracusis interfecto Dionysius rursus Sy- i 
racusarum potitus est. Cujus adversarii opem a Corinthiis 
petierunt ducemque, quo in bello uterentur, postularunt. 
Hue Timoleon missus incredibili felicitate Dionysium- tota 
Sicilia depulit. Cum interficere posset, noluit, tutoque ut 2 
Corinthum perveniret effecit,quod utrorumque Dionysiorum 
opibus Corinthii saepe adjuti fuerant, cujus benignitatis me- 
moriam volebat exstare, eamque praeclaram victoriam duce- 
bat, in qua plus esset clementiae quam crudelitatis, postremo 
ut non solum auribus acciperetur, sed etiam oculis cerneretur, 
quem ex quanto regno ad quam fortunam detulisset. Post 5 
Dionysii decessum cum Hiceta bellavit, qui adversatus erat 
Dionysio : quem non odio tyrannidis dissensisse, sed cupi- 
ditate indicio fuit, quod ipse expulso Dionysio imperium 



90 XX. TIMOLEON. il m. 

4 dimittere noluit.Hoc superato Timoleon maximas copias Car- 
thaginiensium apud Crinissum flumen fugavit ac satis habere, 
* coegit, si liceret Africain obtinere, qui jam complures annos 
possessionem Siciliae tenebant. Cepit etiam Mamercum, 
Italicum ducem, hominem bellicosum et potentem, qui ty- 
rannos adjutum in Siciliam venerat. 

III. Timoleon répare les maux que la guerre avait faits et 
détruit les monuments de la tyrannie. Dès qu'il le peut, 
il dépose le pouvoir et vit en simple particulier, entouré 
de l'amour et de la vénération des Syracusains. 

1 QuiBUs rébus confectis cum propter diuturnitatem belli, 
non solum regiones, sed etiam urbes désertas videret, con- 
quisivit quos potuit, primum Siculos, dein Corinthd arcessi- 
vit colonos, quod ab iis initio Syracusae erant conditae. 

2 Civibus veteribus sua restituit, novis bello vacuefactas pos- 
sessiones divisit, urbium moenia disjecta fanaque déserta 
refecit, civitatibus leges libertatemque reddidit : ex maxime 
bello tantum otium totae insulae conciliavit, ut hic conditor 
urbium earum, non illi, qui initio deduxerant, videretur. 

3 Arcem Syracusis, quam munierat Dionysius ad urbem obsi- 
dendam, a fundamentis disjecit, cetera tyrannidis propugna- 
cula demolitus est deditque operam, ut quam minime multa 

4 vestigia servitutis manerent. Cum tantis esset opibus, ut 
etiam invitis imperare posset, tantum autem amorem haberet 
omnium Siculorum, ut niillo récusante regnum obtinere lice- 
ret, maluit se diligi quam metui. Itaque, cum primum potuit, 
imperium deposuit ac privatus Syracusis, quod reliquum 

5 vitae fuit, vixit. Neque vero id imperite fecit : nam quod 
ceteri reges imperio potuerunt, hic benevolentia tenuit. Nul- 
lus honos huic defuit, neque postea res ulla Syracusis gesta 
est publiée, de qua prius sit decretum quam Timoleontis 

6 esset sententia cognita. NuUius umquam consilium non modo 
antelatum, sed ne comparatum quidem est. Neque id magis 
ejus benevolentia factum est quam prudentia. 



XX. TIMOLEON. IV. V. 91 

IV. Devenu aveugle, il continue à s'occuper des intérêts 
publics et privés. Sa piété envers les dieux. 

Hic cum aetate jam provectus esset, sine uUo morbo lu- i 
mina oculorum amisit. Quam calamitatem ita moderate tulit, 
ut neque eum querentem quisquam audierit, neque eo minus 
privatis publicisque rébus interfuerit. Veniebat autem in 2 
theatrum, cum ibi concilium populi haberetur, propter vale- 
tudinem vectus jumentis junctis,atque ita de vehiculo, quae 
videbantur, dicebat. Neque hoc illi quisquam tribuebat su- 
perbiae : nihil enim umquam neque insolens neque glorio- 
sum ex ore ejus exiit. Qui quidem, cum suas laudes audiret 3 
ï)raedicari, numquam aliud dixit quam se in ea re maxime 
diis agere gratias atque habere, quod, cum Siciliam recreare 
constituissent, tum se potissimum ducem esse voluissent : 
nihil enim rerum humanarum sine deorum numine geri pu- 4 
tabat. Itaque suae domi sacellum Automatias constituerat 
idque sanctissime colebat. 

V. Le jour anniversaire de sa naissance devient un jour 
de fête pour tous lès Siciliens. Sa conduite envers 

- deux citoyens ingrats. Sa mort (337). 

Ad hanc hominis excellentem bonitatem mirabiles accès- i 
serant casus. Nam proelia maxima natali suo die fecit omnia : 
quo factum est ut eum diem festum haberet universa Sicilia. 
Huic quidam Laphystius, homo petulans et ingratus, vadi- 2 
monium cum vellet imponere, quod cum illo se lege agere 
diceret, et complures concurrissent, qui procacitatem homi- 
nis manibus coercere conarentur, Timoleon oravit omnes, 
ne id facerent. Namque id ut Laphystio et cuivis liceret, se 
maximos labores summaque adisse pericula. Hanc enim spe- 
ciem libertatis esse, si omnibus, quod quisque vellet, legibus 
experiri liceret. Idem, cum quidam Laphystii similis, nomine 3 
Pemaenetus,in contione populi de rébus gestis ejus detrahere 
coepisset ac nonnulla inveheretur in Timoleonta, dixit nuric 
demum se voti esse damnatum : namque hoc a diis immor- 



92 XXI. DE REGIBUS, i. ii. 

talibus semper precatum, ut talem libertatem restitueret 
Syracusanis, in qua cuivis liceret, de quo vellet quod vellet 
impune dicere. 
4 Hic cum diem supremum obisset, publiée a Syracusanis 
in gymnasio, quod Timoleonteum appellatur, tota célébrante 
Sicilia sepultus est. 

XXI« De Regibus. 

I. Les rois de Perse. 

1 T T I fere fuerunt Graecae gentis duces, qui memoria digni 
JTjL videantur, praeter reges : namque eos attingere nolui- 

mus, quod omnium res gestae separatim sunt relatae. Neque 

2 tamen ii admodum sunt multi.Lacedaemonius autem Agesi- 
laus nomine, non potestate fuit rex, sicutceteri Spartani. Ex 
iis vero, qui dominatum imperio tenuerunt, excellentissimi 

• fuerunt, ut nos judicamus, Persarum Cyrus et Darius, 
Hystaspis filius: quorum uterque privatus virtute regnum est 
adeptus. Erior horum apud Massagetas in proelio cecidit, 

3 Darius senectute diem obiit supremum. Très sunt praeterea 
ejusdem gentis : Xerxes et duo Artaxerxae, Macrochir cogno- 
mine et Mnemon. Xerxi maxime est illustre, quod maximis 
post hominum memoriam exercitibus terra marique bellum 

4 intulit Graeciae. At Macrochir praecipuam habet laudem 
amplissimae pulcherrimaeque corporis formae, quam incre- 
dibili ornavit virtute belli : namque illo Perses nemo manu 
* fuit fortior. Mnemon autem justitiae fama floruit. Nam cum 
matris suae scelere amisisset uxorem, tantum induisit dolori, 

5 ut eum pietas vinceret. Ex his duo eodem nomine morbo 
naturae debitum reddiderunt : tertius ab Artabano praefecto 
ferro interemptus est. 

II. Philippe et Alexandre le Grand ; Pyrrhus, roi d'Épire ; 
Denis l'Ancien, tyran de Syracuse. 

I Ex Macedonum autem gente duo multo ceteros anteces- 
serunt rerum gestarum gloria : Philippus, Amyntae filius, et 



XXI. DE REGIBUS, ii. m. 93 

Alexander Magnus. Horum alter Babylone morbo con- - 
sumptus est, Philippus Aegiis a PausaniajCum spectatum lu- 
dos iret, juxta theatrum occisus est. Unus Epirotes, Pyrrhus, 2 
qui cum populo Romano bellavit. Is cum Argos oppidum 
oppugnaret in Peloponneso, lapide ictus interiit. Unus item 
Siculus, Dionysius prior. Nam et manu fortis et belli peritus 
fuit et, id quod in tyranno non facile reperitur, minime libi- 
dinosus, non luxuriosus, non avarus, nuUius denique rei 
cupidus nisi singularis perpetuique imperii ob eamque rem 
crudelis : nam dum id studuit munire, nullius pepercit vitae, 
quem ejus insidiatorem putaret. Hic cum virtute tyrannidem 3 
sibi peperisset, magna retinuit felicitate : major enim annos 
sexaginta natus decessit fiorente regno. Neque in tam multis 
annis cujusquam ex sua stirpe funus vidit,cum ex tribus uxo- 
ribus liberos procreasset multique ei nati essent nepotes. 

III, Les anciens généraux d'Alexandre. Transition â la 
vie d'Amilcar et d'Annibal. 

FuERUNT praeterea magni reges ex amicis Alexandri Ma- i 
gni, qui post obitum ejus imperia ceperunt, in iis Antigonus 

' et hujus filius Demetrius, Lysimachus, Seleucus, Ptolemaeus. 
Ex his Antigonus in proelio, cum adversus Seleucum et Lysi- 2 
machum dimicaret, occisus est. Pari leto afFectus est Lysi- 
machus ab Seleuco : namque societate dissoluta bellum inter 
se gesserunt. At Demetrius, cum filiam suam Seleuco in 3 
matrimonium dedisset neque eo magis fida inter eos amicitia 
manere potuisset, captus bello in custodia socer generi periit 

/a morbo. Neque ita multo post Seleucus a Ptolemaeo Cerauno 4 
dolo interfectus est, quem ille a pâtre expulsum Alexandrea 
alienarum opum indigentem receperat. Ipse autem Ptole- 

> maeuSjCum vivus filio regnum tradidisset,ab illo eodem vita * 
privatus dicitur. 

De quibus quoniam satis dictum putamus, non incommo- 5 
dum videtur non praeterire Hamilcarem et Hannibalem, 
quos , et animi magnitudine et calliditate omnes in Africa 
natospraestitisse constat. 



94 XXII. HAMILCAR. i. ii. 



XXII, Hamilcar, 

I. Amilcar se montre partout grand capitaine et défend 
vaillamment Eryx (247). Forcé de conclure la paix, il 
songe à recommencer bientôt les hostilités et ne perd 
rien de sa noble fierté (241). 

1 T T AMILCAR, Hannibalis filius, cognomine Barca, 
JTx Carthaginiensis, primo Poenico bello, sed tempori- 

bus extremis, admodum adulescentulus in ,Sicilia praeesse 

2 coepit exercitui. Cum ante ejus adventum et mari et terra 
* maie res gererentur Carthaginiensium, ipse, ubi adfuit, num- . 
quam hosti cessit neque locum nocendi dédit, saepeque e 
contrario occasione data lacessivit semperque superior dis- 
cessit. Quo facto, cum paene omnia in Sicilia Poeni amisis-^ 
sent, ille Erycem sic défendit, ut bellum eo loco gestum • 

3 non videretur. Intérim Carthaginienses classe apud insulas 
Aegates a C. Lutatio, consule Romanorum, superati, statue- 
runt belli facere fmem eamque rem arbitrio permiserunt 
Hamilcaris. Ille, etsi flagrabat bellandi cupiditate, tamen 
paci serviendum putavit, quod patriam exhaustam sumptibus 

4 diutius calamitates belli ferre non posse intellegebat, sed ita, 
ut statim mente agitaret, si paulum modo res essent refectae, 
bellum renovare Romanosque armis persequi, donicum aut 

5 virtute vicissent aut victi manus dédissent. Hoc cdnsilio 
pacem conciliavit. In quo tanta fuit ferocia, cum Catulus 
negaret bellum compôsiturum, nisi ille cum suis, qui Erycem 
tenerent, armis relictis Sicilia décédèrent, ut succumbente 
patria ipse periturum se potius dixerit, quam cum tante 
flagitio domum rediret : non enim suae esse virtutis arma a 
patria accepta adversus hostes adversariis tradere. Hujus 
pertinaciae cessit Catulus. 

II. Rentré dans sa patrie, il bat complètement les 
mercenaires révoltés (239). Il reconquiert et augmente 
même les possessions de Carthage en Afrique. 

I At ille, ut Carthaginem yenit, multo aliter, ac sperarat,rem 
publiçam se habentem cognovit. Namque diuturnitate externi . 



"A*fe;- 



^? XXII. HAMILCAR. ii, m. iv. 95 

"^ malitantum exarsit intestinum bellum, ut numquam in pari 
. periculo fuerit Carthago, nisi cum deleta est. Primo mercen- 2 
narii milites, quibus adversus Romanos usi erant, descive- 
runt : quorum numerus erat viginti milium. Hi totam aba- 

-, lienarunt Africam, ipsam Carthaginem oppugnarunt. Quibus 3 
malis adeo sunt Poeni perterriti, ut auxilia etiam ab Romanis^ 
petierint ; eaque impetrarunt. Sed extremo, cum prope jam * 
ad desperationem pervenissent, Hamilcarem imperatorem 
fecerunt. Is non solum hostes a mûris Carthaginis removit, 4 
cum ampliuscentummiliafacta.essentarmatorum, séd etiam 
eo compulit, ut locorum angustiis clausi plures famé quam, 
ferro interirent. Omnia oppida abalienata, in his Uticam 
■ àtque Hipponem, valentissima totius Africaejrestituit patriae. 
Neque eo fuit contentus, sed etiam fines imperii propagavit,* 5 
tôta Africa tantum otium reddidit, ut nuUum in ea bellum 
videretur multis annis fuisse. 

III. Pour trouver un moyen de faire la guerre à Rome, il 

se fait envoyer en Espagne. Annibal, son flls, et 

' Asdrubal, son futur successeur, l'accompagnent. 

. RÉBUS his ex sententia peractis fidenti anime atque infeste i 
Romanis, que facilius causam bellandi reperiret, eifecit,.ut 
imperator cum exercitu in Hispaniam mitteretur, eoque se- 
cum duxit filium Hannibalem annorum novem. Erat praeter- 2 
ea cum eo adulescens illustris, formosus, Hasdrubal (^). 
Huic ille filiam suam in matrimonium dédit (^). De hoc ideo 3 
mentionem fecimus, quod Hamilcare occiso ille exercitui 
praefuit resque magnas gessit, et princeps largitione vetustos . 
pervertit mores Carthaginiensium, ejusdemque post mortem 
Hannibal ab exercitu accepit imperium. 

IV. Triomphes et mort d'Amilcar (237-229). 

At Hamilcar, posteaquam mare transiit in Hispaniamque j 

Nous omettons: I. quem nonnulli diligi tenerius, quam par erat, ab 
Hamilcare loquebantur : non enim maledici tanto viro déesse poterant. Quo 
factura est ut apraefecto morum Hasdrubal cum eo vetaretur esse.' — 2. quod 
moribus eorum non poterat interdici socero generoi 



96 XXIII. HANNIBAL. i. ii. 

venit, magnas res secunda gessit fortuna : maximas bellicosis- 
simasque gentes subegit, equis, armis, viris, pecunia totam 

2 locupletavit Africàm. Hic cum in Italiam bellum inferre me- 
ditaretur, nono anno postquam in Hispaniam venerat, in 

3 proelio pugnans adversus Vettones occisus est. Hujus perpe- 
tuum odium erga Romanos maxime concitasse videtur secuh- 
dum bellum Poenicum. Namque Hannibal, filius ejus, assi- 
duis patris obtestationibus eo est perductus, ut interire quam 
Romanos non experiri mallet. 

XXIII. Hannibal. 

I. Mérite d'Annibal comme capitaine. Il nourrit contre 
les Romains une haine immortelle. 

1 T T ANNIBAL, Hamilcaris filius, Carthaginiensis. Si 
X X verum est, quod nemo dubitat, ut populus Romanus 

omnes gentes virtute superarit, non est infitiandum Hanni- 
balem tanto praestitisse ceteros imperatores prudentia, quanto 
populus Romanus antecedat fortitudine cunctas nationes. 

2 Nam quotiescumque cum eo congressus est in Italia, semper 
discessit superior. Quod nisi domi civium suorum invidia 
debilitatus esset, Romanos videtur superare potuisse. Sed 
multorum obtrectatio devicit unius virtutem. 

3 Hic autem velut hereditate relictum odium paternum erga 
Romanos sic conservavit, ut prius animam quam id depo- 
suerit, qui quidem, cum patria pulsus esset et alienarum 
opum indigeret, numquam destiterit animo bellare cum Ro- 
manis. 

II. Aussi excite-t-il contre eux les rois Philippe et 
Antiochus. C'est en vain que des ambassadeurs de 
Rome tâchent de le rendre suspect à ce dernier prince ; 
Annibal déclare qu'il a juré haine aux Romains 
et qu'il gardera son serment (192). 

I Nam ut omittam Philippum, quem absens hostem reddidit 
Romanis, omnium iis temporibus potentissimus rex Antio- 
chus fuit. Hune tanta cupiditate incendit bellandi, ut usque; 



XXIII. HANNIBAL. ii. m.. 97 

a rubro mari arma conatus sit inferre Italiae. Ad quem curii 2 
legati venissent Romani, qui dé ejus volùntate exploraient 
darentque operam consiliis clandestinis, ut Hannibalem in 
suspicionem régi adducerent, tamquam ab ipsis corruptus 
alla atque antea sentiret, neque id frustra fecissent, idque 
Hannibal comperissèt seque ab interioribus consiliis segre- 
gari vidisset, tempoTe dato adiit adregem, eique cum multa de 3 
fide suà et odio in Romanos commemorasset, hoc adjunxit : 
'Pater' meus j ' inquit ' Hamilcar, puerulo me,' utpote non 
amplius novem annos nato, in Hispaniam imperator profi- : 
ciscens Carthagine, Jovi optimo maximo hostias immolavit. 
Quae divina res dum conûciebatur, quaesivit a me vellemne 4 
secum in castra proficisci. Id cum libenter accepissem atque 
ab eo peteire coepissem ne dubitaret ducere,tum ille 'Faciam, ' 
inquit ' si mihi fidem, quam postulo, dederis. ' Simul me ad 
aram adduxit, apud quam sacrificare instituerat, eamque ce- 
teris remotis tenentem jurare jussit, numquam me in amici- 
tia cum Romanis fore. Id ego jusjurandum patri datum usque 5^ 
ad hànc aetatem ita conservavi, ut nemini dubium esse \ 
debeat, quin reliquo tempore eadem mente sim futurus. ' 
Quare si quid amice de Romanis cogitabis, non imprudefiter e 
fecerisj si me celaris : cum quidem bellum parabis, te ipsum 
frustraberis, si non me in eo principem posueris. ' 

III. Commandant de cavalerie sous Asdrubal (229), il est 

mis après la mort de ce dernier, à la tête de toute 

iTarmée(221). Il soumet l'Kspagne, prend Sagonte (219), 

laisse son frère dans la péninsule, traverse au milieu 

des plus grandes difficultés les Pyrénées et les Alpes 

' 'etarrive en Italie (218). 

Hac igitur qua diximus aetate cum pâtre in Hispaniam i 
profectus est : cujus post obitum, Hasdrubale imperatore suf- 
feqto, equitatui omni praefuit. Hoc quoque interfecto exer- 
citus summam imperiiad eumdetulit. Id Carthaginem dela- 
turjii publiée comprobatum est. Sic Hannibal minor quinque* 2 

CORNELII. ■ PARTIE DU MAITRE. 7 



98 XXIII. HANNIBAL.,ni. iv. -' ^' 

_ : ■ ^ : _, ^A 

et viginti annis natus imperator factus proximo triennio 
omnes gentes Hispaniae bello subegit : Saguntum, foederatam ; ,' 
civitatem, vi expugnavit, très exercitus maximos comparavit» : . 

3. Ex his unum in Africain misit, alteruni cuni Hasdrubale ; ;: 
fratre in Hispania reliquit, tertium in Italiam secum duxit. 
Ut saltum Pyrenaeum transiit, quacumque iter fecit, cum> , 

4 omnibus incolis conflixit : neminem nisi victum dimisit. Ad 
Alpes posteaquam venit, qua Italiam -ab Gallia sejùngunt, 
quas nemo umquam cum exercitu ante ernupraetèr Her- 
culem Graium transierat (quo facto is hodie saltus Grains :;, 
appellatur), Alpicos conantes prohibere transita concidit, ^ 
loca patefecit, itinera muniit, effecit ut ea elephantus orna- , . 
tus ire posset, qua antea unus homo inermis vix poterât \ 
repère, Hac copias traduxit in Italiaraque pervenit. 

IV. La marche d'Annibal à travers l'Italie n'est qu'une^ : 
suite de victoires. Atteint d'une maladie d'yeux, il ne 
perd rien de son activité (218-216). 

' I CoNFLixERAT apud Rhodanum cum P. Cornelio Scipione 
* consule eumque pepulerat. Cum hoc eodem Clastidii apud 

2 *Padum decernit sauciumque inde ac fugatum dimittit Ter- ; ; 
tio idem Scipio cum coUega Tiberio Longo apud Trebiam 
adversus. eum venit. Cum iis manuni conseruit : utrosque 
profligavit. Inde per Ligures Apenninum transiit, petens 

3 Etruriam. Hoc itinere adeo gravi morbo àfficitur oculorum, 
ut postea numquam dextro aeque bene usus sit. Qua vale- ., , 
tudine cum etiamtum premeretur lecticaque ferretur, ;C. 
Flaminium consulem apud Tra'sumenum cum exercitu insi- 
diis circumventum occidit, rieque multo post C. Centè.nium 'J 

4 *praetorem cum délecta manu saltus occupantem. Hinc in :• 
Apuliam pervenit. Ibi obviam ei venerunt duo consules, ; 
C. Terentius et L. Aemilius. Utriusque exercitus uno pro'eli'o .; 
fugavit, Paulum consulem occidit et aliquot praeterea don- 
sulares, in iis Cn. Servilium Geminum, qui superiore apno 
fuerat consul. 



■ / 



X:x:iII., HANNIBÂL. V. vi. '■ 99' ' 

y. Par un ingénieux stratagème, il donne le change au 
dictateur Fabius et s'échappe du mauvais pas où il se 
trouvait. Minucius, Gracchus, Marcellus sont battus 
dans l'Italie méridionale (212-208). 

Hac pugna j)ugnata Romam profectus nullo resistente in i 
propinquis urbi montibus moratus est. Cum aliquot ibi dies 
castra habuisset et Capuam reverteretur, Q. Fabius Maxi- - 
mus, dictator Romanus, in agro Falerno éise objecit. Hic 2 
clàusus locorum angustiis noctu sine ullo detrimento exer- 
citus se expedivit Fabioque, callidissimo imperatori, dédit 
verba. Namque obducta nocte sarmenta in cornibus juven- 
corum deligata incendit ejusque generis multitudinem ma- 
gnam dispalatam immisit. Quo repentino objecto visu tan- 
tum terrorem injecit exercitui Romanorum, ut egredi extra * 
vallum nemo sit ausus. Hanc post rem gestam non ita multis 3 ' 
diebus M. Minucium Rufum, magistrum equitum pari ac 
dictatorem imperio, dolo productum in proelium fugavit 
Tiberium Sempronium Gracchum, iterum. consulem, in* 
Lucanis absens in insidias inductum sustulit. M. Claudium 
Marcellum, quinquies consulem, apud Venusiam pari modo * 
interfecit Longum est omnia enumerare proèlià. Quare hoc 4 
unum satis erit dictum, ex quo intellegi possit, quantus ille 
fuerit : quamdiu in Italia fuit, nemo ei in acie restitit, nemo 
adversus éum post Cannensem pugnam in campo castra * 
posuit. 

VI. Rappelé dans sa patrie (203) et vaincu près de Zama 
(202), il fuit vers Àdrumète, échappe aux pièges qu'on ^, 
lui tend et reconstitue en partie son armée. 

HiNC invictus patriam defensum revocatus bellum gessit i 
adversus P. Scipionem, filium ejus Scipionis, quem ipse 
primo apud Rhodanum, iterum apud Padum, tertio apud 
Trebiam fugarat. Cum hoc exhaustis jam patriae facultatibus 2 
çupivit in praesentiarum bëllum componere, quo valentior 
postea côngrederetur. In colloqùium convenit : condiciones 
non convenerunt Post id factum paucis diebus apud Zamam 3 



loo XXIII, HANNIBAL. .VI. VII. 

cum eodem conflixit : pulsus (incredibile dictu) biduo et 
duabus noctibus Hadrumetum pervenit, quod abest ab 
4 *Zama circiter milia passuum trecenta. In hac fuga Numidaej • 
qui simul cum eo ex acie excesserant, insîdiati sunt ei :> 
quos non solum effugit, sed etiam ipsos oppressit. Hadru- 
meti reliquos e fuga coUegit : novis dilectibus paucis diebus 
multos contraxit. 

VII. La paix est conclue (201) et il reste à la tête de 
l'armée en Afrique. 11 est rappelé à Carthage (200) et 
rend comme suffète de grands services à sa patrie. 
Voyant arriver des ambassadeurs romains, il devine, 
leur dessein et s'enfuit secrètement (196). 

1 Cum in apparando acerrime esset occupatus, Carthagi- 
nienses bellum cum Romanis composuerunt. Ille nihilo ' 
secius exercitui postea praefuit resque in Africa gessit usque; 

2 ad P. Sulpicium C. Aurelium consules. His enim magistra- 
tibus legati Carthaginienses Romam venerunt, qui senatui 
populoque Romano gratias agerent, quod cum iis pacem. 
fecissent, ob eamque rem corona aurea eos donarent simul- 
que peterent, ut obsides eorum Fregellis essent captivique 

3 redderentur. His'exsenatus consulto responsum est: munus 
eorum gratum acceptumque esse j obsides, quo loco. roga- 
rent, futuros, captivos non remissuros, quod Hannibalem, 
çujus opéra susceptum bellum foret, inimicissimiim nomini 
Romano, etiam nunc cum imperio apud exercitum haberent 

4 itemque fratrem ejus Magonem. Hoc responso Carthagi- 
nienses cognito Hannibalem domum et Magonem revoca- 
runt. Hue ut rediit, rex factus est, postquam praetor fuerat, 
anno secundo et vicesimo : ut enim Romae consules, sic 

5 Carthagine quotannis bini reges creabantur. In eo magistratu 
pari diligentia se Hannibal praebuit, ac fuerat in bello. 
* Namque effecit, ex novis vectigalibus non solum ut esset 
pecunia, quae Romanis ex foedere penderetur, sed etiam 

6 superesset, quae in aerario reponeretur. Deinde anno post 
M. Claudio L. Furio consulibus, Roma legati Carthagineih 



'::^'mÊM 



XXIII. HANNIBAL. vu. viii. ix. lor 

venerunt. Hos Harinibal ratus sui exposcendi gratia missos, 
priûsquam iis senatus daretur, navem ascendit clam atque 
in Syriam ad Antiochum profugit. Hac re palam facta 7 
Poeni naves duas, quae eum comprehendereut, si possent 
Gonsequi, miserunt: bona ejus publiçarunt, domum a funda- 
mentis disjecerunt, ipsum exsulem judicarunt. 

VIII. Vainement tente-t-il d'engager les Carthaginois à 
reprendre les hostilités (193). Ilretournechez Antiochus 
et l'aide dans toutes ses entreprises (193-190), 

At Hannibal anno tertio, postquam domo profugerat, i 
L. Cornelio Q. Minucio consulibus, cum quinque navibus - 
Africain accessit in finibus Cyrenaeorum, si forte Carthagi- 
nienses ad bellum Antiochi spe fiduciaqne inducere posset, 
cui jam persuaserat, ut cum exercitibus in Italiam proficis- 
ceretur. Hue Magonem fratrem excivit. Id ubi Poeni resci- 2 
verunt, Magonem eadem, qua fratrem, absentem afFecerunt 
poena. Illi desperatis rébus cum solvissent naves ac vêla 
ventis dédissent, Ha'nnibal ad Antiochum pervenit. De Ma- 
gonis interitu duplex memoria prodita est : namque alii 
naufragio, alii a servulis ipsius interfectum eum scriptum re- 
liquerunt. Antiochus autem, si tam in gerendo bello consiliis 3 
ejus parère voluisset, quam in suscipiendo instituerai, propius 
Tiberi quam Thermopylis de summa imperii dimicasset. 
Quem etsi miilta stulte conari videbat, tamen nulla deseruit ^ 
in ré. Praefuit paucis navibus, quas ex Syria jussus erat in 4 
Asiam ducere, iisque adversus Rhodiorum classem in Pam- 
phylio mari confiixit In quo cum multitudine adversariorum"^ 
sui superarentur, ipse, quo cornu rem gessit, fuit superior. ^ 

IX. Après la défaite d' Antiochus, Annibal se rend en 
Crète et trompe l'avarice des habitants de cette île(189). 

Àntiocho fugato, verens ne dederetur, quod sine dubio i 
accidisset, si sui fecisset potestatem, Cretam ad Gortynios 
venit, ut ibi, quo se conferret, consideraret. Vidit autem vir 2 
omnium, callidissimus in magno se fore periculo, nisi quid 






I02 XXIII. HANNIBAL. ixv x: ■ ^ ^ ! S 

providisset, propter avaritiam Cretensium : magnam enim ; 
. secum pecuniam portabat, de qua sciebat exisse famam. ' • 

3 Itaque capit taie consilium. Amphoras complures complet :-; 
plumbo, summas operit auro et argento. Has praesentibus 
principibus.deponit in te.mplo Dianae, simulans se suas for- ' 
tunas illorum fidei credere. His in errorem inductis, statuas 
aëneas, quas secum portabat, omni sua pecunia complet - 

4 easque in propatulo domi abjicit. Gortinii templum magna 
cura custodiunt, non tam a ceteris quam ab Hannibale, ne . 
ille inscientibus iis sua tolleret secumque duceret. , 

X. De là, il se retire chez Prusias, l'excite contre les . 
Romains et songe à se défaire d'Eumène, leur 
allié. Sur le point de livrer bataille à ce prince, il 
fait ses recommandations aux soldats (184). 

1 Sic conservatis suis rébus Poenus, illusis Cretensibus, ad ,' 
*Prusiam in Pontum pervenit. Apud quem eodem animo fuit 
erga Italiam, neque aliud quidquam egit quam regem armavit 

2 et exacuit adversus Romanos. Quem cum videret domesticis 
opibus minus esse robustum, conciliabat ceteros reges, ad- 
jungebat bellicosas nationes. Dissidebat ab eo Pergamenus 
rex Eumenes, Romanis amicissimus, bellumque inter eos 

3 gerebatur et mari et terra; sed utrobique Eumenes plus va- 
lebat propter Romanorum societatem" : quo magis cupiebat 
eum Hannibal opprimi. Quem si removisset, faciliora sibi 
cetera fore arbitrabatur. Ad hune interficiundum talem iniit 

4 rationem. Classe paucis diebus erant decreturi. Superabatur 
iiavium multitudine : dolo erat pugnandum, cum par non 
esset armis, Imperavit quam plurimas venenatas serpentes 

5 vivas colligi easque in vasa fictilia conjici. Harum cum 
êflfecisset magnam multitudinem, die ipso, quo facturus erat 
navale proelium, classiarios convocat iisque praecipit, omnes 
ut in unam Eumenis régis concurrant navèm, a ceteris tan- 
tum satis habeant se defendere. Id illos facile serpentium 

6 multitudine consecuturos. Rex autem in qua nave veheretur, -.'■.; 



m:-:-: .■: ■■■y-ivm 



XXIII. HANNIBAL. X. XI. XII. 103 



ut scirent, se facturum : quem si aut cepissent aut interfecis- , 
sent, magno iis pollicetur praernio fore. 

XI. Singulier stratagème qu'Annibal emploie pour 
vaincre son ennemi (184). 

Tali cohortatione militum facta classis ab utrisque in i 
proelium deducitur. Quarum acie constituta, priusquam 
signum pugnae daretur, Hannibal, ut palam faceret suis, quo 
loco Eumenes esset, tabellarium in scapha cum caduceo _ 
mittit. Qui ubi ad naves adversariorum pervenit epistolamque 2 
ostendens se regem professus est quaerere, statim ad Eume- 
nem deduetus est, quod nemo dubitabat, quin aliquid de 

, pace esset scriptum. Tabellarius ducis nave declarata suis 
eodem, unde erat egressus, se recepit. At Eumenes soluta 3 
epistola riihil in ea repperit, nisi quae ad irridendum eum 
pertinerent. Cujus rèi etsi causam mirabatur neque reperiebat, 
tamen proelium statim committere non dubitavit. Horum 4 
in concursu Bithynii Hannibalis praecepto universi navem 
Eumenis adoriuntur. Quorum vim rex cum sustinere non pos- 
set, fuga salutem petit: quam consecutus non esset, nisi intra 
sua praesidia se recepisset, quae in proximo litore erant coUo- 
cata. Reliquae Pergamenae naves cum adversariospremerent 5 
acrius, repente in eas vasa fictilia, de quibus supra mentio- 
nem fecimus, conjici coepta sunt. Quae jacta initio risum ;. 
pugnantibus concitarunt, neque quare id fieret poterat in- 
tellegi. Postquam autem naves- suas oppletas conspexerunt 6 

' .serpentibus, nova re perterriti, cum, quid potissimum vi ta- 
rent, non vidèrent, puppes verterunt seque ad sua castra^ 
nautica rettulerunt. Sic Hannibal consilio arma Pergameno- 7 
rum superavit, neque tum solum, sed saepe alias pedestribus - 
copiis pari prudentia pepulit adversarios. 

XII. Les Romains demandent à Prusias l'extradition. 
d'Annibal. Le roi n'ose pas refuser. Ne voyant aucun 
moyen d'échapper, Annibal se donne la mort (183). 

Quae dum in Asia geruntur, accidit casu ut legati Prusiae * i 
Romae apud T. Quintium Flamininum consularem cenarent, 



.I04 XXIII. HANNIBAL. xii. xiii. 

atque ibi de Hannibale mentione facta ex iis unus diceret 

2 eum in Prusiae regno esse. Id postero die Flamininus se- 
natui detulit. Patres conscripti, qui Hannibale vivo num- 
quam se sine insidiis futuros existimarent, legatos in Bithy- 
niam miserunt, in iis Flamininum, qui ab rege peterent, ne 

3 inimicissimum suum secum haberet sibique dederet. His 
Prusia negare ausus non est : illud recusavit, ne id a se fieri 
postularent, quod adversus jus hospitii esset : ipsi, si possent, 

. comprehenderent : locum, ubi esset, facile inventuros. Han- 
nibal enim uno loco se tenebat in castello, quod ei a rege 
datum erat muneri, idque sic aedificarat, ut in omnibus par- 
tibus aedificii exitus haberet, scilicet verens ne usu veniret, 

4 quod accidit. Hue cum legati Romanorum venissent ac mul- 
titudine domum ejus circumdedissent, puer ab janua prospi- 
ciens Hannibali dixit plures praeter consuetudinem armatos 
apparere. Qui împeravit ei, ut omnes fores aedificii circumiret 
ac propere sibi nuntiaret, num eodem modo undique obsi- 

5 deretur. Puer cum celeriter, quid vidisset, renuntiasset, om- 
nesque exitus occupatos ostendisset, sensit id non fortuito 
factum, sed se peti neque sibi diutius vitam esse retinendam. 
Ouam ne alieno arbitrio dimitteret, memor pristinarum vir- 
tutùm, venenum, quod semper secum habere consuerat, 
sumpsit. 

XIII. On n'est pas d'accord sur la date exacte de cet 
événement. Annibal ne négligea pas entièrement la 
littérature. Ses historiens. Transition à la vie des 
grands capitaines de Rome. • 

1 Sic vir fortissimus, multis variisque perfunctus laboribus, 

* anno acquievit septuagesimo. Quibus consulibus interierit, 
non convenit. Namque Atticus M. Claudio Marcello Q. Fabio 
Labeone consulibus mortuum in annali suo sçriptum reliquit, 

* at Polybius L. Aemilio Paulo Cn. Baebio Tamphilo, Sulpi- 
cius autem Blitho P. Cornelio Cethego M. Baebio Tam- 

2 philo. Atque hic tantus vir tantisque bellis districtus non- 
nihil temporis tribuit litteris. Namque aliquot ejus libri sunt, 



k. 



XXIII. HANNIBAL. xiii. 



105 



Graeco sermone confecti, in iis ad Rhodios de Cn. Manlii 
Vulsonis in Asia rébus gestis. Hujus belli gésta multi me- S 
moriae prodiderunt, sed ex his duo, qui cum eo in castris 
fuerunt simulque vixerunt, quamdiu fortuna passa est, Sile- 
nus et Sosilus Lacedaemonius. Atque hoc Sosilo Hannibal 
litterarum Graecarum usus est doctore. 

Sed nos tempus est hujus libri facere finem et Romano- 4 
rum explicare imperatores, quo facilius coUatis utrorumque 
factis, qui viri praeferendi sint, possit judicari. 




Vy 



^ 



^^^^^^^^^^^^.^.^ 



EX LiBRO CORNELII NEPOTIS 



DE LATINIS HISTORIGIS.^ 



XXIV. CATO. 

I. Jeunesse, premières arraes, premières charges 
publiques de Gaton (234-198). 

1 TV /r CATO, ortus municipio Tusculo, adulescentulus, 
IV JL • priusquam honoribus operam daret, versatus est , 

in Sabinis, quod ibi heredium a pâtre relictum habebat. 

' Inde hortatu L. Valerii Flacci, quem in consulatu censura- 

que habuit collegam, ut M. Perpenna censorius narrare 

2 solitusest, Romam demigravit in foroque esse coepit. Pri- 
mum stipendium meruit annorum decem sëptemque. Q. 
Fabio M. Claudio consulibus tribunus militum in. Sicilia 
fuit. Inde ut rediit, castra secutus est C. Claudii Neronis, 
magnique opéra ejus existimata est in proelio apud Senam, 

.5 quo cecidit Hasdrubal, frater Hannibalis. Quaestor obtigit 
P. Africano consuli, cum quo non pro sortis necessitudine 
vixit : namque ab eo perpétua dissensit vita. Aedilis plebi 

4 factus est cum C. Helvio. Praetor provinciam obtinuit Sar- 
diniam, ex qua quaestor superiore tempore ex Africa dece- 
dens Q. Ennium poetam deduxerat, quod non minoris 
aestimatnus quam quemlibet amplissimum Sardiniensem 
triumphum. 

. , II. .Ses dissensions avec Scipion, sa censure, son 
dévouenaent aux intérêts de la patrie (195-149). 

^ i Consul ATUM gessit cum L. Valerio Flacco, sorte provinr 

ciam nactus Hispaniam citeriorem, ex qua triumphum de- 

2 portavit. Ibi cum diutius moraretur, P. Scipio Africanus 

consul iterum, cujus in priore consulatu quaestor fuerat, 

voluit eum deprovincia depellere et ipse ei succedere, neque 



L 



: ; ■ XXrV. CATO. II. m. 107 

-hoc per senatum efficere potuit, cum quidem Scipio princi- 
patum in civitate obtineret, quod tum non potentia, sed 
jure res publica administrabatur. Qua ex re iratus senatui, 
consulatu peracto privatus in urbe mansit. At Cato, censor 3 
cum eodem Flacco factus, severe praefuit ei potestati. Nam - 
et in complures nobiles animadvertit et multas res novas in 
edictum addidit, qua re luxuria reprimeretur, quae jam tum 
incipiebat pullulare. Circiter annos oçtoginta, usque ad 4 
extremam aetatem ab adulescentia, rei publicae causa susci- 
pere inimicitias non destitit. A multis tentatus non modo 
nullum detrimentum existimationis fecit, sed, quoad vixit, 
virtutum laude crevit. 

III. Ses occupations scientifiques et littéraires. 

In omnibus rébus singulari fuit industria : nam et agricola i 
sollers et peritus juris consultus et magnus imperator et 
pfobabilis orator et cupidissimus litterarum fuit. Quarum 2. 
studium etsi senior arripuerat, tamen tantum progressum 
fecit, ut non facile reperiri possit neque de Graecis neque 
de Italicis rébus, quod ei fuerit incognitum. Ab adulescentia 3! 
confecit orationes. Senex historias scribere instituit Earum 
sunt libri septem. Primus continet res gestas regum populi 
Romani, secundus et tertius unde quaeque civitas orta sit 
: Italica, ob quam rem omnes Origines videtur appellassé. 
In quarto autem bellum Poenicum est primum, in quinto . ' 
secundum : atque haec omnia capitulatim sunt dicta. Reliqua 4 
quoque Bella pari modo persecutus est usque ad praeturam . 
Servii Galbae, qui diripuit Lusitanos: atque horum bellorum 
duces non nominavit, sed sine nominibus res notavit. In 
eisdem exposuit, quae in Italia Hispaniisque viderentur ad- ' 
miranda: in. quibus multa industria et diligentia comparet, 
nulla doctrina. , 

Hujus de, vita et moribus plura in eo libro persecuti 5 
sumus, quem separatim de eo fecimus rogatu T. Pomponii 
Attici. Quare studiosos Catonis ad illud volumen delegamus. 



lo8' XXV. ATTICUS. I. II. ' , 

XXV. Atticus. 

I. Naissance, éducation, talent d' Atticus. 
POMPONIUS Atticus, ab origine ultima stirpis Roma- 



T- 



nae generatus, perpetuo a majoribus acceptam eques- 

1 2 trem obtinuit dignitatem. Pâtre usus est diligente et, ut tum. 

i| • erant tenipora, diti in primisque studioso litterarum. Hic, 

\ prout ipse amabat litteras, omnibus doctrinis, quibus puerilis 

,3 aetàs impertiri débet, filium erudivit. Erat autem in puero 

praeter docilitatem Ingenii summa suavitas oris atque vocis, 

ut non solum celeriter acciperet, quae tradebantur, sed etiam 

exceilenter pronuntiaret. Qua ex re in pueritia nobilis inter 

aequales ferebatur clariusque exsplendescebat, quam gerie- 

4 rosi condiscipuli animo aequo ferre possent. Itaque incita- 

bat omnes studio suo, quo in numéro fuerunt L. Torquatus, 

C. Marius filius, M. Cicero : quos consuetudine sua sic 

: devinxit, ut nerao iis perpetuo fuerit carior. 

II. Voyant Rome déchirée par les partis, il se rend à 
Athènes et se concilie l'afTection des habitants" (86). 

» Pater mature decessit. Ipse adulescentulus propter affini- 

/ tatem P. Sulpicii, qui tribunus plebi interfectus est, non. 
~ expers fuit illius periculi : namque Anicia, Pômponii conso- 

:'.2 brina, nupserat Servio, fratri Sulpicii. Itaque interfecto 
Sulpicio posteaquam vidit Cinnano tumultu civitatem esse 
■ perturbatam neque sibi dari facultatem pro dignitate viven- 
di, quin alterQtram partem offenderet, dissociatis animis 
civium, cum alii Sullanis, alii Cinnanis faverent partibus, 
idoneum tempus ratus studiis obsequendi suis Athenas se 
contulit. Neque eo secius adulescentem Marium hostem 
judicatum juvit opibus suis, cujus fugam pecunia sublevavit. 

13 Ac ne illa peregrinatio detrimentum aliquod afferret rei 

.familiari, eodem magnam partem fortunarum tràjecit suarum. 

Hic ita vixit, ut universis Atheniensibus merito esset caris- 

ï 4 simus. Nam praeter gratiam, quae jam in adulescentulo 
magna erat, saepe suis opibus inopiam eorum publicam. 



. s^ 



^ ' XXV. ATTICUS. II. m. iv; .109 | 

leyavit. Cum enim versuram facere publiée hecesse esset ; ,"^ 
neque ejus condicionem aequam haberent, semper se inter- 
posuit, atque ita, ut neque usuram umquam ab iis acceperit 
neque longius, quam dictum esset, deberi passus sit. Quod 5 ^\ 
utrumque erat iis salutare : nam neque indulgendo invete-: " 
rascere eorum aes alienum patiebatur neque multiplicandis 
usuris crescere. Auxit hoc officium alia quoque liberalitate : 6,'V 
nam universos frumento donavit, ita ut singulis seni modii ;^ 
tritici darentûr ; qui modus mensurae medimnus Athenis .; 
appellatur. 

III. Considération dont il jouit parmi eux. 

Hic autem sic se gerebat, ut communis infimis,par prin- i •' 
cipibus videretur. Quo factum est ut huic omnes honores, ' 
quos possent, publiée haberent civemque facere studerent : - . ' 
quo beneficio ille uti noluit. Quamdiu adfuit, ne qua sibi 2 v 
statua poneretur, restitit, absens prohibere non potuit. Itaque -^ 
aliquot ipsi et Phidiae loeis sanctissimis posuerunt : hune- 
enim in omni procuratione rei publicae actorem auctorem- 
qûe habebant. îgitur primum illud munus fortunae, quod in 3 :: 
ea potissimum urbe natus est, in qua domieilium orbis terra- - J 
■ rum esset imperii, ut eandem et patriam haberet et domum. ^ -^ 
Hoc spécimen prudentiae, quod, cum ineam se civitatem : .| 
cOntulisset, quae antiquitate, humanitate doetrinaque prae- . .? 
staret oiiines, unus eifiiit carissimus. <:i 

IV, Sylla charmé des rapports qu'il avait eus avec lui ^:; 

tente en vain de l'emmener à Rome (84). Le soin de sa - 

fortune, l'étude des belles-lettres, les services^-â rendre ^ 

se partagent le temps d'Atticus. Il retourne à Rome ' : . 

-J65). - : ' • "■-■•■| 

Hue -ex Asia SuUa decedens cum venisset, quamdiu ibi i': 
fuit, secum habuit Pomponium, captus adulescentis et hu- -':: 
manitate et deretrina. Sic' enim Graece loquebatur, ut Athe-: ' '- 
riis natus videretur: tanta autem suavitas erat sérmonis : ■• 
Làtini, ut appareret in eo nativum quendam lepprem esse, 
non aseitum. Idem poemata pronuntiabat- et Graece et ^ ':;/ 



iio XXV. ATTICUS. IV. >. ' : 

2 Latine sic, ijt supra nihil posset addi. Quibus rébus factum'i 
est, ut Sulla nusquam eum ab se dimitteret cuperetque secuin.l 
deducere. Qui cum persuadere tentaret, ' Noli, oro te, ' in^-1 
quit Pomponius ' adversum eos. me velle ducere, cum quibuéS 
ne contra te arma ferrem, Italiam reliqui. ' At Sulla adù||| 
lescentis officio collaudato omnia munera ei, quae Atheriis^^ 
acceperat, proficiscens jussit deferri. '^Il 

3 Hic complures annos moratus, cum et rei familiari tantum ^ Jf 
operae daret, quantum non indiligens deberet pater familias, ,1 
et omnia reliqua tempora aut litteris aut Atheniensium rei V; 
publicae tribueret, nihilo minus amicis urbana officia praesti-* J 

4 tit. TSfam et ad comitia eorum ventitavit et, si qua res major': :, 
acta est, non defuit. Sicut Ciceroni in omnibus ejus pericuiis ■ 
singularem fidem praebuit : cui ex patria fugienti séstertium 

5 ducenta et quinquaginta milia donavit. Tranquillatis auteiii 
rébus Romanis remigra vit Romam, ut opinor L. Cotta 
L. Torquato consulibus: quem discedentem sic universa 
civitas Atheniensium prosecuta est, ut lacrimis desiderii futuri 
dolorem indicaret. 

Y. Son bon caractère lui assure l'héritage d'un oncle fort 
riche. Ses rapports avec Cicéron et Hortensius. 

1 Habebat avunculum Q. Caecilium, equitem Romanum, 
familiarem L. Luculli, divitem, difficillima natura: cujus sic 
asperitatem veritus est, ut, quem^ nemo ferre posset, hujus 
sine ofFensione' ad summam senectutem retinuerit benevolen- 

2 tiam. Quo facto tulit pietatis fructum. Caecilius-enim moriens" 
testamento adoptavit eum heredemque fecit ex dodrante : ^' 

3 ex qua hereditate accepit circiter centies séstertium. Erat : 
nupta soror Attici Q. Tullio Ciceroni, easque nuptias M. Ci- 
cero conciliarat, cum quo a condiscipulatu vivebat conjun- 
ctissime, multo etiam familiarius quam cum Quinto, ut. 
judicari possit plus in amicitia valere similitudinem morum 

S.4 quam affinitatem, Utebatur autem intime Q. Hortensio, qui. 
iis temporibus principatum eloquentiae tenebat, ut intellegï 
non posset, uter eum plus diligeret, Cicero an Hortensius i. 

. • ■ ■ ■ W- 

■ • . ■ - ' , ,-^', ■ '^x 



l't'vf-' * -^ 



1,< 






( 



XXV^. ATTICUS. V. vi. vu. 



1^1 î- 



"î4 



'^M 



xsa 






et id, quod erat difficillimum, efficiebat, ut, inter quos tanta 
laudis esset aemulatio, nuUa intercederet obtrectatio essetque 
talium virorum copula. " 

VI. A cette époque troublée, Atticus. se tient loin des 
affaires. 

In re publica ita est versatus, ut semper optimarum par- i 
tium et esset et existimaretur, neque tamen se civilibus flu- 
ctibus committeret, quod non magis eos in sua potestate 
existimabat esse, qui se his dédissent, , quam qui maritimis 
"jactarentur. Honores non petiit, cum ei paterent propter ..vel 2 
gratiam vel dignitatem : quod neque peti more riiàjoftim 
neque capi possent conservatis legibus in tam effusi ambitus 
largitionibus neque geri e re publica sine periculo corruptis 
civitatis moribus. Ad hastam publicam numquam accessit.' 3 \:é 
NuUius rei neque praes neque manceps factus est. Neipinem 
neque suo nomine neque subscribens accusavit: in jus de sua ■ 
re numquam iit : judicium nullum habuit. Multorum'cohsu- 4- 
lum praetorumque praefecturas delatas sic accepit, ut nemi- 
nem in provinciam sit secutus, honore fuerit contentus, rei ' 
familiaris despexerit fructum : • qui ne cum Quinto quidem 
Cicérone voluerit ire in Asiam, cum apud eum legati loçum 
obtinere posset. Non enim decere se. arbitrabatur, cum" . 
praeturam gerere noluisset, asseclam esse praetoris. Qua in 5 '-i-l 
^ re non solum dignitati serviebat, sed etiam tranquillitati, ' J^ 
cum suspiciones quoque vilaret criminum. Quo fiebat ut ejus 
observantia omnibus esset carior, cum eam Dfficio, noa 
timori neque spei tribui vidèrent. ^ ' 

VII. Sa conduite antérieure lui permet de garder la 
neutralité entre César et Pompée. Gésar est fort satisfait 
de cette m.a nier e d'agir (49). 

:.. Incidit Caesarianum civile bellum, cum habéret anno.s i 
circiter sexaginta. Usus est aetatis vacatione neque se quo- v 
quam movit ex urbe. Quae amicis suis opus fueranf ad . .^ 
Pompeium proficiscentibus, omniaex sua re familiari dédit: /: 
ipsum Pompeium conjunctum non ofFendit. Nullum ab eo 2îL 

:.-:■■■ ■ : : ■ ^'l. 









•--<^% 






■m 

'M 









112 



XXV. ATTICUS. VII. VIII. 



habebat ornamentum, utceteri, qui per eum aut honores axrt 
divitias ceperant : quorum partim invitissimi castra sunt sècuti, 
3 partim summa cum ejus oiFensione domi remanserunt. Attici 
autem quies tanto opère Caesari fuit grata, ut victor, cum 
privatis pecunias per epistolas imperaret, huic non solum 
molestus non fuerit, sed etiam sororis filium et Q. Ciceronem 
ex Pompeii castris concesserit. Sic vetere instituto vitae 
effugit nova pericula. 

VIII. Malgré les excellents rapports qu'il a avec Brut us 
après la mort de César, Atticus refuse de se mêler à la 
politique. Il aide Brutus lorsque Antoine reprend le 
dessus (44). 

j Secutum est illud tempus occiso Caesare, quo res publica 
pênes Brutos videretur esse et Cassium ac tota civitas se ad 

2 eos convertisse. Sic M. Bruto usus est, ut nuUo ille adulescens 
aequali familiarius quam hoc sene, neque solum eum prin- 

3 cipem'consilii haberet, sed etiam in convictu. Excogitatum 
est à quibusdam, ut privatum aerarium Caesaris interfecto- 
ribus ab equitibus Romanis constitueretur. Id facile effici 
posse arbitrati sunt, si principes ejus ordinis pecunias contu- 
lissent. Itaque appellatus est a C. Flavio, Bruti familiari, 

4 Atticus, ut ejus rei princeps e.sse vellet. At ille, qui officia 
amicis praestanda sine factione existimaret semperque a 
talibus se consiliis removisset, respondit : si quid Brutus de 
suis facultatibus uti voluisset, usurum, quantum eae pate- 

■ renturj se neque cum quoquam de ea rç collocuturum 
- neque coiturum. Sic ille consensionis globus hujus unius 

5 dissensione disjectus est. Neque multo post superior esse 
coepit Antonius, ita ut Brutus et Cassius omissa cura provin- 
ciarum, quae iis dicis causa datae erant a consule, desperatis 

6 rébus in exsilium proficiscerentur. Atticus, qui" pecuniam 
simul cum çeteris conferre noluerat florenti illi parti, abjecto 
Bruto Italiaque ced.enti sestertium centum milia muneri 
misit. Eidem in Epiro absens trecenta jussit dari, neque eo 

.. magispotenti adulatus est Antonio neque desperatos reliquit 



XXV. ATÏICUS.IX. . ïr3^ 



ÏX. Lorsque- la cause d'Antoine semble perdue, ses 
partisans fugitifs et Fui vie, sa mère, reçoivent d'A tticus 
de grands services (43). 

Secutum: est bellum gestum apud Mutinam. In qup si i 
tantum eum prudentem dicam, minus, quam debeam, prae- " 
dicem, cum ille potius divinus fuerit, si divinatio appettanda 
est perpétua naturalis bonitas, quae nullis casibus agitatur 
neque minuitur. Hostis Antonius judicatus Italia cesserai :-2 
spes restituendi nulla erat. Non solum inimici, qui tum erant 
potentissimi et plurimi, sed etiam qui adversariis ejus se ven- 
ditabant et in eo laedendo aliquam consecuturos sperabant^ 
commoditatem, Antonii familiares insequebantur, uxorem _ 
Fulviam omnibus rébus spoliare cupiebant, liberos etiam 
exstinguere parabant. Atticus, cura Ciceronis intima familia- 3 
ritate uteretur, amicissimus esset Bruto, non modo nihil ijs^ 
induisit ad Antonium violandum, sed e contrario familiares 
éjus ex urbe profugientes, quantum potuit, texit, quibus 
rébus indiguerunt, adjuvit. Publio vero Volumnio ea tribuit, 4 
ut plura a parente proficisci non potuerint. Ipsi autem 
^Fulviae, cum litibus distineretur magnisque terroribus vexa- 
|-etur, tanta diligentia officium suum praestitit, ut nullum illa 
stiterit vadimonium sine Attico, Atticus sponsor omnium 
rerum fuerit. Quin etiam, cum illa fundum secunda fortuna s 
pinisset in diem neque post calamitatem versuram facere ï 
)Otuisset,ille se interposuit pecuniamque sine foenore sineque ' 
Pilla stipulatione credidit, maximum existimans quaestum, 
Iriemorem gratumque cognosci, simulque aperiens se non 
fbrtunae, sed hominibus solere esse amicum. Quae cum facie- 6 
)at, nemo eum temporis causa facere poterat existimare ; 
lemini enim in opinionem veniebat Antonium rerum poti- 
turum. Sed sensus ejus a nonnullis optimatibus reprehende- 7. 
)atur,-quod parumodisse malos cives videretur. Ille autem, - 
^ui judicii, potius quid se facere par esset intuebatur, quam 
mid alii laudaturi forent. . 



CORNELII.-. PARTIE DU MAITRE. 8, 



^' 



114 XXV. ATTICUS. X. XI. 

X. Revenu triomphant à Rome, Antoine montre sa 
reconnaissance envers Atticus. 

1 Conversa subito fortuna est. Ut Antonius rédiit in Italiam, 
nemo non magno in periculo Atticum putabat propter inti- 

2 mam familiaritatem Ciceronis et Bruti. Itaque ad adventum 
imperatorum de fore decesserat, timens proscriptionèm, 
latebatque apud P. Volumnium, cui, ut ostendimus, paulo 
ante opem tulerat (tanta varietas iis temporibus'fuit fortunae, 
ut modo hi, modo illi in summo essent aut fastigio aut peri- 
culo), habebatque secum Q. Gellium Canum, aequalem 

3 simillimumque sui. Hoc quoque est Attici bonitatis exem- 
plum, quod cum eo, quem puerum in ludo cognorat, adeo 
conjuncte vixit, ut ad extremam aetatem amicitia eorum 

4 creverit. Antonius autem, etsi tanto odio ferebatur in Cicero- 
nem, ut non solum ei, sed etiam omnibus ejus amicis esset 
inimicus eosque vellet proscribere, multis dehortantibus 
tamen Attici memor fuit officii et ei, cum requisisset, ubinam 
esset, sua manu scripsit, ne timeret statimque ad se veniret : 
se eum et illius causa Canum de proscriptorum numéro exe- 
misse. Ac ne quod periculum incideret, quod noctu fiebat, 

5 praesidium ei misit. Sic Atticus in summo timoré non solum ^ 
sibi, sed etiam ei, quem carissimum habebat, praesidio fuit, 
ut appareret nullam sejunctam sibi ab eo velle fortunam. 

6 Quodsi gubernator praecipua laude efFertur, qui navem exi 
hieme manque scopuloso servat, cur non singularis ejus 
existimetur prudentia, qui ex tôt tamque gravibus procellis ' 
civilibus ad incolumitatem pervenit ? 

XI. Les partisans de Brutus trouvent dans Atticus un] 
généreux bienfaiteur et Servilie, sa mère, un ami] 
dévoué (42). 

1 QuiBUS ex malis ut se emersit, nihil aliud egit quam ut ' 
quam plurimis, quibus rébus posset, esset auxilio. Cum pro- 
scriptos praemiis imperatorum vulgus conquireret, nemo in 
Epirum venit, cui res ulla defuerit : nemini non ibi perpétue 

2 manendi potestas facta est : quin etiam post proelium Philip- ' 



' • :~ XXV. ATTIGUS. XI. xii. ii5;g| 

pense interitumque C. Cassii et M. Bruti L. Julium MociK;"<} 
lâm praetorium et filitim ejus Aulumque Torquatum ceteros^ ^| 
que pari fbrtuna perculsos instituit tueri atque ex Epiro iis Jj 
omnia Samothraciam supportari jussit Difficile est omnia s^i 
persequi et non necessarium. lUud unum intellegi volumus, 1 
illius liberalitatem neque temporariam neque callidam fuisser t| 
Id ex ipsis rébus ac temporibus judicari potest, quod non aI 
fiorentibus se venditavit, sed afilictis semper succurrit : qui H 
quidem Serviliam, Bruti matrem, non minus post mortem ^^ 
ejus quam florentem coluerit. Sic liberalitate utens huilas^ 
inimicitias gessit, quod neque laedebat quemquam liequej -^^^ 
si quam injuriam acceperat, non malebat oblivisci quam ul-, ïf 
cisci. Idem immortali memoria percepta retinebat bénéficia ^ 5j^ 
quae autem ipse tribu erat, tam diu meminerat, quoad ille gra-,-^- 
tus erat, qui acceperat Itaque hic fecit, ut vere dictum^^ 
videatur : ' ''$i 

Sui cuique mores fingunt fortunam hominibus. ; , ï 

Neque tamen ille prius fortunam quam se ipse finxit,. qui ;â 
cavit, ne qua in re jure plecteretur. - 'v 

XII. Atticus marie sa fille à Vipsanius Agrippa (37)^ | 
Il intercède pour ses amis proscrits (42). '.f^ 

His igitur rébus efFecit, ut M. Vipsanius Agrippa, intimait;" 
familiaritate conjunctus adulescenti Caesari, cum proptèr^ 
suam gratiam et Caesaris potentiam nullius condicionis non Isi 
haberet potestatem, potissimum ejus deligeret affinitatemv^^ 
praeoptaretque equitis Romani filiam geherosarum nuptiis.;9| 
Atque harum nuptiarum conciliator fuit (non est enim.T|| 
celandum) M. Antonius, triumvir rei publicae constituen- j;ï; 
dae. Cujus gratiacum augere possessiones posset suas, tan^ ■- 
tum afuit a cupiditate pecuniae,ut nulla in re usus sit ea nisr-* 
in deprecandis aniicorum aut periculis aut incommodis. ^-i 
-Quod quidem sub ipsa proscriptione perillustre fuif.Nam cura "si 
L. Saufei, equitis Romani, aequalis sui, qui complures annbs _;^?> 
studio ductus philosophiae habitabat Athenis habebatque in tf? 
Italia pretiosas possessiones, triumviri bona vendidissent, 3i 



ii6 



XXV. ATTICUS. XII. XIII. 



^c!, consuetudine ea, qua tum res gerebantur, Attici labôre 
<i atque industria factum est, ut eodem nuntio Saufeius fieret 
4 eertior se patrimonium amisisse et récupérasse. Idem L. 

Julium Calidum, quem post Lucretii CatuUique mortem 
'^.multo elegantissimum poetam nostram tulisse aetatem vere 

videor posse contendere, neque minus virum bonum optimis- 
r que artibus eruditum, post proscriptionem equitum propter 
-magnas ejus Africanas possessiones in proscriptorum nume- 
^ rum a P. Volumnio, praefecto fabrum Antonii, absentem 
î relatum expedivit. Quod inpraesenti utrum ei laboriosius an 
^ gloriosius fuerit, difficile est judicare, quod in eorum periculis 
: - lion secus absentes quam praesentes amicos Attico esse curae 

çpgnitum est. 

V XIII. Habitation, train, mobilier, dépenses d'Atticus. 

,Jt Neque vero ille minus bonus pater familias habitus est 

:, quam civis. Nam cum esset pecuniosus, nemo illo minus 

' fuit emax, minus aedificator. Neque tamen non in primis 

2 bene habitavit omnibusque optimis rébus usus est. Nam do- 

; : mum habuit in colle Quirinali Tamphilianam, ab avunculo 

hereditate relictam, cujus amoenitas non aedificio, sed silva^ 

' constabat : . ipsum enim tectum antiquitus constitutum plus 

/salis quam sumptus habebat : in quo nihil commutavit, nisi 

, si quid vetustate coactus est. Usus est familia, si utilitate 

judicandum est, optima, si forma, vix mediocri. Namque in 

ea erant pueri litteratissimi, anagnostae optimi et plurimi 

librarii, ut ne pedissequus quidem quisquam esset, qui non 

utrumque horum pulchre facere posset, pari modo artifices 

ceteri, quos cultus domesticus desiderat, apprime boni. Ne- 

-que tamen horum quemquam nisi domi natum domique 

factum habuit : quod est signum non solum continentiae, 

sed etiam diligentiae. Nam et non intemperanter concupis- 

cere, quod a plurimis videas, continentis débet duci, et po- 

tius diligentia quam pretio parare non mediocris est indus- 

triae. Elegans, non màgnificus, splendidus, non sumptuosus: 

-omnisque diligentia mûnditiam, non affluentiam afFectabat., 



'i3 



•4 



;s 



XXY. ATTICUS. XIII. xiv. xv: ' lïfî 

■ • — ■ — . ' .." ■—' ■ ■' . I ■■ il „ ^^. 

Supellex modica, non multa, ut in neutram partem conspici ^ï 
posset. Nec pfaeteribo, quamquam nonnullis levé visum iri 6; 
putem, cum in primis lautus esset eques Romanus et non ■ 
parum liberaliter domum suam omnium ordinum homines V ^ 
invitaret, non amplius quam terna milia peraeque in singulos -, 
menses ex ephemeride eum expen'sum sumptûi ferre solitiim. ':o 
Atque hoc non auditum, sed cognitum praedicamus: saepe-7^ 
enim propter familiaritatem domesticis rébus interfuimus. ^rS 

XIY. I-'auginentatioii de sa fortune ne change rien à la :^ 
simplicité de sa vie. - 

Nemo in convivio ejus aliud acroama audivit quam ana- i'- 
gnosten, quod nos quidem jucundissimum arbitramuf: neque ; 
umquam sine aliqua lectione apud eum cenàtum est, ut-nôiî ïj 
minus animo quam ventre convivae delectàrentur : namque z;; 
eos vocabat, quorum mores a suis non abhorrèrent. Cum v 
tanta pecuniae facta esset accessio, nihil de cotidiano cultu - 
[ mutavit, nihil de vitae consuetudine, tântaque usus est mo- -^ 
deratione, ut neque in sestertio vicies, quod a pâtre accepe- ;; 
rat, parum se splendide gesserit neque in sestertio centies ^ 
afïluentius vixerit, quam instituerat, parique fastigio steterit ~-^. 
in utraque fortuna. Nullos habuit hortos, nullam suburba-^^ 
nam aut maritimam sumptuosam villam, neque in Italia :t 
praeter Arretinum et Nomentanum rusticum praedium, om- - } 
nisque ejus pecuniae reditus constabat in Epiroticis et urba- i; 
nis possessionibus. Ex quo. cognosci potest usum eum peçu4 .:° 
niae non magnitudine, sed ratione metiri solitum. ; : 

XV. Horreur d'Atticus pour le mensonge; sa scrupuleuse ^ 
fidélité à la parole donnée. - - ? 

Mendacium neque dicebat neque pati poterat. Itaque -i 
ejus comitas non sine severitate erat neque gravitas sine 
facilitate, ut difficile esset intellectu, utrum eum amici magis:- 
vererentur an amarent. Quidquid rogabatur, religiose prô^ ; 
mittebat, quod non liberalis, sed levis arbitrabatur polliceri, ' 
quod praestare non posset. Idem in tuendo, quod semel 2. 



?^^ ii8 



XXV. ATTÏCUS. XV. XVI. XVII. 



i=v annuisset, tanta erat cura, ut non mandatàm, sed suam rem 
"d videretur agere. Numquam suscepti negotii eum pertaesum 
/est: suam enim existimationem in. ea réagi putabàt, qua 
v3 nihil habebat carius. Quo fiebat ut omnia Ciceronum, M. 
?-; Gâtonis, Q. Hortensii, A. Torquati, multorum praeterea 

- equitum Romanorum negotia procuraret. Ex quo judicari 
)^ poterat non inertia, sed judicio fugisse rei publicae procu- 
■~:rationem. 

1;' XVI. Atticus sait se faire aimer de tous les âges. Sa 
%' - correspondance avec Cicéron. 

/y HuMANiTATis vcFo nullum afFerre majus testimonium 
\^ — pbssum, quam quod adulescens idem seni Sullae fuit jucun- 

- dissimus, senex adulescenti M. Bruto, cum aequalibus autem 
Ir suis Q. Hortensio et M. Cicérone sic vixit, ut judicare difiS- 
: 2 çile sit, cui aetati fuerit aptissimus. Quamquam eum praeci- 

V pue dilexit Cicero, ut ne frater quidem ei Quintus carior 
-: 3 fuerit aut familiarior. Ei rei sunt indicio praeter eos libros, 
i in quibus de eo facit mentionem, qui in vulgus sunt editi, 
; sedecim volumina epistolarum, ab consulatu ejus usque ad 
^4;, extremum tempus ad Atticum missarum : quae qui legât, 
y non multum desiderabit Jiîstoriam contextam eorum tem- 
;: 4 porum. Sic enim omnia de studiis principum, vitiis ducum, 

V mùtationibus rei publicae perscripta sunt, ut nihil in iis non 

V ; appareat et facile existimari possit, prudentiam quodam 
'^ modo esse divinationeni. Non enim Cicero ea solum, quae 
; vivo se acciderunt, futura praedixit, sed etiam, quae nunc 

usu veniunt, cecinit ut vates. 

. XVII. Affection d'Atticus pour sa mère et pour sa 
^ sœur. 

fi De pietate autem Attici quid plura commemorem ? Cum 
:■; hoc ipsum vere gloriantem audierim in funere matris suae, 
r quam extulit annorum nonaginta, cum ipse esset septem et 

;: sexaginta, se numquam cum matre in gratiam redisse, num- 
: - quam cum sorore fuisse in simultate^ quam prope aequalem 
' a habebat Quod est signum aut nullam umquam inter eos 



'jKio/A-V-^Jfr; 



XXW ÂTTIGUS. xvu..xvut. xix. 




/ ■=. 



queriiiioniam intercessisse, aut hune ea fuisse in subs indul- *'>^: 
gëntia, ùt, quos amare deberet, irasci eis nefas duceret. ' | 
Neque id fecit natura solum, quamquam omnes ei parèmus, 3^-;^] 
sed etiam doctrina : nam principum philosophorum.itaper-, -;;' 
cepta habuit praecepta, ut iis ad vitam agendam, non ad - j 
ostentatioriem uteretur. - , ' 

XVIII. Ses productions historiques et poétiques. 

MoRis etiam majorum summus imitator fuît antiquita- i^-^^ 
tisque amator : quam adeo diligenter habuit cognitam, ut eam "^ 
totam in eo volumine exposuerit, quo magistratus ordinavit 'j^ 
NuUaenim lex neque pax neque bellum neque res illustris^â '^ 
est populi Romani, quae non in eo suo tempore sit notata, -1 
et, quod difficillimum fuit, sic familiarum originem subtéxuit, 
ut ex eo clarorum virorum propagines possimus cognoscere. 
Fecit hoc idem separatim in aliis libris, ut M. Bruti rogàtu 3 1 
JunJam familiam a stirpe ad hanc aetatem ordine enumera- ^ 
verit, notans, quis a quo ortus quos honores quibus tempo- _ 
ribus cepisset : pari modo Marcelli Claudii Marcellorura, 4 
Scipionis Cornelii et Fabii Maximi Fabiorum et Aerniliorum. 
Quibus libris nihil potest esse dulcius iis, qui aliquàm cupi- 
ditatem habent notitiae clarorum virorum. Àttigit poeticen 5 
quoque, credimusj ne ejus expers esset suavitatis. Nam de * 
viris, qui honore rerumque gestarum amplitudine ceteros 
Romani populi praestiterunt, exposuit ita, ut sub singulorum 6 
imaginibus facta magistratusque eorum non amplius quater- 
nis quinisye versibus descripserit : quod vix credendum est, 
tantas res tam breviter pôtuisse declarari. Est etiam unus ", 
liber Graece confectus, de consulatu Ciceronis. 

XIX. La petite fille d'Atticus est fiancée au beau-fils ^ 
d'Auguste. 

Haèc hactenus Attico vivo édita a nobis sunt. Nunc, i 
quoniam fortuna nos superstites ei esse voluit, reliqUa perse- 
quemur et, quantum potuerimus, rerum exemplis lectores 
docebimus, sicut supra significavimus, suos cuiqùe mores 



^ 



■/■',■ 



^-^'ïr^ •^5^:4! 



I^O 



XXV. ATTICUS. XIX. xx; 



2 plerumque conciliare fortunam. Namque hic contentùs or- 
dine equestri, quo erat ortus, in affinitatem pervenit 

; imperatorisj Divi filii, cum jam ante familiaritatem «jus esset 
jconsecutus nulla alia re quam elegantia vitae, qua cetéros. 
ceperat principes civitatis dignitate pari, fortuna humiliores. 

3 Tanta enim prosperitas Caesarem est. consecuta, ut nihil ei 
non tribuerit fortuna, quod cuiquam ante detulerat, et conci- 
liarit, quod nemo adhuc civis Romanus quivlt consequi. . 

4 Nata est autem Attico neptis ex Agrippa, cui virginem filiam 
. coUocarat. Hanc Caesar vix anniculam Ti. Claudio Neroni,. 

Drusilla nato,privignosuo,despondit: quae conjunctio neces- 
' situdinem eorum sanxit,familiaritatemreddiditfrequentiorem. 

XX. Rapports et correspondance d'Atticus avec Auguste^ 
et Antoine. 

1 QuAMQUAM ante haec sponsalia non solum, cum ab urbe 
abesset, numquam ad suorum quemquam litteras misit,, 
quin Attico mitteret, quid ageret, in primis quid legeret qui- 

2 busqué in locis et quamdiu esset moraturus, sed etiam, cum 
esset in urbe et propter infinitas suas occupationes minus j 
saepe, quam vellet, Attico frueretur, nullus dies temere inter-j 
cessit, quo non ad eum scriberet, cum modo aliquid del 
antiquitate ab eo requireret, modo aliquam quaestionem' 

, poeticam ei proponeret, interdum jocans ejus verbosiores- j 

3 eliceret epistolas. Ex quo accidit, cum aedis Jovis FeretriL 
in Capitolio, ab Romulo constituta, vetustate atque incuriaj 
détecta prolaberetur, ut Attici admonitu Caesar eam reficien-j 

4 dam curaret. Neque vero a M. Antonio minus absens litteris] 
colebatur, adeo ut accurate ille ex ultimis terris, quid ageret^] 

5 curae sibi haberet certiorem facere Atticum. Hoc quale sit, 
facilius existimabit is, qui judicare poterit, quantae sit sapien- 
tiae eorum retinere usum benevolehtiamque, inter quos- 

- maximarum rerum non solum aemulàtio, sed ôbtrectatio 
tanta. intercedebat, quantam fuit necesse inter Caesarem. 
atque Antonium, cum se uterque principem non solum urbi^ 
Romae, sed orbisterrarum esse cùperet. 



^^^^^^^J^ISh^^î^^^Wî^^^^^^^^^ 






XXV. ATTIGUS. XXI. XXII. 121 



XXI. Sa dernière maladie. Il déclare ne plus vouloir 
entretenir et augmenter son mal en prenant de '^^^^ 
nourriture. 1 

Tali modo cum septem et septuaginta annos complesset rtr 
atque ad extremam senectutem non minus dignitate qûam - *' 
gratia fortunaque crevisset (multas enim hereditates nuUa ';'Â 
alia re quam bonitate consecutus est) tantaque prosperitate,^|; 
usus esset valetudinis, ut annis triginta medicina non indiT 1?;-' 
guisset, nactus est morbum, quem initio et ipse et medici : r; 
contempserunt : nam putarunt esse tenesmon, cui remédia ^^ 
celeria faciliaque proponebantur. In hoc cum très menses ^^;^ 
sine ullis doloribus, praeterquam quos ex curatione capiebat, -\ 
consumpsisset, subito tanta vis morbi in imum intestinum ,: 
prorupit^ ut extremo tempore per lumbos fistulae puris erup'e- - 
rint. Atque hoc priusquam ei accideret, postquam in dies 4 ]( 
dolores accrescere febresque accessisse sensit, Agrippam ge-, 
nerum ad se arcessi jussit et cum eo L. Cornelium Balbum _ .:, 
Sextumque Peducaeum. Hos ut venisse vidit, in cutntum s^i^î 
.innixus ' Quantam ' inquit * curam diligentiamque in ^^ 
^aletudine mea tuenda hoc tempore adhibuerim, cum vos ^p 
[testes habeam, nihil necesse est pluribus verbis commemo- ;!; 
rare. Quibus quoniam, ut spero, satisfeci, me nihil reliqui ; ;i- 
fecisse, quod ad sanandum me pertineret, reliquum est ut r ^1 
ïgomet mihi consulam. Id vos ignorare nolui : nam _mihi ""':!; 
|tat alere morbum desinere. Namque his diébus quidquid ô-r^^ 
nbi sumpsi, ita produxi vitam, ut auxerim dolores sine spe r^;^ 
salutis. Quare a vobis peto primum, ût consilium probetis 1 
leum, deinde, ne frustra dehortando impedire conemini '. .-^ 

IXXII. On essaie en vain de le faire revenir sur sa 3^ 
résolution. Sa inort et ses funérailles (32). - 

Hac oratione habita tanta constantia vocis atque vultus, ut r-4^ 
bon ex vita, sed ex domo in domum videretur migrare,- cum z^,^ 
luidem Agrippa eum flens atque osculans oraret atque obsé- ' '> 
paret, ne id quod natura cogeret, ipse quoque sibi a^ 
Jaret, et quoniam tum quoque posset temporibus 




122 



XXY. ATTltîUS. XXII. 



'se sibi suisque reservaret, preces ejus taciturna sua obstina- 
:.3 tione repressit. Sic cum biduum cibo se abstinuisset, subito 
: 'febris decessit leviorque morbus esse çoepit. Tamen propo- 
'T situm nihilo secius peregit. Itaque die quinto, postquam id- 

consilium inierat, pridie Kal. Apriles Cn. Domitio C. Sosip 
4 consulibus decessit. Elatus est in lecticula,'ut ipse praescripse- 
' rat, sine ulla pompa funeris, comitantibus omnibus bonis, 

maxima vulgi frequentia. Sepultus est juxta viam Appiam ad 
; quintum lapidem in monumento Q. Caecilii, avunculi sui. 




V 



"É ^-^^'^^"--'" ->-^-''^'-"''- "''^'■'- ^■^■'^^ 



^ 



VOCABULAIRE. 



M 



A 



A, abrév. de Aulus. 

- A, abigr_,i5o), prép., régit l'abl. 

-et sert à marquer (gr. 382) — I. la 
SÉFARATION, dâ, loin de. Avec un 
nom de chose : M. 7.4; abArtemisio, 
Them. 3. 4; de personne : Ep. 2.2; 
ab eo alienati, Aie. 5. i. — II. 

• LE POINT DJE DÉPART, de, depuis : 
a iundamentis, Timol. 3. 3; H. 12. 

. 4. )- - III. LE TEMPS, dès, depuis : 
Càt. 2. 4; 3. .2; A. 5. 3; 16. 3; a 
puero, Cim.2*i. — lY. la distan- 
CEj a partir de: M. 4. 2; H. 6. 3. 
— iV. la cause ANIMÉE, avec les 
veçbes passifs, par, de: M. 7. 3; 
Th'em. i. 2j Ep. 4. i ; et dans 
certaines expressions, de la part de : 
pôriculum ab, D. 8. 5. — VI. la 
cÂuse" inanimée avec des verbes 
neutres à signification passive : pe- 

.ri^fe a morbo, R. 3. 3. — VII. l'op- 
position, contre : H. 9. 4; 10. 5; 
ab\hoste defendere, Them. 7. 4. 
'-^ IVIII. LA relation, dti parti 
de .{ ab aliquo stare, Dat, 6. 6. 
Cf.teum. 8. 2 : cum quibus steterint. 
^b-aliëno, i.tr.— I. aliéner, 
éloijpter, donner de V aversion: ... 
hoBJiines suis rébus, Ag. 2. 5. - - 
IX.vsoulever: ... Africam, H. 2. 2. 
— Part, ab-alienâtus, révolté: 
. . . oppida, Ham. 2. 4. — Cic. con- 
struit toujours ce verbe avec ab ; 
Liv. avec ab ou avec l'abl. seul. 
A/bdo, dïdi, dïtum, 3. tr. 
(abj.'dare), écarter, d'où cacher en 

'élot^Mant:...sQ, Aie. 9. l, se retirer. 
Alb-dûcOj duxi, ductum, 
3. tr|, emmener : Con. 5. 4. 

Ab-eo, ii, ïtum, ire, 4'no 
Partkr, s'en aller: abit res a consilio 
ad, TThr. i. 4, la décision de l'affaire 



ne dépend plus de la prudence mais 
de. — Abire se construit avec ab^- 
plus rarement avec de ou ex. Dans le. 
sens de se démettre on trouve à tou- 
tes les époques l'abl. sans prép. ■: 
... consulatu, honore.- 

Ab-horreo, ui, 2. n. — ï.pr. 
avoir horreur de. — II. riG. être 
éloigné de, opposé à, ne pas s'accorder 
avec : ... a consilio, M. 3. 5; ... a 
moribus alicujus, A. 14. 2. — A 
l'époque classique, ce verbe se con- 
struit toujours avec ab. On cite un 
passage où Cic. aurait employé l'abl. 
seul : Fat. 4. 8. L'abl. seul se 
trouve chez Curt. et Tac. 

Abjïcio, jëci, jectum, 3. tr. 
(abjjàcio, gr.194), jeter loin de^ d'où- 
rejeter, abandonner :^.().y,...axmz., 
Ch. 4.3;...Brutum, A.8.6. 

Abrïpio , ripui , reptum, 
3. tr. (ab, rapio, gr. 194), enlever, 
emporter,entrainer:M. 4.;^iDa.t.4^2. 

Ab-rôgo, I. tr^, abroger, d'où 
enlever : ... alicui magistratùm. Aie. 
7. 3 ; Ep. 7. 3, destituer qqn. _, 

Abs-cëdo, cessi, cessuBa, 
3. n. — I. PR. s'efz aller, se retirer. 
Iph. 2. 5; Ep. 9. I. — II. FiG. re-_ 
noncerà, abando7tner: ... re. Liv. 
emploie l'abl. avec ou sans ab. 

Absens. Cf. Absum. - 

Ab-solvo, solvi, solûtum, 
3. tr., délier, d'où terme de droit, 
acquitter '(gr. 291) :. . .capitis M. 7. 6, 
faire grâce de la vie. — Dans le 
sens de délivrer, ce verbe se. con- . 
struit avec l'abl. sans prép. : ... sus- 
piciohe, cura. 

Abstinentia, aejf.(abstinens, 
gr. 166), action des'abtenir — I. de 
superfluités, frugalité, simplicité, 
modération: signa abstinentiae, Ag.. 
7. 4. — II. de ce qui ne nous re- 
vient pas, désintéressement, inîê'\^ 






VOCABULAIRE. 



grité : Ep. 4. i ; 4. 6 ; Ar. 3. 2 ; ex- 
cellebat abstinentia, Ar. i, 2. 

Abstïneo, tinuî, tentum, 
2 tr. (abs, teneo, gr. 194), tenir 
éloipté de:...?>Qdiho (gr. 327) A. 22. 
3, s'abstenir de nourriture, — Cic. 
et Liv. disent abstinere ou abstinere 
se re ou are. — On trouve abstinere 
ab infantibuà, C. B. G. 7. 47. 5 ; 
abstinere se cibo 8. 44. 2. 

Abs-trâho, traxijtractum, 
3. tr., arracher: Dat. 4. 3. 

Abstuli. Cf. aufero. 

Ab-sum, abfui ou afui, 
abesse, n. — I. être absent .• Them. 
8. 4 ; Con. l. 2; Ch. 3. 3 ; dum ipse 
abesset, M. 3. i ; éloigné: ... Athe- 
nis, Ch. 3. 4 ; distant: ...xnWvx pas- 
suum, H. 6. 3 ;... longe a regione, 
Dat. 4. 3 ; 4. 4- — II- FIG- ^tre 
éloigné, exempt de, n'' avoir point de 
part: ... ab invidia, Ch. 3. 4; ... ab 
insolentia, Ag. 5. l;... a societate, 
Timol, I. 2. — III. être indigne de, 
ne pas convenir à ; ... a principis per- 
sona, Ep. 1.2. — Dans la langue 
classique, ce verbe se construit pres- 
que toujours avec ab , rarement 
avec ex ou avec l'abl. seul. — 
Part. prés, absens, ntis — '^-ab- 
sent, en V absence, quoique absent : 
Them. 8. 2 ; Aie. 4. 3 ; H. 8. 
2. — II. étant éloigné de, loin de: Dat. 
10. 2 ; 10. 3 ; Eum. 6. 3 ; H. 2. I ; 
A. 20. 4. Absens sustulit, H. 5. 3. 
Ann. campait alors aux environs 
de Tarente ; Magon battit Grac- 
chus. — Le pronom auquel se rap- 
portent les adj. absens, inopinans, 
imprudens, praesens, etc. est ex- 
primé : Them 8, 2 ; Eum. i. 2 ; 8. 

1 ; ou sous-entendu : Aie. 4. i ; 4. 

2 ; 4- 3 ; 7- 3 ; lo- 6 ; D. 9. 4; Dat. 
3. 5; 4. 3; 8. 4; II. s. 

Abundo, l. n. (unda), débor- 
der, d'où avoir en abondance: ... 
omni génère copiarum, Eum. 5- 2. 
— Part. brés. abundans, ntis, 
riclie en:... omnium rerum, Eum. 
8. 5. -— Ce verbe ne se rencontre 



avec le gén. qu'une seule fois dans 
Lucilius. Le part, abundans a parfois - 
le gén. chez les poètes. 

Ac, et atque, conj. (gr. 583)," 
— I. et, et aussi, de plus, même. 
— II. Après les adj. et les adv. de 
ressemblance et de disparité, qtie 
(gr. 585) : Them, 6,3 ; ITam. 2. I.; 
Dat 3. 5 ; Ag. 3. 4 ; Eum. 5, 6 ; 
H. 7. 5 ; totidem naves atque. M, 7.- 
4; non secusac, D. 2. l. Cf. proin- 
de. — m. Après les propos, néga- 
tives, ces conj. ont comme et, que, ^ 
un sens adversatif, 7nais : M. 2. 5 ; 
A. 2. 4. — IV. Atque, au commen- 
cement d'une phrase amène parfois- 
une concession et signifie : il \esL 
vrai que, à la vérité: Ep. 2. '3 ; 
Eum. 10. 3. 

Accëdo, cessi, cessum, 3. n. 
(ad, cedo), aller vers. — I. pr. vekir 
vers, approcher, s approcher, aaer 
troîcver. Les classiques indiqueni le 
but du mouvement par ad et l'acK:. ; 
l'ace, sans ad se trouve chez S^L 
et chez les poètes (gr. 281) : ... s.d 
ephoros, Them. 7. 2; Con. 3. 2;|.. 
Africam,H. 8. i:M. i. 4;...adat4i- 
citiam, Eum. i. 4, gagner l'amitié. 
Cf. C B. C, 1,48, 4;... adhastâm 
A. 6, 3, Cf, hasta. — II. s"" approcher 
en ennemi, marcher contre,attaqi er: 
...ad Atticam,M.4.2; propius mdros 
accessit. M, 7. 2, l'ace, dépend de 
propius, comme dans C. Mil. ^2 : 
proxime deos accessit Clodiusi ... 
astu, Them. 4, l ; ... ad mani|îm, 
Eum. 5, 2, venir à la portée de.lCf. 
Liv. 2, 30, 12. En venir aux m^ins 
se traduit par : admanus venii^e.-^ 
III, FIG. s'approcher d'une chbse à 
faire, d'où entreprendre, se chatger 
de:... ad rem publicam, Con, a. i, 
embrasser la vie politique, prendre 
part aux afifaires. — IV. se ranger 
du côté de, adhérer à:... ad consillum , 
M, 3, 5, Cf. C. Verr. 3. 28 : ..). ad 
ejus condiciones. — V. s'ajos^ter, 
se joindre à, avec AD : Timol. K. i; 
... ad corporis firmatem, Ep, 'î 



I. 



' VOCABULAIRE. I '^ 



•; Cf.j:. Sen. 6 ; C. B. G. i. 19 ; 

ABSOLU M. : febres accesserunt, A.. 

■ 21. 4 ; IMPERSONNELL. : accessit, 

Pel. 3. 2. — VI. échoir, devenir le 

- partage, toujours avec le dat. : civi- 
_ bus animus accedet, M. 4. S? les 

' citoyens prendront courage, leur 
courage grandira. C. Att. 5. 20. 3, 
^ dit de même : Cassio animus acces- 
: ^sit, et Liv. 4. 18 : Dictatori ac Ro- 
manis animi accessere. On peut rap- 
procher de cette expression : dolor 
accessit bonis viris, C. Att. l. 16. 9. 
Accelëro, I. (ad, celerare), —I. 
'iK.,Jiâter, A. 22. 2. — II. N., se 
hâter. 

Acceptus, a, um, — I. part. 
de accipio. — II. adj., bienvenu, 
agréable: ...munus, H. 7- 3- 
Accerso. Cf. Àrcesso. 
Accessio, onis, f. (accedo, gr. 
^ 156), augmentation, accroisse77ient : 
A. 14, 2. 

: Accïdo, cïdij 3. n. (ad, cado, 
gr. 194) — X.VK. tomber près de. — 
II. FIG. arriver, sui~venir, avec le 
DAT. de la pers.(gr.302): Con. 5. i; 
Dat. 8.4; Ag. 6. i; A. 21. 4; sans 
régime: Tim. 4. 6; ; Ag. 6. l. ; H. 
9. I ; avec ut et le subj. (gr. 408) : 
N. ^ M. I. i; H. 12. I. — Dans le sens 
-de tomber près de, atteindre, ce 
verbe se construit d'ordinaire avec 

- ad, parfois avec le dat. ; dans le sens 
de arriver, il n'admet que le dat. 

Accïpio, cëpi, ceptum, 3, tr. 
(ad, capio, gr. 194) — I. recevoir : 
- ...bénéficia A. 11. 5 ; ...ab aliquo 
arma, Ham. l. 5; ...imperium, 3.3; 
-.'_ ...taienta, Con. 4. 5 ; recevoir par 
; héritage, héHter, Tim. i. i ; A. i. 
I ; 14. 2. Pari, de choses désagréa- 
bles, recevoir, essuyer, souffrir: 
; ...calamitatem, Con. i. 3 ; ...vul- 
: V nus, D. 6. 2 ; Ep. 9. 3 ; Ag. 4. 6 ; 
' v .i.înjuriam, A. 11. 5. — IL accep- 
"-:'._ ter : Ph. i. 3 ; Ep.. 4. 4; Ag. 8. 4; 
;'-,::,. liben ter, H. 2. 4. — 111. perce- 
\ r voir au moyen de l'ouïe, entendre : 
^ ;; ..iauribùs, Timol. 2. 2; au moyen 



de l'intelligence, comprendre :A. r. 
3. -^ IV. accueillir: .,.vaz\e, Eum: 
8.1. 

Accrëdo, dïdi, dïtum, 3. 
n. (ad, credo), itre poiiê à croire^, 
ajouter foi, croire: Dat. 3. 4. 

Accresco, crëvi, crëtum, 
3. n. (ad, cresco), croître, augmen- 
ter : A. 21. 3. 

Accùbo, ui, ïtum, i. n. (ad, 
cubo), être couché, placé près : P^. 
8. 3 ; particul. , être à table : Pel. 
3. 2. — Pendant le repas les anciens 
étaient couchés sur des espèces de 
sophas ou lits de table. Ordinai- 
rement chaque lit recevait trois ■ 
convives. 

Accurâte, adv. (accuratus,. 
gr. 184), avec soin, soigneusement, 
exactement: A. 20. 4. — COMP. 
accuratius : Aie. 10. 2. ; SUPERL. 
accuratissime (gr. 149) : L. 4. l. 

Accusâtor,ôris,m. (accusare, 
gr. 15s), accttsateur: L. 4. 3, 

AccûsOj I, tr. (ad, causa, gr. 
194) — I. accuser, appeler en justice, 
citer devant les tribunaux: ...ali- 
quem proditionis (gr. 290), M. 7. 5 . 
...crimine (gr. 291 ; cf. 367), M. 8. 
I. Cf. crimen. Avec quod et l'ind. 
(gr. 445) ou le subj .(gr. 462):Them, 
8. 2 ; Ph. 3. 4. — ^Neminem suo no- 
mine neque subscribens accusavit, 
in jus de sua re numquam iit, A. 6. 
3, accusare se rapporte aux délits 
jugés par le tribunal criminel, in 
jus ire aux causes privées. Outre 
l'accusateur proprement dit (accu- 
sare suo nomine), d'autres soute- 
naient ordinairement et signaient 
(subscribo) la plainte portée devant 
le tribunal. Cf. jus, subscribo. — II. 
blâmer, faire tm crime de, repre- 
~cher: ...avaritiam (gr. 291), L.4. 3, 
Ace, es, f. (gr. 16), Acé, ville 
maritime de la Phénicie, plus tard 
Ptolémaïs, aujourd'hui Saint-Jean 
d'Acre : Dat. 5. i. " 

Acer, acris, acre, tranchant^ 
pointu, delà au FlG.,en=parK — I. 



VOCABULAIRE. 



des HOMMES, pénétrant^ perspicace, 
ingénieux : Aie. 5. i. ; violent, 
/aj«o««/;...populus, Tim. 3. 5.— 
II. des ANIMAUX, féroce, farouche : 
...leo, Eum 11. i. : — III. de la ba- 
taille, violent, passiotmé : ...con- 
cursus, Eum 4. i. 

Acerbïtas, âtis, f. (acerbus, 
gr. 166) — A^PR. âpreté, amertume, 

— B. FIG. en pari. — I. des quali- 
tés MORALES, dureté, sévérité : D. 
6. 5; ...imperii, Cim. 2. 4. — II. 
du SORT, malheur, calamité: . . .pris- 
tini temporis, Aie. 6. 3. 

Acerbus, a, um» (acer) — A. 
PR. âpre, amer. — B. FiG., I. dur, 
rigide :... imperium, Eum. 6. 2. — 
II. pénible, douloureux:.., mors, 
Cim. 4, 4. 

Acheruns, ntis, m. — I. VA- 
chéron, un des fleuves des enfers. — 
II. Les enfers mêmes : D . 10. 2. 

Acies, eijf., tranchant, pointe, 
d'où, terme militaire, — I. ordre 
de bataille, rang: ...aeiem eonsti- 
tuere, H. 11. i, ... instituer e, Ep. 
9. I, ranger en bataille. — II. la 
lutte même des eorps rangés en 
bataille, combat, bataille rangée : 
Eum. 4. 4 ; H. 6. 4 ; in aeiem pro- 
ducere, M. 5. 4,... educere, Eum. 

3. 6, mener au combat ; in acie resi- 
stere, H. 5. 4, acie decernere, M. 

4. 4, tenir tête, combattre en ba- 
taille rangée. 

Acquiescere, quiëvi, quiê- 
tûm, 3. n. (ad, quieseo). Chez les 
classiques, ce verbe se construit avec 
in et l'abl., parfois avec le dat.; 
après Cic, on trouve aussi l'abl. de 
l'instrument (gr. 312): j^ reposer près 
de, d'où, — I. se reposer :... lassi- 
tudine (gr. 367), Dat. 11. 3. —II. 
Par euphémisme, trotiver le repos 
delà mort, mou7-ir: H. 13. i. Népos 
a le premier employé le mot dans ce 
sens. On le retrouve dans Val. Max. 

— Tac. Ann. 14. 64, ajoute morte. 
Acrïter, (acer, gr. 184), acrius, 

acerrime, (gr. 149), adv. vive- 



ment, fortement, avec énergie /Eumi. 
4. 2; H. 7. I. 

Acroâma, àtis, n.,tout ce que 
l'on entend volontiers — I. rnusi-- 
que ou lecture de table. — II. L'ab- 
strait pour le concret, lecietir, musi- 
cien, artiste : A. 14, I. Ce sens se' 
retrouve dans C. Sest. 5. 4.^ 

Acta, ae, f., côte, rivage : Ag. 
8, 2. . 

Actaeus, a, UTn, attique, athé- 
nien. 

Actor, OFis, m. (ago, gr. 155), 
celui qui exécute une chose, acteur, 
agent : hune actorem auctoremqiie 
habebant, A. 3. 2, ils avaient ré- 
cours à son aide et à ses conseils. 

Acûmen, mïnis, n. (acuere, 
gr. 158) — I. PR. pointe. — : II." 
FiG.fnesse, pénétration, subtilité:.., . 
ingenii. Aie. 11, 3. 

ACûte, adv. (acutusj gr. 184) 
— I. PR. d^îtne manière aiguë, -r—., 

II. FIG. d^une manière fine, spiH- 
tuelle, adi'oite : acute (gr. 526) cogi- 
tatum, Dat. 6. 8, expédient habile.' 

Acûtus, a, ura — I. part 
pass. de acuo, aiguisé. — II. ADJ., 
Yi<i., pénétrant, adroit: ... ad frau-t 
dem (gr. 262), D. 8. x. Cf. C. de 
Or. I. 25. 113. 

Ad. (gr. 381), prép. suivie de 
l'ace, sert à marquer — I. Le but,- 
le TERME d'une action (gr. 317 ; 
318), d'un mouvement (gr. 343), 
d'une aptitude (gr. 262), vers, à, 
chez, près, pour, jusqtCà: Them. 8." 
3 ; Paus. 2. 6 ; L. 3. 2 ; Con. 2. l j 
D. 8. 5; Iph. X. 4; 3. 2; Ep. 2. 5; 
H. 3. I ; 7. 7; xo. x ; dans un sens 
hostile, contre, sur: D. 5. 4; Dat, 
4. 5, — II. La LIMITE du temps 
qu'une chose a duré ou durera, jus- 
qu'à (gr. 362):.Cat. 2. 4; 3. 4; A. 
10. 3; ad senectutem, Iph. 3. 3. — 

III. Le LIEU, qqfois la personne 
près desquels un- objet se trouve,^^ 
une action s'accomplit (gr. 336), 
auprès, chez, à: ad lapidem, A. 22,; 
4; ad manum, Eum 1.5, à sa dis-^ 



t^.?^ 



VOCABULAIRE. 



•5V 



position. ^— IV. Le temps précis, 
a: iLÔ. adventum imperatorum, À. lo. 
2.-r-V.La CONFORMITÉ, le rapport, 
selon, iV après : Eum. 8. 3 ; Iph: 2. 
4.J ad nostram çonsuetudinem, Ep. 
2.3. 

Adrànao, i . \x.,se mettre à aimer, 
s'éprendre de : D. 2. 3. 

Àddo, dïdi, dïtum, 3. tr. 
(ad, dare), ajouter, se construit chez 
Cic. avec ad, plus rarement avec in, 
parfois avec le dat. Le datif est la 
cpnstruct. ordinaire chez les poète? 
et les écrivains postclassiques:... ad 
nayes, Them. 2. 8 ;... in edictum, 
Cat. 2. 3;absoIum. : A. 4. i. 

Ad-dubïtare, i. — I. Vi. incli- 
ner à dotder:... de re. — II. TR. lais- 
ser dans le doute, indécis:... illud... 
utrum... an, Con. 5. 4. Ce verbe ne 
se construit jamais avec le datif. 

Ad-dûco, duxi, ductum, 
3. tr., amener.. — I. pr. amener, 
faire venir:. . . ad aliquem, Ep. 3. 6; 
; . . ad aram, H. 2. 4; . . . scorta puero, 
Di, 4. 4;- avec le double dat. (gr. 
308): Eum. 7. 4, — II. FIG. Mettre 
dans une certaine position ou dispo- 
sition, amener à un certain point, 
amener à, porter à, déterminer à:... 
aliquem ad credendum, Con. 3. l; 
... ad desperationem, Eum, 12. l;.,. 
in opinionem, Dat. 6.6;... in çon- 
suetudinem, Iph. 2. 2;... sermonem 
ad finem, Ep. 3. 3;. . . in suspicionem 
régi, H. 2. 2, rendre suspect au roi; 
avec ut et le subj. (gr. 414) : Aie. 
8. 3. Precibus adductus, D. 2. 3, 
déterminé, décidé par. — Ce verbe 
se construit avec ad ou in, plus ra- 
renient avec le datif de la personne. 

Ademptus. Cf. adimo. 

Ad-eo, il, ïtum, ïre, 4. n. et 
tr., aller vers. Chez les classiques, 
ce verbe ne se rencontre qu'avec ad, 
in et l'ace ou transitivement avec 
l'ace, seul; jamais avec le datif (gr. 
281). — I. -PK. aller voir, aller 
trouver : Them. 7. l ; 7, 4 ; H. 2. 
3;... ad Dionem, D. 8. i. —II. 



^la. aborder, entreprendre, sechcir- '- 
ger de, affronter-: ... periculuiri» " 
Tim. 4. 3 ;,.. labores, Timol.^: 2. v 
. Ad-eo, ad v. — I. pr. jusque-lày : 
Jtisgu'à cepoint. — II. fig. tellement, 
si : adeout, A. 20. 4; adeo facile ut -.; 
(gr. 448), p, 5. 3; Ep. 3. 4, avec 
tant de facilité; M. 3. 5; Ep. 3. ., 
i; Eum. 10. 4 ; 12. l; H. 4. 3. 

Adeptus. Cf. adipiscor. _ 

AdhïbeOj 2. tr. (ad, habeo, gr . 
194) — !• avoir recours à, em- ' 
ployer, apporter, mettre:... cnrara:- 
A. 21. 5;... vim, Paus. 4. 3; ... ': 
celeritatem, Eum.. 9. 2 ;... memo- 
riam, Ep, 7. 2, conserver ]e souve- 
nir;... modum, Ep. 4. 6, se borner. ^ 
— II. admettre, convier :.. . in con- 
vivium, Pr. 7. Ce verbe se con- .; 
struit indiffereniment avec le dat.. 
ou avec ad; l'ace, avec in est /' 
plus rare. Adhibere in convivium ' -■- 
se retrouve, C. Verr. 5. 11. 28.. ■'': 

Ad-huc, adv. — I. PR. Jus- '[ 
qu'ici. — II. FIG. jusqu'à présent, 
encore : M. 5. 5; A. 19. 3. 

Adimantus, i, m.,Adimante, 
général athénien dans la guerre du '. 
Péloponèse: Aie. 7. I. _<;; 

Adïmo, ëini, emptum, 3. 
tr. (ad, emo, gr. 194), enlever, ôier, -. 
dérober : ... pecuniam, Ep. 4. 4. jf 

Adipiscor, adeptus sum, 
3. tr. (ad, apiscor, gr. 194) — - 1, _ ; 
PR. atteindre. — - II. fig. arriver '- 
à, acquérir, obtenir: ... gloriam, ' 
Iph. 2. 3; Ch. 2. 2;... vicforiam, 
Ch. I. 3;.., regnum, Eum. 6. 2.^ 

Adïtus, -us, m. (adeo), acch^-^^. 
abord, audience: M. 8. 4; Paus. 3. 3. - ;:^ 

Ad-jàceo, ui, 2 n., être couché- - 
ou situé auprès, d'où, habiter prés- ^ 
de :... mare (gr. 281), Tim.'2. l. — '^: 
A l'époque classique, ce verbe se i": 
construisait probablement avec ad, ; :; 
Cf. C. B. G. 6. 33. 2. Depuis Liv., "> 
on trouve le dat., plus rarement, 
l'ace;:... Etruriam, Liv. 7. I2..6. 

Adjïcio, jëci, jeçtum, 3. tr,- l 



mm 



:. '-X ->.-.x, ----ji'-;; ;i^^.^^-- v-'^-- ri-■-Av^Ji-i-=S■-^"■>•■'■■^i:5-^^ 



VOCABULAIRES. 



(ad, jacio, gr. 194), j'eier auprès, 
d'où, ajouter, et au pass. s^ ajouter. 
— Cic. et Liv. emploient le dat. 
ou l'ace, avec ad ; chez Ovide et 
Colum. , on trouve aussi l'acc.avec in . 
Ad-jungo, nxi, nctum, 3. 
tr. — I. vs.. joindre, unir:... insu- 
lam oppido (gr. 309), D. 5. 5. — 

II. FIG. unir, concilier, gagner , 
avec le DAT. : Tim. 2. l ; Eum. 2. 
3; ... aliquem sibi amicum, Aie. 9. 
5 ; avec ad : ... urbes ad amici- 
tiam (gr. 310), Aie. 5. 6, faire en- 
trer dans l'alliance, se concilier. — 

III. ajouter à ce que ton a dit : 
Ep. 10. 4 ; H. 2. 3. — Cic. con- 
struit ce verbe ordinairement avec 
ad ; parfois, et dans le même sens, 
avec le dat. Liv. emploie aussi l'ace, 
avec in. Cf. :...adimperium populi 
Romani Ciliciam, C. Man. 12 ; ... 
hos populo Roman o, C. Leg. Agr. 

1. 2. 

Adjûtor, ôris, m. (adjuvare, 
gr. 155), aide : dare aliquem àdju- 
torem, Con. 4. 2; Ch. 2. 2. 

Ad-jûvo, jûYi, jûtum, i. 
tr., avec l'ace, de la pers. (gr. 301), 
aider, seconder: M. 7. l ; Paus. 2. 
4 ; Aie. 9. 5 ; aliquem adjutum pro- 
ficisci,Ch.2. l; 2. 3;...venire Timol. 

2. 4; au pass. : M. 2. 2; Eum. 10. 3 ; 
Ph. 2. 3; Timol. 2. 2. 

Admëtus, i, ,m., Admète, roi 
des Molosses, en Épire :Them. 8.3. 
Ad-ministro, i. n. et tr. — 
I. N. aider, sei'vir. — II. TR. met- 
tre la maiti à, s'occuper de, diriger, 
administrer, exècziter: . . .provinciam. 
Aie. 4. 3;... rem, Con. l. 2 ; 4. 3; 
...bellum, Ch. 2. i; Eum. 5. i; 7. 2; 
"... rem publicam, Ep. 5. 2; Cat. 2. 
Z;. remplir :... legàtionem, D. i. 4. 
. Admirabïlis, e, (admiror, gr. 
1.70), admirable: D. 5. 3; Ag. 7. 3. 
, AdmirânduSj a, um, (admi- 
ror), admirable : Ep. 3. 2. 

AdmiratiOj ôniSjf. (admiror, 
gt^ 1 $6), admiration : Iph. 3. i. 



Adr-mïrbr, I tr;, admirer, s'é- 
tonner, avec l'Ace. : Them. 10. l ; -^ 
D. 1.5; Èp. 6: 3 ; avec la PROP.^f2!| 
INF. (gr. 486) : Pr. 3; Aie. i. 4 -Mt 



Eum. 12. i; avec QUOD (gr. 421) :;'\^^ 
Ep. 4. 3. Laprop. inf. est rare avec -'^ 



admiror ; cependant on la trouvé :{^p 
C. Phil. 2. 16 ; Atl. 16. 7. 2. l|g 

Ad-mitto, mîsî, missunij ^^^ 
3. tr. — I. PR. admettre: ... in "^1 
numerum, L. i. 5;... ad se, Timol. 
I. 5;... ad officium, Eum. I. 5; in- ^ 
traduire, donner audience: Dat. 3. 
4; Eum. 12. 3; d'où au pass. : rece- 
voir audience : Con. 3. 3. — II. 
FIG... alqd. ou in se alqd., laisser 
entrer dans sa pensée un désir 
mauvais, l'exécuter, commettre :... 
scelus, Ep. 6. 3. — Ce verbe se 
construit ordinairement avec ad, 
assez souvent avec in, rarement ,,;;.,, 
avec le datifs i.^ 

Ad-môdum, adv. (modus), ^^ijj 
PR. jusqu'à la mesure convenable, i^^ 
d' on, pleinement, beaucotep, très:... Al^ 
multi, R. I. i;... adulescentulus, M 
Ham. I. I. ki 

Ad-môneOj ui, ïtum, 2. tr. 
— I. faire soîivenir, averiir, avec 
l'ace, delà pers. : Paus.5. i. — II. ^r 
exhorter, engager, avecle subj. (gr. ^ 
415): Ph. 1. 3. Cf. App. I. 

Admonïtus, us, m. (admo- 
neo, gr. 156), avis, avertissement, 
n'est guère employé qu'à l'abl. sing. -; 
(gr. 368) : A. 20. 3. ': 

Adr-optOj i. pc., choisir; iercat 
de droit, adopter: A. 5. 2. 

Ad-orior, ortus sum, 4. — 
I. PR. marcher à, partieuL, atta- 
guer à F improviste : ... aliquem, 
Con. 4. 4; Dat. 6. 6; Ag. 4. i; Eum\ 
9. 6.; H. II. 4. — II. FIG. entre- 
prendre une chose difficile, tenter, 
essayer, avec I'acc:.... oraculum, L. 
3. 2. ; avec l'inf (gr. 481) : 
Thr. 2. 5;...dëmergere, D. 6. i. — - 
Avec adoriri l'àcc. sans prép. est 
classique; on ne trouve jamais le dat.- , / 



VOCABULAIRE. 



W 



4f3se, 

de, assister à : Paus. 3 . 



sum, adf ui ou affui, 

n., êire présent, se tenir 
'2; avoir 
•■rt à: ... periculis, Pel. 4. 3. 
l|j| i ce premier sens, Cic. con- 
|;|| tàdesse avec ad ou in suivi de 
!|î| ., Cependant on trouve le dat. 
;[:| : ... comitiis. C. Att. l. 10. 6; 
;',-;|. ;adiciis, Br. 27 ; . . . pugnis, Phil. 
;ir| 30. Chez Liv., la construction 
lij; vec le dat. est fréquente. — II. 
lii; ? trouver aux côtés de qqn, pour 
Ijij }aider, être aux ordres de qqn, venir 
lijjf? aide: ... utrique, Eum. i. 6; D. 
ijj! '. 3. Dans ee sens adesse se construit 
ill'oujours avec le datif. 
;Hj Âdulescens, ntis, m. (ado- 
liîjesco) — : I. ADJ. jeune ; ... Cae- 
liilar, A. 12. l; 2. 2. — II. SUBST. 
Illl 7^«(? hotnme (de 15 à 30 ou même 
II' o ans): D. 2. 2; 9. 3; Ep. 2. 2. — 
ijif' , part. prés, s'écrit adolescens ; 
|};^/, . et le subst. âdulescens. 
ij| > xdulescentia, ae, f^ (adules- 
;:-|'' 'S, gr. 16 j), âge de l'adulescens, 
;';;?/ :^escence, jeunesse: Them. i. i ; 
lijl n. I. I. — Ce mot ne s'emploie 
iji^timaio dans le sens de adulescentes; 
'"'n trouve souvent juventus avec 

lette signification. 
Adulescentûlus, i, m. (adu- 
lllifescens, gr. 16/^), tout jeune homme: 
IjÈum.i. 5;Ham.i.i;H. i.ljCat. ï. 
||i; A. 2. 4. — Népos, Tim. 4. 2, 
jjiappelle Timothée adulescentûlus, 
ijibien que ce général eût alors envi- 
jjlron 40 ans. L'auteur s'est trompé 
iiisur l'âge réel de son héros ou bien 
pi a employé le mot adulescentûlus 
jjidanslesensd'adulescens. Cf. Pel. 2. 
1 3; Ag. 6. 2. et 6. 3. 
I Adûlor, I. iï.,Jlatter,ZiV&c\e 
I dat. (gr. 305) : A. 8. 6. — Cic. et 
jijTac. construisent toujours ce verbe 
iifavêc l'ace, j Liv. met aussi bien le 
iiiîdat. que l'ace. 

ii| Ad-vënlo, vëni, ventum, 
;;s4. n., arriver : Aie. 6. I. Ce verbe 
;|'se construit avec ad ou in j le dat. 

n'est pas classique. 

CORNELII. 



Advento, i. n. (advenio, gr. 
iSo), arriver à grands pas, venir: 
M. 7.- 4; Eum. 3. 3. — Ce verbe se 
construit avec ad. On trouvé le 
dat. : ... Parthis, Tac. Ann. 6. 33. 

AdventuSj us, m. (advenio), 
arrivée : Them. 2. 6 j Cim. 2. 5 V 
Tim. 3. 3; Iph. 2. 5; Eum. 8. 6; 9. 4? 
ad adventum imperatorum, A. 10. 
2; ante ejus adventum, Ham. l. 2. 

Adversarius, a, um (adver- 
sus) — I. ADJ. contraire, opposé: 
... factio, Pel. i. 2; Ph. 3. 2. — 
II. SUBST., adversaire, rival, enne- 
mi: D. 8. 2; Ep. 7. 3; 8. 2j Dat. 6. 
4; Eum. 8. 4;lesing. pourleplur.: 
Dat. 7. 3. Cf. miles, jumentum. 

Adversor, l. n., être contraire, 
opposé, n'admet que le dat. : Timol. 

2. 3- 

Adversura, cf. adversus prép. 

Adversus, a, um, (part, de 
adverto) — I. contraire, opposé, 
d'oii, SUBST. le côté opposé. L'ex- 
pression : ventus advérsum tenet, le 
vent est contraire, ne se trouve que 
N. M. I. 5. — Plin. 4. 12. 25, dit: 
adversa tenet. — II. fig. con- 
traire, défavorable, fâcheux: icz 
adversae, Aie. 6. 2, casus adversi, 
Dat. 5. 4, fortuna adversa, Con. 5. 
I; Pel. 5. i; Timol. i. 2, événe- 
ments malheureux, malheur; si quid 
adversi (gr. 253), Aie. 8. 4, Dat. 
5. 3, si quelque malheur. 

Adversus et advérsum — 
A. adV., contre .• Ag. 4. 6; adversus 
resistere, Pel. i. 3, résister ouver- 
tement. Corn, est le seul auteur qui, 
avant Liv., ait employé adversus 
dans ce sens. — B. prép. avec 
l'ace. Dans Con. 2. 2, Tim. 4. 3, 
comme dans Sali. J. loi. 8, on trou- 
ve adversus après son régime. — I. 
en face de:Yi. 5. 4. — II. envers, 
contre, avec une idée d'hostilité : 
Aie. 4. 6; Dat. i. 2; 8. 6; Ep. 7. 3; 
Ham. I. 5 5 4. 2j ... aliquem sen- 
tire, D. 7. i; ...facere, Eum. 8. 2; 

l'ARTIE DU MAÎTRE. Q 



8 



VOCABULAIRE. 



■■•y '^-> 



... stare, Ph. 4. i. — 111^ en oppo- 
sition avec, contraire à: ... jushospi- 
tii, H. 12. 3. — La forme adversum 
se trouve: Them. 9. 2; Ch. 3. i; A. 
4. 2; et d'après quelques manuscrits: 
Eum. 3. 2. 
Ad-vertOj rti, rsum, 3.tr. — 

I. PR. tourfier, diriger vers. — 

II. FIG.: ... animum, diriger son 
esprit, ses pensées vers, d'où, faire 
attention, remarquer, avec l'interr. 
ind.: Ep. 6. 2 ; avec l'ace, comme 
animadverto : ... insidiatores, Dat. 

9. S- 

Ad-vôco, I. tr., appeler à soi, 
^oyxconvoqtier: ... contionem, Aie. 
6. 4. 

Aedes ou aedis, is, f., bâti- 
ment. — I. au sing., ordinairement 
temple: Paus. 5. 2; 5. 3; D. 8. 5; A. 
20. 3. — II. au plur., maison: Pr. 
6. 7 ; D. 4. 5. 

Aediflcâtor, ôris, m. (aedi- 
fico, gr. 155) — I. architecte. — 

11. qtii a la manie dehâtir, bâtis- 
seur: A. 13. I. Dans ce dernier 
sens, le mot n'est pas classique. On 
le retrouve dans Colum. i. 4. 8. 

Aediflcium, i, tr. (aediftco, 
gr. 161), bâtiment: Aie, 10. 6; H. 

12. 3; A. 13. 2. 

Aedifïco i. tr. (aedes, facio 
gr. 191, 194), bâtif, consérîiire : 
Them. 6. 2; ... castellum, H. 2. 3; 
... classes, Ar. 3. i; Them. 2. 2. 

Aedïlis, is, m. (aedes), édile, 
magistrat annuel à Rome. — Il n'y 
avait d'abord que deux édiles choi- 
sis parmi les plébéiens. Quand ces 
derniers arrivèrentau consulat (366), 
on créa deux aediles ctirîiles, pris 
parmi les patriciens ; mais dès l'an- 
née suivante, les plébéiens obtinrent 
accès à cette nouvelle charge. L'édi- 
lité curule devint bientôt le premier 
pas vers les plus hautes dignités de 
la République. Le nombre des édiles 
fut ainsi porté à quatre. Les diffé- 
rents édiles étaient chargés — I. 



de V entretien des édifices pnib\ics de 
tout genre: temples, aqueducs; cloa- 
ques, rues, grandes routes. — . II. 
de la police des rues: propreté, 
sûreté. — III. du soin de la santé 
et de la moralité des citoyens: bains, 
auberges, jeux de hasard, usure,- 
luxe, religion. — lY. de la police 
des marchés: quantité et qualité des 
denrées alimentaires, poids et mesu- 
res. — V. des jeux à donner au 
peuple, en partie à leurs frais. — 
VI. de la garde des finances de 
VÉtat: ils punissaient ceux qui 
avaient une trop grande portion de 
l'ager publicus, ou qui laissaient paî- 
tre trop de bétail sur les prairies de 
l'Etat. — L'édile était donc une 
espèce de commissaire de police. 

Aegâtes, um, f. pi., Égales, 
trois îles voisinesdelacôte deSicile : 
Ham. I. 3. — Les noms d'un gram 
nombre de montagnes et de groupe; 
d'îles ne s'emploient qu'au plurie!^ 
Cf. Alpes, Cyclades. 

Aeger, gra, grura — 1 
ADj., malade: ... viilneribus (g 

267), M. 7. 5. — II. SUBST., pé.. 
sonne fnalade : D. 2. 5. 

Aegïae, arum, f. pi., ville d^ 
Macédoine: R. 2. i. 

Aegos flumen, mïnis, n. 
(Al-ybs iroTanol), Aegos-Potamos, 
Fleuve de la Chèvre, petite rivière 
et ville de la Chersonèse de Thrace, 
près de l'Hellespont: L. 1.4; Aie. 
8. I ;Con. i. 2. 

Aegyptius, a, um (Aegyp- 
tus), égyptien. 

Aegyptus, i, f., Egypte: Ae- 
gyptum (gr. 347) proficisci, Dat. 
4. I. Cf. App. I. — L'Egypte passa 
sous la domination des Perses après 
la bataille de Péluse (525). En 
332 elle devint une province de 
l'empire d'Alexandre. Après la mort 
du conquérant, elle fut gouvernée 
i par la famille des Ptolémées jusqu'à 



'■' . -, -■ ■ 



VOCABULAiRE; 



V-iA " - ' 



ce que l'an 30 av. J. C, elle devint 
province romaine. . - 

Âemilius, i, m., Emi/e, nom 
d'une illustre famille romaine: gens 
Àémilia. À cette" famille appar- 
tiennent. — I. le consul {216) L. 
Aemilius Paulus qui périt à la ba- 
taille de Cannes: H. 4. 4. — II. L. 
Âemilius Paulus, fils du consul qui 
tomba à Cannes et père du second 
Africain. II. battit Persée à Pydna 
(168). Népos n'en parle point. — 
III. le consul (182) L. Aemilius 
Paulus, dont il est question H. 13. 
- 1,' et qui eut pour collègue Cn. 
Baebius Tamphilus. — Aemilii, 
orum (gr. 211), A. 18. 4, les mem- 
bres de la gens Aemilia. 

Aemulatio, ônis, f. (aemu- 
ior, gr. 156), énitdation, 7~ivaliié : 
A..5. 4 ; 20. 5. 

-^^ Aemùlor, i. tr. et n., tâcher 
dHmiter, chercher à égaler:... Aga- 
memnonem, Ep. 5. 6. — Cicéron 
construit ce verbe avec ledat. de la 
personne et l'ace, de la chose. Les 
écrivains qui l'ont suivi emploient 
le dat. ou l'ace, de la personne et 
généralement l'ace, de la chose 
(Dr. H, S. I p. 356). 

Aëneus ou aenus, a, um 
(aes, gr. 173), d'airain, de bronze: 
...statuae (gr. 372, R. i),Pel. 5. 3 ; 
H. 9. 3 ;... lorica, Iph. i. 4. 

Aeolia, ae, ou Aeôlis, ïdis, 
f., Eolie^ partie de l' Asie-Mineure, 
aux bords de la mer Egée, habitée 
par les Éoliens, peuple d'origine 
grecque : M. 3. i ; Con. 5. 2. 

Aequâlis, e (aequus), égal, 
de même âge, contetnporain : A. i. 
3^; 8. 2; se constr. avec le dat. 
(gr..26o) ou substantiv. avec le gén. 
(gr. 261) : Ar. l. i ; A. 10. 2 ; 12. 
. 3. — Lup. Spr. § 13 prétend que 
,Themistocli,Ar. 1. 1, est un génitif; 
Gemss croit que c'est un datif. Nous 
pensons avec Lup. que Nép. n'a 
employé aequâlis que substantiv.: 
A. 16. I, ou sans régime : A. 17.2. 



Aeqlie, ad v. (aequus, gr. 184), 
également ;Iph. 1.4;.,. bene H.,4. 3; 
aeque.7. ac si (gr. 585, 443), Eum.: 
5. 6, comme si, tout aussi... que si. 

Aequipëro, i. tr. et n. (ae- 
quus, parare, gr. 190), égaler, être 
égal: Them. 6. i; Aie. 11. 3.— 
Ce mot ne se trouve ni dans Cic. 
ni dans Ces. ; ils emploient aequare. 

Aequïtas, âtis, f. (aequus, gr. 
166), égalité, d'où FIG. — I. Jtistice, 
équité, loyauté envers autrui,: M. 2. 
2 ; Ar. 2. 2. — II. aequitas animi, 
égalité d'âme, calme, résignation, 
modération : Thr. 4. 2. 

Aequus, a, um, pr. égal, 
tmi, d'où FIG. — 1. favorable, avari" 
tageux:. . . locus, M. 5.4. — TL. Juste, 
équitable, légal, convenable : Thr. 

2. 6 ; acceptable :... condicio, A. 2. 4; 
aequum est avec la prop. inf. : 
Them. 7. 2. — III. égal, calme j 
tranqtdlle, résigné: aequo animo, 
D. 7. 3,Ch. 3. 3, A. I. 3,.de bonne 

grâce, sans trouble. 

Aerarium, i, n. (aes, gr. 163)" 
— \.caisse^\&x où l'on met le tréson 
— II. le trésor lui-même : Ar. 

3. I ; A. 8. 3 ; trésor public : 
H. 7. 5. 

Aes, aeriSj n.-^ I. airain, cui- 
vre. — II. pièce de monnaie: aés 
alienum, A. 2. 5, dette. 

Aestas, âtis, f., été: Con. 4.2. 

Aestïmo, i. tr. — I. évaluer, 
estimer, taxer: lis ejus aestimatur 
centum talentis (gr. 27S)i Tim. 3. 
5, M. 7. 6, il est condamné à une 
amende de cent talents. — II. FiG. 
apprécier, estimer une chose d'après: 
sa valeur intrinsèque (gr. 377) : 
...magnijCat. i. 2 ; ...nonminoris, 
Cat. 1.4. 

Aetas, âtis, f. — I. âge, temps 
de la vie, durée de la vie, vie : ... 
extrema, Cat. 2. 4, A. 10. 3, âge 
avancé, fin, dernières années de la 
vie ; aefate provectus, Timql. 4. i, 
avancé en âge ; aetas ejus incidit in 
ea temporal, Eum. l. 2, il vécut 



■/■■'•::■- 






lO 



VOCABULAIRE, 



au temps où. Cf. C. Or. 12, 39 ; 
Fam. 5. 15. 3- — II- ^f-?» époque, 
temps, siècle : Them. 9. l ; Aie. l. 
2 ; Tim. 4. 4 5 Iph- i. i ; A. 12. 4; 
ad hanc aetatem, A, 18. 3, jusqu'à 
nos jours. — III- L'abstrait pour 
le concret, ceux qui ont un certain 
âge : ...puerilis, A. i. 2, l'enfance, 
c. à d. les enfants. Cf. Liv. 2. 13, 
10 ; S. 27. 7. 

Afer, fri, va., Africain: T.. 3. 2. 

Affabilis, e (affari.gr. 170), à 
qui l'on peut parler aisément, affa- 
ble, poli, gracieux : Aie. i. 2. 

Afîecto, I. tr. (afficio, gr. 180), 
désirer vivement, rechercher : A. 

13- 5. 
Affëro, attùli, allàtum, 

afferre, tr. (ad, fero), porter vers, 
d'où — • A. PR. p07'ter, apporter: ... 
lapidem ad, Paus. 5.3;... epistolam 
alicui, Pel, 3. 2; sans rég. indir. : 
Ep. 4. 4; Ag. 8. 3 j/^r/érj-z^r quel- 
qu'un : ... manusj Timol. l. 4. — 
B. FIG. — I. apporter tme tiouvelle, 
annoncer : ... suspicionem ad ali- 
quem, Eum. 9. i, communiquer à 
qqn. un soupçon qu'on a conçu ; 
aveclaprop. inf. (gr. 484) : M. 3.3. 
— II. apporter comme preuve, faire 
valoir:... testimonium, A. 16. l. — 
III. apporter, produire, occasion- 
ner:... alicui detrimentum, A. 2. 3; 
sans rég. ind. : ... deformitatem, 
Ag. 8. I •; faire:... vim alicui, D. 10. 
I; Eum. 12. 3;<r;/ér, introduii'e : . . . 
nova, Iph. i. 2. — Ce verbe se 
construit avec le dat. ou avec ad, 
plus rarement avec in et l'ace. 

Affïcio, fëci, fectum, 3. tr. 
(ad, faciojgr. 194), affecter d'une ma- 
nière agréable ou désagréable (gr. 
320. 4) : ... aliquem po_ena, Ag. 4. 
8, H. 8. 2, punir; ... exsilio, Thr. 
3. I, bannir; ... magnis muneribus, 
-^g* 3- 3> donner de riches pré- 
sents. Au PASS.-.afficimorbo, H. 4. 3, 
être atteint d'une maladie ; . , , pari 
leto, R. 3. 2, trouver une mort sem- 
blable. 



Affïnis, e, (ad, finis) — ïi pr. 
contigu, voisin. — II. T^iG. allié, 
parent par alliance. SUBST. pa- 
rent: Tivaol. I. 4. 

AfiBlnïtas, âtis, f. (affinis, gr. 
166), alliance, parenté: A. 2. i ; 
5. 3 ; 12, 1 ; 19. 2 ; affinitateconjungi, 
Paus. 2. 3. 

AffirmOj I. tr. (ad, firmo) — 

1. rendre ferme, consolider. — 
II. affirmer, 2LVtc la prbp. inf.: 
Them. 4. 2. 

Afïlïgo, flixi, flictum, 3. tr. 
(ad, fligere) — I. PR. renverser, 
abattre. — II. fig. abattre, r«ï- 
«<?r.*resafflictae,Con. 2. i. — sUBST. 
afilictij A. II. 4, les malhetireux. 

Affluenter, (afïluens, gr. 184), 
abotidamffient, somptueusement : ... 
vivere, A. 14. 2. 

Afïluentia, ae, f. (affluens,gr. : 
166), abondance: A. 13. 5.- 

Afrïca, aejf.j^/rï^'î^é—ï. l'une ' 
des parties du monde : L. 3. 3 ; R., 
3. 5. — II. les pays soumis à ' 
Cartilage : Timol. 2. 4. 

AfricâiiuSj a, um (Afriea,gr. 
173), africain, d'' Afrique. — I. adj. : 
... possessiones, A. 12. 4. — 
II. SUBST., surnom des deux P.Cor- 
nélius Scipion : Cat. i. 3. 

Agamemnon, ônis,m.,^^d!- 
memnon, fils d' Atrée, frère de Mé- 
nélas. Il commanda l'armée des 
Grecs au siège de Troie: Ep. 5. 5. 

AgelluSj i, m. (agef, gr. 164, 
R. 2), petit champ : Ph. i. 4. 

Ager, gri,m. — \. champ, terre: 
Cim. 2. 5 ; Thr. 4. 2. — II. terH- 
toire, contrée, pays: Paus. 3. 3; 
H. 5. I. — III. Au PLUR. souvent, " 
la campagne par oppos. à la ville, 
à la mer: L. i. 2; Pel. 4. 3. 

Agesilâus, i, m., Agésilas, roi 
de Sparte, 397-361. av. J.-C. : Con. 

2. 2; Tim. I. 3; Ch. I. 2;R. i. 2. - 
Aggrëdior, gressus sum, 

3. tr. et. n. (ad, gradior, gr. 194), 
aller vers, d'où — l.attaqîier:... ali- 



VOCABULAIRE. 



II 



"quèm,Thein. 4. 4;Dat.4. i;9. 5;... 
ferro,Alc. 10. 5. — II. attaquer en 
justice, accuser: A\c: 4. 2. — Avec 
aggredi, l'ace, sans prép. ou l'ace, 
avec ad est classique ; on ne trouve 
jamais le datif. 

Agis, ïclis,m., Agis, frère d'A- 
gésilas et son prédécesseur sur le 
trône de Sparte: Ag. 1.4. 

Agïto, I. tr. et n. (fréq. de 
ago, gr. 180) — A. PR. mettre forte- 
ment en mouvement, y&zr<? manœzi- 
vrer: ... navem, D. 9. 2;... equos, 
Eum. 5. 4. — B. FIG. — I, agiter, 
troubler: A. 9. i, d'autres édit. 
donnent: agitur. — II. agiter, 
rouler dans son esprit, avec l'inf. : 
... mente bellum renovare,nam. l. 
4. Cette construction se retrouve 
dans Plaute et dans Virg. Ae. 9. 
186, Curt. 4. .13. 16, Tac. Ann. 
2. 4. 

Agmen, mïnis, n. (ago, gr. 
158. îi), armée en mai'che: Dat. 9.4. 

Agnon, ônis, m., Agnon, ora- 
teur athénien, accusateur de Pho- 
cion : Ph. 3. 4. 

- Agnôrara,as,at=agnoveram 
(gr. 104). 

Agnosco, novi, nïtum, 3. tr. 
— I. PR. reconnaître, c. a. d. se sou- 
venir d'avoir déjà vu : Dat, 3. 3. — 
II. FIG. reconnaître comme vrai, 
comme sien, avouer: Ag. i. 4. 

Ago, ëgi, actum, 3. tr., met- 
tre en mouvement, d'où — À. PR. 
faire avancer, chasser devant soi:.,. 
aliquem,Dat.3.2.— B.FIG. — \.agir, 
faire, s^ occuper de, diriger:... aliud 
quicquam, H. 10. l; ... nihil aliud, 
À: II. i;..,vigilias,Thr. 4. 4, mon- 
ter la garde, veiller ; ... suam rem, 
A. 15. 2, ... causam populi, Ph. 3. l,. 
s'occuper de ses intérêts, des intérêts 
du peuple ;. . .gratias, H. 7. 2, Timol. 
4- 3, rendre grâces. Au PASS., se 
passer, se faire: res ante actae,Thr. 
3.2; quid ageretur resciit, Dat. 2. 
4" — II. Dans la langue politique, 
traiter, parler, dire ou faire: ... 



praesente vulgo, Aie. 8. 2;... eum 
aIiquo,lo. 2;... aliquid perlitteras, 
Gon. 3. 3. ^~ TiX. traiter, devant le 
tribunal, plaider : aliquid agere de 
aliquo. Aie 4- i, porter plainte de- 
vant les tribunaux; ... l&g't eum 
aliquo, Timol. 5. 2, agir en jus- 
tice, intenter une action. D'où sou- 
vent au PASS., être traité, mis en 
question, s agir, être enjeu: id agi 
ut, Them. 5.1; existimatio agitur, 
A. 15. 2. — IV. En parlant du 
\.txaç?,,passer : ... vitam, A. 17. 3, 
vivre, et ici : régler sa vie. 

Agrestis, e (ager), champêtre, 
d'où grossier:... amiculum, Dat. 3. 
2;... vestitus, Pel. 2. 5. 

Agricôla, ae, m. (ager, colo, 
gr. 191), agriculteur, cultivateur; 
homme des champs : Cat. 3. l. 

Agrippa, ae, m., M. Vipsa- 
nitts Agrippa, général,homme d'É- 
tat et littérateur distingué, ami, 
confident et plus tard gendre d'Au- 
guste, son appui dans la guerre et 
dans la paix, né l'an 63, mort l'an 
12 av. J. C. : A. 19. 4. Il s'était ma- 
rié en premières noces avec la fille 
d'Atticus: A. 12. i; en troisièmes 
noces, il épousa Julie, fille de l'em- 
pereur. 

Aio, verbe défect. (gr.136), dire, 
prétendre, avec la prop. inf. : "Them. 
4. 2; 10. 4; D. 8. 2 ; avec le dat. : 
Eum. II. 3. 

Ala, ae, f. — I. pr. aile A^un 
oiseau. — II. fig. aile d'une ar- 
mée, corps de cavalerie: Eum. l. 6. 

Alâcer, cris, cre, vif, prompt, 
ardent: ... ad, Paus. 2. 6. 

Alcibiâdes, is, m.,Alcibiade. 

Alcmaeon, ônis,. m., -4/f- 
méofi, fils d'Amphiaraus d'Argos. 
Ce dernier était devin et comme 
tel savait qu'il trouverait la mort 
dans l'expédition des Sept contre 
Thèbes. Il ne voulut point prendre 
part à cette guerre et se cacha ; 
mais Ériphyle, sa femme, le trahit. 
Amphiaraus donna ordre à son fils 



'M^':"^ ■':•-* --l:^^-:^.:^:'--; 



12 



"VOCABULAIRE. 



^■^-■''y> 



de la tuer. Alcméon devint fou après 
avoir exécuté ce crime: Ep. 6. 2. 

Alexander, dri, m.,Alexaji- 
dre. — I. Alexandre, tjrran de 
Phères en Thessalie (379-357) :Pel. 
5. 1. — II. Alexandre LE Grand, 
fils de Philippe, roi de Macédoine, 
naquit en 356, parvint au trône en 
336, battit les Perses sur les bords 
du Granique en 334, près d'Issus en 
333 et entre Arbelles et Gaugamela 
en 331. Il s'empara de l'immense 
empire des Perses, pénétra dans les 
Indes jusque sur les bords de l'Hy- 
phasis, affluent oriental de l'Indus 
(329-327) et mourut à Babylone l'an 
323. 

Alexandrëa, ou Alexan- 
drîa, ae, Alexandrie, ville et port 
de la basse Egypte, à l'embouchure 
du bras occidental du Nil. Elle fut 
bâtie ou plutôt agrandie par Alex- 
andre le Grand en 332 av. J.-C. 
et devint la résidence ordinaire des 
savants grecs. Sa célèbre bibliothè- 
que fut brûlée en 640 ap. J.-C. par 
ordre du calife Omar: R. 3. 4. 

AliaSj adv. (alius) — I. PR. 
ailletcrs, —II. ^^IG. uiie atcti'e fois: 
H. II. 7 ; alias... alias, Eum. 5. 7, 
tantôt,... tantôt. 

. Alienigëna, ae, m. (alienus, 
gigno, gr. igi), étranger :'E\xva..'j.i. 

Aliêno, I. tr. (alienus, gr. 179) 

— I. PR. rendre étranger^ aliéner. — 
II. FIG. éloigner, indisposer, déta- 
cher d'un parti: Cim. 2. 4;... ab 
aliquo. Aie. 5. i. — Avec ce verbe, 
Cic. emploie toujours ab ; Liv., 
ab ou Tabl. seul, rarement le datif. 
Cf. C. Fam. 10. 8. 2. 

Alienus, a, um (alius) — 
A. PR. dautnd, étranger: . . . mo- 
res, Ep. I. I.;... fortuna, Ch. 3. 3; 
... civitas, Eum. i. 2;... opes, R. 
3. 4; H. I. 3;... aeSjA. 2. 5, dette. 

— B.'FIG. — I. étranger, déplacé: 
non alienum videtur docere (gr. 
477), M. 6. I. Cf. C. B. G. 6. 
II. I. — II. etinemi, défavorable: 



alienissimus alicui locus, Them. ' ■ ? 

4-5- . ■ . - ■ ■' v:<^^- 

Alio, adv. (alius), az7/««'j, avec. - "-; 
mouvement (quest. quo ?) : hoc . - 
longe alio spectabat atque videri 
volebant, Them. 6. 3, il s'en fallait ~ -:! 
de beaucoup que ce fût le véritable" ■■•- 
motif de leurs démarches. — Alio 
atque ne se trouve que dans Nép. . - 
et dans ce seul passage. On dit: 
alio quam ou avec une négation: 
non alio nisi. ' "^- 

Aliquamdiu, adv., pendant 
qque temps : D. 3. i ; Dat. ir. 3. - ;^ J 

Aliquando, adv. — I. PR., 
un jour passé ou à venir, utiefois, ; .; 
Jccdis : 'E.xyax. 13.3. — II. fig. par- 
fois, qquefois, maintes fois : Eum. 
I, 3. Cf C. Fam. 10. 8. 2. ^ 

Aliquantus, a, um, assez -:'_ 
considérable. Ce mot n'est guère -v-j' 
employé qu'adverbialement au ; 
nom., à l'ace, et à l'abl. neut. sing: ^ 
aliquantum, aliquanto,ârjj.?«, ' " 
d'tme vianière considérable. 'Yj^.^.i', 
post aliquanto. Aie. 11. i, assez "' 
longtemps après ; aliquanto (gr. 
279) crudelior, D. 3. 3, beaucoup - ^ 
plus cruel. ". ^ 

Alïqui, qua, quod (gr. 69), 
pron. indéf. adj. , quelque :... res, D. ^ : 

3. I ; . . .occasio, 4. i ; . . .detrimentum, 

A. 2. 3;... cupiditas, 18. 4. Voir - 
l'art, suivant. 

Alïquis, qua, quid (gr.69), 
pron. inJéf. swhs\..,qitelquun, quel- 
que chose. — Après si, SIVE, Nisi, 
QUODSi, NE, CUM, etc. (gr. 563) on 
emploie d'ordin. quis, au lieu de 
aliquis : Cim. 4. 2 ; Aie. 8. 4 ; Ep. : ~^ 

4. I. Népos, comme souvent les 
autres classiques, conserve àliquis . : 
quand il appuie sur le pronom ou ._; 
bien que les particules sont séparées > 
du pron. par plusieurs mots ou par ii 
un membre de phrase : ne ...ali- 
quam, D. 4. l ; ne . . aliquis, Ep. 4. ^ f 
4; ne ... aliquod, A. 2. 3 ; nisi ' : 
alicui, D. 8. 2 ; sin aliqua, Eum. 

6. 2 ; eum aliquem, Cim. 4. 2; " 



VOCABULAIRE. 



13 



..cum ...aliquis, Ep. 3. 5. — Après 
CUM, chaque fois gtie, les auteurs 
semblent employer indifféremment 
qùis ou aliquis. Cf. C. B. G. 6. 15. 
I. ■ — X.e NEUT. aliquid peut être 
suivi ■ du gén. (gr. 252) : si quid se 
cundi, Aie. 8. 4 ; si quid adversi, 
Dat. 5. 3 ; aliquid consilii novi, 
Èum. 8. 4, quelque nouveau plan. 
Alïquot, indéc. , quelques .' Ag.4, 
6; A. 3. 2; aliquot dies : Dat. il. 2. 
. Aliquoties, adv. (aliquot), 
qlielquefois : Ph. 2. 3. 

Alïter, adv. (alius, gr. 184), 
atctrement, dans le cas contrait e: 
Them. i. 6; aliter ac (gr. 585) spe- 
rabat, Ham. 2. r. 

Alius, a, ud (gr, (>()), autre: 
Di, I. 2 ; alius ac ou atque (gr. 585), 
mitre que : Ag. 3, 4 ; H. 2. 2. — 
-Alius accompagné d'une négation 
_ est souvent suivi de qaa.m,J)as autre 
que : Ar. 2. 2 ; Eum. l. 2. ; H. 10. 
I ; Timol. 4. 3 ; A. 14. i. ; 19. 2 ; 
21. I. — Après NIHIL ALIUD, 

Cic. emploie d'ordinaire nisi (gr. 
570) ; Népos emploie quam: L. l. 
4; Ag. 2. 4; A. II. I. — Alii ... 
alii, partim ... alii, Pel. l. 4, les 
uns ... d'autres ; alii... plurimi, Ph. 
4. I, les uns ... le plus grand nom- 
bre. Cf. partim. 

~ A10jalui,altuinou alitum, 
3 tr. — I. vvi.nourrir, alimenter: Ph. 
I. 4;... filias, Ar. 3. 3; — II. fig. 
nourrir, entretenir, fortifier : ... 
luxuriam, Ph. i. 4; ... morbum, 
A. 21. 6. 

Alpes, ium, f., les Alpes : H. 
•3. 4. — Cf. Aegates. 

Alpicus, a,uïn( Alpes) — I. adj. 
relatif aux Alpes. — II. SUBST. 
■montagnard des Alpes: H. 3. 4. 

Alte, adv. (altusjgr. 184), haut: 
Ch. 3. 3; Eum. S. 5. 

Alter, tëra, tërum (gr. 69), 

gén. alterius, dat. alteri — I. atttre, 

en - parlant de deux, second, un des 

■deux: L. 4. 2; D. 4. i ;... horum, 

R. 2. i;... Victoria, Them. 5. 3;... 



factio, Ph. 3. l ; Pel. l. 4;.., per- 
sona,4. 3;...cornu,4.3;.... ala,Eum, 

1. 6;.., pes,Ag. 8. i j... familia,!. 

3. — li. SUBST. .-alterum tantum, 
Eum. 8. 5, une autre fois autant, 
juste le doîible. — Pouralterae, Eum. 
i. 6, cf. App. l. 

Alter-ûter, -ùtra, -ùtrum, 
Vun des deux, Vttn ou Vatitre: D. 

4. I ; A. 2. 2. 
Altitûdo,ïnis,f.(altus, g.i66), 

hatcteur. 

Al tus, a.i\ira,haut om profond: 
Them. 5. 6. 

Ainâtor,ôris,m.(amo,gr. 155), 

amateur, ami: K. 18. i. 

Ambitio, ônis, f. (ambire,gr. 
156) — I. toîtrnées, visites -pour sol- 
liciter les suffrages des citoyens. — 
II. la peine qu'on se donne pour se 
ménager la faveur de quelqu'un, 
flatterie, marqués d^estime : D. 2. 

2. — III. amour des honneurs, 
ambition. 

AmbïtuSjUS, m. (ambire, gr. 
156), recherche des places, des hon- 
neurs par des moyens peu honnêtes 
tels que l'argent, les menaces, brigue: 
A. 6. 2. — Ambitio = recherche des 
emplois par les moyens légitimes. 

Amïce, adv. (amicus, gr. 184), 
avec bienveillance, amicalement :... 
cogitare de aliquo, H. 2. 6, avoir 
des pensées, des dispositions bien- 
veillantes à l'endroit de quelqu'un. 

Amicitia, ae, f. (amicus, gr, 
l66),amitié, bons rapports — I. entre 
INDIVIDUS :... cum aliquo facere, 
Dat. 10. 2; Aie. 4. 7 ;... sibi parère, 
7. 5;... alicujus petere, Them. 9. 
4 ; ab amicitia deficere, Con. 2. 2 ; 
pro amicitia, Eum. 4. 4;... simu-' 
lata, Dat. 11. 5. — II. entre les 
PEUPLES, alliance, ligtie: Ep. 6. l. 

Amicûlum, i, n. (amicire, 
couvrir, gr. 160), vêtement de dessus, 
manteau: Cim. 4. 2; ... agreste, 
Dat. 3. 2. 

Atnïcus, a, um — I. adj. 
ami, favorable, bien disposé pour. 



14 



:" -V- ^.:-- 



YOCABULAIRE. 






lié avec : alicui amicus, Aie. 5. i ; 
D. 3. 2 ; Eum. 12. 3 ; A. 9. 5 ; ... 
amicior, M. 3. 6; ... amicissimus 
H. 10. 2 ; A. 9. 3 ; sans régime : 
amicior, Ag. 2. 5. — Le comp. et le 
superl. sont classiques : amicior, 
C. Leg. 2. 2 ; amicissimus, C. Am. 

1. 5. — II. SUBST, ami:... alicu- 
jus : Dat. 5. 3 ; A. lo. 4 ; sans 
régime : Them, 9. 4 ; Dat. 2. 3 ; 
Eum. 3. I ; ami folitiqtie^ parti- 
san : Them. 1.3; Aie. 5. 3 ; D. 7. 
2; Pel. I. ùf-, favori, confident, con- 
seiller d'un roi : M. 3. 2 ; Eum. 2. 
4;R. 3. I. 

ArQïta, ae, f., sœur du père, 
tante : Dat. 2. 4. 

Amitto, mïsi, missum, 3. 
tr., envoyer loin de soi, d'où — I. 
laisser échapper, négliger, manquer: 
... fidem, Eum. 10. 2, violer sa pa- 
role. — II. perdre par ou sans sa 
faute:... arma impedimentaque, 
Thr.2. 5 ;... naves, Aie, 5. 5 ; Tim. 
3. 4;... suos, Eum. 5- 3 >••• lumina 
oculorum, Timol4. i ;... patrinno- 
nium, A. 12. 3 ;... optimates, D. 7. 

2, la faveur des grands. — SUBST. 
amissa, orum, n. pi., pei-tes :... 
recuperare Tim. 3. 2. 

Amo, I. tr., aimer: A. 15. l; 
17. 2. 

Amoenïtas, âtis, f. (amoe- 
nus, gr. 166), agrément, charme, 
beauté: A. 13. i. 

Amor, ôris, m. (amo), amour, 
affection: ... habere, Timol. 3. 4; 
amore duci, Cim. i. 2 ; amor in 
patriam, Thr. i. i. 

A-môveo, môvi, môtum, 
2. tr., éloigner, écarter, enlever. 
-—- Ce verbe se construit avec ab, ex, 
plus rarement avec le datif. 

Amphipôlis, is, i.,Amphipo- 
lis, ville de Thrace, fondée en 429 
non loin de l'embouchure du Stry- 
mon : Cim. 2. 2. 

Amphôra, ae, f. , amphore, vase 
à deux anses où lesaneiens mettaient 
le vin, l'huile, le miel. Il était rond. 



beaucoup plus long que large et ter- 
miné par un cou étroit. L'amphore' 
était faite de terre, plus rarement de : 
verre ou de marbre jaune ; H. 9. 3. 

AmplitûdOjïnis, f. (amplus, 
gr. 166), étendue, grandeur :A.lS,$, 

Amplius, compar. de ample 
(amplus) — I. phis, davantage, 
suivi de QUAM : Thr. 4. 2 ; Eum., 
12. 4 ; A. 13. 6 ; 18. 6; sans QUAM: 
Dat. 8. 3 ; Ham. 2. 4 ; H. 2. 3. 
Cf. gr. 278. — II. en outre, ati 
delà : Aie. 1 1 . 2 ; Thr. 4. 3. 

Amplus, a, um ^-l.grajul, 
spacieux, imposant:... forma, R. i. 
4. — II. FIG. 1-iche, splendide, 
brillant, important :... civitas. Aie. 
I. 2 ;... funus, Eum. 4. 4;... trium- 
phus, Cat. I. 4. 

Amyntas, ae, m., Amyntas, 
roi de Macédoine,père de Philippe, 
grand -père d'Alexandre, mourut en 
370: Iph. 3. 2; Eum. I. 4;R. 2. i. 

An, partie, interrog., oti^ ou si 
(gr.4i2),Népos emploie ce mot— I. 

dans l'iNTERR. INDIR.DISJONCTIVE: 
utrum... an, M. 4.4; Con 3. 3 ; 5. 4; 
A. 12. 5; 15. I, si... ou; uter eum 
plus diligeret,Cicero an Hortensius, 
A, 5. 4, lequel des deux, Cicéron 
ou Hortensius. Cf. C. Font. 18. 
41. — II. dans les locutions : 
dubito, nescio an, je ne sais trop 
si, peut-être. Ces expressions équi- 
valent à une alErmation modeste. 
Si l'on doit exprimer une négation 
on la répétera dans la prop. subor- 
donnée sans tenir compte de la 
négat. contenue dans la prop. princi- 
pale (Dr. H. S. II. p. 463):. 
huic uni contigit, quod nescio an 
nulli, Timol. i. i, et non pas : 
ulli. Les auteurs de l'âge d'argent 
mettent à volonté la forme positive 
ou la forme négative des pronoms 
indéfinis. 

Anagnostes,ae,m. (àvttTvt&o-- 
TTiS, gr. 16), lecteur: K, 13. l; 14. x. 

Anceps, cipïtis, adj. (am, 
caput), à double tête, d'où — I. 



j- r , 



VOCABULAIRE. 



15 



double, venant de detix . côtés à la 
fois:... periculum, Them. 3.3. — 
, II. incertain, férilleiix:,.. locus, 
Dat. 7. 3. ' 

AncÔra, ae, f., «««-.?; Them. 
_: 8. 7. 

Andocïdes, is et i, m. (gr. 
32), Andocides, orateur célèbre et 
général, né à Athènes en 467 av. J. 
C. : Aie. 3. 2. — Cf. App, I. 

Anfractus, us, m. (am, fran- 
gere), brisure, coiirlntre, simiosité, 
détour:... viae, Eum. 9.6. 

Angustiae, arum, f. pi. (an- 

gustus, gr. 166), étroitesse, d'où lieti 

resserré, défilé, gorge:... locorum, 

_ Dat. 8. 4; Ham. 2. 4,;...quaerere, 

• ' Them. 3. 2. Cf. locus. 

Angustus, a, um, (ango), 
rétréci, étroit:... mare, Them. 4. 5. 
/ Anicia , ae , f. , Anicia : A. 2. i . 

Anima, ae, ï., souffle, respi- 
ration, prittcipe de la vie afzimale, 
vie, âme: animam efflare, Paus. 
5* 4> ••• emittere,Ep. 9. 3, ... depo- 
nere, H. i. 3, rendre l'âme, mou- 
rir ; anima relinquit aliquem, Eum. 
4. 2. 

Animadverto,rti,rsum, 3. 
tr. (animum.-adverto), diriger son 
attention vers, d'où — I. obser-ver, 
reniarqtier, voir, s'apercevoir :... 
aliquem, Pel. 5.4;... quendamscri- 
bentem, Ar. i. 3; avec la prop. 
inf.: M. 4. 5 ; Dat. il. 4 ; Ep. 6. 
3; Ag. 6. 2 ; au PASS.: Ag. 6. 2. — 
II. remarquer avec déplaisir, 
- blâmer, ptinir : ... in aliquem, Cat. 
2. 3. Animadvertere in et notare 
sont les termes consacrés en parlant 
des blâmes, des punitions infligés 
par les censeurs. 

Animâtus,a,um, — I. part. 
' d'animo : animé. — II, adj. animé, 
disposé.:... bene,Cim. 2. 3. 

Anïmus, i, m., principe de la 

vie intellectuelle et morale, d'où — 

^- A. PR. esprit, âme: Ep.l, 4; 3. i; A. 

14. I ; magniludo animi, Th em 

10. I; Thr. i. i ; R. 3. 5. — B. 



faculté — I. DE VOULOIR, vo- 
lonté, dessein : bono animo facere, 
Ag. 6. 2, agir dans une bonne in- 
tention — II. DE sm<lTiTi,seiztiment, 
cmir, inclination, disposition : Iph. 
3. 3 ; eodem animo esse erga ali- 
quem, H. 10. ij animoplacari,Pel.5. 
2 ;... pugnare,Eum. 4. 2 ;...bellare, 
H. I. 3, nourrir des projets de 
guerre ; omnium animos cogno- 
scere, D. 8. 3 ;... fidens et infestus, 
Ham. 3. I. Partic. cœur, ccit- 
rage, énergie : M. 4. 5 ; Ep. 3. 
I ; D. 5. 3 ; animos debilitare, 
Dat. 6. I. — III. faculté de pen- 
ser, esprit: Thr. 2. 3 ;... attendere 
Aie. 5. 2, ... advertere, Ep. 6. 2, 
fixer son esprit sur ; animo medi- 
tari, Ag.4.1, songera; animi labor. 
Aie. 1.4. 

Annâlis, is, m. (annus), sous- 
entendu liber, anizales. H. 13. l. 

Annicûlus, a, umi (annus), 
âgé duit an: ...filia, A. 19. 4. 

Annuo, ui, 3- ^- — I- p^* 
faire signe de la tête. — II. FIG. 
app-ouver, p-omettre : A. 15. 2. 

Annus, i, m. année ; M. 8. 3 î 
D. 5. 2 ; 5. 3 ; mater annorum no- 
naginta (gr. 246), A. 17. i, mère 
âgée de quatre-vingt-dix ans; iter 
anno vertente conficere, Ag. 4. 4, 
mettre une année entière à parcou-J 
rir une route ; annos habere sexa- 
ginta, A. 7. i, être âgé de 60 ans. 

Annuus, a, una (annus), qui 
dure un sxi, d^nn an, qui revient - 
tous les ans, <2«w«^/.*...reges,H.7.4; 
annuum tenipus, Tim. 9.4, une an- 
née. 

Ante — A. adv. I. pari, de 
I'espace, devant, en avant : paucis 
ante gradibus, Paus. $. i. — II. 
pari, du TEMPS (gr. 358-360), 
auparavaftt : D. 9. 5- ; Eum. 10. 2;. 
paucis annis ante, M. 8. i ; paulo 
(gr. 279 ) ante. Aie. 5. 5. ; D. 
6. i; 7. 3; A. 10. 2; multo ante, 
Eum. 3. 3. — B. PRÉP. avec l'ace. 
— I. pari, de l'espace, devant, eit 



i6 



VOCABULAIRE. 



avant de: Ch. 3. 2; Dat. 3. 2;ante 
januam, Aie. 3. 2 ; — II. pari, 
du TEMPS, avant, antérieurement 
à: Dat. 11. 2; Ep. 8, 3; 10. 4; ante 
id tempus, Ar. 2. 3; précédé de 
l'ace. : quam ante, Ch. 3. i. 

Ante a, adv., auparavant: L. i. 
3 ; H. 3. 4. 

Ante-cedo, cessi, cessum, 
3. n. ettr. — I. VK. p7'écêder. — II. 
FIG. remporter sur, surpasser (gr. 
311) : ... aliquetn, Eum. 2. 2; ...ali- 
quem re, Thr. 4. 3;R. 2. l; H. i. 
i; ...in re, Aie. 9. 3; 11. 4; Ep. 2; 

2. Cf. App. I. 

Ante-eo, ïvi ou ii, ïre, 4 n. 
et tr. — I.PR. précéder. — IL FiG. 
surpasser, V emporter (gr. 311) : ... 
aliquem re, Thr. i. 3j Ch. 4. i. Cf. 
App. I. 

Ante-fëro, tùli, làtum, 
ferre, tr. — I. vvi, poj'ter devant. — 
II. FIG. préférer, donner la préfé- 
rence: Timol. 3. 6 ; ... pacem 
bello,Ep. 5. 3; Them. i. l; Ag. 4. 
6; au pass. sans rég. : Ag. 1.5. 

Ante-pôno, posui, posïtum , 

3. tr. — I. VK. placer devant, — II, 
FIG, préférer : ... aliquem alicui, 
Ep. 2. 2; Eum. I. 3; ...rem rei, Ep. 

I. 4. 

Ante-sto, stëti, in. — I. 
PR. se tenir, être debout devant. — 

II. FIG. être supérieur, surpasser : 
... rei, Ar. i. 2. Expression assez 
rare qu'on retrouve cependant : C. 
Inv. 2. I. 2; de Re Pub. 3. 18. 28. 
Cf. App. I. 

Antigëaes, is, m. Antigènes, 
général d'Alexandre : Eum. 5. i ; 
7. I. 

Antigônus, i, m-, Antigone, 
l'un des meilleurs généraux d'Alex- 
andre et père de Démétrius Polior- 
cète. Après la mort du conqué- 
rant, il s'empara de la Phrygie, de 
la Lycie et de la Pamphylie. Il fit 
périr Eumène en 316 et le premier 
des généraux d'Alexandre il prit le 
titre de roi. Il était déjà avancé en 



âge lorsque, battu par Séleueus, Ly- 
simaque et Ptolémée, il perdit à 
Issus le trône et la vie (301) : Eum. 
5. 2; S. 4; 13. 3; R. 3. I. 

Antiôchus, i^ m., Anttochtis^ 
nom de plusieurs rois de Syrie. 
Dans Népos (Han. 2),il n'est- ques- 
tion que d' Antiôchus III, le Grand. 
Excité par Hannibal, il fit la guerre 
aux Romains; mais battu près de 
Magnésie, il perdit l'Asie occiden- 
tale jusqu'au Taurus {224-187). 

Antipâter, tri, m.,A7itipater, 
ami et général de Philippe et d'A- 
lexandre, père de Cassandre. En 
partant pour son expédition contre 
la Perse, Alexandre lui confia le 
gouvernement de la Macédoine. 
Après la mort du conquérant, il 
parvint, non sans verser beaucoup 
de sang, à s'établir sur le trône de 
ce pays, et mourut peu après (319 
av. J. C.) : Eum. 2. 2; 5.''i. 

AntiquïtaSjâtis, f. (antiquus, 
gr. 166) — I. PR. ancienneté, an- 
tiquité: A 3. 3; ...generis, M. i. i. 

— II. FIG. antiquité, événements, 
histoire, science de Vantiqtcité : A. 
18. i; 20, 2. Cf. C. de Or. i. 5. 

Antiquïtus, adv. (antiquus, 
gr. 188), anciejinement, autrefois, 
de toute antiquité: A. 13. 2. 

Antiquus, a, um, vieux, an- 
cien : Dat. 2. 2. 

Antîstes, stïtis, m., (ante-sto) 

— I. préposé. — II. PARTic. chef 
du temple, graïui-prêtre : L. 3. 3. 

Antônius, i, m., M. Antoine^ 
ennemi mortel de Cicéron et ami 
de César. Après l'assassinat du 
dictateur, il forma avec Octave 
et Lépide le second triumvirat (43) 
et reçut le gouvernement de l'O- 
rient. Il mena une vie licencieuse 
à la cour de Cléopâlre, reine d'E- 
gypte, se brouilla avec Octave, fut 
battu près d'Actium, l'an 31 av. 
J. C, et se donna la mort. C'est 
lui qui avait fait périr Cicéron. 
A. 20. 4. 



\ VOCABULAIRE. 



17 



Anûlus, i, m..,annemi, bagtie à 
\ ^ cachet: 'Exiva. 2. 2. 

Apenninus, 1^x0.., A/iennùts, 
chaîne de montagnes qui traverse 
, l'Italie dans toute sa longueur : H. 
4. 2. 

Apërio, perui, pertutn, 4' 
- tr. — I. VR. découvrir. — II. FIG. 
découvrir, montrer, faire connaître, 
signifier: ... aliquid,Alc. 9. 5; Pel. 
3. 2 ; res se ipsa aperit, Paus. 3. 7; 
avec une interr. ind. : Them. 8. 
6; Paus. 4. 5; Dat. i. 2; Eum. 13. 
3; avec la prop. inf. : D. 6.4; A. 

9- 5- 

Apertus, a, um — A. part, de 
aperio. — B. adj. — I. otivert, libre ; 
regio non apertissima, M, 5. 3. — II. 
FIG. manifeste ,^ évident: apertum 
est, avec la prop. inf.. Con. 2. 3; 
qui est du domaine public, pîiblic : 
- ...crimen, Paus. 3. 7. 

ApoUo, lïnis, m., Apollon, fils 
de Jupiter et de Latone et frère 

. jumeau d'Artémis ou Diane, naquit 

_!- dans l'île de Délos, au pied du 
mont Kynthos. Apollon est une 
des divinités les plus élevées de la 
Grèce, dont le culte était le plus 
généralement répandu et dont l'in- 
fluence se faisait le plus sentir sur 
les affaires publiques. Dieu de 
l' ORDRE, il fait connaître aux 
hommes les volontés de Jupiter et 
veille à leur exécution. Armé de 
son arc d'argent, il atteint au loin 

, ' les rebelles et leur apporte la ruine 
et la mort. Apollon PROTÈGE LES 
TROUPEAUX: il les préserve des 
maladies et des loups et augmente 

y leur fécondité. Il est le dieu de la 
DIVINATION : rien n'est caché à 

~ ses yeux, mais souvent ses oracles 
paraissent obscurs à l'esprit borné 

; des hommes. Son temple le plus 
renommé et le plus superbe était à 

-' Delphes ; c'est là surtout qu'il ren- 
dait ses oracles. Il donnait les for- 

: ces nécessaires à la victoire et pré- 

;: > sidait à la FONDATION des villes 



et à l-EN voi des colonies: lui-même 
avait bâti les murs de Troie et de 
Mégare. Apollon était encore le dieu 
de la POÉSIE, de la musique et 
des BEAUX-ARTS en général. Plus 
tard Hélios, le soleil qui voit tout, 
fut identifié avec Phébus Apollon 
qui sait tout. Le cygne, le loup, le 
palmier, l'olivier, le laurier étaient 
spécialement consacrés à cette divi- 
nité : M. 1. 2; Them. 2. 7 ; Paus. 1.3. 

Apollocrâtes, is, m., Apollo- 
crate, fils de Denys le Jeune, tyran 
de Syracuse : D. 5- 6. 

Apparàtus, us, m. (apparo, 
gr. 156), préparation, apprêts et 
dans le sens concret — I. maté- 
riel, attirail: Eum. 5* 7- Cf. C. 
B. C. 3. 41. 3; Liv. 23. 16. II. — 
II. PARTIC, appareil somptueux, 
magnificence, éclat: . . . regius, Paus. 
3. 2. 

Appareo, 2. n. (ad, pareo) — 
ï. apparaître, paraître, se montrer, 
devenir visible : Tim. 4. 6; Ep. 6. 
4; H. 12. 4 ; A. 16. 4. — II. ÏM- 
PERSONN., apparet, il est évident, 
clair, connu. Avec la PROP. iNF. : 
Aie 3.3; L. I. I ;A. 10. 5; ...omni- 
bus, A%. 6. I ; avec I'interr. IN- 
DIR. : Pel. I. i. Chez les autres 
auteurs, comme chez Népos, ce- 
verbe se construit ordinairement 
sans régime. On trouve parfois le 
datif de la personne. — III. terme 
de JURISPRUDENCE, être attaché au 
sej'vice, servir : ... Philippo, Eum. 
13. I. 

Appâro, I. tr. (ad,paro), pré- 
parer, apprêter, faire des prépara- 
tifs, disposer : H. 7. l ;...bellum, Ag. 
3. 2; méditer : ... res, Eum. 2..3^ 
Appello, piili , pulsum , 
3. tr. (ad. pello) — I. diriger, 
pousser vers. — II. PARTic. diri- 
ger le vaisseau vers la terre, faire 
aborder : ... classem ad, M. 4. 2 ; 
Thr. 4. 4. — Ce verbe se construit 
régulièrement avec ad. 
I Appello, i. tr. — I. aborder 



i8 



VOCABULAIRE. 



qqn. en parlant. — II. partic. 
pn'er, inviter, exhorter:. . . ut, A. 8. 3. 
— II. appeler y nom» ter : avec 
le DOUBLE Acc.(gr. 286), Dat.8. 2; 
Gat. 3. 3 ; au pass. avec le double 
NOM. (gr. 208) : Pr. 7 ; M. 8. 3 ; 
Ar. I. 2; 1.4; Iph. I. 4; 2. 4; Ag. 
5. i; Eum. 1.6; S. 3; 13. 2; Ph. 
I. I.; Timol. 5. 4; H. 3. 4; A. 2. 
6; 9. I. DansThr. 3. 2, ilfautsous- 
entendre legem. 

Appëto, ïvi et ïi, ïtum, 
3. tr. (ad, peto) — I. PR. chercher 
à prejidre. — II. FIG. rechercher 
passionnément, convoiter : ... majo- 
res res, Paus. 2. 2. 

Appius,a,uin,qui se rapporte 
à la gens Appia. Via Appia ou 
simplement Appia, la voie Appien- 
ne, construite en 312 par le cen- 
seur Appius Claudius Caecus. C'é- 
tait la plus belle des routes de 
l'Italie, aussi l'appelait-on Regina 
viartim. Elle prenait naissance à 
la Porta Capena, se dirigeait 
vers le mont Albain&X., traversant 
les marais Pontins, aboutissait 
à Capoue. Plus tard on la prolon- 
gea jusqu'à Brindes,-çoxt(!ioh. l'on 
■passait en Grèce. Elle était faite de 
pierres de taille carrées fort bien 
jointes. Sa largeur était telle que 
deux gros chariots pouvaient aisé- 
ment passer de front ; sur ses bords 
on admirait un grand nombre de 
monuments et de tombeaux, entre 
autres celui des Scipions : A. 22. 4. 

Applïco, câvi ou cui, câ- 
tum ou cïtum, i. tr. et n. — I. 
PR. appliquer, mettre contre. — II. 
FIG. attacher, consacrer : ..se ad. 
Ar. 2. 3. — Ce verbe se construit 
ordinairement avec ad, plus rare- 
ment avec le dat. 

Appôno, posui, posïtura, 
3. tr. (ad, pono) — I. pr. placer 
sur, auprès. — II. mettre sur la 
table, servir. — III. FIG. ajouter. 

Apporte, I. tr. (ad,porto), ap- 
porter : Aie. 9. 2. 



Apprime, adv. (ad, primus), 
surtout, beaucoicp, fort : A. 13. 3. 

Appropinquo, i. n. (ad, pro- 
pinquo), approcher , s'approcher : 
absolum. : ver appropinquabat, 
Eum. S- 7 ; 9- 1 ; Iph. 2. 5 ; avec ad : 
...ad insulam,Tim. 3. 3. — Le da- 
tif est la construction ordinaire ; 
cependant on trouve ad : C. Fin. 
4. 23. 64; Liv. 40. 58. 3. 

Aprllis, e, (Favi-il:... Calendae 
(gr. 364), A. 22. 3, le l^'"" avril. 

AptuSj a, um, approprié, 
convenable, propre, fait pour (gr. 
262) : ... adrem,Alc. I. 2; D. 1.2; 
... rei, A. 16. i. 

Apud, prép. suivie de l'acc.j 
p7'ès, dans le voisinage de — A. 
avec des noms de personnes : — 
l.près de, atcprès de, chez : apudLa- 
cedaemonios, Aie. 11. 4; Eum. 12. 
2; ... omnesgentes, Pel. 5- i î ap. 
Flaminium, H. 12. l ; ... Volum- 
nium, A. 10. 2, dans la maison de 
Vol. ; avec un nom de peuple 
pour désigner le pays: apud Massa- 
getas, R. I. 2. Cf. Eum. 4, où 
apud se rencontre 6 fois en 7 lignes. 
— \1. En présence de,deva7it: Thèm. 
7. 2 ; 7. 4 ; 10. I ; L. 4. 3 ; Ph. 3. 3. 

— III. SyNON. de PENES, atix 
mains de, au potivoir de : Ph. 2. 4. 
Ce sens ne se trouve que rarement 
dans les bons auteurs. Cf. C. Br. 
41 ; Liv. 39. 37. — IV. En CITANT 
DES ÉCRIVAINS, dans: Them. 10.4. 

— B. avec des noms de lieux, 
près de, dans le voisinage de : apud 
Plataeas, Ar. 2. i ; A. 9. i. 

Apulia, ae, f-, Apulie, con- 
trée du sud-est de l'Italie, sur les 
bords de l'Adriatique : H. 4. 4. 

Aqua, ae, f., eazc Eum. 8. 5. 

— vuj^. eaux thermales. 
Aqûïlo, ônis, m., aquilon, 

vent du 7zord ; on dit aussi : aquilo 
ventus, M. i. 5. 

Ara, ae, f., atitel :Vo.\is. 4. 4 ; 
4. 5 ; Tim. 2. 3 ; H. 2. 4, 



T , 



VOCABULAIRE. 



19 



Àrbitrium, i, n. (arbiter), ar- 
bitrage ^sentetue arbitrale ^^ oh. — I. 
jîigement^ décision, volonté : Ar. 
3. I ; Aie. 7. I ; Con. 2. 2 ; Hara- 
I. 3. — II. volonté, gré, gtiise, 
fantaisie : H. 12. 5- 

Arbitrer, tr. i. (arbiter), te7tir 

poîir vrai, penser, piger, regarder 

- €07717116, . avec le double acc. (gr. 

286) : Aie. 9. I ; Tim. 4. 3 ; Pel. 

5 . I ; A. 14. I ; avec la prop. inf. : 
Con. 4. 3 ; Dat. 11. i ; Ag. 6. 3 ; 
8. S ; A. 6. 4 ; 8. 3 ; H. 10. 3. 

Arbor, ôris, î.,arbre:lA. 5. 3. 

Arcadia, ae, i.,Arcadie, con- 
trée montagneuse située au milieu 
du Péloponnèse : Aie. 10. 5. 

Arcasj âdiSjm.,^?'m^2V7?;Ep. 

6. I ; 6. 2. 

Arcesso, ïvi, ïtum, 3. tr., 
et forme secondaire, accerso,7^z>i? 
ve7iir, i7ia7ider, appeler : Timol. 3. 
I ; D. 3. I ; A. 21. 4. 

ArchiaSj ae, va..,A7'chias, po- 
lémarque de Thèbes, livra la Cad- 
mée à Phœbidas (382) : Pel. 3. 2. 
- Archïnus, i, m., Archi7ius : 
Pel. 3. 2. _ 

Ardeatïnus, a, um Ardea, 
gr. 173), d'Ardée, capitale des 
Rutules, au sud de Rome: A. Î4.. 3. 

Arête, es, î.,A7'été, épouse de 
Dion, fille de Denys l'Ancien : D. 
I-. i;4. 3; 8. 4. 

Argentum, ï, n., argent (mé- 
tal): Ep. 4. 2; H. 9. 3. 

Argi, orum, cf.Argos. 

Argilius, i, m., habitaiit de la 
• ville d'Argilus en Thrace : Paus. 

4- 3r 

Argïvus, a, um — I. adj. 
d'Argus. — II. SUBST. Argivi, 
orum, les Argiens, habitants de 
l'Argolide : Ep. 6. i; 6. 2. 
~ , Argos, n., usité seulement au 
nom. et à l'ace. , et Argi, orum, 
m. , Ai'gos, capitale de l'Argolide. 
au nord-est du Péloponnèse. Le 
noin de la ville se prend aussi pour 



la contrée même : Them. 8. l; 8. 2; 
R. 2. 2. 

Arguo, ui, ûtum, 3.tr., ^fe'- 
no7icer, accuse7; convaiiicre ; Paus. 
3. 7 ; avec la prop. infin.:Ale. 7. 
2. — Arguere ne se construitjamais 
avec quod; on trouve la propos.inf. 
dans Plaute, Cic, Liv. 

A riobarzânes, is, m., Ario- 
barzane, satrape de Phrygie : Dat. 
2. 5 ; 5. 6; Tim. I. 3. 

Aristïdes, is, m., Aristide, 
l'un des dix généraux choisis par les 
Athéniens dans la première guerre 
contre les Perses. Cf. M. 4. 4. 

Aristomâche, es, f-, Aristo- 
maque, sœur de Dion et épouse de 
Denis l'Ancien : D. i. i ; 8. 4. 

Arma, orum, n., armes. — A. 
PR. ar/7ies défensives et offensives : 
Aie. 8. I ; Ham. 4. i ; . . . pedestria, 
Iph. I. 2 ; ... sumere, Dat. 4. 5 ; ... 
ferre, Ag. 4. 6; A. 4. 2 ; . . . aceipere, 
relinquere, tradere, Ham. i . 5 ; ar- 
mis dimicare, M. 1.2. — B.FIG. — I. 
ar7ites, soldats, ti'oupes : Dat. 2, y, 
H. 10. 4; n. 7. — II. armes, 
gîie7-re : ... inferre, H. 2. i ; ... con- 
ferre,Eum. 3. 6 ; 11. 5 ; armis per- 
sequi, Ham. i. 4 ; ad arma liberta- 
temque vocare, Pel. 3. 3. — III. 
exercices 77iilitaires : Ep. 2. 5. 

Armatûra, ae, f. (armo) — 
I. PR. a7'77nii'e. — II. fig. sol- 
dats ar77iés : ... levis, Dat. 8. 2, 
troupe armée à la légère. Cf. C. 
B. C. 3. 45. 3 ; 3. 62, 2 ; Liv. 
21. 55. 2 ; 23. 16. 8. 

Armenius, a, xixa,armé7tien, 
d' Ar77iénie, pays montagneux dans 
la partie nord-est del'Asie-Mineure: 

Dat. 8. 2. 

Armilla, ae, i.,bracelet:Tiz.t. 

3. 2. 

Armo, I. tr. (arma) — I. pr. 

ar77ier : ... regem, H. 10. i. — II. 

FIG. ariner, faii-e U7ie ar7ne de : ... 

se imprudentia alicujus, D. 8. 3. : — 

Cic. Inv. I. I. dit de même : ... se 

eloquentia. — Armatus — I. 



'- ■■:■ ■}.■■ 



20 



VOCABULAIRE. 



armé, en armes : ... populus,Ph. 2. 
5. — II.au plur. SUBST., hommes ar- 
més, soldats : M. 5. i j Ph. 2. 5. 

Arretïnus, a, um, (TArre- 
tium, ville d'Etrurie, auj. Arezzo: 
A. 14. 3. 

ArrïpiOj ripui, reptum, 
3. tr. (ad, rapio, gr. 194) — I. pr. 
prendre, s^eviparer de: Aie. 10. 5. 
— II. FIG. saisir avidement, se 
jeter sur^ s^ appliquer à, s'adonner à: 
... litterarum studium, Cat. 3. 2. — 
C. Sen. 8. 26, fait dire à Caton : 
litteras Graecas senex didici, quas 
quidem sic avide arriptii, quasi 
diuturnam sitim explere cupiens. 

Ars, arlis, f. — I. pr. art, 
science: Ep. 2. 2 ;...optimae, D. i. 
2, A. 12. 4, beaux-arts. — II. fig. 
rtise, adresse. 

Arsîdeus, i, m., Arsidêe, fils 
de Dalame : Dat. 6. i. 

ArtabânuSj i, m., Artabane, 
hyrcanien, favori et meurtrier de 
Xerxès (465), complota contre Ar- 
taxerxès et fut mis à mort : R. 1.5- 

Artabàzus, i, m., Artabaze, 
satrape de Bithynie, sous Xerxès. 
Il accompagna son maître dans la 
campagne contre les Grecs et le re- 
conduisit jusqu'à Abydos. Revenant 
en Grèce, il assiégea et prit Olynthe, 
fit sa jonction avec Mardonius, et, 
après la malheureuse journée de Pla- 
tée, s'enfuit avec 40,000 hommes à 
Byzance. Xerxès l'employa ensuite 
dans ses négociations avec Pausa- 
nias : Paus. 2. 5. 

Artaphernes, is, m., Arta- 
pheme, neveu de Darius, fils d'Hys- 
taspe, fut battu à Marathon (490) : 
M. 4. I. 

ArtaxerxesJSjm. ,^r/ax<?r^i?j, 
nom de deux rois perses -r- I. Ma- 
CROCHiR, c.-à-d., Longue-Main 
(|j,aKpox€ip), fils de Xerxès, (465- 
424) : Them. 9. i. — II. Mnémon, 
c.-à-d., à la bonne mémoire (|J.virî- 
Hwv), petit-fils du précédent et fils 
de Darius II Nothus (424-405), ré- 



gna de 405 à 359. Son frère Cyrus 
le Jeune lui disputa le trône j il le 
battit et le tua à la bataille de Cu-, 
naxa (401) : Con. 2. 2 j 3. i ; Iph. 
2. 4 ; Ch. 2. 3 ; Dat. i . i ; Ag.2. I. 
— Au plur. ArtaxerxggjR. i. 3. Cf. 
App.i. 

Artemïsiura, i, n.,Artémise, 
promontoire au nord de l'île d'Eu- 
bée, célèbre par la première bataille 
navale livrée par Xerxès à la flotte 
des Grecs (480) : Thr.'3. 2. 

Artïf ex, f ïcis, m. (ars, facio, 
gr. 191), artiste artisan, ouvrier, 
se dit — I.des comédiens et autres 
artistes : Ch. i. 3. — II. des ES-^ 
CLAVES habiles dans quelque art : 
A. 13. 3. 

Arx, arciSjf. , citadelle, forteresse: 
Them. 4. i ; D. 5. 5 ; ... tradere, 
Tem. 2. 8 ; ... munire, Timol. 3. 
3; ... occupare, Pel. i. 2; ... red- 
dere, i. 3 ; ex arce pellere,3. 3. 

Ascendo, ndi, nsum, 3- tr. 
et n. (ad. scando, gr. 194) —I. 
PR. monter sur, avec in, ad (gr. 
310) ou l'ace, seul (gr. 281) :... in. 
triremem,Alc. 4.3;... navem, H. 7. 
6, s'embarquer. — Asc. navem se re- 
trouve dans Sali. J. 25. 5 et dansTer. 
Ad. 4. 5. 69. L'expression ordinaire 
est conscendere. — II. fig. monter, 
s'élever:.,, gradum, Ph. 2. 3. 

Ascisco, ïvi, îtum 3. tr. (ad, 
scisco), appeler à soi, d'où recevoir, 
acquérir ; A. 4. i. 

Asia, ae, f. — I. Asie, une des 
parties du monde : M. 3. i ; 4. i ; 
l'abstrait pour le concret, hs 
Asiatiques : Them. 5- 3- — H- 
Asie Mi7teure : M. 3. 4; Them. 
10. 2; Aie. 9. 3 ; Con. 2. 3 ; Ag. 2. 
I ; Eum. 3. 2 ; H. 8. 4. — III. 
Asie, province romaine, qui com- 
prenait la partie occidentale de 
l'Asie Mineure : la Phrygie, la My- 
sie, la Carie et la Lydie. Par le nom 
d' Asia, les écrivains latins désignent, 
d'ordinaire leur province. C'était 
l'ancien royaume de Pergame, laissé. 



VOCABULAIRE. 



21 



en héritage aux Romains par At- 
tale III Philométor (133). Elle fut 
gouvernée d'abord par des propré- 
teurs, ensuite par des proconsuls : 
A. 6. 4. 

Aspectus, us, m. (aspicio, gr. 
ït,6), aspect, vue:l-<^h. 3. i. 

Aspendius, i, m.,Aspendien, 
habitant d'Aspendos, ville de la 
Pamphylie, sur les bords de l'Eury- 
médon et à 60 stades de son em- 
bouchure. Cette ville fut fondée par 
les Argiens, mais tomba bientôt 
aux mains des barbares qui habi- 
taient dans son voisinage : Dat. 8. 2. 

Aspergo, rsi, rsum, 3. tr. 
(ad, spargo, gr. 194) — I. PR. 
répandre sur, arroser. — II. fig. 
tacher, souiller: ... infamia, Aie. 3. 
6, couvrir d'infamie, perdre dans 
l'opinion. 

Asperïtas, âtis, f. (asper, gr. 
166) — I. PR. aspérité, dureté. — 
II. FIG. rigueur, rudesse: K. 5. i. 

Aspernor, I. tr. (ab, sperno), 
écarter, rejeter dédaigneusement, 
viépriser: Cim. i. 4. 

Aspïcio, spëxi, spectum, 

3. tr. (ad, specio, gr. 194) — I, 
regarder, voir: . . . sanguinem, Timol. 
I i 4 ; . . . aliquem, 1.5. — II. regarder 
avec estime, avoir Vœil sur : Ch. 

4. I. — III. regarder en face, sou- 
tenir le regard : Ep. 8. 3. 

Aspis, is, m., Aspis, prince de 
la Cataonie : Dat. 4. i. 

Assëcla, ae, m. (assequor), 
compagnon, suivant, serviteur: A. 
6. 4. Ce mot semble ne se rencon- 
trer que depuis Cicéron. 

Assiduus, a, um (ad, sedeo), 
, qui se tient continuellement auprès 
de, d'où continuel, permanent : 
Ham. 4. 3. 

Assimûlo, I. tr. (ad, simulo), 
imiter, feindre : ... consuetudinem, 
Eum. 7. 4. 

Astu, indéc. (ao-ru) , ville ; 
partie, la ville grecque par excel- 
lence, Athènes. Cf. urbs. — Par 



analogie avec les noms de ville, 
Corn, met ce mot à l'ace, sans prép. 
avec: accedere, Them. 4. l ; venire. 
Aie. 6. 4. Cette construction semble 
être propre à Nép. 

At, conj. de coordin. adversat., 
se trouve en tête d'une proposition, 
mais, au contraire, cependant, néan- 
moins : Ph. 4. 3. — Cette particule 
se place d'ordinaire au comment 
CEMENT de la période et est sou- 
vent suivie' d'un sujet qu'on met 
en RELIEF :...ille, Them. 8. 7;D. 
8. 4; 9. 4; Tim. 3. 4; Ep. 8. 2; ... 
classis, Them. 3. 2; . . . Epaminondas, 
Ep. 9. 3. — On la trouve quelque- 
fois au MILIEU de la période, au 
lieu de autem : Eum. i. 5 ; H. 13. 
I ; et même dans l'apodose devant 
ille: Iph. 3. 4,- Ep. 5. 5, probable- 
ment pour introduire la réponse. 

Athamânes, um, m. habi- 
tants de V Athamanie, contrée située 
dans la partie orientale de l'Épire, 
sur les frontières de la Thessalie; 
capitale Argithea. Les habitants 
semblent être restés à un degréfort 
inférieur de civilisation ; Tim. 2. i. 

Athênae, ârum, f. pi., Athè- 
nes, capitale de l'Attique. — : Beau- 
coup de noms de villes qui étaient 
la réunion de plusieurs bourgs, ne 
s'emploient qu'au pluriel. Cf. Syra- 
cusae. 

AtheniensiSj e (Athenae) — 
I. ADJ. d'' Athènes. — II. SUBST. 
Athénien. 

Athlëta, ae, m., athlète, celui 
qui combat dans les jeux publics. 
Dans le principe, les athlètes étaient 
des jeunes gens qui, pour montrer 
leur force et leur adresse, allaient 
combattre dans les jeux nationaux 
à Olympie et dans quelques autres 
villes. Bientôt la récompense pro- 
posée r.ux vainqueurs fit de la lutte 
un art, auquel plusieurs consa- 
craient toute leur vie : les athlètes 
étaient devenus une véritable caste. 
Introduits à Rome l'an 186 av. 



22 



VOCABULAIRE. 



J.-C, les combats d'athlètes n'en- 
trèrent proprement dans les mœurs 
que sous les empereurs. — La for- 
mation de l'athlète commençait 
dès le jeune âge : il était soumis 
à un régime sévère, qui varia avec 
les temps. Le lieu où il s'exerçait 
s'appelait palaestra ou gym- 
NASIUM. Avant la lutte, il se 
frottait d'huile et d'onguents pour 
donner à ses membres plus de 
souplesse. Afin de pouvoir plus 
aisément se saisir, les adversaires 
commençaient par se jeter du sable. 
Cf. Pr. 5 ; Aie. 6. 3;Ch. i. 3;Ep. 
2. 4 ; 5. 4 ; Timol. 5. 4. 

Atque, cf. ac. 

Attendu, ndi, ntum, 3. tr. 
(ad, tendo), teftdre vers, diriger 
vers: ... animum ad, Aie. 5. 2. 

Attïca, ae, f-, Attiqzie, contrée 
montagneuse de la Grèce ; capitale 
Athènes : M. 4. 2 ; Aie. 4. 7. 

Attïcus, a, um — I. adj. 
relatif à VAttique, attique, athé- 
nien: ... rhetor, Ep. 6. 3. — IL 
SUBST. Aihénieti : Thr. 3. i ; Tim. 
2. 2 ; Ep. 6. I. — Atticus, a, um, 
ne se dit d'ordinaire que de la lan- 
gue, du caractère, des mœurs, de 
la civilisation d'Athènes : . . . sermo, 
stilus, subtilitas, Cic. — Népos 
l'emploie pour désigner le peuple. 

AttïcuSj i, m., T. Pomponius 
Attims (109-32): Pr. l ; Cat. 3. 5; 
H. 13. I. 

Attingo, tïgi, tactum, 3. tr. 
(ad, tango) — A. PR. touchera: . . . nil 
nisi arma, Thr. 2.6;... terram, Eum. 
5. S- Partic. atteindre, aborder: ... 
Siciliam, D. 5. 3. — B. FiG. — L 
toucher en parlant, mentionner: 
Pel. I. I ; R. I. I. — IL toucher 
à, s'occuper de, s^ appliquer à;. . .poeti- 
cen, A. 18. 6. — Ce verbe se con- 
struit toujours avec l'ace. 

Auctor, ôriSj m. (augeo, gr. 
155) — A. VK. fondateur, invejiteur. 
— B. FIG. — L celui qui donne l'ex- 
emple, le conseil, conseiller, pro- 



vioieur, instigateur : Pel. 3. 3 j A. 
3. 2. Cf. actor, — IL auteur, 
écrivain, considéré comme autorité 
qu'on peut invoquer en faveur d'un 
fait: Them. 10. 4. 

AuctorïtaSj àtis, f. (auctor, 
gr. 166) — L considération, crédit^ 
autorité, influence: Tim. 3. 2; ... 
apud civitates, M. 8. 4; auctoritate 
apud aliquem valere, Cim. 2. i ; ... 
posse, D, 3, 3 ; . . . aliquem superare, 
D. 4. I ; ... anteire, Ch. 4. i. — IL 
autorité, conseil: auctoritate sua im- 
pellere, M. 5. 2; ... movere, Con.4. 
I ; auctoritati cedere, Tim. 3. 4 ; 
instigation: Aie. 3. i. — IIL auto- 
rité, importance d'un témoignage : 
L. 4. I. 

Audacter, adv. (audax, gr. 
184), hardiment, attdacieusement : 
audacius, Ep. 9. i, avec trop d'au- 
dace (gr. 279). Cf. liberius, Them. 
I. 2. 

Audax, âcis, adj. (audeo, gr. 
169) — 1.. hardi, courageîix : D. 9. 3. 
— IL téméraire, audacieux:!^. l. 3. 

Audeo, ausus sum, 2. tr. 
(gr. 96), oser, avoir la hardiesse, se 
hasarder: ...resistexe, M. 2.5; Pel.i. 
3 ; . . . manere, Them. 3.3;.. .sepelire, 
Ph. 4. 4. — l'inf. est la seule construc- 
tion régulièrement employée ; u T, 
QUiN ne semblent se trouver que 
dans Plaute. Quant au pass. impers, 
auderi, M.4.5,Dr.,H.S.,I, p. 167, 
ne cite aucun paissage parallèle. 

Audio, 4- tr. — L entendre, 
ouïr, apprendre: . . . aliquid, Them. 5. 
5 ; Dat. 4. 5 ; avec la prop. inf. 
(gr. 484) : Them. 6. 4; Paus. 4. 5; 
Con. 2. I ; D. 4. 3 ; Timol. 4. 3 ; 
avec esse sous-entendu: ... se damna- 
tum, Aie. 4. 5 ; avec le part. prés. 
(gr. 85. 2) : ... aliquem querentem, 
Timol. 4. I ; . . . gloriantem, A. 17. i; 
avec AB et DE (gr.325): ...ab aliquo, 
Them. 7. 2;... de adventu, Eum. 9. 5. 
Dans Ar. i.2,quem quidem nos au- 
dierimusjsous-entendez: ita esse ap- 
pellatum. — Hoc non auditum sed 



iX'-'X- 



VOCABULAIRE. 



23 



cognitum praedicamus,A. 13. 7, ce 
n'est pas sur des ouï-dire que j'en 
parle, mais d'après ce que j'ai vu. 

— II. entendre tm maître, rece.- 
voir ses leçons : D. 2. 2; Ep. 3. 2. 

— III. entendre, écotcter, qqn ou 
qque chose, obéir, se construit avec 
l'abl. et avec le dat. dans l'expres- 
sion : dicto audientem esse alicui, 
L. I. 2, Iph. 2. I, Dat. 2. 3, obéir 
à l'ordre de qqn. Dicto est ici un 
abl. de cause. L'expression se 
trouve aussi dans Plaute, Cic. et 
Liv. Dicto audiens fuit jussis, Ag. 
4. 2, semble n'être pas classique. 
— - lY. Comme le grec âKovca, 
s'etttendre appeler d^tin nom, passer 

' pour, se construit d'ordin. avec bene 

ou maie : insuetus maie audiendi, 

' D. 7. 3, peu habitué à entendre 

parler mal de lui. — Pour audisset, 

,cf. App. I. 

Aufëro, abstùli, ablâtum, 
.-- auferre, 3- tr. (ab, fero), empor- 
ter, enlever: M.C. 9. 2. 

Aufûgio, fûgi, 3. n. (ab, fu- 
V ,gio), s'enfuir: D. 9. 2. 

Augeo, xi, ctum, 2. tr. — A. 

{-, PR. augmenter, accroître, grossir, 

élever: .. .oTpeSfCon. 5-. 2;... gloriam, 

Tim. I. i;... possessiones,A. 12. 2; 

ajouter à :... officium alia liberali- 

- tate, A. 2. 6. — B. fig. — I. élever 
en honneur, rehausser : Ph. 2. 3. — 
II. enrichir :... cives agro, Tim, 

: I. 3- 

; AulïcuSj a, um (aula, gt. 

- 172) — : I. ADJ. qui appartient à 

rla cour d^titi prince. — IL SUBST. 

courtisan : Dat. 5- 2. 

_ Aulus, i, xcl.,AuIus, prénom 

romain. 

Aurelius, i, m.,^i^r//z«j, nom 

. de famille romain. — C. Aurélius 

- _ Cotta créé consul l'an 200 av. J.-C, 

conduisit une armée contre les Gau- 

y - lois de l'Italie septentrionale que 

''\ - les Carthaginois avaient excités à la 

•^^ guerre. . Cette expédition fut sans 

/gloire pour lui, car le préteur Fu- 

.-' " CORNELII. 



rius avait battu les ennemis avant 
l'arrivée du consul : H. 7. i. 

Aureus, a, um (aurum, gr. 
174), ûTor;... armilla, Dat. 3. l j ... 
sella, Eum. 7. 2;.. corona,H. 7. 2. 

Auris, i, f., oreille: Timol. 2. 
2. - 

Aurum, î, rs..,or: Ep. 4. 2; 
H. 9- 3- . 

Aut, conj. decoordin.disjonct., 
oîi. Aut... aut, sépare des membres 
de phrase qui s'excluent l'un l'autre: 
Ham. I. 4 ; A. 10. 2. (gr. 583). 
Cette expression est s3nionyme de 
vel...vel,dans des passages comme: 
Aie. 7. 2 ; Ep. 3. 3 ; A. 12. 2. 

Autem, conj. de coord. ad- 
vers., ne se trouve jamais au com- 
mencement d'une proposition (gr. 
587 ; 614), >• or, et, mais : M. 4. l ; 
Them. 2. I ; R. i. 2 ; A. 3, 5. 

Automatïa, as ou ae, (Av- 
TOfiaria), Fortune, la déesse qui 
amène les événements où l'action 
des hommes n'est pour rien. Cette 
divinité n'est pas fort différente de . 
la déesse T^xi], la Fort un a des 
Romains. — Nép.,qui dans Timol. 
4. 4, s'attache au récit de Plut. 
Tim* 36, a conservé le gén. grec en 
as probablement p. c. q. le nom 
Automatia était peu familier aux 
Romains : lirl 8è Tfjs olxCaS Upov 
t8p'U(rà|J.£Vos AvTOnarfaS ëSuev. 

Autôphrodâtes, îs, m., Aur 
tophrodate, satrape de Lydie, sous- 
Aitaxerxès Mnémon: Dat. 2, i. 

, Auxilium, i,n. (augeo). ^I. 
secours, aide, assistance: (gr. 307- 
308), alicui auxilio esse, M. 5. ij A. 
1 1 . 1 ; . . . mittere, Timol. l . ï ; . . , profi- 
cisci, Tim. i. 3; ... venire,Thr. 3.1, 
prêter secours à qqn, envoyer, venir 
au sec, de qqn. Auxilia petere,Ham. 
2. 3. Le pluriel est rare dans ce sens. 
— II. trotipes, forces aiixiliaires, 
ordin. au plur. Ce dernier sens se 
trouve fréquemment dans Liv. et 
d'ailleurs à toutes les époques de la- 
langue. 

PARTIE DU MAITRE. lO. 



M 



VOCABULAIRE. 



Avare, adv. (avarus, gr. 184), 
avec avarice, avec cupidité :'Li. 4, i. 

Avaritia, ae, f. (avarus, gr. 
l66),ava7'ice, cupidité : L,. 4, 2 ; H. 
9, 2. 

Avarus, a, um, avare, cupide: 
R. 2, 2. 

A-verto, rti, rsum, 3. tr. — 

I. PR. tourner d^un autre côté, dé- 
tourner: Dat. II. 5 ; ... puppes, H. 

II, 6, virer de bord. — : II. fig. 
détounur, détacher : . . . aliquem a so- 
cietate (gr. 326), Aie. 4. 7. — L'abl. 
avec ab est la construction ordinaire; 
l'abl. seul est fort rare : C. B. C. 
3- 21. , 

A-vôco, I tr., appeler loin de, 
d'où — I. PR. l'appeler, écarter par 
la parole. — II. FiG. en général 
détourner, éloigne^', écarter: .. . a bello 
(gr. 326), Ep. 5. 3. — Ce verbe ne 
se construit guère qu'avec ab. 

Avuncùlus, i, m. (avus), frère 
de la mère, 07ic/e maternel: A. 5. i ; 
13. 2 ; 22. 4. 

Avus, i, ca..,aïetd,gi'a7id-père: 
Tim. 4. I. 



B 



Babylon, ôni.s, f., Bahylone, 
capitale de la Babylonie et de l'an- 
cien empire Assyro-Baby Ionien, ville 
fort ancienne et régulièrement bâtie 
sur les deux rives de l'Euphrate. On 
la dit fondée par Nemrod vers 2640 
av.J-C, agrandie par Bélusetem- 
belUe par Sémiramis. Elle avait plus 
de quarante kilom. de tour; on y ad- 
mirait de superbes quais et des 
murailles très hautes et d'une lar- 
geur extraordinaire. Dans la partie 
orientale de la ville, se trouvait le 
palais de Sémiramis avec ses jardins 
suspendus et le temple de Bélos qui, 
s'il faut en croire Hérodote, n'avait 
pas moins de 600 pieds de haut. 
C'est la tour de Babel de la bible, 
dont les restes portent encore au- 
jourd'hui le nom deBirs Nimrîid. 



Les ruines qu'on voit près de Hillab 
et qui ont été mises à découvert par ' 
les fouilles de l'anglais Rawlinson,- 
n'appartiennent pas à l'ancienne 
Babylone, détruite en 683 av. J.-C, 
mais à la ville nouvelle rebâtie . 
quelques années après par Nebu^ 
kadnezar, vulgairement Nabucho- 
donosor. C'est dans le palais de ce 
prince que mourut Alexandre : Eum. 
2. l; R. 2. I. 

Baebius, i, m., nom d'une fa- 
mille plébéienne. Gn. et M. Baebius 
Tamphihis furent consuls, le pre- 
mier en 182, le second en 181 av. 
J.-C. — Gn. fut nommé tribun en 
204 et préteur en 199. Il fut battu 
par les Insubres ; mais devenu con- 
sul en 186, il eut plus de succès dans 
son expédition contre les Liguriens. 
— M., son frère, fut nommé préteur 
en 192. Quand éclata la guerre con- 
tre Antiochus, il passa en Grèce avec 
son armée, se réunit à Philippe de- 
Macédoine (191) et prit plusieurs, 
villes à l'ennemi. C'est pendant son • 
consultât (181) qu'on découvrit le 
cercueil de Numa. L'année sui- 
vante, il marcha contre les Ligu- 
riens qui se rendirent sans combat. 
Pour mettre fin à leurs révoltes in- 
cessantes, il fit passer un grand 
nombre d'entre eux dans le Sàm- 
nium: H. 13. I. 

Bagaeus, i, xa..,Bagée, frère 
de Pharnabase : Aie. 10. 3. 

Balbus, i, m., Z. Comélitis 
Battus, ami d'Atticus et de Cicéron: 
A. 21. 4. — L. Corn. Balbus, issu 
d'une famille de Gadès, servit pen- 
dant là guerre de Sertorius d'abord 
sous Métellus, ensuite sous Pompée. . 
Sans recourir jamais à des moyens 
déshonnêtes, il sut gagner lesbonnes 
grâces de Pompée, dont il reçut le 
droit de bourgeoisie et des terres, il sut 
plaire à César qu'il accompagna en 
Espagne en qualité de praefectus 
fabrum, et auprès duquel il jouit 
bientôt d'un immense crédit. Quand 



VOCABULAIRE. 



25: 



la rupture entre ses deux bienfaiteurs" 
devint inévitable, Balbusprit le parti 
de César. Il ne réussit pas à gagner 
Cicéron ; mais plus tard il obtint du 
vainqueur le pardon de son ami. 
Après la mort de César, il s'attacha 
à Octave et devint consul l'an 40 av. 
J.-C. — Cf. C. Balb. 8. 19; 18. 41; 
Àtt. 7. 7. 6 ; 10. II. 4 ; II. 6. 3 ; 
14. 10. 3 ; Fam. 6. 8. i. 

Barba, ae, f., barbe :'D2X. 3. i. 
- Barbârus, a, um, étranger, 
barbare. Les Grecs appelaient bar- 
bares tous les peuples étrangers à la 
Grèce: M. 2. l ; Thr. 4. 4; les 
Romains donnaient ce nom aux 
peuples qui n'étaient ni Grecs, ni Ro- 
mains. Barbaria&t immajtiias, 
étaient les ternies qu'on opposait 
ordinairement à la civilisation xq- 
vaaxa&^Iuwianitas. — Barbârus, i, 
est employé par Nép. pour désigner 
Xerxès : Them. 4. 5 ; Artaxer- 
xès Mnémon : Con. 4. 3. ; Tissa- 
pherne : Ag. 3. i. 

Barca ou Barcas, ae, m., 
Barcas, c.-à-d. V Eclair, surnom 
d'Amilcar:Hani. l.l, 

Beàtus, a, um (partie, de 
beare) — I. heureiix. — II . riche, opu- 
lent, heureux: homo non beatissi- 
mus, Ag. 8. 2, peu opulent. 

Bellicôsus, a, um (bellum, 
£?• 175)5 belliqueux: . . . homo,Timol. 
2. 4.J ... natio, H. 10. 2. 

Bellïcus, a, um (bellum, gr. 
172.), relatif à la guerre, gtcerrier: 
... virtus, Ag. 4. 2. 

Bello, I. Ti., faire la guerre: ... 
cum aliquo, Timol. 2. 3 ; R. 2. 2 ; 
H. I. 3; absplumt.: Them. 5. l; 
Con. 2. 2 ; Ham. i. 3 ; H. 2. i. 

Bellura, i, n., guerre :... gerere 
cum aliquo, guerroyer contre qqn. : 
Iph. 2. I, avec qqn, comme son 
allié : CH. 3. i ; ... gerere adversus 
alqm, Tim. I. 2 ; H. 6. i.; ... ge- 
rere, L. I. I, 4. I, Ham. i. 2, H, 
8. 3, 10. 2, faire, conduire la guerre; 
... ducere, Aie. 8. i, Dat. 8. 5, traî- 



ner la guerre en longueur;... parare^ 
Aie. 9. 5, ... comparare, Eum. 7. 

1, ... apparare, Ag. 3. 2, s'armer, 
faire des armements ; . . . suscipere, 
Ep. 7. 4, Dat. 8. 5, 10. 3, II. I, 
H. 7. 3, entreprendre, commencer 
la guerre; ... sedare, Dat. 8.6; ... 
componere. Aie. 8. 3 ; H. 6. 2; ... 
conficere, Them. 4. 4;... delere, 
Aie, 8. 6; ... administrare, Ch. 2. l; 
Eum. 5. i; 7. 2; ... indicere, Con. 

2, 4 ; Thr, l, 5 ; Ag. 4. l; Dat, 2. 
4; ... inferre, M. 3, l; Iph, 2, 4 ; 
... renovare, Ar. 3. i; Ham, l. 4. 
Cf, ces verbes ; belli facere finem, 
Ham, I, 3, cf, finis ; bello persequi 
M, 7, I, Dat, 2. 3, poursuivre les 
armes à la main, 

Bene, melius, optïme, adv, 
(5/(î;z.* bene habitare,A. 13. i, com- 
modément ; bene sperare de aliquo, 
M, I, I, beaucoup ; à bon droit, 
avec raison : Thr, 4, 2, 

Beneflcium, ii, n, (bene, 
facere, gr, 194) — I. bienfait,'Ser- 
vice,favezir:K. il. 5. — II. distinc- 
tion accordée par une autorité, fa- 
veur : K. 3. I, 

Benevolentia, ae, f.,(benevo- 
lens, gr. ï6()),bienveillance,affectioft, 
marques d^ ajfection: D, 5. 3 ; Timol, 

3, 6 ; ... accipere,Alc. 6. 3 ; ... con- 
sequi, Dat. 5- 2; ... retinere, A.. 

S- I- 

Benignztas, atis, f.(benignus, 
gr. i66),bonté, bienveillance: Tivadi. 
2. 2, 

Bestia, Sie^i., bête, animal saxis 
raison: ... fera, Dat. 3. 3. 

Biduum, i, n. (bis, dies), es- 
pace de deux jours : À, 22, 3 ; 
biduo (gr 363) pervenit, H. 
6, 3, 

Bini, aea, {^\€),detixàdeux, 
detcx ensemble: ... reges, H. 7, 4. 

Bis, 2Av.,deîixfois:Ts\Qva.. 7. 5. 

Bithynïa, ae, f,, Bithynie, 
pays au nord-ouest de l'Asie-Mi- 
neure : H, 12. 2. 

Bithynlus ou BithynuSs 



26 



VOCABULAIRE. 



a, unij de Bitliynie, Bithytiien : 
H. II. 4. 

Bizanthe, es, f., Bizanthe, 
ville de Thrace : Aie. 7. 4. 

Blandus, a, um, insinuant^ 
charmant: Aie. i. 3. 

Boeotius ou Boeôtus, i, m., 
Béotien, habitant de la Béotie, con- 
trée située au nord-ouest de l'Atti- 
que: Con. 2. 4 ; Ch. i. i ; Ep. 8. 3; 
9. 2; 9. 3 ; Ag. 4. I ; 4. 5,— Quant 
aux mœurs des Béotiens, cf. Aie. 
II. 3 ; Ep. 5. 2. 

Boni tas, âtis, f. (bonus, gr. 
166), bonté, ho}i7iêteté, loyatité : M. 
8. 3; A. 9. 2; 10. 3; 21. I. 

Bonus, a,ura, adj., bon en par- 
lant d'une qualité — I. PHYSIQUE , 
hott, délicat: ... res, Ag. 8. 6; A. 13. 
I. — II. INTELLECTUELLE, ùou, ca- 
pable, adroit : ... familia, anagnos- 
tae, artifices, A. 13. 3. — III. MO- 
RALE, bon, honnête, loyal, vertueux, 
brave, fidèle :Y\i. l. l; ... vir,A. 12. 
4; ... amicus, Them. 9. 4;... civis, 
Iph. 3. 2; ... pater familias, A. 13. 
I ; optimae partes, A. 6. l; beati: 
optinaae artes, D. i. 2; A. 12. 4. 

— SuBST. A.boni, orum, m. pi. 
(gr. 219. 6), bons citoyens, gens de 
bien, patriotes :TYa. 2. 4 ; A. 22. 4. 

— B. bonum, i, n. (gr. 219. 6). 
— I. SING. bien, avantage: ... natu- 
rale, Thr. i. 3. — II. plur. — a 
biens extérieurs, richesses, posses- 
sions : ... publicare. Aie. 4, 5 ; Thr. 
5. I ; H. 7. 7 ; ... vendere, A. 12. 3 ; 
...dividere, Thr. l. 5;... dispertire, 
Con. 7. I. — B biens moraux, g'ua- 
lités : bona animi, D. 1.2; Ep. 
3. I. — bienfaits : hoTYZ. Î2LCtxQ. 

Borëas, ae, va..{^oçiaS),Borée, 
vent du nord ; les latins l'appelaient 
aquilo : M. l. 5. 

Borni, orum, m., Bomos, 
place forte sur la Propontide. 

Brevis, e, court: brevior via, 
Eum. 8. 5 ; brevi tempore, Them. 
I. 4, ou brevi, Them. 4. 4, s.-ent. 



tempore (gr. 363), en peu de temps. 

Brevïtas, âlis, f. (brevis, gr. 
i66),b)-ièveté : ... respondendi, Ep. - 
5. 1, concision des reparties. 

Brevïter, adv. (brevis, gr. 184), - 
brièvement, en peu de mots ; A. 18. 6. - "" 

Brutus, i, m., surnom de la 
famille patricienne des Junii.^I.M. 
JuNius Brutus, ami d'Atticus, 
neveu de Caton d'Utique et l'un des 
meurtriers de César. Il fut poursuivi 
par les triumvirs Antoine et Octave, 
et battu près de Philippe. Il se 
donna la mort l'an 42 av. J. C. : 
A. II ; 16 ; 18. — II. DéCIMUS 
JUNius Brutus, entra dans la 
même conjuration que son frère 
Marcus, fut assassiné l'an 42 : A. 8, 1 . 

Byzantium, i, n., Byzance, 
sur le Bosphore de Thrace, auj. / 
Constantinople : Aie. 5. 6 ; Paus. 
2. 2. - 

Byzantius, i, m., de Byzance, 
Byzantin: Tim. 1.3. 



C 



c. Abréviation du prénom ro- 
main Gains. — Dans les temps 
anciens, la langue latine n'avait pas 
la lettre G et l'on écrivait Caius. 
Plus tard on écrivit Gains ; mais on 
continua à se servir de l'ancienne 
initiale C quand ou voulait mettre 
le prénom en abrégé. 

Cadra eus, a, um (Cadmus, 
gr. 174), relatif à Cadmus, fils 
d' Angénor, roi dePhénieie. — subst. 
Gadmea,ae, f.» s. ent. arx, Cad- 
mée, citadelle de Thèbes, bâtie, à 
ce que rapporte la fable, par Cad- 
mus : Pal 1.2; 3. 3 ; Ep. 10. 3. 
Gado, ceci, dicasu m, 3. n. — A. 
Pr. tomber en mourant, surtout à la 
guerre, périr: Dat. 1.2; 6. i ; Eum. 
4. i; Cat. I. 2. — B. FIG. — I. arri- 
ver s2t.ns\evovi\.o\r, tomber dans: ... 
in suspicionem, Paus. 2. 6, devenir 



\^ 



VOCABULAÎRE. 



27 



suspect. — II. arriver, se passer, 
avoir utie ùstce.'ies cecidit, M. 2. 5. 

Caduceus, i, m., ou cadu- 
.CeVLXn,!, T^., àagueiie de héraut, 
caducée. C'était un bâton de bois 
d'olivier ou de laurier entouré de 
deux serpents. Chez les anciens, les 
parlementaires le portaient, comme 
de nos jours ils portent le drapeau 
blanc. Quand le héraut s'avançait 
pour offrir la paix, il avait à la main 
une branche d'olivier entourée de 
bandelettes :H. 11. i. 

Gadusii,ôrurQ,m., Cadusiens, 
peuplade deMédie: Dat. l. 2. 

Caecilius, i, m,, Q. Cécilitis^ 
chevalier romain: A. 5. I ; 22. 4, 

CaedeSjis, f. (çaedo), mezertre, 
carnage, massacre: Thr. 3. 3; .. 
facere, Ep. 10. 3 ; ... conficere, 
D. 10. I. 

Caedo,cecîdi,caesum,3. tr., 
abattre, tîier : Dat. 6. 4. 

GaeluDQ,!, n., ciel : in caelum 
efierre, D. 7. 3,porter aux nues.Cf. 
. vesperasco. 

Caeritnonia,ae,f. — I. pr. rit 
sacré, cérémonie. — II. fig. respect 
de la divinité : Them. 8. 4. 

Gaesar,âris, m,, surnom de la 
gens Julia. Les membres les plus 
célèbres de cette famille furent : — I. 
C. J ULius Çaes AR, général, orateur, 
homme d'État, écrivain, né l'an 100 
av. J.-C. assassiné par Brutus, Cas- 
sius et les autres conjurés aux Ides 
~de Mars de Tan 44 : A. 8. i — II. 
C. JuLius Caesar Octavianus, 
petit-neveu et fils adoptif du précé- 
dent, fut triumvir avec Antonius et 
Lépidus et devint par la victoire 
d'Actium seul maître de l'empire 
(31). Il prit le nom d'Auguste 
c. à. d. vénérable (27) et régna de 
l'an 31 av. J.-C. à l'an 14 après J.- 
C. Après lui tous les empereurs 
portèrent le nom de César à côté 
de leur titre d'Auguste. Depuis le 
règne d'Adrien, le surnom Auguste 
désigna l'empereur régnant ; celui 



de César l'héritier présomptif du 
trône. 

CaesariânuSj a, um (Caesar, 
gr. 178), relatif à César : ... civile 
bellum, A. 7. i, guerre civile "entre 
César et Pompée. Cette guerre se 
termina par la victoire que César 
remporta à Pharsale, l'an 48 av. 
J.-C. 

Galatnitas, àtis, f. — I. en 
GÉNÉRAL,OTa/>^ez«r, dommage, cala- ' 
mité: calamitati esse (gr. 307), Dat. 
6. 6, Pel. 3. 1, causer du dommage ; 
... ferre, Timol4. l. — II, terme 
MILIT. malheur de guerre, échec, 
désastre, défaite: Dat. 8.5. ; Ag.~ 
6. 1 ; ... accipere, Con 6 ^ i ■'• 
ferre, Ham. i. 3. 

Galendae, arum,f., les cakn- 
des, l^"" jour du mois (gr. 364) : 
A. 22. 3. 

GalïduSj i, m.Jttlius Calidus, 
poète latin : A. 12. 2. 

Gallias,ae,m.'(gr. 1 6), Callias : 
Cim. I. 3. 

GallicrâteSjis, m., CalHcrate: 
D.8. 

Gallïde,adv.(callidus, gr. 184), 
prtidemment, adroitement: . . . conji- 
cere, Them. l. 4 ; ... cogitare, Dat. 
8. 4 ;... temporibus servir e, Aie. i. 3. 

Gallidïtas, âtis, f. (callidus, 
gr. 1É6), habileté, adresse, finessCy 
rtise : aliquem calliditate vincere, 
Eum. I. 3 ;...praestare, R. 3. 5. 

GallïdïiSja,Utn, expérimenté, 
adroit, rusé, fin, astucieux, se dit 
— I. de celui QUI est adroit, etc : 
... vir, Dat. 10. i ; H. 9. 2 ; ... 
homo, D. 8. I ;... imperator, Eum. 
10. I ; H. 5. 2. — II. de ce qui 
SUPPOSE de l'adresse etc : ... inven- 
tum, Eum. 5. 4 ; calculé : ... libera- 
litas, A. II. 3. 

Gallïphron,ôniSï m., CalK- 
phron, maître de danse : Ep. 2. i. 

Callistrâtus,ï,m., Callistrate, 
orateur célèbre à Athènes, mort 
l'an 363 av. J.-C : Ep. 6. i. 



28 



VOCABULAIRE. 



- Galx, calciSj f., talon : cal- 
ces remittere, Eum. 5. 5, ruer. 

Gamisâres, is, m., Camtsare, 
général persan : Dat. i. 3. 

Gampester,tris, tre (campus, 
gr. 176), de plaine, plat: in locis c, 
Eum. 5. 6, en rase campagne. 

Campus, i, m., pays plat, 
plaine, champ : Ag. 3. 6 ; H. 5' 4- 
GaniSjis, m.,chien: ... venati- 
cus, Pel. 2. 5. 

Gaunensis, e (Cannse, gr. 

176), de Cannes, ville de l'Apulie 

non loin de la mer, célèbre par la 

. victoire d'Annibal sur les Romains, 

l'an 216 av. J. C. : H. 5. 4. 

Gano.cecïni, cantum, 3-tr. 
— I. chante}-. — II. les oracles étant 
d'ordinaire en vers, prédire : A. 
16. 4. — Cf. C. Cat. 3. 8. 18 ; Liv. 

I. 45- 5- 

Ganto, I. tr.(cano,gr.i8o),/a?V£ 

entendre des sons — I. au moyen de 
la VOIX, chanter : Ep. 2. i. — 

II. au moyen d'un instrument, 
jouer: ... tibiis, Pr, i ; Ep. 2. l. 

Ca.nus,ij 'aX',Q-G^liiu^ Canus: 
A. 10. 2. 

Gaausium, il, n., Canusium, 
ville de l'Apulie. 

GapessOjïvijïtura (capio) — 
I. chercher à prendre, désirer ar- 
dejnment, — II. saisir, embrasser 
ardemment, enti'eprendre : ... rem 
publicam, Them. 2. i, se charger 
des affaires de l'État. 

Gapillus, i, m., chevetc : Dat. 
3. I. 

Gapio, cepi, captum, 3. tr. — 
A PR. — 1,p}'endre, saisir:... arma, 
Dat. 4. 5. — PARTICUL. en pari, 
de CHOSES, preîidre violemment, 
congttérir, s'emparer de, occtiper :... 
naves. Aie. 5. 5 ; Con. 4. 4; ... 
classem, 2, 3; ... urbem, Ep. 5. 6 ; 
Aie. 7. 2; Tim. 3, 4; ... locum, 
Ag. 6. 2 ; ... castra, Dat. 6. 7 ; ... 
praedas, Ch. 2. 3. — En pari, de 
PERSONNES, prendre, Jaire prison- 



nier : ... aliqm, Aie. 9. 2 ; Paus. 2. - 
2; Dat. 2. 5 ; Timol. 2. 4; — d'où, 
captus, a, um, fait prison- - 
nier : ... nobiles, Eum. 4. 3 ; ... 
bello, R. 3. 3 ; et subst. capti, 
orum (gr. 219. 6), prisonniers : 
clementiain captos. Aie. 5- 6. — 

II. prendre pour un certain BUT, 
choisir :'E\xxa.. 9. 6;... consilium, 
H. 9. 3 ; ... consilia, Eum. 7. 2. — 

III. prendre, recevoir, obtenir ^ 
gagner, retirer: A\c. 9. 3; Ep. 3. 4; 
... divitias, A. 7. 2. — B. FIG. — I. 
prendre, gagner, sédidre, charmer: 

. . . aliquem sua humanitate. Aie. 9. ■" 
3; A. 4. I ; ...elegantiavitae,A. 19. 
2 ; . . . doctrina, A. 4. l ; émouvoir : 
captus misericordia, Them. 8. 7 ; 
et en mauvaise part, vaincre, sé- 
duire, tromper, stirprendre : M, 2. 
5 ; ... aliquem dolo, Dat. 10. l ; ... , 
consilio, perfidia, simulata amici- 
tia, Dat. 11. 5. — II. synon. de 
capessere, suscipere, se charger de, 
obtenir, parvenir à: ... honores, A. 
6. 2 ; 7. 2; 18. 3; ... magistratus, 
Ph. I. I. — III. éprouver, sentir^ 
ressentir : ... dolores, A. 21. 3 ; ... 
fructum oculis,Eum. il. 2, repaître 
ses yeux. 
Gapitolium, il, n. (caput), le 
Capitole, une des sept collines de 
Rome appelée d'abord Mons Satur- 
nins, puis Mons Tarpeius et enfin 
Mons Capitolinus ou Capitolium, 
p. c. q. on croyait qu'une tête 
humaine y avait été trouvée tandis 
qu'on creusait les fondements du 
temple de Jupiter : A. 20. 3. 
— II. temple dti Capitole, construit 
par le dernier Tarquin en l'honneur 
de Jupiter, Junon et Minerve. 

Gapitulàtira, adv. (caput, gr. 
185), sommairement, brièvemetzt: . . . 
dicere, Cat. 3. 4, donner les faits 
principaux. Ce mot assez rare se re- 
trouve dans Plin. 2. 12. 55. 

Gappadocia, ae, f., Cappa- 
doce, contrée de l'Asie Mineure, 
auj. la Caramanie: Dat. 4. i ; 7. i. 



VOCABULAIRE. 



29 



: Cappâdox,Ôcis,m., Ca//ûz/tf- 
cien : Dat. 8. 2. 

. Captiânijorum, m., Captiens, 
peuple inconnu de l'Asie: Dat. 8. 
2., — Nipperdeyse demande s'il ne 
faudrait pas lire: Carmanicorum. 

GaptïYus, a, um (capio), 
captif, prisonnier. — SUBST. capti- 
vus, i : H. 7. 2 ; 7. 3. 

Capua, ae, f., Capotie, capi- 
tale de la Campanie : H. 5. i. 

Caput, pïtis, n. — A, pr, tête: 
-Eum. 5. 5 ;.., alicujus ad aliqm re- 
ferre. Aie. 10. 6. — B.FiG. — I. vie 
physique : capitis periculum, Tim. 
4. 3 j judicium capitis, Ep. 8. 5, 
causa capitis, Iph. 2. 3, jugement, 
cause où il y va de la vie ; capitis 
accusare, Paus. 2. 6, accuser d'un 
crime capital ; capitis absolvere, M. 
7. 6, faire grâce de la vie : capitis 
damnare, Aie. 4. 5, condamner à 
mort. — Caput désigne aussi la vie 
civile, c.-à-d., l'ensemble des droits 
du citoyen. La phrase : duces... ca- 
,pitis damnatos patria propulit, Ph. 
3. 2, doit donc s'interpréter : il exila 
les chefs après les avoir condamnés 
à une peine capitale, c.-à-d. les 
uns à l'exil, qui est la perte des 
droits de citoyen, les autres à la 
mort. Ces derniers échappèrent au 
supplice par une prompte fuite et 
furent ainsi exilés. — II. tête, per- 
sonnage principal^ liett, p7'incipal: 
caput totius Graeciae, Ep. 10. 4. 

Car, Garis, m., Carien, habi- 
tant de la Carie, contrée maritime 
de l'Asie Mineure : M. 2. 5. 

Gardâces, um, m., Cardaces, 
espèce de troupes mercenaires : 
Dat. 8. 2. 

Gardiâiius, i, ra.,de Cardia, 
ville de la Chersonèse de Thrace : 
Eum. I. I. 

Gareo, rui, rïtum, 3. n. — 
I. n'avoir pas une chose bonne ou 
mauvaise, être exempt (gr. 319) :... 
nomine,M. 2. 3;...suspicionç, Paus. 
3. 5. — IL n'avoir pas par l'effet 



de sa propre volonté, s'abstenir, se 
passer, ne pas se servir:. . . amicorum 
facultatibus, Ep. 3. 4;...muneribiis, 
Ph. I. 3. — IIL n'avoir pas et 
sentir ce manque, être privé, vian- 
qtier, regretter Vahsenct:... patria, 
Pel. I. 4; 5. I. 

Caria, ae, f.. Carie, pays situé 
dans la partie sud-ouest de TAsie- 
Mineure : Ag. 3. i. 

Carïtas, âtis,f. (carus,gr. 166), 
— I. PR. cherté, prix élevé. — IX, 
FIG. estime, amour, affection :.. . pa-: 
triae. Aie. 5. i ; Ep. 4. 2. 

Garthaginîensis, e (Carthago, 
gr. 176), de Carthage : H. 7. 2. — 
SUBST. , Carthaginois: Ham. l . 3;2. 3. 

Carthago, ïnis, f., Carthage, 
fondée au IX« siècle av. j. -C. sur la 
côte septentrionale de l'Afrique par 
les Phéniciens. Après une lutte opi- 
niâtre avec Rome sa rivale, elle fut 
détruite l'an 146 av. J.-C. par le 
second Africain. Relevée par Au- 
guste, elle redevint florissante et 
rivalisait au IV^ siècle avec Alexan- 
drie et Constantinople. L'arabe 
Hassan s'en empara en 698 et la^ 
détruisit de fond en comble. On voit 
encore ses ruines près de Tunis. 

Carus, a, um — I. pr. cher, 
d'tm prix élevé. — II. FiG. cher, 
estimé, aimé, chéri:... alicui, Tim. 
4. 2; A. I. 4; 2. 3; 3. 3; 6. 5,- 16. 2. 

Casa, ae, î.,chaumière, cabane: 
Aie. 10. 4. 

Cassandrus, dri, ra..,Cassan- 
dre, fils d'Antipater, occupa le trône 
de Macédoine après la mort d'Alex- 
andre le Grand: Eum. 13. 3;Ph. 3. i . 

GassiuSjii, m., C.Cassius Lott. 
ginus, l'un des meurtriers de César, 
se fit tuerparundesesserviteursàla 
bataille de Philippes (42) : A. 8. l ; 
II. 2. 

Gastellum, i, n. (castrum, gr. 
164), château, fo-rt, forteresse: Eum. 
5- 3î 5« 6 ;.,. munitissimum, Thr. 
2. I;.,. communire, Aie. 7. 4;... 
expugnare, Dat. lo. 2. 



30 



VOCABULAIRE. 



Gastrum, i, n. — I. châteatt 
fort, forteresse, pour castellum : 
Aie. 9. 3. Dans ce sens,castrum ne 
s'emploie en prose que lorsqu'il fait 
partie d'un nom propre. — II. AU 
PLUR. castra, camp de guerre : 
Eum. 9^ I; 9. 4;...facere, M, 4. 5, 
5. 2, ou ponere, Dat. 6. 2, 11. 5, 
H. 5. 4, placer le camp, camper;... 
habere, Eum. 5, 7, H. 5. i, avoir 
son camp, camper;... movere, Dat. 
8. 4, Eum. 12. 4, lever le camp ; 
...intrare, Dat. 2. i ;...capere, 6. 7; 
... alicujus sequi, Cat. I. 2, A. 7.2, 
suivre l'armée de qqn; in castra pro- 
ficisci, H. 2. 4, aller à la guerre ; 
castrib uti non palaestra, Ep. 5.4, vi- 
vre dans les camps et non dans les 
gymnases ; castra nautica. Aie. 8. 5 , 
H. II. 7, mouillage, station navale. 

Gasus, us, m. (cado, gr. 156), 
dat. casu pour casui, Aie. 6. 4 (gr. 
34), cf. senatus. — A. pr. chute, 
de là chute dans tine bataille, mort: 
Ep. 9. 2. — B. FIG. — I, ce qui ar- 
rive, événement, hasard :... mirabi- 
les, Timol. 5. i ;... adversi, secundi, 
Dat. 5. 4;... nescio quoeasu, M. 7. 
3. — II. PARTIC, événement fâ- 
cheux, malheur :...c3&\i. illacrimare. 
Aie. 6. 4. Cf. App. I. 

Gataonia, ae, f., Cataonie, 
contrée de l'Asie Mineure entre la 
Cilicie et la Cappadoce: Dat. l. 
I;4. I. 

Gaterva, ae, f., troupe, fo2tle: 
Ch. I. 2. 

Gato, ônis, m., Caton, surnom 
d'une des branches de la gens Por- 
cia. — I. M. PORCius Cato sur- 
nommé Priscus ou Censorinus naquit 
à Tusculum (234). A peine âgé de 16 
ans, il porta les armes contre Anni- 
bal. Plus tard, il servit sous Fabius 
Maximus {214), l'accompagna de- 
vant Tarente (209) et prit part à 
l'expédition de Scipion en Afrique. 
Nommé questeur, il accompagna ce 
dernier en Sicile {205). En 198, il 
devint préteur de Sardaigne et ob- 



tint le consulat en 195. Rendu à 
la vie privée, Caton ne resta 
pas longtemps à Rome. L'an 193, 
il prit part à la guerre contre 
Antioehus et revint annoncer à ses 
concitoyens la célèbre victoire des 
Thermopyles. Depuis cette époque, 
il fut tout entier aux affaires politi- 
ques et judiciaires. Nommé censeur 
avec Valérius Flaccus, il s'opposa 
au luxe des femmes, défendit par- 
tout les intérêts de l'État contre les 
empiétements des particuliers et se 
montra fort sévère envers quelques 
sénateurs. Défenseur opiniâtre des 
vieilles mœurs romaines, systéma- 
tiquement opposé à l'introduction 
de toute nouveauté, sévère envers 
lui-même, simple dans sa manière 
de vivre et ennemi de tout fastej 
Caton était l'image vivante des Ro- 
mains d'autrefois. Il avait ses dé- 
fauts. Bienveillant pour le peuple, 
il était souvent dur envers les no- 
bles ; ami sincère de la grandeur et 
de la prospérité de sa patrie, il ou- 
bliait que Carthage vaincue pouvait' 
avoir des droits. De là son fameux: 
Ceterum censeo Carthaginem esse 
delendam. Caton écrivit beaucoup ; 
mais la plupart de ses ouvrages 
sont perdus pour nous. Il mourut 
en I49,âgé de près de 85 ans. — II. 
M. PoRCIUS Cato, arrière petit fils 
du précédent, adversaire décidé de 
Catilina, défenseur convaincu de la 
république, embrassa le parti de 
Pompée et se donna la mort à U tique 
pour ne point survivre à la liberté 
de sa patrie : A. 15. 3. 

Gatullus, i, m., C. Valeritis 
Cattdlus, le plus grand lyrique la- 
tin, l'ami de Corn. Népos, naquit 
à Vérone, vint jeune encore à Rome 
où il se lia avec les hommes les plus 
distingués de son temps et mourut à 
l'âge de 30 ans: A. 12. 4. 

Gatùlus, i, m., cf. Lutatius. 

Causa, ae, f. — I. catise, rai- 
son, motif, prétexte:... interserere,. 



VOCABULAIRE. 



31 



M. 4. I, et plus souvent,... interpo- 
nere, Them. 7* i> alléguer comme 
raison, prétexte ; ob eam causam, 
M. 6. 2; quam ob causam, Paus. 2. 
6; D. 5. 2 ; Dat. 2. 3; quas ob 
causas, Con. i. i ;... sine causa, Thr. 
2. 3; causa subest quare (gr. 412), 
Aie. I. 4; haec causa est belli ut, 
L. I. 4. — D'oîi l'abl. causa (gr. 
369), précédé d'ordinaire de son 
régime , pour, à catise de : suorum, 
... D. I. 3; utriusque, ... 4. 
I ; salutis suae, ...,4. 2; rei pu- 
blicae conservanae ..., Ep. 7. 5, 
pour la conservation de la républi- 
que; mea, tua causa, Ep. 4. 4, à 
cause de moi, de toi. — II. cotise, 
araire h. traiter, intérêt:.., agere, 
Ph. 3. I. — III. PARTICUL. affaire 
jtidiciaire, procès:... cognoscere, 
M. 7. 6 ;... dicere, Aie. 4. 3, Tim. 
4. 2, Ph. 2. 3, 3. 3, 4. 2, plaider 
un procès, défendre en justice ; 
omnem causam in aliquem trans- 
ferre, Ep. 8. I. 

Cavere, cavi, cautum, 2. 

n.,se garder, éviter, se tenir sur ses 
gardes : Aie. 5. 2;... ne, A. il. 6. 
Cecïdi, cecïdi, cecïni, cf. 
cado, caedo, cano. 

Cedo, cessi, cessum, 3 n. — 
A. PR. s'en aller, se retirer, s'éloi- 
gner : ... Italia, A. 9. 2 ; ... loco, 
Ch. I. 2, abandonner son poste, 
lâcher pied. — Avec cedere, 
Nép. n'emploie que l'abl. de la 
chose dont on s'éloigne ; Cic. 
dit cèdere patria, Italia, vita, me- 
moria, possessione. Avec ces mê- 
mes noms il emploie parfois, et avec 
les autres mots il emploie toujours 
ex, de ou ab. César dit parfois 
cedere loco j et l'on trouve dans 
Liv. 2. 47,... loco, et 3. 63,... ex 
loco. Cf. C. Mil. 25 ; 30 ; Phil. 10. 
4 ; Att. 7. 22. — Cedens animad- 
vertit, Ar. i. 3, en s'éloignant, 
' sous-entendu de l'assemblée, il re- 
marqua. - — B. FiG. — I. a,Uer, se 
passer; ... prospère, Tim. 4. 6, 



réussir. — II. céder, plier, reculer 
devant:... hosti, Ham. i. 2;... ali- 
cujus pertinaciae, i. 6; ... invidiae, 
Cim. 3. 2;...auctoritati, Tim. 3. 4; 
absolum. : cedentes, Thr. 2. 6. — 
III. être inférieîir, h céder:... ali- 
cui in nulla re, Ch. 2.* 3. -^ A 
toutes les époques, du moins de- 
puis Cicéron, on trouve le datif de 
la personne ou de la chose devant 
laquelle on cède, à laquelle on est 
inférieur. _ 

Celëber, bris, lave^frêqtienté : 
D. 10. 3. 

CelebrïtaSj âtis, f. (celeber, 
gr. 166), concours nombreux, viulti- 
tude, assemblée nombretcse: Pr. 6. 

Gelëbro, i. tr. (gr. 179), — I. 
visiter, accourir ou venir en foule:. . . 
tota célébrante Sicilia, Timol. 5. 4. 
— II. glorifier, louer, célébrer, pu- 
blier: Iph. 2. 3 ; Ch. I. 3. 

CéieTfQTiSféx&irapide, prompt : 

... rumor, D. 10. i ; gui agit 

promptement:... remédia, A. 21. 2. 

Gelerïtas, âtis, f. (celer, gr. 
166), promptitude, rapidité, mar- 
che rapide: Dat. 5- 2 ;... consilii, 
Ag. 6. 2;... ingenii, Eum. 1. 3; 
... impedire, Eum. 10. i;... adhi- 
bere, 9. 2 ; celeritate uti, Ag. 4. 4. 

Gelerïter, adv. (celer, gr. 184), 
pro7nptement: Dat. 6. 6; Pel. 4. 3. 

Celo, I. tr., cacher : ... id Alci- 
biades (gr. 313) celari non po- 
tuit, Aie. 5. 2. — Le passif de ce- 
lare avec l'ace, d'un pron. neut. est 
excessivement rare ; on ne cite que 
Ter. Hec. 4. 4. 23. et C. Q. F. 3. 
5. 4. Dans Nép. celare ne se trouve 
nulle part avec le double ace. On 
trouve l'ace, de la chose :... com- 
missa, Ep. 3. 2; de la personne: , 
... me H. 2. 6. ; le passif: id 
esset celatum, Con. 5. 3 ; non est 
celandum, A. 12. 2. — Ce verbe 
est construit avec l'interr. indir. : 
Dat. 5. 6 ; 6. l ; Eum. 8. 7. 

Gêna, ae, f.,repas principal des 
Romains. Il se prenait le soir àdif- , 



32 



VOCABULAIRE. 



férentes heures d'après la saison : 
dîner, repas : Citn. 4. 3. 

Geno, I. n., dîiier, faire un 
repas: a. 12. l ; cenatum est, A. 
14. I, — Dr. H. S. I p. 166, ne 
cite pas d'autres exemp. du passif 
impersonnel. 

Genseo, sui,sum, 2. tt., esti- 
mer, di'ohjtiger, être d'avis, regar- 
der comme: "Them. 2. 6. 

Gensor, ôris, m. (censeo, gr. 
15s), censeur, magistrat romain 
dont les principales attributions 
étaient de taxer les propriétés des 
citoyens, de surveiller leur moralité, 
de punir ceux dont la conduite était 
mauvaise. La peine se désignait 
par les noms ignominia ou nota. 
Selon la condition du coupable, elle 
consistait dans l'exclusion du sénat 
(senatu movere), de l'ordre des che- 
valiers (equura adimere), ou de la 
tribu à laquelle il appartenait (tribu 
movere). La censure était l'une des 
charges les plus importantes et ne 
se conférait ordinairement qu'aux 
personnages consulaires (cf. consu- 
laris). Les censeurs étaient primiti- 
vement élus pour cinq ans. En 434 
av.J.-C, Aemilius Mamercus rédui- 
sit le temps de la censure à 18 mois. 
Avant de sortir de charge, les cen- 
seurs faisaient la purification solen- 
nelle appelée lustre. De là le mot 
lustre employé pour désigner un 
espace de cinq ans. Cat. 2. 3. 

Gensorius, a, um (censor, 
gr. 172), relatif au censeur. — SUBST. 
sous-entendu v i r, qui a été censetcr: 
Cat. I. I. 

Gensûra, ae, f. (censeo, gr. 
156), censure, dignité de censeur: 
Cat. I. I. — Cf censor. 

Genteniusj i, m., Centénius, 
propréteur du consul Servilius : H. 

4- 3. 

GentieSj adv. nura. (gr. 55), 
cent fois: accepit centies (s. ent. 
centena milia) sestertium, A. 5. 2 ; 



in sesterlio vicies, in sestertio cen- 
ties, A. 14. 2. — Cf. gr. 379. 

Centura, adj. num. card., cent. 

Géra, ae, î.,cire: Ag. 8. 7. Cf. 
mel. 

Geraunus, i, m. Cf. Ptole- 
maeus. 

Gerno, crevi,cretuin, 3. tr. 

— I. PR. séparer. — II. FIG. dis- 
tiiiguer nettement par les yeux 
ou par l'intelligence, apercevoir, 
comprendre : ^wec la p.rop. inf.. Aie. 
9. 3 ; avec l'interr. ind., Timol. 
2. 2. 

Gertâmen,ininis,n.(certo,gr. 
158) — I. lutte dans les jeux pu- 
blics, lutte amicale ou hostile avec 
des armes ou par la parole : Them. 
6. 3. — II. PARTic. terme milit., 
combat, bataille. 

Gerte, adv, (certus, gr. 184), 
certainetnent, assîirément. 

GertuSj a, um (cerno) — A. 
fixé, déterminé :.. . dies, Ch. 3. i. 

— infixé, d'où en pari, de choses 
— I. sûr, certain, vrai:...\riàxc\\xva, 
Ar.3.2. — II. en pari, de personnes, 
sûr, à qui F on petit se fier:.., 
homo, Paus. 2. 4; Aie. 10. i ; Eum. 
9. 3 ; SUBST. : D. 9. I; sîlr, certain 
de qque chose : certiorem facere 
aliqm, informer qqn. Dans Nép. 
cette expression est toujours suivie 
soit de la prop. inf. : Them. 5- ^ 5 
9. 3 ; Aie. 10. I ; Dat. il. l ; 
certior factus est se amisisse, A. 12. 
3 ; soit de l'interr. ind. : A. 20. 4. 

Getërum, adv. (acc.de ceterus), 
ati reste, d^ ailleurs : Eum. 8. 5- 
Getërus, a, um, restant. — 

A. LE SING. est très rare dans Cic. 
on ne le rencontre qu'avec des col- 
lectifs:... Graecia, Paus. 2. 4. — 

B. AU PLUR. — I. ADJ. les autres: 
... naves, Ch. 4. 2 ;... soçii, Ag.4. 
5;... propugnacula, Timol. ;.3. 3. 
— II. PRON. SUBST. : ceteri, 
Con. 3. 4, 4. 2, 5. I, Ch. 4. 3, 
A. II. 2, les autres; cetera, 



VOCABULAIRE. 



33 



Ag. 8. 4, H. lo. 3, Ep. 6. 3, les 
autres choses. 

Gethëgus, cf. Cornélius. 

Chabrias, ae, m., Chahrîas. 
Le plus célèbre exploit de ce géné- 
ral fut la destruction de la flotte 
lacédémonienne près de Naxos 
(376), Nép. n'en fait pas men- 
tion. 

Ghalcioicos,i,f.{XaXK£oiKos), 
Chalcioicos, c.-à-d. « à l'habitation 
d'airain », surnom de Minerve à 
Sparte, p. c. q. les parois de son 
temple y étaient recouvertes de pla- 
ques de cuivre: Paus. 5- 2. 

Ghalcis, ïdis, f-, Chalcis, ca- 
pitale de l'île d'Eubée: Tira. 3. 5. 

Chaônes, um, m., les Chao- 
tiiens, peuple du nord-ouest de 
l'Épire : Tim. 2. l. 

Ghares, ëtis, m., Chm-ès, gé- 
néral athénien, contemporain de 
Philippe de Macédoine,d'Iphicrate 
et de Timothée: Tim. 3. 2; de 
Phocion et de Démosthènes: Ph.2. 
3. Il avait un caractère peu hono- 
rable et n'accomplissait guère ses 
promesses. Il eut peu de succès à 
la guerre et périt probablement à 
la bataille de Chéronée, l'an 338 
àv. J.-C. Ch. 3. 4. 

Gharon, ônis, m., Charon, 
Thébain : Pel. 2. 5. 

Ghersonësus, i, f. (x^P""***» 
continent, vîjo-oS, île), Chersonèse 
de Thrace, sur l'Hellespont. Corn, 
construit ce mot comme un nom de 
ville : M. I. 2 ; 4. 6 ; 2. 5. 

Ghiliarchus, i, m., Chiliar- 
que. Le mot xi^^o-p^os désignait 
dans l'armée grecque le comman- 
dant d'une chiliarchie, corps de 
troupes composé de 1024 hommes 
et qui se formait en phalange en 
présentant 64 h. de front sur 16 h. 
de profondeur. — ■ Par ce même 
mot, les Grecs désignaient encore 
l'un des plus hauts dignitaires de 
la Perse, généralissime des armées. 



commandant nominal des .1000 
gardes du corps, le premier dans 
l'Etat après le roi : Con. 3. 2. 

GhiuSj i, f., Chios, île riche et 
fertile de la mer Egée, au nord- 
ouest de Samos, près des côtes de 
rionie, patrie de l'historien Théo- 
pompe et peut-être d'Homère. Cette 
île exportait d'excellentes figues, 
un marbre fort recherché et le 
meilleur vin de la Grèce : Ch. 4.1. 

Ghorda, ae, f., corde d'un 
instrument : Ep. 2. i. 

GibariuSj a, uin (cibus, gr. 
172) — I. ADJ. relatif à la nour- 
Hture. — II. suBST.cibaria,orum, 
vivres : Eum. 8. 7. 

Cibus, i, m., natirriture, vi- 
V7'es : ... sumere, A. 21. 6;cibo'se 
abstinere, 22. 3 ; ... uti, Eum. 

5- 4. 

Gicëro, ônis, m.— I, M.Tul- 

LIUS CiCÉRON, écrivain, orateur, 
philosophe,homnie d' Etat distingués 
né à Arpinum le 3 janvier de l'an 
106 av. J.-C, assassiné par ordre 
d'Antoine l'an 43. av. J.-C.^Pour 
rétablir sa santé affaiblie et achever 
de se former, Cicéron voyagea pen- 
dant deux ans (79-77). A Athènes, 
il connut intimement Pomponius 
Atticus et se lia avec lui d'une ami- 
tié qui ne devait finir qu'avec la 
vie. — II. Q. TuLLius Cicéron, 
frère de Marcus, né en 102, épousa 
Pomponia, sœur d'Atticus, et s'en 
sépara en 44. Il devint édile en 66 
et préteur en 62. Il prit part à la 
lutte de son frère contre Catilina et 
alla gouverner en 61 la province 
d'Asie-Mineure. En 54, il se rendit 
à l'armée de César, défendit vail- 
lamment son camp contre les Ner- 
viens, fit des pertes assez considé- 
rables dans sa lutte contre les 
Sicambres et assista au siège d'Ali- 
se. Pendant la guerre civile, il se 
mit, comme son frère, du côté des 
républicains et fut comme lui assas- 
siné par ordre d'Antoine l'an 43 



34 



VOCABULAIRE. 



av. J.-C: A. 5. 3 ; 6. 4.— Cf. C. B. 
G. S. 38 ; 6. 32. 

Cilicla, ae, f., Cilicie, contrée 
maritime de l'Asie-Mineure : Dat. 
4. I. 

Gilicius, a, uxn, de Cilicie : 
Ciliciae portae Dat. 7. 2. — Cf. 
porta. 

Cilix, ïcis, m., Cilicieii: Eum. 
8. 2. — Cf. Cilicia. 

Gimon, ônis, m. — I. Cimon, 
père de Miltiade, le vainqueur de 
Marathon: M. i. i. — II. Cimon, 
fils de Miltiade. Après l'exil de 
Thémistocle, il se trouva à la tête 
d'Athènes: Pr. 3. 

Cinnânus, a, um (Cinna, 
gr, 178), relatif à^ de L. Cornélius 
Cinna. L'un des chefs du parti po- 
pulaire, Cinna obtînt le consulat en 
87 av. J.-C. Ayant occasionné des 
troubles à Rome,il fut forcé de s'en- 
fuir ; mais bientôt soutenu par les 
troupes qui campaient aux environs 
de Noie, il s'empara de la ville et 
donna la liberté aux esclaves. Beau- 
coup de sang fut répandu en cette 
circonstance. L'an 86, Cinna fiit 
consul avecMarius,quimourut cette 
année même. Il se préparait à résis- 
ter à Sylla qui revenait de Syrie, 
lorsqu'il fut massacré par ses soldats 
révoltés (84) : A. 2. 2. 

Circa — I. adv. animer de: 
qui circa erant, Eum, 10, 4. On 
ne cite pas de passage où Cic, 
Ces., Sali, aient employé cir- 
ca comme adv.; en revanche, ces 
passages sont nombreux dans Liv. 
— • II. PRÉP. avec l'ace, atitourde: 
Aie. 10. 4; Ag. 5. ï. — Il est fort 
rare que les classiques emploient 
circa avec un nom répondant à la 
question quo. Ici encore Nép. se 
rapproche de Liv. 

Circïter, adv., environ, à J>eu 
près : M. 4. 2 ; H. 6. 3 ; Cat. 2. 4 ; 
A. 5. 2; 7. I. 

Circueo, cf. circumeo. 



Girciilus, i, m.(circus, gr.164) 
— I. PR. cercle. — II.. fig. cerclçy 
société, assemèlée : Ep. 3. 3. 

Gircum-clo, dëdi, dâtum, 
dâre, i. tr. (gr. 2^0), entourer, 
environtter, envelopper: ... portum 
moenibus, Them. 6. i ; ... domum - 
multitudine,H. 12. 4 ; ...aliqm ami- 
culo, Dat. 3. 2. 

Gircum-eOj et circueo, ïvi 
ou ii, ïtum, ïre, 4. tr. — I. al- 
ler autour, 77iarcher autotir, faire 
le totir : Eum. 9. 2 ;... fores aedifi- 

cii, II. 12. 4. — II. TERME MIL. 
entourer, envelopper, cerner : cir- 
cumiri multitudine, Them. 3. 2 ; 
Dat. 6. 2 ; Eum. 5. 3 ; ... ab hos- 
tibus, Them. 9. 3 ; Dat. 7. 3. — 
Ce verbe régit régulièrement l'ace. 
Gircum-f undo, fûdi, f ù- 
SUXQ, 3. tr. — I.PR. répatuire, ver- 
ser autour, entotirer d'un liquide: 
...aliqm. cera, Ag. 8.7. — II, fig. 
terme mil., entourer, cer7ier : Ch. 

4- 3- 

Gircum-sëdeo, sedi, ses- 
sum, 2. tr. (gr. 281. c.) — I. ître 
assis autour, entourer. — II. VKS.- 
Tic.investir, assiéger : ... aliquem, 
Eum. 5- 4" 

Gircuin-vëhor,Yectussuin, 
3., se porter autour, parcourir sur 
un vaisseau ou à cheval : ... Pelo- 
ponnesum (gr. 281. a), Tim. 2. i, - 
longer les côtes du P. — ^A toutes les 
époques de la langue, on trouve 
ce verbe avec l'ace, sans prép. ; ce- 
pendant on ne rencontre aucun 
exemple de cette construction ni 
dans Cic, ni dans Ces. 

Gircum-yënio, vëni, ven- 
tumi 4- tr. (gr. 281. a) — I. ve- 
nir autour, entourer. — II. d'où 
TERME MIL., cemer, assiéger : H. 
4. 3. — Avec ce verbe l'ace, sans 
prép. est classique. 

Giterior, ius (comp. de citer 
inusité, gr. 52. b), qtci est en deçà, 
citérieur : ... Hispania,Cat. 2. l, la 



VOCABULAIRE. 



35 



partie de l'Espagne située au nord 
del'Ebre. _- 

GilhanzOj i. {KiQapiï,<ù), Jouer 
de la cithare, de la lyre : Ep. 2. l., 
— Ce mot ne se rencontre que dans 
Nép. 

Citiura,i, n.,CzV/a»/, ville de 
l'île de Chypre: Cim. 3. 4. 

Cito, I. tr. (cieOjgr. 180), citer, 
appeler, faire comparaître; se dit 
spécialement du héraut qui, dans 
les jeux publics, appelait le vain- 
queur pour recevoir la couronne de 
la victoire : proclamer vainquetir : 
Olympiae citari, Pr. 5. 

CiYïlis, e (civis,gr. 171) — I. 
PR. de citoyen, civil : ... jus, Cim. 2. 
I ; ... bellum,A. 7. i; ... Victoria, 
Ep. 10. 3, victoire remportée sur 
des concitoyens. — II. fig. çzii 
concerne la vie politique :. ... flu- 
ctus, A. 6. I, ... procellse, 10. 6, 
torrents, tourbillon des affaires pu- 
bliques. 

CiYis, is, — A. m. — I. citoyen : 
M. 4. S; Ep.4. I ; Timol. 3. 2; A. 3. 
I; 9. 7. — II. concitoyen : M. i. i; 
7. 4 ; 8. I ; Aie. 4. 4. — B. f. ci- 
toyenne: Them. i. 2. — Dans la vie 
privée, le citoyen romain avait le 
droit de se marier et d'acquérir des 
propriétés. Dans la vie publique, il 
pouvait voter dans les comices (jus 
suffragii), et aspirer à toutes les 
charges (jus honorum). La lex Va- 
. leria (509 av.J.-C.) lui permit d'ap- 
peler au peuple des sentences de 
mort prononcées par le magistrat ; 
plus tard ce droit fut étendu à d'au- 
tres peines. Depuis les lois Porciae, 
promulguées entre la 2^ et la 3^ 
guerre punique, il ne fut plus per- 
mis de lui infliger . un châtiment 
déshonorant, tel que la flagellation, 
le crucifiement. Les CIVES se dis- 
tinguaient extérieurement des pere- 
GRINI par la toge dont l'usage était 
interdit à quiconque n'était pas ci- 
toyen. — Les cités grecques accor- 
daient à leurs citoyens des droits 



analogues, du moins sous quelques 
rapports, à ceux dont jouissaient 
les citoyens romains. 

CiYÏtas, âtis, f. Ccivis,gr. 166) 
— A. SENS ABSTRAIT, ^tat, droits du 
citoyen, droit de bourgeoisie. Cf. 
civis — B.SENS CONCRET —I. tota- 
lité, ensemble des citoyens, cité, 
ville, citoyens : ... ingrata, Tim. 3. 
5; ... universa descendit, Aie. 6. i; 
... prosecuta est, A. 4. 5; ... tota 
se convertit, 8. l. — D'où, Etat, 
républigîte, ville : Th&ra. 3. ij Ar. 
3. l; Con.5. 2; ... regere, Tim. i.l;^ 
primus Graeciae civitatis. Aie. 7. 4; 
ejusdem,alienaecivitatis esse, Them. 
9. I, Eum. I. 2. — II. rarement 
dans le sens de urbs, ville : Aie. 11. 
2; H. 3. 2. 

Clara, adv., secrètement, en se- 
cret : Aie. 10. 4 ; H. 7. 6. 

ClandestînuSjajum (clam), 
clandestin, caché, secret : H. 2. 2. 

Glare, adv. (clarus,gr. 184),^'/- 
latnment: A. i. 3. 

Glarïtas, âtis, f. (clarus, gr. 
166) — I. PR. clarté. — II, FIG. 
éclat, gloire, illttstration : claritate 
praestat, Eum. 3. 3. 

Clarus, a, um — I. pr. clair. 
— II. FIG. éclatant, distingué, il- 
lustre, célèbre:... vir, Paus. 9. 7;... 
civitas, Thr. 2. i. 

Classiarius, a, um, (classis, 

gr. 172), — I. ADJ. relatif à la 

flotte. — II. SUBST. classiarii (s. 

ent. milites), les soldats de la flotte, 

la flotte: Them. 3. 2 ; H. 10. 5. 

Classis, îs, i., flotte: classein 
comparare, M. 4. i ; Con. 9, 2 ;... 
aedificare, Them. 2. 2; Ar. 3. i : 
...contrahere, Con. 4. 3 ;... fugare, 
Tim. 2. I ;... constituere, Them. 3. 
4;... supprimere, Tim. 3. 3;... 
devincere, Them. 5.3; ... appellere 
ad, M. 4. 2; Thr. 4. 4 ;... in proe- 
lium deducere, H. 11. i j... classe 
confligere. Aie. 8. 2 ; 8. 3 ;... de- 
cemere, H. 10. 4 ;... superari, 
Ham. I. 3, cf. ces verbes; ... profi- 



:."•■ ■■ -. ~\ ■ 



36 



VOCABULAIRE. 



cisci, M. I. 4, Aie. 7. I, mettre 
à la voile ; classi praeficere, M. 4. 
I ; Tim. 2. i ; in classe commun! 
esse, Ar. 2. 2. ; ad classem re- 
mittere, Paus. 2. 6. 

Clastidium, ii, n., Clasti- 
dium, ville de la Gaule cisalpine, 
non loin du Pô, auj. Tasteggio. Les 
Romains commandés par M. Clau- 
dius Marcellus y remportèrent une 
grande victoire sur les Gaulois (222). 
— Clastidii decernit, H. 4. i. Clas- 
tidii est mis ici pour apud Clasti- 
dium. Il est fort rare que les Latins 
énoncent comme s'étant fait dans 
un lieu, ce qui s'est fait près de ce 
lieu. Cf. apud Salamina, Them. 5. 
3 ; 9. 3 ; Ar. 2. l ; apud Plataeas, 
Ar. 2, I ; Paus. i. i ; i. 3 ; apud 
Mycalen, Cim. 2, 2, etc. 

GlaudiuSjij va..,Claudius,noxQ. 
de l'illustre gens Claudia. Elle 
était originaire de la Sabine. En 
504 av. J.-C, Appius Claudius Sa- 
binus vint avec ses clients se fixer 
à Rome, où ils formèrent la tribu 
Claudia. Cette famille avait plu- 
sieurs branches; celle des Marcelli 
est une des plus célèbres. Voici les 
membres de cette gens dont il est 
question dans Nép. — I. M. Clau- 
dius Marcellus, né vers l'an 270 
av. J.-C, battit les Insubres près 
de Clastidium (222), fut consul avec 
Fabius Maximus (214), eut le pre- 
mier quelques succès contre Anni- 
bal, près deNole (216-215), assiégea 
pendant trois ans et prit Syracuse 
(212). Créé consul pour la cinquième 
fois, il fut battu près de Venusia et 
perdit la vie dans une reconnais- 
sance (208) : H. 5. 3 ; Cat. l. 2. 
Les Romains l'avaient surnommé 
l'épée de Rome, comme ils disaient 
de Fabius qu'il en était le bouclier. 
— IL M. Cl. Marcellus, consul 
en 183 : H. 13. i, — III. C. Cl. 
Marcellus, beau-frère d'Octave, 
consul en "50: A. 18, 4. Il laissa un 
fils, M. Marcellus, qu'Auguste adopta 



et qu'il fiança à Julie, sa fille. Ce 
jeune homme, qui avait fait conce-. 
voir les plus grandes espérances, . 
mourut l'an 22 av. J.-C. Cf. 
Virg. Ae. 6. 860. — IV. C. Cl. 
Nero, consul en 207, battit Asdru- 
bal à Séna : Cat. i. 2. — - V. TiB, 
Cl. Nero, fils de Livia Drusilla 
et beau-fils d'Auguste, né l'an 42 
av. J.-C, sedistingua dans la guerre 
contre les Germains, épousa la pe- 
tite-fille d'Atticus et s'en sépara 
l'an II av. J.-C Ce fut plus tard le 
fameux empereur Tibère (14-37 ap. 
J.-C.) : A. 19. 4. 

Glaudo, clausij clausuin, 
3 tr. — I. PR. , fermer^ enfermer :, 
Paus. 5. 3 ;... aliqm locorum an- 
gustiis, Dat, 8. 4 ; Ep. 7. i ; Ham, 
2. 4; H. 5. 2. — C. B. C. I. 17. 

1, dit d'une manière analogue : 
exercitibus et locorum angustiis in- 
tercludi. — IL FIG. terme mil., 
enfermer, entourer:... urbem ope- 
ribus, M. 7. 2;... obsidione, Ep. 

8. 5. 

GlauduSja, um, boiteux: È^. 

8. I. 

Clava, ae, f. — L gros bâtons 
massue: Dat. 3. 2. — IL employé 
dans le sens de scytala, scytale, or- 
dre secret: Paus. 3. 4. Cf. scytala. 

Glemens, ntis, adj. — L pr. 
en parlant de l'air, de la mer, dotix, 
paisible. — IL FiG. doux, modéré, 
cléfnent:'E,^.Z'2- 

Clementia, ae, f. (clemens, 
gr. 166) — L PR. en parlant de 
l'air, de la température, etc. dou- 
ceur. — IL FIG. doîiceur, indul- 
geiue, clémence, humanité: Timol. 

2. 2;... in captos.Alc; 5. 6; lois de 
Vhuvianité : ... violare, Aie. 10. 3. 

GIeon,ntis, m.,Cléo}z, orateur 
d'Halieariiasse : L. 3. $. 

Glinias, ae, m., Clinias, père 
d'Alcibiade: Aie. i. l. 

Glipeus, i, m. et clipeum, i, 
n., large bouclier, rond et creux à 
l'intérieur, plus particulièrement 



VOCABULAIRE. 



^T 



propre à l'infanterie pesamment 
armée des Grecs. Il était fait de 
bronze ou de peaux de boeufs super- 
posées et couvertes de plaques de 
métal, _ parfois même de branches 
d'osier entrelacées sur lesquelles 
étaient étendus le cuir cru et le 
métal. Sa circonférence était assez 
grande pour descendre du cou au 
mollet. — Parma (iràp|j.ii), par- 
me, bouclier généralement de forme 
circulaire, employé par l'infanterie 
légère et la cavalerie. — Scutum, 
grand bouclier oblong. Il avait en- 
viron i,20 m. de long sur 0,80 de 
large. — Pelta, pelte, bouclier pe- 
tit et léger, fait de bois ou d'un 
treillage d'osier couvert de cuir. Le 
sommet était ordinairement échan- 
cré : Iph. i. 3. 

Cn. abréviation du prénom ro- 
main Gnaetis. A l'époque des dé- 
cèmvirs, les sons C et G étaient 
représentés par un même signe 
graphique. Cf. C. 

GniduSj i, i.^Cnide, ville mari- 
time de l'Asie Mineure. Ce fut près 
de là que Conon détruisit en 394 
la flotte lacédémonienne : Con. 4. 

4- 

Go, com, cou, etc. Dans les 

mots composés de CUM, on écrit 
COM devant/, b, ;«. Devant /, r, le 
M de COM s'assimile généralement ; 
il se perd devant les voyelles et de- 
vant h, gn. Exceptions : comitari, 
etc. Dans quelques mots, O se con- 
tracte avec la voyelle suivante : co- 
gère, cogitare. Partgut ailleurs, on 
écrit CON. 

Coarguo, ui, ûtuxn, 3 tr. 
(cum, arguo), proitver, démontrer 
d'une manière irréfutable : . . . aliqd, 
Ep. 6. 4. — convaincre'.,., aliqm. 

Coeo, ii, ïtum, ire, 4 n. et 
tr. (cum, ire) —'A. pr. aller en- 
semble, se réunir. — B. FIG. — I. se 
réîinîr, s'tinir, j'û://?Vr;adulescenttili 
coierunt, Pel. 2. 3. — II. con- 
tracter, conclure:... societatem cum 



aliqUo, Con. 2. 2. L'ace, sans 
prép. n'est classique que dans cette 
seule expression. — Cf. co. 

Coepi, oucoeptus sum,coe- 
pisse, verbe défect. (gr. 135), 
covimencer, ordinairement suivi de 
l'inf. actif (gr. 481): Them. (). Z'i 
D. 7. 2 ; Ch. 4. 2; Cat. i. i. Quand 
l'inf. est passif, on ne trouve que la 
forme coeptussum dans Cic, Ces. et 
Nép. On rencontre coepi dans Sali. 
C. 51, et dans Liv. 24. 19; cette - 
forme semble être exclusivement 
employée par Tac. — Coeptus sum 
se trouve : Tim. 3. i ; Ep. 7. i ; 10. 
3 ; H. II. 5. —Cf. C. B. G'. I. 47. 
l; 2. 6. 2; Liv. 25. 19. 3. 

Goerceo, oui, cïtxinj, 2 tr. 
(cum, arceo, gr. 194), resserrer dans 
les bornes, litniter, contenir, répri- 
mer: Timol. 5. 2. 

Cogitatio, ônis, f. (cogito, gr. 
x^d), pensée, opinion, plan: omnî 
cogitatione ferri ad. Aie. 9. 4, pen- 
ser uniquement à. — Cf. co. 

Gogïto, tr. (cum, agito), agiter 
dans son esprit, d'où — I. penser, 
songea', exaviiner, peser, réfléchir: 
Dat. 7. I ; 8. 4 ; imaginer : Dat. 6. 
8; être disposé: ... amice, H. 2. 6. 

— II. avoir le dessin, se proposer, 
songer à, avec l'ace. : D. 3. 3 ; Ag. 
6. 3 ; avec ut et le subj. (gr. 414) : 
cogitans ut, D. 9. 2, dansl'intention 
de, voulant ; avec l'inf. (gr. 481) : 
... corripere, Eum. 2. 3. Cette der- 
nière construction est fréquente 
dans Cic. — Cf. C. B. G. 3. 24. 3. 

— D'où le PART. n. employé comme 
subst., cogitatum, i — \. pen- 
sée, idée, plan : Dat. 6. 8. — II. 
intention: Paus. 3. i. 

Gognatio, ônis, f. (cum, gnas-. 
cor), parenté, se dit de ceux qui 
sont unis par le sang : Pr. 7. r— 
Af fini tas se dit de la parenté 
par alliance. — Cf. co. 

Gognôinen,mïnis, n. (cum, 
gnomen), surnom : Ham. i. i. — ■ 
Voir la différence entre p r a e no - 



•;:.-^/v:r^*^ 



38: 



VOCABULAIRE; 



merij npmen, cognpmen, 
a g n orne n , gr. 597. — Gf. do. 

Gognosco, nôvi, nïtum, 
3 tr. (cum, gnosco, cf. co) — I, 
chercliei' à, commencer à connaître — 
a) apprendre, découvrir^ connaître: 
... aliqm, A. 18. 2 ; avec la prop. 
inf., A. 14.3; avec l'interr. ind., 
Eum. II. 2. ^ b) d'où aux temps 
PASSÉS, avoir appris à connaître, 
avoir éprouvé, cottnaître, savoir:... 
aliqm, A. 10. 3 ;... aliquid, Timol. 
3. 5 ; avec la prop. inf.rPaus. 4. i ; 
A. 12. 5 ; avec l'interr. ind. : Them. 

' 2. 4 ; Ar. I. 2 ; Eum. 3. 4. — c) 
d'où le PART, cognitus, con7iîi, 
éprouvé : ... fides, industria, Eum. 
1.5; qualem (eum) cognitum judi- 
carunt, M. i. i, c.-à-d. tel qu'ils le 
jugèrent plus tard lorsqu'ils l'eurent 
connu, qu'ils eurent éprouvé son 
mérite ; aliqd cognitum habere, A. 
18. I, connaître. — d) d'où opposé 
à audire, connaître par soi-même: 
non auditum sed cognitum, A. 13. 
7. — II. connaître comme, recon- 
naître com7ne, avec le double ace. 
où le double nom. :... aliquem pro- 
pinquum alicujus, Paus. 2. 3 ;... 
memorem gratumque, A. 9. 5 ;... 
facta paria, Eum. 8. 3;... rem pu- 
îblicam aliter se habentem, Ham. 
2. X. — m. apprendre, être infor- 
mé :... aliquid, Ag. 2. 3 ; H. 7. 4 ; 
avec la prop. inf. : Dat. 4. 4. — lY. 

J>rendre connaissance de, lire :. . . li- 
brum, L. 4. 3;... scripta, Con. 4. 
I ;... epistolam, Dat. 5. 5. — V. 
terme de droit, instrtiii'e une 2X- 
{a.he,connaître de, jtcger:. . .causam, 
M. 7. 6. 

Gogo, coêgi, coactum, 3 tr. 
{cum, ago, cf. co) — I, pr. pous- 
ser vers un lieu, rassembler. — II. 
FI G. forcer, contraindre : absol., 
Eum. 8. I;.,. aliqm, Them. 8. 6; 
avec un iNF. comme second rég. 
(gr. 483): Ep. 8. 3; Eum. 8. i; Timol. 
2. 4; ... dimicare, Aie. 8.2;... ju- 
Tare, D. 8. 5 ; coactus est refi- 



cèfe, Tim. 4. -i; avecUT(gr. 414): 
Aie. 4. 5 ; avec ÀD et le gérondif 
(gr- 3i7),î Them. 4. 4 ; avec un 
PRON. neutre à l'ace. : A. 13. 2; 
22.2.-— L'inf. est la construct. ordi- 
naire; cependant on rencontre ut 
dansCic, Ces., Sali., Liv. 

Gohortatio, ônis, f- (cum; 
hortari, gr. 156), exhortation, dis- 
cours pour encourager : militum 
cohortationem facere, H. li. l, 
haranguer les soldats. 

Gollabëfio, factus sumi 
fllëri, passif de coUabefacio inu- 
sité — I. PR. être ébranlé. — II. 
FIG. perdre sa considération, être 
ruiné dans t opinion : Ar. 1.2. 

GollaudOj I tr. (cum, laudo), 
louer beaticoîip : Va.\xs. 2. 5 ; Ag.'l. 
i ; A. 4. 2; 

Gollëga, ae, m. (cum, lego, 
cf. co), qui a été choisi en même 
temps, collègue : Them. 7. 3 ; Aie. 
5. 6; Ep. 7. 4 ; 8. l ; 8. 2 ; Cat. 
i. i. 

GoUigo, I. tr. (cum, ligo), lier 
ensemble, enchaîner. — D'où FiG. 
presser de manière à empêcher tout, 
mouvement : D. 9. 4. 

Gollïgo, lêgi, lectum, 3 tr. 
(cum, lego, gr. 194), réunir, ras- 
sembler :... manum, Aie. 7. 4;... 
serpentes, H. 6. 4;... reliquos, 10. 4. 

Collis, is, f.j colline, mo7it : A. 
13. 2. 

Gfillôco, I tr. (cum, locare) — 

I. mettre, placer, poser, avec in et 
l'abl. (gr. 351):... praesidia in li- 
tore, H. II. 4 ; //«z^er pour y habi- 
ter:... aliqm in agris, M. 2. i. — 

II. placer, marier \me fille : Ar. 3. 
3 ; Ep. 3. 5. ;... alicui filiam, A. 
19. 4. 

Collôquium, i, n. (coUoquor, 
gr. 161), entretien, enti'evue :... pe- 
tere, Dat. 10. 3 ; in coll. venire de 
re, II. I ;... convenire, H. 6. 2. 

Gollôquor,cû.tus suïn,3. n. 
(cum, loquor, cf. co), s'entretenir, 
s'aboucher, conférer. Ce verbe s'em- 



^vP 

?^^- 

■S'-^-^ 



/VOeÂBULAmE. 



3^ 



£; ,• 



'y'''- 



S;V-.* 



ploie ordinairement sans régime,: 
tempus colloquendi, Dat.rii. i; bu 
avec CUM suivi du nom de la per- 
sonne et DE suivi dû nom de la 
chose : ... cum aliquo, Paus. 2. 4 ; 
Con. 3. 2; ... cum aliquo per inter- 
nuntios, Aie. 5. 3; ... cum aliquo 
de re, D. 2. 4; A. 8. 4. — Un ace. 
autre qu'un pron. neutre est fort 
rare avec ce verbe: res, quas tecum 
"côUoqui volo, Them. 9. 4. 

Colo,colui,cultum,3.tr. — I. 
PR. soigner, cultiver: ... agros, 
Paus. 3. 6. — II. Y\G. honorer, révé- 
rer : ... sacrarium, Them. 8. 4; ... 
sacellùm, Tim. 4. 4; ... aliqm, A. 
II. 4; ... aliqm litteris, 20. 4. 

Golônae, arum, f., Colones, 
■. ville de la Troade : Paus. 3. 3. 

Colonia, ae, f. (colonus), colo- 
nie: Cim. 2. 2. 

Gôlônus, i, m. (colo), colon: ... 
-mittere, M. l. l;...arcessere,Timol. 

3- I- 

, Gomes, mïtis, m. et f. (cum, 
ep)j^ compagnon ou compagne de 
. voyage : Ag. 6. 3 ; invidia gloriae 
comes, Ch. 3. 3. 

- . Gpmis, e, obligeant, aimable, 
doux : D. I. 2. 

Gomïtas, âtis, f. (comis., gr. 

l66), obligeance, affabilité: A. 15. l. 

Gomitium, ii, n. (cum,eo, gr. 

i6l),partie du forum entourée d'une 

V enceinte et recouverte d'un toit de- 

". puis la seconde guerre punique. On y 

tenait les comices centuriates et l'on 

- y jugeait les procès. Népos applique 
\ ce mot àla ville de Sparte et désigne 

^par là V JSphoreio7i,6\x\icudie réunion 
des Ephores : Ag. 4. 2. — plur. 

. comitia, oruxn, comices, assem- 
blées où le peuple romain traitait 

' des aflfaires de l'État, jugeait- les 

- causes portées à son tribunal, et 
élisait ses magistrats. Delà: ad co- 
mitia eorum ventitabat, A. 4. 4, 
il assistait à leurs élections. — Cf. 
contio. 



CORNELII. 



Gonaïtor, i (comès), accompa-j 
pagner : Êum^ I S- 4-; A. 22. •4,'" 

Gommeâtus, us,m.(çomirieo, 
gr. 156), approvisionnement, 'vi- 
vres : \a\)ÇXA privare omni coin-: 
meatu, M. jr. 2; ... commeatibus,. 
Ph. 2. 4. ' . 

Gom-meinôro, i. \x.,rappehr 
à la mémoire, faire 7ne7ition de : .;. . 
de aliquo, D. 6. 2; ... plura de re, 
A. 17. I ; ... alicui multa de re, 
H. 2. '3; avec la prop. inf. : Pr; l; 
avec l'interr. ind.: A. 21. 5. 

Gommendatio, ônis, f. (com- 
mendo,gr. 1 56) — I. vvi.recommanda- 
tion. — II. FIG. titre de recom- 
mandation, à' oh charme : ... oris. 
Aie. I. 2. 

Gommendo, l. tr. (cum, man- 
do,gr. 194) — I. PR. confier, recom- 
mander. — II. FlG. rehausset, rele- 
ver, recomtnander : D. i. 2. 

Gom-meo, i. n., passer d'un 
endroit à P autre, aller et venir: 
Eum. 8. 5. 
Goraminiscor,raentussum, 
3., imaginer, inventer. 

GotnmïnuSjadv. (cum, manus, 
gr. 194), terme mil. de près, par 
opposition à e min us, de loin: ... 
pugnare, Ch. 4. 3. 

Gom-misëror, i, plaittdre, 
déplorer, avec l'ace, (gr. 293. 4) : 
Ag. 5- 2. 

Gom-mittOjimsi, missurà, 
3 . tr, — A. PU. — \. joindre, unir. — 1 1. 
/^/«(^ri? dans des vues hostiles, d'où en 
pari. du combat, livrer, engager: ... 
proelium, M. 5, 3 ; 5. 4; 6. 3; Eum. 
3. 6; H. II. 3. — B.FIG. — I. remettre, 
confier: ... alicui imperium, L. i. 
5; ... regnum, Eum. 2. 2 ; et en 
mauvaise part, exposer, livrer: ... 
se fluctibus, A. 6. i. — II. commet- 
tre une mauvaise action: Ar. l. -3. 

Gommôde, adv. (commodus, 
gr. 184), convenablement, avec ai- 
sance:^!. I ; Them. 10. l. 

Gommodïtas, âtis, f. (com- 

PARTIE DU MAITRE. II 



49 



VOCABULAIRE. 



'^;-ym 



modus, gr. l66), avantage,- utilité : 
À. 9. 2. 

Goramôdum, i, n. (commo- 
duSj gr. 219. 6), profit, utilité, in- 
térêt: ... populi, Ph. 4. I. 

Com-môveo, môvi, mô- 
tuin,2. tr. — I. PR. mouvoir, dépla- 
cer : ... se Ag. 6, 3, bouger. — II. 
FI G. émouvoir, toucher, ébranler, 
d'ordin. au pass. : commotus nuntio, 
Paus 3. 5; Dat. 7. i; ... rébus, 
Aie. 10. 2; Timol. I. 6; ... nova 
re, Dat. 6. 6. 

Gom-rhûnio, 4. \x.,entoîcrer 
de remparts, fortifier:... loca, M. 2. 
I; ... castella, Aie. 7. 4. 

Gommûnis, e — I. pr. qui ap- 
partient à plusieurs, à tous, com- 
mun,général, (gr. 261. 3):. ..jus gen- 
tium, Them. 7. 4; ... classis, Ar. 
2. 2; ... aerarium, 3. i; ... utilitas, 
Aie. 7. 4; ... odium, Dat. 10. 3;... 
aliquid civitatibus, Ch. 3. 3;.. 
aliquid cum aliquo, Pel. 4. i ; ... 
aliquid. alicui cum aliquo, Thr. i. 
4; Ep. 3. 4. — II. FIG. qui a des 
rapports avec tout le monde, acces- 
sible, bienveillant, affable ; . . . infimis, 
A. 3. I. 

Goramunïtas, âtis , f. (com- 
munis, gr. 166), affabilité, bienveil- 
lattce : M. 8. 4. = — Nép. seul em- 
ploie le mot dans ce sens ; commu- 
nis, affable, se rencontre dans Cic. 
Gommunïter, adv. (commu- 
nis, gr. 184), ensemble, en commun: 
' ... cum aliquo, Pel. 2. 2. 

Goramutatio, ônis, f. (coni- 
-muto, gr. 156), changement: Aie. 

5. 5- 

GoBa-muto, l. tr., changer: 
D. 4. 5 ; A. 13. 2. 

Gom-pâreo, ui, 2. n. , apparaî- 
tre, se montrer: Cat. 3. 4. 

Compâro, i. tr. (compar, gr. 
179)5 confronter, cotjiparer : Timol. 
3.6; ... cum, Them. 5. 3; Iph. 
I. I. — Dans ce sens, comparare 
admet indifféremment cum ou le 
dat. 



Gora-pâro, i, Xx., préparer: 
Aie. 10. 6; ... aliqm ad resisten- 
dum, Dat. 4. 4 ; réunir, se proctt- 
rer: utres ad rem conficiendam, 
Eum. 8. 7. — TERME MIL. —I. équi- 
per, armer, lever :...c\zs,%&xsx, M.4. l ; 
Con. 4. 2; Ag. 2. I ; ... exercitus, 
Ar. 3. l; Ag. 2. l; H. 3. 2; ... 
copias, Ag. 2. 31 ... manum, D. 4. 
3 ; Dat. 5, 6 ; former, se faire: ... 
factionem,D.6.3. — TL.sepréparerà, 
s'artner potir : ... bellum, D. 5, i ; 
Ag. 2. 4; Eum. 7. i; ... iter. Aie. 10. 
3; et sans rég.: tempus ad compa- 
randuui, Thr. 2. 2. 

Com-pello, pûli, pulsum, 

3. ir,, pousser, repousser: ... hostes 
mtra moenia, Ag. 5. 3 ; pousse/; 
amener, réduire : ... hostes eo ut, 
Ham. 2. 4. 

Gompello, i. tr. — I. adres- 
ser la parole à qqn, F interpeller, 
d'où rappeler : ... aliqm ' fratrici- 
dam, Timol. i. 5. Cf. Liv. 22. 12. 
— II. TERME DE DROIT, accuser : 
... crimine (gr. 291), Aie. 4. i. 

Gorapërio, përi, pertum, 

4. tr. — I. apprendre, tenir de 
bonne source (gr. 325) : ... aliquid, 
Eum. 8. 4; H. 2. 2; ... aliquid ab 
aliquo, Dat. 3. 4; ... ex litteris, 
Paus.4. 5 J avec la prop. inf. : ... 
per speculatores (gr. 371), Aie. 8. 
6. — II. être instruit : ... de sce- 
lere, Paus. 5. 3, 

Gomplector, plexus sum, 
3. V. dép. tr. ':— I. PR. entourer, 
embrasser, enlacer: Ep. 2. 5; 
... inter se, Eum. 4. 2, s'é- 
treindre, s'enlacer l'un l'autre. Dans 
Ep. 2. 5, sous-entendez : adversa- 
rium. — II. FIG. embrasser, saisir, 
réunir en sa possession : ... omnium 
parles, Eum. 2. 3. 

Gom-pleo, plêvi, plëtum, 
2. tr. — I. PR. remplir : ... aliquid 
aliqua re, H. 9. 3. — Terme mil. 
compléter l'effectif, remplir les ca- 
dres d'une armée : M. 5. i. — II. 
FIG. en parlant du temps, achever, 



VOCABULAIRE. 



41 



accotnpliri: ... annbs, A. 21. 1. — 

. Coiaplere et implere, se trouvent 

parfois avec legén. même chez'Cic. 

— Cf. C. Verr. 5. 57; Fam. 9. 
18. 4. 

GomplûreSj a, rarem.ia,gén. 
ixixxi, ptusietcrs, beaucoup: ... na- 
vès, Cori. 4. 4; Tim. 3. 4; ... nobi- 
les, Evyn. 7. r ; Cat. 2. 3 ; ... anni, 
Timol. 2. 4. 

Çom-pônOjpbsuijposïtum, 
3. tr.^ A. FK.ffieiire ense77ible, coor- 
donner, d'où composer : ... librum. 

— B. FIG. — I. former un dessein 
avec Q^:^.., convenir ensemble, se, 
concerter: àe là composito, Dat. 
6. 6, d'après un plan concerté. Cf. 
Virg. Ae. 2. 129. — Il semble que 
l'expression ne se rencontre nulle 
part ailleurs dans la prose classique. 
Sali., Liv. Tac. disent ex compo- 
sito, qu'on peut rapprocher de : ex 
pacto, M. 2.4; exfoedere, H. 7. 5, 
etc. — II. arranger, mettre en 07- 
dre, termùtervcas dispute : ... bel- 
lurn, Aie. 8. 3; Ham. i. 5; H. 6. 

2;7.i- 

ÇoxQposito, cf. compono. 

dom-prehendojndijnsum, 

3; \x., prendre, saisir ensemble; 
PARTIC, saisir en ennemi, s'etiipa- 
rer de, arrêter : ... aliqm, Paus. 4. 
3;5.-I;Pel. 5. I;H. 7.7; 12. 3. 

Com-prôbo, i. tr., approuver 
entièrement, conjfirmer .• H. 3. i. 

Gonâtum, i, n. (conor),ordin. 
au plur., entreprise, tentative har- 
die: ... perficere, D. 8. 5. 
- Conâtus, us, m. (conor, gr. 
156), entreprise, essai, tentative : 

Dat. 4. S- 
Gbn-càlefâcio,féci,factum, 

3." tr. ,échatiffer etttièrement— pass. 
concaléflo , factus suin , 
s' échauffer, entrer en transpiration: 
' concalfieri pour concalefieri, Eum. 
5, 4. — Ce mot est rarement em- 
ployé; cependant on le retrouve 
dans Cic. — Au temps de Quint, 
on disait ordinairement càlfacere 



et non calefacereXf. Quint. 1.6. 21. 
Con-cëdo, cessi, cessum, 
3. n. et tr. — A. N. — I. pr. s'en 
aller, partir : ... Argos, Them. 8.1. 
— II. FlG....alicui ou sans régime, 
se retirer devant qqn, céder : Çim. : 
3. 3, d'après la conjecture de 
Halm. Dans ce sens, concedo s'em- 
ploie toujours âbsolum. ou avec |Ie 
dàt. de la persohnne. — B. TR.a^r^jr- 
der, céder, concéder : ... alicui prin- 
cipatum, D. 6. 3 ; Tim. 2. 2; ... 
aliquem alicui, A. 7. 3, faire 
grâce à quelqu'un en considéra- 
tion d'un autre ',pertnettre : Them.' 

10, 5- 

Gon-cxdo, cïdi, 3. n. (cum, 
cado, gr. 194) — I. PR. tomber à la 
fois, sîiccomber, s'écrouler. PAR- 
TIC, tomber mort ou blessé dans 
le combat: Dàt. 9. 5; Ep. 9. i ; 
Pel. 5. 4 ; Ag. 5. 2. — ' II. FIG. 
déchoir de sa force, de sa considé- 
ration, toniber : Pel. 2. 4 ; sticcom- 
ber : ... crimine, Ph. 2.4, sous une 
accusation. 

Gon-cïdo, cïdi , cïsum , 
3. -tr. (cum, caedo, gr. ig^.), tzeer, 
tailler en pièces : D. 10. I; Dat. 6. 
6; 8. 3; H. 3. 4. 

Gonciliâtor, ôris, m. (conci- 
lio, gr. i^^),jnédiateur, auteur : ... 
nuptiarum, A. 12. 2. — Ce mot se 
retrouve dans Varron et dans quel- 
ques prosateurs postérieurs à Liv. 

Goncilio, i. tr. — I. pr. as^ 
sembler, unir. — II. FIG. tenir ^ax 
les sentiments, rapprocher, rendre 
ami, gagner, concilier: ...aliqm, 
H. 10. 2; ... aliqm sibi, Them. 10. 
I ; avec le double ace. : ... aliqm 
sibi amiciorem, Ag. 2. 5, s'attacher 
qqn. davantage. — III. arranger, 
procurer, préparer, ménager : ... 
pacem, Cim. 3. 3; Ham. i. 5 ; ... 
servitutem, Ep. 5. 3; ... nuptias, 
A. 5. 3; ... aliquid alicui, Timol. 
3. 2 ; A. 19. I ; 19- 3- 

Goncilium, ii, n., assemblée 
délibérante, comeil: ... populi, Ti- 



42 



VOCABULAIRE. 



mol. 4. 2. — Concilium désigne 
toute réunion du peuple, et dans un 
sens restreint les réunions qui ne 
-sont ni contiones, ni comitia.Cf. ces 
mots. 

Goncinnus, a, um, — I. 
'i)lei7ide goûtjélégant. — II. ingé- 
nieux,jîcste, heureux :^'p. 5. i. 

Con-cïto, I. tr. — I. PR. ùn- 
primer un mouve7ne7it violetit, pous- 
ser : ... equum in aliquem, Pel. 5. 
4. — II. FIG. pousser à qque chose, 
exciter: ... ad maturàndum, D. 8. 
5 ; ameuter : ... multitudinem,.Ar. 
I. 3. — III. exciter, susciter, faire 
naîii'e : ... bellum, Ham. 4.3; ... 
alicui risum, H. il. 5. 

Conclave, is, m. (cum,clavis), 
chambre, salle fermant à clef : 
D. 9. I. 

Gonclûdo, clûsi, clùsum, 
3. tr. (cura, claudo, gr. 194) — I. 
PR. enfermer, fermer . — II. FiG. 
renfertiier, compretidre : Ep. 4. 6. 
ConclusiOj ônis, f. (concludo, 
gr. 156), blocîis, siège : Eum. 5. 7. 

Con-cupïsco, pîvi ou pii, 
pïtum, 3 tr. (cupio, gr. ï?)i),dési- 
.. rer ardemment, aspirer à, ambi- 
tionner: ... aliquidjPaus. I. 3 ; Aie. 
7. 3 ; Thr. 4. 2 ; Con. 5. I ; avec 
l'inf.: L. 2. 2. 

Gon-curro, curri, cursum, 
- 3. n. — I. coîirir, accozii'iretisemble, en 
foule, se rassembler : D. 10. l ; Dat. 
9. 5 ; Pel. 3. 3 ; Ph. 2. 5 ; Timol. 5. 
2 ; d'où, rétaiir les e^orts ;. . . ad, Eum. 
3. I ; ... in, H. 10,-5. Les classiques 
emploient toujours ce verbe abso- 
lument ; depuis Virgile, on trouve 
tantôt eum, tantôt le datif. — II. 
s^ entrechoqiier en ennemis, combat- 
tre: . . . eum aliquo, Eum. 4. i . — Liv. 
emploie eum ou le dat ; C. B. C. 2. 
25, dit : concurrunt équités inter se. 
Goncursus, us, m. (concurro, 
gr. 156) — I. action de courir ensem- 
ble, concours, affltience, attroupe- 
ment: Ch. 4.2; ... magnus, Dat. 3. 
3. — II. PARTic. rencontre, attaque: 



Iph, I. 4; H. II. 4;....'acerrinius, 
Eum. 4- !• 

Goncûlio, cussi, cussurq, 
3. tr. (eum, (\\\aX\o), ébranler ;. . .opes, 
Ep. 6. 4. 

Condicio, ônis, f. (condicere, 
convenir de) — I. co7idition, 
clause : de condicionibus tractare, 
Eum. 5. 7 ; fecit pacem his condi- 
cionibus, Thr. 3* I. — II. condi- 
iio7i, proposition: ...aequa,A. 2. 4; 
... aspernari, Cim. i, 4;... accipere, 

Dat. 8. 6. — III. SPÉCIALEM., ' 

parti, mariage: A. 12. i. 

Condiscipulàtus, us, m. 
(condiscipulus), /^a^ de condisciple, 
a77iitiê qui unit les condisciples : A. 
5. 3. ^ Ce mot ne se retrouve plus 
que dans Justin. 12. 6. 17. 

Gon-discipiilus, i, m., co7t-~ 
disciple: Ep. 2. 2 ; A. i. 3. 

Gondïtor, ôris, m. {condo,gr.:, 
155), fondateur: ... urbis, Timol. 

3-3- 

Gondo, dïdi, dïtum, 3, tr. 
(eum, dare), bâtir, co7tstruire, fon- 
der : Timol. 3. 2. 

Gon-dûco, xi, ctum, 3.tr. — 
\. rasse77ibler. — II. louer, prend7-e 
à bail, à solde : ... mercede, Pr. 4. 

Gonducticius, a, um (con- 
duco), pris à solde, merce7iaire : ... 
exercitus, Iph. 2. 4; ... caterva,Ch. 
I. 2, 

Gon-fëroj contûli, collâ- 
tum, conferre,3.tr. — 1. apporter 
e7isei}ible, a7iiasser, rézc7ii7-: ... talen- 
ta, Ar. 3. I ; ... ligna. Aie. 10. 4 ; 
concentrer: ... bellum, Ag. 5. i; 
apporter en masse : ... alicui mune- 
ra, Ag. 7. 3 ; four7iir son contin- 
gent, fc«^r?^/(îr .• Ep. 3. 6 ; ... pe- 
cunias, A. 8. 3 ; ... pecuniam eum 
aliquOjS. 5 ; au FiG. : ... ad perniciem 
civitatis,Ep.7. 5. — II. transporter, 
apporter:... aliquid in naves, Them. 
2. 7; ... domum,Ag. 7. 3; 7-etirer, ré- 
fitgier: ...se aliquo, Paus. 3. 3 ; 
Aie. 7. 4 ; Tim. 3. 5 ; H. 9. i ; A. 2. 
2 • 3. 3 ;... se ad aliquem, Aie. 5. 2; 



VOCABULAIRE. 



43 



— III. TERME MIL., -apporter en- 
semble d'une manière hostile : arma 
cum aliquo conferre, Eum. 3. 6, 11. 
5, en_venir aux mains. ^lY. rap- 
procher pour comparer, cotnparer : 
" .. facta, H. 13.4. Dans ce der- 
nier senSjConferre admet indifférem- 
ment cum ou le dat. 

Corifestim, - adv., aussitôt: 
Paus. 5. 4 ; Cim. 3.. 2 ; Dat. 6. 4. 

Confïcio, fëci, fectum, 3. 
. tr. (cum, facio, gr. 194), effecttier, 
" achever, terminer, exéctiter, accom- 
plir : ... aliquid,Con. 3. 3; Pel 3. 
3; Eum. 8. 7; Timol. 3. i; ...cae- 
dem, D. 10. l; ... iter, Ag. 4. 4.; 
Eum. 8. 6 ; 9. i ; ... divinam rem, 
H. 2. 4; ... orationes, Cat. 3. 3; 
... librum, A. iS. 6 ; legitimis qui- 
busdam confectis, Ph. 4. 2, après 
qques formalités légales. — II. 
achever, rédtdre, détruire, faire 
,m.ourir: ... Athenienses,L. i. i; ... 
aliqm incendio. Aie. 10. 4. 

Gon-fïdo, fïsus, sum, 3.n., 
se fier entih'ement à, compter sur: 
avec la prop. inf.: M. i. i. Ce 
verbe se construit indifféremment 
avec le datif ou l'abl. ; le pron. pers. 
régime se met au dat. (gr. 301. 3). 

Gon-fïgOj fixi, flxum, 3.n., 
percer: Dat. 9. 5. 

Confïnis, e (cum, finis), voi- 
sin, lii}iitrophe, contigu : Dat. 4. i. 

Con-flrmo, i. tr. (cum, fîrmo) 
— . I. affermir, consolider: ... re- 
gnum, M. 3. 5. PARTic. affermir 
le courage, rassurer, fortifier, encou- 
rager: . . . exercitum, Ag. 2. ^ ; af- 
fermir, fortifer qqn. dans ses senti- 
ments : . . . bene animatos, Cim. 2. 
7 ; ... aliquos conjuratione, D. 8. 3. 

— II. confirmer par des paroles, 
appuyer de preuves, démontrer: ... 
aliquid, Dat. il. i; avec la prop. 
inf. : L. I. 5 ; d'où ratifier: ... 
décréta, Ph. 3. 2. 

Conflteor, fessus sum, 2. 
tr. (cum, fateor, gr. 194), avouer, 
confesser: . . . omnia, Ep. 8. 2. 



Conflicto, I. tr. (confîigo, gr. 
180), heurter violemment, d' ph an 
PASS., lutter avec: ... fortuna ad- 
versa, Pel. 5. i ; ... non simpUci, 
Timol. I. 2, cf. simplex ; être -tottr- 
menlé, maltraité par, souffrir de : 
. . . morbo, D. 2. 4.- — Avec ce verbe, 
on emploie d'ordinaire l'abl. sans 
prép. ; on trouve cum dans Ter. et 
dans les manuscrits de Nép.,Pél. 

S- I- 

Con-fljgo, jflixi, llictum, 

3. XI., combattre, livrer bataille : sans 
rég., M. 5. 4; Dat. 8. 3; Pel. 5. 3; 
... cum aliquo, Them. 3. 2 ; H. 3. 
3 ; 4. I ; 6. 3 ; ... classe, Aie. 8. 2 ; 
8. 3 ; ... eum aliquo acie instrueta, 
Eum. 8. I. — Les auteurs classi- 
ques construisent ce verbe avec cum 
ou une autre préposition ; on trouve 
le dat. dans Lucrèce. 

Con-flo, I \.x., souffler ensemble, 
d'où allumer, exciter: ... bellum, 
Ch. 2. 3 ; Eum. 3. I. 

Con-fluo, xi, xum, 3. n. — 

I. PR. couler ensemble. — II. FIG. 
accourir ensemble, enfouie, se rete- 
nir : ... ad triremem, Aie. 6. i. 

Con-fôdio, fôdi, fossum, 
3 ir., percer, traverser . Pel. 5. 4. 

Gon-fùgio, fûgi, 3. n., cher- 
cher un refuge, se réfugier: ... ad 
aliqm, Them. 8. 3; 9. 4; ...eo, Paus. 

4. 4;... inaedem, 5. 2 ; ... Phylen, 
Thr. 2. I ; ... in castellum, Eum. 

5-3. 

Gon-gëro, gessi, gestuxn, 
3. tr., aiiiasser, amoticeler, réunir: 
Them. 6. 5. 

Gongrëdior, gressus sum, 
,3. n. (cum, gradior, gr. 194), aller 
trouver, aborder. — I. SANS inten- 
tion hostile, j'«^tf«c^^r; Dat. 1 1.3. — 

II. AVEC une intention hostile, 
marcher contre, hitter, combattre ; 
ABSOLUM., Dat. 8. I ; Ag. 3. 6 ; 
H. 6. 2; ... cum aliquo, Eum. 11. 
5 ; H. 1.2. — Ce verbe s'emploie 
absolument ou bien avec eum, con- 

I tra, adversus;le datif est poétique^ 



44 



VOCABULAIRE. 



Congrue, ui, 3. n., s'accorder, 
cadrer avec, ressembler à: ... sen- 
tentiae, L. 3. 5. — Dans ce sens, 
on emploie cum, le dat. ou inter se. 

Conjectus, us, m. (conjicio, 
gr. 156), action de jeter, et dans le 
sens concret, tas: ... telorum, Pel. 

5. 4, grêle de traits. 

Conjïcio, jëci,jectum, 3. tr. 

(cum,jacio,gr. 194)— A. fR.jeter, lan- 
cer ensemble, en masse, violemment : 
. . . vestimenta in ignem, Aie. 10. 5;. . . 
tela in insidiatores, Dat. 9.- 5; ... 
serpentes in vasa, H. 10. 4; ... vasa 
in naves, 10. 5. — B.fig. — \. jeter, 
mettre: ... aliqm in vincula, M. 7. 
6 ; Paus. 3. 5 ; Con. 5. 3 ; Pel. 5- 
2; ... in custodiam, Ph. 3. 4. — II. 
jeter, réfugier: ... se in sacrariuin, 
Them. 8. 4; ... se in templum, Ag. 4. 

6. — III. co77ibiner dans tesprit, 
conjecturer, jîiger : ... de re, Them. 

. I. 4; ... ex re, Tiiii. 4. 2; Eum. 2. 
2 ; avec la prop. inf. : Eum. 2. 2 ; 
avec l'interr. ind. : Tim. 4. 2. 

Gonjugium, i, n. (conjungo, 
gr. 161), mariage: Cim. i. 3. 

Gonjuncte, adv. (conjunctus, 
gr. 184), dans une étj'oite u7iio7i : ... 
vivere cum aliquo, A. 5. 4; 10. 3. 

Coxijunctio, ônis, f. (conjun- 
go, gr. 156), U7iio7i, liaiso7t, amitié, 
pare7ité : A. 19. 4. 

Conjunctus, a, um, adj. 
(conjungo), réuni sous le rapport 
— I. LOCAL, voisi7i, co7ttigu,li77Ùtro- 
phe: ... rei, Dat. 5. 6. — II. mo- 
ral, 7i7ii par les liens du sang : ... 
cognatione, Pr. 7 ; de l'amitié : ... 
alicui familiaritate, A. 12. i. 
Sans détermination, awz, i7iti77te :... 
Pompeius, A. 7. i. — Dans le sens 
exposé sous le n° 11, conjunctus se 
trouve chez Cic. avec cum, inter 
ou le dat.; dans le sens de voisin 
etc., il n'admet guère que le dat. 

Con j ungo, j unxi , j unctuna, 
3. tr., réu7iir, U7iir: conjungi cum 
aliquo, Paus. 2. 3. — Ce verbe 



peut se construire avec cum, mterj 
ou le dat. 

Conjuratio.ôpis, f. (conjuro, 
gr. 156) — I. action de jurer en- 
semble, ser77ie7tt prêté de part et 
d'autre: D. 8. 3. — . II. cotijura- 
tio7i, co77iplot : Aie. 3. 6. 

Conon, ônis, m. — I. CoN0N,cf. 
vie IX. — II. CoNON, petit-fils du 
premier et fils de Timothée : Tim. 
4. I. 

Conor, I. tr., essayer, é7it7'e- 
pre7id7'e, s'ejforcer, tâcher: prius 
cogitare quam conari, Dat. 7, i, 
réfléchir avant que d'agir ; . . . multa 
stulte, H. 8. 3, s'engager dans 
beaucoup de folles entreprises; avec 
l'inf. : Them. 6. 2 ; 7. 2 ; D. 4. 3 ; 
Ag. 6. 2 ; A. 21. 6. 

Conquiro, sïvi,sïtuin, 3. tr. 
(cum, quaero, gr. 194) — I. rassem- 
bler : Timol. 3. I ; ... socios, D. 8. 
3. — II. r^^>^(?;r^£r soigneusement, 
avec ardeur, de tous côtés :...pros- 
criptos, A. II. I. 

Conscendo, ndi,nsunQ, 3. tr. 
(cum, scandere, gr. 194), mo7iter 
sur (gr. 281): ... navem, Dat. 4. 3. 

Conscius, a, um (conscire), 
qui sait avec d'attirés, qui est da7is 
le secret: D. 8. 4. — D'où SUBST., 
co77iplice: ... facinoris, D. 9. l. 

Con-scribo, scripsi, scri- 
ptum, 3. tr., écrire ensemble, d'où 
— I. i7isc7-i7'e sur une liste, sur un rôle; 
e7irôler: ... exercitum; d'où ajouter 
sur les listes, choisir: patres con- 
scripti, H. 2. 2, pères conscrits, sé- 
nateurs. — Les quatre premiers 
rois n'admirent guère au sénat que 
des patriciens. Servius TuUius et 
les premiers consuls reçurent aussi 
des plébéiens distingués qui furent 
désignés par les noms de con- 
scripti, adj ecti. Le sénat entier 
se désigna alors par : patres et con- - 
scripti, ou simplement : patres con- 
scripti. — II. FIG. composer, écrire, 
7'édiger: ... librum, L. 4. 2; ... 
librum de re, D. 3. 2. 



VOCABULAIRE. 



45 



Con-sector, i .tr. , poursuivre:. . . 
aliqm, Them. 2. 3 ; 4. 4. 

Consensio, ôuis, f. (consen- 
tîo, gr. 156) — I. accord, confor- 
mité de sentiments: Aie. 3. 3. — 
II. I'abstrait pour le concret. 
conjurés: A. 8. 4. — Parmi les 
classiques, Nép. seul paraît avoir 
employé consensio dans ce der- 
nier sens. Cic. emploie conjuratio 
avec la même signification. Cf. 
C. Cat. I. 3. 

Consensus, us,m. (consentio, 
gr. 156), conformité de sentiments, 
accord, unanimité : D. 6. 3. 

Gon-sentio, sensi, sensum, 
4. tr., se construit indifféremment 
avec cum ou avec le datif. — I. 
être d'accord, s^ accorder avec qqn. au 
sujet de qque chose: ... in aliquo 
laudando. Aie. il. 2j ... cum ali- 
quo de re, Ph. 2. 2. — II. en 
mauvaise part, se réunir pour, 
conspirer: ... ad aliqm opprimen- 
dum, Dat. 5. 2. 

Con-sëquor, secûtus sum, 
3. tr. — I. venir après, suivre, ar- 
river: sans rég., Them. 7, 2; 
accompagner: ... aliquem, A. 19. 3; 
stdvre, succéder: sans rég., Cim. 
3. 2j ... res, D. 6. i ; ... dictum, 
6. 4. — II. FIG. arriver à, obte- 
nir, acquérir : ... aliquid, M. 2. 3 ; 
8. 3; Them. 6. 3; L. l. 2; Aie. 2. 
I; Dat. 5. 2; Ep. 5. 5; Ag. i. 4; 

2. 5; H. 10. 4; II. 4; A. 9. 25 19. 2; 
19. 3; 21. i; sans rég.. Aie. 9. 5; 
attraper, rattraper, atteindre: ... 
aliqm, H. 7. 7. 

Gon-sëro, serui, sertum, 

3. tr.-, réunir, joindre : ... manum, 
Dat. 8. 4, Ag. 3. 6, ... manum cum 
aliquo, H. 4. 2, en venir aux 
mains. 

Gon-servo, i. tr. — I. conser- 
ver, maintenir, garder, observer, 
laisser vitact, épargtter : Ep. 7» 5 > 
... inducias, Ag. 2. 4; ... religionem, 
fidem, 2. 5 j... aras, 4. 7 j... jusju- 
randum, H. 2. 5 j ... suas res, 10. 



I; ... leges,_A. 6. 2. — II. conser- 
ver, sauver la vie : ... aliqm, Them. 
5. 2; 8. 6 ; Dat. 2. i ; Eum. 10. 3 ; 
II. I. 

Con-sidëro, i. tr. — I. consi- 
dérer, regarder. — II. FIG. réflé- 
chir, exatniner, avec l'interr. ind. : 
H. 9. I. 

Con-sîdo, sëdi, sessum, 
3.n., s'asseoir: ... in ara, Paus. 4.4. 

Consilium, i, n. — ^A. — l.con- 
sultation, délibération, conseil : in- 
teriora consilia, H. 2. 2 ; aliqm 
alicui dare in consilium, Tim. 3. 2, 
donner comme conseiller, littéral, 
pour le conseil ; alicui in consilio 
adesse, D. l. 3, aider qqn de ses 
conseils. — II. dans le sens con- 
cret ceux qui délibèrent, assem- 
blée délibérante, conseil : amicorum 
consilium habere, Ep. 3. 5, réunir 
ses amis en conseil ; princeps con- 
silii, A. 8. 2, cf. convîctus. — III. 
PARTICUL. conseil de guerre, d'un 
roi : de aliquo ad consilium referrè, 
Eum. 12. I ; ex consilii sententia 
in eustodiam conjectus, Ph. 3. 4. 
— B. — I. faculté de réflexion, pru- 
dence, pénétration, ruse, ressource 
d'esprit : Me. 5. 6; consilii plenus, 
Aie. 1.2; Paus. 1.2; vir maximi 
consilii, Tim. 4. 5 ; consilio vince- 
re, Iph. I. 2; consilio aliqm capere, 
Dat. II. 5. — II. résolution, des- 
sein, décision, détermination, plan, 
mesure, disposition : ... privatum, 
publicum, Pel. i. 3 ; celeritas con- 
silii, Ag. 6. 2; ... capere, Eifm. 7. 
2; H. 9. 3; ... inire, L. 3. i; A. 22. 
3; ... probare, A. 21. 6; ... sequi, 
Dat. 6. 3 ; id arbitrium negavit sui 
esse consilii, Con. 4. i, il dit que 
ce n'était pas à lui de déterminer 
cela ; hoc consilio, Ham. i. 5, dans 
ce dessein ; consilia clandestin a, 
H. 2. 2, mesures secrètes, intri- 
gues. — Consilium capere avec 
l'inf.aulieu du gérondif se retrouve 
dans Cic. et dans Ces. B. G. 7- 26 j 
7. 71. Consilium inire avec l'inf. 



46 



VOCAËULAIRE. 



ne semble avoir été employé que 
par Nép. — III. terme uiJ..,plan, 
stratagème, ruse :'ïhQ.m. 4. 5; Dat. 
6. 8j Ag. 3. 5; Eum. 5. 3; 8. 4; 9. 
6; 10. ij H. II. 7 J •f^i''? disposi- 
tion :T\vx. I. 4. — lY. conseil, 
avis : ad cens, accedere, M. 3. 5 ; 
... probare, Them. 2. 8; D. 8. 3; 
... displicet, 3. i; alicujus consi- 
lio facere aliquid, Aie. 4. 7 ; ... 
moveri, D. i. 3; ... uti, Them. 10. 
2 î Ep. 5. 5 ; ... deterreri a re , D. 
3. 3 ; Apollinis consilium est ut, 
Them. 2. 7, (gr. 414. c). 

Gon-sisto, stïti, stïtum, 
3. n. et tr. — I. se placer, de là 
TERME MIL. Ji? mettre en rang: Iph. 

2. 2. — II. FiG. se trouver, être, 
consister : Dat. 8. 3. 

Consobrïnus, i, m. et con- 
sobrina, ae, f., cousin germain, 
cousine germaine du côté maternel: 
A. 2. I. 

Coii-sôlor,i.tr.,co?wo/gr; Eum. 
II. 2. 

Conspectus, us, m. (conspi- 
cîo, gr. 156), vue, regard, présence: 
in conspectum venire, Con. 3. 3 ; 
Dat. 10. 3 ; a conspectu recedere, 
Ch. 3. 4 ; ex conspectu decedere, 
Timol. I. 6. 

Conspïcio, spexi, spectuxn, 

3. tr. (eum, specio, vieilli, gr. 194) 
— I. regarder attentivement, avec 
étonnem^nt : Dat. 3. 3 — AU pass. 
attirer P attention, les regards : A. 
13. 5. — II. apercevoir, remai-qtier, 
voir ; ... aliquid, M. 8. 3 ; H. 11. 
6 ; . . . aliqm, Dat. 4. 5 ; Pel. 5. 4. 
Avec le double ace. (gr. 286): Dat. 

4. 5 ; H. II. 6. 
Gonspïcor, i. tr. (conspicio), 

apercevoir, voir, remarquer : ... 
ignés, Eum. 9. 5. 

Con-spïro, i. ix., être d accord. 

Constans,ntis, adj. (consto), 
ferme, constant : L. 2. 2. 

Constantia, ae, f. (constans, 
gr. 166) — X. fermeté, invaHabi- 
lité : ... vocis, A. 22. i. — II. ca- 



ractère ferme, assurance, constance^ 
intrépidité : Thr. i. l. 

Constituo, ui, ùtum, 3. tr. 
(con, statuo, gr. 194) — I. placer ^ 
dresser, ériger, établir, élever, bâtir^ 
fonder, instituer : ... urbem, Cim. 

2. 2 ; ... portum, Them. 6. l j ... 
sacellum, Timol. 4. 4; ... aedem, 
A. 20. 3; ... tectum, 13. 2; ... ali- 
cui domicilium , Them. 10. 2 ; ... 
statuam, Ch. l. 3; ... aerarium,A. 
8. 3î créef : ... auctoritatem sibi, 

Con. 5. 2. — II. TERME MIL., 

ranger, disposer, ordonner^ dresser: 
... vineasac testudines, M. 7. 2;... 
aciem, H. 11. i;...classem, Them. 

3. 4, Aie. 8. I, venir mouiller. — 
III. établir, organiser, régler : ... 
aliquid, M. 2. 2; 2. 4 ; Aie. lo. I ; 
... rem publicam, A. 12. 2; ... pa- 
cem, Tim. 2. 2; ... potestatem de- 
cemviralem, L. 3. i ; ... regnum 
alicui, Ch. 2. l. — IV. établir, dé- 
terminer, fixer: avec l'interr. ind., 
Af. 3. l.D'où résoudre, se détermi- 
ner, se décider à, suivi de l'inf. (gr. 
487) : Dat. 2. 3 ; 5. 5 ; Ep. 4. 6 ; 
Eum. 8. 7; Timol. 4. 3. Cette cons- 
truction est fréquente dans Cic. On 
trouve aussi ut et le subj. : C. Fin. 
5. I. — ABSOLUMENT, prendre 
tt,ne résolution au sujet de : ... de 
aliquo, Eum. 12. l. 

Con-sto, stïti, I. n. — 1. se 

maintenir,d'o\i,en parlant de faits, 
de nouvelles, être avéré, constant, 
(gr. 302) : constat interomnes, Aie. 
I, I. — II. consister en, se compo- 
ser de (gr. 372) : ... ex sepulcris, 
Them. 6. 5 ; dépendre de : ...aedi- 
ficio, silva, A. 13. 2; ... in posses- 
sionibus, A. 14. 3. Cic. emploie 
toujours ex ; César emploie l'abl. 
avec ou sans in quand le verbe si- 
gnifie consister en, dépendre de. 
Cf. C. B. G. 7. 21. 3 5 7. 84. 4. 

Gon-suesco,suëvi,suëtuni, 
3. n. ,5" accoutumer, de là aux temps 
passés, être habitué, avoir coutume, 
avec l'inf. (gr. 481) : L. 3. i j Aid. 



VOCABULAIRE. 



47 



4. 6 ; 10. 6; Thr. 4. 2 ; Con. 3. 4 ; 
Dat. 9. 3 ; Pel. 5. l ; Ag. 2. 5 ; H. 

12. 5. — Le part, consuetus avec 
l'inf. n'est pas classique. Consuesco 
avec le dat. se trouve dans Pline. 

ConsuetûdOj ïnis, f. (consue- 
tus, gr. 166) — 1. habitude, cou- 
tume, usage: A. 12. 3 ; ... regia, 
Dat. 5. 4; ... civium, Aie. 4. i ; 
praeter consuetudinem, H. 12. 4 ; 
de là habileté résultant de l'ha- 
bitude, habitude /in consuetudinem 
adducere, Iph. 2. 2, habituer. — De 
là encore — II. mœurs, conduite 
ordinaire, manière d'agir, habi- 
tude: ... vitae, A. 14. 2; ... castro- 
rum, Eum. 9. 4 j consuet. alicujus 
imitari, Aie. ii. 5 j exprimere ima- 
ginem consuetudinis alicujus, Ep.i. 
3 ; ad nostram consuetudinem, Ep. 
2. 3. — III. habitude d'être avec 
qqn., commerce, relations, intimité: 
A. I. 4. 

Consul, ùliSs m., consul. Les 
Romains désignaient ordinairement 
la date par les consulats : H. 8. i ; 

13. I ; A. 7. I ; 22. 3. Pour la sup- 
pression de la conjonction copul. ,cf. 
gr. 584.b. — Iterum, Cat. 2. 2,quin- 
quies consul, H. 5. 3, consul pour 
la seconde, la cinquième fois. Dans 
Cat. 1. 3, A. 6. 4, consul est mis pour 
proconsul. — Les consuls étaient 
des magistrats responsables de 
leurs actes. A Rome, ils étaient les 
chefs administratifs de l'État. Hors 
de Rome, ils commandaient les 
armées. En signe de leur pouvoir, 
ils étaient escortés de 12 licteurs qui 
les précédaient un à un portant à 
Rome les faisceaux (fasces) et hors 
de Rome la hache (securis). Après 
Sylla, les consuls durent rester à 
Rome pendant leur année décharge; 
on prorogeait ensuite leurs pouvoirs 
et on les envoyait comme procon- 
suls dans une province. Quand on 
créait un dictateur les pouvoirs con- 
sulaires étaient suspendus. 

Gonsulâris, is, m. (consul, 



gr. 171), qui a été consul, consulaire: 
H. 4. 4 ; 12. I. 

Consulâtus, us, ra., consulat, 
dignité du consul: Cat. 2. 2; A. 16. 
3; ... gerere, Cat. 2. i. — Cf. 
consul. 

Consùlo, suluis sultum, n. 
et tr. (gr. 305) — I. examiner, 
d'où s'occuper de, veiller à: ... sibi, 
Them. 8. 5 ; A. 21. 5 ; ... rébus 
suis, L. 2. 3, prendre soin de ses 
intérêts ; ... maie patriae, Ph. 2. 2, 
Ep. 10. I, mal servir sa patrie. — 
II. TR. consulter, demander conseil : 
M. 1.3; ... aliqm, l. 2 ; avec i'in- 
terr. ind.: M. I. 2; Them. 2. 6; 
Eum. 6. I. 

Consultum, i, n., décret, ar- 
rêté: senatus consultum, H. 7. 3, 
sénatus-consulte. Pour que ces dé- 
crets fussent valides, il fallait que le 
sénat eût été régulièrement convo- 
qué, en un lieu, à un jour, à une 
heure légale. Il fallait en outre que 
les sénateurs fussent en nombre (se- 
natus frequens) et qu'il n'y eût pas 
eu d'opposition (intercessio) de la 
part d'un tribun du peuple. 

Consultus, a, um, habile, 
expérimenté: juris ... (gr. 256), 
Cat. 3. I. 

Con-sûmo, sumpsi, sum- 
ptum, 3. tr. — I. consommer, 
consumer, employer; pari, du 
temps, passer: ... très menses in 
morbo, A. 21. 3. — II. e7nployer, 
appliquer, conscurer : ... aliquid in 
aliqua re, Tim. l. 2 ; Ep. 2. 5. 

Gon-tëgo, texi, tectum, 
■^.tc., couvrir, recouvrir: Aie. 10. 6. 

Con-temno, tempsi, tem- 
ptum, "^.ix., faire peu de cas, liè 
pas tenir compte de : Thr. 2. 2 ; 2. 
3; Ag. 8. I ; A. 21. l; mépriser: 
Ep. 2.3; Ag. 8.5. 

Con-tendo, ndi,ntur)Q, 3 tr. 
et n., tendre avec force, d'où — ■ 
I, FIG. chercher à atteindra, tâcher 
d'arriver, se rendre précipitam- 
ment: ... aliquo, Tim. 3* 4 ; Dàt. 



48 



VOCABULAIRE. 



6. 2; ... per loca sola, Eum. 8. 6. 
— II. soutenir affirmer énei-gi- 
htcement, prétendre, avec la prop. 
inf.: Them. 7. 2 ; Ep. 8. I ; A. 12. 
4. — III. semesîirer avec qqn.Jtit- 
ter, co7nbattre : Ep. 2.4; ... armis, 
Cim. 3. 3; ... inimica mente, Eum. 
4. 2; ... eum aliquo, Cbn. 4. 3; 
... eum aliquo de aliqua re, Ar. i. 
I ; Ag. I. 4. 

Contentio, ônis, f. (contendo, 
gr. 156), rivalité, lutte: de e. de- 
sistere, Tim. 2. 2; ... habere 
eum aliquo de regno, Ag. l. l; avec 
l'interr. ind. disjonctive, (gr. 412): 
utrum... an, M. 4. 4. 

Contentas, a, um (eontineo), 
content: ... fortuna. Aie. 9. 4; ... 
corona, Thr. 4. 3 ; . . . honore, A. 6. 4. 

Contexo, texui, textum, 
3. tr. — I. entrelacer, d'où — II. 
FIG. achever, composer: historia 
contexta, A. 16. 3, histoire suivie. 

Contïnens, ntis (eontineo) 
— I. qui forme une suite continue, 
non interrompue: ... terra, Them. 
3. 2,d'oùsuB.ST.continens,ntis, 
i., continent: M. 7. 3. — II. FiG, 
qui s'abstient, sobre, te77ipérant, 
modéré, maître de ses passions: Ep. 
3. 2; A. 13. 4. 

Continentia, ae, f. (contï- 
nens, gr. 166), tempéraïue, retenue, 
modération : A. 13. 4. 

ContïneOjtinuijtentum, 2. 
tr. (eum, teneo, gr. 194) — I. main- 
tenir, lier, ««ïzV.'continerihospitio, 
L. I. 5; ... non beneficiis mutuis, 
sed communi odio, D. lO. 3. — II. 
contenir, renfermer : ... res gestas, 
Cat. 3. 3 ; et avec l'interr. ind. : . . . 
unde quaeque civitas orta sit, Cat. 

3- 3. 

Contingo, tïgi, tactum , 
3. tr. et n. (eum, tango, gr. 194) 
-^ I. PR. atteindre» — II. 
N. et IMPERS., arriver: ... alicui, 
Tim, 2. 3> ••• alicui ut, Thr. i. 2; 
Timol. I. I. — Dans Tim. 2. . 3, 
le ut qui suit contigit dépend de 



^««.Construisez: etis, c. à d., talis 
honos ut, eum... daret, contigit 
huicuni. — Contingit sedit le plus 
souvent des événements heureux, 
accidit des événements malheu- 
reux, evenit des événements heu- 
reux ou malheureux. — Avec con- 
tingit, ut et le subj. est la construc- 
tion ordinaire ; cependant on ren • 
contre l'inf. même dans Cic. , Arch. 3* 

Gontio, ônis, f. (contracté de 
conventio), assejnblée, réunion du 
peuple ou de l'armée après une con- 
vocation légale: ... advocare, Aie. 
6. 4; ... populi, Them. l. 3; Timol. 
5. 4; in contione compellari, Aie. 
4, I. — A Rome, le jus contionem 
habendi appartenait à tous les ma- 
gistrats. Les consuls et les tribuns 
du peuple en faisaient surtout usage. 
Le but de ces assemblées était de ^ 
donner au peuple communication 
de quelque nouvelle, (fin d'une 
guerre etc. ), ou de délibérer (sua- 
dere, dissuadere) sur un projet de 
loi (rogatio). Ce dernier était en- 
suite soumis aux comices et adopté 
ou rejeté par elles. On tenait les 
contiones partout où l'on voulait ; 
cependant le lieu de réunion ordi- 
naire était le forum. 

Contra — A. adv. — ■ I. 
vis-à-vis de, d'où — II. fig. au 
contraire, contrairei7ient : Them. 4. 
5; Aie. 5. 3; 8. i; Ep. 6. i. — B. 
PRÉP. avec l'ace. — I. contre, coti' 
trairement à: ... ea, Pr. 6, Aie. 8. 
4, Con. 5. 4, Iph. 3. 4, Ep. 5. 6, 
10. 4, Ag. 2. 4, 7. 4, même sens 
que contra adv. Cette expression 
qu'on rencontre parfois _ dans 
Liv., ne se trouve pas dans Cic, et 
est fort rare dans Ces. On ne cite 
que C. B. G. 5, 29. i; B. C. 3. 74. 3. 
Cf. Sali. J. 57. 85. — II. avec une 
idée d'hostilité, contre: ... aliqm 
proficisci, Eum. 3. 5; ... arma ferre, 
A. 4. 2. La prép. est employée 
dans le même sens par Cic, Ces, 
etc. 



-^- H'-'^i-,"-^?'' 



VOCABULAIRE. 



49 



Gon-trâho, traxi, tractum, 

3. tr. , rassembler, réunir: . . . multos, 
H. 6. 4 ; . . . copias, Dat. 7. 2 ; Eum. 3. 
3; 7. i; 9. 2; 9. 5;-... manum, Dat. 
7.-3; ... exercitum, 3. S; ... classem, 
Çon. 4. 4. 

Çontrarius, a, ura (contra), 
contraire, opposé — SU BST. I. plur. 
contraria, orum (gr.219), lecon- 
iraire:^^. 4. 2. — II. sing. e con.' 
tràrio {gr. 21g), au contraire: Iph. 
i. 4; Eum. I. 5 ; Ham. l. 2 ; A. 9. 

3. L'expression est employée par 
Cic. 

Gon-tueor, ïtus sum, 2.tr., 
regarder attentivement, avec étonne- 
ment, considérer: ... aliquid novum, 
Iph. I. 2. 

Contumacïter, adv, (contu- 
max, gr. 184), avec opiniâtreté, 
fierté, insolence : Cira. 2. 5. 

Contumelia, ae, i., injure, 
dj^ront : Them. i. 3; Ep. 7. 2. 
,Gon-vënio, vëni, ventum, 

4. n. et tr. — A. N. — I .venir ensem- 
^ Ole, se rencontrer : ... in coUoquium, 

Dat. II. I; ii.' 6.- z;. je 9 assembler, 
se réunif-: conveniunf ^mici, Tim. 
•'4. 2; ... legati, Ep. 6. 4; ... oriines, 
Eum. 7. 2; ... duces, 9, 2; et au 
-PASS. impersonnel : convenitur, Dat. 
. II. I, Eum. 7. 3, on se rassemble. — 
II. IMPERS., convenit ou res conve- 
nit — A. il estconvenu,onest d'accord, 
on s'accorde, on s'entend (gr. 302) : 
-non convenit avec l'interr. ind., H. 
13, I ; condiciones non convenerunt, 
H. 6. 2; quae inter regem Pau- 
saniamque convenerant, Paus. 4. 2; 
mihi convenit eum aliquo, Ag. 2. 3, 
, je suis d'accord avec qqn. Dans 
cette dernière expression, on omet 
parfois le dat. de la pers. — B. // 
convient à, il cadre avec, il est con- 
forme à, il s'applique à: ... moribus, 
Pr. 2; ... suae virtuti, Ag. 5. 3; ... 
prudentiae, Eum. 1 1. 3 ; ... in aliqm, 
Aie. 3. 4. Dans ce dernier sens 
convenit se construit indiiférem- 
ment avec le dat. ou avec lés prép. 



eum, ad, in; le datif est plus fréquent - 
chez les poètes et chez les àuteurs"^ 
qui suivent l'époque classique. On . 
trouve convenit avec l'inf. dans. 
Quint, et Hor. Convenit ut, est rare; 
cependant Cic. et Lucrèce en offrent 
des exemples. Dans. Eum, 11. 3, 
ut ne dépendpasde convenit,mais 
explique hoc (gr. 448). — B. tr. 
(gr. 281) — I. aller trotiver qqn 
pour lui parler, aborder, parler : ... 
aliqm. Aie. 9. 5; D. 8. 3; 8. 4; 9. 3; 
Ep. 4. I. — II. rencontrer ^zx ha- 
sard: Dat. 5. I. ~ Dans le sens 
exposé sous B, convenire aliqm est 
classique. 

GonventuSjUS, m. (convenire, 
gr. 156), assemblé^j réunion, réu- . 
nion de fête :'£:>. 9. i; Ep. 6. i; d. 4^ 

Gon- verto, rti, rsum, 3. tr,^ 
tourner, retourner, d'où fi g. — I. 
changer: fortuna conversa est, A. 
10. I, la fortune changea. — II. , 
faire tourner, faire servir : ... ali- 
quid ad salutem, Dat. 6. 8. — III. 
totirTter, diriger : ... omnium oculos ' 
ad se, Aie. 3. 5> attirer -tous les re- 
gards; ... se in Phrygiam, Ag. 3. 
2; ... se ad aliqm, A. 8. 2, se tour- 
ner vers qqn, placer son espoir en lui. 

Gonvictus, us, m. (eum, vivo, 
gr. 156), commerce, intimité, société: 
non solum eum principem consilii 
habebat, sed etiam in convietu, A. - 
8. 2, il le regardait comme le prin- 
cipal personnage non-seulement de 
son conseil mais encore dans son 
commerce, e. à. d., il le regardait 
non-seulement comme son principal 
conseiller mais encore comme son - 
compagnon ordinaire. 

Gonvïva, ae, m. etf. (eum,vivO} 
gr* 155)» convive : K. 14. \. 

Gonvivium.iij n. (eum, vivo, 
gr. 161), repas, festin: A. 14. i; 
in convivium dueere, Pr. 6; ... ad- 
hibere,7; io eonvivio accubare, Pel. 
3. 2. 

Gon-vÔco, I. tr., convoquer, 
rassembler: ... classiarios, H. 10. 5. 



46 



VOCABULAIRE. 



ne semble avoir été employé que 
par Nép. — III. terme Ulh.,plan, 
stratagème, ruse : Them. 4. 5; Dat. 
6. 8j Ag. 3. S; Eum. 5. 3; 8. 4; 9. 
6; 10. i; H. il. 7 5 ^^g'^ disposi- 
tion : 'Y:\ix. I. 4. — IV. conseil, 
avis : ad cons. accedere, M. 3. 5 ; 
... probare, Them. 2. 8; D. 8. 3; 
... displicet, 3. i; alicujus consi- 
lio facere aliquid, Aie. 4. 7 ; ,,. 
moveri, D. i. 3; ... uti, Them. 10. 
2 ; Ep. 5. 5 ; ... deterreri a re , D. 
3. 3 ; Apollinis consilium est ut, 
Them. 2. 7, (gr. 414. c). 

Gon-sisto, stïti, stïtum, 
3. n. et tr. — I. se placer, de là 
TERME MIL. Ji? mettre en rang: Iph. 

2. 2. — II. FIG. se trouver, être, 
consister : Dat. 8. 3. 

Gonsobrinus, i, m. et con- 
sobrïna, ae, f., cousin germain, 
cousine germaine du côté maternel: 
A. 2. I. 

Con-sôlor, i . tr. , consoler : Eum. 
II. 2. 

Gonspectus, us, m. (conspi- 
cio, gr. 156), vue, regard, présence: 
in conspectum venire, Con. 3. 3 ; 
Dat. 10. 3 ; a conspectu recedere, 
Ch. 3. 4 ; ex conspectu decedere, 
Timol. I. 6. 

Conspïcio, spexî, spectum, 

3. tr. (eum, specio, vieilli, gr. 194) 
— I. regarder attentivement, avec 
étonnem^nt : Dat. 3. 3 — AU PASS. 
attirer t attention, les regards : A. 
13. 5. — II. apercevoir, remarquer, 
voir ; ... aliquid, M. 8. 3 ; H. il. 
6; ... aliqm, Dat. 4. S j Pel. 5. 4. 
Avec le double ace. (gr. 286): Dat. 

4. 5 ; H. II. 6. 
Gonspïcor, i. tr. (conspicio), 

apercevoir, voir, refnarquer : ... 
ignés, Eum. 9. 5. 

Con-spïro, i. tr., être d accord. 

GonstanSjiitis, adj. (consto), 
ferme, constant : L. 2. 2. 

Gonstantia, ae, f. (constans, 
gr. 166) — 1. fermeté, invariabi- 
lité : ... vocis, A. 22. I. — II. ca- 



ractère ferme, assurance, constance^ 
intrépidité : Thr. l. I. 

Gonstituo, ui, ùtum, 3. tr. 
(con, statuo, gr. 194) — I. placer ^ 
dresser, ériger, établir, élever, bâtir^ 
fonder, instituer : ... urbem, Cim. 

2. 2 ; ... portum, Them. 6. ï ; ... 
sacellum, Timol. 4. 4; ... aedera, 
A. 20. 3; ... tectum, 13. 2; ... ali- 
cui domicilium, Them. 10. 2 ; ... 
statuam, Ch. i. 3; ... aerarium,A. 
8. 3; créef : ... auctoritatem sibi, 

Con. 5. 2. — II. TERME MIL., 

ranger, disposer, ordonner, dresser: 
... vineasac testudines, M. 7- 2;... 
aciera, H. 11. l;...classem, Them. 

3. 4, Aie. 8. I, venir mouiller. — 
III. établir, organiser, régler : ... 
aliquid, M. 2. 2; 2. 4 ; Aie. 10. i ; 
... rem publicam, A. 12. 2; ... pa- 
cem, Tim. 2. 2; ... potestatem de- 
cemviralem, L. 3. i; ... regnum 
alicui, Ch. 2. l. — IV. établir, dé- 
terminer, fixer: avec l'interr. ind., 
Af. 3. I.D'où résoîidre, se détermi- 
ner, se décider à, suivi de l'inf. (gr. 
487) : Dat. 2. 3 ; 5. 5 ; Ep. 4. 6 ; 
Eum. 8. 7; Timol. 4. 3. Cette cons- 
truction est fréquente dans Cic. On 
trouve aussi ut et le subj. : C. Fin. 
5. I. — ABSOLUMENT, prendre 
une résolution au sujet de : ... de 
aliquo, Eum. 12. I. 

Gon-sto, stïti, I. n. — 1. se 
maintenir,à'ovL,en parlant de faits, 
de nouvelles, être avéré, constant, 
(gr. 302) : constat inter omnes, Aie. 
I. I. — II. consister en, se compo- 
ser de (gr. 372) : ... ex sepulcris, 
Them. 6. 5 ; dépendre de : ...aedi- 
ficio, silva, A. 13. 2; ... in posses- 
sionibus, A. 14. 3. Cic. emploie 
toujours ex ; César emploie l'abl. 
avec ou sans in quand le verbe si- 
gnifie consister en, dépendre de. 
Cf. C. B. G. 7. 21. 3 ; 7. 84. 4. 

Gon-suesco,suëYi,suëtuin, 
3. M., s'accoutumer, de là aux temps 
passés, être habitué, avoir coutume, 
avec l'inf. (gr. 481) : L* 3. i ; Aid. 



VOCABULAIRE. 



47 



4. 6 ; 10. 6*; Thr. 4. 2 ; Con. 3. 4 ; 
Dat. 9. 3 j Pel. 5. I ; Ag. 2. 5 ; H. 

12. 5» — Le part, consuetus avec 
l'inf. n'est pas classique. Consuesco 
avec le dat. se trouve dans Pline. 

Consuetûdo, ïnis, f. (consue- 
tus, gr. 166) — I. habitude, cou- 
tume, usage: A. 12, 3 ; ... regia, 
Dat. 5. 4; ... civium, Aie. 4. i ; 
praeter consuetudinem, H. 12. 4 ; 
de là habileté résultant de l'ha- 
bitude, habitude .'in consuetudinem 
adducere, Iph. 2. 2, habituer. — De 
là encore — II. mœurs, conduite 
ordinaire, manière d''agir, habi- 
tude : ... vitae, A. 14. 2; ... castro- 
rum, Eum. 9. 4 j consuet. alicujus 
imitari. Aie. 11. 5 > exprim ère ima- 
ginera consuetudinis alicujus, Ep.l. 
3 ; ad nostram consuetudinem, Ep. 
2. 3. — III. habitude d'être avec 
qqn., commerce, relations, intimité: 
A. I. 4. 

Consul, ùliSj m., consul. Les 
Romains désignaient ordinairement 
la date par les consulats : H. 8, i ; 

13. I ; A. 7. I ; 22. 3. Pour la sup- 
pression de la conjonction copul.,cf. 
gr. 584.b. — Iterum, Cat. 2. 2,quin- 
quies consul, H. 5. 3, consul pour 
la seconde, la cinquième fois. Dans 
Cat. 1. 3, A. 6. 4, consul est mis pour 
proconsul. — Les consuls étaient 
des magistrats responsables de 
leurs actes. A Rome, ils étaient les 
chefs administratifs de l'Etat. Hors 
de Rome, ils commandaient les 
armées. En signe de leur pouvoir, 
ils étaient escortés de 12 licteurs qui 
les précédaient un à un portant à 
Rome les faisceaux (fasces) et hors 
de Rome la hache (securis). Après 
Sylla, les consuls durent rester à 
Rome pendant leur année décharge; 
on prorogeait ensuite leurs pouvoirs 
et on les envoyait comme procon- 
suls dans une province. Quand on 
créait un dictateur les pouvoirs con- 
sulaires étaient suspendus. 

Gonsulâris, is, m. (consul. 



gr. 171), qui a été consul, consulaire: 
H. 4. 4 ; 12. I. 

Consulâtus, us, xa., consulat, 
dignité du consztl: Cat. 2. 2; A. 16. 
3; ... gerere, Cat. 2. i. — Cf. 
consul. 

Consùlo, sului, sultum, n. 
et tr. (gr. 305) — I. examiner, 
d'où s'occuper de, veiller à: ... sibi, 
Them. 8. 5» A. 21. 5 ; ...rébus 
suis, L. 2. 3, prendre soin de ses 
intérêts ; ... maie patriae, Ph. 2. 2, 
Ep. 10. I, mal servir sa patrie. — 
II. TR. consulter, demander conseil : 
M. 1.3; ... aliqm, i. 2 ; avec Tin- 
terr. ind.: M. I. 2; Them. 2. 6; 
Eum. 6. I. 

Consul tum, 1, n., décret, ar- 
rêté: senatus consultum, H. 7. 3, 
sénatus-consulte. Pour que ces dé- 
crets fussent valides, il fallait que le 
sénat eût été régulièrement convo- 
qué, en un lieu, à un jour, aune 
heure légale. Il fallait en outre que 
les sénateurs fussent en nombre (se- 
natus frequens) et qu'il n'y eût pas 
eu d'opposition (intercessio) de la 
part d'un tribun du peuple. 

Consultus, a, um, habile, 
expérimenté: juris ... (gr. 256), 
Cat. 3. I. 

Con-sûmo, sumpsi, sum- 
ptum, 3. tr. — I. consommer^ 
consumer^ employer; pari, du 
temps, passer: ... très menses in 
morbo, A. 21. 3. — II. employer, 
appliquer, consacrer .' . . . aliquid in 
aliqua re, Tim. l. 2 ; Ep. 2. 5. 

Gon-tëgo, texi, tectum, 
"Jf.tT:., couvrir, recouvrir: È^Xc, lo. 6. 

Con-temno, tempsi, tem- 
ptum, -^.iï., faire peu de cas, ne 
pas tenir compte de : Thr. 2. 2 ; 2. 
3 ; Ag. 8. 1 ; A. 21. 1 j mépriser: 
Ep. 2.3; Ag. 8.5. 

Gon-tendo, ndijUtum, 3 tr. 
et n., tendre avec force, d'où — • 
I. FIG. chercher à atteindra, tâcher 
d'arriver, se rendre précipitam- 
ment : ... aliquo, Tim. 3; 4 ; Dàt. 



48 



VOCABULAIRE. 



6. 2; ... per loca sola, Eum. 8. 6. 

— II. soutenir affirmer énergi- 
huement, prétendre, avec la prop. 
inf. : Them. 7. 2 ; Ep. 8. l ; A. 12. 
4. — III. se mesurer avec qqn. , lut- 
ter, comâattre : Ep. 2.4; ... armis, 
Cim. 3. 3; ... inimica mente, Eum. 
4. 2; ... eum aliquo, Con. 4. 3; 
... eum aliquo de aliqua re, Ar. i. 
I ; Ag. I. 4. 

Contentio, ônis, f. (contendo, 
gr. 156), rivalité, lutte: de c. de- 
sistere, Tim. 2. 2; ... habere 
eum aliquo de regno, Ag. i. i; avec 
l'interr. ind. disjonctive, (gr. 412): 
utrum... an, M. 4. 4. 

Content us, a, um (contineo), 
content: ... fortuna. Aie. 9. 4; ... 
corona, Thr. 4. 3; . . . honore, A. 6. 4. 

Contexo, texui, textum, 
3. tr. — I. entrelacer, d'où — II. 
FIG. achever, cofnposer: historia 
contexta, A. l6. 3, histoire suivie. 

Gontïnens, ntis (contineo) 

— I. qui fonne une suite continue, 
non interrompue : ... terra, Them. 
3. 2,d'oùsuBST.continens,ntiSj 
{., continent: M. 7. 3. — II. fig. 
qui s'abstient, sobre, tempérant, 
modéré, vtaître de ses passions : Ep. 
3. 2; A. 13. 4. 

Continentia, ae, f. (conti- 
nens, gr. 166), tempéraiwe, retenue, 
modération: K. 13.4. 

Contineo, ti nui, tentum, 2. 
tr. (eum, teneo, gr. 194) — I. main- 
tenir, lier, ««zV;continerihospitio, 
L. I. 5; ... non beneficiis mutuis, 
sed communi odio, D. 10. 3. — II. 
contenir, renfermer: ... res gestas, 
Cat. 3. 3 ; et avec l'interr. ind. : . . . 
unde quaeque civitas orta sit, Cat. 

3. 3- 

Contingo, tïgi, tactum , 
3. tr. et n. (eum, tango, gr. 194) 
— I. PR. atteindrCk — II. 
N. et IMPERS., arriver: ... alicui, 
Tim. 2. 3; ... alicui ut, Thr. i. 2; 
Timol. I. I, — Dans Tim. 2. .3, 
le ut qui suit contigit dépend de 



gr?<e. Construisez : etis, c. à d., talis 
honos ut, eum . . . daret, eontigit 
huicuni. — Contingit se dit le plus 
souvent des événements heureux, 
accidit des événements malheu- 
reux, evenit des événements heu- 
reux ou malheureux. — Avec con- 
tingit, ut et le subj. est la construc- 
tion ordinaire ; cependant on ren 
contre l'inf. même dans Cic. , Arch. 3- 

Contio, ônis, f. (contracté de 
conventio), assemblée, réunion du 
peuple ou de l'armée après une con- 
vocation légale: ... advocare, Aie. 
6. 4; ... populi, Them. i. 3; Timol. 
5. 4î in contione compellari. Aie. 
4. I. — A Rome, le jus contionem 
habendi appartenait à tous les ma- 
gistrats. Les consuls et les tribuns 
du peuple en faisaient surtout usage. 
Le but de ces assemblées était de - 
donner au peuple communication 
de quelque nouvelle, (fin d'une 
guerre etc.), ou de délibérer (sua- 
dere, dissuadere) sur un projet de 
loi (rogatio). Ce dernier était en- 
suite soumis aux comices et adopté 
ou rejeté par elles. On tenait les 
contiones partout où l'on voulait ; 
cependant le lieu de réunion ordi- 
naire était le forum. 

Contra — A. adv. — I. 
vis-à-vis de, d'où — II. FiG. au 
contraire, contrairement : Them. 4. 
5; Aie. 5. 3; 8. i; Ep. 6. i. — B. 
PRÉP. avec l'ace. — I. contre, coti- 
trairemetit à: ... ea, Pr. 6, Aie. 8. 
4, Con. S. 4, Iph. 3. 4, Ep. 5. 6, 
10. 4, Ag. 2. 4, 7. 4, même sens 
que contra adv. Cette expression 
qu'on rencontre parfois dans 
Liv., ne se trouve pas dans Cic, et 
est fort rare dans Ces. On ne cite 
que C. B. G. 5, 29. i; B. C. 3. 74. 3. 
Cf. Sali. J. 57. 85. — II. avec une 
idée d'hostilité, contre: ... aliqm 
profieisci, Eum. 3. S; .•• arma ferre, 
A. 4. 2. La prép. est employée 
dans le même sens par Cic., Ces, 
etc. 



VOCABULAIRE. 



49 



, Gon- trâhp, traxi, tractum, 
3. tr. , rassembler, réunir: . . . multos, 
H. 6. 4;... copias, Dat. 7. 2; Eum. 3. 
3; 7. I; 9. 2; 9. 5;.... manum, Dat. 
7i-3; ... exercitum, 3. 5; ... classem, 
Con. 4. 4. 

Contrarius, a, um (contra), 
contraire, opposé — su BST. I. plu r. 
contraria, orum (gr.219), leco7t- 
traire:'E.^.^.2. — II. siNG. e con» 
tràrio {gt. 21g), au contraire: Iph. 

I. 4; Eum. I, 5 ; Ham. i. 2 ; A. 9. 

3. L'expression est employée par 
Cic. 

Gon-tueor, ïtus sum, 2.tr., 
regarder atteniivement,avec étonne- 
ment, considérer: .^. aliquid novum, 
Iph. I; 2. 

Gontumacïter, adv. (contu- 
max, gr. 184), avec opiniâtreté, 
fierté, insolence : Cim. 2. 5- 

Gontumelia, ae, f. , injure, 
ci^ront : Them. i. 3; Ep. 7. 2. 
^ Gon-vënio, vëni, ventum, 

4. n. et tr. — A. N. — I . venir ensem- 
ble, se rencontrer : ... in coUoquium, 
Dat. II. I; H." 6.- z;se 7 assembler, 
se réunii-: conveniunt ^inici, Tim. 
"4. 2; ... legati, Ep. 6. 4; ... onines, 
Eum. 7. 2; ... duces, 9, 2; et au 
PASS. impersonnel : convenitur, Dat. 

. II. I, Eum. 7. 3, on se rassemble. — 

II. IMPERS., convenit ou res conve- 
nit — A. ilestconventtfOnestd'accord, 
on s'accorde, on s'entend (gr. 302) : 
-non convenit avec l'interr. ind., H. 

13, I ; condiciones non convenerunt, 
H. 6. 2; quae inter regem Pau- 
saniamque convenerant, Paus. 4. 2; 
mihi convenit eum aliquo, Ag. 2. 3, 
je suis d'accord avec qqn. Dans 
cette dernière expression, on omet 
parfois le dat. de la pers. — B. il 
convient à, il cadre avec, il est con- 
forme à, il s' appliqtte à: ... moribus, 
Pr. 2; ... suae virtuti, Ag. 5. 3; ... 
prudentiae, Eum. 1 1. 3 ; ... in aliqm, 
Aie. 3. 4. Dans ce dernier sens 
convenit se construit indifférem- 
V ment avec le dat. ou avec lés prép. 



eum, ad, in; le datif est plus fréquent 
chez les poètes et chez les auteurs 
qui suivent l'époque classique. On . 
trouve convenit avec l'inf. dans. 
Quint, et Hor. Convenit ut, est rare; 
cependant Cic. et Lucrèce en offrent 
des exemples. Dans. Eum, 11. 3, 
ut ne dépend pasde convenit, mais 
explique hoc (gr. 448). — B. tr. 
(gr. 281) — I. aller trouver qqn 
pour lui parler, aborder, parler : ... 
aliqm. Aie. 9. $; D. 8. 3; 8. 4; 9. 3; 
Ep. 4. I. — II. rencontrer "^2,1 ha- 
sard: Dat. 5. I. — Dans le sens 
exposé sous B, convenire aliqm est 
classique. 

ConventuSjUS, m. (convenire, 
gr. 156), assemblée^ réuttion, réu- 
nion defête:!^. 9. i; Ep. 6. l; 6. 4^ 

Gon-verto, rti,rsura, 3. tr.^ 
tourner, retourner, d'oxi fig. — I. 
changer: fortuna conversa est, A. 
10. I, la fortune changea. — II. , 
faire tourner, faire servir : ... ali- 
quid ad salutem, Dat. 6. 8. — III. 
toîtrtzer, diriger : ... omnium oculos ' 
ad se, Aie. 3. 5> attirer -tous les re- 
gards; ... se in Phrygiam, Ag. 3. 
2; ... se ad aliqm, A. 8. 2, se tour- 
ner vers qqn, placer son espoir en lui. 

Gonvictus, us, m. (eum, vivo, 
gr. 156), commerce, intimité, société-: 
non solum eum principem consilii 
habebat, sed etiam in convictu, A. 
8. 2, il le regardait comme le prin- 
cipal personnage non-seulement de 
son conseil mais encore dans son 
commerce, c. à. d., il le. regardait 
non-seulement comme son principal 
conseiller mais encore comme son - 
compagnon ordinaire. 

Gonvïva, ae, m. etf. (eum, vivo, 
gr. 155), coitvive: A. 14. i. 

Gonviviuin,ii, n. (eum, vivo, 
gr. 161), repas, festin: A. 14. i; 
in convivium ducere, Pr. 6 ; . . . ad- 
hibere,7; in convivio accubare, Pel. 
3-2. 

Gon-v5co, I. tr., convoquer, 
rassembler: ... classiarios, H. 10. 5- 



So 



VOCABULAIRE. 



Co-orior, ortus suin,4 n. 
(cum, orior), surgir^ s'élever, écla- 
ter : Ep. 8. S- ■ 

Copia, ae, f. — I. abondance. 
— II. AU PLUR., terme mA., troupes, 
hommes: Them. 2. 4 ; Pel. 5. 5 ; 
... pédestres, Ag. 3.6; copias pa- 
rare, Dat. 6. i ; 10. 2; ... contra- 
here, Eum. 9. 2 ; 9. 5 ; ... educere 
ex urbe, M. 5. 2 ; ... e navibus, 7. 
2; ... disjicere 2. i ; ... fugare, 
Cim. 2. 2; Timol. 2. 4 ; ... tradu- 
cere in Italiam, H. 3. 4. 

Gopiôsus, a, ura (copia, gr. 
175), abojtdamment pota-vu: Eum. 
8. 5 ; 9. 6. 

Gopûla,ae,f. — I.PR. lien phy- 
sique, corde, laisse : Dat. 3. 2. — 
II. lien moral, unioît, liaisori : erat 
talium virorum copula, A. 5. 4, 
il était le lien qui unissait ces hom- 
mes. 

Coquo, coxi, coctiim, 3. tr., 
ctii7'e : ... cibaria, Eum. 8. 7 ; ... 
alicui cenara, Cim. 4. 3. 

Coram, en face, devattt, en pré- 
sence — I. ADV. : Ep. 4. 2. Dans ce 
passage le dat Diomedonti, dé- 
pend de inquit : il dità D. en face. 
Halm. donne Diomedonte. Avec 
ce texte, il faudrait dire que coram 
est prép. et mis après son rég. Cette 
construction ne se rencontre guère 
que dans Tac. — II. prép. avec 
l'abl. : Ep. 6. 4. Ces. et Liv. 
n'emploient jamais coram comme 
prép. ; Cic. et Sali, le font rarement. 

Gorcyra, ae, f., Corcyre,V^&^Q. 
la mer Ionienne, auj. Corfou: Them. 
8. 2 ; Tim. 2. i. 

Corcyraeus, a, um (Corcy- 
ra, gr. 174), de Corcyre, relatif à 
Corcyre : Them. 2. I. — SUBST. 
Corcyraeus,i.,m.,Co7-^r</iî«;Them. 
2. 3- 

Corinthius, a, um, de Co- 
rinthe: Ag. 5. i. — Subst. Corin- 
thius, i, m., Corinthien: Timol. 
2. I. 



Corinthus, i, f,,CV?r/«/A«,ville > 
riche et commerçante sur l'istlîme - 
de même nom, détruite en 146 av. 
J.-C. par le consul romain Munt- 
mius : Ag. 5. 3 ; Timol. 2. 2. " 

Cornélius, i, m., Cornélius, " 
nom de la gens Cornelia, l'une 
des plus distinguées de Rome. Voici 
les membres de cette famille dont 
il est question dans Nép. — T. P. ' 
Corn. Scipio, fut nommé consul 
l'an 218 et mit à la voile pour Mar- - 
seille dans le dessein de s'opposer à 
la marche d'Annibal. Voyant que .i 
le Carthaginois lui avait échappe, 
il se rembarqua avec une partie de 
ses troupes et attendit son ennemi- V 
aux pieds des Alpes. Battu et blessé ; 
près du Tessin, il se retira derrière 
la Trébie. Ce fut sur les bords de ^ 
cette rivière que Sempfonius, son 
collègue, qui commandait seul, 
essuya une nouvelle défaite. Remis 
de sa blessure, Publius alla rejoin- 
dre en Espagne, son frère Gnaeus, 
qui déjà avait pris pied dans cette 
contrée. De concert avec lui, il 
remporta de nombreux avantages 
sur les troupes carthaginoises. Tous 
deux périrent enfin dans une sanr, 
glante défaite (212) : H. 4. 154. 2. . 
— II. P. Corn. Scipio Africa- 
Nus Major, fils du précédent, sauva 
la vie à son père blessé sur les 
bords du Tessin, assista à l'âge de 
19 ans à la bataille de Cannes et 
s'opposa au projet formé par quel- 
ques jeunes gens d'abandonner 
l'Italie (216). Lorsque après la mort 
de son père et de son oncle, les 
Romains voulurent envoyer une 
nouvelle armée en Espagne, il osa 
seul en accepter le commandement 
(211). Il se rendit maître de toute 
la péninsule (211-206), passa en - 
Afrique (204), força les Carthagi- ^ 
nois à rappeler Annibal (203), battit " 
complètement ce dernier entre Za- ;* ' 
ma et Naragara (202) et mit ainsi 
fin à la seconde guerre punique. Il - .;- 



VOCABULAIRE. 



51 



mourut en 183 : H. 6. l ; Cat. l. 
3 ; 2. 2. ^ ni. L. Corn. Scipio, 
consul, l'an 193 av. J.-C: H. 8. i. 

— IV. ÇORN. Sgipio, ami d'Atti- 
cus, beau-père de Pompée, consul 
l'an 52: A. 18. 4. — V. Corn, 
Cethégus, consul l'an 181 : H. 13. 

I. —VI. L. Corn. Cinna, con- 
sul en l'an 87 et en l'an 86 : A. 2. 2. 

Cf. Cinnanus. VIL. L. Corn, 

SULLA, se distingua dans la guerre 
de Jugurtha (107) et dans celle des 
Cimbres et des "Teutons (104), vain- 
quit Mithridate (88-83) ^t écrasa le 
parti de Marius et de Cinna (82). 
SuUa était né en 138 et mourut en 
78 av. J.-C: A, 2. i ; 4, i ; 4. 2, 

— VIII. L. Corn. Balbus, con- 
sul l'an 40 av. J.-C: A. 21. 4, 

, CornUj uSj n. — I. pr. corne: 
H. 5. 2. — II. FIG. aile d'une ar- 
mée : Pel. 4. 3 ; H. 8. 4. 

Gorôna, ae, f., couronne. Les 
couronnes étaient faites de fleurs, de 
feuilles, etc. naturelles ou artificiel- 
les. On les employait principale- 
ment comme récompense des ver- 
tus- civiques, comme ornement 
,dans les fêtes : Aie. 6. 3 ; Thr. 4. 
I • Pel. 5. 5. 

Goronëa, ae, f. (Kopt&veia), 

Coronée, ville de Béotie: Ag. 4. 5. 

Corpus, Ôris, n., corps: Aie. 

II. 3 ; Iph. I. 4 ; Dat. 3. l ; 9. 3; 
Ag. 8. I ; Eum. 7. i. 

Corrïpio, ripui, reptura, 
3. tr. (con, rapio, gr. 194), j^mV 
vivement, s'emparer de : Eum. 2. 3. 

Gorrumpo, rûpi, ruptum, 
3. tr. (con, rumpo), détruire, d'où 
au FIG. — L corrompre, gâter : ... 
môres, Ham. 3. 3. — IL gagner 
par l'argent, corrompre : M. 7. 5 ; 
L- 3. 2'; 3. 3 ; Ep. 4. 3 ; H. 2. 2. 

Gotidiânus, a, um, qtcoti- 
dieti, journalier : ... victus, Eum. 
12. 3 ; ... cultus, A. 14. 2. 

Gotidie, adv., jotirnellement, 
chciqtiejoîir: Cim. 4. 3; Eum. 7. 2. 



Gotta, àe, m., L. Aurélitis 
Cotta, consul l'an 65 : A. 4. 5. 

Go lus, i, m., Colùs, roi de 
Thrace : Iph. 3. 4 ; Tim. i. 2. 

C.rastïnuSj a, um {cxas), de 
demain : in (gr. 357) ' crastinum 
diem, Pel. 3. 3, à demain. 

. Gratërus, i, ou Gratëros, i, 
(gr. 21), m., Cratère, général d'A- 
lexandre le Grand : Eum. 2. 2 ; 3. 
3; 4- I. 

Greber, bra, hruva, fre'tjuent, 
nombreux : M. 2. i ; 3. 3. 

Gredo, dïdi, dïtum, 3 tr. et 
n. — A. PR. confier, remettre : ... 
alicujus fidei fortunas, H. 9. 3 ; 
d'où prêter: ... pecuniam, A. 9. 5. 
— B, FIG. — I. n. se fiera, avoir 
foi ou confia7ice en, (froire :... alicui, - 
Them. 9. i ; Con. 5. 4. — IL tr. 
tenir poîir vrai, croire, ajouter foi, 
sans rég.: Con. 3. i; Dat. 9. 2; 
A. 18. 6; comme proposition inter- 
calée (gr. 485. 6) : credimuSjA. 18. 
5, croyons-nous; avec la prop. inf. : 
Them. 4. 5 ; Eum. 7. 2 ; 9. 5. 

Gremo, i. tr., biitler: Aie. lo. 
6. 

Greo, I. \x.,produire ;\&xva&às. 
droit ^\x\Aic;élire,no7nmer, créer: ... 
praetores, M. 4.4;...reges, H. 7. 4; 
avec le double ace. (gr. 208 ; 286) : 
Thr. 3. I. 

Gresco, crevi, cretum,3. n., 
croître, grandir, s'accroître : A. 10. 
3 ; avec l'abl. de la cause ina- 
nimée (gr. 368) : . . . rébus gestis, 
Aie. 5. 3 ; ... usuris, A. 2.5 ; avec; 
l'abl. DÉTERMINATIF (gr.370) 
répondant à la question en quoi? 
par rapport à quoi?, croître en,ga- 
g}ier en : ... virtutum laude, Cat. 2. 
4; ... eum famatum opibùs. Aie. 7. 
5 ; , . . dignitate, gratia, fortuna, A. 
21, I. 

Greta, ae, f., CrUe. Cette île 
était célèbre dans l'antiquité par ses 
cent villes, sa civilisation, son -laby- 
rinthe. Elle renferme lé mont Ida où 
fut élevé Jupiter. Minos et Idoménée 



52 



VOCABULAIRE. 



y régnèrent. Aujourd'hui Candie. 
H. 9. I. 

Gretensis, is, m. (Creta, gr. 
l 'jS), Cretois, de Crète ; H. 9. 2 ; 10. i . 

Crimeiij mïnis, n. (cerno, 
gr. 158) — \. décision judiciaire \ 
etiam opulentia in crimen vocaba- 
tur, Tim. 3. 5, l'opulence elle-même 
était appelée en jugement, c.-à-d., 
on faisait aux citoyens un crime 
même de leur opulence. L'expres- 
sion in crimen vocari se rencontre 
aussi dans Cic. — II. accusation, 
plainte, grief, reproche, calom7iie : 
Paus. 3. 7 ; crimina adversariorum, 
Ep. 7. 3 ; aliquid crimini dare 
alicui (gr. 308), Ep. 8. 2, reprocher 
qque chose à qqn. Dans les expres- 
sions suivantes,* cri mine est pro- 
prement un abl. de cause et se tra- 
duit littéralement, à cause, à la suite 
du grief, de V accusation: concidit 
maxime uno crimine, Ph. 2. 4 ; hoc 
crimine accusatus, L. 3. 4; . . . accusa- 
bantur, Ep. 8. l ;... compellabatur. 
Aie. 4. j ; . . . damnatus est, Them. 8. 3 ; 
crimine Pario est accusatus, M. 8. 
I ; invidiae crimine accusari, Alc.4. 
I. Dans ces phrases, accusare se tra- 
duit par, citer devant les tribunaux, 
appeler en jugement. Cf. invidia 
Parius, et gr . 29 1 . — I YL.délit, faute : 
suspiciones criminum, A. 6. 5. 

Criûissus, i, m., Crifiise, ri- 
vière sur la côte sud-ouest de la Si- 
cile : Timol. 2. 4. 

Crithôte, es, f., Crithoté, ville 
de la Chersonèse de Thrace, sur 
l'Hellespont : Timol. i. 2. 

Critias, ae, m., Critias, disci- 
ple de Socrate et chef des trente 
tyrans, établis par Lysandre à Athè- 
nes après la prise de cette ville (404) : 
Aie. 10, I ; Thr. 2. 7. 

Crudëlis, e, cruel, inhumain : 
D. 3. 3 ; R. 2. 2 ; crudeHssimum 
nomen, D. i. 4, réputation d'exces- 
sive cruauté. 

Crudelïtas, âtis, f. (crudëlis, 
gr. 166), cruauté : L. 2. I ; Thr. 3. 



1 ; Timol. 2. 2; ... erga aliqm, 
Aie. 4.-4. — Cf. erga et gr. 245. ; 

Crudelïter, adv. (crudëlis, gr. 
184), cruelle i/ietit : L. 4. -i ; ... vio- 
lari, D. 2. 3 ;... se gerere, Eum. 7. 

3- 

Gruento, i. tr. (cruentus, gr. 
179), ensanglanté, souillé de sang : 
Ep. 10. 3. 

Gubïtus, i, n., coude: A. 21. 5. 

Cubo, ui, Iturn, i.n.,êtrecou- 
ché, étendu: ... in lecto, D. 9. 4; - 

GuUeus, ij va.., outre oMsac de 
cuir : Eum. 8. 7. 

Guipa, ae, (., faute: Iph. i. 2; 
alquid ciilpae tribuere (gr. 308), 
Aie. 6. 2 ; 7. 2. ^ 

Gultus, . us, m. (colère, gr. 
156) — I. genre de vie, manière de 
vivre, train : ... domesticus, A. 13. 
4, train d'une maison ; ... cotidia- 
nus, A. 14.2; ... mu tare, ' Paus., 
3. I, — II. dans le sens concret, 
vêtement, costume, parure : ... re- 
gius, Dat. 3. 2 ; parsimonia victus 
atque cultuSj Aie. 11. 4. 

Gum, prép. suivie de l'abl.,az'iî«:. 
L'abl. précède lorsque c'est un 
pron. pers. Beaucoup d'auteurs font 
aussi précéder le pron. relatif; Nép. 
jamais (gr. 610) : tecum, Paiis. 2. 
3 ; secum, M. 2. i ; H. 2. 4 ; A. 4. 

2 ; eum quo, A. ^, Z'i eum quibus, 
M. I. 2. — Cum marque — I. 
l'accompagnement (gr. 373,374): 
magna cum offensione civium re- , 
dire, M. 7. 4 ; cf. Them. 4. 4 ; 8. 
2 ; Tim. 4. l; Ep. 8. 5; Ham. l. 
5 j A. 7. 2. ^ cum délecta manu 
proficisci, M. l. 4 ; cum suis dece- 
dere, Ham. l. 5 ; secum proficisci, 
H. 2. 4. Cf. Cim. 4. 2 ; H. 7. 3 ; 
Them. 2. 4 ; Ep. 5. 6 ; Eum. 3. 3. 
— II. LES RELATIONS amicales ou 
hostiles après les expressions : ago, 
Cim. I. 3; Aie. 10. 2; loquor, 
Paus. 4. 4 ; bello, Timol. 2. 3 ; R. 
2. 2 ; H. I. 3 ; bellum gero, L. i. 

I ; Iph. 2. I ; Ch. 3. l ; bellum sus- 
cipio, Dat. il. i; certamen mihi 



>V 



■ ' ' : •< 



VOCABULAIRE; 



53 



estjThem. 6. 3 ; contendo, Ar. l. i;' 
Ag. I. 4; contentionem habeo, Ag. 
1.2; confligo, H. .3. 3; 4. i ; 6. 3; 
decérnp, H. 4. i ; dimico, M. i. 2; 
Eum. 10.3; pugno, Dat. 6. 6; Ep. 10. 
- 3;estinihinegotium, Dat.7. i;...res, 
Pel. I. 3 ; in simultate sum, A. 17. 
l;facio, Ag. 2. 5; sentio, Ph. 3. l ; 
; sto, Eum. 8. 2; amicitiam facio, 

- Aie. 4. 7 ; Dat. 5. 6 ; ... pario, Aie. 
; 7. 5 ; in araicitia sum, H. 2. 4; bel- 

ium compono, H. 6. 2 ; 7. i ; in 
gratiam redeo, Al. 5. i ; Dat. 8. 5; 
mihi hospitium est, Them. 8. 3 ; 
pacem facio, H. 7. 2 ; societatem 
coeo, Con. 2.2;... faeio, Them. 8, 2 ; 
. . . habeo, Paus. 3. 5 ; vivo conjuncte, 
A. 5. 3.; 10. 3;. ..sic, 16. 1. — Corn, 
-emploie sim ul eum : Aie. 5. 4; Pel. 
5. I ; Eum. 3. 4. — (Cf. Lup. Spr, 
§25,4,50,58). 

.Guin, conj, Népos l'emploie 

plus de 300 fois et seulement 1 5 

fois avec l'indic. Chez Ces. on trouve 

383 subj. à côté de 35 ind. ; chez 

"Sali. 40 subj. à côté de 29 ind. — - 

\ Cum peut être — A. coNj. tempo- 
relle. — I. Népos l'emploie 15 
fois avec l'indic. — a. Cum avec 
le PARFAIT marque simplement la 

. simultanéité de deux actions dans 
le passé, lorsque : Con. i. 2; Pel. 
4. 3; Ham. 2. I. Dans Iph. 2. 4, 
on s'attendrait à trouver le subj. 
(gr. 425. ) — Si l'on veut mettre en 
relief l'action du verbe subordonné, 
cum, souvent accompagné de inté- 
rim, nihjlo magis etc. (gr. 427), suit 

- la proposition principale, lorsque, 
tandis qtte, pendant qtie ; Dat. 10. 3 ; 

_' Ag.7. I ; Eum. 9. I. — p. Cum avec 

L'IMPARFT., le FUTUR, LE PL. Q. 

'PFï., marque parfois la répétition 
: dans le présent, dans l'avenir, dans 

- le passe, lorsqtie, chaque fois qtie, 
■'- si: Ch. 3. 3; A. 9. 6; Pr. l; H. 2. 
: 6; Ag. 5. 4; Ep. 3. 6. — Pour 
_ : marquer une action unique, Nép. 

n'emploie cum avec le pi. q. pft. 

^ que dans le seul passage: Dat. 6. 

. 5. —7. CUM PRIMUM, (gr. 424. 2), 



dès-que, aussitôt que, ne se trouve 
que dans Timol.-- 3. 4. — ^^11. Gumj 
conjonction temporelle, est suivi du 
SUBJ. dans tous les cas non men- 
tionnés sous le n° I. On rencontre 
l'impft ou le pi. q. pft. de ce mode, 
même dans des passages où il nous 
est difficile de voir autre chose 
qu'une simple relation de temps, et 
où par conséquent nous attendrions 
l'indic. Népos ne s'écarte pas' 
ici de la manière d'écrire des 
autres classiques. On trouve dans 
Cic, Liv. etc. des passages parfai- 
tement semblables; et cependant 
dans l'un cum est suivi de l'ind., 
dans l'autre du subj. (Cf. Dr. H. 
S.) '■ — Dans le sens de si, toutes les 
fois que, chaqtce fois qtie, cum est 
régulièrement suivi du subj. dans 
Nép. , de l'ind. dans les autres clas- 
siques (gr.426. 3): Cim. 4. 2; Aie. 1.3; 
5. 2 ; Iph. 2. 2 ; Ch. i. 3 j Dat. 7. l ; 8. 
4; Ep. 3- 3; 3- 5; Ag. 8. I ; Timol. 
4. 2; 4. 3: A. 2.4520. i; 20. 2. Parfois, 
comme dans Timol. 4. 2 j 4. 3, il y 
a aussi une nuance de cause. — - Cf. 
C. B. G. subj.: l. 25. 3; 3. 12. i; 
7. 16. 3; indic: 3. 15. i; 5. 19. 2, 
etc. — Quant à Cic, il emploie le 
subj. de répétition avec cum — a. 
qd. le verbe principal est audire ou 
videre: de Or. 2. 6; 3, 23. — p. 
qd. le verbe dépendant de cum est 
à la 2"*^ pers. du sing. avec un sens 
indéterminé : si l'on, quand on : de 
Or. 2. 53; 2. 57. — En dehors de 
ces deux cas, cette construction rare 
chez Cic. , Ces. , Curt. , se trouve à 
peine dans Liv. et manque totale- 
ment dans Salluste, Velleius et 
Justin. — B. cum, conj. causa- _ 
TiVE,(gr. 426. 2; 445), peut être suivi 
des quatre temps du subj. : puisqtie, 
vîc que. On la trouve assez rarement 
dans Nép. ; le caractère historique 
de son livre explique cette rareté. 
Avec le prés.: Ep. i. 3; A. 21. 5; 
avec le parf. : M. 3. 6; A. 17. i; 
avec l'impft : M. 7. 2; précédé de 
praesertim: M. 8. 2; de quippé: 



> Â 



54 



VOCABULAIRE. 



Pr. 4. Cf. gr. 452. — G. cum, 
conj. coNÇESSiVE,est toujours suivi 
d'un des temps du subj. (gr. 441): 
quoiqite,bien qtte. Cette conj onction, 
assez rare dans Nép., se trouve — a) 
AVAN'J' la prop. dont dépend la 
prop. concessive: avec le prés. Tira. 
4. 2; le parft, Con. 3. 4; l'impft. 
M.' 7. S ; Tini. 4. 3; et accompagnée 
de quidem, A. 22. 2 ; le pi. q. pft. 
Ar. 3. 2; L. I. 4; D. 2. 3. — P) 
APRÈS la prop. dont dépend la 
prop. concessive: avec l'impft. Ph. 

1. I ; accompagnée de quidem, 
Cat. 2, 2 ; de tamen, Eum. 7. 3. — 
On trouve cum dans le premier 
membre et tamen dans le second: 
D. 2. 3. (Cfer, Lup. Spr. p. 151 
§ 80; Dr. H. S. II § 496-4983 p. 
514-544). 

Cum...tum, cf. cum. 
Cunctus, a, um (contraction de 
conjunctus), /^w/; Them. 9. 4; Con. 
4. 4; au VL. tous rétinis : Dat. 5' 2. 

Gupïde, adv. (cupidus, gr.184), 
avidement, passion7iément : Kx. i. 4. 

Cupidïtas, âtis, f. (cupidus. 
gr. 166), désir. — I. en bonne 
part, désir, envie:... audiendi, D." 

2. 2;... pugnandi, M. 5. i;... bel- 
landi, Ham. i. 3; H. 2 i. — II. 
en MAUVAISE part, désir mativais 
ou violent, passion: Timol. 2. 3; 
D. I. y,... turpis, 4. 3;... imperii, 
M. 8. 2; ... pecuniae, A. 12. 2; 
cupiditate rapi, Eum. 6. 2. 

Gupïdus, a, um (cupio). — 
I. en BONNE part, désireux, avide 
ûfg;... litterarum, Cat. 3. i;...sa- 
lutis, Eum. 3. I;... conjugii, Cim. 
I. 3. — II. en MAUVAISE part : 
avide de, passionné pour:... imperii, 
R. 2. I. 

Gupio, îvi ou il, îtum, 3tr., 
désirer, souhaiter, vouloir: avec 
l'inf. , M. 5. 4; D. 10. 3; Dat. 6. 
I ; A. 4. 2; 9. 2; avec la prop. inf., 
Them. 10. i ; Paus. 5. 1 ; Aie. 9. 5 ; 
H. 10. 2. — Quand le suj. de la 
- prop. princ. et celui de la prop. sub- 



ordonnée sont les mêmes, l'inf. est 'v 
la construction ordinaire. Cepen- 
dant, on rencontre parfois la prop. 
inf. Cf. Paus. 2. 3; A. 20. 5; Cic, 
Cat. I. 2; Leg. i. i; et gr. 487. i. 

Gurj 2Av., pourquoi : K. 10. 6; 
pour que : Ar. 1.4. 

Giira, ae, f. — I. soin, effort, 
sollicitude : H. 9. 4 ; curam in re , 
adhibere, A. 21. 5; magna esse . 
cura, A. 15. 2, avoir, montrer ^- 
beaucoup de sollicitude ; esse curae 
alicui (gr. 307), A. 12. 5, être l'ob-^ ; 
jet des soins, delà sollicitude de 
qqn; habere sibi curae (gr. 308), 
A. 20. 4, s'occuper de, prendre, ^ ^ 
avoir à cœur, avoir soin. — Cic. ^ 
Fam. 8. 8. 10. dit de même: eos 
tibi velim curae habeas. — II. 
souci, inquiétîide, crainte : cura 
frangi, D. 7. 3. 

Guratio, onis, f. (euro, gr. ,, 
155) — \, action de soigner.. — II. 
terme de médecine, traitetnent, -- 
cîire ; A. 21. 3. > > 

Guro, I tr., avoir soin, soigner^ 
veiller a l'exécution:... praeceptum, 
Eum. 9. 5; avec le gérondif (~gf. 
^\i^, faire suivi de l'inf., veiller à 
ce que :... muros reficiendos, Con. 4. 
5;... aedem reficiendam, A. 20. 3; 
... legem ferendam, Thr. 3. 3;... 
aliqm interficiendum, D. 6. 5; Ti- 
mol. I. 4;... ossa deportanda, Eum. 

13- 4- 
Gurro, cucurri, cursura, 

3. n., r^«;7>; Ep. 2. 5. 

Gursor, ôris, m. (curro, gr. 
155), coureur, courrier: M. 4. 3. 

GursuSjUS, m. (curro, gr. 156), "ij 
course ; terme de marine, naviga- ' " 
tion: M. i. 6. - ; 

Gustodia, ae, f. (custos, gr. 
166) — I. ACTION de garder, garde. 
— II.FIG.GENS qui gardentj^ç-flrûfej, 
sentinelles, poste militaire : ^à^omMcca. 
custodiis saepire, D. 9. i ; pênes ; v 
quemsumma imperii eratcustodiae, . 
Eum. II. 3, c.-à.-d. praefectus eu- :-' 
stodum, II. I. — III. LIEU où l'on ■ ' 



VOCABULAIRE. 



55 



gardé, prison, maison d'arrêt : 
aiiqtn in custodiam conjicere, Ph. 
3. 4;... dare, Eum. 11. i;... custodia 
tenere, Cim. l. l;... liberare, 2. 2; 
in custodia perire, R, 3. 3. 

GustôdiOj 4- tr. (custos, 179), 
garder, veiller sur, protéger:... tem- 
plum ab aliquo, H. 9. 4. 

Custos, ôdiSj m., garde, gar- 
dien: Ji. \. 5;... pontis, M. 3. i ; 

3. 3;...gazae,t)at. 5. 3 ; . . . corporis, 
9, 3; Eum. 7. l; praefectus custo- 
dum, II. i;... apponere, D. 4. 5; 
... imponere in horto, Cim. 4. l; 

■ se àb custodibus subducere, Aie. 

4. 4. 

Cyclâdes, um, f., Cydades, 
îles qui entourent l'île de Délos: 
M. 2. 5. Cf. Aegates. 

Cyme, es, i.,Cymé, ville prin- 
cipale de rÉolie, dans l'Asie Mi- 
neure. Auj. ruines de Lamurt-Kol. 
Aie. 7. i. 

Gyprius, i, m. (Cyprus, gr. 
. 172), habitant de l'île de Ch)'pre, 
Chyprieit: Cim. 2. 2 ; Con. 4. 2. 

Cyprus, i, f., Chypre, île de la 
Méditerranée, appartint aux Egyp- 
tiens (560), puis aux , Perses, 
devint indépendante sous Evagoras 
{410). Cette île était célèbre par 
ses mines de cuivre : Paus, 2. i ; 
Cim. 3. 4;Ch. 2. 2. 

Gyrënae, ârum, f., Cyrhie, 
capitale de la province du même 
nom, sur la côte nord de l'Afrique: 
Ag. 8. 6. 

-Gyrenaeus, ijm.(Cyrenae,gr. 
174), Cy7-énéen .-H. 8. l. 

Gyrùs, i, m., en persan Khu- 
rush, c.-à-d. soleil. — I. Cyrus 
l'Ancien, fondateur de la monar- 
chie des Perses, mort vers l'an 529 
av.J.-C: R. i. 2.— II. Cyrus le 
Jeune, fils de Darius Nothus et 
frère d'Artaxerxès Mnémon. Il 
voulut enlever le trône à son frère, 
mais périt à la bataille de Cunaxa 
(401) : Aie. 9. 5 ; Con. 3. l. 

CORNELII.. 



Gyzicenus, a, um (Cyzicus), de 
Cyziqîie : Ep. 4. i. 

GyzïcuSj i, î.,Cyziqîie en My- 
sie, l'une des villes les plus com- 
merçantes de l'antiquité, auj. rui- 
nes de Balkis : Tim. i, 2. 



D 



Damnatio, ônis, f. (damno, 
gr. 156), condamnation : M. 8. i. 

DamnOj i. tr., condamner à 
une peine, déclarer coupable. — I. 
avec le GÉN. du délit : ... prodi- 
tionis, Them. 10. 5; ... sacrilegii, 
Aie. 6. 4 ; de la peine : ... capi- 
tis, Paus. 3. 4; Aie. 4. 5; Ch. 3. i; 
Eum. 5. I; Ph. 3.2. Voti damnari, 
Timol. 5. 3, être condamné à son 
vœu, c.-à-d. être condamné à ac- 
complir la promesse faite aux dieux 
dans le cas où ils exauceraient une 
prière, d'où être au comble de ses 
vœux. Cette expression ne se ren- 
contre ni dans Ces. ni dans Cic, 
mais fréquemment dans Liv. Elle 
ressemble au voti r eus de Virg., 
Ae. 5. 237. — II. avecL'ABL.: ... 
crimine, "Them. 8. .3. Cf. crimen. 

Damon,- ônis, m., Datuon, 
célèbre musicien d'Athènes au 
temps de Périclès, donna des leçons 
à Socrate : Ep. 2. i. 

Darïus, i, xa., Dai-itis, Xioro. de 
plusieurs rois de Perse. — I. Da- 
rius I, fils d'Hystaspe (521-485), 
fit la guerre aux Scythes et aux 
Grecs : M. 3 à 5 ; R. i. 2. — II. 
Darius II, Nothus (424-405) , 
père d'Artaxerxès II et de Cyrus 
le Jeune : Aie. 4. 7; 5. 2. 

Datâmes, is et \^m.,Datame. 

DatiSjïdis, vs\.,Datis, général 
de Darius I : M. 4. i; 5. 4. 

De, prép.(gr. 382) — A. déter- 
mine LE lieu, du haut de, de : de 
vehiculo dicere, .Timol. 4. 2; se de 
superiore parte aedium dejicere,D. 

4.5. — B. MARQUE LA SÉPARATION,. 
Partie du maître. 12 



56 



VOCABULAIRE. 



de^ hors de. De est ainsi employé — 

1. avec des verbes composés de de: 
detrahere, Ch. 3. 3; Timol. 5. 3 ; 
désistera, Tim. 2. 2; depeIlere,Cat. 

2. 2; decedere, A. 10. 2; et même 
avec d'autres verbes : Ar. 3. 3 ; 
efiferre, Paus. 5- 4 '■> capere, Ep. 

3. 4 ; sumere supplicium, Eum. 
12. I. — II. avec les partitifs, 
noms de nombre : triginta, Thr. 
2. I ; mille, Dat. 8. 3 ; ou pro- 
noms : nihil, Ag. 7- 3 5 A. 14. 2 ; 
quid, A. 8. 4 ; de même en sous- 
entendant : aliquem, Them. 4. 3 ; 
aliquid, Cat. 3. 2. — C. indique 
l'objet après les verbes qui mar- 
quent une perception de l'esprit, 
une manifestation de la pensée, 
etc. : touchant, sur, ait sujet de. 
Voici la liste des expressions de ce 
genre après lesquelles Nép. em- 
ploie de (Cf. Lup. Spr. § 32, 58) : 
— I. audio, Eum. 9. 5; commemo- 
ro, D. 6. 2 ; comperio, Paus. 5. 3 ; 
defero, Dat. 7. i ; delibero, Eum. 
7. 3; divino, Ag. 6. i; exploro, H. 
2. 2; expono, Pr. 8; Pel. i. i; ex- 
probro, Ep. 5. 5; palam fit, D. 10. 
2 ; perfero, L. 4. I ; praenuntio, 
Eum. 9. 4 ; rescisco, Eum. 8. 6 ; 
tracto, Eum. 5. 7. Dans ces expres- 
sions la prép. et l'abl. tiennent 
lieu de régime direct. — II. ago. 
Aie. 4. I ; coeo, A. 8. 4; cogito, 
H. 2. 6; colloquor, D. 2. 4; A. 8. 
4; conjicio, Them. i. 4;conscribo, 
ID. 3. 2 ; consentio, Ph. 2. 2; con- 
stituo, Eum. 12. I ; contendo, Ag. 

1. 4; credo, Con. 5. 4; decerno, 
Timol. 3. 5; delibero, Eum. 7. 3; 
despero, M. 4. 5; Eum. 9. 2; dico, 
L. 4. 3 ; Ep. I. 4; 10. 4; dimico, 
Tim. 4. 3 ; Eum. 10. 3 ; disputo, 
Ep. 3. 3; enumero, L. 2. i; existi- 
mo, D. 7. 3; expono, 3. 2; facio, 
Them. 2, 6; A. 18. 4; gero, Paus. 

2. 4; judico, Them. 1.4; L. 3. 4; 
Paus. 3. 7; mitto, Con. 5. 35 pero- 
ro, Ep. 6. 3 ; perscribo, Pel. 3. 2 ; 
A. 16. 4; persequor, Cat. 3. 5; 
pertimesco, Ep. 7. i; j^olliceor. 



Them. 10. 4; praedico. Aie. 11. 2; 
proferOjL. 2. i; quaero, Pel. 3. l; 
refero, Tim. 4. 6 ; reputo, Aie. 4. 
4; requiro, A. 20. 2; scribo, Them. 
10. 4; spero, M. i. i; timeo, D. 
8. 4 ; tracto, Eum, 5. 7. — III. 
certamen est, Them. 6. 3; conten- 
tion em habeo, Ag. i. 2 ; consilium 
capio, 7. 2 ; in colloquium venio, 
Dat. II. i; fama cxit, PI. 9. 2 ; 
fama perfertur, Them. 2. 6 ; Ag. 8. 
3 ; fama pervenit, Dat. 6. i ; fidem 
do, Dat. 10. I ; judicium fit, 
Ph. 3. 4; in jus eo, A. 6. 5; librum 
facio, Cat. 3. 5; memoriam prodo, 
H. 8. 2; memoriae prodo, Aie. i.i; 
mentionem facio, Aie. 2. 2 ; 5. 3 ; 
Ep, 4. 5;Ham.3. 3; H. il. 5; 12. i; 
A. i6.3;bene mereor, Paus. 4. 6 ; Ph. 
2. 2 ; mitto legatos, Them. 6. 4; 
Ph. 3.2; mitto nuntium, è^c. 4, 3; 
...aliquem, Con. 5. 3 ; habeo quaesti- 
onem, Aie. 4. i ; ... sermonem, 
Ep. 3. 3;sufifragiuni fero, Ep. 8. 5; 
tempus do, Them. 9. 4. — De se 
trouve avec le mot liber : H. 13. 2; 
A. 18. 6. 

Dea, ae, f., déesse: Tim. 2. 2. 

DebeOj bui, Mtuin, 2. tr., 
(de, habeo) — I. devoir, être 7'ede- 
vable, être débiteur : A. 2. 4; ... ali- 
cui, Ep. 3. 6. — II. devoir, être 
obligé à, être tenu de : A. g. I ; avec 
l'inf. : Thr. 2. 3 ; Con. 4. l ; Ep. 6. 
2 ; A. 4. 3 ; 17. 2 ; avec une né- 
gation, 7te pouvoir pas : nemini 
dubium esse débet, H. 2. 5. — 
III. devoir, avoir droit à : D. 2. 4. 

Debilïto, I. tr. (debilis), affai- 
blir, énerver, paralyser : ... opes 
adversariorum, Ag. 5. 2; ... aliqm, 
H. 1. 2; ... animos militum, Dat. 6. i. 

Debïtum, i, n. {à&heo), dette, 
obligation : ... naturae reddere, R. 
1.5, rendre à la nature ce qu'elle 
nous avait prêté, c.-à-d. mourir 
d'une mort naturelle. Debitum, 
dans ce sens, se trouve aussi dans 
Curt. 10. 5. 

De-cëdOj cessi , cessum , 



VOCABULAIRE. 



57 



3. m^ I. s'éloigjier de, partir, s'en 
aller: ... ex hominum conspectn, 
Timol. I. 6; ... Sicilia, Ham. i. 5; 
... de forOjA. 10. 2. — II. Dans la 

LANGUE OFFICIELLE, quitter une 
province à l'expiration de ses fonc- 
tions administratives, sortir de 
charge, venir de : quaestor ex Afri- 
cadecedens, Cat. l. 4; ex Asia de- 
cedens, A. 4. i. — III. s'en aller 
de la vie, mourir : Ar. 3. 3; Ag. i. 
3,- 8. 6; R. 2. 3; A. 22. 3; ... ma- 
ture, A. 2. i; ... in sumraa pauper- 
tate, Ar. 3. 2; . . . in vinclis publicis, 
Cim. I. I. — IV, employé abso- 
lument en parl.de choses cesser: 
febris decessit, A. 22. 3. — Cic, 
Ces. et Liv. construisent ce verbe 
avec de, e x ou l'abl. seul, rare- 
ment avec a b. Devant les noms de 
pays, ils emploient ordinairement 
ex. II n'y a pas moyen de trouver 
une nuance diverse de signification 
dans ces constructions. 

Decelëa, ae, ï.,Dccélie, bovirg 
de l'Attique : Aie. 4. 7. 

Decem, nom dénombre ord. — 
A. ADJ., dix :à.ç.cem seplemque, Cat. 
I. 2. — B. SUBST., les dix, les dé- 
cemvirs (ot SÉKa). Nép. désigne par 
d e c e m les dix magistrats — I. char- 
gés par Lysandre de gouverner les 
villes alliées d'Athènes après la ba- 
taille de l'Aegospotamos : L. i. 5- 
— II. élus à Athènes après la chute 
des trente tyrans : Thr. 3. i. Cf. 
decemviralis. 

Decemplex, plicis, adj. (de- 
cem, plico), décuple : M. 5. 5. 

Decemviralis, e (decemviri, 
gr. 171), relatif aux Décemvirs, dé- 
cemviral : lu. 2. i. — A Rome on 
appelait décemvirs un collège de 
dix magistrats diversement désigné? 
d'après leurs fonctions: decemviri 
agris dividundis, decemviri legibus 
scribendis ou ferendis, etc. Ces der- 
niers sont les plus célèbres. Ils furent 
créés en 451 av, J.-C. en vertu de la 
loi du tribun Térentilius Arsa. Choi- 



sis parmi les patriciens et chargés dç 
rédiger un code de lois, ils avaient 
un pouvoir absolu : toutes les autres 
magistratures cessaient de fonction- 
ner pendant le temps que durait 
leur travail. Les décemvirs gardè- 
rent le pouvoir au delà du terme 
fixé, et en abusèrent si bien que la 
retraite du peuple sur le Mont Sacré 
vint y mettre un terme (449). — Né- 
pos désigne par ce mot les magis- 
trats établis par Lysaijdre — dans 
différentes villes de la Grèce et dont 
le pouvoir était assez semblable à 
celui des décemvirs de Rome : L. 

I. 5- 

De-cerno, crevi, cretum, 
3.n. — \. juger, décider : ...'de re, 
Timol. 3. 5. — II. décider par les 
armes, combattre, livrer bataille : 
... classe, H. 10. 5 ; ... acie, M. 4. 
4 ; ... integriore exercitu, Eum. 9. 
6 ; ... cum aliquo, H. 4. i. — III. 
décider, décréter, voter : ... aliciii 
statuas, M. 6. 4; ... honores. Aie. 
7. I. — IV. décider, résoudre, se 
proposer: avec la prop. inf. (gr. 
486), Aie. 4. 2 ; avec l'inf. (gr. 
481), M. 2. 2; 3. i; avec ut (gr. 
414), Tim. 3. 2. — Ces diverses 
constructions se retrouvent dans 
Cic; le subj. sans ut est aussi clas- 
sique. Cf. C. B. G, 4. 17. I ; C. 
Att. 7. 15. 2; 6. 6. 2. 

Decessus, us, m. (decedo, gr. 
156), départ : Timol. 2. 3. 

Decet, uit, 2, verbe impers., 
il convient, il sied, il est conve7iable, 
avec l'ace, de la pers. comme rég. 
(gr. 284) et un inf. comme sujet, 
(gr. 477) : A. 6. 4. 

De-cïdo, cïdi, 3. n. (de, cado, 
gr. 194). — I. PR. tofnber, choir: ... 
ex equis, Eum. 4. 2. — II. fig. 
tomber, sticcomber: ... amicorum 
perfidia, Eum. 11. 5. — Il est rare 
qu'on emploie decido sans indiquer 
le lieu d'oii l'on tombe. 

De-cïpio, cëpi, captura, 3. 
tr. (de, capio, gr. 194), tromper. 



58 



VOCABULAIRE. 



surprendre:' ... aliqm, Aie. 5- 2 ; 
Dat. 9. 4. 

De-clârOj i. tr. (clarus, cf. gr. 
179), rendre clair, d'où matiifester, 
montrer, faire connaître, exprimer, 
mettre en Inmicre par un moyen 
quelconque : Iph. 3. 2 ; A. iS. 6; 
... navem ducis, H. 11. 2 ; ... ima- 
ginem, Ep. i. 3. 

DecôruSja, um, convenable, 
bienséajit: Pr. 6. 

Decrêtum, i, n. (decerno)//^'- 
cret, sentence: Ph. 3. 2. 

De-curro, cucurri et curri, 
cursum, 3. n., courir en descen- 
dant, d'où courir: ... in spatio, 
Eum. 5. S. 

Dedidi, cf. dedo. 

Deditio, ônis, f. (dedo, gr. 
156), reddition, capitulation, sou- 
mission : M. 7. 4 ; Eum. 5- 7' 

Dedo, dïdi, dïtum, 3 tr.(de, 
dare) — I. donner, livrer, aban- 
donner, d'où livrer à V ennemi: ... 
aliqm, H. 9. i; ... aliqm alicui, 
Eum. 10. 2; H. 12. 2; ... se 
iluctibus, A. 6. I ; ... sese, M. 2. 
4; L. I. 2; Dat. 4. 5, se rendre, 
faire sa soumission, capituler. — 
II- livrer, dévouer, consacrer, adon- 
ner: ... se rei publicae, Them. l. 
3; ... duritiae, Aie. li. 4; ... 
tempus litteris, Them. 10. i. 
— D'où deditus, attaché, adonné, 
livré: ... alicui, Ep. 2. 2; .,, rébus 
veneriis, Aie. 11. 4; ... vino epu- 
lisque, Pel. 3. i. 

De-dûcOj duxi, ductum, 
3. tr., conduire loin de, d'où — A. 
PR. — I. emmener, co7iduii'e :...a.\iqxn 
secum, A. 4. 2 ; ... ex Sardinia, 
Cat. I. 4; ... in aedem, D. 8. 5 ; 
... copias in campum, M. 4. 2; ... 
classem in proelium, H. 11. i. — 
II. co7tdîiire sous bonne garde, 
escorter, accompagner: ... aliqm 
Pydnam,Them. 8. 5 ; ... Athenas, 
Ep. 4. 5 ; ... ad Eumenem, H. 11. 
2. — III. condîiire, fonder une 
colonie : Timol. 3. 2. — B. fig. — I. 



éloigner, déshabituer: .. . a pristino 
victu, D. 4. 5. — II. amener: ... 
eo ut, Ep. 7' l> attirer: ... in ea 
loca ut, Eum. 4. 3. — Cic. con- 
struit ordinairement ce verbe avec 
de, plus rarement avec ex;il n'em- 
ploie ab que lorsque le verbe est 
pris au figuré : a irecta via, timoré, 
tristitia, pietate. Ces, se sert fré- 
quemment de ex; comme Liv., il 
emploie parfois l'abl. seul quand le 
verbe a le sens propre: ... finibus. 

De-f atïgo, I. ix., fatiguer : L. 
2. I. 

DefectiOj ônis, f. (deficio, 
gr. i^6),défectioji:'D3i.i, 7. i. 

Defendo, ndi, nsum, 3. tr. 

écarter, détourner, d'où défendre: 
... aliquem ab aliquo, Them. 7. 4; 
H. 10. 5 ; et sans désigner l'objet 
qu'on éloigne : Them, 4. i ; . . . pa- 
triam, Them. 9. 3 ; H. 6. i ; ... 
Eryeem, Ham. i. 2; ... se moeni- 
bus, M. 4.4; Them. 4. 2; ... aliqm, 
Iph. 3. 2. _ 

Defensio, onis, f. (defendo, 
gr. \^(i), défense :'R^. 7. i. 

De-fëro, tùli, lâtum, ferre-, 
3.tr. — ^A.PR. porter d'un lieu élevé, 
à^ oh. précipiter : ... aliqm ex tanto 
regno ad eam fortunam, Timol. 2. 
2. Terme de marine, porter de la 
haute mer vers la côte : nave de- 
latus in Ciliciam, Dat. 4. 4. De- 
fero marque d'ordinaire l'action 
des vents et des flots : pousser, jeter; 
ici il est synonyme de devehor. — 
B. FIG. — X.porter, apporter, présen- 
ter, accorder : ... aliquid, Ep. 4. 4 ; 
... aliquid alicui, A. 4. 2; 19. 3. 
D'où en parlant des honneurs, des 
charges, déférer, décei'ner, accorder: 
... honores, pot estâtes, Ph. i. 2 ; 
... praefeeturasj A. 6. 4; ... ad 
aliqm summam rerum, Eum. 5. i ; 
... summam imperii, H. 3. l. — 
II. déférer, soumettre à, porter de- 
vant, don7ier cotznaissance : ... ali- 
quid senatui, H. 12. 2. D'où rapporter 
une nouvelle, dénoncer, annoncer: 



VOCABULAIRE. 



59 



Dat. g. 2; Ham. 3. i ; ... falsa,- 
Themr 7. 2 ; ... de defectione, Dat. 
7. i; ... aliquid ad aliqm, D. 8. 4. 
: — Pris au fig. , déferre se construit 
d'ordinaire avec ad; cependant le 
dat. est classique aussi. 

Defïcio, fêci, fectum, 3. n. 
(de, facio, gr. 194), se séparer de 
qqn, s'en détacher, faire défectio7t : 
Cim. 2. 4; Tim. 3. l ; ... ab aliquo, 
Con. 3. i; ... ab-amicitia alicujus, 
2. 2. 

Deformïtas, àtis, f, (defor- 
mis, gr. 166), difformité : Ag. 8. i. 

De-hortor, i. \x., dissuader, dé- 
toiinier : A. 10. 4; 21. 6. 

DejïciOj jëci, jectum, 3. tr. 
(de, jacio, gr. ï^â^, jeter à bas, pré- 
cipiter, renverser :. . . aliquid, Aie. 3. 
2; ... se de superiore parte aedium, 
D. 4. 5; ... se in inare, Ch. 4. 3. — 
FÏG.: ... aliqm, Thr. 3. l. — Ce 
verbe se construit avec de, ex, ab 
^ et même avec l'abl. seul. 

Dein ou deinde, adv., ensuite: 
^' S- 3j 7' 2; Aie. 4. 4; Timol. 3. i. 
Quelques auteurs traduisent : dein- 
de post, Enm. 5. 5, par : ensuite. 
La réunion des deux adv. dans ce 
sens semble ne pas se retrouver 
chez les classiques. On cite Vell. 
2. 23. 3. Tum deinde se rencontre 
dansSén., Plin., Just., Gell.; post 
deinde dans Sén., Ben. 2. 34. i, 
dans Gell. et dans Lact. (Dr, H. S. 
I. p. 129). Siebelîs, Haacke, Ort- 
mann, Nipperdey préfèrent consi- 
dérer post comme un adv. de lieu : 
par derrière. Nous nous rangeons 
à leur avis. Cf. post. 

DelectOj i.tr., attirer, chartner, 
sédîiire ; employé surtout au pass. : 
trouver du charme, être enchanté, 
charmé, avoir des joîcissances : dele- 
.ctor facto, ornatu, Dat. 3.4;... animo, 
ventre, A. 14. i;...Dione, D. 2. 3. 
Ce dernier abl. s'explique par la si- 
gnification plutôt neutre que passive 
du verbe: delector c.-à-d. gaudeo. 



D e-lëgo j I . tr . , reiivoyer, députer: 
Cat. 3,5. 

Deleoj levij letum, 2. tr.,.?;^ 
facer,à^ovL détruire, ruiner, anéan- 
tir : ... urbem, Ham, 2. i; ... ur- 
bem incendio, Thém. 4. i; Iph. 2. 
5; ... barbaros, Paus. i. 3. D'où 
terminer: ... bellum. Aie. 8. 6. 
Cette dernière expression semble ne 
plus se retrouver que dans Cic. 
Am. 3. II. 

De-libëro, I. tr. et n. (libra, 
balance) — I. peser, examiner, ré- 
fléchir, délibérer : deliberandi spa- 
tium, Eum. 7. 3; ... de re, 12. 3; 
avec l'interr. ind. disjonctive : ... 
utrum... an, Con. 3.3. — II. quand 
il s'agit d'oRACLES, consulter, de- 
mander conseil : avec l'interr. ind., 
M. I. 2; Them. 2. 6. Parmi les 
classiques, Nép. seul semble avoir 
employé delibero dans ce sens. 

Delictum, i, n. (de-linquo), 
faute, tort, action coîipable : A\c. 8. 4. 

De-lïgOj I. tr,, lier, attacher: 
H. S. 2. 

Delïgo, legi, lectum, 3. tr.- 
(de, lego, gr. 194), choisir, élire, 
désigner: ... ducem, Ep. 7. i ; ... 
locum, Dat. 7, 3; ... affinitatem, 
A. 12. l. Le but s'exprime par ad:... 
diem ad civitatem liberandam, Pel, 

2. 2; par qui et le subj.: delectus 
est qui constitueret, Ar. 3, i. Avec 
le double ace,:... aliquem ducem, 
Ar, 2, 3; au pass, avec le double 
nom: L. 3, S; Aie, 3, i; Timol. i. 

3. — De là, delectus, a, um, 
choisi, d^ élite: ... manus, M. 2. 4; 
Pel. 4. 2; et SUBST, : delecti ex ils, 
M. I. 2, des hommes choisis parmi 
eux. 

Delphi, ôrum, m, — L Del- 
phes, ville de Phocide, célèbre par 
son temple et son oracle d'ApoUon : 
M. I, 2; Paus, i. 3, — II. fig. 
V oracle de Delphes. Cf. ApoUo. 

DelphïcuSj a, um (Delphi, 
gr. \']i)^de Delphes:... deus, Paus. 
5. 5> Apollon; ... oraculum, L. 3. 2. 



6o 



VOCABULAIRE. 



, Delus, i, i.,Délos, île de la mer 
Egée, la plus petite des Cyclades. 
Apollon y avait un temple fort ré- 
véré. Près de ce temple se célé- 
braient chaque année des jeux so- 
lennels, auxquels la Grèce entière 
prenait part: Ar. 3. i. 

Demâdes, is, m., Démade, 
orateur athénien. C'était un homme 
sans principes, favorable aux Macé- 
doniens et par cela même ennemi 
de Démosthènes : Ph. 2. 2. 

Demaenêtus, ï,Ta.,Démcnète, 
orateur populaire à Syracuse: Timol. 

5- 3- 

De-raens, ntis, adj., insensé, 
fou: Paus. 3. i. 

Dementia, ae, f. (démens, 
gr. 166), démence, folie, extrava- 
gance : Pel. 3, 2. 

De-inergo,mersijmersuin, 
3. tr., enfonce}-;à.^oi\ au fig, abîmer: 
D. 6. I. 

Demetrius, i, m. — I. Dé- 
MÉTRIUS DE PiiALÈRE, Orateur, 
philosophe, savant et homme d'État 
distingué. Mis à la tête d'Athènes 
(317-307) par Cassandre, il rendit 
de grands services à cette ville : 
M. 6, 4; Ph. 3.,i. — II. Démé- 
TRius Poliorcète, né en 337, 
était fils d'Antigone, l'un des géné- 
raux d'Alexandre. Dès sa jeunesse, 
Démétrius prit part à la lutte de 
son père contre Eumène, Ptolémée, 
Lysimaque et les autres généraux 
qui se disputaient les états du con- 
quérant. Il devint roi de Macédoine 
en 294 et mourut prisonnier de son 
beaurpère Séleucus, roi de Syrie, 
l'an 284 av. J.-C: R. 3. 3. 

Demigratio, ônis, f. (demi- 
gro, gr. 156), émigration. Ce mot 
semble n'avoir été employé que par 
Nép. et encore dans le seul passage : 
M-. I. 2. 

De-mïgro, l. n., éviigrer, se 
retirer: ... Lacedaemonem, Aie- 4. 
5; ... ex insula, M. 2. 5. — Ce verbe 
se construit avec de, ex ou ab. 



De-molior, ïtus suni, 4. tr., 

jeter à bas, renverser, démolir, 
raser : Paus. 5. 2 ; Timol. 3. 3. 

DemosthëneSj is, m., Dé- 
mosthènes, \& plus grand des orateurs 
grecs, naquit de parents riches à 
Péanée près d'Athènes, probable- 
ment l'an 385 ou 384 av. J.-C. 
Ayant perdu son père à l'âge de 
7 ans, il vit sa fortune dissipée par 
des tuteurs infidèles et commença 
sa carrière oratoire en les citant de- 
vant les tribunaux. Bientôt un sujet . '•' 
plus digne de son génie et de son 
patriotisme exalta toutes ses facul- 
tés. Philippe, roi de Macédoine, son 
fils Alexandre et enfin les généraux- '- 
du conquérant menacèrent tour à 
tour la liberté de la Grèce et celle 
d'Athènes en particulier. Le grand 
orateur lutta avec une indomptable 
énergie, mais sans succès, contre les > 
empiétements de ces ambitieux. 
x\près la victoire d'Antipater et / 
de Cratéros, Démosthènes et ses 
amis furent accusés et, sur la pro- ' 

position de Démade, condamnés à 
mort. Il s'était réfugié dans un 
temple de Neptune à l'île de Calau- "- . 
ria, non loin des côtes de l'Argo- 
lide. Ne voulant pas tomber vivant 
entre les mains de ses ennemis, il 
s'empoisonna le 12 octobre 322 : 
Ph. 2. 2. 

Demum, adv., précisément, 
justement, enfin, finalement :'Ym\<A. 

Denïque, adv. On l'emploie 
pour indiquer — I. qu'on énonce . 
le DERNIER membre d'une énumé- 
ration : enfin, finale me7it. — II. qu'on 
RÉSUME tout ce qui précède, en un 
mot, en général, bref: Pel. 4. 3 ; 
Eum. 12. 2.;'^. 1.2.. 

De-nuntio, i. tr., annoncer, ,\ 
déclarer, faire savoir: avec la prop. 
inf., Ch. 3. I. 

De-pello, pùli, pulsum, 3. 
tr. — \. chasser de, éloigner :...2i^\ç\ax 
terra. Aie. 8. 3; ... tota Sicilia, T 



yOCABULAIRE; 



6l 



Timol. 2. I. Terme de guerre, 
chasser l'ennemi de sa position, dé- 
loger, déhusqiier : ... aliqm ex his 
regionibus, Paus.2. i ; et au FIG. 
déloger, déposséder: ... aliqm gradu, 
Them. 5. i ; ... de provincia, Cat. 

2. I. — II. FIG. écarter, éloigner, 
détourner, repotisser : ... periculum 
pecunia, Paus. 3. 5 ; . . . a Syracusa- 
nis .servitutem, Timol. i. i. D'où 
au pa.ss., être éloigné de,être forcé de 
renoncer à ; a qua re depulsus, Dat. 
7.3. — Avec ce verbe, Cic. emploie 
indifféremment ab, de, ex ou l'abl. 
sans prép. 

De-pingo, pinxi, pictum, 

3. tr. , peindre, représenter en pein- 
ture: ... pugnam, M. 6. 3, 

De-pôno, posui, positum, 
3. tr. — I. déposer, mettre h terre, 
d'où mettre en dépôt : ... amphoras 
in templo, H. 9. 3. — II.- fig. dé- 
poser, abandonner, quitter, renoficer 
à: ... imperium,Timol.3. 4;... àni- 
mam, odium, H. i. 3. 

De-popiilor, i. tr., ravager, 
saccager: Kg. 3. 2. 

De-porto, i. tr. — I. pr. efn- 
porler, transporter : ... aliqm, Aie. 
4.3; ... aliquid Salamina, Thera. 2. 
8;. . . ossa in Cappadociam ad aliqm, 
Eum. 13. 4. — II. FIG. rapporter, 
remporter :... triumphum ex Hispa- 
nia, Cat. 2. i. — Ce verbe se 
construit ordinairement avec ex ou 
de. 

De-prëcor, l . tr. , détoiirner, éloi- 
gner par des prières, conjttrer : A. 
12. 2. 

JDeprïmo, pressi, pres- 
sum, 3- tr. (de, premo, gr 194), 
presser de haut en bas, d'où — I. 
PR. enfoncer,couleràfond: ... naves, 
Con. 4. 4. — II. FIG. étouffer, 
rendre vain: ... preces, A. 22. 2. 

De-pugno, i. rv., se battre avec 
acharnement, engager une bataille 
décisive : Them. 4. 4. 

Dercylus, i, m.,Dercyhis, gé- 
néral athénien : Ph. 2. 4. 



Descendo, ndi, nsum, 3. 

n. (de, scando, gr. 194), descendre. 
Népos emploie ce mot dans le 
sens que les Grecs attachaient sou- 
vent au mot KaTapa£v€iv, aller, 
venir de l'intérieur des terres vers 
lacôte: Xerxes in Graeciam descen- 
dit, Ar. I. 5, universa civitas in 
Piraeum descendit. Aie. 6. i, en 
partant de la Perse, de la ville .^Ce 
verbe se construit avec de, ex, ab ; 
Sali., Liv. et les poètes emploient 
aussi l'abl. sans prép. 

De-scisco, ïvi ou ii, ituco, 
3. n. , se détacher de qqn. ; passer 
dans un autre parti, faire défection: 
Tim. 3. I ; Ham. 2. 2 • ... ab ali- 
quo, Aie. 5. I ; Dat. 5. 5. 

De-scrîbo, scripsi, scri- 
ptuirij 3. tr., décrire, dépeindre, 
faij-e connaître: K. 18. 6. 

De-sëro, rui, rtum, 3. tr., 
abandonner, délaisser: ... aliqm,^ 
Tim. 3. 4 ; Dat. 2. 5 ; Eum. 10, 2; 
qui deseruerant, 5. i, ceux qui ne 
passèrent pas dans l'armée d'Anti- 
pater. 

Desertus, a, uin,adj.(desero), 
désert, abandonné: ... loca, Eum. 
8. 5 ;... urbes, Timol. 3. i;... fana, 
2. 3. 

Desiderium, i, n. (desidero), 
désir ai'dent, regret: A. 4. 5- 

Desidero, i. tr. — I. désirer ' 
vivement, souhaiter :... diligentiam 
alicujus, Ep. /.■ I. — II. exiger, 
réclamer: quae tempus praesens 
desiderabat, Ag. 8. 4 ; artifices 
quos cultus domesticus desiderat, A. 
13. 3. — III. sentir le besoin, être 
peiné de V absence, regretter : . . .aliqm, 
Cim. 4. I ; . . . operam alicujus, Ep. 
5. 3; ... historiam contextam, A. 
16. 3. 

De-sïnOj sii, sïtum, 3. tr., 
cesser: Them. 6. 4; avec l'inf. (gr. 
481): Tim. 3. i; Ep. 5. 5;A.2i. '6. 

De-sisto, stïti, stïtuin,3. n., 
renoncer, se désister, cesser : ... de 
contentione, Tim. 2. 2 j avec l'inf. ; 



62 



VOCABULAIRE. 



D. 3. I ; H. I. 3 ; Cat. 2. 4. — Cic. 
emploie indifféremment d e ou l'abl. 
sans prép. ;il se sert parfois de ab. 
Ces. et Liv. emploient d'ordinaire 
l'abl. sans prép. 

Desperatio, ônis, f.(despero, 
gr. 156), désespoir: ad desperatio- 
nem adducere, Eum. 12. i ; ... per- 
venire, Ham. 2. 3. 

De-spëro, i. n. et tr., désespé- 
rer: ... de virtute, M. 4. 5; ... de 
rébus suis, Eum. 9. 2 ; avec la prop. 
inf. : ... se posse, Them. 10. 4. 
Ces deux constructions se trouvent 
dans Cic. qui emploie aussi le dat. 
et l'ace. — De là, desperatus, a, 
um, désespéré, c.-à-d., celui dont 
on désespère ou qui désespère de 
lui-même : desperatis rébus, Dat. 
6. 3; H. 8. 2, les affaires étant 
désespérées, c.-à-d. désespérant des 
affaires, de la position ; et SUBST. : 
les gens désespérés : desperatos re- 
linquere, A. 8. 6. Ces. B. G. 7. 
3. I, dit d'une façon analogue : de- 
sperati homines. — Dr. H. S. I. 
p. 167, ne cite que le seul passage, 
Nép. M. 4. 5, où desperare soit 
employé au pass. impersonnel. 

Despïcio, spexi, spectum, 

3. tr. (de, specio, inusité, gr. 194), 
regarder d'en haut, d'où fig. dédai- 
gner, mépriser, tenir pe^i compte, 
re/îtser ; ... aliquem, Thr. 2. 2 ; ... 
aliquid, Pel. 3. i ; A. 6. 4. 

De-spondeo, ndi, nsum, 3. 
\x., promettre, particulièrement^rc- 
mettre une fille en mariage: A. 19. 4. 

Destïno, i. \x., fixer, résoudre, 
se proposer, avec l'inf.: Eum. 2.4. — 
Cette construction assez rare se 
trouve cependant dans Ces. et dans 
Liv. 

Destitue, ui, ûtum, 3. tr. 
(de, statuo, gr. 194), abandonner, 
délaisser, tro7?iper, fr^icstrer: Aie. 

5-4. 

De-sum, fui, esse — I. être 
absent, ijianquer, faire défaut : A. 

4. 4 ; ... alicui, Ép. 10 2 ; Eum. l. 



2; Timol. 3. 5 ; A. il. i ; délais- 
ser, abandonner : ... alicui, Tim. 4. 
3 ; êtr-e refusé: ... alicui, Cim. 4. 3. 

De-tëgo, texij tectum, 3.tr., 
décoîivrir, ôter le toit: A. 20. 3. 

Deterior, lus, superl. deter- 
rimus, a, um (deter, inusité, 
gr, 52), pire, inférieur, plus faible: 
Eum. 3. 6. 

De-terreo, ui, ïtum, 3. tr., 
écarter, éloigner, détoîtr7ter 'pax la 
crainte : D. 8. 5 ; . . . ab aliqua re 
(gr. 326), M. 7. 4 ; D. 3. 3 ; Dat. 

4. S- 

De-testor, i. tr,, prendre les 
dieux à témoins en maudissant,d'où 
maudire, exécrer: Timol. l. 5. 

De-trâho, traxi, tractum, 
3. tr. — I. PR, tirer à bas, oîlever : 
... signum, Paus. 4. l ; retrancher, 
diminuer: ... pondus, Iph. 1.4; 
... novem parles (gr. 57) multae. 
Tira. 4. I. — II. FIG. rabaisser, 
ravaler, ôter de, dénigrer:, ... de 
aliquo, Ch. 3. 3 ;... de rébus gestis, 
Timol. 5. 3 ; faire dti tort, 7iuire: 
... alicui, Eum. i. 3. — Ce verbe 
se construit avec le datif, avec de, 
ex, et parfois avec ab. L'abl. sans 
prép, est employé par Liv. 22. 

47. 3- 

Detriraentum, i, n. (detero, 
gr. \'^^), détriment, dommage, peii.e: 
... exercitus, H. 5. 2; ... existima- 
tionis facere,Cat.2.4;... rei familiari 
afferre, A. 2. 3. 

DeuSj i, m. (gr. 20), dieu: 
Them. 7. 4, Le gén, plur. est : 
deum, L, 3, 5 ; Ag. 2. 5 ; deorum, 
Ag. 4. 8 ; Timol. 4, 4. 

De-ûtor, ûsus sum, 3. n., 
ahtser, maltraiter : ... victo, Eum, 
II. 3. Ce mot ne se rencontre que 
dans Nép, et encore dans ce seul 
passage. 

De-vëho, vexi, vectum, 3, 
tr. — I. transporter. — IL PASS, 
dans le sens moyen, se tra7isporter, 
se rendre, partir : D. 4. i. 

De-verto, rti, rsum, 3, — 



VOCABULAIRE. 



.63 



I. ^Tr. détourner de. — II. N. se 
détourner de ^ se diHger vers, aller 
loger: Pel. 2. 5. - 

De-^vincio,vinxijVinctum, 
4.tr. — I. PR. lier, enchaîner — II. 
FIG. enchaîner, s'attacher qqn : ... 
aliqm liberalitate, Aie. 3. 4; ... 
consuetudine, A. l. 4. 

De-vincOj vïci, victum, 3. 
tr., vaincre complètement, défaire, 
soîwiettre, triompher de: ... clas- 
sem, Cim.2.3 ; Con. 5. i ;...Persas, 
Eum. 8. 2; ... unius virtutem, H. 
1.2. 

DeviuSj a, uxn (de, via), éloi- 
gné de la route, écarté, détour7ié : 
Eum. 3. 5. 

De-vôco, I. \r., appeler, invi- 
ter: Cim. 4. 3. 

Devotio, ônis, f. (devoveo, 
gr. 156) — I. action de consacrej; 
de vouer aux dieux, spécialement 
aux dieux infernaux, imprécation, 
malédiction: Aie. 4. 5 ; 6. 5. 

De-vôveo, vôvi,vôtum, 2. 
\x,, vouer aux ditux infernatix, d'oîi 
maîcdire: Aie. 4. 5 ; 6. 5. 

Dexter, tra, Iruxn ou tëra, 
tërum, droit: ... oculus, H. 4. 3. 
— SUBST. dextra (s. e. manus, 
gr. 219), /a f}iain droite: data, dextra 
in fidem recipere,Them. 8.4; fidem 
dare dextra, Dat. 10. i, donner la 
main droite eomme gage de sa foi. 
Diodore 16. 43, et Josèphe, Ant. 
Jud. 18. 9. 3, nous apprennent que 
c'était chez les Perses le signe le 
plus sacré. Quand la personne en- 
vers laquelle on voulait se lier était 
absente, on donnait la main à son 
représentant. Ce dernier se char- 
geait de transmettre ce gage de 
fidélité. De là les expressions : 
Se^ioIv 4>ép€iv, Xen. Cyr. 4. 2. 
7 ; iréjAiTÉiv, àirooTTéXXeiv, Ag. 3. 
4; et dans Nép. Dat. 10. 2, dextram 
mittere. En effet les mots, hanc 
missam, se rapportent à dextra et 
non à fidem. • 



Diadëma, âtis, n., diadème, 
proprement le bandeau blanc et 
bleu que les monarques de l'Asie 
portaient autour de la tête. Plus 
tard le diadème ne fut plus qu'un 
large bandeau blanc attaché autour 
de la tête et noué par -derrière. Plu- 
sieurs nations l'avaient adopté 
comme emblème de la souveraineté; 
aussi était-il fort odieux auxRomains. 
A la fête des Lupercales, Antoine 
avait ceint le front de César d'un ban- 
deau semblable et avait ainsi accé- 
léré sa mort. Dioclétien fut le pre- 
mier empereur qui osa prendre ce 
dangereux ornement ; Constan- 
tin le Grand en rehaussa la beauté 
par une ou deux rangées de pierre- 
ries et de perles précieuses. Eum. 
7. 2. 

Diana, ae, f.,I?zane,VATtémis 
des Grecs, déesse de la chasse, fille 
de Jupiter et de Latone et sœur 
d'Apollon. A Sparte on lui offrait 
primitivement des victimes hu- 
maines . Plus tard ces sacrifices bar- 
bares furent abolis; mais le jour de 
sa fête on flagellait jusqu'au sang de 
jeunes garçons. On l'appelait Hé- 
cate dans les enfers, la Lune ou 
Phœbé au ciel, et Diane sur la 
terre. Elle avait à Ephèse le plus 
beau temple qui fût dans l'univers. 
H. 9. 3. Cf. Ephesus. 

DiciSj ne s'emploie que dans 
les locutions, dieis causa, gratia : 
/>our la forme, par manière d'ac- 
quit : A. 8. 5. 

Dico, dixij dictum, 3. tr. 
— I. dii'e, raconter, parler de : ... 
mendacium. A, 15. l; ... dealiqua 
re, Ep. I. 4; ... aliquid de aliqua 
re, L. 4. 3 ; Ep. 10. 4. Avec 
l'interr. ind. : Ep. l. 4; avec la 
prop. inf. : M. 3. 5; Ag. 1.4; 2.5; 
et au pass. impers., on dit : dicitur 
matrem vixisse, Paus. 5. 3. Cette 
dernière construction est fort rare 
en latin (gr.489.2).On emploie plu- 
tôt le pass. pers. (gr. 488) avec 



64 



VOCABULAIRE. 



Tinf.: Ar. l. 3; Aie. 3. 6; Athenien- 
ses peti dicebantur, Them. 2. 6 ; 
adventare dicebantur Antipater et 
Crateros, Eum. 3. 3. Avec ne, 
dire, ordonner de ne pas suivi de 
l'inf. : nuntium misit, qui diceret, 
ne ab exercitu discederet, Dat.S-i: 
-•- II. terme de rhétorique et de 
droit : a) dire, déclarer : axec la 
prop, inf.jThem. 6. 5; Ham. i. 5. 
b) parler en public, dire, exposer : 
...diserte, Ep. 3. 2; dicendo va- 
lere. Aie. l. 2; exercitatus in di- 
cendo, Ep. 5. 2; de vehiculo, quae 
videbantur, dicebat, Timol. 4. 2. 
.'De là, dire, parler -çonr sa défense: 
pro se dicere non poterat, M. 7. 5; 
quid diceret non habebat, Ep. 8. i ; 
plaider : ... causam, Aie. 4. 3; Iph. 
3. 3; Tim. 4- 2; Ph. 2. 3. — III. 
dire, fixer : non longius quam di- 
ctum est, A. 2. 4. — IV. désigner, 
assigner, promettre: data est Eume- 
ni Cappadocia seu potius dicta, 
Eum. 2. 2. Ce sens est rave ; ce- 
pendant on le trouve dans Cic. Att. 
2. 7. 3. Là aussi dicere est opposé 
à dare. — V. avec le doubl. ace. 
ouledoabl. nova., appeler, nommer: 
. . . aliqni prudentem, A. 9. i ;omnes 
dicuntur tyranni qui, M. 8. 3. 

Dictator, ôriSj m.^ dictateur, 
magistrat suprême que l'on créait à 
Rome dans les moments de grands 
dangers extérieurs ou de troubles 
intérieurs. Le sénat décrétait qu'il 
y avait lieu de nommer (dicere, ra- 
rement creare, facere) un dictateur 
et remettait aux consuls le soin de 
désigner la personne. Le dictateur 
devait être pris parmi les person- 
nages consulaires. Son pouvoir était 
absolu : pendant le temps de sa 
charge, les pouvoirs des magistrats 
ordinaires, excepté ceux des tribuns, 
étaient suspendus. Outre la sella 
curulis et la praetexta, il avait 
comme insignes 12 et plus tard 24 
licteurs, qui l'accompagnaient en 
portant les faiscaux (fasces) et les 



haches (secures).A peine nommé, il 
désignait son m agis ter equitum, 
chargé de l'aider et de le rempla- 
cer au besoin. Ce dernier était tenu 
à la plus entière obéissance au dic- 
tateur. Si Minucius Rufus fut dé- 
gagé de cette obligation, c'est que 
Fabius, nommé par le peuple en 
l'absence du consul, était plutôt un 
prodictator. Cette terrible puis-, 
sance n'était jamais confiée que pour 
six mois ; encore la coutume exigeait- 
elle qu'on abdiquât, même avant 
l'expiration de ce terme, si le dan- 
ger,qui avait donné lieu à la nomi- 
nation, était conjuré. Après l'abdi- 
cation du dictateur, les magistrats 
ordinaires reprenaient leurs fonc- 
tions. La dictature fut instituée 9 
ans après rexjDulsion des rois, c.-à-d. 
l'an 501 av. J.-C. On n'avait plus 
eu de dictateur depuis 120 ans, lors- 
que Sylla fut créé dictator rei- 
publicae constituendae. Peu de 
semaines avant sa mort. César, déjà 
dictateur, fut créé dictator perpe- 
tuus. Antoine fit uneloipourabolir ■ 
cette magistrature et elle ne fut plus 
jamais relevée. 11 est à remarquer ' 
que les dictatures de Sylla et de 
César ne ressemblaient nullement 
à l'ancienne dictature. C'étaient des 
magistratures nouvelles qui préparè- 
rent la transition de la république 
à l'empire. H. 5. i. 

Dictïto, I. tr. (dicp, gr. 180), 
dire souvent, déclarer souvent, j-é- 
péter : avec la prop, inf., L. l. 4; 
D. 7. 3- 

Dictum, i, n. (dico) — I. 
mot, parole : D.6.4. — II. à! o\\ pa- 
role donnée, promesse :M.. 2. 5. — 
III. ordre, commandement. Cf. 
audio. 

Dies, diei, m. et f.,aupl. m., 
jour, d'où — I. le jour opposé à la 
nuit : diem noctemque navem te- 
nuit in ancoris, Them. 8. 7 ; dies 
noctesque iter faciens, Dat. 4. 4. — 
II. jour de 2^f. heures : ... posterus, 



VOCABULAIRE. 



65 



M.' 5. 3; ... festus, D. 9. i; ... ria- 
talis, Timol. 5. l ; paucis diebus 
(gr. 363) erant decreturi, H, 10. 4; 
in dies, A. 21. 4, de jour en jour. 
— III. jour, époque, temps déter- 
mmé : ... deligere ad aliquid fa- 
ciendum.Pel. 2. 2 ; tempus etdiem 
dare, Pel. 2. 5. Nous renversons 
l'ordre des régimes et disons : fixer 
le jour et l'heure. D'où, tei-me : 
diem certatn praestituere alicui,Ch. 
3. l; indutiarum praeteriit dies, 
Ag. 3. I ; in diem emere, A. 9, 5, 
acheter à terme ; obire diem, D, 
10. 3, ou diem supremum, M. 7. 6; 
Aie. 10. 6; D. 2. 5, mourir. 

Diffëro, distiili,_dilâtuin, 
difrerrej3.(dis,fero) — A.XR.parl. 
— ■ I. de l'espace, disperser, d'où 
FIG. répandre, semer, disséminer 
un bruit : ...rumorem, aveclaprop. 
inf., D. 10. I. — II. du TEMPS, 
différer, remettre : Cini. 4. 2; ... 
aliquid in crastinum, Pel. 3. 3. — 

B. N. se distinguer, différer ." . . . ab 
aliqua re, Ag. 7. 4. 

DifficïliSj e (dis, facilis, gr. 
194), pari. — I. de CHOSES, diffi- 
cile, pénible, malaisé, avec l'inf. : 
difficile est judicare, A. 12. 5; 16. 
I ; . . . omnia persequi, 1 1 . 3 ; avec 
la prop. inf. : ... eum versari, 
Them. 8. 5 ; avec le sup. en u: ... 
intellectu, A. 15. i. — II. des hom- 
mes, du CARACTÈRE, difficile, in- 
traitable, capi-icieux : ... natura, A. 

5. I. 

DifTido, fïsus sum, 3. n. 
(dis, fi do), ne pas se fier à, ne pas 
compter sur, douter, désespérer, 
avec la prop. inf. : Aie. 10. 4. — 
Ce verbe se construit, avec le dat. 
et avec la prop. inf. Cf. : se posse, 

C. Or. I. 3 ; Ac. 2. 3. 7 ;... Caesa- 
rem servaturum, C. B. G. 6. 36, i. 
L'abl. se rencontre dans Tac. et 
Su et., mais n'est pas classique. 

Digïtus, i, va.., doigt: VizX.. 11. 5. 

Dignïtas, âtis, f. , dignité. — ^A. 

ce qui fait que qqn ou qque chose 



est digne, en pari. — I.des hommes, 
dignité, capacité, mérite : propter 
yelgratiam vel dignitatem, A. 6. 2, 

— II. des CHOSES, distitiction, ex- 
térieur imposajit, mérite, beauté: 
dignitas vitae,Alc. 11. 2 ;... corpo- 
riSjD. I.2;...honesta,Eum.II.5;por- 
tus urbem dignitate aequiperabat, 
Them. 6. i. — B.ce qui résulte de 
la dignité, du mérite — \.considéra- 
tion, estime, réputation : magna cum 
dignitate vivere, Them. 8. 2 ; digni- 
tati servir e, A. 6.5; dignitate cresce- 
re, 21. I. — II. rang, position, 
dignité, e?nploi : esse dignitate ré- 
gla, M. 2. 3 ; aliqm ad aliquam di- 
gnitatem perducere, Ph. i. 4; pro 
dignitate vivere, A. 2. 2 ; aliqm pro 
dignitate efferre, Eum. 4. 4; ... 
equestrem accipere, obtinere, A. i. 
I; principes dignitate pari, 19. 2. 

DignuSj a, unis digne, qui mé- 
rite (gr 266) — I.en bonne part:... 
laude,Ep. i. 2 ;... memoria,Ch. i. 
i; Ep. I. 4 ; R. I. I ;... summorum 
vivrorum personis, Pr. i . — II. en 
MAU VALSE part :... poena,Ar. i. 3. 

Digrëdior, gressus sum, 
3. n. (dis, gradior, gr. 194), s^éloi- 
gner, s'écarter, s'en aller : Dat. il. 
4; ... a suis, Pel. 5. 4. — Cic. con- 
struit ce verbe avec ab et parfois 
avec de. 

Dilâbor, lapsus sum, 3. n. 
(dis, labor) — I. PR. s'en aller par 
pièces, toinber en morceaux. — II. fig. 
pari, des hommes, se disperser, s'en 
aller à la débandade, s'enfuir de tous 
côtés: L. 2. 3 ; intellegebat copias 
dilapsuras, Eum. 3. 4. — D'ordi- 
naire ce verbe s'emploie absolu- 
ment. On trouve, quoique assez 
rarement, ab ou ex ; Cic. emploie 
une fois l'abl. sans prép. : C. Phil. 

13- 5- "• 
Dllectus,us,in. (diligo, gr. 156), 

choix, de làTERME MIL, ejirôlèment, 
levée, recrutement : H. 6. 4. 

DilïgenSj ntis, adj. (diligo) 

— I. qui s'attache à, qui aime, qtii 



66 



VOCABULAIRE. 



tient à:... veritatis (gr. 259), Ep.3. 
I. — II. d'où attentif, soigneux, 
actif économe ;... imperator, Con. 
I. 2 ; ... pater, A. I. 2. 

Diligenter, adv. (diligens, gr. 
184), avec zèle, soignetiseinent, atten- 
tivement : Dat. II. 2; Eum. 9. 5 î 
... amicis servire, Them. i. 3; ... 
celave, Con. 5. 3 ; ... agere vigilias, 
Thr. 4. 4 ; ... legationes obire, 
D, I. 4. 

Diligentia, ae, f. (diligens, gr. 
166), soin, attejition, circo7tspection, 
exactitude, evipressetnejit, zèle, acti- 
vité : Cat. 3. 4 ; A. 13. 4 ; 13. S; 
diligentiarn alicujus desiderare,Ep. 
7. l;... in aliqua re adhibere,A2i. 
5 ; pari diligentia se praebere,H. 7. 
5 ; magna diligentia officium suum 
praestare,. A. 9. 4. 

Dilïgo, lexi, lectum, 3. tr. 
(dis, lego, gr. 194), pr. choisir, d'où 
aimer en estimant :... aliqm,Alc. 7. 
3 ; Timol. 3. 4 ; A. 16. 2. 

Dilucïde, adv. (dilucidus, gr. 
184), clairetnent, nettement: Pel. 

1. I. 

Dimïco, I. n., co7nbattre, hU- 
ter : Dat. 7. 3 ;... cum aliquo, Pel. 
4. i;... cum aliquo armis, M. l. 2 ; 
... cum aliquo de summis rébus, 
Eum. 10. 3. FiG. ... de fama, Tim. 
4. 3. Le jDass. impers. : dimicari 
cum aliquo, Pel. 4. i, ... in terra, 
Them. 3. i ... inEuropa,Ag. 2. i, 
... ad versus aliqm exiguis copiis, 
M. 4. 5, se retrouve dans C. Off. i. 
12. 38. 

Dimidius, a, um (médius), 
demi : Eum. 9. i. 

Dimitto, mïsi, missum, 
3. tr._ (dis,mitto)— A.PR. — l.laisser 
partir, co7igédier :... aliqm, Them. 
7. 3 ;... aliqm a se, Ep. 2. 2, A. 4. 

2, se séparer de qqn. — II. laisser 
échapper:... aliqm victum, K[. 3. 
3;... fugatum, 4. I. Ces deux der- 
nières expressions semblent propres 
à Nép. — B. FIG, — l.abaitdonner : 
... vitam alieno arbitrio, H. 2. 5 ; 



déposer:. . .imperium, Timol. 2. 3. — 
II. laisser échapper :.. . occasionem, 
M. 3. 3 ;... tempus rei gerendâe, 
Aie. 8. 6. — Ce verbe se construit 
d'ordinaire avec ab ou ex. 

Dinon, nônis,m,Z)?«tf;?,histo- 
rien grec du temps de Philippe de 
Macédoine, auteur d'une histoire 
de Perse: Con. 5. 4. 

Diomëdon, ontis, m., Dio- 
fiiédon: Ep. 4. i. 

Dion, ônis, m., Dion. 

Dionysius, ii, m. — I. Denis 
l'Ancien, vrai type des tyrans de 
l'antiquité par sa cruauté, son im- 
piété et sa défiance, naquit en 431. 
Il se distingua à la guerre que Syra- 
cuse eut à soutenir dès 410 contre 
les Carthaginois, accusa les géné- 
raux qui avaient perdu Agrigente, 
parvint avec l'aide de Philiste à les 
éloigner et se fit élire avec plusieurs 
autres pour les remplacer. Pour 
consolider sa puissance naissante, 
il rappela les exilés et s'attacha 
l'armée en augmentant la solde. 
Bientôt ayant réussi à écarter ses 
collègues, il s'entoura de gardes, 
parut à Syracuse et se déclara 
maître de la ville (406). Pendant les 
intervalles de paix, que lui laissè- 
rent ses 4 guerres contre les Car- 
thaginois, il étendit son autorité 
sur toute la partie de la Sicile non 
soumise à ces étrangers (399), s'em- 
para de plusieurs cités grecques de 
l'Italie méridionale (387), noua des 
relations avec Sparte et affermit sa 
domination sur l'Adriatique. Il 
mourut en 367: D. l et 2 ; R. 2. 2. — 
II, Denis le Jeune, fils du pré- 
cédent, succéda à son père (367), 
fi.it dépouillé du souverain pouvoir 
par Dion (357), le recouvra (346) 
quelques années après la mort(353) 
de ce dernier, fut définitivement 
chassé de la Sicile par Timoléon 
(343) et mourut simple particulier 
à Corinthe : D. 3 à 6 ; Timol. 2. l. 

Dirïgo, rexij rectum, 3. tr. 



VOCABULAIRE. 



67 



fdis, rego), dirzg-er :..,cnrsnm, M. i. 
6;..., navem, Ch. 4. 2. 

Dirïpio, ripui, reptum, 
3.tr. (dis, rapio, gr. 194), tirer en 
sens divers, d'où détrîiire, saccager^ 
piller: Cat. 3. 4. 

Diruo, ui, ùtum, 3. tr. (dis, 
rup), détruire^ démolir : Con. 4. 5. 

Dis, ditis, cf. dives, 

Dis-cëdo, cessi, cessum, 
3. n. , se sépai'er, s'en aller, s'écarter, 
s'éloigner, se retirer : Them. 4. 4 ; 
Aie. 10. 5 ; Dat. 11. 3 ;... ab Arte- 
misio, Them. 3. 4;... a foribus, D. 
9. I;... ab aliquOjAlc. 8. 5j--- a ju- 
diciOjEp. 8. 5 ;... inde,3.3 ; Ch. 2. 
2;... longe inter se, Eum. 8. 3;... 
domos suas, Them. 4. 2j... in Cap- 
padociam,Dat. 5. 6 ;... infectis re- 
buSjM. 7. 5 ;...pari proelio, Them. 
3. 3 ; semper superior discessit, 
Ham. I. 2 ; H. I. 2 ; superior om- 
nibus proeliis discessit, Dat. 8. 4 ; 
liberatus discessit, Ph. 2. 3. — Ce 
verbe se construit avec ab ou ex ; 
rarement avec de ou avec l'abl. 
sans prép. 

Dis-cerno, crëvi, crëtum, 
•^Ax., distinguer, disceitter : L. 4. 2. 

Disciplina, ae, f. (disco) — 
I. PR. instruction reçue, édtication. 
— II. FlG. objet d'instruction, 
science,art, contiaissance: . . .militaris, 
Iph. I. I ; aliqm aliqua disciplina 
erudire, Iph. 2. 4 ; Ep. i. 4. 

Disco, didïcij 3. tr., appren- 
dre, étudier: ... ex aliqua re (gr. 
325), Ep. 3. 2; avec la prop.inf. : 
Pr. 3. 

Discrimea, ïnïnis,n. (discer- 
no, gr. 158) . — A. PR. intervalle, dis- 
tance. — B. FIG. — I. différence, 
distinction. — II. mometit décisif, 
crise, d'oh péril : Dsit. 5. 4. 

Diserte, adv. (disertus, gr. 184), 
éloquemmeni: Ep. 3. 2. 

Disertus, a, um (dissero), 
disert, éloquent: Tim. i. i; Ep. 

S. I. 
Disjïcio, jëci, jectura, 3. 



tr. (dis, -jacio, gr. 194). — X. disper- 
ser, séparer, enfoncer:... copias, M. 

2. I. — II. dissoudre: ... globum 
consensionis, A. 8. 4. — III. ren- 
verser, détrtiij'e, anéantir: . . . mùni- 
tioncPjEum. 5. 7;... moenia,Timol. 

3. 2;...arcema fundamentis, 3. 3;... 
domum a fundamentis, H. 7. 7. 

Dispâlor, i. x^.., se disperser ^-n. 
errant çà et là: L. i. 2; H. 5. 2. 
Ce mot semble ne pas se rencontrer 
dans les autres classiques. 

Dis-penso, i. Ix., administrer, 
gouverner, régler les finances: Con. 
4.1. 

Dispergo, rsi, rsum, 3. tr. 
(dis, spargo, gr. 194), disperser, 
disséminer: Them. 4. 2. 

Dispertio, 4. tr. (dis, partio, 
gr. 194), partager: ... aliquidmili- 
tibus, D. 7. I; ... suis, Dat. 10. 2: 
... servis, Ag. 8.4; ... familiaribus, 
Eum. 2. I. 

Displïceo, 2. n. (dis, placeo, 
gr. 194), déplaire: ...alicui, Them. 
3. i; Paus. 5. 5;D. I. 3; 10. i. 

Dis-pôno, posui, posïtum, 
3. tr., distribuer, disposer : Iph. 2. 2. 

DiS-pûtOj I. \.x., disserter, dis- 
cuter, discourir: Ep. 3. 3. 

Dissensio, ônis, f. (dissentio, 
gr. 156) — I. dissentii7ient, oppo- 
sition: A. 8. 4. — II. division, 
désimion:Y). d.^)' 

Dis-sentiOj nsi, nsum,4.n., 
être en désaccord, être d'un avis 
différent, ne pas s'entendre: Timol. 
2. 3;...ab aliquo, Cat. 1.3. Ce verbe 
se construit d'ordinaire avec a b, 
parfois avec inter se, rarement 
avec eum ou le d a t i f. 

Dissïdeo, sëdi, sessum, 2. n. 
(dis, sedeo, gr. 194), être assis à 
part, d'où être désuni, ne pas s'en- 
^^«cfre;... ab aliquo, H. 10. 2. D'où 
SUBST. dissidens, adversaire : 
D. 8. 2. — Ce verbe se construit avec 
ab, inter s e, c u m ou absolum. 

Dis-simïlis, e, dissemblable, 
différent: Ph. i. 4; ... alicujus ali- 



68 



VOCABULAIRE, 



qua re, Ch. 3, 4. Cet adj. s'emploie 
absolum. ou avec legén., le dat., 
inter se, ac, atque (gr. 585). 

Dissimilitûdo, dïniSjf. (dis- 
similis, gr. 166), dissemblance, diffé- 
rence, co/tirasie: Aie. 1.4. 

Dis-sociOj I. \x., séparer, déta- 
cher, désunir, diviser: A. 2. 2. 

Dis-solûtus, a, um, adj. 
(dissolvo)j relâché, mou, dissolu: 
Aie. I. 4. 

Dis-solvo, solvi, solûtum, 
3. tr. — I. PR. dissoudre, séparer, 
rompre:... pontem, Them. 5. 159. 
3. — II. FIG. détruire, abroger: ... 
regiam potestatem, L. 3. i. 

DistlneOj tinui, tentum, 

2. tr. (dis, teneo, gr. 194) — I. PR. 
tenir éloigné, séparer. — II. FIG. 
occuper l'esprit en sens divers,/^;'- 
tager, distraire, tirailler: A. 9. 4. 

Dis-trâho, traxi, tractum, 

3, tr. — I. PR. tirer en sens divers, 
séparer: Eum. 4. 2, — II. FIG. oc- 
cuper diroej'sement, distraire, par- 
tager. 

Districtus, a, um, cf. 
distringo. 

Di-slringo, strinxi, stri- 
Ctum, 3. tr., PR. tirer de côté et 
d'autre, d'où fig. occuper sur plu- 
sieurs points, tirailler, empêcher : 
H. 13. 2. 

Ditissimus, cf. dives. 

Diu, diutius, dlutissïme, 
adv., longtemps: Ep. 7. 4; 7. 5; 
Eum. II. 3; diutius, M. 8. 4; quam 
diutissime, Aie. 8. l. 

Diutïnus, a, um (diu, gr. 
173) — I. qui DURE longtemps, 
long: ... contentio, Tim. 2. 2. — 
II. qui PEUT DURER longtemps, 
durable :.. .nvinexa, Thr. 4.2j...pax, 
Ep. 5. 4. 

Diuturnïtas, atis, f. (diutur- 
nus, gr. 166), /orio-ue du7-ée:...heï[i, 
Timol. 3. l; ... externi mali, Ham. 
2. i. 

DiuturnuSj a, um, t/ui dure 



longtemps, long: ... laetitia. Aie. 

7-1. 

Diversus, a, um, adj. (diver- 
to) ,qui est tourné en sens opposé, 
contraire, opposé, en sens opposé, di- 
vers : diversi (gr. 219) discedunt, 
Dat. II. 3. Comparez: praecipuo, 
Them. 6. 2, cotidiano, D. 7. 2^ 
fréquentes, Ph. i. 2, que nous ren- 
dons aussi en français par un adv. 

Di-verto, rti, rsum, 3. n. 
s'en aller: ... Thasum, L. 2. 2. Ce 
verbe est fort rarement employé. 

Dives, vïtis, adj. riche. Cet 
adj. a une double forme de super- 
latif: ditissimus. Aie. 2. i, et divi- 
tissimus, Ph. i. 2, correspondant à 
la double forme du positif (gr, 47), 
dis, ditis, A. i. 2, et dives, A. 5. i. 

Divïdo, vïsi, Yîsum, 3. tr. — 
I. diviser, séparer, partager: ... co- 
pias liiematum,Eum. 8.1, envoyer 
les troupes en différents quartiers 
d'hiver. — II. Synon.de distribuere, 
partager, distribuer, répartir entre : 
... bona inter se, Thr. 1.5; ... civi- 
busagros, Cim. 2.5;... possessiones, 
Timol. 3. 2. 

Divinatio, ônis, f. (divino, 
gr. 156), art de prévoir, de prédire 
l'avenir, divination: K. 9. i; 16. 4. 

Divïno, i. tr. (divinus), p7-es- 
sentir: Ag, 6. i. 

Divïaus, a, um — I. divin : 
...res, H, 2. 4, cérémonie religieuse. 
— II. rempli de l'inspiration divine, 
ijispiré.T)'o\\ suBST. : divinus, i, 
m., devin: A. 9. i. 

Divitiae, ârum, î. (dives. 
gr. 166), biens, richesses: D. 1.2; 
Ep. 4. 2; A. 7. 3. 

Divumi, ij n, (divus), le ciel. 
Ce mot n'est guère usité que dans 
l'expression: sub divo, Paus. 5. 
2 ; Eum, 5. 7, en plein air. 

Divus, a, um, divin, titre ho- 
norifique accordé d'abord à César, 
puis aux autres empereurs après 
leur mort : A. 19. 2. 



VOCABULAIRE. 



69 



Do, dedi, datum, i. tr., 
donner c.-à-d. ^ — I. donner, pré- 
. senter, offrir: ... gladium,D. 9. 6 ; 
... alicui coronam, Thr. 4. l; ... 
vêla ventis, H. 8. 2, mettre à la 
voile; victi manus dant, Ham. i. 
4, ils s'avouent vaincus; cf.manus. — 
il. doniier, fournir: .. occasionem, 
M. 3. 3; Aie. 8. 5; D. 4. i, Ham. 

1. 2 ; ... tempus, Thr. 2.2; ... lo- 
cum nocendi, Ham. i. 2;... navem, 
D. 4. l; ... dotes, Ar. 3. 3; ... 

. testimonium, L. 4. i ; ... collegas, 
Aie. 7. r; ... facultatem vivendi, 
A. 2. 2 ; ... signum pugnae, M. 7. 
3 ; H. II. I ; ... alicui poenas, M. 
3. 5, ... supplicium, Ag. 5. 2, être 
puni par qqn. — III, donner, ac- 
corder : ... statuam, Tim. 2. 3; ... 
fortunam virluti parem, Eum. I. i; 
... fidem, Dat. 10, i ; H. 2. 4 ; ... 
jusjurandum, H. 2. 5 ; ...senatum, 
7., 6; ... aditum, Paus. 3. 3; ... 
veniam, Them. 10. i ; Paus. 4. 5; 
D. 2. 2 ; Eum. 6. 4; ... faculta- 
tem perorandij Ph. 4. 2 ; ... verba 
alicui, H. 5. 2, expression popu- 
laire, donner de vaines paroles, 
tromper. — IV. donner, confitr : ... 
classera alicui, M. 7. l ; ...summam 
belli, Pel. 5. 3; ... potestatem, Ag. 

2. 2;.., alicui negotium. Aie. 10. 4, 
Con. 4. I ; D. 8. 2 ; 9. 3, charger 
qqn de qque chose. — V. livrer :. . . 
se adversariis, A. 9. 2 ; ... seduri- 
tiae. Aie. 11. 4. — VI. donner, 
consacrer, employer : ... operam ali- 
cui fei, consacrer ses soins à quelque 
chose, s'y appliquer, s'y exercer, la 
rechercher : ... palaestrae, Ep. 2. 
4; ... rei familiari, A. 4. 3; ... 
honoribus, Cat. i. i. — VII. don- 
7ier, fixer : ... tempus et diem, Pel. 
2.-5. — VIII. donner, inirodnire: 
... genus loricarum, Iph. i. 4. — 
Le BUT pour lequel on donne est 
exprimé — A. parunACC.DÉTERMl- 
NATÏF (gr. 286) : ... aliqm adjuto- 
rem,Con. 4. 2 ; ... aliqm alicui ad- 
jutorem,Ch. 2. 2 ; ... aliquam alicui 
uxorém, Cim. i. 3. — B. par un Acc. 



■ précédé de in, ad : ...aliqm ad sup- 
plicium, Paus. 5. 5 : ... inconsilium, 
Tim. 3. 2; ... in custodiam, Eum. 
j II. I ; ...aliquam in matrimonium, 
j R. 3. 3; Ham. 3. 2 ; ... aliquid ad 
I muripartem reficiendam, Tim.4.1. 
— C. par un second dat. (gr.308), 
donner toviine, iviptiter comme : ... 
alicui aliquid crimini, Ep. 8. 2; ... 
niuneri,Thr.4.2; Ag.8.6; H. 12. 3. — 
D. par le gérondif passif (gr. 514): 
... librum legendum, L. 4. 3. — E. 
par le supin en um (gr. 504. 2) : 
... filiam nuptum alicui, Paus. 2. 
3; D. l. i; 4. 3. Nuptum dare 
semble ne se retrouver que chez 
Plaute et Térence ; C. B. G. 
I. 18. 7, dit d'une façon semblable 
sororem nuptum coUocare. — F. Le 
but à atteindre s'énonce par UT, le 
but à éviter par ne et le subjonctif, 
surtout après operam dare, faire en 
sorte, tâcher (gr. 414): ... ut, Them. 
7. I ; Con. 5. 2 ; Ag. 2. 3 ; Timol. 
3. 3 ; H. 2. 2; ... ne, Dat. 3. i ; 
par le subj. seul après : negotium 
dare, D. 9. 3. 

Doceo, cui, ctuin,2. tr., — I. 
enseigner, instruire, aj>pretidre,sxcc 
deux acc. (gr. 313) : ... aliqm mu- 
sicam, Pr. i ; avec l'inf. (gr. 483) : 
... impetum e.xcipere, Ch. l. 2; ... 
cantare, Ep. 2. i. — II. instrziire, 
ijiformer, faire connaître, mo}itrer, 
raconter, exposer, employé absolum. 
comme propos, intercalée (gr. 485): 
sicut supra docuimus, Pel. 4. i ; 
avec la prop. inf. (gr. 484) : Dat. 5. 
3 ; Ag. 2. i ; A. 19. i ; avec l'in- 
terr. ind. (gr. 411): M. 6. i.— 
DocERl avec l'ace, de la chose ne 
se trouve que chez les poètes et chez 
les auteurs qui vécurent après l'é- 
poque classique. On le remplace 
par discere (Dr. H. S. I. § 168). 

DocïliSj e (doceo, gr. 170), à 
qui Von appre7td aisément, docile : 
... ingeniuni,D. i. 2. 

Docilïtas, âtis, f. (docilis, 
gr. 166), aptitude à appre7idre : ... 
ingenii, A. i. 3. 



70 



VOCABULAIRE. 



Doctor, oris, m. (doceo, gr. 
155)5 maître, professeur y docteur: 
H. 13. 3. 

Doctrina, ae, f. (doceo) — I. 
enseignevient, éducation : aliquid fa- 
cere non solum natura, sed ' etiam 
doctrina (gr. 367), A. 17. 3, non 
seulement par caractère, mais encore 
par suite de son éducation, par 
principe. — II. objet de l'enseigne- 
ment, connaissance, science : huma- 
nitate doctrinaque praestare omnes, 
A. 3. 3 ; captus et humanitate et 
doctrina, 4, i ; érudition : multadi- 
ligentia, nuUa doctrina, Cat. 3. 4 ; 
connaissances philosophiques, science: 
doctrinae opposé à artes, Ep. 2. 2. 

Dodôna, ae, i.,Dodone, ville 
dans la partie méridionale de l'É- 
pire, possédait l'oracle le plus an- 
cien de la Grèce. Au milieu du sanc- 
tuaire, se trouvait le chêne sacré de 
Jupiter ; à son pied, jaillissait une 
source. Les prêtres interprétaient le 
bruissement du vent dans le feuil- 
lage et le murmure de l'eau. Plus 
tard on érigea à peu de distance 
l'une de l'autre deux colonnes de 
même hauteur. L'une d'elles était 
surmontée d'un enfant tenant à la 
main un fouet ; l'autre portait à son 
sommet un bassin d'airain. Le bruit 
que faisait le fouet agité par le vent 
et allant frapper le bassin, dictait 
aux prêtres les réponses du dieu. 

Dodonaeus, a, um (Dodô- 
na), ûfe Dodone: L.3. 2. Cf. Dodona. 

Dodrans, ntis, m., les trois 
quarts : hères ex dodrante,A. 5. 2, 
héritier des trois quarts de la for- 
tune. Hères ex asse, désigne celui 
qui hérite de toute la fortune. 

Dolôpes, um, m., Doîopes, 
peuplade de la Thessalie :" Cim. 
2. 5. 

Dolor, ôris, m., douleur, souf- 
france — I. PHYSIQUE: A. 21. 4; 
.., capere ex curatione, 21. 3. — 
II. MORALE, chagrin, dépit : A. 4. 
5 ; indulgere dolori, R. i. 3, s'aban- 



donner au chagrin;"dolore incensus, 
L. 3. I, outré'de dépit. 

Dolus, ij^mi, artifice, fourberie, 
ruse: Dat, lo. l ; Ag. 2. 4; dolo 
pugnare, H. 10. 4;... aliqm capere, 
Dat. 10. I ; ... in proelium produ- 
cere, H. 5. 3 ; nihil doli subesse 
credens, Them. 4. 5 . 

Domestïcus, a, um (domus, 
gr. 172) — I. delà maison, domes- 
tique: ... cultus, A. 13. 3;...res, 13. 
7. — 11. du pays, de la patrie : 
... genus, Eum. i. 3; ... opes, H. 
10. 2. 

Domicilium, i, n. (domus) 
— I. PR. habitation, de meure :...sih\ 
constituere, Them. 10. 2. plur: 
propriétés, châteatix : Ag, 3. i. Ce 
sens est rare. — II. fig. siège: ... 
imperii, A. 3. 3. 

Dominatio, ônis, f. (domina- 
ri, gr. 156), domination: Them, 7. 6 ; 
M. 3. 6; ... Persarum, 3. 4; ... 
perpétua, 8.3;... impotens, L. i. 4. 

DorainâtuSj us, m. (domi- 
nari, gr. 156), domination : 'K. . 
1. 2. 

DomïnuSj i, m. (domus), maî- 
tre de maison, propriétaire, possesz 
seur : ... navis, Them. 8. 6. 

Domitius, i, m. Domitius,{\x\. 
consuiran32 av. J.-C: A. 22. 3. 

Domus, us, f. — I. 7naison, 
habitation, ^éw^/z/v; aliquid in domo 
reperire,L. 3. 5 ; in domo suafacere 
mysteria. Aie. 3. 6; domumhabere, 
M. 2. 4; domo uti, Ag. 7. 4; se domo 
tenere, Ep. 10. 3; ex domo in do- 
mum migrare, A. 22. i ; domi, Ti- 
mol. 4. 4, chez soi. — II. résidence, 
lieu oh l'on séjourne: urbem et 
patriam habere et domum, A. 3. 
3. — III. patrie : domo proficisci, 
M. I. 5; 2. 4; domi créant prae- 
tores, 4. 4. D'où l'expression do- 
mi bellique. Aie. 7. i, en paix et 
en guerre. — Les expressions domi 
(gr. 337). domum, domos (gr. 344), 
domo (gr. 341) désignent tantôt 
l'habitation: D. 9. i; Pel. 2. 



VOCABULAIRE. 



71 



554. i; Timol. i. 5; H. 9. 3; A. 
13. 6; tantôt la patrie: H. i. 2; A. 
7.2.Domus signifiant le 4 chez soi», 
la patrie, et se rapportant à plusieurs 
hommes qui ont une patrie, un 
chez-soi différent, se trouve tantôt 
au sing. tantôt au plur.: domos 
discedere, Them. 4. 2. Cf. doraum, 

C. B. G. I. 54. i; domos, Liv. 24. 
13; 28. 2. On emploie toujours 
domi qu'il y ait une ou plusieurs 
patries : Ep. 6. 3. — III. maiso7t,fa- 
mille,race : plurima mala in domum 
tuam intuli, Them. 9, 2 ; educatus 
in domo Pericli, Aie. 2. i ; domus 
ac familiae inimicissimi, Eum. 6. 3. 

Donïcum, conj . Jusqti^à ce que, 
forme archaïque pour donec. Cette 
conj. régit l'ind. prés., l'ind. parf. 

- et les deux futurs. Elle ne se trouve 
jamais avec le subj. si ce n'est dans 
le dise, indir. « Il n'est pas croya- 

; ble, ditDr. H. 5. II. § 508, que 
dans Ham. i. 4. laleçon doniçum 
soit la véritable. En effet l'époque 

, classique et l'époque postérieure 
n'emploient plus ce mot. » Cepen- 
dant les meilleurs éditeurs, Halm, 
Cobet, Gemss, Andresen, Fleckei- 
sen etc. ont maintenu ce mot. 

Dono, I. tr. (donum, gr. 179), 
donner en présent, accorder : ... 
.-talenta civibus (gr. 297), Con. 4. 
5 ;... alicui urbem, Them. 10. 3; ... 
sestertium ducenta milia, A. 4. 4 ; 
gratifier, faire présent (gr. 320) : . . . 
aliqm coronis, statuis, agro, Pel. 5. 
-5;... corona, H. 7. 2;... frumento, 

L A. 2. 6. Au PASS.: donari muneri- 
busj Them. 10. 2; Con. 4. 2; ... 
coronis, Aie. 6. 3; ... monumento, 

D. 10. 3; ... praemiis, Ag. 3. 2; ... 
pecunia, 7. 2; ... talentis, 8. 6; ... 
magnifiée, Dat. 3. 5. 

Donura, i, n., don, présent : 
Paus, I. 3. 

Dos, dotisj f. (do) — I. dot: 
Ar. 3. 3. — II. FIS. don, qualité, 
mérite, taletit. 
-. Drusilla, ae, f., Livia Dru- 



silla, épouse de Ti. .Claudius Né- 
ron. Elle en eiit deux fils : l'un fut 
le trop fameux empereur Tibère, 
l'autre Drusus, le vainqueur des 
Germains. Livia épousa plus tard 
(38) Octave, qui, devenu empereur, 
prit le titre d'Auguste. A. 19. 4. 

DubïtOj I., n. et. tr. (duo), ba- 
lancer entre deux choses, d'où — 

1. pari, de l'intelligence, être 
indécis dans un jugement, douter: 
...aliquid(gr.283. a.), H. i.i ; avec 
l'interr. ind. ne savoir pas: dubito 
quemadmodum exponam,Pel, 1. ij 
suivi de an, peut-être (gr. 412. 3) : 
Thr. I. I. — Non dubito, je ne 
doute pas (gr. 417), n'est suivi de 
quin et du subj. que dans H. 11. 2. 
Partout ailleurs: Pr. l. ; M. 3. 6; 
L. 3. 5; Aie. 9. 5; Ag. 3. l; 3. 4; 
Eum. 2. 3, cette expression est sui- 
vie de laprop. inf. Cette construc- 
tion qui ne se trouve ni dans Ces., ni 
dans Sali., devient fort fréquente 
depuis Liv. Elle se rencontre déjà 
dans les lettres d'Asinius Pollio, de 
Trébonius et du fils de Cic. Cf." C. 
Fam. 16. 21. 2; 10. 31. 5; 12. 16. 

2. (Cf. Dr. H. S. II. § 438 ; Lup. 
Spr. §79;Riem. § 38). — II. pari, 
de la yoLONTÉ,hésiter,être irrésolu, 
/ar^iîr, "ordinairement précédé d'une" 
négation et chez Nép. toujours suivi 
de l'inf.'(gr. 481. b.): Pel. 5. 3 ; Ag. 
4. I ; H. 2. 4; II. 3. — Dans Cic. . 
et dans Ces. non dubito, je n'hésite 
pas, est parfois suivi de quin et du 
subjonctif, surtout lorsque ce verbe 
est employé au passif impersonnel. 
(Kruger § 576 ; Zumpt § 541. ) 

Dubius, a, um, (duo) — l.~ 
sens ACTIF, qui hésite, qui doiite, 
— II. sens PASS., dont on doute, 
par rapport à quoi on hésite, dou- 
teux, incertain. Non dubium est, 
il n'est pas douteux, il est clair, se 
construit avec quin (gr. 417):!!. 2. 
5 ; avec la prop. inf. : Con. l. 3. — 
D'où SUBST. dubium, i, doute, 
hésitation. Ce subst. n'est employé 



CORNELII. 



PARTIE DU BIAITRE. I3 



72 



VOCABULAIRE. 



que . dans quelques expressions : 
sine dubio, sans doute, Ag. 7. i ; 
H. 9. I ; sans hésitation : illud sine 
dubio (s. e. facio),Thr. i. i." — Cf. 
dubito. 

Ducentij ae, a., deux cents: ... 
naves, Cim. 2. 3 ; ... milia, M.4. i. 

Duco, duxi, ductum, 3. tr. 
-^A. VR^condidre, mener:. . . bestiam, 
Dat. 3. 2; ... aliqm, 5. i; ... aliqm 
ad mortem, Ph. 4. 3, Terme mil. : . . . 
milites deviis itineribus, Eum.3. 5 ; 
... exercitum Olynthum, Pel. 2. l ; 
... copias adversus aliqm, Eum. 3. 
4 ; ... naves ex Syria inAsiam, II. 
8. 4. D'où condtiire, covimander, 
êti'e à la tête: ... exercitus,Eum 13. 
I ; conduire chez soi : aliquam uxo- 
rem ducere, Cim. i. 2, Ep. 5. 5, 
se marier, cf. nubo ; prendre avec 
soi, evimejier : ... secum, A. 4. 
2; ne dubitaret ducere, H. 2.4. — B. 
FIG. — I. condtiire, pousser, gui- 
der : ductus more, amore, Cim. i . 
2; ...caritate. Aie. 5. i ; ... studio 
philosophiae,A. 12. 3. (gr.368.b.2). 
— II. prolo7tger, traîner en lon- 
gueur : ... bellum, Aie. 8. l ; Dat. 
8. 5 ; ... tempus, Theni. 7. i, ga- 
gner du temps. — III. imputer à, 
compter pour : aliquid alicui laudi 
ducere (gr. 308), Pr. 4. — lY. 
jîiger, regarder comme. A l'act. avec 
le double ace. (gr. 286) :. . . . eam 
praeclaram victoriam, Timol. 2. 2 ; 
au PASS. avec le double nom. (gr. 
208): ducitur poena dignus, Ar. i. 
3; ... laude dignus, Ep. 1.2;... 
Victor, Ag. 3. 6. De \z. juger, pense}-: 
avec la prop. inf.. Aie. 7. i ; Tim. 
4. 3 ; Ep. 7. I. Satius duco, je juge 
préférable se construit avec l'inf. : 
Eum. 6. 5; Timol. i. 3; avec la 
prop. inf. : Pel. 2. 3. — Pour mar- 
quer la possession, la convenance, 
le devoir, Népos emploie le gén., 
non seulement avec esse (gr. 295) et 
facere (gr. 296.5.), mais encore avec 
existimari, A. 6. i ; arbitrari, A. 
15. I ; putari, D. 5.2, et duci: con- 
tinentis débet duci, A. 13. 4; Il ne 



se sert jamais, pour marquer plus 
explicitement l'idée de devoir, des 
subst. ofEcium, munus, etc. (gr. 296. 
4.) 

Ductus, us, m. (duco, gr. 156), 
action de condîiire, conduite ; terme 
mil., direction, commandement : à.\x- 
ctu alicujus, Paus. i. 3, Dat. 5. 4, 
sous le commandement de qqn. 

Dulcis, e — I. PR. doîix. — 
II. FIG. agréable, attrayant:K.\'è.ûi. 

Dum, conj. — A. marque là si- 
multanéité de deux actions et 
veut l'indic — I. Si les deux actions 
sont deMÊME DURÉE,dum est syno- 
nyme de quamdiu : aussi longtei7tps 
qtie, tant çtee.Cttte conj.se construit - 
alors avec le prés., le parf., le fut., 
rarement avec l'imparf. de l'indic. : 
dumid studuit munire, nuUius pe- 
percit vitae, R. 2. 2. — Cf. dum 
rerum potita est, C. Rose. Am. 
25 ; feci dum licuit,Phil. 3. 13. 33 ; 
aegro, dum anima est, spes esse di^ 
citur, Att. 9. 10. 3 ; dum civitas erit^ 
judicia fient, Rose. Am. 32 ;_haec 
civitas dum erit, laetabitur, Am. 4. 
14. Cf. C. Phil. 14. 12. 33 ; 
Sali. J. 14. 10. — Le subj. dum 
abesset, M. 3. l, indique que c'est 
la pensée, l'intention de Darius (gr. 
462). — II. Si les deux actions ne 
sont PAS DE MÊME DURÉE, mais 
que l'action du verbe principal 
commence pendant la durée de l'ac- 
tion du verbe subordonné, dum 
signifie : tandis qice, pendant que. 
Le temps est presque sans exception , 
le présent historique: Ch. 4. 2 ; 
dum signatur, L. 4. 2 ; . . . speculatur, 
Dat. 4. 4 ; ... geruntur, 5. ij^Eum. 
5. I ; 5. 7 ; H. 12. I. L'imparf. est 
fort rare : quae divina res dum con- 
ficiebatur, quaesivit a me, H. 2. 4. 
Plusieurs auteurs rapprochent de ce 
dernier exemple le passage dum id 
studuit, R. 2. 2, et donnent, là aussi; 
à dum le sens de pendant que. 
Nous croyons avec Dr. que le sens 
est : aussi longtemps que. — B. 



TOCABULAIRE. 



13 



marque le terme de l'action du 
verbe principal -.jusqîûà ce qtie. Il se 
construit d'ordinaire avec l'iNDlc, 
quand laprop. subordonnée énonce 
simplement la durée de l'action 
principale; avec le SUBJ. lorsqu'elle 
-exprime l'attente, l'incertitude, le 
BUT du sujet principal (gr. 430). 
Les auteurs varient beaucoup dans 
l'emploi des deux modes, spéciale- 
ment après les verbes qui marquent 
l'attente, exspectare, etc. On n'em- 
ploie jamais l'imparf. ni le pi, q. 
pft. de l'ind. : exspectandum, dum 
se res aperiret, Paus. 3. 7 ; in 
praesidio fuit, dum res conficeretur, 
Timol. 1.4. — Dum dans le sens de 
potii-vu que (gr. 440) ne se rencontre 
pas dans Nép. (Cf. Dr. H. S. II. 

§507). - 

.Duo, duae, duo, deîix;^2ix\. 
de personnes ou de choses détermi- 
nées, les deux, tous les deux: Them. 
6. 3 ; Cim. 3. 3 ; Tim. 3. 3 ; R. 

I- 5- 

Duodëcim, dmize : Pel. 2. 3. 

Duplex, plïcis, adj. (duo, pli- 
care) — I. double, deux : ... me- 
mbria, H. 8. 2. — II. double, fort 
gros: ... amiculum, Dat. 3. 2. 

Duplïco, I. tr. (duplex, gr. 
179), .fl?i?«tor.' Iph. I. 3. 

Duritia, ae, f. (durus,gr.i66) 
— I. PR. dureté. — II. FIG. vie labo- 
rieuse, pénible: Aie. 11. 4. 

Durus, a, um — l.vK.dur — 
II. FIG. rude, difficile, pénible: 
Cim. I. I. 

Dux, ducis, m. et f. — I. 
conducteur, d'où c/i«/"d'une entre- 
prise : M. I. 2 ; d'un parti : ... 
tyrannorum, Thr. 2. 7; ... factionis, 
Ph. 3. 2 ; d'une confédération, 
.quia la suprématie, Vhégémonie: 
Tim. 2. 2 ; et mari, et terra duces 
erant Lacedaemonii, Ar. 2. 3. — 
II. partie. <://<?/■ d'armée, général: 
-aliqm ducem petere, Iph. 2.4; ... in 
sumrais ducibus habere, Ch. l. l ; 
... ducem eligere, Ep. 7. i ; .. . postu- 



lare, Timol. 2. 2 ; dux delectae 
manus, Pel. 4. 2 ; duce aliquo (gr. 
526), Ar. 2. 2, Con. 4.4, Dat. 3. 5, 
Ep. 10. 3, sous la conduite di 
quelqn. 

Dynastes, ae, m, (gr. 16), dy- 
naste, prince. — Le satrape était un 
gouverneur de province ; le dynaste 
était un petit roi dépendant d'un 
souverain plus puissant. Les Perses 
laissaient souvent à la tête des pays 
soumis un prince appartenant à 
l'ancienne famille régnante, tout en 
subordonnant plus ou moins son- 
autorité à celle de quelque satrape. 
Les Romains et, de nos jours, les 
Anglais, ont souvent agi d'une façon 
semblable. Cf. Ag. 7. 3. Rappro- 
chez Dat. 2. 2, où Thuys est appelé 
dynastes, de Dat. 3. 4, où il est 
appelé nobilis rex. Il est à remar- 
quer que djmastes n'a pas chez tous 
les auteurs le sens donné plus haut. 



E 



E, cf. ex. 

Eâ, zAv.^par là: H. 3. 4. 

Eâdera, adv. (cf. ^.âf^),parle 
mûmi endroit : Them. 5. 2. 

Edictùm, i, n. (edicere), or- 
donnance, édit : multas res novas in 
edictum addidit, Cat. 2. 3, il ajouta 
plusieurs décisions nouvelles aux 
ordonnances de ses prédécesseurs. 
Dans l'exercice de sa charge, le 
censeur jouissait d'une assez grande 
indépendance. Il lui était. permis, 
par exemple, de considérer comme 
punissable ce qui jusqu'alors n'avait 
point passé pour tel. A son entrée 
en fonction, il publiait une décla- 
ration (edictum), où il faisait con- 
naître les principes qui le guide- 
raient. Cette déclaration était en 
partie la reproduction des ordon- 
nances de ses devanciers (edictum 
tralaticum). Ajouter quelques déci- 
sions nouvelles en rapport avec les 
besoins nouveaux de l'État, s'énon- 



74 



VOCABULAIRE. 



çait par l'expression in edictum ad- 
dere. Les edicta c e n so r i a, appe- 
lés aussi leges censoriae, 
étaient valables jusqu'au 1 u s t r u m 
suivant. Cf. censor. 

Edïtus, a, um (edo), élevé^ 
haut, qui se trouve en haut: ... con- 
clave, D. 9. i; ... locds, Ag. 6. 2. 
Edo, dïdi, dïtum, 3. tr. (e, 
dare), mettre dehors, d'où — I. 
produire, et pari, de livres, ptiblier : 
A. 19. I ; ... libros in vulgus, A. 
16. 3, répandre parmi le peuple, 
publier. — II. ptiblier, déclarer, 
faire connaîti'e : ... mandata, Con. 
. 3. 3. En pari, de nouvelles, de bruits, 
in vulgus edere, répajidre : avec la 
prop. inf., Dat. 6. 4. — III. pro- 
duire, faire, catiser: ... magnam 
caedem, Ep. 9. i. 

Edùco, I. tr., élever: K\c. 2.1; 
D. 4. 3. 

E-dùco, duxi, duclum, 3. 
tr., faire sortir de, conduire hors 
de : ... copias ex urbe, M. 5. 2 ; ... 
e navibus, 7. 2, ... ex classe, Cim. 
2. 3, débarquer les troupes ; ... ju- 
ménta ex castello, Eum. 5. 6 ; ... 
exercitum in aciem, Eum. 3. 6, 
mener l'armée au combat ; ... exer- 
citum, Dat. 6. 5, faire sortir du 
camp. — Ce verbe se construit 
ordinairement avec ex ; on trouve, 
bien que rarement, l'abl. sans prép. : 
suas copias castris eduxerunt, C. B. 
G. I. 51. 2. 

EfTëro, extûli, elâtum, ef- 
ferre, 3- tr. (ex, fero), porter de- 
hors — A. PR. — I. emporter, porter 
/iorj âfe; ... aliquid, Ep. 4. 4; ... 
aliqm de templo, Paus. 5. 4; ... 
ex acie, Eum. 4. 4. Dans ce sens le 
verbe se construit avec e x; d e sem- 
ble ne point se rencontrer dans 
Cic, Ces., Liv. On trouve parfois 
l'abl. sans prép. — II. pari, des 
morts, porter hors de la maison, 
delà ville, ensevelir, faire les funé- 
railles .-...aliqm, Ar. 3. 2 ; A. 17. i ; 
... aliqm suo sumptu, Cim. 4. 3; ... 



publiée, D. 10. 3 ; ... amplo funere, ' 
Eum. 4. 4 ; ... sine ulla pompa, A. _- ■ 
22. 4. Cf. lectica. — B. fig. — ï. . 
produire à la lumière, ébruiter, 
publier, divtilguer, répandre: res 
elata defertur ad, D. 8.4. — II. éle- 
ver, exalter: ... aliqm, D. 6. l; ..._ 
aliqm summis laudibus, L. 4. 2 ; 
Aie. II. I ; ... in caelum laudibus, 
D. 7. 3. — Au pass. en mauvaise 
part, s'élever, s'' enorgzieillir, être fier: , 
elatus opibus, M. 7. 2; ... secunda - 
fortuna magnisque opibus, Aie. 7." V 
3; ... Victoria, Paus. i. 3 ; L. i. 3. 
Effïcio, fëci, fectum, 3. 
tr. (ex, faciojgr. 194) — I. achever, -■' 
faire, produire, exécuter :...a.\iqmd., 
M. 3. 4 ; Paus. 2. 5 ; Aie. i. i ; 7; 
2 ; A. 8. 3 ; plura concupivit quam 
efiîcere potuit, Con. 5- i> Avec ut 
(gr. 414), TACHER d'atteindre un 
but, travailler à ce que, faire en sorte 
que :1'vsvo\. 2. 2 ; se effecturum ut " 
retardaretur, Eum. 9. 2; atteindre 
un h\iX,f aire que,obtetiirque,f aire en 
sorte que : effecit ut princeps pone- 
retur, Aie. 11. 6 ; ... ut lex valeret, 
Thr. 3. 3 j ... multo labore ut gra- 
tia valeret, Con. 2. i; ... utexerci- 
tatissimum haberet exercitum, Ag. 
3. 3 ; ... ut in Ilispaniam mittere- 
tur, Ham. 3. i ; ... id ut nuUa in- 
tercederet obtrectatio, A. 5. 4. — 
II. synon. de comparare, rassem- ' 
bler, équiper: ... classera, Them. 

2. 3 ; ... multitudinem vasorum, 
H. 10. 5. 

EfïlOj I. tr. (ex, flare), exhaler: 
... animam, Paus. 5. 4. 

EffringOj frëgi, fractum, 

3. tr. (ex, frango, gr. 194. exe. 2), 
briser : ... fores, D. 9. 6. 

Effûgio, fûgi, 3. (ex, fugio) 
— I. N. s'enfuir, s'échapper: ... ex 
vinculis, Paus. 2. 2;...expraesîdiîs, : 
Eum. 2. 5. Dans ce sens, . le verbe 
se construit ordinairement avec 
ex ou ab. — II. tr. éviter, échap- 
per à, se soustraire à : ... invidiam, - 
Them. 8. l ; Ch. 3. 2; Eum. 7. i ; 



VOCABULAIRE. 



75 



... incendium, Aie. lo. 6; ... peri- 

cula. A, 7. 3 ; ... aliquem, H. 6. 4. 

Effundo, fûsi, f ùsum, 3. tr. 

_ Jex, fundo) — I. PR. verser, rê- 

-paiidre. — II. FIG. prodiguer. De 

là, effusus, a, um, excessif ; ... 

honores, M. 6. 4; ... ambitus, A. 

6.2. 

-Ego, pron. pers. ,je, moi. Comme 
-beaucoup d'autres auteurs, Nép. em- 
ploie souvent nos en parlant de 
lui-même : Pr. 3 ; Them. 10. 3 ; 10. 
4;Ep. I. l; Pel, 4. i. Il emploie 
même le sing. et le plur. dans deux 
passages qui se suivent de près: 
Pr, 8; Aie. 11. i; 11. 2; Tim. 4. 
5;4. 6; A, 13. 6; 13. 7. 

EgÔmet, A. 21. 5, moi-même; 
nosmet, Ag. 5- 4> notis -mêmes. Cf. 
met. 

Egrëdior, gressus sum, 
3. n. et tr. (ex, gradior) — l.sortir de : 
...inde, Them. 8. 4;...extravallum, 
H. S. 2. Cf. C. B. G. 6. 36. I. Terme 
dé marine, sortir de, débarquer : 
\ ... e navi, Aie. 6. 3 ;inde egressus, 
■ Dat. 4. 4, ayant débarqué en eet 
endroit. — II. s''en aller, partir: e- 
gredere propere, Ep. 4. 3; venir: 
unde erat egressus, se recepit, H. 
II. 2, — Ce verbe se construit avec 
ex, plus rarement avec ab"ou avec 
l'abl. sans prép. L'ace, est classique 
aussi et est employé par Ces. et 
Sali., dépasser: ... fines. 

Egregius, a, um (ex, grex), 
choisi dans la iovXo^distingué, excel- 
lent, remarqitable : K^. Z' '2'' 

Ejïcio, jëci, jectum, 3. tr. 

. (e, jacere, gr. 194), jeter hors, ^z>« 

sortir, chasser jTpartic. chasser delà 

patrie, bannir, ^jfî'/iîr; ... undique, 

L'.i.5;...aliqm e civitate,Them.8.i; 

..-. ex re publica, Aie. 4. 6; .;. urbe 

insulaque,Cim. 2. 5; ... in exsilium, 

Pel. 1. 4, 3. 3, bannir. — Ce verbe se 

construit d'ordinaire avec ex et par- 

' fois avec de. Ces. emploie toujours 

ex. Dans Cic. et dans Liv. on trouve 

aussi l'abl. sans prép. 



EjusxnÔdi, dé cette sorte, de 
cette espèce, de cette7zccture(gc. 247.6. ): 
...gênera obsoniijÀg. 8. 4; id éjus- 
modi erat ut (gr. 448), D. 7. 2, cela 
était de nature à. 

E-lâbor, lapsus sum, 3.n., 
tomber hors, d'où s'échapper, s'es- 
quiver, se dérober: Eum. 4. 3. — ^ 
Ce verbe se construit d'ordinaire 
avec ex, de ou avec l'abl. sans 
prép. ; le dat. île se trouve pas dans - 
la prose classique : . . . vitae, Sen. 

E-labôro, i. n., s'appliquer, 
s'efforcer: avec ut, Ar. i. 4. Con- 
struction fréquente dans Cic. ; l'inf. 
se trouve chez Quint. 

Elâte, elatius, adv. (elatus 
gr. 184), avec haîiteur, arrogance: 
elatius se gerere, Paus. 2. 2. 

Elëgans, ntis, adj. (eligo), 
choisi, plein de goût, distingzié: A. 
12.4; 13. 5. 

Elegautia, ae, f. (elegans, gr . 
166), bon goût, délicatesse, conve- 
nance, manières distinguées : A. 
19. 2. 

Elephantus, i, m. et f., ///- 
fhant :'SMXCi. li. i ; H. 3. 4. 

Elïcio, licui, licïtum, 3. tr. 
(e, lacio, gr. 194), attirer par la 
séduction, tirer: ... verbosiores èpi- 
stolas, A. 20. 2, obliger d'écrire plus 
longuement. 

Elïgo, lëgi, lectum, 3. tr. 
(e, lego, gr. 194), choisir: D. 9. 3; 
Dat. 9. 3 ; ... ad dispensandam pe- 
cuniam, Con. 4. l. — Ce verbe se 
construit avec ex, de, ab. . 

Elis, ïdis, f., Elide, pays situé 
à l'ouest du Péloponnèse. La capi- 
tale, nommée aussi Elide, était près 
d'Olympie : Aie. 4. 4. 

Eloquentia, ae,f. (eloquens, 
gr. 166), éloquence: Ep. 6. 4; pm^ 
nés eloquentia praestare, 6. i; prin- 
cipatum eloquentiae tenere, A. 

5- 4. 

Elpinice, es, f., Elptnîce:QÀm. 

I. 2. 



76 



VOCABULAIRE. 



E-lûceo, lùxi, 2. n. — I. pr. 
briller. — II. FIG. briller, paraître, 
se distinguer:. . . virtutibus, Paus. l . l ; 
ejus eloquentia eluxit Spartae, Ep. 
6. 4;exiiselucetniaximeinventum, 
Ch. I. I. - 

Emax, âcis, adj. (emo, gr. 
169), qui a la manie d'acheter, ache- 
teur : K. 13. I. 

Emeado, i. tr. (e, mendum), 
coi'riger, redresser, à.^ oh. racheter:.,. 
vitia virtutibus, Them. i. i. 

E-mergo, mersi, mersum, 
3. tr. et n. — I. PR. ti7'er du sein 
de, faire sitmager. — II. fig. 
emergere ou se emergere, sortir de, 
se dégager de: ... se exmalis, A. il. 

1. — Ce verbe se construit ordinai- 
rement avec ex, rarement avec ab; 
l'abl. sans prép. est poétique. 

E-Jtnïneo, ui, 2. n. — I. pr. 
s^ élever au-dessus de. — II. FIG. se 
distinguer, exceller, s'élever: ... al- 
tius, Ch. 3. 2. 

Eminiscor, mentus sum, 
3. tï., imaginer : Aie. 2. i. — Ce 
mot semble n'avoir pas été employé 
par les autres classiques. 

Emïnus, adv. (e, manus, gr. 
194), de loin: ... tela mittere, Aie. 
10. 6; ... aliqm sparo percutere, 
Ep. 9. I. 

E-mitto, mïsi, missum, 
3. tr., faire sortir, lâcher, laisser 
aller, relâcher: custodia tenebatur 
neque emitti poterat, Cim. i. l; ... 
animam (s. ent. e corpore), Ep. 9. 
3, rendre l'âme; envoyer hors du 
pays: ... exercitum in Asiam, Ag. 

2. I. — Cic. construit ce verbe 
avec ex et de ; l'abl. sans prép. se 
rencontre dans Ces. et dans Liv. 

Emo, emi, emptum, 3. tr., 
acheter: A. 9. 5. 

tr. , raconter en dé- 
... vitam alicujus. 



E-narro, i. 
tail, raconter : 
Pel. l. I. 

Enim, conj. 
mot — I. car. 



, se met après un 
en effet: M. 2. 4 ; 



Aie. 1. 1. — II. ainsi, par exemple : -i; 
Pr. 4; Ep. I. 2. - " 

Enim-vëro, conj., en vérité, 
en effet. 

Ennius, i, m., ç_. Entiitis, 
poète latin né à Rudie en Calabre, _ ^. 
l'an 239 av. J.-C. Il se familiarisa, "\ 
jeune encore, avec la littérature 
grecque assez généralement connue 
dans l'Italie méridionale. Il fut 
probablement enrôlé dans l'armée 
romaine pendant la seconde guerre 
punique et envoyé en Sardaigrie. ;: 
Caton, à son retour d'Afrique, l'y 
remarqua et le conduisit à Rome 
(204). La connaissance qu'il avait 
de la langue et des lettres grecques, 
ainsi que ses propres compositions, 
valurent bientôt au poète l'amitié 
des grands et en particulier celle de ' 
l'illustre famille des Scipions. Il 
s'exerça dans tous les genres de ' 
poésie. Cependant ce furent ses 
Annales qui fixèrent sa réputation. 
Cet ouvrage présentait en 18 livres 
l'ensemble de l'histoire romaine, 
depuis l'arrivée d'Énée en Italie 
jusqu'au temps où vivait le poète. 
Le sujet lui-même et la manière 
poétique dont il était traité étaient 
de nature à faire oublier aux Ro- 
mains qu'ils n'avaient pas encore 
d'épopée nationale. Ennius reçut le 
droit de bourgeoisie en 184 et > 
mourut de la goutte en 169. Il était _ 
fort estimé de ses contemporains et 
Cic. cite souvent de ses vers : Cat. 

1. 4- • ■ 

E-numëro, i. tr. (numerus), 
compter entièrement, émimérer, pas- 
ser en revue: . . . plura de eodem, L. 

2. I; ... proelia, H. 5. 4; ... fami- 
liam a stirpe ad hanc aetatem, A. 

18.3. 

E-nuntio, I. tr.,_/â!?>^f <?«««£- 
tre qque chose de secret, ébruiter, 
divulguer, trahir: Paus. 4. 5- ' 

Eo — A. ABL. n. de is. — I. eo... 
quod, par cela que, parce que, (gr. . 
449): M. 5. 4. — II. devant un ; 



VOCABULAIRE. 



17 



comparatif (gr. 279), (Vmctani : 
neque eo magis, Paus. 3. 5 ; R. 3. 
3;-.. minus, Timol. 4. i; ... secius, 
M. 2. 3 ; Eum. 5. i ; A. 2. 2. — B. 
ADV, de lieu, /«, à cet endroit, à ce 

,_ foint, à ce moment, à ce désiré: eo 
venit, Paus. 4. 5; Ag. 6. 2; ... pro- 
fectusest, Dat. 9. 3; ... misit, Cim. 

'" 2. 2; aliquid eo compellere ut, 
Ham. 2. 4; ... deducere ut, Ep. 7. 
I; ... perducere ut, D, 5. 6; Ep. 

8. 4; Ham. 4. 3, amener qque chose 
au point que ; usque eo quoad, Ep. 

9. 3, jusqu'à ce que ; usque eo ut, 
Ch. l.*3, Pel. 3. I, à ce point que; 
usque eo ferre non potuit ut, D. 4. 

5, il put si peu supporter que. 
Eo, ïvi ou ii, ïtum, ire, 

/ aller: ... obviam hostibus, M. 4. 4; 
... spectatum (gr. 503) ludos, R. 
.- 2. I; ... infitias, Ep. 10. 4; ... in 
jus de sua re, A. 6. 3, porter plainte 
devant les tribunaux, cf. accuso. 
Pari, d'une armée, marcher, avan- 
cer :'E.\i.m. 3. 4; PARTIC. marcher 
sûreinent , aisément , opposé à 
repos : H. 3. 4. 

Eôdera, adv. (idem), /« 7«^W(î, 
ail même endroit,iaxç:c raoMvem&rû.: 
Paus. 5. 5; ... perfugit, D. 5. l; ... 
partem fortunarum trajecit, A. 
2. 3. 

EpaininondaSjae,m., ué/fl- 
mhiondas : Pr. l ; Iph. 2. 5 ; Ag. 

6. I. 

_ Ephëbus, î, m., adolescent, 

jeufte homme. Ce mot s'employait 

chez les Grecs pour désigner un 

jeune homme de 16 à 20 ans: Ep. 

2. 4. 

Ephemëris,ïdis,f.(«})îiii€pte), 
jourfial, livre des dépenses : A. 13. 

Ephësus, i, f., Éphèse, l'une 

des douze villes ioniennes situées 

sur la côte occidentale de l'Asie 

- Mineure. Elle était renommée par 

spn temple de Diane, incendié par 

V Erostrate la nuit même où naquit 

Y Alexandre : 21 juillet 356; On voit 



encore les restes de cette ville près 
d'Ajasluk : Them. 8. 7 ; Ag. 3. 2. 
Cf. lones. 

EphÔrus, i, ra..,éphore, magis- 
trat de Sparte. Les éphores étaient 
au nombre de. cinq ; ils étaient élus 
chaque année par le peuple. Leurs 
pouvoirs étaient fort étendus : ils 
avaient le droit d'imposer des 
amendes, d'interdire les magistrats 
au milieu de leurs fonctions, de les 
emprisonner même et de leur in- 
tenter un procès criminel : Paus. 
3. 5; 4. 4 ; 5. i; L. 4. i. C'était à 
eux que devaient s^adresser les am- 
bassadeurs des puissances étran- 
gères : Them 7. 2. 

Epigramma, âtis, n. [kai- 
'Ypap.p.a), inscription : Paus. l. 3. 

Epirôtes, ,ae, m., Épirote, 
habitant de l'Epire : Tim. 2. i; 
R. 2. 2. 

Epirotïcus, a, ura, d^Epire^ 
en Épire : A. 14. 3. 

Epïrus, i, f., Épire, contrée 
du nord de la Grèce : Eum 6. i ; 
A. 8. 6; II. I. 

Epistôla, ae, i., lettre, missive: 
...verbosa,A. 20.2;... signare, Paus. 

3. 2; ... mittere, Them. 9. i ; ... 
^olvere, H. il. 3; vincla epistolae 
laxare signumque detrahere, Paus. 

4. 2. — Les Romains de distinc- 
tion écrivaient rarement eux-mêmes 
leurs lettres ; ils remettaient ce soin 
à leurs librarii ab epistolis. En tête 
se trouvait régulièrement le nom de 
l'expéditeur accompagné d'une sa- 
lutation à l'adresse du destinataire: 
M. TuUius Cicero C. Julio Caesari 
s. d. (salutem dicit). La lettre se 
terminait d'ordinaire par les mots 
vale ou cura ut valeas. — Les Grecs 
commençaient le plus souvent par 
Xciipe et terminaient par ëppuo-o. 
Les Grecs et les Romains écri- 
vaient leur correspondance sur des 
tablettes (tabellae) de bois enduites 
de cire ou bien sur une feuille de 
papyrus (charta). Lorsqu'on avait 



78 



VOCABULAIRÏi. 



fini d'écrire on pliait la feuille ou 
l'on -superposait les tablettes, on 
nouait (obligare) autour de la lettre 
deux cordons ou rubans dont on 
réunissait les bouts par un cachet 
en cire (obsignare sigillo). Ensuite 
on ajoutait l'adresse et l'on remet- 
tait le tout à un courri er privé (tabel- 
larius) chargé de la faire parvenir à 
sa destination. Ce ne fut que sous 
l'empire que l'on organisa une 
sorte de service de poste. Cf. laxare, 
librarius, signum, tabellarius, vin- 
cula. 

Kpùlae, aruïïi, f., repas, fes- 
tin : D. 4. 4; Pel. 3. I. 

Epûlor, I. n. (epulae), c^ffier, 
faire tin festin ."Paus. 2. 2. 

Eques, equïtis, m. (equus) 

— I. cavalier, au plur. souvent 
cavalerie : M. 4. I ; 5. 5 ; prae- 
fectus equitum, D. 5. i; magister 
equitum, H. 5.3; equitum ala, 
Euni. I. 6; équités profligare, 4. 3. 

— II. chevalier. Les chevaliers 
institués par Romulus formaient 
toute la cavalerie romaine ; sous 
Servius TuUius , leurs chevaux 
furent entretenus aux frais de l'État. 
L'ordre des chevaliers (ordo 
equester) fut créé par le tribun C. 
Gracchus, l'an 123 avant J.-C. Il 
se composait des anciens cheva- 
liers et de tous les hommes libres 
âgés de 30 ans et possédant le cens 
équestre, qui s'élevait alorsà400,ooo 
sesterces, c'est-à-dire environ 98,000 
francs. Les distinctions honorifi- 
ques de cet ordre étaient le droit 
de porter un anneau d'or et la tu- 
nica angusticlavia, et d'avoir des 
sièges réservés au théâtre. Le cen- 
seur nommait les chevaliers et les 
passait en revue tous les cinq ans : 
A. 5. l; 8. 3; 12. I ; 12.4; 15. 3. 

Equester, tris, tre (eques), 
éqîtestre: ... dignitas, A. i. i ;... 
ordo, 19. 2. Cf. eques. 

Equitàtus, us, m. (equitare, 
gr. 156) — I. sens abstrait , 



action d'aller à cheval. — II. sens 
CONCRET, cavalerie : equitatum.im-" 
pedire, M. 5. 3; equitatu dimicaré, 
Eum. 3. 6 ; equitatui praeesse, H. 

3. I. 

Equus, i, ra., cheval:... milita- 
ris,Eum. 5. 4;...concitare,Pel.5.4. 

Eretria, ae,f. (*EpéTpia),^r/- 
trie, ville de l'île d'Éulîée, auj. 
Porto Bufalo : M. 4. 2. 

Eretriensis, e (Eretria, gr. 
176), ^Érétrie : Paus. 2. 2. 

Erga, prép. suivie de l'ace, à 
l'égard de. Elle marque d'ordinaire 
la bienveillance (gr. 245. i) : fides 
erga Athenienses, L. 2. 2. S'écar- 
tant de l'emploi classique de ce 
mot, Nép. lui donne partout ail- 
leurs la nuance d'hostilité : crude- 
litas erga nobiles. Aie. 4. 4; odium 
erga regem, Dat. 10. 3 ; erga 
Romanos,Ham.4.3; H. i. 3;eodem 
animo fuiterga Italiam,H. 10. I. — 
Cette nuance se retrouve chez 
Plaute et Térence ; mais on ne la 
rencontre chez aucun contemporain 
de Népos. 

Ergo — I. ADV. avec le gén., 
à cause de,fotir:^\ç.\.Qx\zs. ergo,Paus. 
I. 3. La particule archaïque ergo, 
synonyme de causa, se rencontre à 
l'époque classique dans la locution: 
virtutis ergo, L. 25. 7. 4. — II. 
CONJ. conclusive, ainsi, donc, par 
cotiséqtient. Dans l'argumentation 
elle se trouve ordinairement en 
tête de la proposition ; dans les 
autres cas, elle occupe d'ordinaire 
la seconde place : M. 5. 2 ; 7. 5 ; 
Aie. 6. 5 ; 10. 2. 

Erigo, rexi, rectum, 3, tr, 
(e, rego, gr. 194) — I. pr.- élever, 
dresser. — II. FIG. relever, rendre 
le courage: Them. i. 3. 

Erïpio , ripui » reptum , 
3. tr. (e, rapib, gr. 194) — I. PR. 
tirer brusquement hors, d'où arra- 
cher :..XQ\xya\, Aie. 10.5. — IL FIG. 
enlever, ravir: Ep. 4. 4 ; ... Asiam 
régi, Con. 2. 3. — Ce verbe se 






VOCABULAIRE. 



79^^ 



-construit d'ordinaire^ avec le dat. 
de la personneou avec ex etl'abl. de 
la chose. On trouve moins souvent 
ab, de ou l'abl. sans prép. 

Error, ôris, m. — I. erreur : 
in errorem inducere, H. 9. 3. — II. 
méprise, faute: Ep. 7. i. 

ErûdiOj 4. tr. (e, rudis),ôterla 
rudesse, d'où former, instruire 
(gr. 322) : Them. 10. l; Ep. 2. i; 
. . .exercitum disciplina militari, Iph. 

2. 4; ... aliqm disciplinis, Ep. i. 4; 
... doctrinis, A. i. 2j ... artibus, 
12. 4. 

E-rumpo, rûpi, ruptum, 

3. n., sortir avec impétuosité, s^é- 
lancer, se jeter : K. 2.1. 3. 

E-ruo, ruij riitum, 3. tr., 
déterrer .'Vsxis. 5. 5. 

Eruptio, ônis, f.(erumpo, gr. 
156). értiption, sortie :Tax. 4. 4. 

Eryx, ycis, m., Éryx, mon- 
tagne et ville au nord-ouest de la 
Sicile, auj. Fort St-Julien. On y 
voyait un célèbre temple de Vénus: 
Ham. I, 2. 

EscendOjScendi, scensum, 
3. n. (e, scando, gr. 194), monter : 
... innavem, Them. 8. 6 Ep. 4. 5, 
expression rare pour : conscendere 
navem, Dat. 4, 3. On la retrouve 
cependant dans C. Pis. 25. 61. 

Et, conj. de coordin. copula- 
tive — I. et. Et répété, et... et, 
non seulement. . . mais encore, au- 
tant ... que, dune fart... d'une 
autre: Aie. 3. 4 ; A. 3. 3 ; M. i. i ; 
Gat. 3. I. — II. et même, et de 
plus : M. 3. 4. — III. après xan 
membre de phrase négatif et est 
synooyme de s e d : non amicus et 
fautor, Aie. 5.3; Them. 3. i ; 4, 2; 

6. 5 ; 7. I ; Paus 3. 7 ; Aie. 4. 3 ; 

7. 4 ; 10. 3 ; D. 2. 5 ; 8. I ; Dat. 
6. 4; Ep. 7. 2, etc. Cf. sed: H. 12. 
S» — III. que : idem et, M. 3. 5. 
Cf. idem. 

Etënitn , conj. de coordin. 
causative, car, ett effet. Nép. ne 
l'emploie que dans Eum. 3. 4. 



Etiara, conj. de coordination 
copulativé, même, et même, aussi, 
encore, de plus: accessit etiam, Pel. 
3. 2 ; magis etiam, D. i. 3, Eum. 
4. 2, plus encore. Non solum.... sed 
etiam, M. i. i ; Cim. 4. 2 ; Thr. 
1.5 ; Con, 5. 2 ; neque solum ... sed 
etiam, Ph. 2. 2; neque tantum ... 
sed etiam, Thr. 3. 3; non modo ... 
sed etiam, Ep. 10. 2; eum ... tum 
etiam, Them. 2. 3, expressions 
qui toutes signifient : non seulement 
.. mais encore (gr. 588); neque id 
satis habuit, sed etiam, Ep. 4. . 5 ; 
quin etiam, A. 11. 2. Cf. modo. 

Etiam - num ou etiam - 
nunc, adv., et maintenant encore, 
encore ; H. 7. 3. 

Etiara-tum,adv. ,âr/,?rj,?«à'r,?, 
alors même, maintenant encore: 
Them. 5. l ; Paus 3. 5 ; H. 4. 3. 

Etruria, ae, Etrtn ie, contrée 
du centre de l'Italie, la Toscane 
actuelle : H. 4. 2. 

Et-si, conj. de subordin. con- 
cessive (gr. 441), quoiqzte, bien qtte. 
C'est la conj. concessive qiie Nép., 
comme César, emploie le plus fré- 
quemment. Notre auteur l'emploie 
23 fois, et toujours avec l'indicatif : 
IMPARFT : etsi videbat, M. 5. 4; 
... displicebat, D..I. 3; ... aberat, 
Dat. 4. 3; ... videbat, 8. l; ... 
putabat, 8. 6; ... sentiebat, Ag. 2. 
5; ... erat, Eum. i. 3; ... videbat, 
3. I; ... frangebant, 5. 2; ... fla- 
grabat, Ham. i. 3; ... mirabatur, 
H. II. 3; PARFAIT : etsi valuit, , 
M. 3. 6; ... est accusatus, 8. l; ... 
praefuit, Ph. l. l; PL. Q. pft : 
etsi ceciderat, M. 2. 5; ... disces- 
serant, Them. 3. 3; ... gesserat, 5. 
I ; ... acceperat, Ag. 4, 6 ; ... arri- 
puerat, Cat, 3. 2. Partout, excepté 
dans Aie. 10. 5 et Pel. 3. i., etsi 
a pour corrélatif dans laprop. prin- 
cipale tamen. La prop. concessive 
précède toujours la principale, 
excepté dans Pel. 3. l. 

Evagôras, ae, m., Évagoras, 



8o 



VOCABULAIRE. 



roi de Chypre, délivra sa patrie de 
la domination des Perses, se défen- 
dit vaillamment contre eux et obtint 
enfin une paix honorable (376). 
Grâce à ses rares qualités, l'île de 
Chypre parvint à un très haut de- 
gré de puissance et de prospérité. 
Il tomba en 374 sous les coups 
d'un assassin: Ch. 2, 2. 

Kuboea, a.e,f.{'iùii^oia),Euôée, 
île de la mer Egée, aujourd. Négre- 
pont : M. 4. 2 ; Them. 3. 2. 

Eumëaes, is — I. Eumène, 
général d'Alexandre leGrand. — II. 
Eumène II, roi de Pergame, régna 
de l'an 197 à l'an 159 avant J.-C. 
Il fut pendant presque toute sa vie 
le fidèle allié des Romains et les 
aida dans la guerre qu'ils firent à 
Antiochus le Grand, roi de Syrie. 
Après la défaite de ce dernier à 
Magnésie, Eumène reçut une grande 
partie des possessions du prince 
vaincu. Il aurait peut-être succom- 
bé dans sa lutte contre Prusias, roi 
de Bithynie, si Rome ne fût inter- 
venue : H. 10 et II. 

Eumolpïdae, ârum, m., 
Etimolpides, descendants d'Eumol- 
pus, fondateur des mystères de 
Cérès à Eleusis. Les Éumolpides 
formaient l'une des deux ancien- 
nes familles sacerdotalesd'Athènes. 
Dans les procès qui regardaient la 
violation des mystères, ils avaient 
l'autorité de juges : Aie. 4. 5. 

Euphilëtus, i, m., Eiiphilê- 
tus : Ph. 4. 3. 

Eurôpa, ae, i., Europe: M. 3. 
I ; 4. I ; Them. 5. 3. 

Europaeus, a, um (Europa), 
d' Europe, eîiropée7i : Eum. 3. 2. 

Eurybiâdes, is, m., Eurj^- 
diode, général Lacédémonien, avait 
le commandement de la flotte grec- 
que à la bataille d'Artémisium et de 
NSalamine. C'est à tort que Nép. lui 
donne le titre de roi. Bien qu'Eury- 
biade n'eût donné des preuves ni de 
sa bravoure, ni de sa prudence, les 



Spartiates lui décernèrent après la 
bataille de Salamine le prix du cou- 
rage et accordèrent à Thémistocle 
le prix de la sagesse : Them. 4. 2. 

Eurydice, es, f., Eurydice, 
épouse d'Amyntas II, roi de Macé- 
doine, et mère de Philippe, père 
d'Alexandre le Grand : Iph. 3. 2. 

Eurysthënes, 1, m. Eti- 
rysthhie et Proclès étaient frères 
jumeaux et fils d'Aristodémos, des- 
cendant d'Hercule. Les trois fils 
d'Aristomachos, Téménos, Cres- 
phontès et Aristodémos tentèrent 
d'envahir le Péloponnèse. Aristodé- 
mos tomba frappé de la foudre; 
mais ses deux frères poursuivirent 
leur entreprise. L'ayant menée à 
bonne fin, ils se partagèrent le pays 
conquis. Téménos reçut Argos, 
Cresphontès Messine et les deux 
fils d'Aristodémos Lacédémone 
(1104). On considérait donc Eu- 
rysthène et Proclès comme les chefs 
des deux familles royales de Sparte: 
Ag. I. I ; 7. 4. 

E-vâdo, vasi, vasum, 3.n., 
aller hors — I. partir, s échapper. — 
II. arriver à, devenir, aboutir à : 
D. 8. I. — Ce verbe se construit 
d'ordinaire avec ex, rarement avec 
ab, parfois avec l'abl. sans prép : 
Sali. J. 56. — Liv. et Tac. l'em- 
ploient transitivement dans le sens 
ào. franchir:... amnem. 

E-vënio, vëni, ventum, 4. 
n., venir hors — I. pr. sortir de. 
Ce sens est fort rare. — II. fig. 
arriver, avoir lieu: Alc.8. 4; Eum, 
II. 5. Cf. contingo. 

E-Yîto, I. tr., éviter, fuir, 
échapper à : ... tempestatem, Tim. 
3. 3, et fig. Aie. 4. 4; ... odium, 
D. 8. 2; ... periculum fugâ, Dat. 
2. 5. 

E-vôco, I. tr., faire sortir en 
appelant, faire venir, appeler : Con. 
5. 3. — Ce verbe se construit avec 
e X ou a b ; l'abl. sans prép. se ren- 
contre dans Liv. 



VOCABULAIRE. 



8l 



Ex ou e (gr. 382), prép. suivie 
de l'abl., hors de, de. Nép. emploie 
la forme ex aussi bien devant les 
consonnes que devant les voyelles 
et devant h. Exceptions : e civitate, 
Aie. 6. 2; e contrario, Iph. 1.4 etc.; 
e fuga, H. 6. 4; e navi, Aie. 6. 3; 
e navibus, M. 7. 2; e numéro, D. 
9. 3; e republica, A. 6. 2; e servi- 
tute, Thr. i. 2. — Ex sert A préci- 
ser — A. le LfEU — I. avec un 
nom de 1 i e u : à partir de,hors de, 
detThQTo.. 2. 2; 10. 3; me moveo 
ex urbe. A* 7. l ; fugio ex patria, 
A. 4. 4 ; ex yinculis effugio, Paus. 
2. 2. Et au FIG. : patriam e servi- 
tute vindicare, Thr. i. 2. — II. 
avec un nom de peuple (gr. 
347), de chez : ex Médis, Eum. 8. 
4. — III. pour marquer la sor- 
tie d'une situation, ati sortir de, 
dans : plerique ex fuga se in tem- 
plum conjecerunt, Ag. 4. 6; reli- 
quos e fuga collegit, H. 6. 4. Nous 
rapportons e fuga à collegit ; quel- 
ques auteurs le rapportent à re- 
liquos et devraient traduire : ceux 
qui dans leur fuite conservè- 
rent la vie sauve. Cf. C. B. G. 
6. 35. 6. : multos ex fuga disper- 
sos excipiunt; B. C. 3. 95. i : 
Pompeianis ex fuga intra vallum 
compulsis. — Nép. emploie ex avec 
les verbes composés suivants : de- 
cedo, Cat. l. 4 ; A. 4. i ; dé- 
cide, Eum. 4. 2 ; deduco, Cat. 

1. 4 ; defero, Timol. 2. 2 ; de- 
ligo, M. I. 2; demigro, M. 2. 5; 

' depello, Paus. 2. i ; deporto, Cat. 

2. I j educo, M. 5, 2 ; 7. 2 ; effugio, 
Paus. 2. 2 ; Eum. 2. 5 ; egredior, 
Aie 6. 3 ; ejicio, Them. 8. i ; Aie. 
4. 6; eligo, D. 9. 3; eluceo, Ch.i. 
i; emergo,A. n. i; excedo, H. 6. 
4; exeo, Them. 8. 7; Timol. 4. 2; 
expello. Aie. 6. 2; Ep. 10. 3; ex- 
traho, Ag. 3, 4; eruptionem facio, 
Thr. 4. 4. — B. le temps. Ex 
indique à quel moment une action 
commence — I. immédiatement 
après, en sortant de, au sortir de : 



ex maximo bello otium totae insu- 
lae conciliavit, Timol. 3. 2. Cf. C. 
Br. 92; Rose. Am. 36; et C. Man. 
5 : repente vilitas annonae ex sum- 
ma inopia consecuta est. — lî. de- 
puis, à partir de {'gx. 362). Dansée 
sens, Nép. emploie toujours ab, ja- 
mais ex. — C. l'origine, enparL — 
I.dePERSONNES,^is;nasci ex aliqua, 
Them i. 2; Iph. 3. 4; ex aliquo, 
D. 2. 4; Ep. 10. i; 10. 2; A. 19. 
4; ex fratre et sorore erant nati, 
Dat. 2. 3 ; procreare aliqm ex ali- 
qua, D. I. I ; R. 2. 3. — II. de 
CHOSES A. de, att moyen de, avec le 
produit de : ex praeda tripodem 
posuit, Paus. I. 3; his ex manubiis 
arx est ornata, Cim. 2. 5; muros 
ex hostium praeda restituere, ex sua 
re familiari reficere, Tim. 4. l ; 
ex qua hereditate accepit centies 
sestertium, A. 5. 2;omnia ex sua re 
familiari dédit, 7. i. — B. Ex mar- 
que la MATIÈRE dont une chose 
est faite, 4e •' mûri ex sacel- 
lis constabant, Them. 6. 5. — D. 
la CONFORMITÉ avec qque chose , 
conforméiTient à, selon, d'après : ex 
pacto, M. 2. 4 ; ex sententia rem 
gerere, Aie. 7. i ; . . . peragere, Ham. 
3. I ; ex consilii sententia in custo- 
diam conjectus, Ph. 3. 4; ex more 
Persarum, Con. 3. 2; ex senatus 
consulte, H. 7. 3; ex foeJere, H. 7, 
5;ex ephemeride, A. 13. 6; e contra- 
rio, Iph. 1.4; ex quibus de ceteris 
possent judicare, Ep. 6. 2 ; id ex 
ipsis rébus ac temporibus judicari 
potest,- A,ii. 4; ex eo facile con- 
jici poterit, Tim. 4. 2 ; potir : here- 
dem fecit exdodrante, A.^.2,;dans 
l'intérêt de : e re publica honores 
gerere, A. 6. 2.— E. la cause, de,~ 
à cause de, par suite de, par .- A. l. 
3 ; ex quo fiebat. Aie. 7. 2 ; ex que 
intellegi potest, D. 5. 3 ; Ep. 19. 4; 
ex quo cognosci potest, A. 14. 3; 
ex quo cognomine Bonus est appel- ' 
latus, Ph. 1. 1 ; dolores ex curatione 
capiebat, A. 21. 3; qua ex re cre- 
verat, Aie. 7. 5 ; qua ex re gloriam 



82 



VOCABULAIRE. 



-sunt adepti,Ch.2.2; ex novis vecti- 
galibns erat pecunia, H. 7. 5; ex 
fumo castrorum ejus suspicio allata 
estjEumg. i; fructum oculis ex ejus 
casu capere, 11. 2. — F. le genre 
avec les Tpa.Ttitih,d'ejtire,pa9ini, de : 
avec les noms de nombre : unus ex, 
Pel. 3. 2; Ag. 8. 3; H. 3. 8; 12. i; 
duo ex, R. I. 5; 2. l; H. 13. 3; 
duodecim ex, Pel, 2. 3; centum 
ex, Thr. 4. 2 ; avec unus s. ent. : 
ex intimis régis, Con. 2. 2; avec des 
pronoms : ex ephoris quidam, Paus. 
4; 4; quidam ex iis, Thr. 3. 3 ; 
quisquani ex sua stirpe, R. 2. 3 ; 
avec des superlat. : maximus natu 
ex liberis, Ag. l. 3; ex iis excellen- 
tissimi, R. i. 2. 

Ex-acuOj cui, cûtuin, 3. tr. 
— I. PR. aiguiser. — II. FIG. ex- 
citer., e}tflavimer: ... aliqm adver- 
sus Romanos, H. 10. i ; ira exacui, 
Ph. 4. I. 

Ex-adversum ou -sus, 
prép. suivie de l'ace. , en face de, 
vis-à-vis:... exadversum Athenas, 
Them. 3. 4 ; exadversus aliqm, 
Thr. 2. 7. — Ce mot est archaïque. 
Il se trouve fréquemment chez 
Plaute et Térence ; Cic. l'emploie : 
"Div. I. 45. 

Ex-agïtO, I. tr., chasser, pour- 
suivre: Them. 9. 4. 

Ex-anïmOj i. tr., ôter la vie, 
d'où, PASS. perdre la vie, mourir: 
Ep. 9. 4. 

Ex-ardescOj arsi, arsum, 
3. n., s'allumer : Ham. 2. l. 

Ex-audio, ïvi, îtum, 4. tr., 
entendre distinctement, distinguer: 
D. 9. 4. 

Ex-cëdo, cessi, cessum, 
3. n., sortir, se retirer de :.. .-pugna, 
Ep, 9. 2;... ex proelio, Eum. 4. 2; 
... ex acie, H. 6. 4. — Les classi- 
ques construisent ce verbe ordinai- 
rement avec ex, parfois avec l'abl. 
sans prép. Ces. dit excederepugna 
ou e pugna. Cf. C. Br. 7. 5. Ce 
verbe s'emploie aussi transitivement 



avec l'ace, . . .quitter:. . .urbem, Liv. ; 
excède}-,... justam staturam. Tac. 

ExcellenSj ntis, adj., distin- 
gué, éminent, supérietir : nihil illo 
fuit excellentius, Aie. i. i. — Cf. 
App. I. 

Excellenter, adv. (excellens^ 
gr. 184), d^tine manière excellente, 
distinguée: K. i. 3. 

Ex-cello, cellui, celsum, 

3. n., s'élever au-dessus de, d'où 
FIG. se distinguer, Vemporter: Ar, 
I. 2. — Cf. App. I. 

Ex-cieo, cïvi, cïtuirijCiëre, 
2.,ouex-clo, cïvi, cïtuin, cire, 

4. tr., attirer hors, mander, faire 
venir: H. 8. l. 

Excïpio, cëpi, ceptum, 
3. tr. (ex, capio, gr. 194), prendre 
hors, d'où — I. excepter : exceptas 
duobus, Tim. 4. 5. — II. recevoir 
sur sa personne, supporter, essuyer, 
soutenir:... impetum, Ch. l. 2;... 
invidiam, Dat. 5. 2. W oh. se charger 
de:... partes, D. 8. 3. — III. re- 
cevoii; accueillir, rectieillir:... na- 
tantes, Ch. 4. 3. 

Ex-cïto, I tr., faire sortir de" 
l'état de repos, d'où fig. exciter, 
éveiller: Aie. 10. 5. 

Exclûdo, clûsi, clûsum, 
3. tr. (ex, claudo, gr. 194)— I. PR. 
exclure, écarter. — II. FIG. tenir 
éloigné de, empêcher: . . . aliqm reditu 
(gr. 327), Them. 5. i. — A l'époque 
classique, ce verbe se construit or- 
dinairement avec ab, parfois avec 
l'abl. sans prép. rarement avec ex. 

Ex-cogïto, I. tr., imaginer, 
inventer, troîiver: Them. 1.4; A. 

8.3. 

Excursio, ônis, f. (excurro, 
gr. 156), tenneMlL. — I. exctcrsion, 
sortie: crebris éxcursionibus locu- 
pletare, M. 2. i. — II. attaque, 
incursion, invasion:. . . barbarorum, 
Them. 6. 2. 

Excùtio, cussi, cussum, 
3. tr. (ex, quatio) — I. faire sortir 



VOCABULAIRE. 



83 



en secouant, arracher^ — II. fig. 
provoqiUr^ produire: Èum. 5. 5. 
Exemplum, i, n. (eximo) — 

1. échantillon, d'où trait, exem- 
ple : ... bonitatis, A. 10. 3; ali- 
quid exempli gratia proferre , L. 

2. I, comme exemple ; lectorem 
lerum exemplis docere, A. 19. i. 

— II. exemplaire, copie:... in pila 
incisum ponere in publico, Aie. 4, 
5. — II. modèle, exemple à imiter: 
... seqùi, Ag. 4. 2. 

Ex-eo, ii, ïtum, ïre, 4. n. — 
A. PR.— I. sortir de:... hinc, Paus. 

5. 2;... ex nave, Them. 8. 7;... in 
terram (s. ent. : e navibus) exi- 
re, Aie. 8. 6. — II. s^en aller, 
partir: ... Athenis, Pel. 2. 5; 
praecepit ut legati exirent, Them. 

6. 5 ; tempus quo exisset, Aie. 
4. 2. Terme mil., partir, se met- 
tre en marche, e7t campagrte : ad 
exeundum premebatur, Ag. 6. i. 

— B. FIG. — I. sortir, s'échapper: 
nihil insolens ex ore ejus exiit, Ti- 
mol. 4. 2. — II. parlant de nou- 
velles, se répandre: fama exit de 
te, H. 9. 2; et avec la prop. inf. : 
fama exit, Ag. 2. l ; fama exit in 
turbam, Dat. 6. 3. — Chez les 
classiques ce verbe se construit avec 
ex_et de, rarement avec ab ou avec 
l'abl. sans prép. 

Exerceo, 2. tr., mettre en acti- 
vité, d'où — I. VK. faire manœzivrer, 
exercer:.,, rémiges, D. 9. 2;... ju- 
mentum, Eum. 5* 4» D'où au pass. 
dans le sens moyen, s'exercer: exer- 
ceri .currendo, luctando, Ep. 2. 5* 
— II. FIG. exercer, montrer:... vivo. 
suam, D. 6. 2. 

Exercitatio, ônis, f. (exer- 
cita, gr. 156), exercice: Ag. 3. 3. 

ExercitâtiiS, a, um, part, 
d'exercitare, exercer souvent, de là 
exercé, formé, dressé, habile:... in 
dicendo, Ep, 5. 2;..._bello, 5. 4; 
... exercitatiores copiae, Iph. 2. 
I ; . . . exercitatissimus exercitus, Ag. 

3. 3. — Cic. dit d'ordinaire exerci- 



tatus in re, mais on trouve aussi re. 
— Quant au comp. et au superl., 
cf. App.-i. 

Exercïtus, us, m. (exerceo), 
armée, et souvent au plur. corps 
d armée:... pedester, Eum. 4. 3; 
Con. I. i; Ag. 2. l; ... terrester, 
Them, 2. 5; ... conducticius, Iph. 
2. 4;.,. parare, Dat. 11. i; Eum. 
6. 4;... comparare. Ar. 3. i; H. 3. 
2;... ducere, Pel. 2. l; Eum. 13. 
I;... reducere, Ag. 3. 2;... emit-_ 
tere, 2. i ;... in aciem educere, 
Eum. 3. 6; exercitui praeesse, M. 
4. 4; Iph. I. 2;... aliqm praefi- 
cere, Iph. 2. 4; Ep. 7. i. — Le pi. 
exercitus dans le sens de corps 
d'armée se trouve rarement chez les 
autres auteurs. Tac. et Just. l'em- . 
ploient dans le sens de legiones. 
Cf. Tac. Ann. l. 52; 3. 12 ; Just. 
12. II. I. 

Ex~haurio, hausi, hau- 
stum, 4. tr. — I. PR. vider ett~pui- 
sant, épuiser. — II. fig. éptii- 
ser, ruiner: Aie. 8. i;... patriae 
facultates, H. 6. 2;... patria ex- 
haustasumptibuSjHam. i. 3, minée 
à force de dépenses. 

Ex-herëdo, i. tr. (ex, hères), 
déshériter: Them. 1.2. 

Exigu US, a, um, — I. VK.petif, 
de peu d'étendue, grêle, effilé :. . . cor- 
pus, Ag. 8. I. — II. FIG. faible, 
peu important: ... copiae, M. 4. 5; 
... manus, 5. 5. 

ExîliSj e — I. w.. petit, mince, 
memi. — II. fig. modeste, pauvre: 
Eum. 5. I. 

Eximie, adv. (eximius, gr. 
184), excellemment, éî7iinemment: 
Ag. i. 6. 

Eximius, a, um (eximo), tiré 
du nombre, d'où choisi, distingué, 
excellent. 

Exïmo, ëmi, emptumi, 3. 
tr., tirer de, retirer, soustraire à: 
... de proscriptorum numéro, A. 10. 
4. — Les classiques construisent ce 
verbe aveâe x ou d e. Plus tard on 



84 



VOCABULAIRE. 



rencontre fréquemment le dat.: ... 
morti, Tac. A. 14. 48. L'abl. sans 
prép. est employé depuis Liv. 

Exisse, exissem, cf. exeo et 
gr. 104. b. 

Existimatio, ônis, f. (existi- 
mo, gr. 156) — I. opinion, qu'on a 
soi-même. — II. plus souvento/z'wïVw 
que d'autres ont de noxis,réputation, 
considération : delrimentum exi- 
stimationis facere. Cat. 2. 4 ; bo- 
nam existimationem regno praepo- 
nere, Ag. 4. 3; suam existimatio- 
nem in ea re agi putabat, A. 15. 2. 

Existïmo, I. tr. ( ex, aesti- 
mo, gr. 194) — \. juger, apprécier, 
esti7ner: ... aliquid magni (gr. 377), 
Cat. I. 2; ...non minoris, i. 4. — 
Xl.Jziger, estimer, regarder comriie : 
avec le double ace. (gr. 286. c.),... 
aliqm sui similem, Ep. 4. 3 ; l'un 
des ace. peut être remplacé par un 
inf. ou une prop. inf.: gloriosius 
existiraans barbarorum praeda lo- 
cupletari, Aie. 7.4; quaestum exi- 
stimans gratum cognosci, A. 9. 5. 
Au PASS. avec le double nom. (gr. 
208): Eum. I. 5; Ph. 2. 2; potentior 
existimabatur, Aie. 3. 4; singularis 
ejus exislimatur prudentia, A. 10. 6; 
au lieu d'un nom attribut on trouve 
un gén.: optimarum partium erat 
et existimabatur, A. 6. i. Cf. duco. 
— III. juger, penser, croire, avoir 
une opinion : ... maie de aliquo, D. 
7. 3; avec l'interr. ind. : ... quale 
sit, A. 20. 5; avec la prop. inf.: 
. Pel. I. 3 ; A. 8. 4 ; existimans se 
Afros facilius corrupturum, L. 3. 2; 
au pass. impers.: facile existimari 
potest prudentiam esse, A. i6. 4 ; 
au pass. pers. avec l'inf. (gr. 488): 
servos soUicitare existimabatur, 
Paus. 3. 6. 

ExïtuSjUS, m. (exeo,gr. 156), 
issue — A. PR. d'une maison : H. 
12. 3; — B. FIG. — I. d'une affaire: 
de exitu divinare, Ag. 6. l. — II. 
de la viE,yz«, mort: habere talem 
exitum, Ph. 4. 3;... talem exitum 
vitae, Eum. i. 3. 



Ex-ordior, orsus sum, 4. 

tr., commencer: "... aliquid, Pr. 8; , 
avec l'inf. (gr. 481. b.) : Pel. i. 4. 

Expëdio, 4. tr., (ex, pes) — A. 
PERS. — \,vs..dégager,débarrasser. — 
II. FIG. tirer d'embarras, d'affaire, 
dît danger, délivrer, sauver, tirer: 
... se, H. 5. 2; ... se hinc, Paus. 3. 
5; Eum. 5. 3; ... aliqm, A. 12.4; ... 
rem, Eum. 9. 2, arranger l'affaire, 
sauver la situation, conjurer le péril. 
— B. IMPERS., expedit ou res ex- 
pedit, il importe, il est utile, avan- 
tageux: ... multitudini (gr. 302), M. 

3.5- 

Expedïtus, a, um — I. 
PART, d'expedio. — II. adj. dégagé, 
libre dans ses mouvements, prêt : 
... manus ad dimicandum, Dat. 6. 
2 ; milites expeditiores reddere , 
Iph. 1.4 — Cf. App. I. 

Ex-pello, pùli, pulsum, 
3. tr., pousser hors — I. PR. repous- 
ser, chasser :T\Tao\. 2. 3; ... tjnran- 
nos, Pel. 5.2;... praesidium ex arce, 
Ep. 10. 3. D'où bannir, exiler : ... 
aliqm, D. 5. i; ... aliqm inexsiliùm, 
Ph. 2. 2;... ecivitate, Aie. 6. 2; ... 
patria, Ep. 6. 3. — II. fig. chasser, 
mettre hors de, priver: . . . potestate, 
M. 3. 5. — Les classiques con- 
struisent ce verbe ordinairement 
avec ex, parfois avec l'abl. sans 
prép., rarement avec ab. 

Ex-pendo, pendi, pen- 
suin, 3. tr., peser attentivement, 
et, comme primitivement l'on pesait 
l'or qu'on donnait en paiement, 
payer, dépenser: aliquid expen- 
sum sumptui ferre, A. 13. 6, porter 
en compte une somme comme ayant 
été dépensée pour couvrir les frais. 
Expensum ferre =scribere se pecu- 
niam dédisse. L'expression se re- 
trouve dans C. Verr. i. 39. 102. 
Sumptui est un dat. d'avantage dé- 
pendant de expensum. 

Experior, pertus sum, 4. 
tr. — I. tenter, éprotiver, essayer, 
avec l'interr. ind.: ... quid efficere 



VOCABULAIRE. 



85 



possit, Aie. 1. I; ...verum.falsumne 
esset relatum, Dat. 9. 2. Avec ut, 
tâcher: ... ut ad officium reducéret, 
Dat. 2. 3. L'inf. serait la construc- 
tion ordinaire ; cependant on trouve 
parfois ut: experiar certe ut hinc 
avolem, C. Att. g. 10. 3. — II. 
terme de droit experiri ou experiri 
legibus, jure, essayer par voie jjidi- 
ciatre,par la voie des trihinavx, 
s^ adresser, avoir recours à la justice, 
poursuivre en justice: ... aliquid 
legibus experiri, Timol 5. 2. — III. 
terme mil. se mestcrer avec : ... 
Romanos, Ham. 4. 3. — lY. ex- 
périvienter, apprendre à co7i7taître, 
éprouver, trouver, avec le double 
ace. (gr. 286): ... aliqm fortem ini- 
micum, Them. 9. 4. 

Expers, rtis, adj. (ex. pars, 
gr. 194), qui n'a pas de part à, 
d'où — I. étranger à, non initié à, 
pas au cottrant de: ... litterarum, 
Pr. 2; ... consilii, Ag. 6.3: ... suavi- 
tatis, A. 18. 5. — II. liôre de, exempt 
de, à l'abri de: ... periculi, A. 2. i. 
Ex-plïco, rég. et plicui^pli- 
CÏtum, I. tr. — A. pr. déplier, — 
B. FIG. — I. terme MIL., déployer: 
...multitudinem riavium.Them. 4. 5 
— II. parlant des faits histo- 
riques, des idées, développer, expo- 
ser: ... aliquid, Pr. 8; Pel. i. i; 
Tim. 4.6. ... aliquid oratione , 
Them. l. 3; ... vitam excellentium 
virorum, Ep. 4. 6; ... imperatores, 
c-à-d., vitam imperatorum,!!. I3'4- 
Explôro, I. tr., observer, exa- 
miner, reconnaître, faire des recon- 
naissances : Ti^t. 3.4; ... locum, 
II. 2; ... rem, Them. 7. 2; ..^de 
voluntate alicujus, H. 2. 2, péné- 
trer, sonder les intentions. 

Ex-pôno, posui, posïtum, 
3. tr., mettre hors, d'oii — I. pr. 
terme de marine, débarquer : ... 
aliqm, Them. 8. 7. --II. fig. expo- 
, ser, raconter, faire connaître, dé- 
peiitdre: ... virtutes alicujus, Pr. 3; 
... devita imperatorum, Pr. 8; ... 



dé virtutibus alicujus, Pel. i.i; ... 
de aliqUo, A. 18. 5j ... plura de. 
aliquo, D. 3. 2; avec l'interr. ind. : 
... quae in Italia fièrent, Cat. 3. 4. 
— Dans Pr. 8, Pel. i. i, A. 18. 5, 
l'abl. avec de tient lieu d'un ace. 
régime direct. Cette construction se 
retrouve dans C. Rep. 1.26; de Or. 
I. 22. Cf. de. — On dit ordinaire- 
ment expono aliquid, ou aliquid de 
aliquo, de aliqua re. Ce verbe est, 
assez souvent construit avec l'interr. 
ind. : C. Leg. 3. 20; Cat. 3. 6; 
Rose. Am. 3. 14; C. B. G. 7. 52; 
et parfois avec la prop. inf. : C. 
Tusc. I. 12. 

Ex-posco, poposci, 3. tr. — 
I. demander, réclamer instajnment, 
d'où — II. réclamer qqn pour le 
punir, demander F extradition : ... 
aliqm, H. 7. 6 ; aliqm publiée, 
Them. 8. 5. — Dans ce dernier 
sens, Cic. et Ces. n'emploient que 
deposcerej Nép. n'emploie qu'ex- 
poscere; Liv. et Tac. emploient 
les deux verbes. 

Exprime , pressi , pres- 
sura, 3. tr. (ex, premo, gr. 194)» 
faire sortir en pressant, d'où — I. 
en bonne et en mauvaise part, ar- 
racher, extorqtier,' obtenir par la 
violence : coronam amor civium 
et non vis expresserat, Thr. 4. l. 
Dans ce sens, exprimo se cons- 
truit avec ex, à b ou le dat. ; on 
trouve rarement l'abl. avec d e. — ; 
II. exprimer, dépeindre, repro- 
duire : ... imaginem vitae alicujus, 
Ep. ï. 3- 

Ex-prôbro, i. tr. (ex, pro- 
\yt\yax),reprocher,faire des reproches! 
... de uxore, Ep. 5. 5. Cf. de. 

Ex-pugno, I. \x,, prendre 
d^ assaut, emporter de vive force, em- 
porter : Paus. 2. 2; H. 3. 2;... Sar- 
des, M. 4. l;... Parum, M. 7. S;... 
insulas vi, 7. l; ... Thermopylas, 
Them. 4. i. — II. vaincre, triom- 
pher de, d'où détruire, anéantir : ... 
nos, Ag. 5. 4. 



86 



VOCABULAIRE. 



Expulser, oriSj m. (expello, 
gr. 15s), cehci qui chasse, qui ex- 
pulse : D. 10. 2, 

Ex-sculpo, sculpsi, scul- 
ptum, 3. tr., PR. creuser, d'où — 
I. tailler en relief, ciseler, graver. 

— II. tailler de manière à effacer, 
ôier avec le ciseau, gratter : ... ver- 
sus, Paus. I. 4. Népos semble être 
le seul auteur qui ait employé le 
mot dans ce sens. 

Exsilium, ii, n. (exsul), ôan- 
nissemeiit, exil : . . decem annorum, 
Ar. I. 2; aliqm exsilio afEcere, 
Thr. 3. I; exsilio multare, Cim.3.1; 
Pel. 2. 3 ; in exsilium ejicere, Pel. 

I. 4, ouexpellere, Ph. 2. 2, bannir ; 
in exsilium proficisci, A. 8. 5, par- 
tir pour l'exil. 

Ex-sisto , stïti , stïtum , 
3, Ii., sortir de, paraître, d'où pari. 

— I. de CHOSES, se produire, s'éle- 
ver, éclater: M. 5. 5; Aie. 3. 3. — 

II. de PERSONNES, se montrer, pa- 
raître, être: Timol. i. i. 

Exspectatio, ônis (exspecta- 
re, gr. \^(i), attente, désir devoir 
ou (Ïapprend7-e, curiosité, impa- 
tience : Aie. 6. I. 

Ex-spectOj I , regarder sou- 
vent pour découvrir, d'où — I. 
TR. attendre : ...collegas, Them. 7. 
I;... tempus. Aie. 4. 2. — IL N. 
atte7idre, prendre patience: ... dura 
se res aperiret, Paus. 3. 7;...quoad 
Alexandri filius regnum adipisce- 
retur, Eum, 6. 2. Cf. dum, quoad. 

Ex-splendesco, dui, 3. n., 
au PR. et au FIG., briller .•...clarius 
quam condiscipuli ferre possent, 
At. I. 3. Cf. App. I. — Èxsplen- 
desco ne se rencontre pas avant 
Nép. 

Ex-stinguoj stinxi, stia- 
Ctum, 3 tr. , éteindre, détruh-e, 
d'où FIG. — I. ôter la vie, jaire 
mourir :... liberos, A. 9. 2.', anéan- 
tir, détruire: ... eos, Ag. 5- 4- — 
II. détmire, effacer : . . contume- 
liam, Them. i. 3. 



Ex-sto, stâre, 3. n. , être proé- 
minent, d'où FIG. paraître, se mon- 
trer, siibsister : Timol. 2. 2. 

Ex-struo , struxi, stru- 
ctum, 3. tr., élever: Them. 6. 5. 

Exsul, ûlis, va.., exilé, banni: 
Pel. 3. I; 5. i; aliqm exsulem ju- 
dicare, H. 7. 7. 

Exsulto, i.n. (exsilio, gr. 180), 
sauter vivement, bondir: Eum. 5. 5. 

Externus, ajUra, extérieur 
étranger : Ham. 2. l. 

Ex-timesco, timui, 3. tr., 
craindre beaucoup, redozcter: M. 8. l . 

Extra,prép. suivie de l'ace, de- 
hors. A la question UBi : Them. 6. 
2; locum extra urbem capere, Ag. 6. 

2. A la question QUO : egredi extra 
vallum, H. 6. 2. Les autres au- 
teurs emploient la prép. de la 
même manière ; cependant on la 
rencontre rarement avec des verbes 
de mouvement : fines extra quos 
egredi possim, C. Quint. 10; extra 
modum prodire, C. OfF. i. 39; 
extra munitionem (egredi, C. B. G, 
6. 36. I. 

Ex-trâho, traxi, tractuin, 

3. tr. — L PR. tirer de, retirer, 
extraire : ... ferrum, Ep. 9. 3. — IL 
FIG. tirer de, retirer : ... se ac suos' 
incolumes, Eum. 5. 75 ••• copias 
ex hibernaculis, Ag. 3. 4. 

Extrëmus, as um (superl. 
de exterus, gr. 52), qui est à lafin, 
extrême, dernier, avattcé: . . . aetas, 
Cat.2. 4; A. io.3;extremoPelopon- 
nesio bello, Cim. i. 2; ... tempori- 
bus(belli), Ham. i. i, ... tempô- 
ribus (vitae), Ph. 2. i, dans les 
derniers temps de la guerre, de sa 
vie; usque ad extremum tempus 
(vitae), A. 16. 3; extremo tempôre 
(vitae), Ep. 9. l.; extremo tem- 
pôre, Dat. 10. I, Eum. 5. 3, A. 
21. 3, ou extremo, Ham. 2. 3, enfin, 
à la fin, finalement. 



VOCABULAIRE. 



87 



F 



Faber, bri, m., artisan, ou- 
vrier qui travaille les corps durs, 
comme le bois, la pierre, les mé- 
taux. Une épithète ajoutée au mot 
indique d'ordinaire quel est son mé- 
tier : ferrarius, lignarius. — Dans 
l'armée romaine, les fabri formaient 
un corps spécial et répondaient à 
peu près à nos corps du génie. Leur 
chef, appelé praefectus fabrum 
(gr. 19), avait le même rang que les 
tribuns militaires. Il surveillait le 
gros bagage de l'armée, avait soin 
des machines de guerre et dirigeait 
les travaux du siège. A. 12. 4. 

Fabiânus, a, um (Fabius, 
gr. 173), de Fabius, fabien: ...mi- 
Utes, Iph. 2. 4, soldats de Fab. 
Maximus. 

FabiuSs is m., Fabius, nom de 
la gens patricienne Fabia. C'était 
l'une des plus anciennes et des plus 
illustres de Rome. Voici les mem- 
bres de cette famille dont il est fait 
mention dans Nép. — I. Q. Fab. 
MAXiMUSjSurnomméVerrucosus, 
à cause d'une verrue qu'il avait sur 
-la lèvre et plus tardCunctator, p. 
c. q. sa sage lenteur sauva Rome. 
Le calme et la prudence unis au 
courage et au désintéressement fu- 
rent les traits principaux du carac- 
tère de ce grand homme. Nommé 
consul en 233, il avait triomphé des 
Liguriens. Après la prise de Sagonte 
par Annibal (218), il fut envoyé à 
Carthage à la tête d'une ambassade 
pour y porter les plaintes du peuple 
romain. Cette ambassade se termina 
par une déclaration de guerre. Plu- 
sieurs échecs subis en différentes 
\ , rencontres déterminèrent les Ro- 
,. . mains à le créer prodictateur. C'est 
alors que Fabius commença cette 
tactique de temporisation que les 
Romains eurent tant de peine à 
comprendre et qui cependant devait 

;- ' CORNELII. - 



user les forces d'Annibal. Il alla 
camper en face de l'ennemi, s'atta- 
cha partout à ses pas, se contentant 
de le harceler, de lui couper les 
vivres et évitant toute bataille dé- 
cisive. Lorsque Annibal voulut se 
retirer dans la Campanie, Fabius 
tâcha de lui barrer le passage dans 
un défilé au milieu des montagnes. 
Le rusé Carthaginois fit attacher des 
fagots de bois sec aux cornes de 2000 
bœufs, y mit le feu et chassa les 
animaux dans la campagne au mi- 
lieu de l'obscurité de la nuit. Les 
Romains ne surent que penser, res- 
tèrent immobiles et l'armée cartha- 
ginoise passa le défilé. Peu de temps 
après, Minucius, le maître de cava- 
lerie, parvint en critiquant la con- 
duite de Fabius à se faire donner un 
pouvoir égal à celui du prodictateur. 
Instruit par une défaite, il reconnut 
sa faute et se soumit de plein gré à 
Fabius. Ce dernier déposa bientôt 
le pouvoir dictatorial, mais n'en 
continua pas moins, comme consul 
(215 et 214) ou comme lieutenant de 
son propre fils, le consul Quintus 
Fabius, à lutter avec opiniâtreté et 
prudence contre le terrible ennemi 
de Rome. Il prit et mit à sac (215 et 
214) un grand nombre de villes de 
l'Italie méridionale, qui s'étaient 
livrées à Annibal, devint princeps 
senatus, s'empara de Tarehte 
(209), reçut les honneurs du triomphe 
et mourut en 203, fort regretté du 
peuple, mais sans voir la fin d'Aine 
guerre à laquelle il avait pris une 
part si glorieuse. Cat. l. 2; H. 5. 
— IL Q. Fab. Labeo, consul, l'an 
183 av. J.-C: H. 13. i. — Fabii, 
ORUM, membres de la gens Fabia ; 
A. 18. 4. 

Face, forme archaïque pour fac: 
Paus,2. 4. Cf. facio. 

Faciès, ei, f. ^- I. forme exté- 
rieure, aspect, air: Ag. 8. l. — II. 
PARTIC. visage, figure, physiono- 
mie: homo terribili facie. Dat. 3. i. 

PARTIE DU MAITRE. I4 



88 



VOCABULAIRE.. 



Facile, faciliuSj facillïme, 

(facilis, gr. 184), facilement, aisé- 
ment : Them. 7. 4; Aie. 9. i ; Ag. 

8. 7- 

Facïlis, e (facio,gr. 170) — I. 
qui se fait facilement, d'oh. facile, 
aisé: ... alicui, Aie. 8. 3; D. 9. 5; 
H. 10. 3 ; avec l'inf. : Aie. 8. 3 ; avec 
le supin en u {gr.268): ... intellectu, 
Dat. 9. 5. — II. qui agit sans peine, 
doîix, facile: ... remédia, A. 21. 2. 

Facilitas, âtis (facilis, gr. 
166) — I. facilité. -— II. pari, du 
caractère, douceur, bonté, affabilité: 
A. 15. I. 
■ Facïnus, nôris, n, (facio) — 

I. action, acte bon ou mauvais, — 

II. PARTic. action coupable, forfait, 
crime: D. 9. i ; 10. i. 

Facio, feci, factum, 3.tr. et 
n. — A. TR. faire, dans le sens le 
plus étendu du mot — I. fiire, 
construire, dresser, élever: ... pon- 

. tem, M. 3. I ; Them. 5, i ; ... castra, 
M. 4, 5; 5. 2; ... aram, Tim. 2. 2; 
... statuam, Ch. i. 3 ; composer, 
écrire: ... librum, Cat. 3. 5; allu- 
mer: ... ignés, Eum. 9. 3. — II. 

faire, réunir, rassembler : ... sum- 
mam, Ep. 3. 6; ... magnas praedas, 
Ch. 2. 3 ; gagner: ... magnas pecu- 
nias, Cim. i. 3. — 111. faire, exé- 
cuter : ... multa crudeliter, L. 4. l ; 
... imperata, Eum. 9. 2 ; ... postu- 
lata. Aie. 8. 4 ; célébrer: . . . myste- 
ria. Aie. 3. 6; — IV. facere avec 
de, ledat. oul'abl. sansprép. (gr. 
328), faire de: miserunt consul tum 
quid facerent de rébus suis, Them. 

' 2. 6; quaerebatur ab eo quid his (dat, 
ou abl.) vellet fieri, Ag. 4. 6. — V. 
■S3monyme de effieio, avec ut ou 
avec le subj. seul, faire que, faire eti 
sorte qice: ... ut numerarent, Ep. 3, 
6; ... ut scirent, H. 10. 6; ...ut 
vere dietum videatur, A. il. 6; 
mittas face, Paus, 2, 4, De cette 
expression rapprochez : conficias 
face, Cat, R. R. 5. -D'où —VI. au 
PASS. IMPERS,, fit, factum est, il 



se fait, il ajTive :Con. 5. 4; H. 12. 
5 ; avec ut consécutif (gr. .408) : 
fiebat ut, M. 2. 3 ; Aie. 7. 2;. D. 
2. I ; A. 6. 5 ; qùo factum est ut, 
Them. l, 4 ; 6, 5 ; Ar. 2. 3 ; 3. 3, 

— Quo FACTO, proprement : après 
que cela se fût passé, fût arrivé, 
d'où — A, alors, en ce moment: L. l. 
2; Aie, 8, 3; Ch, 4. 2; Ag, 5, 4. 

— B. par là, pour ce motif, à cause 
de cela, atissi: Paus. 2. 6 ; Aie. 4. 
7; Iph. I. 4; 2. 3j Ag. 8. 5. — 
VII. synonyme d'EDUCARE, foV' 
7ner, instruii'e : artifex domi factus,^, 
A. 13. 4. Cette signification ne se 
rencontre que chez Nép. et dans ce 
seul passage. — ^VIII. à l'actif avec 

LE DOUBLE ACC, aU paSS. AVEC 

LE DOUBLE NOM., nomme7', créer, 
rendi'e, déclarer, et au pass. devenir, 
être novinié, etc. actif : FACIO ... 
aliqm reum. Aie, 4, 3 ; ... impera- 
torem, Ham. 2. 3 ; ... eivem, A. 3. 
I ; ... heredem, 5. 2 ; avec des 
adj.:... certiorem, Them. 5. 159, 3; 
... peritissimum, 2, 3; ... robustio- 
rem, Thr, 2. 2 ; ... multa meliora, 
Iph. 1.2; ... gladios longiores, 1.4. 
Passif : fio praetor, Them. 2. i; 
Aie. 5, 4 ; Tim, 3, 2 ; ... ephebus, 
Ep. 2. 4; ... imperator. H, 3, 2; 
... rex, 7, 4; ...aedilis, Cat. l. 4; 
... censor, 2. 3. Avec des adj.: fio 
alacrior, Paus. 2. 6 ; ... superior, 
Ph. 3. 2. D'où : missum fieri, Eum. 
II. 3, être relâché. Nép. emploie 
reddere dans le même sens que fa- 
cere avec un adj. comme ace. déter- 
minatif. Cf. reddo. — IX. avec le 
gén. du prix indéterminé (gr. 377), 
estiiner, pj'iser, apprécier: facere 
aliqm pluris, Iph, 3, 4; ... plurimi, 
Eum, 2, 2 ; ... tanti, Tim. 4. 3 ; fieri 
pluris, Dat, 5. 2. — Facere entre 

DANS UNE foule D'EXPRESSIONS 

ayant la valeur d'un verbe simple — 
A. SENS Actif : ... amicitiam. Aie. 
4. 7; ... societatem, Them. 8, 2; 
... paeem, Thr. 3. i; H, 7. 2; ... 
impetum, Dat, 9.4; ... eruptionem, 
Thr, 4. 4; ... proelium,- "rimol. 5. 



YO.CABULâlRE. 



89 



l; ...-pugnàm, Ar. 2. l; ... caedem, 
Thr. 3. 3 ; ... insidias, D. 8. 4; ... 
iterj Dat. 9. 4; Ag. 3. 4; ... judi- 
cium, Ph. 3. 4; ... mentionem, 
H. II. 4; ... fidem, Ag. 8. 3; ... po- 
testatem, A. 11. i; ... verba, Them. 
10. I ; . . . strepitum, D. 9. 3 ; ... 
sumptus, M. 7.6;... versuram, 
_A. 2.4; ... finem, H. 13. 4; nihil 
reliqui facere, A. 21, 5. — B. sens 
PASSIF, soîiffrir, stibir: . . . detrimen- 
tum, Cat. 2. 4: ... naufragium, 
Them. 7. 5. — B. N. agir, se con- 
duire, faire bien oti mal, avec un 
ADV.: ... imprudenter, H. 2. 6 ; ... 
maie et injuste, Them. 7-6; ... 
neglegenter aut malitiose, Aie. 7. 
2 j avec un abl. de manière : . . bo- 
no animo, Ag. 6. 2 ; ... mala fide, 
Dat. 6. 6. De là : facere cum ali- 
quo, Ag. 2. 5, être du parti de qqn, 
soutenir sa cause ; ... adversus ali- 
quem, Eum. 8. 2, être contre qqn, 
marcher contre lui. 

Rem. Fecit lucri, Thr. i. j>, il 
tira profit, s^ appropria. Selon la 
plupart des commentateurs, fecit 
lucri est mis pour lucrifecit qu'on 
rencontre d'ordinaire en prose. Ils 
rapprochent cette expression de : 
erat super, Aie. 8. i, au lieu de 
superefat. Nous croyons avec Lup. 
Spr. § 14, que Nép. a employé 
fecit lucri par analogie avec les 
expressions : dare lucri, C. Verr. 
2. 3. 31; sui commodi facere, C.B. 
G. 5. 8. 6, et avec l'expression si fré- 
quemment employée : suae dicionis 
facere, Liv. 21. 60. 

Factio, ônis, f. (facio, être du 
parti de) — I. parti, faction: ... 
adveirsaria, Pel. i. 2 ; Ph. 3. 2 ; ... 
adversariorum, Pel. 2. 4; ... altéra/ 
Pel. I. 4; Ph. 3. I ; ... comparare, 
D. 6. 3. — II. esprit de parti : of- 
ficia praestare sine factione, A. 8. 4. 

Factiôsus, a, um (factio, gr. 
Ij^), factieux, ambitieux, intrigant: 
L. I. 3; Ag. I. S. ^ 

Factum, i, n. (facio) — I. ac- 
tion,. acte : L. 4. i; Cim. 3. 2;Ch. 



3. 4; D. 7. I; delectatus facto, Dat. 
3. 4 ; avec un ADV. (gr. 520) : prae- 
clare ..., Tirn. i. 2, action d'éclat, • 
haut fait, exploit j avec un adj. : . . . 
illustre, Ar. 2. 2; ... magnificentis- 
simum, Thr. i. 5 ; ... praeclarissi- 
mum, Timol. i. 5. — II. événe- 
ment : Ag. 5. 2 ; famafacti, Dat. 3. 
I ; post id factum, Pel. 5. 2 ; Timol. 

1. 5; H. 6. 3. 
Facultas,atis,f.(facul=facile), 

faculté, facilité, pouvoir, possibilité, 
moyen de faire qqe chose — A. se 
trouvant dans la PERSONNE même 
qui agit, capacité, talent : ... inge- 
nii,Ep.i.4. — B. venant de l'exté- 
rieur — I. faculté, permission, 
moyen : facultatem dare per- 
orandi, Ph. 4. 2 ; ... pro dignitate 
vivendi, A. 2. 2. — II. dans le sens 
CONCRET, surtout au pi., 7noyens, 
ressources, fortufie, avoir, biens, 
richesses : exhaurire patriae faculta- 
tes, H. 6. 2 ; pro facultatibus, 
Ep. 3. 5 ; carere amicorum faculta- 
tibus, 3. 4 ; aliquid de facultatibus 
uti, A. 8. 4. 

Faenus, Ôris, n., intérêt: A. 

9-5- 

Falernus, a, yxrQ.,deFaleme: 
... ager, H. 5. i, la campagne de 
Falerne, au nord de la Campanie.~ 
La campagne de Falerne était ce- ' 
lèbre par le vin délicieux qu'elle 
produisait. 

Fallo, f efelli, faisum, 3. tr. 
— I. tromper : Them. 7. 2;Ep. 5.3; 
tromper dans l'attente, V espoir :\i.\. 

2. — II. employé impers. : haec 
res me fallit (gr. 284),/!? me trotnpe 
en ce point : res eum fefellit. Aie. 
8. 6 ; D, 5, 5 ; opinio eum fefellit, 
Ag. 3. 5. — III. employé au pass. 
dans le sens moyen, fallor, je me 
trompe : faUeris, Ep. 5. 6. 

Falso, adv. (falsus, gr. 184), 
fausseinent, à tort : Aie, 94 I. , 

Falsus, a, um (part, defal- 
I \o),faux, sans fondement :^urQ..ï\.$'', 
' ...suspicioj D. 10. I. De là, comme 



90 



VOCABULAIRE. 



SUBST. n. (gr. 219) : falsum referre, 
Dat. 9. I ; falsa déferre, Them. 7.2, 

Fama, ae, f. — I. ce qui se 
dit, bj-uit public, ncmeur, nouvelle : 
... facti, Dat. 3. l ; fama de re exit, 
H. 9. 2 j ...pervenit, Dat. 6. i ; ... 
perfertur, Them. 2. 6 ; Ag. 8. 3. 
Plusieurs expressions composées de 
fama et d'un verbe se construisent 
avec la prop. inf. (gr. 4S5) : fama 
est, Them. 10. 4 ; ... exit, Ag. 2. 
I;... perfertur, D. 2.2. — II. opinion, 
jugement de la foule, réputation, 
et en partie, bonne réputation, re- 
nôniviée, estime, renom, gloire : 
... integritatis, Ph. I. I ; ... majo- 
rum, D. I. 2 ; famajustitiae florere, 
R. I. 4; famae servire, Them. l. 
3 ; de fama dimicare, Tim. 4. 3 ; 
magnam sui famam relinquere, L. 
I. I ; Macedones ea tune erant fama 
(gr. 247), qua nunc Romani ferun- 
tur, Eum. 3. 4. 

Famés, is, î.,faim: Eum. 12. 
4; Ham. 2.4. 

Familia, ae, f. (famulus) — 
I. ensemble des serviteurs, train, 
maison', personnel : usus est familia 
optima, A. 13. 3. — II. maison, 
ménage, famille : pater familias (gr. 
15), A. 4. 3; 13. I, mater familias, 
Pr. 6, père, mère de famille, maître, 
maîtresse de la maison. — III.^- 
mille, comme partie de la gens, 
maison , race : ignominia fami- 
liae, Tim. 4. l ; ... Junia, A. 18. 
3 ; familiarum origo, 18. 3. — 
Domus ac familia, Eum. 6. 3. D'a- 
près Roersch, domus et familia ont 
ici le même sens. Le second, dit-il, 
sert à expliquer le premier. Nous 
croyons, avec Siebelis et Koch, que 
domus désigne les membres de la 
maison royale, familia les parents 
et les alliés. 

Familiâris , e (familia, gr. 
171), qui concerne — I. la maison, 
le MÉNAGE, domestiqtce : res " fami- 
liâris, intérêts dof/iestiques, patri- 
moine, fortune: rem familiarem 



neglegere, Them. i. 2; rei fami- 
liari operàm dare, A. 4. 3 ; rei fa-^ 
miliari detrimentum afFerre, A. 2. 
3. — II, LA FAMILLE, d'oÙ FIG., 
intime, a77ii: ... alicui, A. 16. 2. — 
SUBST. familiâris, is, m., a7ni, , 
intime : Aie. 10. 5 ; Eum. 2. j ; A. 
S. I ; 9. 2 ; 9. 3. 

Familiarïtas, atis, f. (fami- 
liâris, gr. 166), intimité, amitié, 
familiarité, relations étroites, com- 
merce intime /Ep. 2. 2;familiaritate 
intima alicujus uti, A. 9. 3 ;... eum 
aliquo conjungi, 12. i ; familiaritatem 
alicujusconsequi, 19.2;... frequen- 
tiorem reddere,i9. 4. 

Familiarïter, adv. (familiâris, 
gr. iZâ^, amicalement, intimement : 
... aliquo uti, Eum. 4. 4; Ph. 4. 3, 
vivre dans l'intimité de qqn. 

Fanum, i, n., lieu consacré à 
une divinité, temple, sancttiaire : 
Paus. 4. 4 ; sacerdotes fani, L. 3. 
3 ; fana spoliare, Ag. 4. 8 ; ... refi- 
cere, Timol. 3. 2. 

Fastigiumi, i, n. — I. pr. 
faite, sonwiet d'un édifice. — II. 
FIG. faîte, le plus haut point où une 
chose arrive, d'où coi7ible du bon- 
heur, de la prospérité : in summo 
esse aut fastigio'aut periculo, A. 10. 
2 ; hautetir, dignité : pari fastigio 
stetit in utraque fortuna, A. 14. 2, 
il se tint à la même hauteur. Cf. 
App. I. 

Fateor, fassus sum, 2. tr., 
avouer : D. 2. 4. 

Fatïgo, I. tr. — 1. fatiguer:... 
lectores, L. 2. l.— 11. tour77ie7iter, 
épuiser: ... aliqm famé, Eum. 12.4. 
Fautor, ôris, m. (faveo, gr. 
155), défe7tseur, partisan : Aie. 5.3. 
Fautrix, ïcis, f. (faveo, gr. 
\^^, protectrice, bie7ifaitrice : natu- 
ram fautricem (gr.2ii) habere, Ag. 
8. I, être favorisé de la nature. 

Faveo, favi, fautum, 2. 
n., favoriser, seco7ider, appuyer: ... 
alicui, Ph. 3. i ; ... partibus, 
A. 2. 2. 



VOCABULAIRE. 



91 



FebriSj is, î., fièvre : A. 22. 3; 
PLUR. accès de fièvre : K. 21. 4. 

Félicitas, àtis, f. (felix, gr. 
166), bonheur, sticcès : M. 2. 2 ; 
Paus. 2. 2; L. I. l; Timol. 2. l; 
R. 2. 3. 

Fenestra, ae, f., ouverture de 
la fenêtre, /enêire : D. 9. 6. 

Fere, adv. —I .presque, àpetcprès, 
environ ; Ar. i. i ; 2. 353. 5 j R- i- 
I. — II. en général, généralement, 
en grande partie : Pr. 2. 

Feretrius, i, m., Férétrius, 
épithète donnée à Jupiter. On n'est 
pas d'accord sur l'étymologie de ce 
mot. Freund Ae fait dériver de 
ferire, d'autres de feretrum, — Ro- 
mulus livrant bataille à Acron,roi de 
Caecina, avait fait vœu, s'il rem- 
portait la victoire, de construire un 
temple à Jupiter. Ayant tué (ferire) 
son ennemi, il en rapporta les dé- 
pouilles sur une espèce de brancard 
(feretrum), les déposa au pied d'un 
" chêne sur le mont Capitolin, et 
bâtit en cet endroit même un temple 
à Jupiter sous le nom de Férétrius. 
C'est dans ce temple que les géné- 
raux romains déposaient les dé- 
pouilles opimes (spolia opima), c- 
à-d. celles qu'ils avaient enlevées 
au chef ennemi après l'avoir tué : 
A. 20. 3. 

Fero, tuli, latum, ferre, 

3. tr, — A. mouvoir, transporter, 

porter: ... retia, Pel. 2. 5; ... arma, 

Ag. 4. 6; ... aliqm lectica, H. 4. 3. 

— B. emporter : ... aliquid domum 

suam, Ag. 7. 3. D'où — I. fig. 

etnporter, obtenir, en bonne part 

recueillir :.. .îrxxcivLvn. pietatis, A. 5- 

2; en mauvaise part, esstiyer: ... re- 

pulsam, Paus. 2. 5. — II. PASS. 

ferri, être emporté : ... tempestate 

î^axum, Them. 8. 6. fig. ... omni 

cogitatione ad aliquid, Aie. 9. 4 ; 

... odio in aliquem, A. 10. 4. — 

III. participe prés, dans le sens 

moyen , se portant avec impétuosité, 

,^ ^''élançant: ferens ad aliqm, Dat. 4. 



5. — C. supporter, eiidtirer, sauf- 
frir: ... laborem, Eum. 11. 5» ••• 
injurias, Ep, 3. 2; 7. l; ... vitae 
statum, D. 4. 55 ... moderate cala- 
mitatem, Timol. 4. l ; . . . sapientius 
secundam quam advefsam fortu- 
nam, i. 2; ... aliquem, A. 5. i j ... 
tyrannus non ferendus, D. 7. 3, 
insupportable. Avec la prop. inf. 
(gr. 486): eum sibi anteponi indigne 
ferebant, Eum. i. 3; non anime 
aequo ferebat de se maie existimari, 
D. 7- 3- — D'où tenir tête, résister: 
non tulit hoc, Aie. 10. 3. — D. 
terme de droit — I. porter devant 
le petcple, proposer, présenter, de là 
2MS&\porter, faire: ... legem, Thr. 
3. 2; 3. 3. — II. porter, donner: 
... sufiiragium, Ep. 8, 5? Eum. 5, i, 
voter, juger. — III. porter, mar- 
quer une somme dans un livre, 
inscrire, enregistrer: ... aliquid ex- 
pensum, A. 13. 6. — E. pari, delà 
terre, produire, d'où fig. : aetas fert 
poetam, A, 12. 4. — F. porter avec- 
soi, de7na?tder, exiger: fortuna ita 
fert, Eum. 6, 5. — G. colporter, 
racofiter: ferunt, fertur, 07z dit, on 
rapporte. D'où au pass. personnel: 
être jugé par la renommée, être gé- 
néralement considéré comme, pas- 
ser pour : nobilis ferebatur, A. i. 3j 
aliquâ famâ ferri, Eum. 3. 4, avoir 
une certaine réputation. 

Ferocia, ae, f. (ferox, gr. 166), 
fougtie, en bonne et en mauvaise 
part. En bonne part, courage, noble 
fierté: Ham. l. 5- 

Ferocïter, adv. (ferox, gr. 184)- 
— I. en BONNE part, avec courage, 
fierté. — II. en mauvaise part, 
avec hautetir, fierté, rudesse: ... lo- 
qui, Eum. il. 4. 

Ferox, ôcis, adj. — I. en bonne 
part, intrépide, couragezix, belli- 
qtieux: Them. 2. i. — II. en mau- 
vaise part , violent , faroticlie , 
crîtel : ... elephantus, Eum. 11. i. 

Ferrum, i, n, — I. pr. fer, 
métal. — II. FIG. épée, glaive, 



92 



VOCABULAIRE. 



lance, arme: Dat. il. 5; Ham. 2. 
4j ferro aliqm aggredi, Aie. lo, 4; 
... interimere, R. i. 5;ferrohostium 
interire, ]M. 3. 4 ; pointe cttine iajzce: 
Ep. 9. 3. 

Férus, a, um — I. pr. sau- 
vage: ... bestia, Dat. 3. 2. — II. 
FIG. insensible, dw: nemo tam fé- 
rus fuit, Aie. 6. 4. Comelissen pense 
qu'il faut lire ferreus. (Mnemosyne. 
1883). 

Festinatio, ônis, f. (festinare, 
gr. 156), hâte, empressement: Pr. 8. 
Festus, a, um, de fête: D. 9. 
I; Timol. 5. X. 

Fictilis, e (fingo, gr. 170), de 
terre, d'argile : ... vasa, H. 10. 4; 
•.II. 5. 

Fidëlis, e (fido), fidèle: Dat. 
I. i; Them. 4. 3. 

Fidelïter, adv. (fidelis, gr. 184), 
fidèlement : D. i. 4. 

Fidens, ntis, adj. (fido), qîiia 
co7ifiance, courageux : Hain. 3. i. 

Fides, ei, f. — K. foi, confiajice 
— I. que NOUS AVONS dans les au- 
tres: alieui fidem habere, Them. 7. 
2; D. 5' 6; Dat. 11. 2, avoir con- 
fianee en qqn ; fidem facere alieui, 
avec la prop. inf., Ag. 8. 3, faire 
croire à qqn. — II. que les autres 
ONT en nous, d'où crédit dont on 
jouit: fide amicorum sic usus est, 
Ep. 3. 4. — B. ce qui produit la 
confiance — I. fidélité , loyauté , 
honneur: sine ulla religione ac fide, 
D. 8. I ; praecipua fide esse erga 
aliqnij L. 2. 2; in fide manere, 
Eum. 4. 3 ; mala fide facere, Dat. 
6. 6 ; alieui fidem praestare, Ph. 2. 
2; ... praebere, A. 4. 4, se montrer 
fidèle à qqn ; aliqm alieui praeferre 
fide, Thr. i. i; multa de fide sua 
commemorare, H. 2. 3; fides et 
industria, Eum. i. 5; 2. 3; neque 
. salutis quam fidei fuit cupidior, 3. i. 
. — II. promesse d'être fidèle , de 
. protéger, de porter secours, parole, 
solennellement do7inée, asstii-ance: 
fidem postulare, H. 2, 4; ...dare. 



Dat. 10. i; ... conservare, Ag. 2. 5; 
... amittere, Eum. 10. 2;fidecon- 
firmare avec la prop. inf., L. l. 5. 
— III. de là secou7-s, protection: 
nuUi fides ejus defuit, Cim. 4. 3; 
aliqm in fidem recipere, Them, 8. 
4, sous sa protection; alieui fidem 
praestare, Them. 8. 4, protéger. 

Fido, fisus sum, 3. n., avoir 
confiance en, compter sur : ... pecu- 
nia, L. 3. 5 ; ... Victoria, Ch.l.l. — 
Fido se construit avec l'abl. ou avec 
le dat. ; on emploie toujours le dat., 
quand le régime est un pron. pers. 
(gr. 301. 3). 

Fiducia, ae (fido), cojifiance: 
Pel. 3. I ; Ag. 4. 2 ; H. 8. i. 

Fidus, a, ura, à qui l'on peut 
se fier, fidèle, sîh', loyal : Dat. 8. 6 ; 

R. 3. 3. 

Figura, ae, f. (fingo), figure^ 
air, mine : Eum. 11. 5- 

Filia, ae, ï., fille: filiam col- 
locare, Ar. 3. 3; Ep. 3. 5; A. 19. 
4, placer, marier une fille ; filiam 
in matrimonium darè, R. 3. 3 ; ... 
nuptum dare, Paus. 2. 3. Cf. do. 

Filius, i, va., fils: ... sororis, 
A. 7. 3, neveu, 

Fingo, finxi, fictum, 3. tr. 
— A. PR. former, façonner: ... 
corpus, A. 8. I. — B. Fiç. — I. 
fornter, créer: ... fortunam, A. li. 
6. — II. former dans son esprit, se 
figurer, s" imaginer : Aie. 2. l. 

Finis, is, m. — A. pr. fron- 
tière, limite :...impexii, Ham. 2. 5. 
Au PLUR. souvent pays, territoire 
compris entre les frontières : ... Cy- 
renaeorum, H. 8. l. — B. FiG. — 
I. limite, degré: ad eum finem 
quoad, Ep. 2. 5. — II. fin, cessa- 
tion, terme: finem facere alicujus 
rei, mettre un terme :... tyrannidis, 
D.3.3, ... vitae, Timol. i. 6; ... 
belli, Ham. i. 3 ; ... libri, H. 13.4. 

Finitïnaus, a, uni, (finis), 
voisin, limitrophe: Eum. 8. I. 

Fio, cf. facio. 



i- 



VOCABULAIRE. 



'93 



- Firmïtas, âtis, f. (firmus, gr. 
i66), fenneté, viguettr : ... corporis, 
Aie. II. 3; Ep. 3. I. ' 

Firmus, a, um — I. en état 
de résister, solide, fort, vigoureux: 
vires ad (gr. 262) laborem ferendum 
firmae, Eum. 11. 5. — II. en qui 
l'on peut se fier, stlr: ... amicus, 
L. 2. 2 ; ... copiae, Eum. 3. 3. 

Fistùla, ae, f. — I. tuyau. — 
II. terme de médecine, fisttde : A. 
21. 3. 

Flaccus, Cf. Valerius. 

Flagitium, i, n. — I. actio7z 
déshonorante. — II. FIG. déshon- 
netir qui en résulte, ïVz/îzotz'^ .• Ham. 

I- 5. 

Flagïto, I. tr. demander avec 
.instance,r/ir/aw^r.-...telum,D. 9. 6. 
Ce verbe se construit avec ut à 
toutes les époques ; la prop. infin. 
ne se montre qu'à l'âge d'argent : 
Plin., Suét. — Cï. App. i. 

Flagro, I. n. In-ûler, être en 
flamme au PR. et au FiG,:...cupidi- 
tate pugnandi, M. 5. i ; . . . audiendi, 
D. 2. 2; ...bellandi, Ham. i. 3. 

Flaminius, i, m., C. Flami- 
nitis proposa (232) une loi agraire, 
qu'il fit passer malgré la vive oppo- 
sition du sénat, fut envoyé comme 
préteur en Sicile (227) et s'y fit 
chérir du peuple, parvint au consu- 
lat en 223 et battit les Gaulois du 
nord de l'Italie. Il entreprit comme 
censeur (220) la construction de la 
via Flaminia et du circus Flaminius. 
Nommé consul en 217, il prit le 
commandement des troupes, alla 
imprudemment à la rencontre d' An- 
nibal, fut complètement battu aux 
bords du lac de Trasimène et périt 
dans la mêlée. H. 4. 3. 

Flarainïnus, i, m., Quin- 
ctius Flatninimis fit ses premières 
armes sous Marcellus (208). Parvenu 
au consulat avant l'âge de 30 ans 
(198), il marcha contre Philippe III 
de Macédoine, le battit dans la ba- 
' taille de Cynocéphale (197), passa 



l'hiver à Athènes, rendit à la Grèce 
son ancienne liberté (196) et revint 
à Rome après avoir pacifié ce pays 
(194). En 183, le sénat l'envoya à 
la cour de Prusias, roi de Bithynie, 
pour demander à ce prince l'extra- 
dition d' Annibal. Le reste de sa vie 
se passa loin des affaires : H. 12. i. 

Flamma, ae, f. (pour flagma), 
flamme : M. 7. 3 ; Them. 4. 2 ; so- 
nitus flammae, Aie. 10. 5. 

Flavius, i, m. C. Flavitis, 
partisan de Brutus : A. 8. 3. 

Flecto, flexi, flexum, 3. tr., 
plier, courber : ... iter, Eum 9. 6, 
changer de direction. 

Fleo, flevi, fletum, 2. n., 
pleîire? : Aie. 6. 4 ; A. 22. i . 

Floreo, ui, 2. n. (flos) — A. 
'PK. fleurir — B. FiG. — I. être dans 
tm état prospère, être en grande con- 
sidération : A. 8. 6 ; Macedones 
florent, Eum. i. 2 ; florente regno 
decessit, R. 2. 3; florentem aliqni 
colère, A. 11. 4, subst. florentes, 
cetix qui sont dans la prospérité, les 
hetirettx : florentibus se venditare, 
A. II. 4 — II. être distingué, bril- 
ler, se distinguer : Cim. 3. i ; ... 
antiquitate generis,gloria rhajorum, 
sua modestia, M. i. i ; ... fama 
justitiae, R. i. 4 ; ... in re militari, 
Ep. 5. 3. 

-Fluctus, us, m. (fluojgr. 156), 
flot, d'où FiG. : ... civiles. A, 6. i, 
les flots, les tempêtes de la vie po- 
litique. 

Flumen, mïnîs, n. (fluo, gr. 
158), courant, fleuve, rivière: Eum. 
5. I ; Hister ..., M. 3. i ; Crinissus 
..., Timol. 2. 4; ... Strymon, Cim. 
2. 2. : 

Foederâtus, a, um, ailié,fé- 
déré: H. 3. 2. 

V o&&xx.'&,à&T\%Ti., alliance, trai- 
té : ex foedere, H. 7. 5, d'après le 
traité. 

Fore, futûrum.Avecfuturum 
comme avec les autres inf. fut'., 
Nép. omet toujours esse. Cf. App. 



94 



VOCABULAIRE. 



I. — Futurum ut avec le subj. rem- 
place l'inf. fut. du verbe qui est au 
subj. (gr. 500) : vidit futurum ut 
dilaberentur, L. 2. 3 j sensit futurum 
ut sequerentur, Dat. 6. 3 ; in vulgus 
edit futurum ut non possent, Dat. 
6. 4. Les autres auteurs emploient 
de préférence fore ut. — Pour expri- 
mer l'inf. fut. du verbe esse, Nép, 
se sert indifféremment de fore et de 
futurum : incepta futura, M. l. 3 ; 
se futurum, Aie. 8. 4 ; fore, Them. 
4. 2 ; H. 10. 3 ; 10. 6. Il emploie 
même les deux formes dans la même 
phrase : M. 3. 4. 

Forem, fores, foret, forent, 
est emplo)'^é par Nép. dans le même 
sens que essem. Cf. App. i. 

Forensis, e (forum, gr. 179), 
qtii concerne le forit7?i, surtout en 
tant que lieu où l'on jugeait, ptdi- 
cz'azre : ... o-pera., Aie. 3. 4, appui 
sur la place publique. Cet appui 
consistait à parler pour qqn dans 
une assemblée populaire ou à le 
défendre devant les tribunaux. Cf. 
forum. 

Foris, is, f, parle et plus sou- 
vent au pi., fores, um, les deux 
battants de la porte, porte, issue : 
a foribus non discedere, D. 9. l ; 
omnes fores aedificii circumire, H. 
12. 4. 

Foris, adv. (forme d'abl.) — L 
Ulîl, à V extérieur, au dehors: ... 
caedebantur, Dat. 6.4. — IL unde, 
dti. dehors : telum foris flagitare, D. 
9.6. 

Forma, ae, f., extérieur, as- 
pect, heatité : A. 13. 3 ; ... impera- 
toria, Iph. 3. ij ... pulcherrima 
corporis, R, i. 4; ... ignota, Dat, 

3- 3- 

Formosus, a, um, (forma, 
gr. 175), qui a de belles formes, 
beati : Ham. 2.2; omnium formo- 
sissimus, Aie. i. 2. 

Fors, rtis, f. (fero), hasardvUtsX. 
usité qu'au nom., Pel. 2. i, et à 
l'abl. : forte — I. par hasai-d — IL 



peut-ttre : si forte, Ar. 3. i j D. 2, 
4. 

Fortis, e (fero) — L pr. qui 
supporte beaucoup, solide. — II. 
dans le sens moral, fer^ne, brave, 
cojvageux, vaillant : Tim. 4. 5 ; . . . 
animus, Cim. 3. 2 ; fortis manu, 
Paus. I. 2 ; Dat. i. l ; Ep. 3. l ; 
R. I. 4. 

Fortïter, adv. (fortis,gr. 184), 
courageiisement, bravement : ... ve- 
nari, Aie. 11. 5 5 ••• pugnare, Thr. 
2. 7; Ep. 9. I. 

Fortitûdo, ïnis, f. (fortis, gr. 
166), bravoure, courage: Thr. 2. 6. 

Fortuite, adv, (fortuitus, gr. 
184), par hasard, fortîiitement:... 
factum, H. 12. 5. 

Fortûna, ae, f. (fors) — A. 
fortune, sort, destin, en bonne et 
en mauvaise part : A. lo. 5 ; mores 
fortunam fingunt, li. 6; ... conci- 
liant, 19. 2; conversa fortuna est, 
10. I. Souvent un adj. détermine le 
sens du mot : . . . prospéra, Ph. 2, i ; 
... secunda. Aie. 7. 3; Con, 5' IJ 
Ham. 4. I; A. 9. 5, prospérité, suc- 
cès, bonheur;... ad versa, Con. 5. 1; 
Pel. 5- ïj adversité, malheur; 
sapientius tulit secundam quam ad- 
versam fortunam, Timol. i. 2; non 
simplici fortuna conflictatus est, i. 
2, Cf. simplex. Quand aucim mot 
ne détermine fortuna, le contexte 
seul en indique le sens. — a) bonne 
fortune, bonheur, succès, prospérité: 
Thr. I, I; Ch, 3. 3;qua fortuna 
non erat contentus, Aie. 9. 4 ; pari 
fortuna usus, Cim. 2. 3 ; non for- 
tunae, sed hominibus amicus. A, 9. 
5 ; — b) mauvaise fortune, mal- 
hetireux sort, 7'evers, adversité, inal- 
heti7': Timol. 2. 2 ; commiserari 
fortunam Graeciae, Ag. 5. 2; pari 
fortuna percuti, A. 1 1 . 2 ; sperans 
ibi suam fortunam occuli posse,Alc. 
9. I, son malheureux sort, sa re- 
traite, son exil. — c) la forttinê 
personnifiée, le sort, les événements : 
Thr. I. 4; munus fortunae, A. 3. 



VOCABULAIRE. 



95 



3 ; fortuna eum demergere est 
adorta, D. 6. i ; a fortuna data oc- 
casio, M. 3. 3 j quam diu fortuna 
passa est, H. 13. 3. — B. pârl. des 
ressources pécuniaires de qqn. — 

I. situation, condition, positio7i :... 
pari fastigio stetit in utraque for- 
tuna, A. 14. 2. — II. dans le sens 
concret, ordinairement au pluriel, 
biens, richesse, fortmze:'çzxs fortuna- 
rum, A. 2. 3 ; fortunas suas alicui 
credere, H. 9. 3 ; fortuna crescere, 
A. 21. I, 

Forum, î, n., Hezi- extérieur, 
d'où — I. place publique d'une ville 
quelconque, marché: Cim. 4. 2; 
... Magnesiae, Them. 10. 3. — 

II. Fo7-ttin,place publiqtie de Rome. 
Le nombre des fora se multiplia à 
mesure que la ville s'agrandit. On 
distinguait les fora civilia où se 
traitaient les affaires civiles et poli- 
tiques, et les fora venalia réser- 
vés au commerce : forum boarium, 
olitorium, etc. Le forum dont il 
s'agit d'ordinaire dans les auteurs 
était une place quadrangulaire 
s'étendant entre le Capitole et le 
mont Palatin, Elle était environnée 
par les principaux édifices publics 
et par de spacieuses colonnades, 
dans lesquelles les marchands et les 
banquiers avaient leurs comptoirs. 
On n'en voit plus aujourd'hui que 
quelques débris. Le Forum était le 

. centre de la vie publique des Ro- 
mains. C'était le lieu où s'assem- 
blait le peuple, où se jugeaient les 
procès. De là les expressions : in 
foro esse coepit, Cat. i. i, il com- 
mença à s'occuper des affaires po- 
litiques et judiciaires ; de foro de- 
cedere. A, 10, 2, se retirer de la 
vie publique. 

Frango, fregi, fractum, 
3. tr. briser, d'où FIG. — I. terme 
MIL. dompter, rédîdre, triompher 

. ûre.*...aliqm, 'Them. 2.3; Cim. 2.5. 
— il. pari, du MALHEUR, etc., 
abattre, décourager .'...animi magni- 



tudinem, Eum. 5. i ; contumelia 
fregit eum, Them. i. 3; harum 
rerum cura frangebatur, D. 7.~3. 

Frater, tris, m., frère: M. 
7. 5 ; Timol. i. 3. 

Fraternus, a, um (frater, 
gr. 173. R. 2), fraternel, de- frire: 
Timôl. I. 4. 

Fratricïda, ae, m. (frater, 
caedo, gr. \(^/Ç), fratricide : Timol. 

I- 5- 

Fraus, dis, f., tromperie, ruse: 
D. 8. I. 

Fregellae, ârum, f., Frégel- 
les, ville importante au sud du La- 
tium: H. 7. 2. 

Frequens, ntis, adj., fré- 
quent. — I. pari, de PERSONNES, 
qui fait sotiveni qqche. — II. pari, 
de CHOSES, fréquent, multiplié, 
nombrezix: . . . honores, Ph. i. 2;... 
familiaritas, A. ig. 4. — III. avec 
un nom de lieu, etc. petiplé,fré- 
qtienté, nombreux. . . conventus, Ep. 
6.7. 

■ Frequentia, ae, f. (frequens, 
gr. i66),fozele, âjffluerue, concours: 
A. 22. 4. 

Fretus, a, um, confiant, 
comptafzt:... numéro, M. 5. 4;... 
opulentia, Cim, 2. 5. 

Fructus, us, m. (firuor) — 
1. jouissance, usage, d'où plaisir, 
char77ie : fiructum oculis capere, 
Eum, II. 2, charmer ses yeux par 
la vue, repaître ses yeux de la vue. 
— II. sens CONCRET, p7'0duit, 
profit, frttit: Cim. 4. i. 'D^ovL,f7'uit, 
7'éco77tpe7ise:... pietatis, A. 6. 4. 

Frumentum, i, n.,blé: K. 2. 
6. — En général frumentum dé- 
signe le blé, en grains, frumenta, 
le blé sur pied. 

Fruor, fructus et fruitus 
sum, 3. n,, user de, jouir de:... 
pace, Ep, 5, 4;... aliquo. A, 20. 2, 
jouir de la société de qqn. 

Frustra, adv., sans résultai, 
e7i vai7i,vai7iement : H. 2. 2; A. 21. 6. 



96 



VOCABULAIRE. 



Frustrer, i. tr., tromper: H. 

2. 6. 
Fuga, ae, f., fidte: fugâ salu- 

tem petere, Dat. 2. 4;... periculum 
vitare, H. li. 4;exfugaseconjicere 
in templum, Ag. 4. 6 ; reliquos ex 
fiîga.collegit, H. 6. 4, il rallia les 
fuyards.; ejus fugatn pecuniâ suble- 
vavit, A. 2. 2. 

Fugio j fugi , fugxtum , 

3. n, et tr. — A, N. fiiir, prendre 
lafiàte, s'enfuir : Dat. 6, 7; partie. 
s'exiler ; ... ex patria, A. 4. 4. — B. 
TR. — I. fuir devant, éviter, cher- 
cher à éviter : ... procurationem rei 
publicae, A, 15. 3. — II. échapper, 
surtout dans la locution : res me 
fugit, cela m échappe, f ignore : haec 
Dionysium fugiebant, D. 2. l. 

Fugo, I. tr. (fuga, gr. 179), 
■mettre en fuite : ... aliqm, Ar. 2. 2; 
... copias, Cim. 2. 2; Timol. 2. 4. 
Fulgeo, f uisi, 2. n. — I. PR. 
lancer des éclairs.— IX, FIG. briller: 
Eum. I. 4. 

Fulvia, ae, f. ,Fulvie, épouse 
de P. Claudius et ensuite du trium- 
vir Antoine : A. 9. 

Fumus, i, m,, fumée : Eum. 
9. I. 

Fundamentum, i, n. (fun- 
dare, gr. 159), fo7idement : a fun- 
damentis disjicere arcem, Timol. 
3. 3, ...domum, H. 7. 7, renverser 
de fond en comble . 

Fundïtor, ôris, m. (funda), 
frondeur : Dat. 8. 2. 

Fundo , f udi , fusum , 
3. tr. — I. PR. verser, répandre. 
— II. FIG. disperser, mettre en 
dérotite, vaijicre : Ar. 2. 1. 

Fundus, i, m.— I. fond, base 
d'un objet. — II. t^artic. fonds de 
terre, bien fo-nds , propriété ; A. 9. 5. 
Funestus, a, um (funus), 
qui amène la mort, d'où funeste, 
fatal : Ep. 10. 3. 

Fungor , functus sum , 
3. Ti..,s'' occuper de, remplir wa.& fonc- 
tion, administrer avec l'abl. : ... 



servorum munere, Paus. 3. 6 : ... 
honoribus, Them. 7. 2, occuper des 
charges honorables; ... more alicu- 
jus, Con. 3. 4, se régler d'après les- 
mœurs de qqn. Le verbe fungi était 
transitif dans la vieille langue, de là 
l'archaïsme : militare munus fun-^ 
gens, Dat. i. 2. Cette expression 
est fréquente dans Plaute. Cf. Liv. 
24. 21. 3; dies fungendi muneris, 
C. B. G. 8. 12. 3. 

Funus, ëris, n., funérailles : 
...amplum, Eum. 4.4;infunere, A» 
17. I; ponipa funeris, 22. 4. Cf. 
lectica. 

Furius, i, m., Furius, consul 
romain l'an 196 av. J.-C. : H. 7. 6. 

Futûrùra est, cf. fore. 

Futûrus, a, um.— I. part. 
fut. de sum : dissimiles sunt futuri: 
Ph. 1.4'. — II, ADj./«ifï/r.-...dolor,- 
A. 4. 5. — III. SUBST. futura, 
n., r avenir, les choses futuresy 
Them. i. 4. 



G 



Galba, aé, m., Serv. Sulpicius 
Galba, préteur en Espagne l'an 151. 
av. J.-C. : Cat. 3. 4. 

Galea, ae, f., casqtie de cuir, 
casque : Dat. 3. 2, 

Gallia, ae, f., Gaule.— 1. Gal- 
lia Transalpina, ou simplement 
Gallia, Gaule transalpine, aujour- 
d'hui la France et la Belgique : H. 
3. 4, — II, Gallia Cisalpina, Gaule 
cisalpine, c.-à-d., l'Italie septen- 
trionale. 

Gaudeo, gavïsus sum, 
2. n., se réjouir : Paus. 2. 5. 

Gaza, ae,n., mot persan.— I. 
trésor royal, rare dans ce sens : 
Dat. 5. 3. — II. FIG. richesses. 

Gellius, i, m., Q. Gellius Ga- 
rnis ; A. 10. 2. 

Gêner, ëri, m. — I. gendre , 
mari de la fille : Con. 2.1; A. 21.4. 
— II. beau-frlre : régis gêner. 






., .. ' Jf- '. ^ 



VOCABULAIRE. 



97 



Paus. I. 2. — Gêner ne se rencontre 
dans ce sens que chez Justin i8. 4. 
8. Il est possible qu'ici, comme 
dans tant d'autres endroits, Népos 
se soit trompé et qu'il ait appelé 
Mardonius gendre de Xerxès au 
li'eu de beau-frère. 

GenërOj i. \x.\, engendrer,'s,ç.^\\. 
ordinairement de la descendance 
directe; Népos l'emploie pour mar- 
quer une descendance éloignée. Ce 
sens se retrouve dans C. Phil. 4. 
2. 5. — D'où generâtuSj a, ura, 
issti^ descendant : ... ab aliquo, A. 
r. I. 

Generôsus, a, um (genus, gr. 
I75)~~I" d.^ noble extraction.) noble, 
de bonne famille : ... pater, Them. 
i. 2;... stirps, Eum. i. 2; non tam 
generôsus quam pecuniosus, Cim. 
I. 3; generosae nuptiae, A. 12. l, 
mariages avec des femmes de haute 
naissance, illustres alliances. — 
Dans D. i. 2, generosa majorum 
fama est une hypallage pour genero- 
sorum majorum fama. Cf. : utraque 
tyrannis Dionysiorum, D. i. i : 
crudelissimum nomen tyranni, D. 
I. 4. — II. qui a des sentiments 
élevés, çui vise haut, généreux : ... 
condiscipuli, A. i. 3. 

Gens, ntis, f. — ■ I. race, fa- 
mille. — II. nation, petiple, peu- 
plade -.Yx. 5; R. I. 3;... bellicosa, 
Ham. 4. I ; apud omnes gentes, 
Pel. 5- I ; Graecae gentis duces, 
R. I. I, Après un nom de pays, 
Nép. emploie parfois gens comme si 
le nom du peuple précédait : tota 
fere Graecia,... in eisdem genti- 
bus, Pr. 5 ; Eretriam ceperunt 
omnesque ejus gentis cives, M. 
4. 2. Il dit d'une façon analogue : 
Thebas venerit, adeo studiis eo- 
rum, Aie. 11. 3. C. B. C. 3. 80. I, 
dit: oppidum Thessaliae; quae 
gens. — III. Népos emploie gens 
pour désigner un pays, une contrée : 
Cataonia quae gens jacet supra Cili- 
ciam, Dat. 4. 2. 



Genu, us, n., genou : o\m\y.o 
genu scuto, Ch. i. 2, le genou ap- ■ 
puyé sur le bouclier, appuyant le 
genou sur le bouclier. Ce passage 
a été diversement interprété. Dr. 
H. S. I. § 185, p. 418, Nipperdey, 
Siebelis, Koch et Gemss font de 
scuto le régime de obnixo. Gemss 
voit dans scuto un abl. instrum. ; 
Draeger, Siebelis et Koch en font 
un datif. Nous nous rangeons à 
l'avis de ces trois derniers auteurs, 
— MM. Roersch et Haacke consi- 
dèrent genu comme un dat. dépen- 
dant de obnixo et doivent par con- 
séquent traduire : le bouclier ap- 
puyé sur le genou. Cf. obnitor. 

Genui, cf. gigno. 

Genus, nëris, n., naissatice, 
extraction, d'où — I. race, famille : 
Dat. 2. 2; Ep. I. 4; antiquitas 
generis, M. i. l ; natus généré 
summo, Aie. l. 2;... honestp, Ep. 

2. I ;... nobili, D. i. l ; esse sum- 
mo génère, Eum. i. 3; Graeci gé- 
nère, M. 3.4; ejusdem generis fundi- 
tores, Dat. 8. 2. — II. genre, espèce, 
classe, sorte : Pr. l ; Ag. 3. 3 ; H. 
5. 2 ; genus hominum, Paus. 3. 6 ; 
Eum. II. 2;... loricarum, Iph. i. 
4 ;..i obsonii, Ag. 8. 4 ; ejus gene- 
ris cursor, M. 3. 4;... magnus nu-- 
merus, i. 2 ; munera cujusque gene- 
ris, Ag. 8. 3. — III genre de vie : 
varius in omni génère vitae, Paus. 
1. 1. 

Gernaânus, a, -0x0.^ germain, 
se dit d'ordinaire de ceux qui ont 
les mêmes parents ; parfois, comme 
dans Cic. Verr. i. 49 et Virg. Ae. 
5. 412, de ceux qui n'ont que la 
roême mère : titérin (uterinus). 
Népos seul l'emploie pour désigner 
ceux qui n'ont que le même père, 
C07isa7tguin (consanguineus) : Pr. 
4; Cim. I. 2. 

Gero, gessi, gestum, 3. tr. 
— A. PR. porter, avoir sur le corps : 
...vestem, Dat. 3. i ;... galeam, 

3. 2. — B. FIG. — X. porter, avoir, 



98 



VOCABULAIRE. 



montrer.^ faire paraîh'e, nourrir 
des sentiments, eX.c. :... amicitiam, 
Dat. lo. 3 ;... inimicitias, A. li. 
5. — II. gérera se aliquo modo, 
se coi?tporter, se conduire, se mon- 
trer :... elatius, Paus. 2. 2 ;... con- 
tumacius, Cim. 2. 5;... crudelissime, 
Eum. 6. 3 ;... parum splendide, 
A .14. 2 ;... sic... ut, 3. I. — III. 
faire^ exécuter, administrer, gérer, 
exercer — a) en généra.\,/aire,exéctt- 
ter : gerere res magnas, Con. i. i , 
Ham. 4. I, exécuter de grandes 
entreprises ; alacrior ad rem geren- 
dam factus, Paus. 2. 6 ; tempus rei 
gerendae, Pel. 2. 2 ; promptus in 
rébus gerendis, Tliem. i. 4, dans 
l'exécution ; gerere morem alicui, 
Them. 7. 3; D. 3. l; Dat. 4. 3, 
déférer au vœu de qqn.D'où souvent 
au PASS. se passer, s'exéctder, se 
faire : ut rem gestam comperit, 
Dat. 3. 4 ; nulla res gesta est pu- 
bliée, Timol. 3. 5 5 haec dum ge- 
runtur, Dat. 5. i. — b) pari, des 
affaires publiques, des charges, 
gérer, exercer, administrer :... rem 
publicam, D. 6. 4;... magistratus, 
Tim. 3. I ;... honores, A. 6. 2 ;... 
consulatum, Cat. 2. i ;...praeturam, 
A. 6. 4;... imperium, Ep. 7. 5. — 
c) pari, d'un peuple ou du général 
qui fait la guerre, faire, condtdre : 
ad bellum gerendum praetor factus, 
Them. 2. i ; bellum, quod sus- 
ceperat, gessit, Ep. 7. 4 ; bella ad 
internecionem gesta sunt, Eum. 3. 
I ;... bellum adversus aliquem, Ch. 
3. I ; Tim. 1.2;... bellum eum ali- 
quo, L. I. I ; Iph. 2. 1, à, contre 
qqn ;... bellum eum aliquo, Ch. 3. 
I, avec qqn. comme son allié. Ce 
dernier sens est rare. De là rem ou 
res gerere, dans le langage mi- 
litaire, administrer les affaires, 
commander, lutter, combattre avec 
ou sans succès :... maie, M. 3. 3; 
Them. 5. i; Aie. 5. 3; Iph. i. 
2; Dat. 5. 4; Ham. l. 2, subir un 
échec, ne pas réussir ;... prospère, 
Aie. 7. 2;... ex sententia, 7. i, 



réussir pleinement ; res in Africa 
gessit, H. 7. I ; quo cornu rem ges- 
sit, 8. 4. — De là res gestae, R. 
I. 1, ou subst. gesta, orum, n. pi. 
exploits, faits d'armes :. . . obscuriora, 
Tim. 4. 6 ;... belli, H. 13. 3. 

Gignoj genui, genïtum, 3. 
tr., mettre ati monde: Iph. 3. 4. 

Gladius, i, m., glaive, épée:... 
subducere alicui. Aie. 10. 5 ; ... 
dare, D. 9. 6 ; gladiis minutis uti, . 
Iph. I. 3 ; gladios longiores facere, 

I. 4. 

Globus, i, m. — I. pr. globe, 
sphère. — II. FiG. pari, de person- 
nes, masse, groupe :... consensionis, 
A. 8. 4, groupe de gens qui s'en- 
tendent, association. 

Gloria, ae, f., gloire, renommée: 
Thr.4. l;Tim. I. i;Ph. 1.3;... ma- 
jorum, M. i. l ;... consequi, Them. 
6. 3;... adipisci, Iph. 2. 3 ; non 
minore fuit gloria, Ep. 2, i, il . 
n'eut pas moins de renom. — II. 
vanité: insolentia gloriae, Ag. 5. 2. 

Glorior, i. n., se glorifier, se 
faire gloh-e de : hoc ipsum (gr. 283. a) 
gloriantem audivi se numquam redis- 
se (gr.486, b), A. 17. 1. — Cic.comme 
Nép. emploie avec gloriari l'ace, 
d'un pron. neutre: ...idem, C. Sen. 

II. 32. Il construit'souvent ce verbe 
avec la prop. inf. 

Gloriôsus, a, ura (gloria, gr. 
175) — I. en BONNE part, ^/ï3r2Ê«.a;; 
. . . honores, M. 6. 2 ; gloriosius exi- 
stimare. Aie. 7. 4;...ducere, Ag. 
4. 3 ; utrum ei laboriosius an glorio- 
sius fuerit, difficile est judicare, A. 
12. 5. — II. en MAUVAISE part 
vain, présomptueux : nihil neque 
insolens, neque gloriosum, Timol. 
4. 2. 

Gongylus, i, m. (Fo-yYvXos), 
Gongylus : Paus. 2. 2. 

Gortynii, ôrum, m. (rop- 
Tvvioi), habitants de Gortyne, ville 
de l'île de Crète : H. 9. i ; 9. 4. 

Gracchus, i, m., cf. Sempro- 
nius. 



VOCABULAIRE. 



99 



Gradus, us, m. (gradior, mar- 
cher) — A. PR. pas : paucis ante 
gradibus, Paus. 5. 2. Gradibus est 
un abl. de mesure, littéralement : 
. avant de peu de pas. — B. fig. — 
I. pas : primus gradus capessendae 
rei publicae, Them.2. i, le premier 
' pas dans l'administration des affai- 
res. — II. degré, grade, rang: 
tenere, ascendere, Ph. 2. 3 ; se- 
^ cundum gradum imperii tenere, 
Con. 3. 2; eodem gradu esse,Euni. 
I. 6, occuper le même rang. — III. 
-position, PARTIC. position avanta- 
geuse, forte, avantage. -gisidu depelli, 
Them. 5. i. 

Graece, adv. (Grsecus, gr. 184), 
en grec, grec ;... loqui, A. 4. i ;... 
librum conficere, 18. 6. 

Graecia, ae, f. — I. Grèce, 
c.-à-d. — a) le pays situé, entre la 
mer Ionienne et la mer Egée : M. 
6. 3 ; Con. 4. 4 ; Ep. 8, 4. — h) les 
colonies grecques de l'Asie Mineure: 
■^ M. 3. 3. — II. le nom du pays pour 
désirer les habitants, Grecs : Ag. 
5. 2 ; Graeciae classis, Them. 3. 2 ; 
... arma, 4. 5;-" non ita magna 
manus Graeciae, Paus. i. 2. 

GraecuSj a, um, grec — I. 
ADJ :... civitas. Aie. 7. 4;... urbs, 
5. 6;... litterae, Pr. 2;... lingua 
- loqui, M. 3. 2 ; Aie. 2. i ; D. i. 5. 
— II. SU EST. Graeci, orum, m. : 
apud Graecos, Ep. i. 2. 

Graius, a, uin,est une forme 
' archaïque et poétique pour Graecus, 
a, um. Elle se rencontre plusieurs 
fois dans Cic. — I. ADJ :... homi- 
nes, Them. 9. 2 ;... saltus, H. 3. 4. 
• — II. SUBST. Graii, orum, m. : 
Graiorum virtutes, Pr. 3;... praeda, 
Aie. 7. 4 ; apud Graios, Eum. i. 5- 
Grandis, e, grand, considé- 
rable : L. 4. 2, 

Gratiajae, f. (gratus, gr. 166), 

^ faveîcr — A. qu'on ACCORDE — 

I. SENTIMENT, amitié, bienveil- 

- • lance, bonnes grâces, reconnais- 

:'.■• sance : gratiam habere alicui, être 



reconnaissant. On emploie le plur. 
gratias quand ce mot dépend à la 
fois de agere et de habere : Timol. 
4- 3; — II. MARQUE, signe du 
sentiment, reconnaissance, remercî- 
ment: gratias agera alicui, Timol. 
4. 3, remercier; gratiam referre 
alicui, Them. 8. 7; Eum. 6. 5, mon- 
trer de la reconnaissance. — B.DONT 
ON JOUIT — I. amitié, faveur, 
bonries gi'âces : A. 12. 2; in gratiam 
redire eum aliquo. Aie. 5. i; Dat. 
8, 5, se réconcilier, et A. 17. i. 
avoir à se réconcilier ; gratiam 
inire, Aie. 9. 5, gagner les bonnes - 
grâces. — II. ifz/lzience, crédit, 
considération : praeter gratiam 
saepe suis opibus inopiam eorum 
levavit, A. 2. 4, outre qu'il fit 
usage de son crédit, souvent, etc.; 
propter suam gratiam et Caesaris 
potentiam, 12. i; honores ei pate- 
bant propter vel gratiam vel digni- 
tatem, 6. 2; non minus "dignitate 
quam gr atia for tunaque cre vit, 2 1 . l ; 
multum gratiâ valere apud aliqm, 
Con. 2. I. _ 

Gratia, abl. de gratia, ae. Pro- 
prement en considération de, d'où 
potir, à canse de, par, toujours pré- 
cédé du génitif qui le détermine : 
visendi..., Cim. 4. i;exempli ..., 

L. 2. I; sui exposcendi H. 7. 6; 

conveniendi, ... D. 9. 3. - 

Gratis, contracté de gratiis,abl. 
plur. de gratia. Proprement par 
bienveillance, d'où gratuitement: 
Ep. 4. 2, 

Gratus, a, um — I. pari, de 
PERSONNES, qui est 'bien disposé, 
bienveillant, recontiaissant : A, il," 
5; memorem gratumque cognosci. 

A. 9. 5. — II. pari, de choses, ce 
qui dispose bien, agréable, désiré, 
bienvenu: ... quies, A. 7> 3î ••• 
munus, H. 7. 3; gratissimum illud, 
Them. 10. 2. 

Gravis, e — A. vsi. pesant. — 

B. FIG. — I." qui a du poids, de 
l'importance, fort, sérietix, violent^ 



-A 



■*-■ - .,'S>^'^*' 



loo 



VOCABULAIRE. 



grave, pj'ofond, décisif: ... vulnus, 
D. 6. 2 ; ... morbus, D. 2. 4; H. 
4. 3; ... procella, A. 10, 6; ... 
proelium, Ag. 4. 6. — II. lourd 
à -çoxt&i, pénible, désagréable : Con. 
3. 3; non est grave quemvis hono- 
rera habere régi, 3. 4. — III. par- 
lant de la VALEUR morale, sé- 
rieux, grave, digne de foi : ... histo- 
rici, Aie. il, i; du caractère, 
sérietix, grave : Ep. 3. i. 
. Gravitas, àtis, f. (gravis, gr. 
166) — A. PR. pesanteur — B. 
FIG. — I. importance, gravité. — 
II. pari, du caractère — a) gra- 
vité, sagesse, prudence : Paus. 4. 3. 
— h) gravité, dignité, sérieux : A. 
15. I. 

Grynium, i, n. (rpvviov), 
Giyniuin, petite ville et place forte 
de l'Éolide : Aie. 9. 3. 

Gubernâtor, ôris, m. (gu- 
berno, gr. 155), pilote : A. 10. 6. 
Gyiiïnasiutn , ijn. (YUfxvào-iov), 
gymnase. Dans le principe les 
gymnases ne furent que des cours 
environnées de galeries. La jeu- 
nesse grecque y développait ses 
forces physiques par divers exercices 
tels que la course, le saut, la lutte, 
et-c. Le luxe ne tarda pas à pé- 
nétrer dans les gymnases : outre 
de belles colonnades, des prome- 
nades ombragées, des bains, on y 
admira bieutôt les chefs-d'œuvre 
de la sculpture. Tout y fut arrangé 
de manière à ce que les philo- 
sophes et les rhéteurs pussent y 
trouver un lieu favorable à leurs 
entretiens. Chaque cité grecque 
avait son gymnase ; Athènes et les 
autres grandes villes en possé- 
daient plusieurs : Timol. 5. 4, 

GynaeconïtiSjtïdis, f. (7W- 
aïKcovîTis) gynécée, partie d'une 
maison grecque réservée aux fem- 
riies: Pr. 7. 



H 



Habeo, 2. tr. — I. avoir, posséder: 
... domum, M. 2. 4; ... heredium^ 
Cat. I. I; ... satis auri atque ar- 
genti, Ep. 4. 2; ... liberos, 5. 5; ... 
filium infamem, 10. l; ... copias, 
Eum. 3. 3; ... castra. Aie. 8. 5; ... 
muros, Them. 6. 2; ... tempus mo- 
randi, M. i. 5; ... annos sexagin- 
îa, A, 7, I, être âgé de ; avec 
un relatif et le subj. consécutif 
(gr. 453):habebat quod daret, Cim. 
4. 2; ... qua aufugeret, D. 9. 2, 
qu'il pût donner, par où il pût fuir; 
avoir dans Vesprii , savoir, avec 
l'interr. ind. : non habebat quid 
diceret, Ep. 8. i: quod diceret si- 
gnifierait, il n'avait rien à dire — 
II. avoir qque chose — a) DE LA 
PART des autres, obtenir : ... deum 
sententiam, L. 3. 5 ; — b) chez les 
autres, avoir, exciter, être Pobjet 
de :... amorem alicujus,Timol.3. 4; 
... suspicionemalicujus rei, Ep. 3. 5, 
être soupçonné. — c) au sujet des 
autres : ... in aliquo spem et timo- 
rem. Aie. 3. 5. — ^)pour les autres, 
témoigner, accorder: ...alicui fidem, 
Them. 7. 2; D. 5. 6; ... honorera, 
Con. I. l;...honores, A. 3. i; ... gra- 
tiam,Timol.4.3. — III. Avec lepart. 
passé de certains verbes, habere for- 
me une périphrase qui exprime le 
résultat de l'action de ces verbes et 
qui équivaut à peu près à ces mêrnes 
verbes mis au temps où se trouve 
habere (gr. 521) : habere spem po- 
sitam in alicujus pernicie, Eura. 
II. 2; ... percepta philosophorum 
praecepta, A. 17. 3; ... antiquita- 
tem cognitam, 18. i. — IV. avoir 
comme, four, en qualité de, avoir 
qqtie chose en qqn, avec le double 
ace. (gr. 286) : ... aliquem bonum 
amicum, Them. 9. 4; ... socerum. 
Aie. 2. i;...praeceptorem,Ep. 2. 2; 
...obtrectatorem, 5, 2; ...coUegam, 
Cat. I. i; ... actorem auctoremque, 



VOCABULAIRE. 



lOI 



A. 3. 2; ... avunculum, 5. l; ... 
testera, 21. 5; ... naturam fautri- 
ce m, Ag. 8. i; ... partem Cilifiiae 
provinciam, Dat. i. i;...urbem pa- 
triam et domum, A. 3. 3. Au pass. 
avec le double nom. (gr. 212): 
omnium rerum habitus est parti- 
çeps, Eum. i. 6, on l'eut comme, 
c.-à-d. il fut. Au lieu de l'ace, dé- 
terminatif on trouve loco avec le 
gén. (gr. 286. R. 2) : habere aliqm 
scribae loco, Eum. i. 5. — V. regar- 
der comme, juger comme, considé- 
rer comme — a) Avec le double ace: 
...aliquid potius, Aie. 2. 3; ... san- 
çtum,Ag. 4, 7;... carum, A. 15. 2; 
satis habere, regarder comme suf- 
fisant, se contenter, êtt-e content : 
.... aliquid, Ep. 4. 5; ... sedefen- 
dere,H.io. 5; 10. 5; ... si, Ep. 8, 4; 
Timol. 2.4. Cf. si, miror. — b) Au 
ÎASS., avec le- double nom.: ali- 
quis habetur tyrannus, M. 8. 3; 
....imperator, Con. 2. 2;... bonus pa- 
ter familias, civis, A. 13. i; ... for- 
tissimus, Eum. 3. 4; . . . aliquid ha- 
betur nefas,Pr.4. — t) De là habere 
numéro, in numéro, in, (gr. 286 
K. 2), regarder C07?ime, mettre au 
nontbre de, ranger par7ni, compter 
pari7ii : haberi sacrilegorum nu- 
méro, Ag. 4, 8; ... in septem sa- 
pientium numéro, Thr. 4. 2; ... in 
summis ducibus, Ch. i. i. — d) Avec 
le double dat. : habere sibi curae, 
A. 20. 4, regarder comme un objet 
de soins, c.-à-d. avoir à cœur, 
avoir soin. Le dat. de la pers. 
s'exprime rarement avec habere. — 
VI. tenir, faire, exécuter : .... ser- 
monem, Ep. 3. 3; ... consilium 
amicorum, 3. S> ••• judicium, A. 
6. 3; ... oratiônem, 22. l; ... 
. quaestionem de re, 4. i; ... ratio- 
nem, Ag. l. 3; ... iter, Eum. 8. 7; 
— VII. se habere, se trouver, être 
dans un certain état, se porter : 
rem publicam aliter se habentem 
, cognovit, Ham. 2. i; quaesivit 
quemadmodum Dionysius se ha- 
beret, D. 2.4. — VIII. traiter, se 



conduire etivers : ... hiale aliqm, 
Eum. 12. I, maltraiter qqn. 

Habïto, I. n., avoir îine dé- 
mettre, habiter: Them. 8. l ; bene 
habitare, A. 13. 2, avoir une de- 
meure commode. 

Hac, adv. (s. ent. via), par ce 
chemin, par ici ; H. 3. 4. 

Hac-tënuSj adv., jusqiûici : 
A. 19. I. 

Hadrumêtum, i, n., Ad7ti- 
77iète, ville maritime du nord de 
l'Afrique : H. 6. 3. 

HaliartuSj i, f. ('AXiapros), 
HaHarte,vï\\Q de Béotie, auj. Mazi : 
L. 3. 4. 

Halicarnassius, a, um 
('AXiKapvàcro-ios), à! Halicarnasse, 
ville de Carie, auj. Budrun: Them. 
I. 2; L. 3. 5. 

Hamilcar, âris, m.,A7mlcar: 
Tim. 4. 5. 

Hammon, ônis, Amon, divi- 
nité égyptienne, dans laquelle les 
Grecs crurent reconnaître leur Zeus 
(Jupiter). Le temple, où il rendait 
ses oracles, se trouvait sur les fron- 
tières de la Cyrénaïque et de l'E- 
gypte : L. 3. 2. 

Hannïbal, âlis, ra.,A7itiibal: 
Tim. 4. 5. 

Haruspex, pïcis, m. — I. 
artispice, devin qui prétendait an- 
noncer l'avenir par l'inspection des 
entrailles des victimes "et qui expli- 
quait les phénomènes extraordi- 
naires de la nature comme les éclairs 
etc.- II. flfez//« en général: Timol. 
I. 4. 

Hasdrùbal, âlis, m. — I. 
AsDRUBAL, gendre d'Amilcar, reçut 
le commandement de l'armée après 
la mort de son beau-père (227), 
acheva de soumettre l'Espagne et 
fonda Carthagène. Il conclut avec 
les Romains le traité en vertu du- 
quel l'Èbre fut considéré comme la 
frontière des deux empires : Ham. 

3. 2; 3. I. — II. ASDRUBAL, fils 

d'Amilcar et frère d'Annibal, l'un 



lt>2 



VOCABULAIRE. 



des plus grands généraux de Car- 
thage. Il défendit avec succès l'Es- 
pagne contre les deux Scipions et 
contre d'autres généraux romains. 
Appelé en Italie par son frère (207), 
il passa avec une grande armée les 
Pyrénées et les Alpes, se ligua avec 
les Gaulois du Nord de la pénin- 
sule, passa le Pô et alla camper aux 
bords du Métaure, non loin de la 
ville de Séna. C'est la qu'après un 
combat acharné, il fut vaincu par 
les consuls Claudius Néro et Livius 
Salinator et tomba dans la mêlée : 
,H. 3. 3; Cat. I. 2. 

Hasta, ae, f., lance employée 
comme pique pour percer et comme 
trait pour être jetée avec la main. 
Elle se composait de trois parties 
distinctes : la tête en bronze ou en 
fer, le bois (hastile) et une pointe 
de métal au bout (spiculum). Cette 
pointe servait à fixer la lance dans 
le sol ou devenait une arme offen- 
sive quand la tête était brisée: Iph. 
\.Z- — HASTA PUBLICA, A. 6.3, lance 
dressée comme signe d'une enchère 
publique. Lorsque les anciens Ro- 
mains disposaient du butin pris à la 
guerre, ils plantaient à côté une 
lance pour indiquer d'où venait le 
droit de propriété. De là la coutume 
de se servir de la lance comme signe 
d'une enchère publique. (Cf. Rich). 

Hastîle, is, n. (hasta), bois 
dhine lance, hampe : "Eip. g. 3. Cf. 
hasta. 

Haud, adv., ne... pas, certaine- 
ment pas:... ita magnus, Paus. i. 
2; ... ita longe, Ag.4. 5; ... longe, 
Dat. 4. 4. Cic. emploie haud de 
préférence avec les adv.; Ces. ne 
l'emploie qu'avec scio. Quant à la 
différence de sens qui existerait 
entre haud et non, Dr. H. S. I, p. 
134 renonce à pouvoir la préciser. 
— Cf. ita. 

Hellespontus, i, m., Helles- 
pont, c.-à-d. mer d'Hellé, aujour- 
d'hui le détroit des Dardanelles. 



Voici ce que rapporte la fable à ce 
sujet : Athamas était fils d'Aèolus, 
fondateur de la race Eolienne, et 
par conséquent l'un des principaux 
fondateurs du peuple hellénique. 
Il se maria à Néphélé,la déesse des 
nuages, dont il eut deux enfants 
Phrixos et Hellé. Athamas ayant 
contracté un second mariage avec 
Ino, fille de Cadmus, Néphélé irri- 
tée disparut et attira la malédiction 
sur la maison de son époux. Cepen- 
dant Ino tâcha de ifaire périr les en- 
fants de sa rivale; mais Néphélé les fit 
monter sur un bélier à toison d'or et 
s'enfuit avec eux vers la Colchide. 
Dans la fuite, Hellé tomba du 
bélier dans le détroit qui sépare la 
Chersonèse de Thrace de l'Asie et 
se noya. Depuis cette époque, ce 
détroit fut appelé mer d'Hellé : 
Them. S- 1 5 9- 3 j Ag. 4. 4; Eum. 
3. 2. — II. contrées c^\ 1,0. trouvent 
sur les deux rives de l'Hellespont : 
Paus. 2. l; Aie. 5. I; Tim. 3. I. 

Helvius, ij m., C. Helvius : 
Cat. I. 3. 

Hemerodrôraus, i, m., hê- 
mérodrome, courrier ; pi. grec, he- 
merodromoe,'^|jiepo8pônoi: M. 4. 3. 
— Hemerodromos vocant Graeci 
ingens die uno cursu emetientes 
spatium, Liv. 31. 24. 4. 

Hephaestio, ônis, m., Hê- 
phestion, compagnon de jeunesse et 
plus tard général d'Alexandre le 
Grand, mourut à Ecbatane en 324. 
Alexandre fit transporter son ca- 
davre à Babylone: Eum. 2. 2. 

Heraclïdes, ae, m., Héraclide, 
commandant de la cavalerie de 
Denis l'Ancien : D. 5. i ; 6. 3. 

HerciileSj is, Hercule, fils de 
Jupiter et d'Alcmène. La déesse 
Junon suscita contre lui Eurysthée. 
Celui-ci exigea du héros douze tra- 
vaux. Bien loin d'y périr comme 
Junon l'avait espéré. Hercule les 
mena à bonne fin et se couvrit de 
gloire. Il y a eu plusieurs Hercules: 



VOCABULAIRE. 



I<>3 



Varron en compte quarante-trois. 
Xe fils d'Alcmène est le plus cé- 
lèbre; après sa mort il fut mis au 
.nombre des dieux. Hercule était 
comme la personnification de l'hé- 
roïsme grec: Ag. i. 2; H. 3. 4. 

Heredïtas, âtis, f. (hères, cf. 
gr. 166), succession, /léniag-e.'H. i. 3; 
A. 5. l; 13. 2; 21. I. 

Heredium, i, n. (hères), pra- 
^riêté patrimoniale^ héritage : Cat. 
I. I. 

Hères, ëdis, m. etf., héritier: 
A. 5. 2. 

• HermeSj.ae, m. — I. Le dieu 
Heri7ies, le Mercure des Romains. 
— II. Hermae, ITerjjiès, piliers 
quàdrangulaires surmontés d'un 
buste ou d'une simple tête. Leur 
nom leur vient de ce que les Pé- 
làsges avaient coutume de repré- 
senter le dieu Hermès sans bras ni 
jambes. Hipparque avait fait mettre 
de ces colonnes en plusieurs en- 
droits de la ville et y avait fait 
graver des inscriptions. La coutume 
s'établit de les placer dans et de- 
vant les maisons particulières ; sou- 
vent on y inscrivait une énigme ou 
quelque sentence. Les Italiens se 
servirent plus tard des Hermae en 
guise de poteaux indicateurs. Om- 
nes Hermae dejiciebantur, Aie. 3. 
2, signifie, non pas qu'on avait ren- 
versé les piliers, mais qu'on avait 
abattu les têtes. 

/ Hetaerïce, es, (IraipiK^î, s.- 
eht. ÏTnros, cavalerie), proprement 
- le corps de cavalerie des amis du 
roi, gardes dît corps : 'EAxm. i. 6. 
: Hibernus, a, ura, d'hiver. — 
SUBST. hiberna, orum, (s.-ent. 
castra, gr. 219.5), quartiers d'hi- 
ve .; Eum. 8. 3. 

■ Hibernacùlum, i(hibernare, 
gr. l6(3), séjour d'hiver. De là 
hibernacula, tentes construites 
pour une campagne d'hiver. Les 
soldats y étaient logés -quand l'ar- 
mée restait sur le terrain pendant 

CORNELII. 



la mauvaise saison. Ces tentes 
étaient recouvertes de peaux et con- 
struites en bois ou en toute autre 
matière plus solide que celle d'une 
tente ordinaire : Ag. 3. 4 ; Eum. 8. 
4. Ces. et Sali, n'emploient ce mot 
qu'une fois ; on ne le trouve pas 
dans Cic. L'expression ordinaire 
est : hiberna, Eum. 8. 3. 

Hic, haec, hoc, celui-ci. Hic 
désigne d'ordinaire un objet présent 
ou' rapproché, ille un objet absent 
ou plus éloigné. De là : hic ... ille, 
Thr. 1 . 3 ; 2. 2 ; Ep. 2. 4 ; Eum. 
8. 3. — A. Hic DÉSIGNE — I. qque 
chose dont on vient de parler, 
qu'on vient de faire connaître : Aie. 
II. 6 ; Thr. 2. 5 ; 3. i ; hac mente, 
Con. 4. 4 ; Pal. I, 4. — IL qqûé 
chose qu'on va dire immédiate- 
ment, celui, celle, ce qui suif, que voici: 
Paus. 1. 3;2. 2; Aie. ii. 2 — IIL le 
HÉROS qu'on veut mettre en relief: 
Thr. 3. I ; Ar. 3. 2 ; Pel. 4. 2. De 
là le sens de tantus, talis : ab hoc 
viro, Dat. 7. i. — IV. la personne 
qui PARLE, dans le sens de vion^ 
nôtre: M. 6. 3 ; Pel. i. 4 ; ad hanq 
aetatem, A. 18.3. — B. suivjdeut 
(gr. 448) ou de qui (gr. 453) et du 
subj. consécutif, hic signifie ce,- tel, 
de telle nattire que : est hoc com- 
mune vitium ut invidiagloriae coihes^ 
sit, Ch. 3. 3 ; non enim hoc conver 
nire utdeuteretur, Eum. 11. -3.- — ■ 
C.Dans leDlsc.iND. hic est réguliè- 
rement remplacé par ille, comme 
nunc est remplacé par tune. Sali, 
ne s'écarte presque jamais de cette 
règlejCicéron s'en écarte rarement; 
Ces. et Liv. plus souvent. Dans le . 
dise. ind. Nép, emploie hic : Aie 
II. 5, Eum II. 3 ; nunc: Timol. 5, 
3; H. 7. 3. Cf. C. B. G. i. 31..— Quant 
à hoc suivi du comparatif, cf. hoc. 

Hic, adv., ici, en pari. — ^ I. 
du LIEU, ici, à cet endroit : Thèra: 
3. 3. — II. du TEMPS, alors, en ce 
mo7nent, en cette'circonstance: D. 9.-^ 



5; Eum. 4. 3; S< 
lo.-i ; 12. I. 



I ;8. i;9. 2 



PARTIE DU MAITRE. 15 



I04 



VOCABULAIRE. 



HicëtaSj ae, m., Hicétas, ty- 
ran de la colonie grecque de Léon- 
tinum en Sicile. Les Syracusains 
implorèrent son secours contre 
Denis le Jeune. Hicétas vint, mais 
il voulut substituer sa domination 
à celle de Denis. Il fut battu par 
Timoléon : Timol. 2. 3. 

Hiemâlis, e (hiems, gr. 171), 
d'' hiver : Dat. 6. l. 

Hiëmo, I. n. (hiems), passer 
P hiver, hiverner, être en quartiers 
cf hiver : Ag. 3. 2; Eum. 8. i ; 8. 4. 

Hiems, ëmis, f. — I. hiver : 
Eum. 5. 7. — II. temps orageux, 
orage, tempête : A. 10. 6. Hiems 
dans ce sens est surtout employé par 
les poètes ; cependant on le trouve 
aussi dans C. Plane. 40. 96. 

Hilarïtas, âtis, f. (hilaris, gr. 
166), gaieté. Joie, hilarité: Ep. 8. 5. 

Hilôtae, arum, m. (EtXÛTai), 
Ilotes, descendants des anciens ha- 
bitants de Lacédémone. Après la 
conquête que les Doriens firent du 
pays, ils devinrent les esclaves pu- 
blics. L'État les cédait aux familles 
libres pour cultiver leurs champs et 
déterminait ce qu'ils avaient à rap- 
porter chaque année à leurs maîtres. 
Ils pouvaient donc par le travail et 
l'économie se créer une certaine 
aisance. Les Ilotes avaient leurs 
habitations particulières, servaient 
comme troupes légères dans les 
armées de terre et comme matelots 
dans les flottes. Ils occupaient par 
conséquent une position mitoyenne 
entre les esclaves proprement dits 
et les hommes libres. Leur bravoure 
dans les combats pouvait même les 
conduire à la liberté. Le nombre 
des Ilotes était fort considérable. 
Avant la bataille de Leuctres on en 
comptait 224,000 sur une popula- 
tion totale de 400,000 âmes. Aussi 
avait-on toujours à craindre une 
révolte: Paus. 3. 6. 

HLinc, adv. (hic, gr. 147), cVici, 
de là, pari. — I. du lieu : Thr. 2. 



5; H. 4. 4; 6. I. — II. du TEMPS, 
aj)7'ès cela, ensuite, après: Tim. 3. 4. 

Hipparïnus, i, m., Hippari- 
nus — I. père de Dion: D. i. i. — - 
II. fils de Denis l'Ancien : D. i. i. 

Hippo, ônis, m., Hippone, 
ville de Numidie, détruite par les 
Vandales l'an 430 après J.-C. Saint 
Augustin, son évêque, mourut pen- 
dant le siège: Ham. 2. 4. 

HipponîcuSj i, m., Hipponi- 
cus, de la famille des Callias, l'une 
des principales d'Athènes. Il était 
l'homme le plus riche de la ville. Sa 
femme l'abandonna pour se marier 
avec Périclès et sa fille Hipparète 
éjDousa Alcibiade. Il mourut sur le 
champ de bataille en combattant 
pour sa patrie pendant la guerre du 
Péloponnèse (424): Aie. 2. i. 

Hirtus, a, um, i~ude, hérissé,: 
Dat. 3. 2. 

Hispania, ae, f., Espagtte, 
comprenant l'Espagne et le Portu- 
gal modernes. Les Romains la divi- 
saient en deux provinces, l'une au 
nord de l'Èbre, Hispania Citerior, 
l'autre au sud du même fleuve, 
Hispania Ulterior:H. 3. i. Delà 
le plur, : Hispaniae, Cat. 3. 4. 

Hister, tri, Jster, les Romains 
appelaient ainsi le Danube inférieur; 
la partie supérieure du fleuve était 
désignée sous le nom de Danubius : 
M. 3. I. 

Histiaeus, i, m., Jlistiaeus, 
tyran de Milet sous le protectorat 
de la Perse. Il s'opposa à la rupture 
du pont jeté par Darius sur le 
Danube et reçut en récompense 
des terres situées sur les rives du 
Strymon. Plus tard il devint suspect, 
fut appelé à Suse sous un pré- 
texte spécieux et tenu dans une 
captivité honorable. Mécontent de 
sa position, il excita en secret son 
gendre Aristagoras à se révolter 
contre le roi. Envoyé lui-même 
pour étouffer la révolte, mais ac- 
cueilli avec défiance par le satrape 



VOCABULAIRE. 



105 



Artapherne, its'efnuit vers la mer. 
Ceux de Chios le firent prisonnier, 
puis le relâchèrent ; la ville de 
Milet refusa de le recevoir. Il passa 
à Byzance sur des vaisseaux de Mi- 
tylène,se livra au métier de pirate, 
fut fait prisonnier par Harpagos, et 
exécuté à Sardes par ordre d' Arta- 
pherne (498) : M. 3. 5. 

Historia, ae, f., histoire, récit 
historique : Pel. l. i ; au plur., ou- 
vrage historique : Cat. 3. 3. 
, Historïcus, a,-uin, historique, 
versé dans V histoire. D'où subst. 
historicus, i, m.— I. historien, 
homme qui écrit l'histoire : Aie. 11. 
I ; Con. S- 4; D. 3. 2. — II. hom- 
me versé dans V histoire : Pel. l. i. 
Cf. C. Mur. 7. 16. 

Hoc, adv. (abl. de hic) — I. 
suivi d'un C0MPAR.,abl. de mesure, 
d'autant (gr. 279, c.) : hoc plura, 
quod (gr. 449), Tim. 4. 6 ; hoc ma- 
jore ... quod, Dat.5.4. — II. syno- 
nyme de huCjïVz*, là, en cet endroit, 
avec mouvement : hoc eodem pro- 
fectus est, Ph. 3. 3. 
^ Hodie, adv. (hoc, die), aujour- 
d'hui, jusqu'aujourd'hui ; H. 3. 4. 
- Homërus, i, m., Hoinère, le 
plus ancien et le plus célèbre des 
poètes grecs, auteur de l'Iliade et de 
l'Odyssée. On est fort peu d'accord 
sur la signification de son nom. 
Quant à sa naissance, les dates 
extrêmes qu'on lui assigne diffèrent 
entre elles de 460 ans. Hérodote 
nous dit, et c'est son opinion qui 
paraît la plus probable, qu'il fleurit 
400 ans avant lui, c.-à-d. vers l'an 
854 avant J.-C. La patrie du père 
de la grande poésie épique est tout 
aussi peu connue. On dit d'ordinaire 
que 7 villes se disputèrent l'honneur 
d'avoir été son berceau. Une épi- 
gramme de Gellius cite Smyrne, 
Rhodes, Colophon, Salamine en 
Chypre, los, Argos et Athènes ; et 
dans les variantes de cette même 
épigramme, on trouve encore Cymé, 



Chios, Pylos et Ithaque. Les témoi- 
gnages les plus anciens, d'accord 
avec le caractère général et avec 
certaines particularités de ses écrits, 
nous portent à reconnaître dans 
Homère un Ionien des côtes de 
l'Asie Mineure ou des îles qui se 
trouvent non loin de là : D. 6. 4. 

Homo, mïnis, m. — l.homme, 
ûtre humain : Timol. I. 6; — II. 
synonyme de vir : magnus homo, 
Paus. I. I ; Eum. I. I. 

H on estas, âtis, f. (honestus, 
gr. 166) — I. honnetir, considéra- 
tion dont on jouit. — II. caractère 
honnête, probité, dignité, honneur : 
Pr. 6. 

Honestus, a, um (honos) — 
I. qui JOUIT de l'estime, honoré, 
estimé: ...genus, Ep. 2. i;...1ochs, 
Eum. I. 5. — II. qui attire l'es- 
time, ho7iorable, honnête, noble : 
Pr. 3; ... mors, Ch. 4. 3; ... digni- 
tas, Eum. II. 5; ... funus, 13. 4. 

Honora tus, a, um (honorare), 
honoré, estimé :C\\. 3. 4; Eum.l.l. 

Honorifïcus, a, um (honos, 
facio, gr. 194), honorable : Eum. 

I- 5- 

Honos, ôris, m, — l.honneur, 

té7noig7iage d^ estime, considération, 
gloire : 'Tim. 2. 3 ; M. 6. 2 ; 6. 3 ; 
honoris causa, Thr. 4. i ; honore 
antecedere aliqm, 4. 3;... praestare, 
A. 18. 5; honore contentus, 6. 4; 
alicui habere honores, 3. l; ... 
honorera, Con. l. i. — II. ordi- 
nairement au Tpli\r,,hon7ieti?-s, digni- 
tés, magistraiîwes, charges honoH- 
fiques : honores petere, câpere, ge- 
rere, A. 6. 2; ... capere, 7. 2; 18. 
3; ... alicui decernére, Aie. 7. i ;... 
déferre, Ph. i. 2; honoribus operam 
dare, Cat. l. l; ...fungi, Them. 7.3. 

Hoplites, ae. m., soldat àped 
pesamment armé, hoplite : Iph. i . 3. 

Hortâtus, us, m. (hortor, gr. 
156), exhortation, instigation. Ce 
mot n'est guère employé qu'à l'abl. 
(gr. 40 ; 368. b) : Cat. i. l. 



io6 



vocabulaire; 



HortensiuSj i, m., Q.-Horlen- 
sius Hortalus^ s'établit comme 
avocat à l'âge de 19 ans et exerça 
sa profession pendant 44 ans. Il était 
riche et aimait ses aises, le luxe et 
la bonne chère. De brillantes quali- 
tés oratoires, une mémoire extraor- 
dinaire, une voix sonore et harmo- 
nieuse, un geste élégant et correct 
lui permirent de faire une profonde 
impression sur les jeunes gens et 
sur la foule et lui assurèrent un 
rang distingué à côté des meilleurs 
orateurs.de cette époque, les Anto- 
nius et les Crassus, les Cotta et les 
Sulpicius . Peu consciencieux, il 
ravalait facilement son talent jus- 
qu'à défendre de mauvaises causes. 
Vaincu par Cicéron, il sut lui par- 
donner sa victoire et conserva d'ex- 
cellents rapports avec lui. Horten- 
sius était né en 114 avant J.-C. et 
avait par conséquent 8 ans de plus 
que Cicéron. Il fut créé consul l'an 
70 et mourut l'an 50. Il improvisait 
plus qu'il n'écrivait ; aucun de ses 
discours n'est parvenu jusqu'à nous: 
A. 5. 4; 13. 3; 16. I. 

Hortor, i. tr., exhorter, enga- 
ger. La chose à laquelle on exhorte 
s'exprime — I. par l'acc. : ... pa- 
cem amicitiamque, Dat. 8. 5, con- 
struction rarement employée qui se 
retrouve cependant C. Att. 7. 14. 
3; Tac. Ann. 11. 3. Hortari n'ad- 
met guère que l'acc. d'un pron. 
neutre comme rég. de la chose (gr. 
283. c). — II. PAR UT ou NE et le 
subj.: ... ut, M. 4. I; Them. 4. 2; 
Dat. 8. 5; Ep. 5. 3; ... ne, M. 3. 
3. — III. rarement par l'inf.: ... 
accipere, Ph. i. 3. Hortor avec l'inf. 
se rencontre assez souvent dans Tac. 
On le trouve encore C. Sest 3. 7 ; 
Tny. 2. 5. 17; Auct. ad Her. 2. 19. 
28; Sali. C. 5. 9; Virg. Ae. 2. 74. 
Rapprochez de cette construction : 
ei persuasit facere fïnem, D. 3. 3. 

Hortus, is rn., jardin: Q.\m..à^. 
i; A. 14. 3. 



Hospes, pïtis, m. et ï., hôte, 
celui qui donne ou qui reçoit l'hos- 
pitalité : Tim. 4. 254. 3. Cf. hos- 
pitium. 

Hospitium, i, n., hospitalité. 
— I. action de recevoir un hôte. — 
II. hospitalité, amitié qui en réstdte, 
liens de V hospitalité : hospitii 
jus, H. 12 .3; ...jura, Tim. 4. 3; 
hospitio contineri, L. l. 5, être ur.i 
par les liens de l'hospitalité; hospi- 
tium mihi est cum aliquo, Thém. 
8. 3, je suis uni avec qqn par les 
liens de l'hospitalité. Lorsqu'un 
hôte quittait la maison où il avait 
reçu l'hospitalité, le maître lui rcr 
mettait une petite tablette nommée ' 
tessera. On la brisait en deux mor- 
ceaux et chacun en gardait un. Si 
eux ou leurs descendants voulaient - 
constater leurs obligations récipro- 
ques, ils n'avaient qu'à produire et 
à rapprocher . les morceaux. Ces 
obligations étaient multiples, se 
transmettaient aux descendants et' 
étaient regardées comme sacrées, 
aussi longtemps que le contrat 
n'avait pas été rompu par une re- 
nonciation en forme. L'hôte était 
tenu non seulement à recevoir et à 
bien traiter son hôte, mais encore 
à l'aider et à le défendre quand ses 
intérêts étaient menacés. —Hospitio 
Lacedaemoniorum utebatur, Cim. 
3. 3, signifie, non pas qu'il avait été 
accueilli chez les Lacédémoniens, 
mais qu'il était à Athènes l'hôte pu- 
blic des Lacédémoniens, cela veut 
dire qu'il était irpolevos oa qu'il 
était chargé de la irpolevfajmot que 
Corn, rend par ho-spitium. Les pro- 
xènes étaient chargés de loger les 
citoyens des villes qui les avaient 
nommés et de veiller à leurs inté- 
rêts. Presque toutes les républiques 
grecques avaient un hôte semblable 
dans les différents états. La charge 
des proxènes ressemble à celle de 
nos consuls. 

Hostia, ae, f., victime offerte 



VOCABULAIRE. 



167 



aux dieux, pour détourner leur 
courroux ; la victima, est une victime 
offerte en remercîment des fa- 
veurs reçues. On inimolait générale- 
ment les animaux domestiques. Si 
la victime était offerte aux dieux 
infernaux ou aux morts on penchait 
sa tête vers la terre; si au contraire 
le sacrifice s'adressait à quelqiie 
divinité de l'Olympe, on immolait 
l'animal en lui relevant la tête. H. 

2.3- 

Hostis, iSj m., primitivement 
étranger, plus tard ennetni. Amicus, 
inimicus etc. sont adj. et veulent le 
dat. ; pris substantivement ils régis- 
sent le gén. Hostis au contraire est 
subst. et comme tel veut le gén. 
Cependant par analogie avec inimi- 
cus, il régit parfois le dat. (Zumpt, 
§410):... Atheniensibus, M. 4. i; 
... Romanis, H. 2. i; ... civitati, 
Àlc. 4. 6. Cf. : si tuis hostis fueris. 
Sali. J. 10. On pourrait dire aussique 
Atheniensibus, Romanis, tuis sont 
des datifs d'avantage qu'on trouve 
assez rarement avec des subst. à 
l'époque classique, mais fréquem- 
ment depuis Liv. Rapprochez : 
legatus Lucullo fuit, C. Mur. 9; 
receptui signum, Phil. 13. 7; bcUo 
dux, Cat. 2. 5; tutor sum liberis, 
Att. 12. 28. Cette seconde explica- 
tion n'est guère différente de la pre- 
mière. Nép. n'emploie nulle part le 
gén. avec hostis. Ce mot — I. dé- 
signe/'^M«iSi'«zàla guerre ;Them.7. 4; 
vim hostium, 3. i. — II. désigne 
le traître à la patrie : a'iqm hostem 
judicare, Con. 4. i ; hostis judica- 
tus, A. 2. 2; 9. 2. — III. est pris 
dans un sens collectif et désigne les 
emiemis : Them. 7. 4; Dat. 6. i. 
Ce dernier emploi n'est pas rare 
dans la bonne" prose et en particu- 
lier dans Ces. Cf. C. B. G. i. 15 ; 
1.39.6; I. 49. 3. 

Hue, adv., ici, là, avec mouve- 
ment (gr. 147) : Ag. 8. 2. 
. , Humanïtas, âtis, f. (huma- 



nus gr. 166), nature httmaine, d'où 
tout ce qui distingue l'homme de la 
brute — I.) pari, du caractère; 
bienveillance, dmiceur, bonté: M. 
8. 4; D. I. 4. — II. pari, de la 
FORMATION, cîilture, instrtcction, 
éiucatio7i, boti goÛt, bontzes ma- 
nières, élégance : Aie. 9. 3 ; A. 3. 3 ; 
4. I ; a??tabilité qui résulte d'une 
bonne éducation : A. 16. l. 

Humânus, a, um (homo), 
humain: Timol. 4. 4. 

Humïlis, e (humus, gr. 171) — 
I. qui est terre à terre,de là — A.PR. 
pett élevé, petit, bas: ... statura, Ag. 
8. I. — B. FIG. pari.— I. du rang, 
de la naissance, de la fortune, hum- 
ble, petit, obscîir, peti important, de 
condition modeste :n&vs\o tam humilis 
erat, M. 8. 4; fortunâ humiliores, 
A. 19. 2. — IL de ce qui indique 
une condition obscure, modeste, 
coînmun, insignifiant, trivial: . . , 
vestitus, Ag. 8. 2. —III. des senti- 
ments en rapport avec une telle 
condition, bas, humiliant, cof?imttn: 
Pr. 5. 

Hume, I. tr. (humus, gr. 179), 
couvrir de terre, d'où enterrer, et, 
par abus de mots, rendre les der- 
niers devoirs, lors même qu'on brû- 
lait le cadavre : Eum. 13. 4. 

Hystaspes, is ou i, m., Hys- 
taspe, prince Persan, proche parent 
de Cyrus et père de Darius, 
successeur de Cambyse. C'était un 
homme de beaucoup de science vu 
le pays et le temps dans lequel il 
vivait: R. l. 2. 



I 



Ibi, adv., là, y: Eum. 9. 6; Ph. 
3. 4; Cat. I. I. 

Ibidem, adv. (ibi), là-même: 
M. 2. 2. 

Ico, ici, ictum, ^.it., frapper, 
percer: R. 2. 2. 

Idem, eâdem, idem, pron.^ 



io8 



VOGABULAIRE- 



le même, la 7/iême. Idem marque — 

1. l'iden'J'Iïé, le mhne: M. 4. S; 
L. 2. I j non eadem omnibus sunt 
honesta, Pr. 3. — Quand on établit 
une comparaison entre deux objets 
qu'on dit être ou ne pas être iden- 
tiques, le second membre est intro- 
duit par ac, atque, et (gr. 585) 
ou qui (gr. 557) : idem et, M. 
3. 5, idem qui, Cim. 3. i ; Aie. 
5. 3» -^S' 7- 4j ^^ 7nême que. — 
II. l'union, dans le sens de 
aussi, encore, en même temps, en 
oîitre (gr. 555) : interfuit pugnae 
navali... idem praetor fuit, Ar. 2. i; 
Them. 6. 2; Cim. 2. 2; Aie. 11. 4; 
Con. 2. i; D. 5. i; Iph. I. 4; Tim. 

2. i; Ep. 3. 2; Ag. 3. 5; Timol. 5. 
3; A. 4. i; 15. 2. — III. l'oppo- 
sition, dans le sens de mais, néan- 
moitis, cependa7it (gr. 555): Them. 
9. 3; Aie. I. 4; Ep. 10. 3; Ag. I. 
4; 6. i; Eum 13. 3; A. 11. 5. 

IdeOj 2Av ., poîir cela, poitr cette 
raison: Aie. 9. 5; ideo quod, H. 3. 

3. parce que. 

Idoneus, a, um, apte à, pro- 
pre à, convenable, bon pour (gr. 
262): loca castellis idonea, M. 2. i; 
tempus idoneum studiis obsequen- 
dis, A. 2. 2; idoneum ad munien- 
dum, Them. 6. 5 ; locus ad castra 
ponenda idoneus, Dat. il. 4; causa 
idonea qua (gr. 454. b. ) negarent, 
Them. 6. 2, un prétexte suffisant 
pour prétendre que ne . . . pas. 

Igïtur, adv. se place d'ordinaire 
après un mot — I. pour conclure, 
d'après cela, ainsi dotic, par consé- 
quent: Ag. 3. 3; A, 3. 3. — II. 
pour REPRENDRE une pens-'e in- 
terrompue, donc, dis-je: illa igitur 
corona contentus, Thr. 4. 3; Ep. 
2. l; Pel. 2. 5; II. 3. i; A. 12. i. 
— Nép. ne met igitur à la tête de 
la phrase que dans A. 3. 3; Cic, 
Sali, et Liv. ie font assez souvent. 

Ignis, îs, m. — \. feti: K\z. 10, 
5. — II. PLUR. feîi de bivouac: ignés 
fecere,Eum, 9. 3. Cf. C. B. G, 2. 7. 4. 



Ignorai nia, ae, f., déshojzneur, 
opprobre: Tiva^. I. 

Ignorantia, ae, f. (ignorans, 
gr. 166), ignorance: Pel. l. l; Ag. 

8. 5- 

Ignore, i.tr., 7ie pa^ connaître, 

ne pas savoir, ignorer: ... aliqm, Ar. 
i. 4; ... aliquid, A. 21. 6; ... Gon- 
suetudinem. Aie. 4. i; avec la prop. 
inf.: Dat. 5. 5; avec l'interr. ind. : 
Dat. 6, 6. Non ignorare est une li- 
tote et signifie savoir, connaître fort 
bien: A\c. 4. i; Dat. S- 5; A. 21, 6. 

Ignosco, nôYi,nôtuin, 3. tr. 
(in, gnosco), pardonner: Ep. 4. 3. 

Ignôtus, a, um (in, gnotus) 

— I. PASSIF, inconnu : ... omnibus 
nantis, Them. 8. 6. D'ovi étrange : 
... forma, Dat. 3. 3. — II. actif, 
synonyme de ignarus, quine connaît 
pas: Kg. 8. i. — Ce dernier sens, 
rare dans la prose classique, n'est 
cependant pas sans exemples dans 
Cic. 

IllacrïmOj i. n. (iri, lacrimo), 
pleurer sîir: Aie. 6. 4. 

Ille, illa, iilud, celui-là, celle- 
là. — I. Ille désigne un objet ab- 
sent ou éloigné ; hic un objet pré- 
sent ou rapproché (gr. S48): jam 
illis temporibus, Thr. 2. "4, dans 
ces temps éloignés; hic... ille, Thr. 
i. 3; A. 10. 2, celui-ci... celui-là. 

— II. Ille 'sert à représenter et à 
METTRE EN RELIEF le sujet de la 
proposition ou bien une chose qui 
va suivre, lui ceci: Them. 2. 2 ; at 
ille, Paus. 3. i ; quam ille, L. 3. 5 ; 
non ille quidem, Eum. i. ijillud 
sine dubio (facio), Thr. l. i;illud 
moneo. Aie. 8. 5; illud recusavit, 
H. 12. 3; illud intellegi volumus, 
A. II. 3. — III. Ille exprime sou- 
vent la NOTORIÉTÉ, la célébrité (gr. 
549), ce fameux, ce célèbre, ce ... si 
connu: ... testula, Ar. i. 3; ... 
praeceptum, Thr. 2. 3; ... Pitta- 
cus, 4. 2; ... calamitas, Con. l. 3; 
... superior, D. i. i ; ... Pylaeme- 
nes, Dat. 2. 2; ... tempus, A. 8i l. 



VOCABULAIRE. 



109 



— IV. Parfois ille pron. subst. ne 
se rapporte à aucun mot énoncé 
précédemment; le contexte seul 
indique de qui il s'agit : illi (Athe- 
nienses) appellarunt, Thr, 3. 2; 
quos illi (Persae) Cardacas appel- 
lant, Dat. 8. i. — V. Dans le dis- 
cours indirect, ille remplace hic du 
discours direct. Cf. hic. 

IllOj adv. , là, avec mouvement : 

Ag. 3- 5- 

Illuc, adv. — I. PR. là, avec 
mouvement : Eum. 9. 5. — II. fig. 
après une digression, à son sujet, à 
son récit, à son héros : ... revertor, 
D. 4. 5; ... redeamus, Ag^ 4. 2. 

Illûdo, lûsi, lûsuiïi, 3. tr. 
(in, ludo), se jouer de, jouer, tro?n- 
per: H. 10. i. — Ce verbe régit le 
dat. aussi bien que l'ace, (gr. 312); 
l'ace, avec in est une construction 
assez rare. 

Illustris, e (in, lux) — A. pr., 
clair, éclairé, lumineux. — B. FIG. 

— I. clair pour l'esprit, évident, 
manifeste, clair: maxime autem 
fuit illustre, Ep. 7. 3, mais la preuve 
la plus évidente, il la donna. — 
II. brillant au MORAL — a) distin- 
gué, considéré, qui est en vue:... le- 
gatio, D. I. 4 ; . . . adulescens, Ham. 
3. 2 ; non major fuisset sed illustrior 
atque honoratior, Eum. \. i, il 
n'aurait pas été plus grand en réa- 
lité, mais plus en vue et plus consi- 
déré.— (5J célèbre, illustre, gloriezcx : 
A.18. 2;...factum, Ar. 2. 2. Siebelis 
pense qu'il faut traduire maxime 
illustre, Ep. 7. 3, par fort glorieux. 
Nous ne partageons pas son avis. 

— Employé substantivem. illu- 
strissimum, Paus. i. 2, maxime il- 
lustre, R. 1. 3, action la plus illustre, 
la plus éclatante. 

Illustre, I. tr. (illustris)— A. 
PR. éclairer. — B. FiG. — I. 
mettre en lutnière, rendre évident. — 
II. rendre célèbre, ilhtstrer, et au 
PASS. devenir célèbre , illustre : 
Them. i. 4. 



ImâgOj gïnis, f. — I. surtout 
au plur, portraits de famille. Ils 
consistaient en des masques de cire 
reproduisant les traits des ancêtres. 
Ces portraits, religieusement conser- 
vés dans de petites armoires (arma- 
ria) pendues aux murs de l'atrium, 
étaient reliés entre eux par des or- 
nements de manière à représenter 
un arbre généalogique. Sous chaque 
armariuni, une inscription relatait 
le nom, les charges, les actions du 
défunt. Les armaria étaient ouvertes 
aux fêtes de famille et surtout 
aux funérailles solennelles. Dans 
cette dernière circonstance les 
masques figuraient dans le cortège 
et précédaient le cadavre. Ceux qui 
les portaient, les tenaient devant le 
visage. Ils étaient revêtus du costume 
et des insignes qu'avaient eus du- 
rant leur vie les personnages qu'ils 
représentaient. Parfois pour relever 
encore la solennité, les images 
des familles alliées figuraient aussi 
dans le cortège. Les citoyens 
dont un des ancêtres avait exercé 
une charge curule (consulat, pré- ' 
ture,édilité curule) possédaient seuls 
le droit d'avoir des portraits de fa- 
mille (jus imaginum): A. 18. 6. Cf. 
lectica. — II. peinture, image, 
portrait fait par un peintre ou par 
un écrivain: M. 6. 3; Ep. i. 3. 

Imbuo, ui, ûtum, 3. tr. — 

I. PR. imbiber, imprégner de. — 

II. FIG. remplir de, d'où pari, de 
l'éducation, habituer à, façonner à: 

D. 4.3- 

Imitator, oris, m., (imitor, 
gr. 155), imitatettr: A. 18. l. 

Imïtor, I. tr., imiter: Aie. l. 
5;D. 3. I. 

ImmërenSj ntis, adj. (in, 
xs\&XQ.o),qui ne mérite pas, innocent: 
D. 10. I. 

Im-mïneo, 2. ii. — I. pr. Ure 
suspendtc au-desstis. — II. FiG. sy- 
nonyme de impendere, instare, 
pari, de choses, menacer, ûtre 



IlO 



VOCABULAIRE. 



comme sitspendu stirla tête de qlqn: 
îmminet bellum, Con. 4. 3; pari, 
de PERSONNES, prendre une atti- 
tude 77ienaçante: Eum. 10. 3. 

Im-mitto, raïsij missurci, 
3. tr., envoyer vers, lancer sur, lâ- 
cher: H. 5. 2. 

Im-raoderâtus, a, um — 
I. PR. qui est sans mesure. — II. 
FIG. sans frein, immodéré, excessif: 
Aie. 4. 4. 

Im-modestia, ae, f., zVzi/zi-rz- 
pline, insubordination: ... adversa- 
riorum, L. i. 2; ... militum, Aie. 
8. 5. 

Iraraôlo, i. tr., immoler, sa- 
crifier : ... hostias, H. 2. 3. 

Im-mortâlis, e, immortel, 
impérissable, durable, éternel : Ep. 
10. 2; dii ..,, Timol. 5. 3; ... me- 
moria, A. ii. 5. 

Im-parâtus, a, um, non 
préparé, pris au dépourvu: Ag. 2. 2. 

Impedimentum, i, n., (ira- 
pedio, gr. 159) — I. empêchejnent, 
entrave. — II. plur. terme mil., 
■bagages d'une armée : Thr. 2. 5. 
Les bagages étaient transportes 
dans des chariots ou sur des bêtes 
de somme. 

Impëdio, 4. tr. (in, pes) — I. 
PR. enlacer les pieds, de là embar- 
rasser, empêcher, entraver, d'où 
arrêter: aliqm, Con. 2. 3. — II. 
empêcher, i opposer à: A. 21. 6 ; 
avec quominus (gr. 418) : Cim. 4. 
I ; Dat. 6. 2. Cf. prohibeo. 

Im-pello, pùli, pulsum, 

3. tr. — I. PR. heurter — II. FiG. 
pousser, exciter, porter à : ejus 
auctoritate impulsi, M. 5. 2; aliqm 
ad aUquid (gr. 317), Dat. 5. 4; ... 
ut (gr. 414. c), Paus. 4. 3. 

Im-pendeo, ëre» 2. n. — I. 
PR. être suspetidu au-dessus. — II. 
FIG. meimcer, ^tre prochain : Aie. 

4. 4 ; Eum. 10. 3. — Ce verbe 
se construit d'ordinaire avec le 
dat.; on trouve : ... in me, C. R. 
Am. II. 31. 



Impensa, ae, f. (impendere),- 
dépense, frais : ... publica, Tim, 
I. 2; meis impensis, Ph. i. 4, à 
mes dépens. 

Imperâtor, ôris , m., (im- 
pero, gr. 155) — I. général, capi- 
taine, comma^tdant : Tim. 4. 4; Ag, 
6. I ; imperatore Epaminonda (gr. 
526), Pel. 4. 2; ante se imperato- 
rem (gr. 360), Ep. 8, 3; Iph. 4. 3. 
— II. titre honorifique des géné- 
raux vainqueurs, des triumvirs, 
imperâtor : A. 10. 2; 11. l; 19. 2. 

ImpératoriuSj a, um (im- 
perâtor, gr. 172), de général, fait 
pour le covimandement : Iph. 3. I. 

Imperïte , adv. (imperitus, 
gr. 184), en maladroit, i?ialadroite~ 
ment : non imperite, Timol. 3. 5, 
avec sagesse. 

Im-perïtus, a, um, itiexpé- 
rimenté, inhabile: ...belli, Ep. 7.1. 

Imperium, i, n. (impero) — 
A. comf/iandejnent, ordre : imperio 
parère, Dat. 4. 2. — B. fig. — 1. 
DROIT, faculté de commander, au- 
torité, souveraineté, potivoir, puis- 
sance : ...'nancisci, M. 6. 4; ... di-- 
mittere, Timol. 2. 3; ... deponere, 
3. 4; imperii potiri, Ag. 2. i ; 
... recuperare, 7- ^l imperii cu- 
piditas, M. 8. 2 ; reges nomine 
magis quam imperio, Ag. i. 2; 
imperio posse, Timol. 3. 5; domi- 
natum imperio (gr. 367) tenere, R. 
1.2, en vertu, de — II. exerci ce de 
ce droit — a) atdorité suprêjue, com.- 
mandement, suprétnatie , domina- 
tioft, empire: imperii gradus, Con. 

3. 2; ... majestas, Pel. 2. 4j ... 
domicilium, A. 3. 3; ... acerbitas, 
Cim. 2. 4; impferio acerbiore uti, 
Eum. 6. 2; esse sub imperio, Con. 

4. 4; i parère alieno imperio, Ep. 
10. 4 ; sub imperium redigere, 
Tim. 2. l. Summa imperii, Ar.2. 2, 
et quand on parle de plusieurs per- 
sonnes qui ont l'exercice de l'aii- 
torité, summae imperii, M. 3. 5, 
signifie comme,^ summum impe- 






VOCABULAIRE. 



lit 



rium, Them. 7. 2 ; Ph. 2. 4, auto- 
rité suprême. — bj terme mil. com- 
mandement en chef : ... accipere, 
Hàm. 3. 3; ... obtinere, M. 2. 3; 
... diutius retinere, Ep. 7. 5; ... 
abrogare, 7. 3; imperii secundum 
locum tenere, Eum. 4. i; aliqm 
cum imperio apud exercitum ha- 
bere, H. 7. 3; sub imperio alicujus 
esse, Eum. y, i; pari imperio esse, 
H. 5. 3; Dat. 3. 5;quo in imperio, 
M. 7. I; hujus imperii memoria, 
Ar. 2. 2; summum imperium ou 
summa imperii, Them. 4. 2; Dat. 

3. 5; Eum. 7. i; H. 3. I. Imperia 
désigne le plus souvent les dignités 
militaires, M. 8, 2 ; Eum. 2. 3, et 
parfois les magistratures civiles 
dans le sens de magistratus. — III, 
LE PAYS sur lequel s'étend une auto- 
rité, é(ai, empire : alicujus imperia 
capere, R. 3. i; fines imperii, Ham. 

2. 5. -— Pour l'explication du plur. 
imperia, D. 6. 4, cf. patrocinium. 

Impëro, I. tr. et n, — I. com- 
mander, ordonner, enjoindre:. . . ali- 
cui ut (gr. 414), H. 12. 4; avec la 
prop. inf. (gr. 486):...utres compa- 
rari, Eum. 8. 7; ... serpentes col- 
ligi, H. 10. 4. Ut et le subj. est la 
construction ordinaire; cependant 
la prop. inf. se retrouve à toutes 
les époques de la langue. Quand 
on l'emploie, le verbe est presque 
toujours à l'inf. prés. pass. Cf. 
C. B. G. 5. I. 3; 5. 7. 6; B. C. I. 
61. 4. — II. dans la langue offi- 
CI ELLE, ordonner de livrer, comînan- 
der (gr. 301.2):. ..alicui naves, Con. 

4. 2; ... pecuniaSjA. 7. 3. Cf. C.B. 
G. I. 7. 2. — III. dans la langue 
officielle et MlLlTAlRE,flz/^zr /<? com- 
mandement, commander, doviiner, 
gouverner : ... ceteris gentibus, 
Con. 3. 4; ... ducibus, Eum. 8. 2; 
... patriae, Timol. l. 4; ... invitis, 

3. 4; ... crudeliter, Paus. 3. 3; 
illo imperante, Dat. 5. 3, sous son 
commandement. — IV. régler, dé- 
terminer avec l'interr. ind. : ... 
quantum quisque daret, Ep. 3. 5. 



— Part. pass. imperatum, i, 
n.j chose ordonnée, ordre : ... fa- 
cere, Eum. 9. 2. 

Impertio, 4. tr. (in, partio de 
pars, gr. 194) — 1. pr. faire part 
de, co7}tmuniquer : .. alqd alicui.— 
II. FIG. alqm aliqua re, faire par' 
ticiper à; au pass., être fait parti- 
cipant, être formé, être instruit ; ... 
doctrinis, A. l. 2. 

Impëtro, I, tr. (in, patrare, 
gr. 194), obtenir ; Cim. l. 3; Eum. 
4. 3; ... indutias, Ag. 2. 3; ,./ 
auxilia, Ham. 2. 3. 

ImpëtuSj us, m. (in, petoV 
impétuosité, élan, d'où — I. choc^ 
attaque : eo impetu bellum delevit, 
Aie. 8. 6; primo impetu pellit,. 
Dat. 6. 7; impetum in aliqm fa- 
cere, 9. 4; Ep. 9. i; Ag. 3.1. — II. 
impétuosité, marche rapide, victo- 
rieuse : impetus retardare, Iph. 

2. 5; impetum refrenare, Eum, 9. 3. 
Im-pïger, gra.grura, actif, 

infatigable : Tim. l. l. Cf. labor 
riosus. 

Im—pius, a, um, impie, scé-. 
lérat : Timol. 1.5. 

Im-placabïlis, e (placare), 
qu'on ne peut apaiser, implacable r 
Dat. 9. I. 

Im-plïco, àYijâtuin ouui, 
ïtum, I. tr. — I. PR. enlacer, 
embarrasser. — II. fig. engager^ 
impliquer, mêler : tantis implica- 
tus rébus, Paus. 4. 6; utraque im 
plicatus tyrannide Dionysiorum , 
D. I. I, mêlé à, ayant joué unrôle 
dans; in morbum implicitus. Cim. 

3. 4; Ag. 8.6, étant tombé malade. 
Im-pôno, posui, posïtum, 

3. tr. — A. PR. mettre dans ou sur, 
d'où embarquer : ... aliquid in na- 
ves, D. 4. 2. — B. FIG. — !.■ im- 
pose?; forcer d'accepter : ... alicui 
vadimonium, Timol. 5. 2. Cf. va- 
dimonium. — II. en imposer à, du- 
per, tromper : ... alicui, Eum. 5« 7- 
On peut sous-entendre fraudem 
(Lup. Spr. § 25). — III. établir 



112 



VdGABULAÎRE. 



qqn dans certaines fonctions : ... 
custodem in hortis, Cim. 4. i. — 
Impono in avec l'abl. se retrouve 
dans C. N. D. i. 20. 54 — Sali. J. 
61. I., et Liv, 8. 23. 6 ; 31. 18. 
8; 36. 12. I., l'emploient dans le 
tnême sens que Nép . 

Im-pôlenSj ntis, adj. qui 
n'est pas maître de soi, effréné, im- 
modéré :... dominatio, L. 1.4, despo- 
tisme, tyrannie. 

Impraesentiarumj cf. prae- 
sentia. 

Im-prïtnis, ou in prirais 
— I. parmi les premiers, avant les 
attires : Paus. i. 2 ; 5. 3. — II. adv., 
surtout, avant tout : Aie. l. 2; 
Ep. 3, 2; très : A. 13. 6. 

ImprûdenSj ntis, adj., qtd 
-ne s"" attend pas à, qui ne se doute 
pas de, qui 7ie sait pas, surpris, 
pris à rimproviste : imprudentem 
opprimere, Dat. 4. 3; Eum. 8. 6; 
... adoriri, Eum, 9. 6; imparatos 
atque imprudentes ofFendere, Ag. 
2. 2; Tiribazo sciente (gr. 522) an 
imprudente, Cim. 5. 4, au su ou à 
l'insu de Tiribaze. 

Imprudenter, adv. (impru- 
dens, gr. 184), incotisidérément, im- 
prudemment: non imprudenter, H. 
2. 6, avec sagesse, sagement. 

Imprudentia, ae, f. (impru- 
dens, gr. 166), imprévoyance, im- 
prudence: Ep, 7. 4; avezigle con- 
Jiance: D. 8. 3. 

Im-pu^no, I. tr., attaquer: 
Thr. 2. 6; Ep. 10. 3. 

Impulsas, us, m. (im-pello, 
gr. 156), impulsion, itistigatioji, 
sollicitation. Ce mot n'est guère 
■employé qu'à l'abl. (gr. 40, 368) : 
Pel, I. 2. 

Impûne, adv. (in, poena), ivi- 
punément: Timol. 5. 3. 

Imus, a, um, cf. inferus. 

In, prép. (gr, 383) — A, avec 

L'aCC. , SERT A PRÉCISER — I. LE 

LIEU (quo ?) dans, vers, contre, sur : 
Them. 8. 4; au fig.: in amicitiam 



pervenire, Aie, 5, 3; in gratiaih 
redire, Dat, 8, 5 ; in caelum efferre, 
D, 7, 3; in opinionem venire, A. 
9, 6; avec un nom de peuple, 
chez: in Persas, Pel. 4. 3; Ag, 4. i. 

— II. LE BUT, la fin, la destina- 
tion, pour, en: dare in consilium, 
Tim. 3-. 2; ... in matrimoniuiii, 
Ham. 3. 2 ; sumptum facere in 
classem, M. 7. 6; mittere in colo- 
niam, Cim, 2, 2; in coUoquium 
venire, Dat, il. l; ... convenire, 
Ham. 6, 2. — III. l'objet d'un 
sentiment, - à l'égard, ettvers, pour, 
contre: in captos clementia. Aie, 
5,6; in patriam amor, Thr, l, i ; 
in aliqm indulgentia. A, 17, 2; ... 
voluntas, Dat. 5. 6; ... odium, 
Dat. 9. I ; H. 2. 3 ; infensa in eum 
militum voluntate, D. 7, 3;placatis 
in se civium animis, Iph. 3. 3; in 
aliqm uti acerbiore imperio, Eum, 
6. 2 ; in aliqm animadvertere, Cat. 
2. 3; ... invehi, Ep. 6. i; ... odio 
ferri, A. 10. 4; ... animo placari, 
Pel, 5. 2. — lY. LE TEMPS. ^ A, - 

jusqu'à. Dans ce sens Nép. emploie 
toujours ad, — B, potcr, à (gr. 357): 
in crastinum differo, Pel. 3, 2; in 
singulos menses. A, 13. 6; in diem, 
9. 5; in dies, 21. 4, cf. dies. — V. 
LA MANIÈRE, é7t de: patiens admi- 
randum in modum, Ep. 3, 2, — B, 

AVEC l'abl, SERT A DÉTERMINER 

— I. LE LIEU (ubi). — A. dans, à, 
sur, en: in civitate, Cim. 3. i, — 
B, en la possessioti de, pourvu- de, 
revêtu de, en, dans : in sestertio 
vicies, A. 14. 2; in qua potestate, 
Con. I. I ; in magistratu, Ch. 4. i ; 
in magnis imperiis, Eum. 2, 3, — 
c. au sujet de, en: in ea re gratias 
agere quod, Timol. 4. 3 ; in aliqua 
re reprehendi, Ep. 10. i ; spem in 
aliquo habere. Aie. 3. 5 ; omnium 
opinio in aliquo, Eum. 13. 2; 
odium multitudinis in aliquo, Ph. 

4. 4. — II. LE TEMPS, — A. (gr. 

355. b), <\w.QXiào} petîdani, ejt, da7ts, 
sous: in bello, Cim, 4, i ; Dat, i. 
2; inproelio, 'Thr. 2. 7; Ch. i. ij 



yOÇABULAIRE. 



113 



Tel. 5. 4; in pugna, Pel. 4. 2; in 
isecunda fortuna, Con. 5. i ; in hac 
-conclusione, Eum. 5. 7 ; in pueri- 
tia, A. I. 3; in consulatu, Cat. 2. 
2 ; in eo magistratu, H, 7. 5 ; horum 
in imperio, Aie. 5» 5- Nép. emploie 
aussi l'abl. sans in : bello Corcyraeo, 
Them. 2. i; ... Persico, 2. 4; ... 
Peloponnesio, Con. i. ijeoproelio, 
PauSï 1.2. — B. dans le sens de 
intra, en T espace de, en (gr. 363) : 
in tam multis annis, R. 2. 3. — 
III. l'espèce, parmi: nerao in 
•eisdem gentibus, Pr. 5 ; militum in 
numéro fuit, Dat. i. i. In avec 
l'abl. remplace parfois un ace. dé- 
terminatif (gr. 286. R. 2. ) après : 
habere, Thr. 4. 2; Ch. i. i, po- 
nere, Ep. i. 2, regarder comme, 
ranger parmi. Cf. pono. — Népos 
•OMET parfois in. — A. avec les 
noms de lieu accompagnés de to tus 
(gr. 338.1): Pr. 5; Iph. 2. 3; Ham. 
-2. 5. — B, avec regio: M. 5. 3. — 
•C. avec locus (gr. 338.2) :Pel. 3. i. 
Inânis, e, vide: Aie. 8. 6. 
Incallïdus, a, um, impru- 
dent, inhabile: Paus. 3. i. 

Incendium, i, n. (ineendo, 

-:gr, i6ï), incendie, feu: ... efFugere, 

Aie. 10. 5 ; incendio urbem delere, 

Them. 4. i; Iph. 2. 5; ... aliqm 

•conficere. Aie. J.O. 4. 

Ineendo, ndi, nsum,'3. tr. 
— I. PR. allumer, mettre le feu à, 
.incendier: ... opéra M. 7. 4; ... 
-munitioneSjEum. S- 7;--- sarmenta, 
H. 5. 2. Au PASS. souvent prendre 
feu: luous ineensus est, M. 7. 3. — 
II. FIG. en^ammer, exciter violem- 
ment: ... aliqm cupiditate bellandi, 
H. 2. I ; incendi dolore, L. 3. i ; ... 
ira, Pel. 5. 4. Ineensus, sans 
;autre détermination, excité, irrité: 
Eum. 10. 4. 

. Inceptum^ i, n. (incipio), en- 
-.irepj'ise, p7-ojet : yL. i. 3. Cf. patro- 
•cinium. 

Incïdo, cïdi, càsum, n. (in, 

-cado, gr. 194) — I. tomber dans: 

... in invidiam, Cim. 3. l; ...in- 



morbum, D. 2. 3, tomber malade. 
— II. pari, du temps, des événe- 
ments, etc. arriver, survenir, se 
présenter: incidit civile bellum, A. 
7. I ; ... periculum, A. 10. 4;aetas 
ejus incidit in ea tempora, Eum. i. 
2, il vécut en ces temps. — Ce , 
verbe se construit presque toujours 
avec in. On trouve le dat. deux fois 
dans Cic. et une fois dans Ces.; 
depuis Lucrèce on le rencontre 
assez souvent dans la poésie et 
depuis Liv. dans la prose. Dr., H. 
S. I p. 415, ne cite pas un seul pas- 
sage où l'on trouve l'ace, sans in. 
Aussi croyons-nous que Freund et 
Forcellini - Vit se trompent en 
faisant de periculum, A. 10. 4, un 
ace. régime et en traduisant: s'en- ~ 
gager dans un péril, tomber dans un 
danger. 

IncïdOj cïdi, cïsutn, 3. tr. 
(in, caedo, gr. 194), tailler dans, 
graver: Aie. 4. 5. 

Incïpio, cëpi, ceptum, 3. tr. 
(in, capio, gr. 194), commencer, 
entrep7'end7-e, avec l'inf. (gr. 481) : 
Pel. I. i; Cat. 2. 3. — Népos, 
comme César et Cicéron, emploie 
d'ordin. coepi. 

In-cïto, I. tr. — I. PR. mou- 
voir fortement, pousser. — II. FiG. 
pousser, exciter, animer : K. l. 3. 

Inclïno, I. tr. — I. pr. faire 
pencher, incliner. — II. FIG. pari, 
de soldats, in clinare ou dans le sens 
moyen inclinari, s'ébranler, plier, 
lâcher pied : Pel 5.4. — Ce verbe 
se construit avec ad ou in; le dat. 
se trouve dans Hor. Sat. l. 3. 70. 

In-cognïtus, a, um, incon- 
nu : me incognitum tentasti, Ep. 
4. 3, sans me connaître. 

In-cÔla, ae, m. et f. (in-colo, 
^- 155)5 habitant : M. i. 4; H. 
3- 3- 

In-côlo, colui, cultum, 3. 
tr., habiter : M. 3. 4 ; Eum. 8. 5 ; 
... Lemnum, M. 2. 5; ... Sc}T:um, 
Cim. 2. 5. 



I.I4 



VOCABULAIRE. 



. In-colûmis, e, sain et sauf, 
satts pe7'te : Ep, 7. 2; Eum. 5. 7. 

Incolumïtas, âtis, f. (inco- 
lumis, gr. 166), conservation, salut, 
sûreté : A. 10. 6. 

In-coinmôdum,i,n. (incom- 
modus), inconvénient, donwiage, 
désagrément : A. 12. 2. 

In-comraÔdus, a, um, j^eu 
cotivenable, peu à propos : non in- 
commodum videtur, R. 3. 5, il 
semble fort à propos. 

In-considerâtus, a, um, 
(considero) — I. pass,, à quoi l'on 
n'a pas réfléchi, irréfléchi. — II. 
ACT., qui ne réfléchit pas, inconsi- 
déré, irréfléchi : Con. 5. l. 
- In-credibïlis, e, incroyable, 
extrcu>rdi}7aire : ... dictu (gr. 268), 
H. 6. 3 ; ... félicitas, Timol. 2. 2 ; 
... virtus, R. I. 4. 

Incuria, ae, f. (in, cura), négli- 
gence, incurie : A. 20. 3. 

In-curro, curri, cursum, 
3. n., cour t-ir sur, à^ dix fondre sur, 
assailli?', attaqtier : Ch. l. 2. — Les 
classiques disent incurrere in aliqm; 
depuis Hor. et Virg. on trouve 
aussi le dat. 

Inde, adv. — I, de lieu, de là: 
Dat. 4. 4; H. 4. i;4. 2; Cat. l. 
2. — II. de TEMPS, ensuite, après 
cela, là-dessus : M. 4. 2 ; Them. 8. 
7; Ph. 4. 2. 

Index, dïcis, va..{mà.\co),dé}wn- 
ciateur : Paus. 4. 4. 

Indicium, i, n. (index) — I. 
dénonciation, indication, révélation, 
rapport : Paus. 4. 3. — II. signe, 
marque, preuve, suivi d'une interr. 
indir. (gr. 411) :... quafuerit absti- 
nentia, Ar. 3. 2. Indicio esse, 
prouver , montrer , démont7er , 
avec un second dat. (gr. 307) : ei 
irei sunt indicio volumina, A. 16. 3; 
avec la prop. inf : eum non odio 
tyrannidis dissensisse indicio fuit 
quod, Timol. 2, 3, ce qui prouve 
que ... c'est que; avecl'interr. ind. 



quam vere deeo foret judicatuin 
oratio indicio fuit, L, 3. 5. 

Indïco, I. tr. — I. indiquer, 
mettre au jour, prouver, faire voir • 
... aequitatem animi, Thr. 4 2; ... 
dolorem lacrimis, A. 4. 5. — II. 
dénoncer, trahir : ... aliqm, Paus. 

4. 3- 

In-dïco,dixi, dictum,3.tr., 
annoncer, notifler, déclarer : ... bel- 
lum alicui, Cim. 3. 2 ; Aie. 3. l ; 
Con. 2. 4; Thr. l. 5; Dat. 2.5; 
Ag. 4. I. 

Indïdem, adv. (inde, idem), 
du même lieu, également de : ... 
Thebis, Ép. 5. 2. " 

Indïgeo, Vii j 2. n.,majiquer de, 
avoir besoin de, avec l'àbl. (gr. 319): 
... pecunia, Ag. 7. 2; ... rébus, A. 
9. 3; ... me licina, 21. i; avec le 
gén. (gr. 320. 6):... opis ejus, Cim. 
4. 2; ... armorum, Thr. 2. 6; ... 
opum alienarum, R. 3. 4; H. i. 3. 
Avec indigeo. Ces. et Liv. n'em- 
ploient que l'abl. ; Cicéron emploie 
d'ordinaire le génitif. 

Indigne, adv. (indignus, gr. 
184), avec indignation, avec peine .' 
Eum. I. 3. 

" Indignor, i.n., regarder comme 
indigne, s'ituiigner, être indigné de ; 
avec l'ace. (gr.282.b.):...id factum, 
D. 4, 2.Koch pense qu'il faut sous- 
entendre esse (gr. 486. b.). 

Indignus, a, um — I. act. 
qui ne mérite pas, indigne : ... fide, 
Dat. 5. 5. — II. PASS. qui n^estpas 
mérité, indigne : indigna perpeti, 
Ph. 4. 3. 

In-dilïgens, ntis, zâ!].,négli- 
gcnt, peu soigneux : non indiligens, 
A. 4. 3, soigneux. 

Indôles, is, f. — I. en géné- 
ral, nature, naturel, caractère 
d'une chose. — II. partic. dis- 
positions luiturelles, caractère de 
l'homme, talents^ peiichant : ... 
virtutis, Eum. I. 5- 

Indutiae, àrum, f., trêve, 
suspension d'armes: ... ab aliquo 



VOCABULAIR1E.- 



ï:t5 



Ag. 2. 3; ... 

... indutiarum 



petere, impetrare, 
conservare, 2. 4 ; 
praeteriit dies, 3. i. 

In-dùco, dûxi, ductum, 
3. tr. — A. PR. conduire dans. — B. 
FIG. -— I. attirer:... in insidias, H". 
5. 3 ; induire : ... in errorem, H. 9. 
3. . — II. déterminer à, exciter à : 
âd bellum H, 8. i. — III. intro- 
duire coraxaç. interlocuteur dans un 

- dialogue : . . . aliqm cpmmemoran- 
tem, Aie. 2. 2. — Ce verbe se con- 
struit ordinairement avec i n, parfois 
avec super. Ledat. est fort rare 
chez les prosateurs classiques ; on 
le trouve chez I.es poètes et chez les 
auteurs de l'âge d'argent. Dans le 
sens de déterminer, ce verbe se 
construit d'ordinaire avec ad; on 
trouve aussi in. 

Indulgentia,ae,f.(indulgens, 
gr. 166), bienveillance, indtclge?îce : 
A. 17. 2. 

. 'Indulgeo, Isi, Itum, 3. n. — 
I. en BONNE part, être bietiveillajtt, 
avoir de l^ indulgence pour: K. 2. 5 ; 
... alicui, D. 2. i. — II. en mau- 
vaise part, satisfaire les goûts, les 
caprices, se prêter à: ... turpissimis 
cupiditatibus, D. 4. 3 ; ... nihil ali- 

~cui, A. 9. 3; ... sibi liberalius, Ch. 



T '^ 

s''ap- 



3. 2 ; sic sibi induisit ut, L. 
il se permit tant que. — III. 
pliquer à, se livrer à: ...dolori, R. 
I. 4. 

Industria, ae, f., grande ac- 
tivité, zèle, soin : ... non mediocris, 
A. 13. 4;...singularis, Cat. 3. i;... 
summa, Them. i. 3 ; labor atque in- 
dustria, A. 12. 3 ; fides et industria, . 
Eum. I. 5 ; 2. 3 ; magna industria 
bellum apparare, Ag. 3. 2. 

In-eo, ii ou ïvi, ïtum, ïre, 



4. tr. et n. 
entrer. — B, 



— A. PR. aller dajts, 
FIG. — I. coftimencer, 
débuter: iniens adulescentia, Them. 
l. I; Aie. 2. 2, première jeunesse. 
: — II. comviencer, entreprendre, 
ÇLviser à, prendre: ... consilium, mé- 
diter, songer à, ourdir une trame, 



prendre la résolution : A. 22. 3 ; 
avec l'inf. (gr- 481): ... -tollere re- 
ges, L. 3. 1 ; inire gratiam, Aie. 9. 5, 
gagner les bonnes grâces, s'insinuer 
dans l'amitié; ... rationem, H. 10. 
3, prendre des mesures, former un 
plan. — Inire se construit réguliè- 
rement avec l'ace, régime direct; 
on trouve dans Liv. inire urbem et^ 
inurbem. 

Inermis, e (in, arma, gr. 194), 
sans armes, non armé : D. 9. 3 ; H. 

3- 4- 

Inertia, ae, f. (iners, in, ars) 
— I. PR. incapacité. — II, fig. 
inaction, indolence, mollesse: A. 

15. 3. 

In-exercitatus , a, um, 
non exercé, peti exercé : Eum. 3. 3. 

Infamia, ae, f. (infamis, gr. 
166), mauvaise réptitation, déshon- 
neur : Aie. 3.6. 

Infârals, e (in, fama) — I. 
ACTIF, déshonorant :'Çt. 1.5. — II. 
PASSIF mal famé, décrié, perdu 
d'' honneur: ... filius, Ep. 10. i. 

Infâmo, I. tr. (infamfs, gr. 
179), diffamer, décrier : Aie. li. l. 

Infectus, a, um (in, factus, 
gr. 194), non terminé, inachevé: 
infectis rébus diseedere, M. 7. 5, 
sans résultat. 

In-fëro, intùli, illâtum, 
inferre, 3. tr. — I. .porter dans, 
apporter,Qt au FIG. catiserà, attirer 
sur: ... mala in domum alicujus, 
Them. 9. 2. — II. porter en terre, 
ensevelir, enterrer:. . .corpus eodem, 
Paus. 5. 5. — III. terme mil. 
porter contre: ... signa in hostes, 
C. B. G. 2. 26, ou signa, Dat. 6. 5, 
porter, faire avancer les étendards 
contre l'ennemi, l'attaquer; ... bel- 
lum in Italiam, Ham. 4. 2, trans- 
porter la guerre en Italie ; ... bel- 
lum Scythis, M. 3. l; ... régi, Iph. 
2. 4 ; . . . adversariorum factioni, 
Pel. 2. 4; ... Europae, Them. 2. 4;.., 
Graeciae, R. i. 3, faire la guerre à 
etc. ; . . . arma Italiae, H. 2. i, porter 



,-,-". 



ii6 



VOCABULAIRE. 



les armes contre l'Italie, lui faire la 
guerre. Cette dernière expression 
se retrouve dans Liv. ; on dit plus 
communément bellum inferre ali- 
cui. Dans Cic. on rencontre aussi 
bellum inferre in ou contra avec 
l'ace. — Dans le sens primitif de 
porter dans ou vers, inferre se con- 
struit d'ordinaire avec in etquelque- 
fois avec ad ou le dat. 

Infërus, a, um, qtn est au- 
dessous, inférieur. — Comparatif 
inferior, qui le cède à, inférieur 
dans tous les sens du mot : ... co- 
piis, Dat. 8.4, plus faible en troupes. 
— Superlatif infïmus et con- 
tracté imus, le plus bas, le der- 
nier, pari. — A. du LIEU : ad infi- 
mos montes (gr.2i9.2.),Eum. 9. 3,au 
pied, au bas des montagnes ; imum 
intestinum, A. 21. 3, partie de l'in- 
testin désignée sous le nom de rec- 
tum. — B. du RANG, de la condition, 
de la phis basse classe, et SUBST. 
gens de la plus basse classe : commu- 
nis infimis, A. 3. i. 

Infestus, a, um, hostile, con- 
traire, en/te?ni : alicui infestissimus, 
Eum. 10. 3 ; animo infesto Rpma- 
nis, Ham. 3. l. 

Infïmus, cf. inferus. 

In-flnîtus, a, um (în,finire), 
infini, sans bornes, sans fin : ... bel- 
lum, Dat. 10. 3; sans nombre: ... 
occupationes, A. 20. 2. 

In-flrmus, a, xlxxx, faible, im- 
puissant: Them. 6. 4 ; Eum. 3. l. 

Infltias (in,fateor,gr.i94),acc. 
de infltiae, ârum, qui n'est 
usité d'ordinaire que dans l'express. : 
infitias ire, Ep. 10. 4, nier, ac- 
compagnée d'une négation. Cette 
expression se rencontre dans Plaute, 
Térence, Tite-Live 6. 40. 4; 9. 
9. 4 ; 10. 10. 8 ; et Tac. Ann. 
15.2. Cicéron emploie infitiari qu'on 
trouve aussi H. l. l. — Dr. H. S. I. 
p. 395 explique l'ace, par une ex- 
tension de la règle des noms de 
villes aux autres subst. 



Infitior, i. tr. (in, fateor, gr. 
194), nier, né pas convenir de avec 
la prop. inf. : H. l. i. Cf. infitias. 

In-fôdio, fôdi, fossumi, 3.. 
tr., enfouir, ^«^^r;-(?r;...telum,Dat. 
II. 3; ensevelir: ... aliqm, Paus. 

5-5. 

Ingenium, i, n. (in, gignerey 
— A. qualité -naturelle, nature d'une 
CHOSE. — B. pari, des hommes — 
I. caractère, naturel: ... docile, D.. 
1.2. — II. dispositions naturelles, 
esprit, talent: opinio ingenii. Aie- 
7. 3; superari ingenio, D. 4. 
I ; ingenii docilitas, A. l. 3 ; inge- 
nii facultates, Ep. i. 4, talent. Par 
opposition aux forces physiques, 
esprit, intelligence : ingenii ce- 
leritas, Eum. l. 3 ; ... acumen, 
Aie. II. 3 ; plus virium quam in- 
genii, Ep. 5. 2. 

Ingratiis ou contracté in— 
gratis (in, gratia), à regret, et 
contre-cœur, malgré soi : Them. 

4. 4. 

Ingrâtus, a, um, ingrat: 
Eum. 6. S; ... civis, Cim. 3. 2 ; 
... homo, Timol. i. 6 ; 5. 2. 

Inimicitiae, ârum, f. (ini- 
micus, gr. 166), initnitié, haine, 
ressenti77tetit : ... suscipere, Pel. i. 
3; Cat. 2. 4; ... gerere, A. 11. 5. 

Inimïcus, a, um, (in, anii- 
cus, gr. 194), ennemi, hostile, mal 
disposé pour, opposé: K. 10.4: ... 
mens, Eum. 4. 2 ; inimicissimus 
nomini Romano, H. 7. 3 ; inimicum 
alicui se ostendere. Aie. 6. 4; ... se 
simulare, D. 8. 2. — II. défavo- 
rable, funeste, pernicietix : consilia 
patriae, sibi inimica, Paus. 3. 3. — 
SuBST. inimicus, i, m., ennemi: 
Dat. 9. 2 ; inimici ejus, Aie. 4. 2 ; 
D. 8. 2. Superl. inimicissimus, 
ennemi le plus acharné: Dat. 5. 4 ; 
... suus, H. 12. 2; ... doraus ac fa- 
miliae, Eum. 6. 3. Ce superl. semble 
ne se retrouver comme subst. 
que dans C. Mil. 9. 25; Prov, Cons. 

5. II, et dans Quintilien. 



.■ 7; 



VOCABULAIRE. 



117 



Initium, i, n; (ineo, gr. 161), 
comntencement, déiui: Thr. 2. l ; 
... tenue, Pel. 2. 3 ; initio (gr. 355. 
b.), Aie. 5. 3; Thr. i. 5;Timol. 3. 
I; H. II. 5; A. 21. 2, d'abord, au 
commencement, dans le principe ; 
duro initio usus est adulescentiae, 
Cim. I. I, sa première jeunesse fut 
pénible. 

InjïciOj jëci, jectum, 3. tr. 
(in, jacio, gr. 194) — I. PR. Jeier 
dans ou sur, mettre sur, étendr-e 
sur: ... pellem, Ag. 8. 2. — II. 
FIG. susciter, inspirer, causer, exci- 
ter: ... timorem multitudini, Aie. 
3. 3; ... omnibus, D. 7. t; ... ter- 
rorem exercitui, H. 5. 2; ... suspi- 
cionem hostibus, Eum. 9- 4 ; ... ad- 
mirationem cuivis, Iph. 3. i. — 
Datis le sens de jeter dans, etc. , ce 
verbe se construit d'ordinaire avec 
in et l'ace. ; quelquefois avec le dat. ; 
dans le sens de suisciter etc., il n'ad- 
met guère que le dat. 

Injuria, ae, f. (in, jus), action 
injuste, outrage, affront, injure, in- 
justice. Ce mot s'emploie souvent 
au pluriel et désigne — I. sens 
PASSIF, l'outrage etc. reçu : ... acci- 
pere, A. li. 5; injurias patriae ul- 
cisci, Con. 5. i. — II. sens Actif, 
l'outrage etc. fait : populi, amico- 
rum, civium ferre injurias, Ep. 3. 
257. I. 

Injuste, adv. (injustus, gr. 184), 
injustetnejit : Them. 7. 6. 

In-nïtor, nïsus ou nïxus 
Sunij 3.n., s'appuyer sur, se soute- 
nir sur: ... in cubitum, A. 21. 5. Ce 
verbe se construit aussi avec le dat. 
ou avecl'abl. sans prép.: ... sentis, 
C. B. G. 2. 27; ... hasta, Liv. 

In-nÔçens, ntis, adj. — I. 
PR. inoffensif — II. FIG. innocent, 
noti coupable : Ep. 6. 3. 

Innocentia, ae, f. (innocens, 
gr. 166) — I. innocence ^& moeurs. 
— II. PARTICUL. intégrité, probité, 
désintéressement : Ar. l. 2; 2. 2. 



In-noxius, a, Viva^innocent : 
M. 8. 4. 

Inopia, ae, f. (inops) -^ I. 
absence de ressources, dénûmeni, 
besoin, pattvreté, misère: inopiath 
sublevare, A. 2. 4 ; inopia interire, 
M. 3. 4. — II. manque, défaut, di- 
sette: ... aquae, Eum. 8. 5. 

In-opïnans, ntis, adj. (in, 
opinor), pris au dépourvu, à Vim~ 
proviste, qui ne s'attend pas: D. 

3- 4- 

In-opinatuSj a, um (in, 

opinor), iftattendu, imprévu, inopi- 
né, subit: Ph. 4. 3; ... res, D. 6. l. 

Inops, ôpis, adj. (in, ops), 
privé de ressotirces, dépourvu de tout, 
pauvre : inops atque privatus, Ag. 
7. 4. 

Inquam, is, it, verbe défect. 
(gr. I26),je dis,dis-je.Ce verbe s'em- 
ploie d'ordinaire après un mot ou un 
membre de phrase : Aie. 8. 5 ; Thr, 

4. 2 ; Con. 3. 3; Iph. 3. 4 ; Ep. 5. 

5. On le trouve avec le dat. de la 
pers. à laquelle on adresse la parole: 
Ep. 4. 2; Ph. 4. 3. Si l'on exprime 
le sujet, il se trouve d'ordinaire 
après le verbe: inquit Pomponius, 
Att. 4. 2. Dans H. 2. 3, inquam est 
introduit dans le dise, direct, quoi- 
que adjunxit annonce déjà ce dis- 
cours. 

In-sciens, ntis, adj. (in, scio), 
qîii ne sait pas : insciente aliquo, 
Eum. 12. 4 ; H. 9. 4, à l'insu de 
qqn. 

Inscitia, ae, f. (inscitus, gr. 
l66), inexpérience, itihabileté,inca- 
pacité : Ep. 7. 4. 

Inscius, a, um (in, scio), 
ignorant, qzii ne sait pas: omnibus 
insciis, Dat. 3. i, à l'insu de tous.— 
SUBST. inscii, D. 10. i, ceux qui ne 
sont pas dans le complot; le contraire 
de: conseil facinoris, D. 9. i. 

In-scrïbo, scripsi, scri- 
ptum, 3. tr, — I. écrire sur, 
htscrire: ... epigramma, Paus. I. 
4; ... in sepulcro, Ep. 8. 2." — II. 



Ii8 



yÔCA3ULAIRE. 



mettre une inscription, intituler. — 
Dans le sens d'écrire sur, ce verbe 
se construit d'ordinaire avec le dat. 
ou avec in et l'abl.; dans le sens 
d'intituler, il admet le double ace. 
{gr. 286. a). 
. In-sëquor, secûtus, 3. tr. — 

1. suiv7'e les pas de qqn. .t- II. 
suivre en ennemi, poztrsttiwe, 
persêctiter : A. 9. 2. — Ce verbe 
n'admet guère que l'ace, delà per- 
sonne ou de la chose qu'on suit ou 
qu'on poursuit. 

In-servio, 4- n. — A., pr. ser- 
vir comme sujet. — B. FIG. — I. 
chercher à plaire, se conformer à, se 
pliera. — ; II. s'appliqtier à, s'oc- 
cuper de: ... studiis, Aie. II. 3. — 
Avec inservire on emploie le dat., 
jamais une prépos. — Inservire 
âliqm se rencontre dans Plaute. 

Insidiae, ârum, f. (insidia) 
■;— I. PR. terme mil. emdtescade, 
pari. — A. des soldats mis en 
embuscade : Dat. 9. '3 ; insidiis eir- 
çumyenire, H. 4. 3. — B. du lieu 
où ils sont en embuscade : in insi- 
dias indueere, H. 5. 3. — II. FiG. 
emôâches, piège, ruse, trahison, 
attaque imprévue, attent2t:ïi. 12. 2. 
... vereri, Dat. 2. 3; aliqm insidiis 
interfieere, 9. i ; insidiarum suspi- 
cio, 10. 3; insidias alicui facere, 
Paûs. 5. I ; D. 8. 4, dresser des 
embûches à qqn. 

: ' Insidiàtor, ôris, m. (insidior, 
gr. 155) — I. PR. celui çui se tient 
en e}7ibiiscade : Dat. 9. 4; 9. 5- — 
II. FIG. celui qui guette, qui 
cherche à surprendre, rival: R. 

2. 2. 

. Insidior, i. n. (insidiae, gr. 
179) — I. PR. gtietler qqn dans une 
embuscade, de là en général tejidre 
des pièges, dresser des etnbûches : ... 
alicui, Dat. 9. 2 ; H. 6. 4. — II. 
FIG. guetter, épier, chercher à sur- 
prendre: ... Piraeo, Ph. 2. 4. 
• . Insignïter, adv. (insignis, gr. 



184), d'une manière remarquable, 
distinguée: insignius,' Ag. 3. 2. , 
Iiir?sôlens, ntis, adj. (soleo) 

— I. qui est contre Vhabitude. — 
II. qui n'a pas F habitude, inaccozi- 
tumé à. — III. parL des mœurs, , 
désordonné, arrogant, fier: Timol. 
4. 2. 

Insolentia, ae, f. (insolens, 
gr. 166) : — I. défaut cPhabittide, 
inexpérience. — II. pari, du carac- 
tère, arrogance, fiei-té, orgueil: ... 
objicere alicui, Ép. 5. 5; insolentia - 
gloriae, Ag. 5. i, l'orgueil qui ac- 
compagne la gloire. 

Instituo, ui, ûtum, 3. tr. 
(in, statuo, gr. 194) — X^ fixer, 
établir, construire: ... pulvinar, 
Tim. 2. 2; ... oflScinas, Ag. 3. 2. — 
II. commencer, se décider à, enti-e- 
prendre, se mettre à, avec l'inf. (gr. 
481): ... quaerere, Aie. 5. I; ... 
sacrificare, Ham. 2. 4; ... historias ; 
scribere, Cat. 3. 3; ... tueri, A.,ii^ 
2 ; s. -ent. parère, H. 8. 3 ; régler: 
instituerat s. -ent. vivere, A. 14. 2.. 

— Dans Aie. 5. l ; Ham. 2. 4, 
Cat. 3. 3, H. 8. 3, Cobet remplace 
instituo par insisto. 

Institûtum, i, n. (instituo), 
ce qui est établi — I. institution, 
lois, mœurs, habitudes :., .majorum, 
Pr. 3; ... patriae, Ag. 4. 3; eodejn 
instituto uti, Pr. 4, vivre d'après 
les mêmes usages. — II. principe ^ 
plan: ... vitae, A. 7. 3. 

Insto, stïti, I. n. — I. pr. se 
trouver sur, près de, de \^ presser 
vivetnent, serrer de près, pozirsuivre: 
... hostibus, Ep. 9. I; Eum. 4. 2. 
Hostes est le texte donné par les 
meilleurs manuscrits. Il est conservé 
par Siebelis, Nipperdey, Roersch 
etc. Instare avec l'ace, se retrouve 
dans Plaut. Cure. 3. 6; Poen. 4. 2.' 
96 ; instare avec le dat. se trouve à 
toutes les époques. — II. fig. 
pari, du temps, des circonstances, 
être suspendu sur la tête, approcher, 
meimcer: instans pericuïum, Paus. 



vocabulaire; 



,119 



3^'5; instat tèmpus proftciscendi, 
Ajic. 4. I. D'où le part. prés, em- 
ployé comme subst. . instantia, 
ium, n., les choses qui sotit proches, 
le présent: de instàntibus judicare, 
Them. i. 4. 

In-struo, strûxi, structura, 
-3. tr., rapprocher régulièrement 
plusieurs choses — X, élever, con- 
struire, bâtir: .. . muros, Them. 6. 4. 
— II . disposer, ranger — A. terme 
mil., ^'anger en bataille: ... aciem, 
M. 5. 3; Ep. 9. i; Eum. 8. i. — 
B. pourvoir du nécessaire, ifieubler: 
... domum, Ag. 7. 4. 

Tn-suëtuSj a, um (in, sues- 
co), qui n^ est pas habitué à: ... 
maie audiendi (gr. 255), D. 7. 3. 

Insùla, aejf., //<?•• M. i, 4; 
Cim. 2. 5. Dans D. 5. 5, Nép. tra- 
duit par insula le mot grec Nâtros, 
dorienpour Nfjcros, c. -à-d. la vieille 
ville de Syracuse bâtie sur l'île 
Ortygia. Cf. Syracusae. 

In-sum, infui, inesse, être 
dans ou sur, se trouver dans (gr. 
312. 4.): Ep. 5. 2. — Cic. dit pres- 
que toujours, inesse in ; au contraire 
Sali., Nép., Liv. construisent ce 
verbe avec le datif. 

In-tëger, gra, grum (in,tan- 
gere) — I. VR. non totiché, non en- 
dojjvnagé, d'où intact, frais, bien 
.reposé : ... exercitus, Eum. 9. 6. — 
II. FI G. non altéré, pur, intègre, 
incorruptible : ... homo. 

Integrïtas, àtis, f. (integer, 
gr. 166) — I. PR. au physique, 
conservation. — II, FIG. au moral, 
intégrité, probité, désintéressefnent : 
Ph. I. I. 

Intellëgo, lexi, lectum, 
3. tr. (inter, légère, choisir), distin- 
guer, d'où — I. discerner: ... uter 
plus diligeret, A. 5. 4 ; difficile est 
intellectuutrum ...an, 15. i. — II. 
cofnprendre, concevoir, avec l'in- 
TERR. iND. comme régime :Them. 
2. 7 ; facile est intellectu quam in- 
visa sit, D. 9. 5; comme sujet: 



H. 5. 4; II. 5; aveclaçROP. inf. 
comme régime : Them. 6. 3; Paus, 
5. I .; Aie. 4. 2; Dat. 7. i ; Eum. 
3. 4 ; comme sujet : A. il. 3; in- 
tellegi potest, M. 6. i ; D. 
5. 3 ; EpT 2. 2 • 10. 4 ; au 
pass. personnel avec l'inf. seul 
(gr. 488) : ut facile intellegi possent 
inimica mente contendisse, Eum. 4. 
2. Intellëgo s'emploie rarement au 
passif personnel. On ne le trouve 
ainsi employé ni dans Ces. ni dans ' 
Sali, mais bien dans C. N. D. i. 
38. 106 : ex hoc dii beati esse in- 
telleguntur. Voici ce que dit à ce 
sujet Madvig § 400, c. « La forme 
personnelle s'emploie quelquefois 
au lieu de la forme imperson- 
nelle avec le passif de verbes, 
qui ne signifient pas précisément 
dire, penser, mais qui expriment 
une sorte de déclaration ou de con- 
naissance plus particulière et plus 
spéciale, comme scribor, demon- 
stror, audior, intellegor et autres 
semblables. Toutefois le tour imper- 
sonnel est plus commun.» — Diibner, 
Monginot, etc., ont posset, mais 
Halm., Cobet, etc. ont maintenu 
le possent des meilleurs manus- 
crits. 

In-terapërans, ntis, adj.(in, 
temperare), intefnpérant, dissolu: 
Aie. I. 4. 

In-temperanter, adv. (in- 
temperans, gr. 184), sa7is modéra- 
tion, i?nmodéré7?ient : A. 13. 4, 

In-temperantia, ae, f. (in- 
temperans, gr. 166), défaut de mo- 
dération, de retenue, d'où pari, de- 
la conduite — I. des supérieurs, 
prétention illégale, arrogance : -Ar. 
2. 3. --- II. des INFÉRIEURS, in- 
siibordinatio7i, indiscipline, licence: 
Eum. 8, 2. 

Inter, prép. suivie de l'ace, 
(gr. 381), sert à déterminer — A. le 
LIEU, parmi, entre, pari. — I. de 
CHOSES : inter Euboeam continen- 
temque terram, Them. 3. 2 ; portus 



CORNELII 



PARTIE DU MAITRE. l6 



I20 



VOCABULAIRE. 



jacens inter Cyrenas et Aégyptum, 
Ag. 8. 6; pars Asiae quae inter Tau- 
rum montem jacet atqueHellespon- 
tum,Eum.3.2. — II.dePERSONNES: 
inter corporis custodes, Dat. 9. 3 ; 
inter ieos vivens, Eum. 1.2. — B. le 
TEMPS, durant, pendant : inter ce- 
nam. — C. fig. parmi: constat inter , 
omnes. Aie. l. l ; erat inter eos 
dignitate regia, M. 2. 3 ; auctorita- 
tem sibi constituere inter barbares, 
Con. 5. 2 ; nobilis inter aequales 
ferebatur, A. i. 3 ; et avec une idée 
de réciprocité, entre, parmi: pacem 
inter duas civitates conciliare, Cim. 
3. 3 : inter eos fuit contentio, M. 4. 
4 ; quae convenerant inter regem 
Pausaniamque, Paus. 4. 2 ; facere 
pacem inter Thrasybulum et eos, 
Thr. 3. I. D'où, pour marquer plus 
explicitement la réciprocité, l'ex- 
presssion inter se, entre eux, 
muttcellement, Vun Patitre: inter 
seobtrectare,Ar. i. i;.. dividere, 
Thr.l. 5; ... timere,D. 4. i; ... com- 
plecti, Eum. 4. 2. Inter s'emploie 
avec des verbes composés de cette 
préposition: intercedere, A. 17. 2; 
20. 5. 

Inter-cëdo, cessi, cessum, 

3. n., venir entre, d'où ^ — I. s' écou- 
ler entre, se passer : nuUus dies in- 
tercessit, A. 20. 2. — II. intervetiir, 
se jeter à la ti-aver se, faire obstacle: 
D. I. 3. — III. exister e7ttre, sub- 
sister, avoir lieu: A. 5. 4; 17. 2 ; 
20. 5. Cf. inter et intersum. 

Interdiu, adv. (inter, dies), 
pendant le jour : Pel. 2. 5. 

Interdum, adv,, quelquefois, 
parfois: Ep. 3. 2; modo... modo... 
interdum, A. 20. 2. 

Inter-ea, adv. (inter et l'abl. 
de is), pendant ce temps-là, dans cet 
intervalle: Thr. 7. 2. 

Interemptus, cf. interimo. 

Inter-eo, ii, ïtum, ïre, 

4. n., PR. aller parmi d'autres cho- 
ses et y disparaître. De là — I. se 
perdj'e, être perdu, dissipé: pecunia 



publica interibat, Them. , 2. 2. — 

11. périr, mourir: Them. 3. i f 
Dat. 2. 3 ; R. 2. 2 ; 3. 3; Ham. 4. 
3; H. 13." i; ... famé, ferro, Ham, 

2. 4; ... ferro vel inopia, M. 3. 4 
Intérfector, ôris, m. (inter- 

ficio, gr. 155)5 meurtrier, assassin: 
A. 8.3. 

Intetfïcio, fëci, fectum, 

3. tr. (inter, facio, gr. i<)^),détrîHré, 
anéantir, VASiTlc. faire périr: Eum. - 

12. 2; H. 10. 3; . . aliqm insidiis, - 
Dat. 9. 1 ; . . . dolo, R. 3. 4; massacrer,, 
tailler en pièces :.. . exercitum, Ar.2. 
I ; Iph. 2.3 ; tuer: Dat. 2. 2; 6. 7; 
assassiner: Dat. li. 5 ; A. 2. i. 
Dans : alii naufragio, aîii a servulis 
interfectum eum scriptum relique- 
runt, H. 8. 2, on a un exemple de 
la figure appelée Zeugma. Elle con- 
siste à rapporter à un seul verbe 
deux régimes dont le plus éloigné 
devrait être régi par un synonyme 
de ce verbe : naufragio périsse. 

I ntërirrijadv. , pendant ce temps - 
là, cependant: Them. 6. 5 ; Paus. 

4. I ; D. 2. 4 ; Ag. 6. l ; Ph. 3. 2; 
Ham. I. 3. 

Interimo, ëmi, emptum, 
3. tr. (inter, emere, gr. 194), PR. 
enlever du milieu. D'où anéantir, 
détruire, tuer, faire périr : Aie. 10. 
6 ; Eum. 6. 3 ; ... ferro, R. i. 5. 

Interior, lus, adj. compar. 
dont le positif est inusité (gr. 52. 
b.) — I. PR. intérietir : ... pars 
aedium,Pr. 7. — II. FiG. intime, se- 
cret :. . . consilia, H. 2. 2. — superl. 
intïm us, a, um — I. pr. ce 
qui est le plus au fond. — II. fig. 
pari. — a) de l'amitié, lephis inti- 
me,étroit, z»^m^.-...amicitia. Aie. 5. 
3; ... familiaritas, Eum. l. 4; A. 
9. 3 ; 10. I ; 12. I. — b) des AMIS, 
fort uni à, très cher à :... Dionysio, 
D. I. 3. — suBST. intimus, i, 
m., ami intime (gr, 261) :... régis, 
Con. 2. 2. 

Interïtus, us, m. (intereo, gr. 
156) — I. destruction, ruine: The- 



VOCABULAIRE. 



121 



bas ab interitu retraxit, Ep. 8, 4. 
— II. morCEp. lo. 4; H. 8. 2;... 
Cassii, A. II. 2. 

Intemecio, ônis, f. (inter, 
necare), ruine totale^ anéantisse- 
ment: Eum. 3. I. 

Inter-nuntius, i, m., celui 
qui porte des messages entre deux 
personnes, négociateur, intermé- 
diaire : Aie. 5. 3. 

Inter-pôno, posui, posïtum, 
3. tr., mettre entre. D'où — A. pr. 
insérer, avec l'interr. ind : Pel. 3. 

I. — B. FIG. — I. alléguer: ... 
. causam, donner comme raison, pré- 
texter, avec la prop. inf., Them. 
7. I. Cf. intersero — H. faire in- 
tervenir comme médiateur :. . . se, 
A. 2. 4; 9. 5, s'interposer. 

Inter- rôgo, i. tr., demander: 
avec l'interr. ind., IpK. 3. 4. Le 
passif avec l'ace, de la chose ne se 
trouve qu'après Cic. : interrogatus 
sententiam, Liv. 

Inter-sëro, serui, sertum, 
3. tr. — I. PR. placer entre. — 

II, FIG. alléguer :... causam, M. 4. 

1, prétexter. L'expression ordinaire 
est: interpono causam, Them. 7. i. 

Inter-sum, fui, esse. n. — 
I." être entre, se trouver entre : 
Tiberis inter eos interest, Cic. — 
II. différer : res nuUa nisi tempus 
interest, Eum. 8. 3. — III. être 
près de, présent à, assister, prendre 
part à, participer à:... pugnae, Ar. 

2. l;... rébus publicis, Timol 4. 
I ;... domesticis, A. 13. 7. Parmi 
les verbes intransitifs composés de 
inter, il n'y a que intercedere, in- 
tercurrere, interesse et intervénire 
qui se soient construits avec le datif 
à l'époque classique. 

Intestïnus, a, um — I. pr. 
intérieur. D'où subst. intèsti- 
nura, ij n., intestin: At. 21.3. 
Cf. imus.PLUR.intestina,ôrutn, 
intestins, entrailles du bas ventre. 
: — II. FIG. intérieur, ijttestiti, 
domestiqtte :... bellum, Ham. 2. i. 



Intïine,adv. (intihius, gr. 184), 
intimement : A. 5. 4, 

Intïmus, cf. interior. 

Intra, prép. suivie de l'ace, 
(gr. 381), sert à spécifier — I. le 
LIEU, au dedans, en deçà, UBI : intra 
vallum caedebantur, Dat. 6. 4; Qub: 
adversarios intra moenia compu- 
lit, Ag.- 5. 3 ; intra sua praesidia 
se recepit, H. 11. 4. — II. le 
TEMPS, dans Pespace de; ce sens ne 
se rencontre pas dans Nép. 

IntrOj I. tr. — I. entrer, péné- 
trer, franchir •....Vaao.n, D. 9. 4 ; 
... domum, Ag. 7. 4. — II. péné- 
trer en ennemi :. . . portum, Ch. 4. 
2 ;... castra, Dat. 2. i. Dans le 
sens propre intrare se construit 
d'ordinaire avec l'ace, sans prép. ; 
on trouve in dans Ov. et ad dans 
Hirt., Liv., Curt. Au fi g., dans le 
sens de s'insinuer, on rencontre 
l'ace, sans prép. et l'ace, avec in : 
... in familiaritatem alicujus, Cic. 

Intro-eo, il, ïtxi.m,ïre, entrer, 
pénétrer dans ; D. 10. i ; ... in 
Thraciam, Aie. 7. 4 ;... Syracusas, 
D. 5. 3. Ce verbe se construit 
d'ordinaire avec iii et parfois avec 
l'ace, sans prép. 

Introïtus, us, m. (introeo, gr. 
156), entrée:... aedis, Paus. 5.3. 

Intro-mitto, mïsi, raissum, 
3. tr., introdtiire, faire entrer : D. 

9- 3- 

In-lueor, tuïtus sum, 2. tr. 
— I. PR. regarder attentivement, 
observer 3.vec les yeux du corps:... 
faciem alicujus, Ag. 8. i. — II. 
FIG. cojtsidérer, observer, avoir les 
yetix de l'esprit Jï^r, songer à, peser: 
Them. 7. 6 ; Aie. 4. l ; D. 8. l ; 
Ch. 2. 3 ; alienam opulentiam for- 
tunamque, Ch. 3. 3 ; avec l'interr. 
ind. : quid se facere par esset, în- 
tuebatur, A. 9. 7. 

In-utïlis, e, imitile : Them. 

7.4. 

In-vado, vasi, vasum, 3. tr. 
(gr. 281. b.), marcher hardiment 



122 



VOCABUiAIRE.- 



vers, d'où attaquer, assaillir, fondre 
sur :... aliquem, D. 9. 4; Dat. 6. 
7. Sali, et Liv. construisent ce 
verbe avec in ou avec l'ace, sans 
prép. ; Cic. et Ces. emploient l'ace, 
avec in. On trouve dans Cic. quel- 
ques exemples de l'ace, sans prép. 
et même un exemple du dat.: C. 
Fam. 16. 22. 2. 

In-vëho, vëxi, vectum, 3 
tr. — A. PR. po7-terdans ou vers,.ini- 
poi-ter. — B. FIG. invehere se ou 
dans le sens moyen, invehi — I. se 

jeter eit euTienii, attaquer. — II in 

aliqm, s''emporter, se déchaîner, in- 
vectiver contre qqn, l'attaquer :... 
multa in Thebanos, Ep. 6. i ;... 
nonnulla in Timoleonta, Timol. 5. 

3. Avec ce verbe, Cic. et Liv. em- 
ploient l'ace, seul, l'aec. avec in 
et même le dat. :... beluis, C. 
Tusc. I. 28;... Capitolium, C. 
Somn.Seip. 2. 3. Les autres auteurs 
évitent le dat. Invehi avec un ace. 
déterminatif neutre semble ne se 
rencontrer que dans Nép. 

In-vënio, vëni, ventum, 

4. tr., venir sur. D'où — I. rencon- 
trer par hasard, trouver: Them. 
4. I. — II. trouver après avoir 
cherché, découvrir, rencontrer, in- 
venter :... aliqm, D. 8. 2;... loeum, 
H. 12. 3. 

Inventura, i, n. (part, de in- 
venio), invention,strataghne ; Ç}a.. i. 
i;-..callidum, Eum. 5.4. 

Inveterascoj âvi, âtum, 
3. n., devenir vieux, sHnvétérer, 
se fortifier, s'accroître avec le temps: 
A. 2. 5. 

In veterâtuSj a, utn (invetero, 
laisser invétérer), ancien, eni-aciné, 
invétéré: ... servitus, Timol. i. I; in- 
veterata cum gloria tum licentia, 
Eum 8. 2, avec leurs vieilles pré- 
tentions à la gloire et à la licence. 

Invictus, a, um (in, vinco), 
liayaiit pas été vainctc, sans avoir 
été vai7icu, invincible: ... morior, 
Ep. 9. 4; ... revocatus est, H. 6. i. 



In-vïdeo, vïdi, vîsum, 2. 
n. , regarder avec un sentiment de 
jalousie, à! oh. porter envie à, envier: 
... aliquid alicui, Thr. 4. 2 — Cic. 
dit de même: ... alicui optimam 
naturam, C. Tusc. 3. 2. 

Invidia, ae, f. (invideo) — I. 
ACT. action d'envier, envie, jalousie 
qu'on ressent, haine qui en est l'ef- 
fet : Ep. 7. I ; ... suorum, H. i. 2; 
... aulieorum, Dat. 5. 2; ... dueum, 
Eum. 10. 2; invidia laudem virtu- 
tis obterere, Timol. i. 5. — II. 
PASS.,(?«z'zV qu'on nous porte, haijte, 
ressentif?ient, disgrâce qui en est la 
suite: Thr. 4. i; D. 4. 2; 6. 4; ... le- - 
nire, 6. 5; in invidiam ineido, Cim. 
3. i; ... recido. Aie. 7. i; ... venio, 
Ep. 7. 3; ... invidiam effugio, ^ 
Them. 8. i ; Ch. 3. 2 ; ... vereor, 
Eum. 7. I; minore invidiâ esse, 
7. 2, être moins exposé à. L'abs- : 
trait pour le concret: les envieux : 
invidiae, c.-à-d., invidorum cri mine 
accusari. Aie. 4. l. 

Invïdus, à, um (invideo), 

envieux, jaloux: Tim. 2' S- 

Inviolâtus, a, um (in, vio- 
lo), qtii n'est pas violé, qu'on ne 
maltraite pas, sans être maltraité, 
sain et sauf: Ep. 4. 5. 

Invîsus, a, um (invideo), 
odieux, haï, détesté: D. 9. 5. 

Invïto, I. tr., inviter: A. 13. 6. 

InvïtuSj a, um, qui est con- 
traint, malgré soi, à regret: invitis- 
simi castra seeuti sunt, A. 7. 2 ; in- 
vito (gr. 526) Eumehe, Eum. 4. 3, 
contre le gré. 

In-vocâtuSj a, um (in, vo- 
co), ■ no7t appelé, d'où non invité : 
Cim^ 4. 3. 

lôneSj um, m., les Ioniens, " 
l'une des quatre grandes peuplades 
Helléniques, vinrent se fixer dans 
l'AttiquesousXuthus, fils d'Hellen, 
et'frère d ' Aiolos et de Doros. Ils reçu- 
rent leur nom d'Ion, fils de Xuthus. 
Les Ioniens étaient un peuple doué 
d'une brillante imagination, fort 



VOCABULAIRE. 



123 



impressionnable, ami des beaux-arts 
et des sciences. L'Ionie'fut lé ber- 
ceau de la poésie, delà philosophie 
et de l'histoire. Homère et Ana- 
créon, Thaïes et Anaxagoras, 
Denis dé Milet et Hécatée, Apel- 
les et Parrhasius étaient d'origine 
ionienne. Voici en raccourci l'his- 
toire de ce peuple. Vers l'an 1044 
av. J.-C. un grand nombre d'Io- 
niens allèrent, sous la conduite de 
Mélëus et d'Androclus, fils de Co- 
drus, se fixer sur les côtes de la 
Lydie, dans une des plus charmantes 
contrées de l'univers. Ils' y fon- 
dèrent douze villes fédérées dont dix 
sur le continent : Phocée, Ery- 
thrée, Clazomène, Téos, Lébédos, 
Colophon, Éphèse en Lydie, Milet, 
Myonte, Priène en "Carie, et deux 
surlesîles: Chios etSamos. Smyrne, 
d'origine éolienne, entra bientôt 
dans la cpnfédération. Grâce au 
commerce et à la liberté, les villes 
fédérées s'élevèrent à. un haut 
degré de puissance et de civilisa- 
tion. Soumises par Crésus, elles 
passèrent après la chute du royaume 
de Lydie' (557) sous la domina- 
tion des Perses. En vain cherchè- 
rent-elles à s'en affranchir par une 
révolte générale (500). La prise de 
Milet les soumit si bien qu'elles fu- 
rent forcées d'aider leurs vainqueurs 
à s'emparer de la Grèce. Cependant 
à la bataille de Mycale (479), les 
Ioniens passèrent dans les rangs des 
Grecs et la victoire de (^imon près 
de l'Eurymédon (469) assura leur 
liberté. La paix d'Antalcide (387) 
la leur ravit de nouveau. Soumises 
aux Perses, puis aux Macédoniens, 
les cités ioniennes ne furent plus 
sous la domination romaine que de 
simples villes de province. Cepen- 
dant les arts et les sciences conti- 
nuèrent à y fleurir et ce ne fut que 
sous la domination musulmane 
qp'elles perdirent les derniers ves- 
tiges de leur ancienne grandeur : 
- M. 4. I. , 



lonia, ae, f., lonie: M. 3. i; 
Aie. 4. 7î 5.6; Con. 2. i; 5. 2; Dat. 
2. 5. Cf. lones. 

Iphicratensis, e, (Tlphicrate: 
Iph. 3. 4. 

liphicrâtes, is, m., Iphicrate: 
Cf. Nectenebis. 

Ipse, a, um, pron. démonst. 
adj. ou subst., le viême, même. — 

1. Ipse sert à faire ressortir le 
mot qu'il accompagne ou qu'il rem- 
place, à l'opposer à un autre mot, 
même: D. ï. 2; H. 7. /; A. i. 2;ipsa 
urbs, Them. 6. i; ipsius nutu, L. 

2. i;ipsi Fulviae, A. 9.4; lui-même^ 
en personne: ipse ibidem manere 
decrevit, M. 2. 2; même, précisé- 
mettt. Justement, exactet/tent: ipso 
tempore, Pel. 2. 5; iis ipsis, D. 5. 5; 
die ipso, H. 10. 5; sub ipsa pro- 
scriptione, A. 12. 3; seul :^ ipso 
aspectu, Iph. 3. i. — II. ILLE ipse, 
celui-là... hii-même: L. 4. 3; même 
celui-là: Aie il. ^', précisément ce- 
lui-là: Aie. 6. 4. Lorsque ille et 
ipse sont réunis, Népos met toiyours 
ipse en second lieu. Dans la phrase: 
neque tamen ille prius fortunam 
quam se ipse finxit, A. il. 6, on 
s'attendrait à trouver ipsum, vu 
qu'on oppose deux régimes (gr. 
545.) — III. Dans le discours 
INDIRECT, Nép. emploie parfois 
ipse au lieu de sui, sibi, se, (gr. 544) : 
4 fois, M. 3. 5. Par l'emploi de ipse, 
Nép. a voulu très nettement distin- 
guer ce qui se rapporte aux diffé- 
rents tyrans, de ce qui ne se rap- 
porte qu'à Histiaeus seul: adeo se 
abhorrere. Cf. Aie. 10. l; Eum. 
8. 3; 9. I. , 

Ira, ae, f. , colère, ressentiment : ~ 
anteferre irae religionem, Ag. 4. 6. 

Irascor, i. n. (ira), se fâcher, 
s'irriter, s'emporter, avoir du res- 
sentiment: ... patriae, Ep. y. l ; 
... iis, A. 17. 2; iratus senatui^ 
Cat. 2. 2. 

Irrldeo, rïsi, rïsura, 2. n. et 
tr.(in, rideo), se moquer de,serii-è ds^ 



124 



VOCABULAIRE. 



railler, insulter: M. l. 5; ... aliqm, 
H. 1 1. 3. Ce verbe se construit in- 
transitivem. avec le dat. ou transi- 
tivem, avec l'ace. 

Is, ea, id, pron. démonst. adj. 
et subst. — I. ADJ, ce, cet, cette. — 
II. SUBST. il, elle, lui ; celui-là, 
celle-là, ce. — III. Suivi de ut ou 
de qui consécutif et du subj ., is a le 
sens de tel que — A. is UT (gr. 
448): Iph. 2. 2; Tim. 2. 2; Dat. 5, 
4; 6. 2; Eum. 4. 3; A. 9. 4; 17. 
2; cum eaesset aetate ut, M. i. i; 
erat ea sagacitate, ut decipi non 
posset. Aie. 5, 2. — B. IS QUI (gr. 
454. a.):Con. 3. 4; Tim. l. 3; Eum. 
5. 2; A, 14. I ; nolite id mihi dare, 
quod multi invideant, Thr. 4. 2; se 
eum esse dixit, qui ad ofïicium pec- 
cantes redire cogeret, Ag. 5. 3, qu'il 
était homme à faire rentrer dans le 
devoir. Eo ... ut, cf. eo. — IV. In eo 
. . . quod, en ce que, (gr. 449) : in 
eo ... quod inscripsit, Paus. i. 3; 
in eo... quod patriac maie consu- 
luerat, Ph, 2. 2. 

Rem. a. Le neutre id est parfois 
suivi du gén. partitif (gr. 252) ; id 
negotii, Con. 4. i. — B. id quod, 
ce qui, remplace un ensemble de 
mots ou toute une proposition et sert 
à introduire un membre de phrase 
qui les explique (gr. 223) : Aie. 4. 5; 
Timol. I. 2; R. 2. 2; A. 5, 4. — 
C. Souvent is, le démonstratif an- 
técédent est sous-entendu (gr. 225) 
— I. au NOM. et à I'acc. — aj quand 
le relatif est au cas où devait se 
trouver l'antécédent : deligebatur 
(is) qui proximus esset, Ag. l. 3 ; 
per litteras agere (ea) quae cogitas, 
Con. 3. 3. — b) quand le relatif 
n'est pas au cas où devrait se 
trouver l'antécédent : nom. : dona- 
rentur (ii), quorum, Ag. 3. 2; (ii), 
quibus ... curant, Eum. 9. 4; acc: 
celeriter (ea), quae opus eranl, repe- 
riebat,Them. i. 3. Cf. Them. 7. 4 ; 
Thr. 2. 6; D. 8. 4; Iph. i. l ; Ch. 
4. I; Dat. 4. 2; 5. I ; 11. 2, etc. — 
II. L'ellipse del'antéc. au gén et 



au DAT. est fort rare: vita (eorum) ' 
qui, D. 9. 5 ; (iis) qui jam complures - 
annos, Timol. 2. 4. -— D. Souvent 
Nép. omet le pronom démonstratif 
là même où il n'est pas l'antécédent 
d'un relatif. Un nom ou un pronom 
qui précède indique ce qu'il faut 
sous-entendre. Il sous-entend ainsi 

— I. le pron. démonstratif régime: 
vetuitquemquam adeumadmittiet 
cotidianum victum (ab eo)removeri 
jussit, Eum. 12. 3. Cf. Paus. 3. 
5;Ep.3. 6;Ph. I. 3; Aie. 3. 1, etc. 

— II. le pron. démonstratif SUJET 
d'une prop.inf.(gr.529.b.): siraulans 
(eos) ex vînclis publicis effugisse, 
Paus. 2. 2. Cf. Them. 4. 4; 10. 4; 
L. I. i; Aie. 7. 2; 8. 3; II. 3; Con. 
4. i;5. 4; D- I- 3;Ag. 8. 2; 8.3; 
Eum. 2. 3; 3. 4; II. l; H. 2. 2; 12. 
3; 13. i; A. 8. 4. Cette omission 
n'est pas rare chez les autres histo- 
riens. Cf. App. I. — E. Parfois Né- ~ 
pos emploie ejus, eorum, oùl'on . 
s'attendrait à trouver sui, sibi, se 

ou suus, sua, suum : cum vidèrent 
de eorum (cf. gr. 542) virtute non 
desperari, M. 4. 5; ejus (cf. gr. 542) 
virtutes, Them. 8. 2; si ei (cf gr. 
539. d.) rexpermitteret, Dat. 10. i; 
cum iis (cf. gr. 539. d.) pacem fe- - 
cissent, H. 7. 2 ; inscientibus iis ' - 
(cf. gr. 538. c), PI. 9. 4. Cette irré- 
gularité, rare chez Cic. et Sali, se 
trouve assez souvent chez Liv. et 
chezCés. Cf. C. B. G.1.5; 1.6; 1. 11. 
En revanche Nép. emploie parfois 
sui, suus au lieu d'un démonstratif.' 
Cf. sui et suus. 

Ismenias, ae, m., IsmênicLs, 
l'un des Thébains qui se réfugièrent 
à Athènes (383-379). Il fut le com- . 
pagnon de captivité de Pélopidas 
à Phères (368) et chargé avec lui de 
l'ambassade auprès du roi de Perse 

(367):Pel. S- I. 

Iste, ista, istud (gr. 64), pron. 
démonst., celui-là, celle-là, cela; ce- - 
lui-ci, celle-ci, ceci. Iste se dit de la - 
seconde personne et de tout ce qui " 
lui appartient (gr. 548). Ce mot est 



VOCABULAIRE. 



125 



larement employé par Nép. : Ep. 5. 
5 ; existis nolo amplius quam, Thr. 
4. 2, je né veux de vos présents que; 
istud quidem faciam, Ep. 4. 4, ce 
■que TU demandes; utinam istud 
•evenisset, Eum. 11. 5, ce que tu 
■dis; isto animo, 11. 4, les disposi- 
tions que TU montres. 
, Ita, adv., ainsi, de cette façon. 
Ita — I. rappelle ce qui précède, 
ainsi, comme il vient d^être dit : ita- 
que= et ita, M. 5. i; A. 15. i;ita- 
que fecerunt, Aie. 4. 2. — II. an- 
nonce ce qui suit, de cette façon, de 
la manière suivante : Them. 9. i. 
— ill. sert à marquer l'intensité 
•d'une qualité, d'une action, etc., si, 
tellement, à tel point, de telle sorte : 
-^ita moderate ut, Timol. 4. i; ita 
conservavi ut, H. 2. 5. — IV. Pré- 
•cédé d'une négation et suivi d'un 
adj. ou d'un adv., ita forme une 
litote qui exprime avec une certaine 
-réserve le contraire de ce qu'expri- 
merait l'adv. ou l'adj. seul. Non 
ita peut se traduire ne ...pas préci- 
sément, ne ... pas particulièrement, 
peu: haud ita magnus, Paus. i. 2; 
Pel. 2. 3, peu considérable ; haud 
ita longe, Ag. 4. 5 > post neque ita 
multo, Cim. 3. 4; neque ita multo 
post, Pel. 2. 4; Ph. 2, 4, assez peu 
de temps après. — V. Ita amène 
une restriction à ce qui a été dit. 
Dans ce cas on ajoute souvent ta- 
men ou sed, de telle sorte cependant, 
toutefois de manière ; A. 21. 6; ta- 
men secunda ita ut, Pel. 4. 3; sed 
ita ut, Ham. 1. 4. 

Italia, ae, f., Italie: Aie. 4. 
4; H. I. 2; 2. I. 

Italïcus, a, um (Italia, gr. 
172), d^ Italie, italien: ... dux, 
Timol. 2. 4; ... res, Cat. 3. 2; ... 
civitas, 3. 3. 

Itâque — I. ADV. = et ita : M. 
5; I ; Aie. 4. 2; A. 15. I. Cf. ita, — 
II. CONJ. conelusive, aussi, c^est 
pourquoi, donc, et ainsi il se fit que. 
Ge mot se met au commencement 



de la phrase : Thein. 3. i ; Eum, 7.- 
i; 8. 2; II. l; A. i. 4; 3. 2; 
10. 2; 22. 3. . 

Item, adv., de même, pareille- 
ment: R. 2. 2; itemque, H. 7- 3* 

Iter, itinëris, n. (ire) -— 
I. m.arche, voyage, c.-à-d." action de 
voyager, etc. : iter ad regem compa- 
rare. Aie. 10. 3 ; in itinere, Paus.5. i; 
Dat. 5. 1, en route, en chemin, tandis 
qu'on marche. Terme mil., mar- 
che: iter facere, Dat. 9. 3; ,., ha- 
bere, Eum. 8. 7; in itinere opposé 
à acie instructa, 8. i ; in itineribus 
vexari, 5. 2; obviam ire itineri ad- 
versariorum, 9, 3 ; hoc itinere (gr. 
355.b.),H.4.3. — II. rotite, chemin^ 
trajet: ... confieere, Ag. 4. 4. — • 
III. chemin, rotite, voie: deviis iti- 
neribus milites ducere, Eum, 3. 5 ; 
in quo itinere, Dat. 9. 3. 

Itërum, adv. , de nouveau, une 
seconde fois, pour la seconde fois : 
Them. 5, l ; Iph. 2. 3 ; iterum con- 
sul, H. 5. 3 ; consul iterum^ Cat. 2. 
2 ; opposé à primum : Cim, 2. 2 ; 
en comptant : primo, iterum, tertio, 
H. 6. I. 



J 



Jaceo, 2, n, — I. être couché, 
étendu : jacentem spoliare, Thr. 2. 
6. — II. pari, de lieux, de peuples, 
habiter, être situé : ... supra Cili- 
ciam, Dat, 4, i ; . . . inter Taurum 
montem atque Hellespontum, Eum. 

3. 2; ... inter Cyrenas et Aegy- 
ptum, Ag. 8. 6, _ 

Jacto, I. tr, (jacio, gr. 180) — 
I. jeter souvent, lancer. — II. jeter 
çà et là, agiter, secouer : jactarima.- 
ritimis fluetibus, A. 6. l, — III. 
vanter, être fier de. 

Jam, adv., déjà: Ag. 4. , i ; 
Eum, 10. 3 ; II. 3 ; jam non, Ph. 

4. I, ne ... plus ; non jam solum, 
M, I. I. 



126 



VOCABULAIRE. 



Jianua, ae, f., po7-te de maison : 
Aie. 3. 2; H. 12. 4. 

Jason, ônis, m.,/ason, tyran 
de Phères en Thessalie, parvint au 
pouvoir en 378. Son habileté et 
sa modération le rendirent dès 375 
maître d'une grande partie de la 
Thessalie, jusqu'à Pharsale. Lorsque 
éclata la guerre entre Sparte et 
Thèbes, il prit le parti de la dernière 
ville mais arriva trop tard à la ba- 
taille de Leuctres. Il songeait à pé- 
nétrer dans l'Hellade ; mais une 
rnort violente vint mettre un terme 
à ses projets (370) : Tim. 4. 2. 

Jocor, I. n. (jocus, gr. 179), 
plaisdntei', badùier : K. 20. 2. 

Jocus, 1, m., plaisanterie, badi- 
nage: Ep. 3. i. 

Jovis, cf. Juppiter. 

Jubeo, jussi, jussum, 2. tr. 

— I. oi'donner, faire, aveclaprop. 
inf. (gr. 487. 3) : Them. 7- 35 8. 5 ; 
Aie. 10. 5 ; D. 2. 3 ; 4. 3; Ch. 4. 

2 ; Tim. 4. i ; Dat. 3. 5 ; 4- S î Ag. 
8. 4 ; Eum. 7. 2 ; 12. 3 ; H. 2. 4; 
A. II. 2; 21. 4. Cf. C. B. G. I. 5. 

3 ; I. 21. 2 ; I. 27. 2. Dans Con. 
4. i; Dat. 3. 4; 9. 3; Eum. 11. 3, 
l'ace, sujet est sous-entendu, comme 
dans C. B. G. 2. 5. 6 ; 5. 33. 3 ; 5. 
34. I ; C. Cat. 3. 8. 20 ; etc. Cf. is. 

— jubeor (gr. 488), recevoir tm 
ordre est construit avec l'inf. : Ph. 
3. 3; H. 8. 4. — Comme Nép., Cic, 
Ces. et Sali, n'emploient guère que 
la prop. inf. avec jubeo. — II. dé- 
terminer, régler: Ep. 7. 5. 

Jucundus, a, um, agj-éable: 
A. 14. I ; bien vu, chéri : alicui, A. 
16. I. 

Judex, dïciSj m.,/î^^i?;Ep. 8. 
5;judicum sententiae, L. 3. 4. 

Judicium, i, n. — A. terme 
de jurisprudence — I. pigentent, 
instructio7i Judiciaire, procès : ... 
capitis, Ep. 8. 5 ; in judiciis priva- 
tisversari,Them. i. 3, s'occuper des 
procès des particuliers ; eo judi- 
cio (gr. 355) est absolutus, Iph. 3. 



3;hocjudicio damnatur, Tim. 3. 
5 ; nullum judicium habuit, A: o, 
3, il né jugea jamais, e.-à'-d., il par- 
vint toujours à empêcher que le pré- 
teur ne le nommât juge dans les- 
causes privées soumises au juge- 
ment d'un seul. Les juges ou jurés 
étaient nommés par le préteur ; on 
les choisissait parmi les cito3-ens 
les plus recommandables. Souvent 
les causes privées étaient soumi- 
ses au jugement d'un seul ; les 
causes criminelles étaient exami- 
nées par plusieurs juges. — II. 
LIEU où l'on rend la justice, tribu- 
nal : in judicium venire, Ep. 8. 2 j 
in judiciis defensus, Ph. 2. 3 ; di- 
cere causam in judicio, 4. 2. — III. 
SENTENCE des juges, sentence^ dé- 
cision : de eo legibus fit judicium, 
Ph. 3. 4 ; judicii sui populum pae- 
nitebat, Tim. 4. i. — IV. fig. 
opiniott, avis : omnium judicio , 
Timol. l. l. — B. — I. faculté de 
juger, jugement, discerneme7it : ille 
(homo) sui judicii, A. 9. 7, homme 
qui se conduit par son propre juge- 
ment. — II. ^r/wa^^; judicio fugit 
rei publicae procurationem, A. 15.3. 
Judïco, i. tr. (judex) — 1- ju- 
ger, faire Voffice de juge, d'où 
pronoftcer une sentence, déclarer 
juridiqtiement: ... de viro suspicio- 
nibus (gr. 367), Paus. 3. 7. — II. en 
général jtiger, penser, avoir tine 
opinion, apprécier: ut nos judica- 
mus, R. i. 2, à notre avis ; vere 
... de aliquo, L. 3. 4 ; ... de 
aliqua re, Them. i . 4. Tudicare 
aliqua re (gr. 370) ou ex aliqua re, 
juger, former sott opinioît, apprécier 
d'' après quelque chose : ... utilitate, 
A. 13. 3 ; ... omnia majorum insti- 
tutis, Pr. 3; ... aliquid ex aliqua re, 
A. II. 4; ... de aliquo ex aliqua re, 
Ep. 6. 2. — III. penser, jtiger, 
porter un jugement, décider, con- 
clure, tirer une cotichision, avec la. 
prop. inf. comme régime: ...contu- 
meliam non posse exstingui, Them. 
i. 3 ; comme sujet : judicari potest 



'-.'y-:^^ 



VOCABULAIRE. 



127 



oinnia, fuisse communia-, Ep. 3. 4^; 
... plus valuisse similitudinem, A. 5. 
3. — Dans judicari poterat, A. 15. 
3, on pouvait conclure, judicari 
n'est pas employé au passif person- 
nel (gr. 488) ; eum est sous-entendu 
devant fugisse, comme l'on peut 
s'en assurer en comparant ce pas- 
sage aux deux autres cités précé- 
demment. Cf. is. — Dans le même 
sens judicare se construit avec 
l'intefr. ind. : Eum. 13. 2 ; H. 13. 
4 ; A. 12. 5 ; 16. I ; 20. 5. — IV. 
ju^er, regarder coi7ime: M.. l. I ; ... 
aliquid levé, Pr. i. D'où déclarer 
ptibliquemeni : ... aliqm hostem, 
Con. 4. i; A. 2. 2; 9. 2; ... exsulem, 
H. 7. 7. 

Jugërura, i, n. (gén. pi. ju- 
gerum, gr. 19), journal, arpent. Le 
jugerum avait 240 pieds (gr. 354) 
de long sur 120 de large. Plusieurs 
font dériver ce mot de jugum : le 
jugerum est, disent-ils, l'étendue de 
terrain qu'un attelage de bœufs peut 
labourer en un jour. Thr. 4. 2. 

Jugùlo, ï. tr. (jugulum), égor- 
ger: Eum. 12. 4. 

Jumentum, i,n.(jugmentum, 
de jungo, gr. 159), bête de trait ou 
de som?ne, monture, cheval, âne, mu- 
let: jumenta reficere, Eum. 9. 6; 
junctis jumentis vehi, Tim^l. 4. 2, 
être traîné par deux chevaux. Dans : 
jumentum exercere, Eum. 5. 4, le 
sing. est mis pour le plur. Cf adver- 
sarius, miles. 

Jungo, junxi, junctum, 
3- tr., tmir, joindre, d'où atteler: 
... jumenta, Timol. "4. 2. Avec ce 
verbe, Cic. emploie indiiféremment 
inter se, eum ou ad ; avec le part. 
Junctus, il se sert aussi du dat. Virg. 
et Liv. font usage du dat. même 
avec le verbe actif. 

Junius, a, um, Junius, qui 
,se rapparie à la gens Junia. Cf. 
Brutus. 

- Juppiter, gén. JoviS5m.,y«- 
'piter, fils de Saturne et de Rhéa. II 



fut soustrait par sa mère à là cruauté 
de son père-, élevé en Crète et allaité 
par la chèvre Amalthée. Devenu 
grand, il détrôna son père, épousa 
Junon, donna l'empire des eaux à 
Neptune, celui des enfers à Pluton 
et se réserva le ciel et la terre. Aussi 
était-il considéré comine le roi du 
ciel et tous les météores lui étaient- 
ils attribués. Le lieu frappé de la 
foudre devenait sacré. Le pontife 
recueillait la terre qui avait été sou- 
levée, y joignait un silex, l'emblème 
de l'éclair, puis, récitant des prières 
à voix basse, enfouissait le tout à 
l'endroit même où le phénomène 
s'était produit. Il y immolait ensuite 
un mouton de deux ans, érigeait un 
autel et entourait ce lieu d'une clô- 
ture afin que personne n'y mît plus 
le pied. Le roi du ciel était aussi le 
maître etle modérateur de l'univers. 
C'est de lui que dépendaient les 
destinées des particuliers et des na- 
tions. Protecteur spécial du peuple 
romain, il lui avait destiné l'empire 
du monde. Aussi était-il à Rome 
l'objet d'un culte tout spécial. 
Le jeune homme qui devenait ci- 
toyen, le consul qui entrait en 
charge, le général qui partait pour la 
gueirre ou qui en revenait triom- 
phant montaient au Capitole et of- 
fraient un sacrifice à Jupiter: L. 3. 
2 ; A. 20. 3. Cf Hammon, Feretrius. 
— Dans H. 2. 3, Nép. désigne, sous 
le nom de Juppiter, Baal, le dieu su- 
prême des Phéniciens. On sait assez 
que les Romains comme les Grecs 
donnaient lenom de leurs dieux aux 
divinités étrangères dans lesquelles 
ils croyaient les reconnaître. Cf. C. 
B. G. 6. 17; 6. i8; 6. 21. 

Juro, I. tr.j jurer, faire ser- 
ment, affirmer avec serment, avec 
une prop. inf. où l'inf. est au futur: 
D. 8. 5; Ag. 2. 4; H. 2. 4. La prop. 
inf. avec l'inf. au futur est la con- 
struction ordinaire; ut ne se ren- 
contre à aucune époque de la lan- 
gue ; on trouve, bien que rarement, 






128 



VOCABULAIRE. 



l'ace, avec l'inf. prés. : PL Pers. 
401. 

Jus, juris, n. — I. le droit, 
comme ensemble de lois, d'ordon- 
nances et de coutumes tradition- 
nelles, en tant qu'elles fixent ce 
qui est permis ou non, droit, lois: 
...civile, Cim. 2. i; ... gehtium, 
Them. 7. 4, droit des gens; ... ho- 
spitii, H. 12. 3; ... legationis, Pel. 
5.1, droit que donne le titre d'am- 
bassadeur; jura patriae, hospitii, 
Tim. 4. 3; juris consultus, Cat. 3. 

1. — Jure signifie diaprés le droit: 
Cat. 2. 2; à bon droit: A. il. 6. 
Jure suo, Thr. i. 4, ajuste titre. — 
II. LIEU où l'on rend la justice, 
tribunal: in jus de sua re numquam 
iit, A. 6. 3, jamais il ne comparut 
en justice pour porter plainte au 
sujet de quelque affaire personnelle. 
— Cf accuso, hospitium. 

Jusjurandum, jurisju- 
randi, n., serment: ... dare, ser- 
vare, H. 2. 5 ; Ag. 2. 5. 

Jussum, i, n. (jubeo), ordre, 
arrêté: ... magistratuum, Ag. 4. 2. 

Jussus, us, m. (jubeo, gr. 
156), ordre. Ce mot n'est guère em- 
ployé qu'à l'abl. (gr. 40, 36S): jus- 
su populi, Tim. 4. 3; ... régis, 
Dat. 2. I. Cf. C. B. G. 7. 3. I. ■ 

Justitia, ae, f. (justus, gr. 
166), jîistice, éq7iité:M.. 2. 3;Ar. 

2. 2; 2. 3; justitiae faraa, R. i. 4. 
Justus, a, um, ce qui est con- 
forme aux lois, Juste, légitime: ... 
tyrannus, M. 8. 3. — SUBST. sur- 
nom, le Juste: Kx. i. 2. 

JuvencuSj a, um — I. adj. 
jeune — II. subst. (s.-ent. bos) 
jeune taureau: H. 5- 2. 

Juvo, juvi, jutum, i. tr., 
aider, assister, secourir (gr. 301): 
... patriam, Ag. 7. i; ... aliqm 
opibus suis, A. 2. 2. 

Juxta — A. ADV., tout près: 
statua juxta posita, Tim. 2. 3. — 
B.PRÉP. avec l'ace, sert à préciser le 
lieu, prh de, à côté de. — La prép. 



— I. PRÉCÈDE l'ace. : juxta hostem. 
Aie. 8. 5; ... Cappadociam, Dat. 
I. i; ...theatrum R. 2. i; ... viam, 
A. 22. 4 — II. SUIT l'ace.: in ara 
consedit. Hanc juxta. Paus. 4. 4. 
— Juxta préposition ne se rencontre 
pas encore dans Cic. ; Ces. l'emploie 
le premier. Le sens local est le sens 
primitif; depuis Liv., on l'emploie 
comme synonyme de seeundum 
(gr- 381). 



L 



L, abréviation du prénom ro- 
main Lttcius. 

Labeo, ônis, ra..,Labeo, cf. Fa- 
bius. 

Labor, ôrîs, m. — I. travail, 
labeur, peine, effotts, se dit du tra- 
vail corporel ou intellectuel: aliqm 
labore eorporisque viribus aequipe- 
rare, Aie. il. 3;inlabore remissus, 
Iph. 3. 2; labor etindustrià, A. 12. 
3; rei militaris labor, Ph. l. l, tra- 
vaux militaires, exploits. — II. 
malheur, ernbarras, difficulté: multi 
variique labores, H. 13. i. — Le 
plur. de l'abstrait labor, Timol 5. 
2 ; H. 13. I, pour désigner plusieurs 
espèces de travaux etc. est classique. 
Cf. C. Phil. 2. 8. 20. 

Laboriôsus, a, um (labor, 
gr. 175), pari. — I. de choses, qui 
cause des fatigues, pénible, diffi- 
cile: A. 12. 5. — II. de PERSONNES, 
laborieux, actif: fuit impiger, labo- 
riôsus, Tim. I. I. Laboriôsus 
marque la persévérance dans le 
travail ; impiger, l'ardeur à s'y 
mettre. 

LabôrOj i. n., travailler, pren- 
dre ou se donner de la peine, s'efforcer 
de: ... quaerere, Pel. 3. l;...ut 
appellaretur, Ar. i. 4. — A l'époque 
classique laborare avec l'inf. ne se 
rencontre guère que chez les poètes; 
on cite un exemple de Cic. à savoir : 
Verr. 3. 55. Cic. et Ces. disent ré-, 
gulièrement laborare ut. 



:>i:='v-M 



't'v'j '• * ■ .y-.^'- 



VOCABULAIRE. 



129 



IL,acedaemôn,ônis,f. (AoKÉ- 
Sa£)t(ov), Lacédéinone ou Sparte, 
capitale de la Laconie, était située 
entre l'Eurotas et le Knakion et 
comptait environ 60,000 habitants. 
La ville était bâtie sur plusieurs 
collines j sur la plus haute d'entre 
elles se trouvait l'acropole ainsi que 
le temple de 'AOijvâ XoXkCoikos. 
De cette cité célèbre il ne reste 
plus que des ruines : Pr. 4; Them. 
7. I; L. 3. 3. Cf. Chalcioicos. 

Lacedaemonius, î, m. ,Lacé- 
dêmonien, Spartiate :M.. 5. 4;Them. 
3. l; 7. 2; L. I. 2. 

Lacesso, sîvi, sïtum, 3. tr., 
provoquer, harceler: Ham. i. 2. 

Laco, ônis, m. (AaKwv), Lacé- 
démonien, Spartiate. Nép. désigne 
par ce mot: Lysandre, Aie. 10. 2; 
Agésilas, Tim.i. 3; Ag. 2. 3; 2. 5; 

3. 6. — Lacones, um, m., les 
Lacédémoniens:V&\. l. 2; Ag. 7. 3. 

Laconïce, es, ou a, ae, f. 
(AaKOiviK'^), Laconie, contrée au 
sud-est du Péloponnèse ; capitale, 
Lacédémone : Tim. 2. i, 

Xacrïma, ae, f., larme: A. 

4. 5- 

Lacrïmo, i.n., pleurer, verser 

des lar??ies: Aie. 6. 3; Ph. 4. 4. 
' Laedo, laesi, laesum, 3. tr. 
— A. PR. heurter, blesser. — B. 
FIG. pari. — I. de personnes, 
blesser, otitrager, insulter: ... aliqm, 
A. 9. 2; II. 5. — II. de choses, 
violer: ... pietatem, Timol. i. 5. 

Laetitia, ae, f. (laetus, gr. 
l66), joie, allégresse: Aie. 7. i ; 
Victoria magnae fuit Atticis (gr. 307) 
laètitiae, Tim. 2. 2. 

Lamâchus, i, m., Lamachus, 
général athénien pendant la guerre 
du Péloponnèse, se fit remarquer 
par son courage à toute épreuve et 
par son rare désintéressement. Mis 
avec Nicias-et Alcibiade à la tête 
de l'expédition contre la Sicile, il 
mourut devant S3n:acuse(4l4): Aie. 
3.1, ^ 



Lamprus, i, m., Lamprus, 
inusicien, brillait au temps de Pé- 
riclès: Ep. .2. i. 

Lampsàcus, i, f. (Aà|«|/aKos), 
Lampsaque, auj. Lepsek, ville fon- 
dée par les Phocéens dans la M)reie, 
près de la partie nord-est de l'Hel- 
lespont. Le vin qu'on récoltait dans 
ses environs était renommé. Thern. 
10. 3. - 

LaphystiuSj ifVa.,Laphystius, 
nobleSyracusain: Timol. 5. 2. 

Lapideus, a, um (lapis, gr. 
372), de pierre: Aie. 4. 5. 

Lapis, idis, m. — ^^ I. pierre: 
Paus. 5.3; R. 2. 2. — II. borne 
militaire, placée sur les grandes 
routes romaines de mille en mille 
pas (gr. 354) : ad quintum lapidem, 
A. 22. 4, à cinq milles de Rome. 

Largitio, ônis, f. (largiri, gr. 
156) — I. dons abondants, libéra- 
lités, largesses : ... magistratuum, 
M. 6. 4; Them. 2. 2. — II. cor- 
ruption par largesses dans la pour- 
suite des emplois, etc., corruption, 
largesses: A. 6. 2; largitione per- 
vertere mores, Ham. 3. 3. 

Lassitûdo, dïnis, f. (lassus, 
gr. 166), fatigue, lassitude: lassi- 
tudine acquiescere, Dat. il. 3; 
lassitudinem sedare, Eum. 9. 6. 

Late, adv. (latus, gr. 184), ati 
large, au loin, loin: Eum. 9. 3. 

Lateo, ui, 2. n. — A. pr. être 
caché: telum latebat, Dat. li. 3; j^ 
tenir caché, se cacher:... apûd aliqm, 
A. 10. 2. — B. FIG. — I. mener 
une vie retirée, vivre dans F obscu- 
rité, être à l arrière-plan, passer 
inaperçzi: Eum. 7. 3. — II. être 
caché, ignoré: Ag.6. 3 ; avec l'interr. 
ind.: L. i. i. 

Latine, adv.. (latinus. gr. 184), 
en latin, latin: A. 4. i. 

Latïnus, a, um (Latium, gr. 
I73)j du Latium, latin: ... sermo, 
A. 4. I. 

LaudatiOj ônis, f- (laudare, 
gr. 156), louange, éloge: Ag. 6. 3. 



i3o 



VOCABULAIRE. 



Laudo, I. tr. (laus, gr. 179), 
louer, donner des éloges,- vanter : ... 
aliqm, Aie. 11. l; ... aliquid, M. 

3. 6; Ag. 6. 2; A. 9. 7. Cf. nego. 
Laureus, a, um (laurus, gr. 

174), de latirier: ... corona, Aie. 
6. 3. Cf. Olympia. 

Laus, laudis, f. — I. consi- 
dération, estime, dont on jouit, 
gloire, honnetir^ renot?i :... victoriae, 
Ag. 4. 6; ... virtutis, Timol. l. 5; 
..; corporis formae, R. I. 4; ... libe- 
ratarum Thebarum, Pel. 4. i; ... 
rei militaris, M. 8. 4; laudis aemu- 
latio, A. 5. 4 ; in summa laude 
esse, Iph. 2. 4; haec magnae laudi 
(gr- 307) erant, Ep. 2. 3, étaient 
une cause de grande considération. 
— II. EFFET de cette considéra- 
tion, éloge, louante. Dans ce sens 
le mot est d'ordinaire au pi. : aliqm 
laudibus efferre, L. 4. 2; Aie. il. l ; 
... laude efferre, A, 10. 6. — III. 
CAUSE de cette considération, chose 
glorietise, mérite, exploit, action 
d! éclat : laudis memoria, Tim. 2. 3; 
laudes alicujus praedicare, Timol. 

4. 3 ; apud Persas summa laus est 
fortiter venari. Aie. 11. 5;magnis 
in laudibus fuit victorem (gr.^So) 
Olympiae citari, Pr. 5, on rangeait 
parmi les choses les plus glorieuses. 
— ■ A l'époque classique, la prop. 
inf. avec des expressions composées 
de laus et de quelque autre mot 
paraît ne se rencontrer que dans 
Nép. et dans Ov. 

Laute, adv. (lautus, gr. 184), 
somptnetisement : Ch. 3. 2. 

Lautus, a, um (lavo), ?nagni- 
fique, distingîié: A. 13. 6. 

Laxo, I . tr. , desserrer:. . . vineula 
epistolae, Paus. 4. i. — Le jeune 
homme desserre les liens et ne les 
coupe pas. Son intention était de 
prendre connaissance du contenu 
de la lettre et de la refermer, si elle 
ne contenait rien de dangereux pour 
lui. Cf. epistola. 

Lectïca, ae, f., litière, chaise 



à porteurs, palanquin,: lit portatif, 
La litière se composait d'un fond 
en bois et de deux longues trar 
verses. Elle était surmontée d'une 
toiture et garnie sur les côtés de 
rideaux qu'on ouvrait et qu'on fer- 
mait à-volonté. Plus tard les rideaux . 
furent souvent remplacés par des - 
carreaux en verre. A l'intérieur de 
ce lit portatif, se trouvait un ma- 
telas et un oreiller. Celui qui l'occu- 
pait pouvait lire, écrire ou dormir. La 
litière était portée par deux, quatre, 
six ou huit esclaves selon ses dimen- 
sions et la fortune du propriétaire. 
Les gens riches avaient leurs 
propres litières et leurs ■ propres 
porteurs, qui, sous l'Empire, étaient 
habillés en rouge. Ceux qui étaient 
moins fortunés en trouvaient à cer- 
taines places de la ville (castra leeti- 
cariorum). L'"sage de la litière était , 
général chez les Romains lorsqu'ils 
étaient en voyage. Jusqu'à l'époque 
impériale, les femmes et les infirmes 
furent seuls à s'en servir en ville : 
ferre aliqm lectica, H. 4. 3. — On 
appelait encore lectus ou lectica la 
civière ou le lit de parade su.x\e(\w&\ 
ou portait le mort à qui l'on allait 
rendre les derniers devoirs: elatus 
est in lecticula, A. 22. 3. Voici 
quelles étaient les cérémonies des 
funérailles chez les Romains. A 
peine le membre d'une grande fa- 
mille était-il mort, qu'on lui fermait 
les yeux et qu'on commençait les 
lamentations (conclamare). Après 
avoir lavé et embaumé le cadavre, 
on le revêtait de la toge et on le 
couchait sur un lit de parade (Itetus 
funebris). A côté de lui se trouvait 
un vase avec de l'encens et dans le 
vestibule on voyait des branches dé 
cyprès. Les funérailles ne se fai- 
saient ordinairement que huit jours 
après le décès ; quand elles étaient 
solennelles, elles étaient annoncées 
par un erieur public. Voici l'ordre 
dans lequel défilait le cortège : les- 
musiciens, les pleureuses et les 



VOCABULAIRE; 



13^ 



mimes étaient suivis .parles images 
des ancêtres et les tableaux ou 
"étâient.représentées les grandes ac- 
tions du défunt. Venait alors le 
cadavre. Il était couché sur un lit 
de parade orné d'une draperie vio- 
lette, à franges d'or. Autour de lui 
brûlaient plusieurs vases remplis 
d'encens; des parents ou des affran- 
chis et, quand le mort était illustre, 
des chevaliers ou des sénateurs 
portaient la civière (feretrum). Les 
héritiers, les parents, les affranchis 
et d'autres connaissances en habit 
de deuil suivaient le corps. Arrivé 
au forum, le cortège s'arrêtait pour 
entendre l'éloge funèbre, puis il 
reprenait sa marche vers l'endroit 
011 le cadavre devait être inhumé ou 
brûlé. Cf. effero, funus, imago, 
pompa, lecticula. 

Lecticiala, ae, f. (lectica, gr. 
164) — I. litière pour trans- 
porter les malades. — II. civière, 
lit de parade, pour emporter les 
morts: A. 22. 4. Nép. emploie 
le diminutif pour marquer la simpli- 
cité des funérailles d'Atticus. Cf. 
lectica. 

LectiOj ônis, f. (lego, gr. 156), 
lecture: A. 14. i. 



Lector, 


oris. 


m. 


(lego, 


gr- 


155), lecteur 


; L. 


2. I 


î Ep. I. 


i; 


Pel. I. i; A. 


19. I 


• 






LectuSj 


L, m., 


lit: 


D. 9. 4. 





Le^atio, ônis, f. (legare, gr. 
i56),(z;«^û;jj'a^(?;...suscipere,Them. 
6.4;... administrare, D. l. 4; 
legationis jus, Pel. 5- !• — H- 
l'abstrait pour le concret, ambassa- 
deur : Ep. 6. 4. — Ce dernier sens 
se retrouve chez Liv. et chez d'au- 
tres écrivains appartenant à toutes 
les époques de la langue. 

Legâtus, i, m. (legare) .— I. 
ajtibassadeur : Them. 6. 4 ; 6. 5 ; 
7. 3; Pel. 4. 3. — II. premier asses- 
seur d'un gouverneur, légat qyà l'ac- 
compagnait dans sa province et 
l'assistait dans toutes ses fonctions : 



apùd aliqm legati locum obtinere, 
A. 6. 4. 

Legitïmus, a, um (lex) — 
\. fixé par la loi: ... poena, Ar. ï. 
5 — II. conforme aux lois, légitime. 
suBST. légitima, ôrum, n., 
formalités légales : ... confjcere, Ph. 
4. 2. 

Lego, lëgi, lectum, 3. tr. — 
A. PR. ramasser, recueillir. — B. 
FI G. — I. choisir: ... pedites viritim, 
Paus. I. 2. — II. parcourir des 
yeux, d'où lire : Pr. i ; A. 20. i ;,.. 
librum, L. 4. 2 ; 4. 3. 

J-emnius, i, m. (Lemnus), de 
Lemnos, Lemnien ; M. i. 4. 

Leranus, i, f. (Aîîp.vos), Lem- 
nos, auj. Stalimène, île de la mer 
Egée : M. I. 4 ; 2. 5. 

Lenio, 4. tr. (lenis) —I. adou- 
cir, cahfier, apaiser, fléchir: ... 
aliqm, Eum. 10. 4. — II. apaiser, 
atténuer, affaiblir: D. i. 4 ; ... in- 
vidiam, 6. 5. 

Léo, ônis, va.., lion: Eum. ii.i. 
^ Leonïdas, ae, m. ( AetovfSos), 
Léonidas, roi de Sparte, succéda, en 
491, à son frère Cléomène I, qui n'a- 
vait pas laissé d'enfants mâles. Avec 
300 Spartiates et 2100 Ilotes, aux- 
quels se j oignirent encore 4000 alliés, 
il tenta de barrer àXerxès le passage 
des Thermopyles (juillet 480). Pen- 
dant deux jours il tint tête à toute 
l'armée des Perses. Lorsque la tra- 
hison d'Ephialte permit aux bar- 
bares de tourner sa petite armée, 
il renvoya ses alliés découragés. 
Quatre cents Thébains qu'il avait 
retenus auprès de lui, firent défec- 
tion. Lui-même, ses Spartiates et 
mille Thespiens, qui n'avaient pas 
voulu l'abandonner, tombèrent sous 
les coups des barbares: "Them. 3. i. 
Léonnâtus, i, m. (Accwaros), 
Léonnat, l'un des généraux d'A- 
lexandre le Grand, tomba sur le 
champ de bataille en 323 : Eum, 
2. 4. 



132 



VOCABULAIRE. 



LeotychïdeSj is, m. (Ae«- 
Twx£8iis), Léotychidès : Ag. l. 4. 

Lepor, ôris, m. , grâce, charme, 
délicatesse ; A. 4. I. 

Lesbôs, i, f. (A4o-pos), Lesbos, 
auj. Métélino, île de la mer Egée : 
Ch. 3. 4. 

Letum, i, m., viort: R. 3. 2. 
Ce mot est poétique ; cependant 
Cic. l'emploie parfois. 

Leucosyri, ôrûm,m,,Z«<f(7- 
syriens , c. -à-d. Blancs-Syriens , 
ancien nom des habitants de la 
Cappadoce. Lorsque le nom de 
Cappadociens eut passé dans l'u- 
sage, les Grecs continuèrent à 
appeler AeuKrfonjpoi les habitants 
des bords du Pont-Euxin entre 
Halys et Iris : Dat. i. l. 

Leuctra, ôrum, n. , Leuctres, 
bourg de la Béotie entre Platée et 
Thespies,oiiÉpaminondas battit les 
Spartiates {371). On en voit encore 
les ruines près du village de Lefka : 
Ep. 8. 3; Ag. 6. I. 

Leuctrïcus, a, um (Leuctra, 
gr. 172), de Leucti'es:'E^. 6. 4; 10. 
2 ; Pel. 4. I ; Ag. 7. i. 

Levis, e — A. pr. léger, feu 
pesant : Iph. 1.4;... armatura, Dat. 
8. 2. — B. FlG. — I. léger à la course, 
rapide, agile ; ... ad (gr. 262. i ) motus 
concursusque, Iph. 1.3 — II. léger, 
peu sérieux: ... morbus, A. 22. 3 ; 
futile, frivole : Ep. l. i ; 2. 3 ; A. 
13. 6; ... genus scripturae, Pr. i. 
— III. au moral, lége7', inconsidéré. 
SUBST. ho7}iine incotisidéré, homme 
sans caractère : A. 15. l. 

Levo, I. tr. (levis, gr. 179), 
rendre phis léger, d'où soulager, al- 
léger : A. 2. 4. — Dans le sens de 
délivrer ce verbe régit l'abl. sans 
prép. : ... aegritudine. 

Lex, legis, f. — I. proposition 
d^une loi, motion que fait un ma- 
gistrat devant le peuple, projet de 
loi : legem ferre, Thr. 3. 2, propo- 
ser une loi. — II. projet devenu loi, 
décret .^ loi: ,,. ferre, Thr. 3. 3, faire 



passer, porter une loi; legi oboedire, - 
Ep. 8. I ; legibus parère, Timol. i. 
3 ; leges conservare, A. 6. 2; lege 
ou legibus, Cim. I. i; Paus. 3. 5, 
en vertu des lois (gr. 367), confor- 
mément aux lois ; legibus facere ju- 
dicium, Ph. 3. 4; lege (gr. 367) ,' 
agere cum aliquo, Timol. 5. 2, pour- - 
suivre qqn en justice, lui intenter 
un procès; aliquid legibus experiri, -^ , 
Timol. 5. 2, recourir aux lois pour 
une affaire j poena legis, Ep. 8. 2, 
peine prévue par la loi. — III. 
clause, condition : his legibus, Tim. 
2. 2. — Pour bien comprendre les 
expressions qui regardent la pro- - 
mulgation des lois, il faut connaître 
les usages qui s'y rapportent. Le , ■, 
magistrat qui, à Rome, voulait pro- 
poser une loi au peuple, l'écrivait - 
sur une planche (tabula) et l'expo- - , -; 
sait sur les places publiques et dans -^ 
les carrefours pendant au moins 27 
jours (promulgare rogationem ou 
legem). Après que la loi avait été _ 
ainsi mise sous les yeux du public, 
elle était portée (ferre legem) par 
le magistrat au Champ de Mars et 
lue à haute voix par un héraut. Ce 
dernier demandait au peuple s'il 
l'acceptait (rogare legem). Si le 
projet de loi leur plaisait, les ci- 
toyens répondaient : jubemus ou 
sciscimus ; de là les expressions : 
jubere, sciscere legem, accepter une 
loi. Le magistrat qui proposait la 
loi s'appelait auctor ou^lator 
legis. Jusqu'au moment du vote le . 
lator legis pouvait modifier son pro- ^ 
jet (rogatio) ; ensuite, il était adopté 
ou rejeté en bloc. Le projet accepté 
et promulgué (lex renuntiata) avait 
force de loi. " 

Libenter, adv.(libens,gr.i84), 
volontiers, avec plaisir, de bon cceur : 
Ch. 3. 2; 3. 3; 3. 4; Ag. 6. 3; : 
Eum. 5. 4; H. 2. 4. : 

Liber, bri, m. — A. pr. pel- ' 
licule qui se trouve sous l'écorce d'un 
arbre. — B. FIG. — I. écrit, livre, - 
voluvie. Liber désigne aussi bien un ;- : ' 



i^'uV^ 



■' . ^.:r^y-.y \;i-S-:,^'iT {^- i> 



VOCABULAIRE. 



133 



' ouvrage complet : Pr. 8; T). 3.' 2; 
H." 13. 4; ... facere, Cat. 3. 5; 
qu'une partie, une division d'un 
ouvrage : A. 16. 3; 18. 4; earum 
sunt libri septem, Cat. 3. 3. — II. 
partie, mémoire détaillé : L. 4. 2. 
, Cf. volumen. 

Liber, bëra, bërum, adj. 
~- I. PR. libre., pas esclave, indé- 
pendattt:...c\v\\ss,,Ç,h..T^.-T^. — subst. 
homme libre: Ph. 4. 4. — II. fig. 
exempt de, affranchi de: ... a do- 
miriatione, M. 3. 4. 

^ Liberâlis, e (liber), pr. digne 
d'un homme libre. D'où -^ I, noble, 
obligeant, bienveillant : A 15. l. — 
II. bon, libéral, généretix : Aie. 

I. 3- 

J-iberalïtaSj âtis, f. (libera- 
lis, gr. x66), générosité, libéralité: 
Àlc. 3. 4; A. 2. 6; II. 3; II. 5; 
... summa, Cim. 2. i ; 4. i. 

I-iberalïtér, adv. (liberalis, 
gr. 184) — I. avec bonté, obligeam- 
ment, avec bienveillance : ... polli- 
ceri, L. 4. 2. — II. généreusement, 
avec mîinificence: A. 13. 6; indul- 
gebat sibi liberalius, Ch. 3. 3, il se 
traitait avec trop de munificence. 

Liberâtor, ôris, m. (libero, 
gr. 155), libératetir: D. 10. 2. 

I-ibëre, adv. (liber, gr. 184) 

— I. avec liberté, sans crainte, har- 
diment : ... profiteri, Them. 7. 4. 

— II. librement, sans ghte, sans 
frein, sans retenue : ... vi vere, Them . 

1. 2; ... loqui, D. 7. 3. 
Xibëri, ôrum, m., enfants, 

non par rapport à l'âge, mais en 
opposition avec les esclaves : Eum. 

2. 2; 13. 4; R. 2. 3: A. 9. 2; libe- 
' ris suis prospicere, Ph. 1.3. 

Libëro, I. Ir. (liber, gr. 179) ~ 
I, rendre libre de, délivrer: ... 
aliqm periculo, Them. 9. 3; Ep. 8. 
I; ... custodia, Cim. 2. i ; ... exer- 
citum obsidione, Ep. 7. 2; Cy- 
zicum obsidione, Tim. i. 2; opposé 
^ à obsidere: Pel. l. 3. — II. déli- 
- -vrer, éritancifer, affranchir d'une 



domination : Aie. 9. 4; Con. 4. 4 ; 
Pel. 4. i; .... patriam a t)rranno, 
Thr. 1.2; Timol. 1.2;... Graeciam, 
M.. 6. 3. — III. libérer, absoudre .: 
... poena, Ar. 2. i; liberatus dis- 
cessit, Ph. 2. 3. — Les auteurs clas- 
siques, et en particulier Cic, cons- 
truisent ordinairement ce verbe 
avec l'abl. sans préposition. Liv. 
emploie aussi bien ab que l'abl. 
seul ; il se sert même du gén. 

Libertas, âtis, f. (liber, gr. 
166), liberté, état de celui — I. qui ' 
n'est PAS ESCLAVE : soUicitare aliqm 
spe libertatis, Paus. 3. 6. — II. qui 
n'est PAS SOUMIS a un roi, à un 
peuple étranger, à un t)nran : M. 3. 6j 
Timol. 3. 2; 5. 2; ... civium, i. 3; 
libertate uti, M. 8. 3 ; libertatem 
restituere Syracusanis, Timol. 5. 3; 
in libertatem vindicare patriam, . 
Thr. i. 2; ... Graeciam, Ep. 8. 4. 
Libetjlibuit et libitum est, 
libère, 2., verbe impers., il plaît, 
on trouve bon, avec l'inf. (gr.477.b. ) : 
Pel. 3. I. 

Libidinôsus, a, um (libido, 
gr. 175)5 qui cède à ses caprices, 
licencieux, voltiptuetix, libei'tin:A\c. 
I. 4; R. 2. 2. 

Libido, dïnis, f. (libet), désir, 
passion, caprice, soif de jouissances: 
Ag. 7. 4. 

Librarius, i, m. (liber, gr. 
162), copiste: A. 13. 3. — Les li- 
brarii étaient des esclaves assez in- 
struits pour copier, relier des livres, 
écrire des lettres, remplir l'office de 
bibliothécaire. Cf. epistola. 

Licenter, adv. (licens, de licet, 
gr. 184), d'une manière déréglée, 
arbitraire, sans fi'ein:T>. 7. l. 

Licentia, ae (licens, de licet, 
gr. 166), liberté. PARTic. liberté 
qu'on se donne, licence, liberté effré- 
née, insolence, indiscipline : Eum. 8. 
2; ... civium. Aie. 4. 4. Cf. immode- 
ratus. 

Licet jlicuit ou licïtutn est, 
licëre, 2. verbe impers. — A. il 



-^"i;^.: 



134 



VOCABULAIRE. 



est pe7'mis, on peut^ on a le droit — - 
I. avec l'inf. (gr. 477,. 478) : Dat. 
10. i; Eum. 5. 2; Timol. 2. 4; ... 
efferre, Ep. 4. 4 ; ... alicui facere, 
Paus. 3. S; ••• ducere uxorem, Cim. 

1. 2; ... experiri, Timol. 5. 2. L'inf. 
est parfois sous-entendu : ... (conser- 
vare), Eum. 10. 3. — II. avec la 
prop. inf. Dans Ag. I. 3, on peut 
sous-entendre : aliquem (gr. 480) 
regem. Alors il faut construire la 
phrase comme suit : ex altéra horum 
(Procli et Eurysthenis) familia ali- 
quem fieri regem in locum alterius 
familiae non licebat. — III. avec un 
pron. neutre comme sujet: Timol. 
5. 2. — B. il est possible : ... acce- 
dere, Eum. 5- 2. Il faut sous-enten- 
dre abesse dans Ch. 3. 3. — La 
forme licitum est, se trouve : Aie. 

2. 3 ; Eum. 10. 3. 

LigneuSj a, um (lignum, gr. 
174), de bois: Them. 2. 6. 

Lignum, i, n., bois. — plur. 
ligna, bois "de chauffage, bûches, fa- 
gots: Aie, 10. 5- Cf. patrocinium. 

Ligures, um, m., Ligtiriens, 
peuple qui habitait le Piémont, le 
pays de Gênes et de Nice : per Li- 
gures (gr. 347. c.) transiit, H. 4. 2. 

Liraen, raïnis, n., setnl, en- 
trée : ... intrare, D. 9. 4. 

Lingua, ae, f. — I. pr. langue. 
— IL FIG. langîie, langage : Graeca. 
lingua (gr. 370) loqui, M. 2. 3 ; 
Aie. 2. i; D. I. 5. 

LinteuSj a, um (linum), de 
lin : Iph. i. 4. 

Lis, litis, f. — L dispîite, que- 
relle. — IL contestation en justice, 
procès. — III. objet de la contes- 
tation, amende, peine: litem aesti- 
mare, M. 7. 6j Cim. i. i; Tim. 3. 
5, évaluer, fixer l'amende. 

Littera, ae, f., caractère, lettre. 
PLUR. litterae, ârum, toute es- 
pèce d'écrit — I. missive, lettre, épître, 
rapport: Paus. 4. 6; litteras mittere 
ad aliqm, Eum. 6. i; A. 20. l; ... 
alicui, Dat. 4. i ; Eum. 6. 4; ... ali- 



cui reddere," Paus. 2. 2; ... tradere, ^' 
4. 2 ; aliqm litteris certiorem facere, 
Them. 9. 3; ... colère, A. 20. 4; 
aliquid per litteras agere, Con; ^ :_ 
3. 3 ; litteras mittere publiée, Tim. 

3. 4, envoyer un rapport officiel. 

Cf. epistola, librarius. — IL mo- - 
numents . littéraires, littérature : -':' 
litterarum Graecarum expers, Pr. 2; 
... rudis, Pel. l. l; ... doctor, H. 
13. 3 ; litteris tempus dedere, Them. 
10. I. — III. d'une manière plus -- 
générale, études, sciences, occupa- 
tiotis littéraires, belles-lettres : ... 
amare, A. i . 2 ; litterarum cupidus, 
Cat. 3. I; .., studiosus, A. I. zj 
litteris tempus tribuere, H. 13. 2; -- 

A. 4. 3. 

Litterâtus, a, um (litterae), 
lettré, z'wi'/rzwV.* pueri litteratissimi, 
A. 13. 3. 

Litus, tôris, n., rivage, côte, 
^^rûT de la mer : H. 11. 4. -\ 

Locùples, ëtiSj adj., riche en 
bietzs fonds, dJoh en généïsX, riche : 
... regio, Ag. 3. l ; ... munera, Thr. 

4. 2. 

Locuplëto, I. tr. (locùples, gr. 
179), enrichir, fournir abondam- 
ment : ... aliqm crebris excursioni- 
bus (gr. 370), M. 2. i; ...milites 
praedâ (gr./sig), Ag. 3. 2 ; ... Afri 
cam equis, armis, viris, pecunia, 
Ham. 4. I. — Au pass. avec le 
sens moyen, s^ enrichir: . . . praedâ, 
Aie. 7. 4. 

Locus, i, m. (pi. loci ou loca 
gr. 38) — A. PR. — L lieu, endroit, 
place, qqfois au pi. pays, co7itrées : 
primus ... aedium, Pr. 6; ... ido- 
neus castellis, M. 2. i ; loco idoneo 
castra facere, 5. 2 ; ... propinquus, 
Them. 8. 5 ; loca sola, Eum. 8. 6 ; 
in loco morari, A. 20. i . Wahendroit 
d\in livre, dhtn récit: hoc loco - - 
(gr. 338. 2), L. 4. I ; Pel. 3- i- — 
IL nature d'un lieu, terrain : Ag. 
3. 6; loca patefacere, H. 3. 4. Dans 
locorum angustiae, Dat. 8. 4; Ep. - 
7. I ; Ham, 2. 4 j H. 5. 2, locorum 



:r" 



VOGÀBÛLAIRE. 



135 



ne doit pas se traduire. — B. eig. 
" — I. place^ rang qu'occupe une 
personne,- position, condition so- 
ciale: ...legaû, A. 6.4; ... amicitiae, 
Eum. 1.6; eundem locum obtinere, 
1 3. I ; secundum locum imperii 
tenere, 4. i ; in alicujus locum suc- 
cédera, Ep. 7. 3 ; ... aliqm sv\bsti- 
tuere, Aie. 7. 3 ; in locum alicujus 
^ regem fieri, Ag. 3. I, à la place de 
qqn. D'où loco (cf. gr. 286. R. 2), 
à la place de, comme, en guise de: 
testimbnii loco, L. 4. 3 ; scribae 
loco, Eum. I. 5. D'où aussi condi- 
tion^ famille, naissance : vir honesto 
ioco, Eum. I. 5. — IX. occasion:... 
offerre, Pel. 2. i ; ... nocendi dare, 
Ham. I. 2. — III. situation, occa- 
sion, circonstance: hoc loco, Paus. 
4, 3 ; multis locis, Dat. l. i, — 
Pour l'emploi de l'abl. sans in cf. 

gr- 338- 

Longe, adv. (longus, gr. 184) — 
I, loin: longius pr ogredi, Them. 3.1; 
... inter se discedere, Eum. 8. 4 j 
... abesse. Aie. 8. i ; Dat. 4. 4; 
■A-g. 4. 5. — II. longtemps: ... 
tempus ducere, Them. 7. i ; longius 
quam dictum est, A. 2. 4. — III. 
bien, beaucoup: longe alio, Them. 
6. 3. 

Longinquus, a, um, pari. — 
I. des LIEUX, éloigné. — II. du 
TEMPS, /cw^;.,. tempus, Them. 4. 4. 

Longus, a, um, lotig, pari. — 
I. de I'espace: navis...,Them. 2. 5; 
Con. 4. 2, vaisseau de guerre ; 
gladius,..,Iph.l.4.— II.duTEMPS: 
longum est enumerare, H. 5. 4, il 
serait (gr. 438. i. c) trop long d'é- 
numérer. 

Loquor, locûtus sum,3. n. 
— I. parler^ discourir:... liberius, 
D. 7. 3; ... Graece, A. 4. i; 
avec l'abl. de l'instrument (gr.370): 
. . . lingua Graeca, M. 3. 2 ; Aie. 2. i ; 
D. I. 5; ... aliquid eum aliquo, 
Paus. 4. 4. — II. TR. dire, répan- 
dre le bruit, avec la prop. inf. : 
^ Ham. 3. 2; ... eum fecisse, Aie. 7.2. 



Lorïca, ae, f. (lorum), cuirasse. 
Dans Iph. i. 4, Nép. parle de trois 
espèces dé cuirasses bien différentes. 
— I. LORICA SERTA ou,comroe dit 
Virg. A. 3. 467, conserta hamis, 
cotte démailles, composée d'anneaux 
entrelacés au-dessous desquels on 
portait d'ordinaire une sorte de ja- 
quette en cuir. — II. LORICA AENEA, 
cuirasse faite entièrement ou en par- 
tie d'airain; elle se composait de 
deux pièces. — III. lorïca lin- 
TKA, Jaçîiette de toile. Elle était for- 
mée d'une pièce de grosse toile plu- 
sieurs fois repliée sur elle-même et 
qu'on rendait raide en la trempant 
dans un mélange de vinaigre et de 
sel. Une plaque de métal appHquée 
aux endroits correspondants à la 
poitrine et aux épaules protégeait 
d'une manière spéciale ces parties 
plus exposées. 

Lorum, i, n., courroie, bride : 
Eum. 5. 5. 

Lucânus, i, m., Lucanien. 
Les Lucaniens habitaient l'ouest de 
l'Italie méridionale : in Lucanis (gr.- 
347. c), H. 5. 3. 

Lucius, i, m. , Lucius, prénom 
romain (gr. 597). 

Lucretius, li, m., T. Lucre- 
tius Carus, poète romain, matéria- 
liste déclaré (98-55 av.J.-C.) Il écri- 
vit un poème didactique en six li- 
vres, qu'il intitula De natura ré- 
ru m et où il expose sa doctrine 
sur l'origine du monde. Selon lui 
une multitude infinie d'atomes sim- 
ples et impérissables répandus dans 
l'immensité du vide et doués d'un 
mouvement perpétuel, ont, par leurs 
différentes compositions, donné 
naissance à toutes choses. L'âme 
humaine se compose elle-même de 
ces atomes ; elle naît et meurt avec 
le corps. Le but que se propose 
Lucrèce est, dit-il, de délivrer 
l'homme de toute vaine terreur. 
A. 12. 4. 

Lucrum, i, n., gain, profit : 



CORNEUI. 



PARTIE DU MAITRE. I7 



136 



VOCABULAIRE. 



universa fecit lucri, Thr. l. 3. Cf. 
facio. 

Luctor, I. n., lutter tVL^. 2. $• 
La lutte était l'un des exercices de 
la palestre grecque. Le lutteur cher- 
chait à renverser son adversaire. 
A cet effet il employait toutes les 
forces de son corps, toutes les ruses 
que lui fournissait son esprit. La 
grâce, l'élégance des attitudes et 
des mouvements attirait aussi des 
éloges aux lutteurs. Il leur était dé- 
fendu de se porter des coups. 

Lucullus, î, m., L. Licînws 
Lucullus, célèbre par ses richesses 
et par sa prodigalité, naquit l'an 
106 av. J.-C. Édile en 79, préteur 
en 77, il parvint au consulat, en 74. 
Lorsque Mithridate renouvela la 
guerre contre Rome, il marcha 
contre ce prince, le battit près de 
Cyzique et près de Lesbos et le 
força à chercher un refuge auprès 
de Tigrane roi d'Arménie (73). Il 
vainquit les deux rois près de 
Tigranocerte et près d'Artaxate. 
Le mécontentement des légions 
l'empêcha de poursuivre ses succès ; 
il fut remplacé par Pompée en 
66. Peu d'années après, il se retira 
de la vie publique et mourut atteint 
d'aliénation mentale (56). A. 5. i. 

LucuSji, m., bois sacré: M. 7. 3. 

LuduSj î, m. — I. j'eti. plur. 
\\xd.\,jeuxpublics:. . .spectare, R. 2. l . 
— II. école : eu m in ludo cognorat, 
A. 10. 3. 

Lumbus, i, m., reins: A. 2i. 3. 

Luraen, raïnis, n. (pour luc- 
men, de luceo) — I. htmière. — II. 
lumière des yeux, vue: . . . oculorum, 
Timol. 4. I. 

JunsilSLnnSiii va.., Lusitanien. 
Les Lusitani occupaient à peu près 
le Portugal moderne: Cat. 3. 4. 

LutatiuSj ij m., C. Ltitatitis 
Catulus, consul l'an 242 av. J.-C, 
battit les Carthaginois près des îles 
Égates et les força à conclure une 
paix désavantageuse: Ham. i. 



Liuxuria, àe, f. — I. dissolution, 
débauche : perdita . . . , D. 6. 2. — 
II. faste, luxe, softipttiosité : ... 
alere, augere, I*h. 1.45... reprimere, 
Cat. 2. 3. 

Luxuriôse, adv. (luxuriosus, 
gr. 184), avec luxe, somptueusement, 
molletnent:... epulari, Paus. 3. 2; ... 
vivere, Aie. li. 5. 

Luxuriosus, a, um (luxuria, 
gr. 175) — I. dissolu, débauché, vo- 
lu-^tueux: Aie. 1.4. — VL^fasttieux: 
R. 2. 2. 

LycOj ônis, m. (Avkwv), Lycon: 
D. 9. 6. 

Lycus, i, m. (Avkos), Lyctis': 
Thr. I. I. 

Lydia, ae, f. (AuSfa), Lydie, 
contrée de l'Asie Mineure, sur les 
bords de la mer Egée ; capitale Sar- 
des : Con. 2. I ; Dat. 2. 5. 

Lydus, i, m.. Lydien: Dat. 8. 
2. Cf. Lydia. 

Lysander, dri, m. (At»<rav- 
Spos), Lysandre. 

Lysiniàchus, i, m. (ADo-îjta- 
Xos), Lysimaqiie. — I. père 
d'Aristide: Ar. i. i. — II. général 
d'Alexandre le Grand. Après la. 
mort du conquérant, il occupa la 
Thrace et conquit plus tard la Ma- 
cédoine: Eum. lo. 3; 13. 2; 
R. 3. 2. 

Lysis, is, m. (Aîcris), Lysis de 
Tarente, élève de Pithagore. Il se 
rendit plus tard à Thèbes et fut reçu 
dans la maison d'Épaminondas. On 
lui a attribué quelques écrits sur 
Pythagoré : Ep. 2. 2. 



M 



M., abréviation du prénom ro- 
main Marcus. 

Macëdo, ônrs, to. (MaK^Swv), 
Macédonien :'EM.m. l. 2; 3. 4; 10. 2; 
Ph. 3. I ; R. 2. I. 

Macedonia, slq^î., Macédoine, 



VOCABULAIRE. 



137 



contrée située, au nord de là Grèce, 
entre la mer Égée,la Thessalie et la 
Thrace : Eum. 2. 4; 6. l; Ph. 
3.2. 

Macrôchir, m. (p,aKpox«ip), 
Macrochir OMi Longue-main, surnom 
d'Artaxerxès I (465-424 av. J.-C.) : 
R. I. 3. 

Macûlo,i.tr.(macula. gr. 179), 
" souiller, flétrir, déshonorer: Paus. 

5- 4. 

MagiSjadv. compar., à un plus 
haut degré, plus : Them. 4. 5; Aie. 
II. 3; ... admirari, D. i. 5. — I. 
Magis sert à former des compara- 
tifs (gr. 50) : ... perturbatus, Paus. 
4. 6; ... audiens, Iph. 2. l; magis 
s.-ent. eruditus, Ep. 2. i. — II. 
Magis avec un autre adverbe ou 
avec l'abl. d'un pron. neutre (gr. 

- 279) forme un certain nombre d'ex- 
pressions dignes d'être remarquées : 
magis etiam, Them, 4. 5; D. i. 3; 
-^g- S- 5; Eum. 4. 2, ou etiam ma- 
gis, Pel. 3. 2, plus encore; eo ma- 
gis, R. 3. 3; quo magis, Thr. 2. 3; 

,_H. 10. 2, d'alitant plus ; eo magis 
quodjM. 5. 4, d'atitant plus que; ne- 
que eo magis, Paus. 3. 5; Pel. i. 3; 
3. 3; A. 8. 6, nihilo magis, Dat. 

10. 3, pas davantage, néanmoins ne 
...pas. Non magis. ..quam, D.3. 2; 
Pel. 2. 4; A. 6. I, neque magis ... 
quam, M. 2. 3; Timol. 3. 6, servent 
à opposer deux objets dont on veut 

-mettre le second en relief, noti seu- 
lement ... mais e7tcore. En inter- 
vertissant l'ordre des objets compa- 
rés, on pourrait traduire en français 
par tout autant . . . que, non moins 
... que : non magis amore quam 
more ductus, Cim. i. 2, tout autant 
par la coutume que par. — superl. 
maxime (maximus, gr. 184), au 
.plus haut degré, le plus possible, le 
plus; surtout, sert. — I. à former 
des SUPERL.: ... illustre,Ep. 7. 3. — 

11, à MODIFIER des verbes : Iph. 2. 
3; Dat. li. 2; ... indulgere,D. 2. i. 
Pour renforcer encore maxime, on 



ajoute unus ou unus omnium 
(gr. 592) : unus maxime nitebatur,. 
M; 4. 5; .... florebat, Cim. 3. i; 
unus omnium maxime florebat, M. 
i. I. Cf.: eum unum plurimi fece- 
rat, Eum. 2. 2. — III. à faire 
RESSORTIR un nom,su7'tout, princi- 
palement,avanttoîtt: h\c. 3. 4; 7. 3; 
Ph. 2. 4; 4 I; R. I. 3; maxime 
Athenienses peti dicebantur,Them. 

2. 6. On emploie dans le même but 
eum.... tum maxime (gr. 590): Iph. 

3. 2. 

Magister, tri, m.', celui qui 
covimande, maît7'e : ... equitum, H. 
5. 3, maître de cavalerie. Le dicta- 
teur était plus spécialement le chef 
de l'infanterie. Il choisissait donc 
pour commander la cavalerie un 
magister equitum. Ce dernier 
exerçait enoutreles fonctions.qiie le 
dictateur lui déléguait. Comme on 
n'avait pas assez de confiance dans 
la lenteur de Fabius, on accorda 
parmesureextraordinaire le pouvoir 
dictatorial au maître de cavalerie 
M. Minucius Rufus : H. 5. 3. — Cf. 
dictator et Fabius. 

Magistràtus, us, m. (magi- 
strare, remplir les fonctions de ma- 
gistrat) — A. magistrature de pre- - 
mier oxàsQ.,charge, etnploi. Magistrà- 
tus se dit surtout des magistratures 
civiles, tandis que imperia désigne^ 
les charges militaires : ... capere, 
Ph. I. I; ... obtinere, Pel. 3. 2; ... 
gerere, Tim. 3. l ; in magistratibus 
versari, M. 8. 2 ; in eo magistratu, 
H. 7. 5 ; facta magistratusqué 
alicujus describere, A. 18. 6. — B. 
celui qui exerce une .magistrature, 
magistrat, en parlant — : I. des 
ÉPHORÉs : ad magistràtus adiré, 
Them. 7. i ; niagistratuum jussa, 

Ag. 4. 2. — II. des POLÉMARQUES 

établis à Thèbes : ... maximi, Pel. 
2. 2; ... Thebanorum, 3. i. — III. 
des CONSULS : H. 7. 2. — IV. des 
magistrats en général: magistra- 
tuum largitio, M. 6. 4; nuntius a 



138 



VOCABULAIRE. 



magistratu niissus, Aie. 4. 3 ; te tra- 
dam magistratui, Ep. 4. 3. — V. 
la magistrature, le coi-ps, le collège 
des magistrats, des éphores : apud 
maximum magistratum, L. 4. 3. 
Ce sens est assez rare; on le retrouve 
cependant dans Liv. et dans d'au- 
tres écrivains de toutes les époques. 
Magnes, étis, m. {Md7VTis), 
habitant de Magnésie: Dat. 5. 6, 

Magaesia, ae, f.lMa^vno-ia), 
Magnésie, auj, Inek- Bazar, ville de 
Carie, sur les bords du Méandre. 
Son temple d'Artémis était fort 
célèbre; on en voit encore les ruines: 
Them. 10. 2 ; 10. 4. 

Magnifiée, adv. (magnificus, 
gr. 184), d^une manière brillante, 
royalemejit : Dat. 3. 5. 

Magnificus, a, um (ma- 
gnus, facio, gr. 194), parlant — I. 
de PERSONNES, qîii aime le luxe, 
magnifique : A. 13. 5. — II. de 
CHOSES, splendide, d'où brillant, 
glorieux: ... factum, Thr. i. 5. 

Magnitûclo,diais,f. (magnus, 
gr. 166), grandeur — A. PHYSIQUE 
— I. PR. étetidue, grandeur: ... 
voluminis, Pr. 8 ; liber pari ma- 
gnitudine, L. 4. 2. — II. FlG. gran- 
deur, abondance, multitude: ... 
pecuniae, A. 14.3 ;...virium, Ep. 2. 
4; ... copiarum, Tim. 4. 6. — B. 
MORALE, grandeur, élévation : ... 
rerum gestarum, Iph. i. i ; ... ani- 
mi, Them. 10. i ; Thr. i. i ; Eum. 

5- I ; R- 3- 5- 

Magnopëre, cf. opus. 

Magnus, a, um, comp. 
maj or,superl. maxïmus, grand, 
pari. — I. des DIMENSIONS, grand, 
vaste, spacieux : ... clipeus, Iph. i. 
3 ; ... corpus, Dat. 3. i ; ... posses- 
siones, A. 12. 4. — II. de la quan- 
tité, considérable, nombrezix: ... 
pecunia, Cim. i. 3; H. 9. 2; ... 
divitiae, D. i. 2; ... concursus, 
Dat. 3. 3 ; ... pondus, Ep. 4. l ; ... 
copiae, Pel. 2. 3; Eum. 3. 3; ... 
exercitus, H. 3. 2; ...classis, Con. 



4. 4. — III. de l'intensité, de la : 
force, grand, ferme : ... spes, Alc^ 
4. 3 ; Tim. 3. 2 ; ... animus, D. 5. 
3 ; Iph. 3. i;...industria,Eum.2.3 ; 
violent: ... contentio, M. 4.4;...in- 
vidia, D. 4. 2. — IV. delà VALEUR 
matérielle ou morale, grand, élevé, 
remarquable, illustre : Them. 6. I ; 
... homo, Paus. i. i ; Eum. I. l ; 
...rex, R.3. I ; magni (pretii) existi- 
mare, Cat.1.2;... esse, Con. i. i. — 
V. de l'iMPORTANCE, considérable, 
iftiportant: ... res, Paus. 2. 2; Pel. 
2. 3 ; Ham. 3. l ; major quara pri- 
vatus, Aie. 3. 4; ... periculum, D. 
2.4;... magistratus, Pel. 2. 2. — VI. 
du TEMPS, lottg ; partie, en parlant 
de l'âge : esse magno natu, Paus. 5. 
3; Tim. 3. i, être fort âgé, on dit 
ordinairement grandis natu ; filius 
maximus natu, Dat. 7. i, fils aîné. — 
Major avec ou sans natu, annis, 
plus âgé, vieillard : Them. 2. 8 ; 
Tim. 3. 4. Dans Iph. i. i, majores 
natu désigne les précédents, ceux 
qui vivaient avant lui ; dans ce sens 
on ajoute rarement natu. — De là 
SUBST. majores, ancêtres, aïeux: 
Pr. 3 ; M. I. I ; D. I. 2; Ep. 2. l ; 
Ag. I. 2 ; A. 6. 2 ; 18. i. — Pour 
haud ita magnus, Paus. l. 2, cf. non. 
Mago, ônis, m., Magon, frère 
d' Annibal. Il rendit les plus grands 
services à la bataille de Cannes, fut 
envoyé à Carthage pour annoncer 
la victoire, alla secourir Asdrubal 
en Espagne et y lutta pendant dix 
ans avec le plus grand courage : H. 
7 et 8. 

Maj estas, âtis, f., majesté, 
dignité, haute considération ; Pel. 
2. 4. 

Major, majores, cf. magnus. 
Malei pejus, pessime, adv. 
(malus, gr. 184), mal, dans tous les 
sens : ... consulere patriae, Ep. 10. 
I ; Ph. 2. 2 "f injustement : ... facere, 
Them. 7. 6 ; rudement, dttrement: 
... aliqm accipere, Eum. 8. l; ... 
habete, 12. i, maltraiter; avec peu 



VOCABULAIRE. 



139 



de succès,-de prudence, etc.: ... rem 
gerere, Ham. i. 2; ... administrare, 
Con. I. 3; défavorablement: ... 
existimari, D. 7. 3. 

MaledïcuSj a, um (maie, 
dicere), médisant, porté à dire du 
■mal, à critiquer :À.\c. 1 1. 1. — SUBST. 
médisant, mauvaise langue : Ham. 
3. 2. 

Malefïcus, a, ura (maie, fa- 
cere, gr. 194), malfaisant, d'où 
malveillant, défavorable : Ag. 8. l. 

Malitiôse, adv.(malitiosus,gr. 
184), a7>ec une mauvaise intention, 
avec déloyauté, avec trahison : Aie. 
7. 2. 

Malo, malui, malle (magis, 
velle), préférer, aimer mietix — A. 
avec l'iNF. (gr. 481. c):... coUoqui, 
Con. 3. 3. — B. avec 9UAM (gr. 
586. 2) séparant — I. deux inf. : Ch. 
4. 3; Eum. 10. 2; Ham. 4.3; ... obli- 
visci quam ulcisci, A. 11. 5. — II. 
deux prop. inf. (gr. 486) : M. 8. 4 ; 
Timol.3.4 î...se metui quam amari, 
D. 9. 5. — III. un inf. et une prop. 
inf. : ... violare clementiam quam 
régis opes minui, Aie. 10. 3;... cives 
agro augeri quam id sumere, Tim. 

1. 3 — C. avec POTIUS (pléonasme): 
... potius patriae opes augeri quam 
régis, Con. 5. 2. — Comme volo, 
malo peut se construire avec l'inf. , 
la prop. inf. , le subj. avec ou sans ut. 
Nolo ne se construitjamaisavecut. 

Malum, cf. malus. 

MaluSj a, um, comp. pejor, 
superl. pessïmus, mauvais dans 
tous les sens, au physique et au moral 
— I. mauvais, détestable, odieux, 
mal disposé: ... cives, Ep. 10. 3; 
A. 9. 7 — II. malheureux, funeste. 
De là SUBST. malura, i, n. mal, 
c.-à-d., malheur, calamité, désastre, 
guerre malheureuse, péril, danger : 
malo alicui esse, Aie. 7. 3 ; mala 
inferre, Them. 9. 2 ; malum exter- 
num, Ham. 2. i ; malis perterreri, 

2. 3; e malis se emergere, A. li. l. 



tyran de Catane en Sicile, fut battu 
par Tîmoléon, amené à Syracuse et 
mis à mort par ordre du peuple: 
Timol. 2. 2. 

Manceps, cïpis, m. (manus, 
capio) — I. enchérisseur, acquéreur, 
adjudicataire dans une vente pu- 
blique. — II. celui qui à la suite d'une 
adjudication publique est chargé 
de la perception des impôts, de 
la construction d'un- édifice, etc. 
fermier des deniers ^Mics, entrepre- 
neur. A Rome, l'Etat ne se char- 
geait pas lui-même des travaux pu- 
blics, de la fourniture des armées, 
de la perception des impôts. Celui 
qui, selon les circonstances, offrait 
le plus ou demandaitle moins en était 
chargé. On exigeait de lui qu'il mît 
en gage des propriétés (praedia) ou 
qu'il fournît des cautions (praedes). 
L'adjudication se faisait publique- 
ment au forum par l'entremise des 
censeurs. Des citoyens riches, sur- 
tout des chevaliers, se réunissaient 
en société pour ces sortes d'entre- 
prises. Chacune de ces sociétés avait 
son directeur (manceps, princeps^ 
societalis) à Rome. C'était lui qui 
enchérissait, fournissait la caution 
(praedes et praedia) et était respon- 
sable envers l'État. Ce mode de ^ 
perception des impôts était fort oné- 
reux pour les provinces : les fermiers 
ou publicains pressuraient les habi- 
tants et se rendaient odieux par 
leurs exactions : A. 6. 3. — Cf» 
praes. 

Mandâtum, î, n. (mandp), 
charge, commission, instruction, 
proposition : Con. 3. 3. 

Mando, i. tr., charger de, re- 
mettre, confier: A. 15. 2. 

Mandrôcles, is, m., Mandro- 
clès, était un grec né à Magnésie. 
Il abandonna le parti des Perses et 
se rangea du côté de Datame: Dat. 
5. 6. 

Maneo, mansi, miansuxn. 



Mamercus, i, m., Mamercus, \ 2. n. — I. demeurer, rester: M._5. 



I40 



VOCABULAIRE. 



2 ; A. II. i; ... eodemlocOjThem. 
3. 3; ... unoloco, Eum. 5. 4;priva- 
tus in urbe mansit, Cat. 2. 2. — II. 
Tester, subsister, se conserver, dtcrer: 
Timol. 3. 3 ; manet opinio, Paus. 
3, 5 ; ... amicitia, D. 3. l ; R. 3. 3; 
... meraoria, Tim. 2. 3 ; manent 
monumenta duo, Them, 10. 3 ; ... 
res gestae, Aie. 10. l. — III. ^ifr- 
sister, persévérer, demeurer ferme : 
... in societate, Con. 2. 2; ... in 
officio, Con. 3, I ; Evim. 6. 4; ... 
in pactione, Ag. 2. 4; ... in fide, 
Eum. 4. 3, 

Manlius, i, m.,ManHus, nom 
de l'illustre gens Manlia. Voici 
les membres de cette famille dont 
il est question dans Nép. — I. Cn. 
Manlius Vulso, consul en 189, 
fut chargé de conclure la paix avec 
Antiochus. Les Galates, alliés de ce 
prince, ayant passé le fleuve Halys, 
Manlius les attaqua, leur prit beau- 
coup de butin et les refoula sur leur 
propre territoire: H. 13. 2. Cf. Liv. 
38, 12-28. — II. L. Manlius 
TORQUATUS, ami de Cicéron et 
d'Hortensius, devint consul l'an 65. 
Il défendit Catilina accusé de mal- 
versation, mais se déclara contre 
lui (62), dès que la conspiration fut 
manifeste. Comme proconsul, il 
gouverna la Macédoine. II fit de 
vains efforts pour empêcher Cicéron 
d'être exilé: A. i. 4 ; 4. 5. — III. 
A. Manlius Torquatus : A. ii. 

2; 15. 3- 

Mantinea, ae, f. (MavT^vcia), 
Mantinie, ville d'Arcadie, sur les 
bords de l'Ophis, auj. Paleopoli. 
Ravagéeen 385 par Agé3ilas,elle fut 
rebâtie après la bataille de Leuctres. 
Mantinée est célèbre par la victoire 
des Spartiates sur les Argiens (420), 
mais surtout par la victoire et la 
mort d'Épaminondas (362). Le mo- 
nument de ce grand homme se trou- 
vait non loin de la ville. II ne reste 
plus de Mantinée que quelques 
ruines: Ep. 9. l. 



Manubiae, ârum, f. — ^ I. 

butin fait sur l'ennemi ou bien V ar- 
gent provenant de la vente de ce 
butin. — II. part du général dans 
le butin. — Chez les anciens Grecs, 
tout ce qui avait appartenu à un 
ennemi vaincu, était censé la pro- 
priété du vainqueur. Plus tard on 
mit le butin en commun. Une partie 
était consacrée aux dieux et suspen- 
due dans leurs temples ; le général 
partageait le reste entre r.es sol- 
dats. Souvent aussi on ornait les 
édifices publics avec le butin pris 
sur l'ennemi ou bien on en bâtis- 
sait avec l'argent provenant de la 
vente. A Rome, le butin était divisé 
en trois parts : le trésor public en 
recevait une, le général une autre, 
le reste était distribué aux soldats. 
Le mot spolia désignait les armes 
enlevées à l'ennemi : his ex manu- 
biis arx est ornata, Cim. 2. 5. 

Manus, us, f., main — A. pr. 
7tiain: sua manu scribere, A. 10. 4; 
cf. epistola, librarius. Ad manum 
habere, Eum. 1. 5j avoir sous la 
main, à sa disposition ; ad manum 
accedere, Eum, 5- 2j venir près de 
la main, c.-à-d., venir à la portée 
de, se laisser approcher ; fortis ma- 
nu, Paus. I. 2; Dat. i. i; Ep. 3. 
I; R. I. 4; 2. 2, courageux par la 
main, c.-à-d,, brave dans l'action, 
personnellement courageux, sachant 
payer de sa personne dans les com- 
bats. Manus dare, Ham. i. 4, se 
rendre, se déclarer vaincu, expres- 
sion empruntée aux combats des 
gladiateurs, qui tendaient les mains 
pour s'avouer vaincus ', on dit aussi 
dare manus victas, Ov. Manum 
conserere, Dat. 8. 4; IL 4. 2, en 
venir aux mains. Lamême expression 
se retrouve dans C. B. C. l. 20. 4; 
Liv. dit manus ou manum conserere 
— B. FIG. main, violence, voie défait: 
manus afferre, Timol. i. 4; proca- 
citatem alicujus manibus coercere, 
Timol. 5. 2; incendio conficere, 



VOCABULAIRE. 



141 



quem manu siiperari posse diffide- 
baàt, ,Alc. 10. 4/ qu'ils désespé- 
raient de vaincre à force ouverte. 
— II. main, autorité, pouvoir : in 
manu alicujus esse, Tim. 3. 4. — 
III. poignée, troupe, armée : M. 5. 
I; ... délecta, i. 4; ... haud ita 
magna,Paus.l.2;Pel.4. 2;... parva, 
Dàt.4. 3; manum coUigere, Aie. 7. 
4;... comparare, D. 4. 3; Dat. 5. 6. 
Cette dernière expression se trouvé 
aussi dans C. Fam. 14. 4. 

Marathon, ônis, m. (Mapa- 
. 9&y); Marathon, auj, Marathona, 
bourg situé non loin de la côte orien- 
tale de l'Attique.La plaine de Mara- 
thon était longue de deux lieues et 
large d'une lieue à une lieue et 
demie ; elle permettait à une petite 
armée de tenir tête à une plus 
grande. De nos jours elle est abso- 
lument sans arbres. La seule chose 
qui attire les regards du voyageur, 
est un tertre élevé de main d'hom- 
me et que le peuple désigne encore 
aujourd'hui sous le nom de ô o-topos. 
Il a 36 pieds de haut et environ 
200 pas de pourtour à sa base. On 
pense que c'est la sépulture des 
Athéniens tombés sur le champ de 
bataille. Des colonnes dressées au 
sommet du monticule conservaient 
à la postérité le nom de ces héros. 
Le tertre qui a dû renfermer lés os 
des Platéens et des esclaves a dis- 
paru sans laisser de traces : M. 4. 2. 

Marathonius, a, um (Mara- 
thon, gr. 172), de Marathon : ... 
pugna, M. 6. 3; Them. 2. 6; ... 
Victoria, 6. 3;... tropaeum,5. 3. Cf. 
-Marathon. 

MarcelluSj i, m., Marcelhis, 
nom de la branche la plus illustre 
de la gens Claudia. Cf. Claudius. 

Mardonius, i, m., Mardo- 
nius, gendre de Darius, général de 
ce prince et de son fils Xerxès. 
Après la bataille de Salamine, il 
resta en Grèce avec une armée de 
300.CXDO hommes, passa l'hiver en 



Thessalie, et reprît la campagne au 
printemps. Il ravagea Athènes une 
seconde fois, retourna en Béotie et 
livra en septembre 479 la bataille 
de Platée. Il se défendit vaillam- 
ment, mais tomba sous les coups 
du Spartiate Aimnestos: Ar. 2. i; 
Paus. I. 2. 

Mare, is, n., mer: ... scopulo- 
sum, A. 10.6;... rubrum, H, 2.I;... 
Pamphylium, 8. 4; mari (gr. 338, 3) 
Con. I. i;Tim. 2. 2, sur mer; terra 
marique, R. l. 3; et mari et terra, 
Them. 2. 4; Ar. 2. 3; Aie. i. 2; 
Ham. I. 2; H. 10. 2; rivage de la 
mer: ad mare missus est, Con. 4. 2. 

Maritïmus, a, um (mare) 
— I. de la mer, qui se trouve sur la 
mer, maritime, sur mer : ... fluctus, 
A. 6. I; ... imperium, Ar. 2. 2; 
Tim. 2. 2; ... praedo, Them. 2. 3, 
pirate, corsaire. — II. qui est sur 
les côtes, sur les bords de la mer, 
marithne : ... civitas, Con. 4. 2; 
... villa, A. 14. 3. 

MariuSj i, m., C. Marins le 
jeune, fils adoptif du vainqueur de 
Jugurtha et des Cimbres, naquit 
l'an 109 avant J.-C., parvint au 
consulat l'an 82 et partagea ensuite 
l'exil de son père. Après la mort de 
ce dernier, il se mit à la tête du par- 
ti et continua la lutte contre Sylla. 
Il fut battu par lui et assiégé dans 
Préneste. Voyant que la place ne 
pouvait plus résister, il tenta de se 
sauver par la fuite ; mais il périt sans 
qu'on sache exactement de quelle 
façon. La cruauté du jeune Marius 
ne le cédait guère à celle de son - 
père adoptif. A. i. 4; 2. 2. 

Massagëtae, ârum, m. 
(Mao-o-aYérai), Massagètes, peuple 
nomade de la Scythie. Les Massa- 
gètes étaient belliqueux et puissants. 
Ils habitaient la côte septeiïtrio- 
nale de la mer Caspienne au-delà 
de l'Araxe. Hérodote et Justin rap- 
portent que Cyrus trouva la mort 
dans leur pays : R. 1.2. 



142 



VOCABULAIRE. 



Mater, tris, f., mire: Paus. 5. 
3; mater familias, Pr. 6. Cf. familia. 

Matricîda, ae, f. (mater 
caedere), celui qui a tué sa mère, 
parricide : Ep. 6. 2. 

Matrimonium, i, n. (mater), 
mariage : aliquam in matrimonio 
haberè, Cim. 1.2, avoir pour épouse ; 
... in matrimonium dare, R. 3. 3; 
Ham. 3. 2, donner en mariage. Cf. 
nubere. 

Mature, adv. (maturus, pré- 
coce), prématîirétnent : A. 2. i. 

MatûrOj I. (maturus, mûr, gr. 
179) — A. TR. — I. VK. faire mûrir. 
— II. FIG. hâter, presser : ... alicui 
mortem, Ch. 4. 2. — B. N . — I. pr. 
- devenir 7nûr. — II. FiG. se hâter, se 
presser: ad maturandum concitatus, 
D. 8. 5. 

Maxime, cf. magis. 

Maxïmus, i, Maximus, sur- 
nom des Fabius. Cf. Fabius. 

Medeor, ëri, n. — I. pr. 
guérir, appoi-ter un remède. — II. 
¥10." remédier à : Pel. l. l. 

Media, ae, f., Médie (MT^Sfo, 
en vieux persan Mada,c.-à-d., pays 
du milieu). La Médie est un pays 
montagneux borné au nord par la 
mer Caspienne, à l'est par la Par- 
thxe et l'Hircanie, au sud par la 
Perse et la Susiane, à l'ouest par 
l'Assyrie et l'Arménie. Sa capitale 
était Ecbatane. Les Mèdes étaient 
d'origine aryenne et considérés 
comme de braves guerriers. Plus 
tard cependant ils s'amollirent. Ils 
adoraient les étoiles ; leurs prêtres 
étaient désignés sous le nom de 
Mages. Depuis Çyrus, la Médie fut 
une province de l'empire des Perses: 
Eum. 8. I. 

Medicïna, ae, f. (medicus), 
médecine ; A. 21. I. ' 

Medïcus, i, m., médecin: D. 
2. 4; A. 21. I. 

Medïcus, a, um (Media, gr. 
172), de Médie: ... vestis,Paus. 3. 2. 
Les Perses avaient adopté le costume 



des Mèdes comme on peut le voir 
dans Hérodote, i. 135, et dans _ 
Xén, Cyr. 8. i. 40. — Cf. Media. 

Medimnus, i, m. (ji^Binvos), . 
médimne, mesure de capacité chez 
les Grecs. Elle contenait six modii 
romains, c.-à-d., 52, 53 litres. A. 
2. 6. 

MediÔcris, e (médius) — I. 
médiocre, ordinaire, passable: ... fa- 
milia, A. 13. 3. — II. médiocre, peu 
considérable :... industria, A. 13. 4. 
Medïtor, i. ix., penser, songer, 
se proposer, avec l'inf. (gr. 481. c): 
... proficisci, Ag. 4. l;...bellum 
inferre, Ham. 4. 2. Cette construc- 
tion se retrouve dans Ter., Virg., 
Sén., Tac. et dans Cic. Leg. Agr. 
2. 5 ; Phil. 2. 45. 

Medus, a, um (MfjSos), d« 
Médie, mède, et par extension 
persan : ... satellites, Paus. 3. 2. 
SUBST. Medus, i, m., Mède, habi- 
tant de la Médie, Perse :Va.ns. 1. 2. Le 
nom du peuple pour le nom du pays: 
Eum.8. 4. Cf. Media. 

Mel, mellis, n., mielj Ag. 8. 
7. — Les anciens déposaient dans 
du miel les corps qu'ils voulaient 
conserver ; les Perses se servaient 
de la cire pour le même usage. 
Melior, cf. bonus. 
Memïni, isse, verbe défectif 
(gr. 135), se rappeler, se souvenir : 
A. II. 5. 

Memior, Ôris, adj. — I. qui 
se souvient, se souvenant : ... virtu- 
tum, H. 12. 5; ... officii, A. 10. 4. 
— II. se souvenant d'un bienfait, 
reconnaissant: memorem gratum- 
que cognosci, A. 9. 5. 

Memoria, ae, f- (memor) — 
I, FACULTÉ de se souvenir, mé- 
moire, souvenir: aliquid memoriae 
prodere, Them. 10. 5; Paus. 2. 2} 
Iph. 3.2;H. 13. 3;memoriae prodere 
dealiquo, Aie. 1. 1.-— II. réminis- 
cence que nous avons en vertu de 
cette faculté, souvenir, sotwenance, 
réminiscence, mémoire: Ph, 1. 1; ... 



VOCABULAIRE. 



143' 



immortalis, A. Iir5; ... laudis, Tim. 
2. 3; .;. contumeliae, Ep. 7. 4; ... 
benignitatis, Timol. 2. 2; ... impe- 
rii, Ar. 2. 2; post hominum memo- 
riam, Them. 5. 3; Ar. i. 2; R. i. 3, 
de mémoire d'homme, d'aussi loin 
que les hommes peuvent se souve- 
nir; dignus memoria, en pari, de 
choses: Ch. i. i;Ep. i. 4; de per- 
sonnes: Tim. 4. 4; R. I. I. — III. 
CHOSES dont on se souvient — a) le 
temps passé et présent: ad nostram 
memoriam, Them. 10. 3, jusqu'à 
notre temps. — b) histoire, relation, 
récit: ... de Magonis interitu, H. 8. 
2. ,Ce dernier sens se retrouve dans 
Cic. Br. 3. 14 ; 5. 19; Sali. J. 4; 
Liv. 22. 27. 3. 

Mendacium, i, n. (mendax), 
mensonge: K. 15. i. ,. 

Meneclides, is, m., Ménécli- 
de, orateur ambitieux et intrigant, 
tâcha mais en vain de supplanter 
Épaminondas et Pélopidas: Ep. 
S- 2; 5- 5- 

Menelâus, i, m. (MevIXaos), 
Ménélas, fils d'Atréé, frère d'Aga- 
memnon et mari d'Hélène. Paris, 
fils du roi Priam, enleva cette der- 
nière et c'est ce qui occasionna la 
guerre de Troie. Au retour de cette 
expédition, Ménélas fut, dit -on, 
jeté par la tempête sur la côte 
d'Afrique, et l'endroit où il aborda 
reçut le nomdeMenelai portus 
(McvcXdov XiHTJv) : Ag. 8. 6. Cette 
ville maritime se trouvait dans la 
Marmarique, à l'ouest de l'Egypte. 
On pense que c'est aujourd'hui le 
port de. Toubrouk. 

Menesthéùs, ei, m. (Meveo-- 
9€ïis), Menesthée, fils d'Iphicrate et 
gendre de Timothée, fut élu général 
et opposé à Philippe de Macédoine 
(355): Iph. 3. 4; Tim. 3. 2. 

Mens, mentis, f. — I. raison, 

intelligence, esprit: . . . sana, Ag. 5.2; 

mente agitare, Ham. i. 4. — II. 

- pensée, dessein : hac mente, Con. 

4. 4; D. 9. ï; Pel. I. 4; Ag. 4. 4; 



Timol. I. 4, dans ces pensées, dans 
ce dessein. — III. disposition, sen- 
timents: ... inimica, Eum. 4. 2;... 
eadem, H. 2. 5. 

Mensa, ae, f. — I. table à 
manger. — II. table, mets qu^ony 
sert, service: secunda ..., Ag. 8. 4. 
La secunda mensa répondait à 
notre dessert et se composait de 
fruits, de confitures, de pâtisseries. 
Le premier service était apporté 
sur un plat (ferculum) ou bien on 
apportait la table toute servie et 
on l'enlevait quand les convives 
avaient satisfait leur appétit. De là 
les expressions: mensam ponere, 
toUere, Cic, auferre, Plautejàcôté 
de cibos in mensam ou mensae im- 
ponere, Plaute. 

Mensis, is, m., mois: Them. 
5. 2; Ep. 7. 5; Eum. 5. 6; A. 21. 3; 
in singulos menses, A. 13. 6, pour 
chaque mois, par mois. 

Mensûra, aeyf.:(nietior), me- 
sure: modus mensurae, A. 2. 6, 
contenu, quantité renfermée dans 
une mesure. 

Mentio, ônis, f., mention. 
Après mentionem facere, Nép. 
met toujours de; Cic. met indiffé- 
remment le gén. ou de avec l'abl. 
(gr. 289): Aie. 2. 2; 5. 3; Ep. 4. 5; 
Ham. 3. 3; H. II- 5; 12. i; A. 
16. 3. 

Mentior, 4- n., mentir: Ep. 
3. 2. ~ 

Mercennarius, a, um (pr. 
mercednarius, de merces), merce- 
naire, salarié, gagé: . . . milites, Ti- 
mol. I. 3 ; Ham. 2. 2. SUBST., 
mercennarius, i, \a., journalier^ 
mercenaire: Eum. l. 5. 

Merces, cêdis, f., salaire, 
solde, récompense: Pr. 4. 

Mercuriu^, i, m. (mercari). 
Mercure, fils de Jupiter et de Maïa, 
dieu de l'éloquence, du commerce 
et des voleurs. Il était chargé de 
conduire les âmes aux enfers et 
d'accomplir les messages des dieux. 



144 



VOCABULAIRE. 



Pour qu'il pût exécuter plus prom- 
ptement les ordres reçus, Jupiter lui 
avait attaché des ailes à la tête et 
aux talons. On le représente d'or- 
dinaire muni de ces ailes et tenant 
un caducée à la main. Le Mercure 
romain répondait à peu près à 
r'Epufis grec: Aie. 3.2. Cf.Hermes. 

Mereo ou mereor, 2. — I. tr. 
d'ordinaire avec la forme active, 
mériter, gagiier: ... stipendium, Cat. 
1.2. — II. N. d'ordinaire avec la 
forme dépon., mériter de, rendre 
service à: ... de aliquo, Paus. 4. 6 ; 
bene ...de re publica, Ph. 2.2jbene 
meritis referre gratiam, Eum. 6. 5. 

Meridies, ëi, m. (médius, dies), 
— I. PR. milieu dujoîir, midi. — 
II. FIG. le midi, le sud: Cim. 2. 5. 

Merïto, adv. (abl. de meritum), 
à bon droit, à Juste titre, avec raison: 
A. 2. 3. 

Merïtum,i, n.(mereo),j^rz'/V<s, 
bienfait: Them. 8. 7, 

Messëna, ae, ou Messêne, 
es, f. (M.&ra-r\vr]), Afessène, capitale 
de la Messénie au sud-ouest du 
Péloponnèse. Ce mot s'emploie aussi 
pour désigner la Messénie elle- 
même. Ce pays est borné au nord 
par i'Elide et l'Arcadie, à l'est par 
la Laconie, au sud par la Méditer- 
ranée et à l'ouest par la mer ionienne. 
Les guerres avec Sparte, surtout 
celles qui se prolongèrent depuis 
685 jusqu'à 668 av. J. -C. , afifaiblirent 
Messène et la mirent sous la domi- 
nation des Lacédémoniens. Après 
la bataille de Leuctres, Epaminon- 
das lui rendit la liberté (371): Ep. 
8. 5; Pel. 4. 3. 

Met, suffixe qui s'ajoute aux pro- 
noms dans le sens de tnêtne (gr. 
62; 63): egometj A. 21. 5; nosmet, 
Ag. 5. 4- 

Metiallum, i, n. — I. pr. jtié- 
tal. — II. FIG. d'ordinaire au pi. 
mine, travail des mines: Them. 2. 
2 ; Cim. I. 3. Athènes possédait 
des mines d'argent au mont Lau- 



rium. Les produits, qui, au dire de 
Pôlyen, montaient à cent talents 
par an, devaient d'après la loi être 
distribués au peuple. 

Metior, raensus sum, 4. tr. 

— A. PR. mesurer. — B. FIG. — I. 
fnesurer, régler: ... usum pecuniae 
non magnitudine {gr. 370) sed ra- 
tione, A. 14. 3, régler ses dépenses, 
non sur l'étendue de sa fortune, mais 
sur la raison (qui lui disait de ne 
rien dépenser mal à propos). — II. 
7nesurer,jtiger, apprécier: ... homi- 
nesvirtute, fortuna, Eum. i. i. 

Metuo, ui, 3. tr. , craindre: D. 
9. 5; Timol. 3. 4. 

Meus, a,uin,pron. poss., mon, 
mien : Them. 9. 2; Con. 3. 4; Ep. 

4. 4. 

Micythus, i, m. (M£ia»9os), 
Micythe : Ep. 4. 

Migro, I. n., aller ailleurs, 
émigrer, passer : K. 12.. i. 

Miles, lïtis, m. — l.soldat, par- 
tic, fantassin : ... militum virtus, 
M. 2. 2; ... lassitudo, Eum. 9. 6. 

— II. avec un sens collectif, les sol- 
dats : Thr. i. 4. Ce sens se retrouve 
C. B. G. 6. 34. 8 ; Sali. J. 45 ; 
L. 3. 29. 

Milesius, a, um(MtX'^crios), 
de Milet, la plus importante des 
colonies grecques dans l'Ionie, auj. 
Palatscha : M. 3. 5. — Cf. lones. 

Mili taris, e (miles, gr. 171), 
relatif au soldat, au service mili- 
taire, militaire :... disciplina, Iph. 
I. I ;... munus, Dat. l. 2;... equus, 
Eum. 5. 4; ...funus, 13. 4;resmi- 
litaris, M. 8. 4; Cim. 2. l;Iph. l. 
2;Tim. l. i, l'artmilitaire, la guer- 
re ; d^un simple soldat : ... ornatus 
vestitusque, Uat. 9. 3. 

Mille, nom de nombre card. 
indéc, mille. — I. Au SING. mille 
est d'ordinaire adj. Parfois il est 
subst.,«» millier: ... militum, M. 

5. I ; ... hominum, Dat. 8. 3. Avec 
le subst. mille, on trouve quelque- 
fois, même dans Cic, le verbe au 



VOCABULAIRE. 



Ï45 



sing. : non amplius hôminum mille 
cecidit, Dat. 8. 3. Cf. C. Mil. 20; 
Phii. 6. 5; Àtt. 4. 16. 14.— II. Au 
PLUR. milia, Ôrum, milliers, est 
régulièrement employé comme 
subst. : ... equitum, M. 4. i ; ... 
passuum, 4. 2 ; ... armatorum, 5. 
I ; ... peditum, D. 5. 3 ; multa mi- 
lia adversariorum, Dat. 8. 3 ; ... 
versuum, Ep. 4. 6 ; terna milia 
(sestertium), A. 13. 6. 

Miltiâdes, is, m. (MiXTiàSTjs) 
Miltiade : Cim. i. i ; Them. 8. i. 

Minerva, ae, f-, Mifierve ou 
Pallas, déesse de la sagesse, des 
arts et métiers et de la guerre, pro- 
tectrice-des villes en temps de paix. 
Pour la mettre au monde, Jupiter 
se fit donner par Vulcain un ' coup 
de hache sur la tête ; aussitôt Minerve 
en sortit arrilée de pied en cap. 
On la représente avec un visage 
assez sévère, la tête un peu inclinée, 
les cheveux négligemment relevés 
et flottant librement sur les épaules. 
Elle a l'égide au bras, la lance à la 
rnain et le casque sur la tête. La 
plus célèbre ^statue de Minerve est 
celle de Pallas Parthénos, taillée par 
Phidias et conservée dans la cita- 
delle d'Athènes. La Minerva des 
Romains répondait à peu près à 
TAfl'^VTi des Grecs : Paus. 5. 2 ; 
Ag. 4. 6. 

Minïme, adv., cf. parum. 

Miaor, minïmuSj cf. par- 
vus. 

Miuucius» ij m., Minudui, 
nom de la gens Minucia.--I.M.Mi- 
NUCius RU FUS, cf. Fabius et ma- 
gister: H, 5. 3. —IL Q. MiNU- 
cius THERMUS fut consull'an 193 
av. J.-C. : H. 8. I. 

Minuo, ui, ûtum, 3. tr. (mi- 
nor) — A. PR» rendre plus petit, di- 
minuer: .., ignés, Eum. 9; 3. — B. 
FIG. — I. diminuer, réduire, affai- 
blir : ...oçes régis. Aie. 10. 3; ... 
animi magnitudinem, Eum. 5. i ;... 
bonitatem, A. 9. i. — II. porter 



atteinte à, violer: ... religionem, 
Ag. 4. 8. 

Minus, adv., cf. parum. 

Minûtus, a, um (minuo), 
petit : Iph. 1.3. 

Mirabilis, e (miror, gr. 170), 
étonnant, extraordinaire, admirable, 
singulier: ... pugnandi cupiditas, 
M. 5. I; ... casus, Timol. 5. i; om- 
nibus mirabile est visum, Eum. 5* 6. 

Mirabilïter, adv. ( mirabilis, 
gr. 1&4.), d'une manière étonnante, 
extraordinaire : D. 10. 2. 

Miror, i.tr., s'étonner, êtresttr' 
pris, se demander avec étonnevient, 
être nirieux de savoir, ne pas cott' 
cevoir, avec l'ace. : ... causam reî, 
H. 1 1 . 3 ; avec la prop. inf. (gr. 486): 
...non sacrilegorum numéro (eos) 
haberi, Ag. 4. 7 ; avec quod et l'ind. 
(gr. 421) : ... quod me tentasti, Ep. 
4. 3 ; avec si: minime est mirandum, 
sivita ejus fuit secura. Cira. 4. 4; 
...si non facile ad credendum ad- 
ducebatur, Con. 3. i ; avec l'interr. 
ind. : ... quare jam tertium diem 
sic teneretur, Eum. 11. 3. — L'in- 
terr, ind. avec les verbes mirandi 
se retrouve dans Cic.,Cés., Liv. — 
Au lieu de la prop, inf. ou de quod,. 
on trouve assez fréquemment avec 
les verbes de sentiments, surtont 
avec mirari, mirum est, une prop. 
conditionnelle introduite par si, 
nisi ou ni. Elle exprime souvent, 
comme dans Nép., un fait tout à- 
fait positif. Cette tournure semble 
faire défaut dans Cés.,Sall.etVirg., 
mais se trouve dans Cic, Liv., Val. 
Max., Curt., Justin. On expliqué 
cette construction par une brachy- 
logie : si ita se res habet, tali modo 
afficior, miror, etc., quod ita se ha- 
bet, ou appliquant cette explication 
à un exemple de Nép. : si vita ejus 
fuit secura, minime est mirandum 
quod talis fuit. Bien que la con- 
struction latine soit ici en tout sem- 
blable à la construction grecque 
(gr. gr. 485), il n'y a pas moyen d'y 



146 



VOCABULAIRE, 



reconnaître un hellénisme. En effet 
les auteurs les plus anciens en offrent 
déjà des exemples. Si, nisi, ni se 
rencontrent rarement aveclesverbes 
de sentiments autres que mirari, 
mirumest. L'expression satis habere 
si, Ep. 8. 4; Timol. 2. 4, se conten- 
ter de, se rencontre d'abord dans 
Hor. Sat. l. 4. 116, puis dans Liv., 
Tac, Suét. ; ellen'est pas employée 
par les prosateurs classiques. On 
doit reconnaître ici le à-^airâv li des 
Grecs. Cf. Lysias 12. 11. Dans cette 
expression, si a un sens purement 
conditionnel et la forme n'est ex- 
traordinaire, que parce que l'usage 
semblerait réclamer l'inf. (Cf. Dr. 
II § 467, 552). Cf si. 

Mi rus, a, um — I. admi- 
rable, extraordinaire :.. . communi- 
tas, M. 8. 4. — II. éiotmant, ext7'aor- 
dinaire, singulier : omnibus mi- 
rum videbatur, Iph. 3. 4. Cf. miror. 

Misceo, miscui, mistura 
ou mixtum, 2. tr. — I. pr. 
mêler. — II.fig. bouleverser, exciter 
des troubles politiques : Paus. i. 3. 

Misereor, serïtus ou ser- 
tus sum, 2. n., avoir compassion, 
pitié, montrer de la compassion, de 
la pitié: Ph. 4. i. 

Misericordia, ae, f., co7}i- 
passion, pitié : D. 10. 2 ; ... alicu- 
jus (gr. 244), Them. 8. 7. 

Misëror, I. tr., montrer de la 
compassion, plaindre, déplorer. D'où 
miserandus, a, um, digne de com- 
passion, misérable : D. 9. 5. 

Missus, us (mitto, gr. 156), 
action denvoyer, envoi. Ce mot 
n'est employé qu'à l'abl. sing. (gr. 
40; 368) : venit ephororum missu, 
Ag. 4. ij par l'ordre de, envoyé 
par. 

MithridâteSj is, m. (Mi6pi8à- 
Tt]s), Mithridate, fîls d'Ariobarzane: 
Dat. 4. 5; 10. l; II. 

Mithrobarzânes, is, m. 
^^\Açci^o.^\ô.vx\^,Mithrobarzane, 
beau-père de Datame : Dat. 6. 3. 



Mitto, mîsijmissum, 3. tr., 
PR. laisser aller, laisser partir^ 
Cette signification est restée dans 
les composés , dimitto , amitto , 
omitto et dans : missum facere, 
Eum. II. 3, relâcher, laisser aller. 
D'où — A. envoyer, expédier : ... 
legatos Athenas, Them. 6. 4; ... ad 
aliqm (gr. 298. 3) de re, Ph. 3. 2; 
... aliqm ad regem magna de re, 
Con. 5. 3; ... nuntium de re in 
Siciliam, Aie. 4. 3; ... litteras ali- 
cui (gr. 297), Dat. 4. i; Eum. 6. i; 
... ad aliqm, A. 20. i; ... epistolam 
his ver bis, Them. 9.1. Le but dans 
lequel on envoie s'exprime — I. 
par le dat. (gr. 308) : mittere 
aliqm alicui muneri, Paus. 2. 3; 
A. 8.-6; ... subsidio, L. 3. 4; Ag. 
8. 2;... auxilio, Timol. l. i.„ — II. 
par I'acc. avec in : ... decem milia 
Atheniensium in coloniam, Cim. 2. 
2. — III. parle gérondif avec ad 
(gr. 504) : ... ad deportandum, 
Aie. 4. 3. — IV. par le supin en 
um (gr. 503) : ... deliberatum, 
M.l. 2; ... consultum, Them. 2. 6; 
Eum. 6. i; ... bellatum, Con. 2. 2; 
... questum, Ch. 3. i; ... explora- 
tum, Dat. 3. 4. — V. par QUI 
final (gr. 452) ou UT final (gr. 447) 
et le subjonctif : missi sunt delecti 
qui Thermopylas occuparent, Them. 
3. i; miserunt cursorem ut nuntia- 
ret, M. 4. 3. Cf.: qui, Them. 6. 4; 
7. 2; 8. 2; H. 7. 7; ut, Them. 4. 3; 
Paus. 2. I ; Con. 4. 2. Parfois mit- 
tere ut est accompagné d'un subst. 
qui renferme déjà une idée d'ordre, 
de commandement. Ut peut alors se 
traduire par: pour enjoindre, ordon- 
ner, intimer l'ordre, dire, comman- 
der de, etc.Nuntius missus est... ut 
rediretjAlc. 4. 3; utsequerentur... 
nuntium misit, "Tim. 3. 4; a rege lit-' 
terae sunt ei missae, ut Aspim ag- 
grederetur, Dat. 4. i ; misit litteras, 
ut ei parèrent, Eum. 6. 4. — B. 
PARL. DE PROJECTILES, jeter^ laU' 
cer: tela eminus, Aie. 10. 6. 



VOCABULAIRE. 



147- 



Mnemon, ônis, cf. Artaxerxes. 
- Mobïlis, e (moveo, gr. 170) — 
I.PR. pari, de CHOSES, qui se meut 
aisément, mobile. — II. fig, pari, du 
CARACTÈRE, ?nobile, changeant, in- 
constant, léger: Tim. 3. 5. 

Mobilïtas, âtis, f. (mobilis, 
gr. 166) — I. PR. facilité à se 
mouvoir. — II. FiG. mobilité, in- 
constance, légèreté: D. 6. i. 

Mocilla, ae, m,, L. Julius 
Mocilla, ancien préteur, partisan de 
Brutus et de Cassius : A. 1 1. 2. 

Moderâte, adv. (moderatus, 
gr. 184), avec modération, avec ré- 
signation: ^'xa^oX. 4. I. 

Moderatio, ônis, f. (mode- 
rare, gr.156), modération: K. 14. 2. 

Moderatus, a, um (mode- 
rare), modéré, réglé, sage: Tim. 4. 2. 

Modestia, ae, f. (modestus, 
gr. 166), modération — I. absence de 
prétentions, caractère accommodant, 
modestie : Ag. 4. 2. — II. retenue, 
réserve, bonne conduite, conduite 
régulière :M.. i. i. 

Modestus, a, um (modus), 
viodéré, réservé, modeste, sans pré- 
tention : Ep. 3. I. 

Modïcus, a, um (modus), 
modéré, médiocre : A. 13. 5. 

ModiuSj i, m., modius, bois- 
seau, la plus grande mesure sèche 
des Romains, contenant 8,754 li- 
tres : A. 2. 6. Cf. medimnus. 

Modo, adv, (modus). — I. 
Modo sert à restreindre le sens de 
certains mots, seulement : si modo 
habuisset, Aie. 9. 5; si paulum 
modo, Ham. i. 4, quelque peu. — 
IL Non modo ... sed etiam, non 
seulement. . . mais encore, mais même ; 
bien loin de ne pas ... encore, sert à 
marquer la gradation d'une affir- 
mation : non modo mihi superstes, 
sed etiam immortalis sit necesse 
est, Ep. 10. 2. Non modo ... sed, 
s'emploie quand on substitue une 
expression à une autre îe 71e 



dirai pas ... zwazV (gr. 588). — III. 
Non modo, accompagné d'une se- 
conde négation et suivi de sed ou 
de sed e contrario, se traduit par 
non seulement pas, . ..viais {ce quiest 
moins, pis, etc. , ), mais au contraire, 
mais même ; bien loin de ... au 
contraire; suivi de ne ... quidem, 
il se traduit par non seulement pas 
... mais pas même; bien loin de ... 
pas même. Dans lès deux cas non 
modo, etc., sert à marquer la 
gradation d'une négation (gr. 
589) : eorum omatus non modo 
in his regem neminem significabat, . 
sed homines non beatissimos esse 
suspicionem praebebat, Ag. 8. 2; 
intellegebat copias non modo non 
ituras, sed simul cum nuntio dilap- 
suras, Eum. 3. 4; non modo nul- 
lum detrimentum existimationis fe- 
cit, sed virtutum laude crevit, Cat. 
2. 4; non modo nihil iis induisit ad 
Antonium violandum , sed e con- 
trario familiares ejus adjuvit, A. 
9. 3; non modo neminem ad arma 
vocavit, sed ne armatis quidem 
praeesse voluit, Ph. 2. 5. Cf. Ti- 
mol. I. 4; 3. 6. — IV, Modo sert 
à préciser le temps, maintenant. De 
là modo ... modo, tantôt ... tantôt: 

A. 10. 2; 20. 2. 
Modus, i,m. — A.PR, mesure, 

d'après laquelle on apprécie les 
dimensions d'un objet : A. 2.- "6. — 

B. FIG. — I. étendue, dimension, 
longueur: ... hastae, Iph. i. 4. — 
II. juste mesure, mesure : ... ad- . 
hibere, Ep. 4. 6. — III. manière, 
façon^ sorte {gr. 374. i.): tali modo, 

M. 2. 4; Cim. 2. I; pari modo, 
Them. 5. 3; A. 13. 3; multis mo- 
dis, Them. 10. 3; nescio quo modo, . 
Aie. II. i; Thr. i. 3, je ne sais 
comment, d'une façon étrange, 
extraordinaire; quem ad modum, 
Iph. 2. 4; D. 8. l, cf. quemadmo- 
dum. 

Moenia, ura, n. , murailles , 
remparts : Ag. 5. 3; ... Jignea, 



148 



VOGABULAIRE. 



Them. 2. 6; ... disjicere,Timol. 3. 2; 
moenibus se defendere, M. 4. 4; 
Them. 4. 2; ... portum circumdare, 
Them. 6. i. 

Molestus, a, um (moles), 
qui est à charge, imporiU7i, désa- 
gréable : A. 7. 3. 

Molior, 4. tr. (moles) — A. 
PR. 7nettre une masse en f?ioîivement, 
faire une chose difficile. — B. FIG. — 
X. entrepreiul?-e une chose difficile, 
machiîier, travailler à: ... nihil 
aliud quam ut, L. i. 4. Le subj. 
avec ut se retrouve chez Cic, qui 
emploie une fois aussi l'inf. — II. 
projeter, songer à , méditer une 
chose difficile : Aie. 10. i; ...multa, 
Tim. 3. I. 

Molossijôrum, m.(MoXo<rcrot'), 
Molosses, peuple d'origine grecque, 
qui,au rapport de la tradition, avait 
été conduit de Thessalie en Épire, 
par Pyrrhus, fils d'Achille. Les Mo- 
losses se fixèrent dans les environs 
de Dodone et se mirent bientôt en 
possession de l'oracle. Les mem- 
bres de la famille royale des Éa- 
cides s'intitulèrent rois d'Épire et 
devinrent fort puissants. Après la 
mort de Pyrrhus III (192), le 
royaume d'Épire passa aux Macé- 
doniens et plus tard aux Romains. 
Bien que d'origine grecque, les Mo- 
losses s'étaient mêlés à plusieurs peu- 
plades barbares et passaient eux- 
mêmes pour des demi-barbares : 
Them. 8. 3. — Cf. App. I. 

Molossus, a, um, des Mo- 
losses, molosse. Cf. Molossi. 

Momentum, i, n. (pour mo- 
vimentum, de moveo, gr. 159) — 
I. PR. ce qui 7net une chose en mou- 
vement. — II. FIG. influence, 
poids, importance : Aie. 8. 4. 

Moneo, 2. tr. — I. faire sou- 
venir, avertir. Monere aliqm alicu- 
jus rei ou de aliqua re (gr. 289) ne 
se rencontre pas dans Nép. On trouve 
ce verbe avec la prop. inf. : Ph. 2. 4. 
— : II. avertir, exhorter^ enga- 



ger: ... ne habeas, Aie. 8, 5; ... ut 
consuleret, Them. 8. 5. — III. 
avertir, prévenir, instruire , avec 
l'interr. ind. : Dat. 2. 4. — Cf. nego. 

Mons, ntiSj m. — I. montagne: 
montis radiées, M. 5. 3; montes in- 
fimi, Eum. 9. 3; ... urbi propinqui, 
H. 5' !• — II- chaîne de mon- 
tagnes : ... Taunis, Eum. 3. 2. 

Monumentum, i, n. (moneo, 
gr. 159), ce qui sert à rappeler le 
souvenir de qqche, d'où monuttient: 
Them. 10. 3; en partie, tombeau : 
D. 10. 3; A. 22. 4. 

Mora, ae, f., i-etard, délai, 
empêcheme^it : Con. 3. 3. 

Mora, ae, f. (p-opa), mora, di- 
vision de l'infanterie lacédémo- 
nienne. Elle était commandée par. 
un polémarque et se composait-sui- 
vant les époques, de 400 à 900 
hommes : Iph. 2. 3. 

Morbus, i, m., maladie : ... 
oculorum, H. 4. 3; vis morbi, A. 21. 
3; in morbum incidere, D. 2. 3; ... 
implicari, Cim. 3. 4; morbum nan- 
cisci, A. 21. I;... alere, 21. 6; mor- 
bo mori, Them. 10. 4; . . . consumi, 
R. 2. i; ... naturae debitum red- 
dere, i. 5; amorbo perire, 3! 3. 

Morior, raortuus sum, 3. 
n. (mors), 7?toîirir: K. 5. 2; ...morbo, 
Them. 10. 4 — part, mortuus, 
a, ura — I. adj. 77iort, défunt, 
décédé: ... Eumenes, Eum. 13. 4, le 
cadavre d'Eumène. — II. subst. 
défu7tt, mort: corpus mortui, Paus. 
5. 5, cadavre. 

Moror, i. n., s^ arrêter, tarder, 
rester, séjourner: tempus morandi, 
M. I. 6;... diutius, Ch. 3. i; Çat. 2. 
2; ...in montibus, H. 5. i; ... in 
locis, A.20. i; ... plures annos, 4. 3. 

Mors, rtis, f., mort: ... turpis, 
Paus. 5. 4; ... honesta, Ch. 4. 3; 
... acerba, Cim. 4. 4; morte mul- 
tare, Ep.'S. 3. 

Mortâlis, e (mors), mortel. 
SUBST. mortâles, innif m., mor- 
tels, hommes: Con. 5. i. 






VOCABULAIRE. 



149: 



Mortïfer, fera, fërum 
(mors , fero), qui cause la tnort, 
mortel: Ep. 9. 3. 
: Mos, moriSj m. — A. volonté, 
désir: morem gerere alicui, Them. 
7. 3;D. 3. i; Dat. 4. 3, exécuter la 
volonté, déférer au vœu, se prêter 
aux désirs de qqn. — B. — I. cou- 
tume, usage, mœurs, procédant de 
la Kbre volonté des hommes: more 
ductus, Cim. l. 2; morismajorum 
imitator, A. 18. i ; more Athenien- 
sium, Aie. 3. 6; Ph. 4. 2;moreil- 
lorum, Paus. 3. 4, d'après leur 
usage, leur coutume ; nostris mori- 
bus, Pr. 4; Ep. I. 2, eorum moribus. 
Aie. II . 4, d'après nos, leurs mœurs ; 
moribus convenire, Pr. 2; mores 
alicujus sequi, 3; ... patriosmutare, 
Paus. 3. I; ... vetustos pervertere, 
Ham.3.3;...alienos ad suos referre, 
Ep. I. i; mos est ut (gr. 408), Ag. 
1.2. Avec mos est, Ces. emploie ut; 
Cie. emploie ut, et plus rarement 
l'inf. ou la prop. inf. — II. mœurs, 
caractère: K. 11. 6; 14. 2; 19. i; 
vita et mores, Cat. 3. 5 ; morum 
similitudo, A. 5 . 3 ; prop ter mores, D . 

1. 3, cf. R. 2. 2; moribus dissimilis, 
Ch. 3. 4; de moribus alicujus dice- 
re, Ep. I. 4. — III. manière d'agir, 
procédé : more erudelitatis uti, Thr. 
3. I; more barbarorum fungi, Con. 

3. 4- 

' Motus, us, m. (moveo, gr. 
156), mouvemenl : lç\i. i. 4; Eum. 
5.4. 

Moveo, movi, inotuin,2. 
tr. — A. PR. — I. mouvoir, déplacer: 
omnia quae moveri poterant, Them. 

2. 8; D. 4. 2, les biens meuljles; se 
movere, se déplacer, bouger: Ag. 

3. 2 ; Eum. 6. 2 ; neque se quoquam 
movit ex urbe, A. 7. i, il ne quitta 
point la ville. — II. TERME mil. le- 
ver, déplacer: ... castra, Dat. 8. 4; 
Eum. 12. 4. — B. FIG., émouvoir, 
faire de l'impression, toucher; au 
pass. subir Finfluence, être touché, 
se laisser conduire: movere aliqm, 



Them. 4. 3; moveri alicujus aucto- 
ritate, Con. 4. l;...consilio,D. l. 3. 

— Cic. construit ce verbe avec de 
ou ex. Il emploie l'abl. sans prép. 
dans les locutions: movere loco, se- 
natu, tribu etc. 

Muliëbris, e {raa^àex), de fem- 
me: Ps\z. 10. 6. 

Mulier, ëris, f., femme: D. 
8. S. 

Multa, ae, f., amende :ma\.\SL.& 
novem partes detrahere, Tim. 4. i. 

Multimôdis= multis modis. 

Multiplïco, I. tr. (multiplex, 
gr. 179), multiplier, augmenter: A. 
2.5. 

Multitûdo, dïnis, f. (multus) 

— I. grand nombre, foule, multi- 
hide : ...homirmm., Paus. 3. 6;... 
militum, Ep. 7. i; ... Macedonum, 
Eum. 7. i ; . . . juvencorum, H. 5. 
2; ... serpentium, 10. 5; ... navium, 
10. 4; Them. 4. 5; multitudinem in 
agris collocare, M. 2. i. — II. mul- 
titude, armée supérieure en nombre: 
multitudine circumiri, Them. 3. 2. 

— III. la foule, la vtultitude, le 
peuple: M. 3. 5 ; D. 10. i; ... conci- 
tata, Ar. i. 3;bdium multitudinis, - 
Ph. 4. 4; multitudini timorem inji- 
cere. Aie. 3. 3. 

MuUo, I. tr. (multa), punir, 
condamner {'gc. 291.3): ... aliqm 
pecunia, M. 7. 6; Paus. 2. 6; Pel. 
I. 3; ... morte, Ep. 8. 3; ... exsilio, 
Ar. 1.2; Cim. 3. i ; Pel. 2. 3. 

Multus, a, um, nombreux, 
considérable ;'com-ç. plus,//«^;'su- 
perl. plurïmus, très nombreux. T; 

— PLUR. multi, beaucoup; coxaç. . 
plures, unphis grand nombre; su- 
perl. plurïmi, un très grand nom- 
bre, ou plerïque, la plupart {gt. 
49. ) — A. POSITIF : Thr. 4. 2 ; Ti- 
mol, 3- 3 ; R. 2. 3 ; A. 13. 6. — 
Nép. emploie substantivement 

— I. le masc. plur. raulti, beau- 
coup, grand nombre d'hommes : Aie. 

3. 4; Thr. 4. 2. — II. le nom. et " 



V 



150 



VOCABULAIRE. 



l'ace, neut. sing, multum, beau- 
coup, avec legén, (gr. 252;386): ... 
munitionis, Them. 7. 2; sans gén. 
(gr. 283): M. 8. 2; Them. i. 3; L. 
3. 3 ; ... valere, Con. 2. i; ... impe- 
dire, 2. 3; comme adverbe, beau- 
coup, souvent :...ya.'\va.^Q\\\% versari, 
M. 8. 2; ... in bello versari, Iph. l. 
2; ... moveri, D. i. 3. — IIL l'acc, 
neut. plur. raulta, beaucoup, de 
plusieurs manières (gr. 283) : ... 
invehi, Ep. 6. i. — IV. l'abï. neut. 
sing. multo, de beaucoup, de loin, 
beaucoup — a. avant les compara- 
tifs (gr. 279. c.) : Them. 9, 
3; Aie. 4. 7; Ph. I. l; Ag. 3. 6; 
Eum. I. I; I. 5; . . . familiarius, A. 
5. 3. — b. avec d'autres mots qui 
contiennent une notion de compa- 
raison: post non multo, Paus. 3. l; 
post neque ita multo, Cim. 3. 4; 
neque ita multo post, Pel. 2. 4; Ph. 2. 
4;R.. 3. 4; non multo ante, Eum. 3. 3; 
multo aliter, Ham. 2. i; multo an- 
tecedere, R. 2. i. — c. devant les 
superlatifs (gr. 592. i): Aie. l. 2; 
... loeupletissimus, Ag. 3. i. — B. 

COMPARATIF. Au SINGULIER, on 

n'emploie que le neutre — I. le 
gén. pluris (gr. 377) j P^'^^- ••• fa- 
cere, Iph. 3. 4; ... fieri, Dat. 5. 2; 
... esse, Ep. 10. 4. — II. le nom. 
ou l'acc. plus, plus avec le gén. 
(gr. 252; 386) : Ep. 5. 2 ; ... cle- 
mentiae, Timol. 2. 2; ...salis, A. 
13.2; sans gén., dans un sens adver- 
bial, plus, davantage: ... habere, 
Thr. 2. I. — Au PLURIEL on em- 
ploie les trois genres à tous les cas : 
Them. 9. 3. Nép. emploie substan- 
tivement le masc, plures, dans 
le sens de un plus grand nombre : 
Paus. 5. 5 ; Aie. 3. 4 ; Thr. 4. 2 ; le 
neutre plura dans le sens de plus 
de choses, plus: Con. 5. i ; Tim. 4. 6 ; 
A. 9. 4;plurapersequi, Pr. 8, racon- 
ter plus au long. — C. superlatif, 
plerïque, le plus grand notnbre, 
s'emploie comme adj.: ... civitates, 
Them. 3. i; et comme subst.: apud 



plerosque seriptum est, Them. 10. 
4. Contrairement à l'usage, Nép. se 
sert de plerique dans le sens de plu- 
sieurs, tin fort grand ttofnbre : Pr. 

1. 6 ; M. 3. 5 ; 7. i ; Tim. 4. 2 ; 
Ag. 4. 6 ; a plerisque premeba- 
tur, 6. I. Ce sens se retrouve dans 
Liv. , et surtout dans Tac. et Suét. 
Plurïmus: on le trouve comme 
adj. : Them. 9. 2 ; Thr. i. 5 ; A. 
13. 3; ... domicilia, Ag. 3. i. Nép.' 
emploie substantivement — I. le 
génitif neutre singulier, plurïmi, 
lephis (gr. 377): ... facere, Eum. 2. 

2. — II. l'acc. neut. sing., plu- 
rïmum, beaucoup avec le gén. (gr. 
252; 386): ... studii, Ep. 2. 5; sans 
gén., beaucoup :■ Civci. 2. i; Aie. 3. 
5j4. 6; ... posse, Thr. 3, 2; et dans 
le sens de le plus, surtout: . . .credere, 
Con. 5.4;... exerceri, Ep. 2. ^-jSurtout, 
le plus souvent : ... abesse, Ch. 3. 3; 
...yivere, 3.4. — III, le pluriel mas- 
culin plurïmi, le phis grand nom- 
bre, laphipart: M. 3. 6 ; Them. 4. 
2 ; A. 13. 4. — IV. le pluriel neutre 
plurïma, beaucoup, le plus: Paus. 
I. 3 ; plurimafortunavindicat, Thr. 
I. 4; plurima proferre, Ep. 4. 6. 

Munditia,aeouinundities, 
ëijf. (mundus, gr. 166), propreté, 
élégance : K. 13. 5. Cf. gr. 40. 6. 

Municipium, i, n. (munia, 
capere), municipe, ville municipale: 
Cat. I. I. Anciennement on dési- 
gnait sous ce nom les cités alliées 
qui avaient avec Rome les liens les 
plus étroits. Dès qu'ils se rendaient 
dans cette ville, leurs habitants y 
jouissaient du droit de contracter 
des mariages avec les citoyens (co- 
nubium) et d'acquérir des proprié- 
tés sur le sol romain (commercium). 
TellesétaientTusculum, Lanuvium, 
Cumes, Formies. Après la guerre 
du Latium (338), la signification du 
mot change et municipia désigne 
des cités dont les rapports avec 
Rome_ étaient fort différents et dé- 
pendaient des privilège qui leur 



VOCABULAIRE. 



151 



avaient été accordés. Quelques- 
unes(Cumes et Cerres)conservaient 
leur autonomie : elles étaient gou- 
vernées par leurs propres magistrats 
et selon des lois qu'elles avaient le 
droit de faire, pourvu qu'elles ne 
fussent pas en opposition avec cel- 
les de Rome. D'autres, comme Ca- 
poue, étaient soumises aux lois 
romaines et gouvernées par des 
magistrats romains. Quelques-unes, 
même de celles qui avaient conser- 
vé leur autonomie, avaient le droit 
de cité dans toute son étendue (cum 
suffragio): leurs habitants apparte- 
naient à l'une des tribus romaines, 
servaient dans les légions, avaient le 
droit de suffrage à Rome et pou- 
vaient y aspirer à tous les honneurs. 
De ce nombre étaient Lanuvium, 
Aricie, Tusculum etc. D'autres 
étaient moins favorisées (sine suf- 
fragio), mais obtinrent cependant 
plus tard le droit de suffrage. La loi 
Julia {90 av. J.-C.) accorda les pri- 
vilèges des municipes avec droit de 
suffrage à toutes les villes de l'Italie. 
Munio, 4. n. et tr. — A. N. 
bâtir un mur, des fortifications : 
idoneus ad muniendum, Them. 6. 5. 

— B. TR. — I. fortifier, mettre en 
état de défense : ... Deceleam, Aie. 
4. 7 ; ... Munychiam, Thr. 2. 4; ... 
arcem, Timol. 3. 3 — 11. pratiquer, 

frayer, rendre praticable /...iter,!!. 
3. 4. — 111. protéger, défendre, pré- 
server:.. . semoenibus ligneis,Them. 
2. 6 ; imperium navibus , benevo- 
lentia munitum, D. 5> 3; regio ca- 
stellis munita, Dat. 4. 2. — De là 
munïtus, a, -am, fortifié, proté- 
gé, défendu:... loca, Them. 6. 2;.., 
urbes, Dat. 5. 6 ; loca munitiora, 
D. 9. I ; castellum munitissimum, 
Thr. 2. i.Cf.App.I. 

Munitio, ônis, f. (munio, gr. 
^S^)» fortification, retranchement 

— I. sens ABSTRAIT action de for- 
tifier, travail de fortification, con- 
struction des fortifications : non mul- 



tum superest munitionis, Them. 7. 
2. — II. au PLUR. sens concret 
résultat de l'action, fortifications, 
retranchements : munitiones incen- 
dere, disjicere, Eum. 5. 7. 

Munus, nëris, n. — I. ser- 
vice, emploi, office, fonction: mime- 
re servorum fungi, Paus. 3. 6; mili- 
tare munus fungi, Dat. 1.2. — II. 
service rendu par affection, présent, 
don, gratification :. . .fortunae, A. 3. 3; 
parva munera, Thr. 4. 3 ; magnis 
muneribus donatus, Them. 10. 2 ; 
Con. 4. 2 ; aliqm magnis afïicere 
muneribus, Ag. 3. 3 ; munera ma- 
gnae pecuniae repudiare, Ph. i. 3; 
munera afferre, Âg. 8. 3 ; ... ahcui 
conferre, 7. 3; aliquid alicui muneri 
dare (gr. 308. R. i), Thr. 4. 2; ... 
mittere (gr. 308. 2), Paus. 2. 3 ; A. 
8. 6. 

Munychia, ae, f. (M.ovwyJ.a) 
Munychie, le plus petit des ports 
d'Athènes, auj. Phanari: Thr. 2.4. 
Cf. Them. 6. i. 

Murus, 1, va.., mur: ... ligneus, 
Them. 2. 8 ; partem mûri reficere, 
Tim. 4. I. Pour désigner les murs, 
les remparts d'une ville on emploie 
souvent le plur. : M. 7. 2 ; muros 
exstruere, Them. 6. 5 5 ••• struere, 
6. 4; ... diruere, reficere, Con. 4. 5 ; 
... restituere, Tim. 4. i ; deos mu- 
ris saepire, Them. 7. 4 j hostes a 
mûris removere, Ham. 2. 4. 

Musïca, ae ou musïce, es, 
f. (gr. 16), miisiqîie : Pr. l; Ep. l. 
2. 

Musïcus, a, um (hovo-ikos)— 
I. ADJ. qui a rapport à la musique, 
mtisical. — II, suBST. musicus, 
i, va., musicien: Ep. 2. i. 

Mutatio, ôniSj f. (muto, gr. 
156), changement:., rei pubUcae, A. 
16. 4, révolution. 

Mutina, ae, f., Mictine, ville 
de la Gaule cispadane sur le terri- 
toire des Boïens, devint en 184 av. 
J.-C. une colonie romaine. Après la 
mort de César, Brutus y fut assiégé 



CORNELII, 



Partie du maître. i8 



152 



VOCABULAIRE. 



pendant 3 mois - par Antoine (44- 
43): bellum Mutinense. Aujourd'hui 
Modène : A. 9. i. 

Muto, I. tr. (pour movito de 
moveo) — I. PR. déplacer. — II. 
FI G. changer, modifier: ... arma, 
Iph. I. 3 ; ... mores, cultum, vesti- 
tum, Paus. 3. I ; ... nihil de victu, 
-^g- 7- 3 j ••• nihil de cotidiano cul- 
tu, A. 14. 2. Au PASS. avec le sens 
moyen, changer, se modifier : vulgi 
mutata est voluntas, D. 10. 2. 

Mutuus, a, um — I. ejti- 
prunté,p7'êté. — II. récip7-oque,mti- 
ttiel: Dat. 10. 3. 

Mycâle, es, f. ( MvKàXri ) , 
Mycale, promontoire de l'Asie 
Mineure, en face de Samos, auj. 
Cap Ste-Marie. C'est près de My- 
cale que les Grecs, sous la conduite 
du lacédémonien Léotychides et 
de l'athénien Xanthippe, rempor- 
tèrent en 479 une célèbre victoire 
navale sur les Perses : Cim. 2. 2. 
Mysteria,ôrum,n.(p.v(rT^pia), 
mystères, cérémonies religieuses et 
secrètes, auxquelles les initiés seuls 
pouvaient assister et qui leur assu- 
raient, pensaient-ils, une protection 
spéciale de la part des dieux. Les 
mystères se célébraient ordinaire- 
ment la nuit, à la lueur des torches 
et aux sons d'une musique enivrante. 
On avait coutume d'y mettre en 
scène, au milieu des chants, des 
cris et des danses, les diverses cir- 
constances de la naissance, de la vie 
et de la mort du dieu qu'on préten- 
dait honorer. Les initiations ne se 
faisaient que lentement et par degrés. 
Il était défendu de parler pendant 
les cérémonies et surtout de les révé- 
ler aux profanes. Plusieurs mystè- 
res, surtout ceux de Bacchus et de 
Cytaèle, dégénérèrent en des immo- 
ralités sans nom. Aussi les Grecs et 
les Romains honnêtes tâchaient-ils 
de s'en abstenir. Alcibiade fut accu- 
sé non pas précisément d'avoir célé- 
bré les mystères d'Eleusis chez lui, 



mais de l'avoir fait dans un but 
criminel. On croyait que cette célé- 
bration avait eu fieu dans le dessein 
d'unir plus intimement les conjurés: 
Aie. 3. 6. 

Mytilenaei, ôrum, m. (Mv- 
TiXT|vaîoi), Mityléniens. Mitylène, 
patrie de Pittacus, était la ville prin- 
cipale de l'île de Lesbos. Auj. Castro.. 
Thr. 4. 2. 

Myus, untis, f. (Mvoîs), 
Myonthe, colonie grecque dans la 
Carie, près de l'embouchure du 
Méandre, auj. ruines de Pallatia. 
Them. 10. 3. — Cf. Jones. 



N 



Nactus, cf. nanciscor, 

Nam, conj. de coordination 
causative, se met au commence- 
ment de la proposition, car, en effet: 
Them. 2. 4 ; Con. l . i ; L. 2. 3 j 
Thr. 3. 3. Nép. emploie d'ordinaire 
nam devant les consonnes et nam- 
que devant h et devant les voyelles. 
Cependant on trouve nam devant : 
et ... et, Con. i. i; ut, Pàus. i. i ; 
H. 2. i; opinio, Paus. 3. 5; illorum, 
Th. 7. 5; invidia, Eum. 10. 2; uni- 
versos, A. 2. 6. 

Namque , conj . , car, enefet,or: 
M. I. 2; 5.3; 6.3; 8. i; Them. 6. 2; 
Cim. 4. 2 ; Con. l. l ; L. i. 5 ; Ag. 

2. I. Cf. nam. 

Nanciscor, nactus sura, 

3. tr. — I. acquérir, obtenir sur- 
tout par hasard: . , .provinciam sorte, 
Cat. 2. I ; ... imperium, M. 6. 4 ; 
... morbum, A. 21. i, tomber ma- 
lade. — II. trouver,rencontrer : Ag. 
8. I ;...causam, Them. 6. 2. 

Narro 5i.tr., raconter: Cat. 1. 1. 

Nascor, natus sum, 3. n., 
naître:... in civitate. Aie. i. 2}... 
in urbe, A. 3. 3;... alicui, R. 2. 3. 
Avec natus, Nép., comme les autres 
auteurs (gr. 351. 5), emploie l'abl. 



VOCABULAIRE. 



153 



avec ex ou l'abl.san&prép.^ — I. abl. 
'AVEC ex: Them. i. 2 j Iph. 3. 4; D. 
2.4;Dat.2.3 ; Ep. 10, l •,10.2; Timol. 
1. 4;nata est Attico neptis ex Agrip- 
pa, A. 19. 4. — II. abl. SANS PRÉp. : 
Cim. I. 2; A. 19. 4;... matre Scy- 
thissa, Dat. i. i;... pâtre, quo di- 
ximus, Ep. 2. i;... génère summo, 
Aie. I. 2;... nobili, D. i. i;... ho- 
•nesto, Ep. 2. l. — Ex me natam 
relinquo pugnam Leuctricam, Ep. 
10. 2, je laisse comme fille; eum 
natum non agnorat, Ag. i. 4, à sa 
naissance; ante Epaminondam na- 
tum (gr. 360), Ep. 10. 4, avant la 
naissance. — Natus, a, um, avec 
l'indication du nombre des années 
à l'ace, (gr. 265), âgé:... annos qua- 
draginta, Aie. 10. 6;... quinqua- 
ginta, D. 10. 3. Avec un compar. 
adjectif ou adverbe : . . . non amplius 
novem annos (gr. 278), H. 2. 3;... 
major annos sexaginta, R. 2. 3;... 
minor quinque et viginti annis, H. 
3. 2, âgé de plus de, de moins de. 
Dans ces expressions, on emploie 
d'ordinaire l'ace, sans quam.L'abl., 
bien que fort rare, se retrouve dans 
Cic. Verr. 2. 49. 122: minor triginta 
annis natus. 

Natâlis, e (nascor), natal:... 
dies,. Timol. 5. i. Cic, Virg. et 
d'autres auteurs emploient ce mot 
substantiv. et sous-entendent dies, 
locus ; cependant" on trouve aussi 
dies natalis : C. Div. 2. 42. 

Natio, ônis, f., race^ peuple, 
«a^2o«;...bellicosa,H. 10.2; natione 
Medus (gr. 267. 2), Paus. i. 2; ... 
Gar, Dat. l. i. 

Natïvus, a, ura (nascor), 
naturel, inné: A. 4. i. 

Nato, I. n., nager: Ch. 4. 3. 

Natûra, ae, f. (nascor, gr. 
156) — I. naissance. — II. nature, 
manière d'être, naturel, disposi- 
tions naturelles, caractère:... civi- 
tatum, M. 6. l;... loci, Dat.. 8. 3. 
Pari, des hommes:... di versa. Aie. 
I. 4;.,. difficillima, A. 5. i ; idfecit 



naturâ, 17. 3. — III. la puissance 
qui préside à l'ordre de l'univers,/» 
nature: PAc. l. i; 2. i;...fautrix, 
malefica, Ag. 8. i ; morte naturae 
debitum reddere, R, i. 5. 

Naturâlis, e (natura, gr. 
171), naturel, inné:... bonitas, A. 
9. I ; universa naturali quodam 
bono fecit lucri, Thr. i. 3, par une 
espèce de présent de la nature, grâce 
à son heureuse étoile. 

Natus, a, um, cf. nascor. 

Natus, us, m. (nascor, gr. 
156), naissance, âge. Ce mot n'est 
usité qu'à l'abl. ( gr. 40 ). Cf. 
magnus. 

Naufragium, i, n. (navis, 
frango) — I. PR. naufrage: H. 8. 2. 
— II. FIG. rtdn'e, perte : Them. 

7. 5- 

Nauta, ae, m. (pour navita), 
celui qui va en bateau, navigatetir, 
matelot, ttégociant, passager. Dans : 
omnibus ignotus nantis, Them. 8. 
6, nautae désigne tous les gens qui 
se trouvaient sur le navire, les pas- 
sagers et les matelots. 

Nautïcus, a, um (vavriKÔs), 
concernant les navires, naval:... 
castra, Aie. 8. 5; H. 11. 6, campe- 
ment naval. Par castra navalia ou 
nautica, on entendait une ligne de 
fortification formée autour d'une 
flotte pour la protéger contre l'en- 
nemi quand les vaisseaux étaient 
tirés sur le rivage (Rich). 

Navâlis, e (navis), de vais- 
seau, naval:... bellum, Them. 2. 
3;... proelium, Aie. 5. 5;... pugna, 
Ar. 2. I ; Con. 5. 2. 

Navis, is, f., navire, bâtiment, 
vaisseau, bateau, barqtte : navis 
ducis, H. II, 2, vaisseau amiral; 
dominus navis, Them. 8. 6 ; classis 
centum navium, 2. 2 ; navem in 
ancoris tenere, 8. 7 ; navem ascen- 
dere, H. 7- 6; ... cohscendere, 
Dat. 4. 3; in navem escendere, 
Them. 8. 6; Ep. 4. 5;... aliquid 
conferre, Them. 2. 8; ... imponere. 



154 



VOCABULAIRE. 



D. 4. 2; navem solvere, H. 8. 
-2 ; in nave vehi, Ch. 4. 3 ; navi- 
bus proficisci, M. l. 5 ; navem diri- 
gere, rostro percutere, Ch. 4. 2;.,. 
deprimere, Con. 4. 4;... capere, 
amittere. Aie. 5- 5 ;.. ex hieme 
servare, A. 10. 6;...relmquerej Aie. 
8. 6 ; Ch. 4. 3 ; nave def erri in Cili- 
cianij Dat. 4. 4 ; e.nave egredi, Aie. 
6. 3;... edueere copias, M. 5. 2; 
navis sidit, Ch. 4. 2. — Navis one- 
raria, Them. 2. 5;... longa, Them. 
2. 5 ; Con. 4. 2 ; D. 5. 3 ;... triremis, 
Them. 2. 8; Aie. 5. 5 ; D. 4. l. Les 
NAVES ONERARIAE étaient des bâ- 
timents de charge, employés comme 

- navires marchands et servant aussi 
à transporter les bagages d'une 
flotte. Leur quille était fort large. 
Ils étaient presque ronds, lour- 
dement construits et ne pou- 
vaient guère marcher qu'à l'aide 
des voiles. Les naves longae, 
étaient des galères, des vaisseaux 
de guerre longs et étroits, allant à la 
voile et à la rame. Ils portaient le 
nom de biremes, trirèmes, quadri- 
remes selon qu'ils avaient deux, 
trois, quatre rangs de rames. Ces 
rangs étaient disposés obliquement 
les uns au-dessus des autres. Les 
rameurs du rang supérieur avaient 

" les avirons les plus longs et frap- 
paient l'eau à la plus grande dis- 
tance du navire; les rameurs du 
rang inférieur avaient les avirons les 
plus courts et touchaient l'eau 
assez près du bâtiment. De toutes 
les galères, les trirèmes étaient 
le plus employées. D'après Polybe, 
on vit pendant la première guerre 
punique des galères à cinq rangs de 
rames montées par 120 soldats et 

-mises en mouvement par 300 ra- 
meurs. On rapporte même que Pto- 
lémée Philadelphe fit construire une 
galère à 30 rangs de rames et Pto- 
lémée Philopator une galère à 40 
rangs de rames,mise en mouvement 
par 4000 rameurs. Ces deux der- 
nières étaient des navires de pa- 



rade qui ne pouvaient guère servir 
dans les combats. 

Naxus, i, f. (N"<i|os), Naxos, 
auj. Naxia. Cette île, la plus grande 
des Cyclades, était fort fertile et 
produisait un excellent vin : Them. 
8. 6. ^ 

Ne — A. ADVERBE de négation. 
Ne nie d'ordinaire une chose possi- 
ble, qui n'existe encore que dans 
l'esprit; non nie une chose réelle. 
Ne adverbe — I. s'emploie devant 
l'impératif (gr. 406) et devant le 
subjonctif qui en tient lieu(gr.405.b; 
495) '• venire ne dubitaret, Ag. 4. l. 
— II. s'ajoute à d'autres particu- 
les : ut ne, Them. 7. 3. Ne ... qui- 
dem, pas même, le mot nié se met 
entre ne et quidem : Paus. 4.3; 
Iph. I. I ; A. 6. 4; ne joco quidem, 
Ep. 3. I ; ne pedissequus quidem, 
A. 13. 3; non modo non ... sed ne 
...quidetn, Ph. 2. 5, cf. modo. — B. 
CONJONCTION, de peur que, afin 
que 7ie pas, pour ne pas, que ne ... 
pas. Ne conjonction introduit — I. 
une prop. objective directe (gr. 
204) ou une prop. SUBJECTIVE! — a) 
après les verbes (gr. 414) qui mar- 
quent une PRIÈRE, un ordre etc. : 
dico, Dat. 5. l;hortor, M. 3. 3; oro, 
Paus. 4. 6; Timol. 5. 2; operam 
do, Dat. 3. I ; peto, Paus 2. 5 ; 
Eum. 6. 3 ; H. 2. 4; 12. 2; A. 21. 
6 ; praecipio, Ep. i. i ; provideo, 
Ph. 2. 4; scribo, A. 10. 4; suadeo, 
Eum. 6. I ; video, Ep. 10. i ; le- 
gem fero, Thr. 3. 2. — h) après les - 
verbes craindre, que.,, 'ne pas 
(gr. 416) : timeo, M. 7. 4; Them.8. 
3 ; pertimesco, Aie. 5. i ; timor est 
injectus, Aie. 3. 3 ; vereor, Them. 
5. i; Con. 3. 4; Di, 4. l; 8.5; 
Pel. i.i; Eum. 5.4; 12. 3;H.9. i ; 
12. 3; periculum est, Them. 3. 3 ; 
Aie. 8. 5 ; Eum. 8. 2. — c) après 
les verbes empêcher (gr. 418) : ca- 
veo, A. II. 6; obsisto ou obsto, 3. 
5; recuso, H. 12. 3; resisto, A» 3. 
2. (Cf.Lup. Spr, § 78). — II. Une 
prop. objective intentionnelle: 



VOCABULAIRE. 



155 



Them. 3. 2; 6. 2; Cim. 4. i ; D. '4.' 
i; Ep. 4. 4j H. 9. 4. — A une 
proposition subordonnée négative 
introduite par ne, on joint parfois 
au moyen de et ou de que, une 
prop. positive dépendant du même 
verbe : suasit ne se moveret et ex- 
spectaret, Eum. 6. 2 ; petiit ne pa- 
teretur ... ferretque opem, 6. 3; 
peterent ne . . . secum haberet sibique 
dederet, H. 12. 2; scripsit ne time- 
ret statimque veniret, A. 10. 4; 
obsecravit ne acceleraret et se suis 
reservaret, 22. 2. Dans ces phrases 
ET et QUE se traduiraient par mais, 
mais au contraire. Comparez : Elpi- 
nice negavit se passuram ... seque 
Calliae nupturam, Cim. i. 4. Cf. et, 
que. 

Ne, particule interrogative en- 
clitique, s'attache au mot sur lequel 
on insiste — A. dans l'interrogation 
DIRECTE — I. SIMPLE : est-ce que 
(gr. S72.C). — II. disjonctive: est- 
ceçuelgr. 573. b). — Onne la rencontre 
pas dans Nép. avec ce sens. — B. 
Dans l'interrogation indirecte (gr. 
412) — I, simple, jî .• quaesivit a me 
vellemne, H. 2. 4. — II. disjonc- 
tive, si ... ou, ou: experiri voluit 
verum falsumne sibi esset relatum, 
Dat. 9. 2; nondum statuerat con- 
servaret eum necne, Eum. 11. i. — 
Dans l'interr. ind. disjonctive, on 
trouve chez les auteurs latins les 
formes suivantes: le premier membre 
peut être introduit sans aucune 
particule, par utrum ou par ne, et 
dans les trois cas le second membre 
est introduit par an, anne, ne, an- 
non, necne. Utrum dans le premier 
membre n'est guère suivi de ne 
dans le second. Dans Iph. 3. 4, 
utrum est l'ace, m. sing. dupron. 
uter: interrogabatur utrum pluris 
patrem matremne faceret, lequel 
des deux, de son père ou de sa 
mère. Cf. A. 5. 4. — Cf. an, 
utrum. 

Nec devant une consonne, ne-" 



que devant une voyelle ou une con- 
sonne, conj. de coordination. Nec, 
neque remplacent (gr. 577) — 
l.KTNO'N, et ne ^as, ni: aliquid offi- 
cie, non timori neque spei tribuere, 
A. 6. 5 ; bonitas quae nullis casibus 
agitatur neque minuitur,9. l. Neque 
a parfois,surtout devant un compar. 
ou un mot qui renferme une idée de 
comparaison, le sens de et non 
renforcé, et certes pas : neque magis, 
M. 2. 3; neque minus,D. i. 3;Ep. 
5. l; Eum. 8. 2, tout autant; post, 
neque ita multo, Cim. 3. 4; neque 
ila multo post, Pel. 2. 4, peu, bien 
peu de temps après. — Neque ... 
neque, nec ... nec, ni ... ni, non 
seulement ne pas . . . mais pas même: 
Them. 6. i ; Ep. 10. 3 ; Eum. 3. 3; 
A. 2. 4; 2. 5; II. 3; II. 4; ne- 
que in convivium adhibetur, ne- 
que sedet nisi in interiore parte 
aedium, Pr. 7. On trouve neque 
répété trois fois,A. 18.2. — II. sed 
NON, TAMEN NON, mais ... ne ... 
pas, cependa7it ... ne... pas, or ... ne 
... pas. Ce sens est fréquent quand 
on oppose deux qualités, deux ac- 
tions, deux situations, etc.' : Aie. 
5. 6; magnus hoc bello fuit ne- 
que minor in pace , Them. 6. 
I ; ait neque negat, 10. 4; Athenas 
rediit neque ibi est moratus, Ch. 3. 
I ; illud faciam neque tua causa, Ep. 

4. 4; neque eo magis, Paus. j. 5; 
Pel. I. 3; Eum. 4. 2; R. 3. 3, mais, 
cependant ... ne ... pas davantage; 
neque eo secius,M. 2. 3 ; Eum. 5. 
l; A, 2. 2, mais, cependant ... ne 
...pas moins. — III. l^O^,ne... pas, 
au commencement d'une phrase 
pour la relier à celles qui précèdent: 
neque tamen. Aie. 8. i; Thr.-2. 4; 
R. I. I; A. 13. 4; neque vero. Aie. 

5. l; D. 2. l; A. 13. I, équivalent 
à attamen non, sed non. ^- Rem. 
— I. En traduisant on doit souvent 
rapprocher la négation contenue 
dans neque, nuUus, nemo, nihil, de 
quelque autre mot, pronom ou ad- 
verbe, et traduire les deux mots par 



156 



VOCABULAIRE. 



une seule expression négative : ne- 
que quisquam, Thr. 2. 654. 3; Ep. 
8. 5; neque ... ullus, Eum. 8. 3, 
équivalent à et nullus; neque um- 
quam, Eum. 5. 2, à et numquam. 
Comparez : nullus umquam, M. 
5. 5; Iph. 2. I, jamais un ne ; 
nemo umquam, D. i. 5, jamais 
quelqu'un ne ; nihil umquam, 
Ag. 7. 3, jamais quelque chose ne. 

— II, Si neque est suivi d'une 
autre négation, les deux négations 
équivalent à une forte affirmation 
(gr. 581), vi-aimeiit, réellement, 
certes: Eum. l. 3; A. il. 5; 13. l; 
neque tamen ea iion pia et probanda 
fuerunt, Con. 5. 2, cependant ses 
entreprises furent réellement patrio- 
tiques; neque vero hic non con- 
temptus est, Thr. 2. 2, on ne se 
soucia nullement de lui ; neque vero 
non fuit apertum, Con. 2. 3. Cf. 
nemo, nihil. — III, Neque ... ne- 
que ne détruit pas, mais renforce la 
négation qui précède (gr. 580) : ni- 
hil ... neque insolens neque glorio- 
sum ex ore ejus exiit, Timol. 4. 2. 

Necessario, adv. (necessarius, 
gr. 184), nécessairement, forcé?nent: 
Aie. 8. 3. 

Necessarius, a, um (ne- 
cesse) — I. Jtécessaire, inévitable: 
difficile est et non necessarium, A. 
II. 3. — II. à qui nous .sommes 
unis par les liens du sang, de l'ami- 
tié etc. 5 proche, parent, ami : homo 
tam necessarius, Paus. 2. 1; ; Dat. 

6.3. 

Necesse, de l'adj. necessis, qui 
s'emploie seulement au nom. et à 
l'ace. neut. ordinairement avec esse: 
être nécessaire, inévitable, falloir. 
Nép. construit cette expression avec 

— I. l'iNF. (gr. 477) : necesse est 
versuram facere, A. 2. 4 ; nihil ... 
(gr. 283. b) commemorare, 21. 5 ; 
mihi ... bellare, Them. 9, 2. — II. 
la PROP. INF. (gr. 479) : necesse est 
venerari te regem, Con. 3. 3; ... 
iCum esse participem consiliorum, 



Eum. I. 5 ; quantum fuit necesse 
(intercedere), A. 20. 5. — III. le 
suBj.sans ut (gr.4o8.b): immortalis 
sit necesse est, Ep. 10. 2. Toutes 
ces tournures sont classiques. Cic. 
emploie le subj. avec ut, Br. 84, ou 
sans ut, de Or. i. 12. 50. 

Nécessitas, àtis, f. (necesse, 
gr. 166), inéluctable fiécessité: Them. 
8. 6. 

NecessitûdOj dïnis, f. (ne- 
cesse, gr. 166), rapports, lien de 
parejtté, d^a?nitié, de clientèle, lien 
qui unit les collègtces: D, 1.3; Cat. 

I. 3 ; ... sancire, A. 19. 4. 
Nec-ne, ounon{gx. 4i2),cf.ne. 
Nectanâbis ou Nectenëbis, 

ïdis (NeKTavaPis) — I. Necténé- 
Bis I détrôna avec l'aide deChabrias 
le roi d'Egypte Akoris. Il fonda une 
nouvelle dynastie et résista aux at- 
taques de Pharnabaze et d'Iphicrate 
(379-361) : Ch. 2. I ; Iph. 2. 4. — 

II. Necténébis II. Ce prince se 
révolta contre Tachus, fils et suc- 
cesseur de Necténébis I et son pro- 
pre parent. Agésilas, qui était venu 
au secours de Tachus (361), se mit 
du côté de l'usurpateur et l'aida à 
s'emparer du trône d'Egypte. Nec- 
ténébis II parvint à repousser un 
autre prétendant et sortit victorieux 
de ses deux premières guerres contre 
Artaxerxès III. Dans la troisième, 
il dédaigna le secours des merce- 
naires grecs, fut battu et s'enfuit en 
Ethiopie probablement l'an 341 av. 
J.-C. : Ag. 8. 2; 8. 6. 

Nef as, n., toute violation delà 
loi divine, chose impie, illicite, im- 
piété, crirne. Ce mot ne s'emploie 
qu'au nom. et à l'ace. : id nefas ha- 
betur, Pr. 4. Il entre dans plusieurs 
expressions qu'on construit avec 
l'inf. ou avec la prop. inf. : irasci 
eis nefas ducebat, A, I7' 2; fanum 
violari nefas putant Graeci, Paus. 
4. 4 ; se patriae irasci nefas esse 
ducebat, Ep. 7. i. — Cf. C. B. Q, 
7. 40. 7. 



VOCABULAIRE. 



157 



Neglegenter, adv. (neglegens, 
gr. ïS^)t négligemment, sans soin: 
Aie, 7. 2. 

Neglëgo, lëxi, lectuin, 3. 

tr. (nec, légère), négliger, ne pas 

faire attentioti, se mettre peti en 

peine,nepas se soucier,dissiper: Dat. 

9. 2;...rem familiarem, Them. 1.2. 
Nego, I. dire non, d'où — I. 

TR. nier, dire que ne ... pas, décla- 
rer que ne ...pas : ... nihil, Ep. 8. 

2 ; avec la prop. inf. : Them. 6. 2 ; 

10. 4 ; Cim. I. 4 ; 4. I ; D, 8. 4 ;. 
Ag, 5. 3 ; Eum. 12. 3 ; Ham. i. 5 ; 
... esse periculum, Ph. 2. 4 ; ... (se) 
bellum compositurum, Ham. l. 5. 
— II. refuser:... aliquid, Aie. 7. l; 
sans régime : Cim. 4. 2 ; H. 12. 3 ; 
avee quin (gr. 418) : D. 2. 2. Cette 
dernière tournure se retrouve dans 
L. 40. 36. 2. — On emploie fré- 
quemment le discours indirect en le 
faisant dépendre d'un verbe sous- 
entendu. Nép. a soin de faire pré- 
céder alors un verbe contenant l'idée 
de dire, tel que : praecepit, M. i. 

3 ; monuit, Them. 8. 5 ; petiit, Eum. 
6. 3 ; recusavit, H. 12. 3 ; laudavit, 
Ag. 6. 2 ; negavit, Con. 4. i ; D. 8. 

4 ; Ag. S. 3. 

Negotium, i, n. (nec, otiam) 
— I. occîipatiofi, travail, affaire : 
... suscipere, A. 15. 2; ... procu- 
rare, 15. 3 ; ... habere eum aliquo, 
Dat. 7. I, avoir affaire à qqn; ne- 
gotium dare alicui, charger qqn de, 
avee ut (gr. 414) : Aie. 10. 4 ; avee 
le subj. seul (gr. 415. 3) : D. 9. 3 ; 
cf. admoneo ; avec qui et le subj. 
(gr. 452) : D. 8. 2. L'expression se 
retrouve avee ut et le subj . dans Cie. , 
Ces., Liv.; avee le subj. seul dans 
Liv. 3. 4. 9. — II. difficulté, peine, 
embarras : sine negotio, Ag. 5. 4 ; 
. nihil negotii habere, Eum. 12. 2. 

Nerao, pron. (ne, homo), dat. 
Jiemïni, ace. nemïnem. Le 
gén. et l'abl. sont empruntés à nul- 
\\iiS,\ personne, aucun: A. 11. l ; ... 
eorum, Paus. 4. l; ... Boeotorum, 



Ep. 8. 3 ; nemo non (gr. 581.3), A. 

10. i; II. I, chacun ; Tifya. YitToo OM 
nonnemo, Dat. 3. 3, quelques-uns ^ 
plusieurs, bon nombre. — Nemo 
accompagné d'un subst. ou d'unadj. 
pris substantiv. équivaut à nuUus, 
aucu7i : nemo rex, Ag. 8. 2 ; ... 
Thebanus, Ep. 2. l ; 5. i ; ... liber, 
Ph. 4. 4; ... Perses, R. l. 4; ... 
civis, A. 19. 3. — Nemo umquam, 
D. I. 5 ; nemo ... nisi, L. i. 5, 
cf. neque, nisi. 

Neôcles, is, ou i, m. Néoclès : 
Them. i. i. Cf. App. i. 

Neontïchos, n. (véov, reîxos, 
Neuf-Château), Neontichos, fort de 
la Thrace, près de la Propontide : 
Aie. 7. 4. 

NeoptolëmuSj i, m., Néopto- 
lème, général d'Alexandre : Eum. 
4. I. 

Nepos, ôtiSj ï<aL.,petit-fls:Tvai. 
4. I ; R. 2. 3. 

Neptis, iSj f., petite-fille: A. 
19. 4. 

Neptunus, î, m., Neptune, 
fils de Saturne et de Rhéa, frère de 
Jupiter et arraché comme lui à la 
fureur de son père. Il épousa Am- 
phitrite. Après la défaite des Titans 
il reçut l'empire des eaux ; aussi les 
tempêtes, le calme et tous les phéno- 
mènes qui se passent sur mer lui 
étaient-ils attribués. Neptune est 
représenté sur un chair en forme de 
coquille. Il est traîné par des che- 
vaux marins et tient en main un 
trident : Paus. 4. 4. Cf. Juppiter. 

Neque, cf. nec 

Nero, cf. Claudius. 

Ne-scio, îvi ou ii, itum, 4. 
tr., ne savoir pas: nescio quo 
casu, M. 7-3; ••• quo modo, Aie. 

11. l; Thr. I. 3 ; avecl'interr. ind. : 
nesciebat quem ad modum sedaret, 
D. 8. I ; nescio an, Timol. i. l, 
peut-être, il est possible que. Cf. an. 

Neu ou nevejconj. (gr. 576. c), 
et ne pas, et que ne pas, ni, sert à 
relier deux propositions dont la pre- 



158 



VOCABULAIRE. 



mière est introduite par ut ou ne : 
Paus. 4. 6; Thr. 3. i;3. 2;Ep.- 
1. I. 

Neuter, tra, trum (ne, uter), 
aticuji des deux: supellex in neutram 
partem conspici poterat, A. 13. 5, 
n'attirait les regards ni par son luxe 
ni par sa pauvreté; neutri, Dat. 6.6, 
aucune dès deux armées. 

Neve, cf. neu, 

Nicânor, ôris,ni. (NiKavwp), 
Nicanor, l'un des généraux d'Alex- 
andre: Ph. 2, 4. 

NiciasouNicia, ae, m. (Ni- 
Klas), Nicias, Athénien, s'illustra 
comme homme d'État et comme 
général pendant la guerre du Pélo- 
ponèse (431-404): Aie. 3. i. 

Niger, gra, grum, noir, de 
couleur sombre : Dat. 3. i. 

Nihil, n., indécl. (ne, hilum), 
Hen. Ce mot est employé au nom. 
et à l'ace, et sert — A. de sujet 
et de RÉGIME — I. AVEC un géni- 
tif partitif (gr. 252) :... doli, Them. 
4. 5; ... earum rerum. Aie. 10. i; 
... periculi, D. 8. 5; ... eorum, Ep. 
8. 2; ... horum, Eum. 6. 3; ... 
negotii, 12. 2 ; . . . rerum humanarum, 
Timol. 4. 4; nihil reliqui (gr. 253) 
facere quod, A. 21. 5, ne rien 
négliger de ce qui. — II. sans gén. 
part. : nihil illo fuit excellentius, Aie. 
I. i; ... insolens (gr. 253), Timol. 
.4. 2. Nihil non (gr. 581. 3), 
Aie. 7. 2; A. 16. 4; 19. 3, tout 
sans exception ; non nihil, H. 13. 2, 
quelque chose ; nihil umquam, Ag. 
7. 3; nihil nisi, H. 11. 3, cf. ne- 
que, nisi ; nil, Thr. 2. 6., contrac- 
tion de nihil. — B. d'accusatif 
DÉTERMINATIF (gr. 283) dans un 
sens adverbial, en rien, absohmient 
pas, nullement: A. 21. 5; nihil 
opus est pecunia, Ep. 4. 2. — Cf. 
alius. 

Nihilominus, cf. nihilum. 

Nihïlum, î, n., rien, employé 
surtout à l'abl. devant un compa- 
ratif (gr. 279. c): nihilo magis, 



Dat. 10. 3, ... minus, Them. 7. 2; 
A. 4. 3; ... secius, Con. 2. 4; 3. 3; 
Dat. 8. 5; H. 7. i; A. 22. 3, néan- 
moins; ... segnius, Dat. 2. 5. 

Nil, cf. nihil. 

Nilus, i, m. (NeîXos), le Nil: 
Eum. 5. I. 

NimiSj adv. — I. trop, plus 
qiUil ne faut : ... remissus, Iph. 
3. 2. — II. très, beaucozip: ... diu- 
turnus. Aie. 7. i. 

Nimius, a, um, excessif, trop 
•gra^id: ... licentia, Eum. 8. 2; ... 
fiducia, Pel. 3. l ; ... opinio virtu- 
tis. Aie. 7. 3. 

Nisaeus, i, m. (Nt<raîos), Ni- 
saeîis : D. l. i. 

Nisi, conj. — A. si ne ...pas, 
à jnoiîts que. -^ I. La prop. condi- 
tionnelle et la conséquence 
sont au SUBJ. : nisi appropinquasset, 
non recessissent (gr, 435), Iph. 2.5. 

II. La prop, COND, est au SUBj. 
et la conséquence à I'indic, : 
emitti non poterat, (gr, 438) nisi sol- 
visset, Cim, l. l ; nisi debilitatus 
esset, videtur potuisse, H, i, 2; 
renuntiat quae essent, nisi tra- 
didisset (gr. 460), Aie. 10. 2. — 

III. La prop. condit. est au sUBj, 
(gr. 460; 465) et la conséquence 
à l'iNF. comme dépendant d'un 
verbe dieendi etc. : Aie. 10. l ; Tim. 
3. 4 ; Ag. 6. I ; erat scriptum : nisi 
reverteretur, se eum damnaturos, 
Paus. 3. "4. Dans Ag. 6. i, Nép. 
emploie nisi ; dans une autre 
phrase entièrement semblable, Con. 
2. 3, il se sert de si non. Cf. si — 
B. excepté, hormis, à V exception de. 
Ce sens est fréquent lorsqu'un mot 
négatif, tel que neque, nemo, 
nihil, précède. On peut traduire nisi 
et la négation par, 7te ... que,seu- 
lement (gr. 581): Pr. 7; L. 1. 5; 
H, II, 3; A. 12. 2; 13. 4; nihil 
commutavit, nisi si coactus est, 13. 
2, à moins qu'il ne fût forcé, "Dans 
Eum, 10. 4, la négation suit nisi. 

Nitïdus, a, um (nitere) — 



VOCABULAIRE. 



159 



J.. brillant. — II, en bon état, bien 
nourri : Eum. 5' 6. 

Nitor, nisus ou nixus sum, 
3. n. — A. PR. s'appuyer, se sou- 
tenir {^. 323): ... regno, M. 3. 5; 
... in cubitum, A. 21. 5- Les deux 
constructions sont classiques. — 
B. FIG. — I. s'efforcer de, entre- 
prendre de: ... recuperare (gr. 481. 
c) patriam, Pel. 2. i. — II. tâcher 
d'' obtenir, insister: ... ut castra fiè- 
rent, M. 4. 5. — L'inf. se retrouve 
dans Ces. et Liv.; le subj. avec ut 
est rare et n'est guère classique. Cf. 
Tac. A. I. II. On trouve ne dans 
Sali. 

No, I. n., nager: Ch. 4. 3. 

Nobïlis, e (pour gnobilis), 
qu'on peut connaître, d'où fig. — 
I. connu, célèbre, illustre: M. 5. 5; 
... nomen, 8. 4; ... rex, Dat. 3. 4; 
... urbs, Ag. 5. 3;nobilis ferebatur, 
A. I. 3. — II. noble, distingué, 
considéré, de haute naissance : ... 
vidua, Pr. 4; ... viri, Them. 7. 2; 
... genus, D. i. l; . . . propinquitas, 
I. 2; ... Macedones, Eum. 7. i. — 
SUBST. nobiles, ni. nobles, grands: 
Eum. 4. 3 ; crudelitas erga nobiles, 
Aie. 4. 4. A Rome, les descendants 
de ceux qui avaient géré une magis- 
trature curule, c.-à-d. le consulat, 
la préture ou l'édilité curule, étaient 
appelés nobiles. Les autres ci- 
toyens étaient ignobiles. La no- 
bilitas, comme classe privilégiée, 
a pris naissance depuis l'admission 
des plébéiens au consulat (366). Le 
seul privilège des nobiles était le 
jus imaginum. Celui qui le pre- 
mier dans sa famille exerce une ma- 
gistrature curule est.homo novus, 
auctor generis, princeps nobilitatis. 
Cat. 2. 3. Cf. imago. 

Nobilïtas, âtis, f. (nobilis, 
gr. 166), gloire, renommée :Th.x. 1. 3. 

NoiailïtOj I. tr. (nobilis, cf. 
, gr. 179), illustrer, d'où au pass. 
s'illustrer, devenir illustre : Iph. 
I. I. 



Noceo, 2. n., nuire, faire dtt 
tort: ... alicui, Aie. 4. 2; Ag. 4. 8; 
Ham. i. 2. 

NocturnuSj a, xrax (noctus) 
de la nuit, nocturne: M. 7. 3. 

Noctus, us, f., nuit. Ce mot 
n'est usité qu'à l'abl., noctu, de 
nuit: Them 4. 3 ; Eum. 2. 5 ; H. 5. 
2; A. 10. 4. 

Nolo, nolui, none(ne,volo), 
ne votiloirpas — I. avec l'inf. (gr. 
481. c):Paus. 3. 3;Alc.4. 3; Ch. 4.^ 
3; A. 3. i; 6. 4; ... adiré ad ma- 
gistratus, Them. 7. i; ... capere 
Cymen, Ale.7. 2;...reverti, 7. 4;... 
confligere, 8. 2 — II. avec la prop. 
INF. (gr. 486): ... illorum augeri 
luxuriam, Ph. i. 4; .., vosignorare, 
A. 2 1.5. — Outre ces deux construc- 
tions, on trouve encore à l'époque 
classique le subj. sans ut. Cf. maJo. 
— L'impératif noli avec un inf. 
forme une périphrase qui sert à ex- 
primer une défense adoucie: ... id 
mihi dare, Thr. 4. 2; ... mevelle 
ducere, A. 4. 2. 

Nomen, mïnîs, n. ,«<7OT,d'où-- 
I. novi, dénomination: ... nomine 
(gr. 267. 2) Elpinice, Cim. i. 2, 
nommée ; filia nomine Sophrosyne, 
D. I . i ; nomine Demaenetus, Ti- 
mol. 5. 3; duo eodem nomine (cf. gr. 
246), R. I. 5, de même nom; suo 
nomine accusare, A. 6. 3, en son 
nom, cf. accuso; sine nominibus res 
notavit,Cat.3.4; Alexandri nomine, 
Eum. 7- 2, au nom de. — II. nom, 
renom: nobile nomen, M. 8. 4; 
réputation:... crudelissimum, D. i. 

4. Cf. generosus. — III. nom en op- 
position avec réalité : nomine magis 
quamimperio, Ag. i. 2; nomine non 
potestate fuit rex, R. i. 2. D'où ap- 
parence, prétexte: otii nomine, Ep. 

5. 3. — IV. l'abstrait pour le con- 
cret, toîis ceux qui portent un cer- 
taiti nom: ... Romanum, H. 7. 3. 
Ce sens se retrouve dans L. i. 10. 
3523. 22. 5; Sali. J. 39. 



i6o 



VOCABULAIRE.- 



NomentânuSj a, um, de No- 
mefitum, auj. Mentana, ville du 
pays des Sabins: A. 14. 3. 

Nominâtim, adv. (nomino, 
gr. 185), tto}n7né?nent, en désignant 
par le nom: nominatim Pythia prae- 
cepit ut, M. I. 3, la Pythie parla 
clairement cette fois, contre son ha- 
bitude. Ses oracles étaient d'ordi- 
naire de véritables énigmes. 

Nomino, i. tr. (nomen) — I, 
noTfwier, désigner par son nom: ... 
duces, Cat. 3. 4. — II. nommer, 
appeler, donner un certain nom: M. 
2. 5; arx quae Cadmea nominatur, 
Pel. I. 2. 

Non, adv. , ne ... pas, ne ... 
point, fion. Non précédé ou suivi 
d'une autre négation forme souvent 
une litote, qui énonce d'une ma- 
nière adoucie le contraire de ce que 
le mot modifié exprimerait à lui seul 
(gr. 581): non parère noluit, Aie. 4. 
3; non incommodum videtur non 
praeterire, R. 3. 5 ; non minimum, 
D. I. 2 ; c.-à-d., multum.Cf. nemo, 
neque, nihil, nuUus, numquam, 
etiam, modo, solum. 

Nonaginta, adj. num. cardin., 
quatre-vingt-dix : K. 17. I. 

Non-dum, adv., pas encore: 
Eum. II. I. 

Non-nêmo,non-nïhil,non- 
nullus, non- numquam, cf. 
nemo, nihil, nuUus, numquam. 

Nonus, a,um, adj. num. ord., 
neuvième: Ham. 4. 2. 

Nora, ae, f. (xà Nôpa), Nora, 
château fort au nord du Taurus, sur 
Ja frontière de la Lycaonie et de la 
Cappadoce: Eum. 5. 3. 

Nosco, novi, notum, 3. tr, 
(pour gnosco), prendre connaissance, 
d'où au parf. , novi, je sais, je con- 
nais {gc. 135) : ... virtutes, Ag. 8. i ; 
suos nosse = novisse (gr. 104. a), 
Con. 4. I. 

Nosmetj cf. met. 

Nosse, cf. nosco. 



Noster, , tra, trum, proh. 
^o?,5.,ttotre: ... urbs, Ep. 5. 6; ... 
imperatores, Ag. 4. 2; ... veterani, 
Eum. 8. 2; ... mores, Pr. 4. 

Notitia, ae, f. (notus, gr. 166), 
connaissance — I. sens actif, con- 
naissance que nous avons : ... cla- 
rorum virorum, A. 18. 4. — II. 
sens PASSIF, connaissance qu'on a 
de nous: propter notitiam sunt in- 
tromissi, D. 9. 3, parce qu'ils 
étaient connus. 

Noto, I. tr. (nota, gr. 179) — 

1. marquer, faire une marque sur: 
... loca, Dat. il. 2. — II. pari, 
d'un écrivain, noter, citer, marquer, 

faire connaître: ... res, Cat. 3. 4;... 
legem, bellum, A. 18. 2; avec l'in- 
terr. ind: notansqui a quoque, c.-à- 
d. et a quo, ortus quos honores qui- 
busque temporibus cepisset, A. 18. 
3. Dans cette phrase l'interr. ind. 
est introduite par plusieurs mots 
interrogatifs. Cette construction 
propre au latin et au grec, ne peut 
se rendre littéralement en français. 
On traduit ces propositions en les 
décomposant en autant de prop. 
différentes qu'il y a de mots inter- 
rogatifs : il faisait connaître chaque 
membre de cette maison, ses pa- 
rents, ses dignités, l'époque où il les 
avait obtenues. Cf. Dat. 5. i; Timol. 

2. 2. 

Notus, a, um (nosco) — I. 
connu: ... historicis, Pel. i. i; no- 
tior integritas, Ph. i. l, cf. App. l. 

— II. connu, avéré, éprouvé: ... 
virtus, Cim. 3. 2. 

Novem, adj. num. card., neuf: 
H. 2. 3. 

Novi, cf. nosco. 

Novïtas, àtis, f. (novus, gr. 
\(iÇi), nouveauté, ai! oh étrangeté: Dat. 

3- 3- 

Novus, a, um, nouveau — I. 
qui n'est pas depuis longtemps ce 
qu'il est : ... civis, Timol 3. 2. 

— II. qui n'existe pas depuis long- 
temps: ... vectigalia, H. 7. 5; ..." 



VOCABULAIRE. 



I6l 



res, Cat. 2. 3; ... pericula, A. 7. 3.. 
D'oùsuBST.j novum, i, n., nou- 
veauté, invention, stratagème nou- 
veau: id novum contuens, Ch. i. 2; 
multa nova in re militari attulit, 
Iph. I. 2. — III. extraordif taire, 
inattendu, étrange: ... consilium, 
Eum. 8. 4 ; nova re commoti, Dat. 
6. 6; ... perterriti, H. il. 6. — IV. 
novissimus, qui vient après tous les 
autres, dernier: ... tempus, Eum. 

1. 6. 

NoXj noctis, f., nuit: Mz. 3. 
2; diem noctemqvte, Them. 8. *]; 
dies noctesque, ÏDat. 4. 4; prima 
(gr. 219. 2) nocte, Eum, 9. 3; biduo 
et duabus (gr. 363) noctibus, H. 
6. 3- 

Noxius, a, um (noceo) nui- 
sible, àiO\xcoupable:'D. 10. i. 

Nubïlis, e (nubo), jmbère, nu- 
Mle: Ep. 3. 5. 

Nubo, nupsi, nuptum, 3, 
— I. TR. couvrir, voiler. — II. N. 
ou PASS. avec le sens moyen se voi- 
ler: alicui, se voiler pour qqn, c- 
à-d., se marier, en pari, d'une 
femme: nubere Calliae, Cim. i. 4; 
... Servio, A. 2. i; nupta est ei, 
Timol. I. 4; ... Ciceroni, A. 5. 3. 
Aliquam alicui nuptum dare, Paus. 

2. 3, cf. do. — A Rome, il y avait 
deux espèces de mariages. L'un 
d'eux conservait à la femme la plu- 
part de ses droits ou la laissait au 
pouvoir (potestas) du père. C'est 
ainsi qu'on contractait d'ordinaire 
au temps de l'empire. La seule 
cérémonie essentielle était alors la 
deductio in domuin mariti. 
L'autre faisait passer la femme au 
pouvoir (in manus venire) de son 
époux et la rendait mater fami- 
lias. Ce mariage était accompagné 
de plusieurs cérémonies sjrmbo- 
Iiques,qu'il faut connaître pour com- 
prendre certaines expressions la- 
tines. Au jour des noces, la fiancée 
déposait la robe prétexte, se ceignait 
d'une ceinture de laine et prenait un 



voile (nubere) de couleur rouge et 
jaune. On allumait les flambeaux, et 
la fiancée, portant à la main la 
quenouille et le fuseau, se rendait, au 
son des flûtes et au milieu d'un cor- 
tège composé de parents, d'amis et 
de curieux, à la maison tout ornée 
de son futur époux (ducere uxo- 
rem). A l'entrée on lui demandait 
qui elle était. Elle répondait: ubi tu 
Gaius, ibi ego Gaia. Aussitôt on lui 
remettait les clefs de la maison. 
Alors se donnait le repas nuptial, 
pendant lequel on chantait l'epi- 
thalamium. Ces cérémonies se 
passaient d'ordinaire le soir. Les cé- 
rémonies grecques avaient la plus 
grande ressemblance avec les céré- 
monies romaines. 

Nudo, I. tr. (nudus, gr. 179), 
mettre à nu, dépouiller: ... telum 
vaginâ, Dat. ii. 4. Cette expression 
est rare; Liv. 28. 33. 5, dit: gladios 
nudant. 

N ullus, a, um (ne,ullus,gr. 69), 
pron. indéf. — A. ADJ. — I. aucun^ 
nul:.. . memoria, Ep. 7. 2; . . . honos, 
Timol, 3. 5; ...res, R. 2. 2; ...detri- 
mentum, Cat. 2. 4; ... dies, A. 20. 2. 

— IX^ faible, feti considérable, nul: 
hujus memoria est nulla, Ph. i. l, 
on s'en souvient à peine. — B. 
SUBST. aucun, personne : Cira. 4. 3; 
Ep. 5. 5 ; Eum. lOi 3 ; Timol. 3. 6; 
nullo resistente, H. 5. i. Il est rare 
qu'on emploie nuUus subst. au masc. 
pi. : nuUis defendentibus, Them. 4. 
I. — non nullus ou nonnullus 

— I. ADJ. quelque, certain: ... de- 
formitas, Ag, 8, i; ... propinqui 
régis, Paus. 2. 2; ... optimates, A. 
9.7. — II. SUBST. quelques-uns, plu- 
sieurs, certains, et au pi. n. certaines 
choses, plusieurs choses (gr. 581): 
M. 7. l; Con. 5. 4; Eum. 10. 2; 
Timol. I. 5; Ham. 3. 2; A. 3. i; 
nonnuUis levé videtur, A. 13. 6; 
nonnuUa miles vindicat, Thr. ï. 4; 
... invehi, Timol. 5. 3. — nullus 
non (gr. 581), tous: A. 12. i. — 
Cf. nec Rem. i. 



l62 



VOCABULAIRE. 



Num, adv., introduit — I. une 
interr. dir. (gr. 572), est-ce que. — 
II. une interr. IND. (gr. 412), si: 
H. 12. 4. 

Nuraen, mïnis, n. (nuo, 
gr. 158) — A. PR. sigiie de tête. 
— B. FIG. — I. volonté, surtout 
volonté, puissmice divines: ... deo- 
rum, Timol. 4. 4. — II. protection 
divine: Ag. 2. 5. 

Numéro, i. tr. (numerus, gr. 
179) — I- compter, not?ibrer. — II. 
compter, payer: ... alicui pecuniam, 
Ep. 3- 6 ; pecuniam numeratam ac- 
cipere, Tim. i. 3. 

NumëruSj i, m. — I. no7nbre, 
quantité : magnus,... M. i. 2; ... 
hostium 5. 5; ... duodecim milium, 
Iph. 2.4;... viginti milium, Ham. 2. 
2. — II. nombre, rang, place, condi- 
tion: A. 12. 4; de proscriptorum 
numéro eximere, 10. 4. D'oîi nu- 
raero ou in numéro (cf. gr.286), 
ati nombre, au rang, parjtti, comifie: 
M. 3. 2 ; erat ibi privatus numéro 
militis, Ep. 7. i ; aliqm habere sa- 
crilegorum numéro, Ag. 4. 8; ... in 
sapientum numéro, Thr. 4. 2; esse 
in numéro militum, Dat. i. i; ... 
amicorum, 9. 2. 

Numïda, ae, m. (ÎTo|i,d86s), 
Nuniide, habitant de la Numidie. 
La Numidie correspond à l'Algérie 
inoderne. Elle touchait à l'est le ter- 
ritoire de Carthage et renfermait 
entre autres villes Hippone et Zama. 
La Numidie produisait de très bons 
chevaux et les Numides étaient con- 
sidérés comme d'excellents cava- 
liers. César réduisit la Numidie en 
province romaine l'an 46 av. T.-C.: 
H. 6. 4. -^ J 

NummuSj i, m., argent mon- 
nayé, mon7iaie, argent: Cim. 4. 2. 

Numquam, adv, (ne, um- 
quam), 7te ...Jamais: H. l. 3; 2. 4; 
12.2; A. 6. 3. — non numquam 
(gr. 581 ), parfois, de temps en temps, 
qques fois, maintes fois: Timol. 
1.6. 



NunCj adv. (v€v), maintenant: 
M. 6. 2; A. 19. i; etiam nunc, H. 
7. 3, maintenant encore. — Dans le 
discours indirect, nunc est régulière- 
ment remplacé par tune. Cependant 
l'on trouve : nunc demum, Timol. 5. 
3. Cf. hic. 

Nuntio, I. tr.(nuntius, gr. 179), 
attnoncer, faire savoir: ... aliquid, 
Con. 4. 3 ; Dat. 3. 3 ; avec la prop. 
INF. comme rég. : Them. 4. 3 ; 
comme suj.: Dat. 9. 2; avecl'lN- 
TERR. IND.: M. 4. 3; H, 12. 4; au 
pass. pers. avec l'inf. (gr.488): quo- 
rum ductu res maie gestae (esse) 
nuntientur, Dat. 5. 4. 

Nuntius, i, m. — I. messager: 
M. 3. 3 ; Dat. 5. l ; Eum. 6. I ; avec 
la prop. inf. (gr. 485): nuntius ve- 
nit Athenienses indixisse bellum, 
Ag. 4. I. La même construction se 
retrouve dans Liv. 2. 24; 37. 46; 
cependant dans ces endroits nun- 
tius signifie message.— II. message, 
cotnmunication : Dat. 7- ^ 5 0.^0 
nuntio ille periculo liberatus est, 
Them 9. 3. — III. message, ordre, 
invitatio7t: Paus. 3. 5; Ch. 3. l; 
hujus nuntio parens, Con. 5.3; avec 
ut (gr. 414) : nuntium mittere ut 
rediret. Aie. 4. 3; ... ut sequeren- 
tur, Tim. 3. 4. 

Nuptiae, ârum, f. (nubo), 
noces, d'où mariage: K. 12. l; 12. 
2. Cf. nubo. 

Nuptus, cf. nubo. 

Nusquani, adv. (ne usquam), 
nulle part, en aucun efidroit : M. 4. 
3; Iph. I. 2; A. 4. 2. 

Nutus, us, m. (nuo, gr. 156), 
signe de tête, d'où désir, volonté, 
ordre: L. 2. i. 



o 



O, interj. marque la douleur, ah! 
oh!Y\).. 4. 3. 

Ob, prép. avec l'ace, (gr. 381) 
sert à préciser — I. le lieu, de- 
vant. Ce sens est rare chez tous les 



VOCABULAIRE. 



163 



auteurs et ne se rencontre pas dans 
Nép. — II. LA CAUSE, pour, à cause 
de: ob eundem timorem, Them. 8. 
i; ob eamque causam, M. 6. 2; 
Cim. I. l; quam ob causam, Paus. 

2. 6; quas ob causas, Con. i. i;ob 
eam rem, Cat. 3. 3; ob eamque 

, rem, Tim. 3. 5- 

Ob-dûco, dûxi, ductum, 

3. tr., mettre devant, étendre sur, 
couvrir, de là au pass. se mettre 
devant, etc. : obducta nocte (s. -ent. 
caelo), H. 5. 2, quand le voile de 
la nuit se fut mis devant les cieux, à 
l'entrée de la nuit, pendant l'obscu- 
rité de la nuit. — Gemss traduit 
pendant une nuit couverte, c.-à-d., 
fort obscure. 

Ob-eo, ii, ïtum, îre, 4. — 

I. PR. N., aller au devant, aller. — 

II. FIG. TR. (cf.gr. 281. a), s'acquitter 
de, accomplir: ... legationes, D. i. 
4; ... diem supremum, M. 7. 6; Aie. 

y 10. 6; D. 2. 5; Timol. 5. 4; R. i. 2, 
... diem, D. lo. 3, mourir, surtout 
de mort naturelle. 

Obïtus, us, m. (obeo, gr. 156), 
décès, mort: Tim. 4. 4; R. 3. i ; H. 

3.1- 

Objïcio, jêclj jectum, 3- tr. 
(ob, jacio, gn 194) — A. 'S^. jeter 
devant, placer devant, opposer: ... se 
alicui, H. 5. i. — B. fig. — I. 
mettre devant les yeux, montrer, 
présenter: repentino objecto visu, 
H. 5- 2. — II. reprocher, imputer: 
... alicui (gr. 309) quod (gr. 421) 
non haberet (gr. 462), Ep. 5. 5. 

Oblivio, ôniSj f. (obliviscor), 
oubli, de là pardon: lex oblivionis, 
- Thr. 3. 2, loi d'amnistie. 

Obliviscor, oblïtus su m, 
'i.,otiblier:K. 11. 5; ... injuriarum, 
Eum. 6. 2;... aliquid, Dat. il. 3. 

Ob-nïtor, nixus sum, 3. n., 

s'appuyer sur: obnixo genu (abl.) 

.' scuto (dat.), Ch. i. 2. Obnitor se 

rencontre dans Virg. et dans Liv., 

-mais semble faire défaut dans les 



autres classiques. C B. G. 2. 27. l, 
dit : scutis innixi. Cf genu. 

Oboedlo, 4. n. (ob, audio) — 

I. VK. prêter V oreille à qqn, suivre 
ses conseils: ... alicui, Dat. 5.4. — 

II. FIG. obéir, être sotcmis: ... legi, 
Ep. 8. I. 

Ob-orior, ortus sum, 4- n., 
naître, paraître: tenebris obortis, 
Eum. 9. 5. 

Ob-ruo, rui, rùtum, 3. tr. 
— I. couvrir de qque chose, enfcmir: 
...gladios, Dat. II. 2. — II. sur- 
charger, charger, gorger de: ... vino, 
epulisque,D. 4. 4. — ITL. obscurcir, 
ensevelir, étotiffer, écraser: ut virtuti- 
bus eluxit, sic vitiïs est obrutus, 
Paus. I. I, obrutus est opposé à 
eluxit. Le sens est : ses vices ne lui 
permirent pas de faire briller ses 
belles qualités. 

Obscûrus, a, um — I. pr. 
obscur. — II. FIG. peti conmc, in- 
connu: obscurior (gr, 279. a), Tim. 
4. 6, assez peu connu, passablement 
inconnu. 

Obsëcro, i. tr. (ob, sacrare), 
prier instamment, conjurer, avec ut 
(gr. 414. b): ... ut Platonem arces- 
seret, D. 3. i; avec ne: ... ne acce- 
leraret, A. 22. 2. 

Obsequium, i, n. (obsequor,) 
obéissance, déférence, condescendance: 
D. 6. 5. 

Ob-sëquor, secûtus sum, 
3'^ II- — I- céder, déférer aux volon- 
tés de. — II, s^ occuper de, se livrer 
à: ... studiis, A. 2. 2. 

Ob-sëro, I. tr. (ob, sera), ver- 
roîiiller, fermer: ... fores, D. 9. 4. 

Observantia, ae, f. (obser- 
vans), égards, déférence, attentions: 
A. 6. 5. 

Obses, sïdis, m. et f. — I. pr. 
otage: H. 7- 2; 7. 3; aliqm obsidem 
retmere, Them. 7. 2. — II. fig. 
garant, caution, gage: ... alicujus 
rei, Ph. 2. 4. 

Obsïdeo, sëdi, sessum, 2. 
tr. (ob, sedeo, gr. 194) _ I. pr. 



i64 



VOCABULAIRE. 



assiéger, itivestir, bloqtier: Ep. 7- IJ 
H. 12. 4; ... patriam, Con, 2. l. — 
II. FIG. surveiller, tenir en respect, 
tenir 671 échec: ... Thebanos, Pel. i. 
3; munire arcem ad urbem obsiden- 
dam, Timol. 3. 3. 
. Obsidio, ônis, f. (obsideo) — 

A. PR. siège, blocus : obsidione libe- 
rare exercitum, Ep. 7. 2; ... Cyzi- 
cum, Tim. i. 3; esse in obsi- 
dione, Eum. 5. 6, être bloqué. — 

B. FIG. — I. état de siège, surveil- 
lance : urbem obsidione claudere, 
Ep. 8. 5; praesidio posito in obsi- 
dione Athenas tenere, Aie. 4. 7, 
tenir en respect, en échec. — II. 
occupatioft étrangère : patriam obsi- 
dione liberare, Pel. 3. 3. 

Ob-sistOj stïti, stïtutn, 3. 
n. — I. se mettre devant, s'opposer 
à, ai'rêter : ... alicui, Ag. 4. 5. — 
II. s'opposer, résister, retidre vain : 
... consiliis, Con. 2. 3; D. 9. 2; ... 
ne (gr. 418) res conficeretur, M. 3. 5. 

ObsolëtuSj a, um (obsole- 
scere) — I. vieilli, usé, râpé : 
...vestitus, Ag. 8. 2. — II. cotji- 
mun, usé, méprisé, pas estùiié : ... 
honores, M. 6. 2. 

Obsoniumouopsoni-um, il, 
n. (ô\j/wviov), tout aliment préparé 
sur le feu et qu'on mange avec le 
pain, viattde , poisson , légutnes , 
mets : Them. 10. 3; Ag. 8. 4. 

ObstinatiOj ônis, f., obstina- 
tion, opiniâtreté, persévérance : A. 
22. 2. 

Obstïti, cf. obsisto. 

Ob-struo,strûxij structum, 
3. tr., construire devant, barrica- 
der, murer : Paus. 5. 2. 

Ob-sura, fui, esse, être con- 
tre, être nuisible, catiser du tort : 
... plurimum, Aie. 3. 5;... paucitati, 
Dat. 7. 3. 

Ob-tëro, trïvij trltum, 3. 
tr. — I. PR. broyer. — II. FIG. 
amoindrir, diminuer: Timol. i. 5. 

Obtestatio, ônis, f. (obtestor, 



gr. 156), prière pressante, instan- 
ces : Ham. 4. 3. 

Obtïneo, tinui, tentum, 
2. tr. (ob, teneo, gr. 194) — I. 
tenir, retenir, conserver, garder, 
maintenir: ... imperium, M. 2. 3; 
.. dominationem, 8. 3; ... regnum, 
Timol. 3. 4; ...Africam, 2. 4. —II. 
conserver, garder, se contenter de : 
... equestrem dignitatem, A. i. l. 
— III. avoir, occuper, posséder : 
... Persidem, Eum. 7. i; ... prin- 
cipatum in eivitate, Cat. 2. 2; ... 
locum legati, A. 6. 4; ... eundem 
loeum, Eum. 13. i; ... magistratum, 
Pel. 3. 2. — IV. obtenir : ... pro- 
vinciam, Cat. i. 4. 

Obtingo, tïgi, 3. n. (ob,tangp, 
gr. 194, except. 2), arriver, échoir, 
deveitir le partage : Cz.i. i. 3. 

Obtrectatio, ônis, f. (ob- 
treeto, gr. 156), inimitié née de 
r envie, détiigrement, jalousie : A. 
5. 4; 20. 5 : ... virtutis, Eum. 10. 2; 
... multbrum, H. l. 2. 

Obtrectator, ôris, m. (ob- 
trecto, gr. 155), détracteur, en- 
vieux, rival : Ep. 5. 2. 

Obtrecto, i. n. (ob, tracto), 
dénigrer, rabaisser : Ar. i. i. 

Obviam, adv. (ob, via), au- 
devant, à la rencontre de — I. 
SANS nuance d'hostilité : ... des- 
cendere. Aie. 6. i. — II. avec une 
nuance d'hostilité, contre: ... ire, 
M. 4. 4 ; ... venire, H. 4. 4. 

Obvius, a, um (ob via) — 
I. qui rencontre, qui va au-devant 
de: ... alicui, Ph. 4. 3. —II. 
sittié sur la route, en face, devant : 
. . . montes itineri, Eum, 9. 3, mon- 
tagnes qui se trouvent sur la route 
(de l'ennemi). 

OccasiOj.ônis, f. (oecido, gr. 
156), occasion, motnent favorable : 
. . . dare, dimittere, M. 3. 3 ; oc- 
casione data, Ham. i. 2, à l'occa- 
sion, quand l'occasion se présente; 
... dare sui opprimendi, D. 4. i' 
Cf. do. 



':;-/-^ 



VOCABULAIRE. 



165 



Qccâsus, us, m. (occido, 
gr. 156) — I. PR. chute, coucher. — 
II. FIG. ruine, mort : Eum. 13. 3. 

Occïdo, cïdi, cisum, 3. tr. 
(ob, caedo, gr. 194), tuer, massa- 
crer, assassiner ': juxta theatrum 
occisus est, R. 2. i. — partic. tuer 
dans le combat : L. 3. 4; H. 4. 3. 
De là au pass. tomber à la bataille : 
magna caede édita multisque occi- 
sis, Ep. 9. I; Hamilcare occiso, 
Ham. 3. 3 ; in proelio occisus est, 
R. 3. 2; Ham. 4. 2. 

Occùlo, cului, cultum, 3. 
ix,, cacher : ... fortunam suam. 
Aie. 9. I, cacher son malheureux 
sort, et, par le fait même, sa retraite. 

Occulto, I. tr. (occulo, gr. 
180), cacher soigneusement, tenir 
secret : L. 2. 3. 

OccupatiOj ôniSj f. (occupo, 
gr. 156), occupation, affaire :. A. 
20. 2. 

Occûpo, I. tr. (ob, capere) — 
I. PR. s'emparer de, occuper : ... 
Thermopylas, Them. 3. l ; ... The- 
bas, Ep. 10 3; ... arcem, Pel. i. 2; 
... Cadmeam, 3. 3; ... tyrannidem, 
Timol. I. 3; ... saltus, H. 4. 3; ... 
exitus, 12, 5; ... regiones praesidiis, 
Ag. 3. 4; ... suas res, Eum. 6. i, 
ce qui lui'appartenait, son royaume. 
— II. FIG. s'emparer de Vesprit, 
occuper : occupatum esse in aliqua 
re, Aie. 8. i; H, 7. I. 

Occurro, curri, cursuin, 
3. n. (ob, curro) — I. PR. courir au- 
devant, aller au-devant. — II. FIG. 
remédiera : Pel. i. i. 

Octo, adj. num. cardin., huit : 
Dat. 8. 2. 

Octogesïmus, a, um, adj. 
num. ord. (octo), quatre-vingtième: 
Ph. 2. I. 

Octoginta, adj. num. card. 
(octo), quatre-vingts : Ag. 8. 2 ; 
Cat. 2. 4. 

Ocùlus, i, m., œil: Eum. 11. 2; 
oculorum morbus, H. 4. 3;... lu- 



mina, Timol. 4^ i, les deux yeux, 
la vue. 

Odij odisse, verbe défectif(gr. 
135), Aaïr; A. 9. 7. 

Odiôsus, a, um (odium, gr. 
175), odieux, détesté: Aie. 2. 3. 

Odium, i, n., haine, aversion, 
inimitié — I. avec le gén. SUBJ. 
(gr. 243): D. 8. 2;... ingratae civi- 
tatis, Tim. 3. 5v'- multitudinis, 
Ph. 4. 4; pervenire in odium Grae- 
ciae, L. l. 3;...suorumcivium, Ph. 

2. I, s'attirer la haine de la Grèce, 
de ses concitoyens. — II. avec le 
gén. OBJ. (gr. 244):... hominis, D. 
4. 2;... tyranni, 5. 3;... tyrannidis, 
Timol. 2. 3, haine de la tyrannie, 
c-à-d., vouée à la tj^annie. — III. 
Au lieu du gén. object., Nép. em- 
ploie l'ace, avec I N : ... in Romanos, 
H. 2. 3; avec ERG A: Dat. 10. 3; 
Ham. 4. 3;... erga Romanos, H. i. 

3. Cf. erga. 

Oedïpus, i, m. (OlSJirovs), 
Œdipe, roi de Thèbes,fils de Làius 
et de Jocaste. Laius ayant appris 
de l'oracle d'Apollon qu'il mourrait 
de la main de son fils, fit exposer 
Œdipe à peine né sur le mont Ci- 
thairon. L'enfant fut sauvé par un 
berger et élevé à la cour de Polybe, 
roi de Corinthe. Il tua son père sans 
le connaître, délivra Thèbes du 
Sphinx, parvint au trône et épousa. 
sa propre mère. Lorsqu'il apprit les_. 
crimes qu'il avait commis sans le sa- 
voir, il se creva les yeux et s'exila : 
Ep. 6. 2. 

Offendo, ndi, nsum, 3. tr. 
et n. — A. PR. heurter contré. — 
B. FIG. — I.TR. rencontrer, trouver: 
... omnes imparatos, Ag. 2. 2. — 
II. offenser, blesser, indisposer, s'a- 
liéner:.,, alterutram partem. A, 2. 
2;... Pompeium, 7. i;... volunta- 
tem militum, D. 7. 3. — III. N. 
se rendre odieux:... in eo quod (gr. 
449), Ph. 2. 2. — offensus, a, 
um, odieux, hdi:... fortunae, Cim. 



-i66 



VOCABULAIRE. 



4. 2, poursuivi par la fortune, le 
malheur. 

Offensio, ôjiis, f. (offendo, gr. 
156) — I. mécontentement, irrita- 
tion, déplaisir: A. 7. 2;... civium, 
M. 7. 4;... militum, D. 8. 2. — 
II. trouble, accident fâcheux, dis- 
grâce: A. 5. I. 

OfTensuSj cf. offendo. 

Offëro, obtiilij oblâtutn, 
ojfferre, 3. tr. (ob, fero), porter 
au-devant, d'où — I. présejiter, 
offrir: Pel. 2. l. — II. exposer:... 
se periculo, Pel. 2. 3. 

Offîcîna, ae, f. (pour opificina, 
de opus, facere), atelier, fabrique : 
... armorum, Ag. 3. 2. 

Officium, i, n. (pour opifi- 
cium, de opus, facere) — I. devoir, 
obéissance, souinission : ad officium 
reducere, Dat. 2. 3;... redire, M. 
7. I ; Cim. 2. 4; Ag. 5. 3; in officio 
manere, Con. 3. i ; Eum. 6. 4. — 
II. sentiment dît devoir, fidélité:... 
collaudare, A. 4. 2. — III. action 
conforme au devoir, service, botts 
offices: alicui officia praestare, M. 
2. 3 ; A. 4. 3. — lY. disposition à 
rendre service, obligeance: officium 
augere liberalitate, A. 2. 6;...suum 
praestare, 9. 4 jobservantiam officio 
non timori neque spei tribuere, 6. 
5 ; memor fuit officii, 10. 4. — V. 
service, emploi, charge, fonctio7t : 
aliqm ad officium admittere, Eum. 

Oleagïnus, a, ura (olea), 
d'olivier: Thx. 4. l. 

Olim, adv., autrefois: M. 6. 2; 
Ep. 2. 3. 

Olympia, ae COXvfMria), 
Olympie, ville de l'Elide dans le 
Péloponèse. Elle possédait un beau 
temple de Jupiter. Tous les quatre 
ans au milieu de l'été, on y célébrait 
des jeux, qui duraient cinq jours et 
auxquels la Grèce entière prenait 
part. Le vainqueur dans les jeux 
olympiques ('OXv|i,iriov^KT|s) rece- 
vait immédiatement après sa vic- 



toire une branche de palmier et le 
dernier jour des fêtes une couronne 
faite de branches arrachées à l'oli- 
vier sacré. Il acquérait le droit de 
se faire ériger une statue dans 
TAXtis, bois sacré et jardin qui 
entourait le temple de Jupiter olyni- 
pien. Son nom, celui de son père 
et de sa patrie étaient proclamés 
solennellement. Aux festins on 
chantait en son honneur les compo- 
sitions ('Eiriv^Kia) de poètes en re- 
nom. Lorsque le vainqueur faisait 
son entrée solennelle dans sa patrie, 
on lui présentait des couronnes de 
laurier et d'autres insignes honori- 
fiques. Il était exempt des charges 
publiques et avait une place d'hon- 
neur dans les jeux et dans les fêtes. 
Depuis 1875, o^ ^ f3,it à Olympie 
des fouilles considérables qui ont 
mis à découvert un grand nombre 
de monuments en ruines. Pr. 5; 
Aie. 6. 3 

Olympias, âdis, f. ('0\v|i- 
•jrids), Olympias, fille de Néopto- 
lème d'Épire, épousa Philippe de 
Macédoine et donna naissance en 
356 à Alexandre le Grand. Lors- 
qu'en 340, Philippe épousa la ma- 
cédonienne Cleopâtre, Olympias 
irritée se retira en Epire. Elle fut 
soupçonnée d'avoir contribué au 
meurtre de son époux et tira de 
Cleopâtre une éclatante vengeance. 
01)rmpias cherchait sans cesse à se 
mêler au gouvernement et aurait 
désiré la régence- du royaume en 
l'absence de son fils ; mais Alexan- 
dre, qui cependant l'aimait avec 
tendresse, lui refusa constamment 
cette faveur. Son ambition l'avait 
profondément brouillée avec Anti- 
pater; aussi s'enfuit-elle en Epire 
peu de temps après la mort du con- 
quérant. Vindicative autant qu'am- 
bitieuse, elle rassembla une armée 
de Molosses, entra dans la Macé- 
doine et fit périr PhiUppe Arrhidee 
et des centaines de Macédoniens 



VOCABULAIRE. 



m 



dévouésàlà caused'Àntipater (317), 
Ces cruautés la rendirent~odieuse 
au peuple. Assiégée dans Pydna par 
Cassandre, elle se rendit après un 
long siège et de dures privations. 
Le vainqueur lui avait promis la vie 
sauve, mais il viola sa promesse. 
Accusée par les parents de ses vic- 
times, elle fut condamnée à mort et 
exécutée sur l'ordre de Cassandre 
(315) : Eum. 6. _l ; 6. 3. 

OlympiodoruSj i,m. (*OXd|i- 
irioScopos), Olyînpiodore, joueur de 
flûte: Ep. 2. I. 

OlynthiuSj î, m. ('OXvvGios), 
Olynthien: Tim. i. 2. 

Olynthus, i, f. rO\w9os), 
Oly'nthe, ville de la Chalcidique, sur 
les frontières de la Macédoine, sac- 
cagée par Philippe, auj. Agio-Ma- 
ma: Pel. i. 2. 

Omitto, mïsî, missum, 
3. tr. (ob, mitto) — A. PR. laisser 
aller, lâcher. — B. FIG. — I. passer 
sous silence:... Philippum, H. 2. l. 
— ^ II. renoncera, négliger:,., cu- 
ram provinciarum, A. 8. 5. 

Omnïno, adv. (omnis) — I. 
entièreftient, tout à fait:... esse non 
possunt, Ph. 2. 5, en aucune façon. 

— II. en tout: ... non amplius cen- 
tum, Pel. 2. 3. 

OraniSj e — A. pari, du nombre 

— I. ADj. -tout, chaque :. . . com- 
meatus, M. 7. 2;... honores. Aie. 

7. I. — II. PRON. INDÉF. SUBST., 

omnes, omnia, tous, tous les hommes, 
chacun, tout, toutes choses, chaque 
chose: Aie. i. i; Ag. 3. 6; om- 
nium liber tas, M. 3. 6j omnia 
judicare, Pr. i. 3. — Le gén. om- 
nium sert à renforcer un superl. (gr. 
592. 3) : unus omnium maxime 
florebat, M. i. l; cf. Tim. 4. 2; 
H. 2. i; 9. 2. — II. pari, de 
l'ÉTENDUE, de la masse, etc., 
tout, tout entier : ... tempus, Them. 
10. I;... pecuniae reditus, A. 14. 
3;... pecunia, Ar. 3. i; H. 9. 3;.,. 
spes, Dat. 8. 3;... bellum, Ag. 5. i; 



... procuratio reî publicae, A. 
3. 2,;... equitatus, H. 3. i. — Dans 
César on rencontre assez souvent 
omnis dans le sens de totus: B. .G. 
I. I. i; I. 5. 3; 2. 14. 4. On cite 
aussi deux exemples de Cic. 

OnerariuSj a, um (onus, gr. 
172), de charge: Them. 3. 5; D. 5. 
3. Cf. navis. 

Onomarchus, i,m.('Pv<5ji.ap- 
Xos), Onomarqt{e : "Eviva. il. 3. 

Onustus, ajum (onus), char- 
gé: Aie. 5. 7. 

Opëra, ae, f. — I. travail, 
peitte, effort, soin : operam dare pa- 
laestrae, Ep. 2. 4; ... rei familiari, 
A. 4. 3 ; ... honoribus, Cat. i. l; 
... ut, Them. 7. i; ... ne, Dat. 3. 
I. Cf. do. — II. soin, intervention: 
sine opéra ducis, Iph. 2. 2. De là, 
à l'abl. opëra (gr. 37i..i),^r^rgà, 
par V intermédiaire de, par: ejus 
opéra, Aie. 4. 7 ; 6. 2 ; Con. 3. l ; 
Dat. 2. I ; par la faute de, à cause de, 
par: ejus opéra, L. i. 3; quorum 
..., Aie. 6. 4; sua ..., Ep. 8. i; cu- 
jus ..., H. 7. 3. — III. secours, ap- 
pui, service: nuUi opéra ejusdefiiit, 
Cim. 4. 3; ... forensis, Aie. 3. 4; 
. . . imperatoris, Ep. 8. i ; ejus opéra 
magni fuit, Con. i. i; Dat. i. 2. 

Opërio, perui, pertum, 4. 
tr., coîcvrir, recozcvrir : "H.. 9. 3. 

Opes, cf. ops. 

Opinio, ônis,f. (opinor), opi- 
nion qu'on se fait de qqche. D'où— 
I. attente, conjecture, espérance, 
pensée, sotipçon: ... praeter opinio- 
nem res cecidit, M. 2. 5 ; eum opi- 
nio fefellit, Ag. 3. 5 ; neque pro 
opinione Thrasybuli auctae sunt 
opes, Thr. 2. 4; omnium opinione 
Victor ducebatur, Ag. 3. 6; opinio 
manebat, aveclaprop. inf. (gr. 485. 
3), Paus. 3. 5- In opinionem venit, 
il vient à la pensée, avec la prop. 
inf. (gr. 485. 3): ... utrisque, M. 7. 
3; ... nemini, A. 9. 6. Cette expres- 
sion formée par analogie avec venit 
in mentem, se retrouve dans Cic 



CORN ELU. 



PARTIE DU MAITRE. 19 



i68 



VOCABULAIRE. 



Fam. 8. lo. In opinionem adducere, 
Dat. 6. 6, faire croire, faire sbup- 
çoîi7ier, amener à croire. — II. bonne 
opifiion, idée, estime: ... omnium, 
Eum. 13. 2; ... nimia ingeniij Aie. 

7-3- 

Opmor, I. tr., penser, croire, 

conjechirer: ut opinor (gr. 485. 6), 

A. 4.5, je pense, à ce que je pense. 

Oportet, tuit, 2., verbe im- 
'pers., il faut, il est nécessaire, Juste, 
raisonnable, avec la prop. inf. (gr. 
479): Paus. 3. 7; 5. 5; ... urbein 
muros habere, Them. 6. 2 ; . . . nihil 
contemni, Thr. 2. 3. Avec ce verbe, 
Cic. emploie^ souvent le subj. sans 
conjonction ; le subj. avec ut n'est 
pas classique. 

Opperior, pertus sum, 4- — 
I. N. attetuire, s'ai-rêter: ....ibidiem 
unum, Eum. 9. 6. — II. tr. at- 
tendre: ... classem, D. 5. 4. 

Oppidâuus,a,tiiii (oppidum) 

— I. ADJ. d'ufze ville. — II. SUBST. 
oppidâni, m., citadins: M. 7. 3. 

Oppidum, i, n., place forte, 
ville. Nép. emploie ce mot pour dé- 
signer une ville grecque quelconque: 
Athènes, M. 4. 2; Them. 2. 8; 
Thèbes, Pel. i. 2; Sparte, Ag. 6. 
I ; Syracuse, D. 5. 5 ; 9. i ; et avec 
le nom de la ville : oppidum Am- 
phipoUs, Cim. 2. 2; ... Citium, 3. 
4; eum Argos oppidum oppugna- 
ret, R. 2. 2. 

Oppleo, plêvi, plëtum, 3. 
tr. (ob, pleo), 7-emplir : H. 11. 6. 

Oppôno, posui, posïtum, 
3. tr. (ob, pono), opposer: ... aliquid 
alicui, Them. 7. 5; ... aliqm ali- 
cui, Tim. 3. i ; Eum. 3. 2. 

Opportûnus, a, um, «z/aw- 
tageux, favorable :'D\çsQ.. ^.<^. 

Opprïmo, pressi, pressura, 
3. tr. (ob, premere, gr. 194) — 
K.V'R.. presser, comprimer. — B. FIG. 

— I. accabler, réduire, répritner, 
étouffer, écraser, dépotuller du pou- 
voir: ... invidiam, D. 6. 5 î ••• liher- 
tatem. Aie. 3. 3; ... aliqm, M. 3. 



2; D. 4. I; ad aliqm opprimen- 
dum consentire, Dat. 5. 2; ... con- 
eurrere, Eum. 3, i. ■ — II. accabler 
par les armes, subjuguer, asservir, 
soumettre:... nos,Ag. 5. 4; ... Grae- 
ciam, Them. 8. 2; ... patriam, 
Thr. I. 2; Athenas servitute op- 
pressas tenere, I. 5- — III" écraser, 
vaincre, trioffipher de : Them. 4. 4; 
5. l; ... aliqm bello, Dat. 9. i ; ... 
hostem imprudentem, Dat. 4.. 3; 
Eum. 8. 6; H. 10. 2; eos nonsolum 
efFugit sed etiam oppressit, 6. 4. — 
IV. prettdre ati dépourvu, stirpren- 
dre, attaqïier à V improviste: ... 
exercitum. Aie. 8. 5; ... inimicos, 
Pel. 2. 2. 

Opprobrium, i, n. — I. op- 
probre, déshontietcr : civitati esse op- 
probrio (gr. 307), Con. 3. 4. — .. 
II. outrage, htjtire: Ep. 6. 3. 

Oppugnâtor, ôris, m. (op- 
pugno, gr. 155)5 assiégeant, assail- 
latit: M. 7. 3. 

Oppugno, I. tr. (ob, pugno) 
— I. attaquer, assaillir: ... Muny- 
chiam, Thr. 2. 5; ... Spartam, Ep. 
8. 4; Pel. 4. 3; ... Aegyptum, 
Eum. 3. 2. FIG.: ... imperium, 
D. 5. 3. — II. assiéger: Ch. 4. l ; 
Ham. 2. 2; ... Corinthum, Ag. 5. 
3; ... Argos oppidum, R. 2. 2; in 
oppugnando oppido, M. 7. 5 j Cim. 
3. 4; Tim. I. 2, au siège delà 
ville. 

Ops, opis, f. Le nom. et le dat. 
sing. ne sont pas -asiiés: force, puis- - 
sance, ressource. D'où — A. AU 
SING. et parfois au plur,, aide, se- 
cours: opem alicui ferre, Eum. 6. 3; 
A. 10. 2; ... petere ab aliquo, Ep. 
7. 2 ; Timol. 2. l ; opis ejus indi- 
gere, Cim. 4. 2 ; sine ope deorum, 
L. 3. I ; alienarum opum indigere, 
R. 3. 4; H. I. 3. — B. AU PLUR. 
ressources, puissance — I. d'un 
ÉTAT, d'un roi, etc. : D. 5.2; Ti- 
mol. 2. 2 ; . . . Atheniensium senes- 
cunt. Aie. 5- 3 > ••• régis mînuuntur, 
10. 3; ... coneutere, Ep. 6. 4; . 



'VOCABULAIRE. 



169 



profligare, Pel. 2. 3; ... debilitare, 
Ag. 5. 2; maghis esse opibus, Timol. 

3. 4. — II. d'une ARMÉE, forces, 
troupes, armée: Thr. 2. 4; ... pro- 
sternere, M. 5. 5 ; regiis opibus prae- 
esse, Con. 4. 3 ; suis opibus aliqm 
defendere, Iph. 3. 2. — III. d'un 
PARTICULIER , fortune, moyens : 
crescere opibus, Aie. 7. 5; suis opi- 
bus aliqm adjuvare, A. 2. 2; ... in- 
opiam publicam levare, 2. 4. 

Optïmas, âtis, m. (optimus), 
d'ordinaire au plur., les meilleurs, 
d'où Zes grands, les nobles, les con- 
servatetirs: D. 6. 3; A. 9. 7; opti- 
matium fautor, Aie. 5. 3; ... causa, 
Ph. 3. I. 

Optïmus, optïme, cf bonus, 
bene. 

Opûlensj ntis ou opulen- 
tus, a, um (ops), opulent, riche, 
puissant: ... regnum, Ag. 4. 3. 

Opulentia, ae, f. (opulens, 
gr. 166), optilence, pîiissance : Civa.. 
2. 5; Tim. 3. 5. 

Opus, opëris, n. — I. ouvra- 
ge, travail, peine, effort : magno 
opère ou magnopere, M. 3. 6, Paus. 
2. 5, excessivement, beaticoup, très, 
fort; tantopere ou tanto opère, A. 
7. 3, tant, si. — II. travail de forti- 
ûcation, ouvrage militaire, fortifica- 
.tion : opus facere, Them. 6.5; ... 
fieri, 7. 2. — III. surtout au plur. 
travaux de siège en général, retran- 
chements, lignes de circotwallatioti, 
palissades, etc. : urbem operibus 
claudere, M. 7. 2 ; opéra statuere, 
incendere, 7- 4- 

Opus, indécl. , besoin .'opus est 
(gr. 321), il est nécessaire, il faut : 
... auxilio, M. 4. 3;... pecunia, Ep. 

4. 2;... facto, Eum. 9, i; quae opus 
erant reperiebat, Them. i. 3, les 

"mesures à prendre; quae amicis 
suis opus fuerant, A. 7. i. 

Ora, ae, f. — I. bord, extré- 
mité. — II. boi'd de la mer, côte, 
rivage: Aie. 5. 6. 

Oracùlum, i, n. , oracle: M. i . 4. 



Oratio, ônis, f. (oro, gr. 156) 

— A. MANIÈRE de s'exprimer, /a«- 
gage, langue, éloctition: commen- 
datio oris atque orationis. Aie. i. 2. 

— B.CHOSE exprimée — I. paroles, 
discours, mots: hac oratione habita, 
A. 22. I. — II. fiégociations, confé- 
rence: oratione reconciliare, M. 7. 
2. — III. discours fait selon les 
règles de l'art, discours, harangue : 
L. 3. 5; Ep. 6. l; 6. 4; ... perpétua, 
5. I ; orationes conficere, Cat. 3. 3; 
aliquid oratione explicare, Them. 
I- 3- 

Oràtor, ôris, ni. (oro, gr. 155), 
orateur: Cat. 3. i. 

Orbis, xs,,ra.., cercle, rond:...tex- 
rarum, Ep. 4.2; A. 3. 3; 20. 5, glo- 
be terrestre, univers. 

Orchomenius, i, m. (*Opxo- 
ixévios), habitant d'Orchomène en 
Béotie: L. 3. 4. Il ne reste d'Orcho- 
mène que des ruines près de Skripu. 

Ordïno, i. tr. (ordo) — I. met- 
tre en ordre, ranger:... copias, Iph. 
2. 2. — II. ranger par ordre:,.. 
magistratus, A. 18. l. 

Ordior, orsus sum, 4- tr., 
com,mencer, com77iencer à raconter: 
. . . ab initio, Them. i . 2; . . . reliquos, 
c-à-d., reliquorum vitam,Alc.il.6. 

Ordo, dïnis, ni. — I. ordre, 
disposition, arrangement, rangée, 
rang: ordine deceptus, Dat. 9. 4. 

— II. ordre, série, succession: fa- 
miliam ordine enumerare, A. 18. 3, 
par ordre, avec ordre, successive- 
ment ; utraque familia suum retine- 
bat ordinem, Ag. i. 3, conservait 
son ordre de succession. — III. 
ordre, classe, cotidition sociale : 
... equester, A. 19, 2; principes 
ejus ordinis, 8. 3 ; omnium ordinum" 
homines, 13. 6. — A Rome, il y 
avait trois ordres : les sénateurs, les 
chevaliers et les plébéiens. Cf. 
eques, plebs, nobilis. 

Orestes, is, m. (*Opé<rTt]s), 
Oreste, fils d'Agamemnon et de 



170 



VOCABULAIRE. 



Clytemnestre. Il tua sa mère pour 
venger son père assassiné par elle 
et fut ensuite poursuivi par les Fu- 
ries : Ep. 6. 2. 

Orïgo, gïnis, f. (orior) — I. 
origine^ naissance. De là : Origines, 
Cat. 3. 3, les Origines, titre d'un 
ouvrage de Caton. — II. race, fa- 
mille. Ce sens est rare. Ab origine 
ultima generatus, A. 1. 1, issu d'une 
famille fort ancienne. La gens Pom- 
ponia, comme la plupart des familles 
romaines, s'était créé im arbre gé- 
néalogique et prétendait être issue 
de Pompo, fils de Numa. 

Orior, ortus sum, 4- n., se 
montrer, paraître, d'où pari. — I. 
de CHOSES, se lever, éclater: oritur 
ventus, M. I. 5; ... tempestas,Tim. 
2). Z'i ••• dissensio, D. 6. 3; ... sedi- 
tio, Eum. 12. 3. — II. des hom- 
mes, naître, descendre, tirer son 
origine (gr. 351, 5): Cat. 3. 3; ortus 
municipio Tus'culo, Cat. i. i; ... 
equestri ordine, A. 19. 2; ... anti- 
quo génère, a Pylaemene, Dat. 2, 
2; ... a quo, A. 18. 3. — Avec or- 
tus, on emploie l'abl. sans prép. et 
parfois l'abl. avec ab ou ex pour 
marquer une descendance immé- 
diate; on se sert toujours de ab ou 
ex pour marquer une descendance 
plus éloignée. Cf. C. B. G. 2. 4. i : 
Belgae orti a Germanis. — Quant à 
la forme oreretur, Tim. 3. 3; Eum. 
12. 3 (gr. loi), elle se retrouve 
dans C. B. G. 6. 9. 5; 23. 7. 8; 
23. 17. 7; 24. 9. II. 

Ornameiitum, i, n. (orno, 
gi^- 159) — A. PR. attirail, équipe- 
ment, ornement, parure. — B. FIG. 

— I. parure, éclat, lustre : orna- 
mento (gr. 307) esse alicui, D. 2. i. 

— II. maj-que de distinction: .., 
habere ab aïiquo, A. 7. 2. 

OrnâtuSj us, m. (orno, gr. 
156), appareil, attirail. D'où — I. 
attirail, vêtement, accoutrejnent, 
costume: ... regius, Eum. 13. 3; ... 
eorum, Ag. 8. 2; ornatus novitas, 



Dat. 3. 3; ornatu delectari, 3. 4. — 
II. équipement militaire, armes : 
ornatus vestitusque militaris, Dat. 

9-3- 

Ornatus, a, um [orno), garni. 

D'où — I. équipé, caparaçonné: 
... elephantus, H. 3. 4. superl. 
parfaitement pourvu, très bien 
équipé: ... exercitus, Ag. 3. 3. - — 
II. pari, d'un discours, orné, élé- 
gant, plein de goût, fleuri: ... in 
perpétua oratione, Ep. 5. i. 

Orni, ôrum, m., Ornes, en- 
droit inconnu de la "Thrace : Aie. 
7. 4. 

Orno, I. tr. — A. pr. —I. 
pourvoir, munir, équiper, armer, 
mettj'e en état de défense: ... navem 
armatis, D. 9. 2; ... Athenienses 
divitiis, Them. 2. 3; ... arcem, 
Cim. 2. 5; ... milites, Ag. 3. 2. — 
II. parer, ortier: ... aliqm torque 
atque armillis, Dat. 3. i. — B.FIG. 

— I. louer, vanter. — II. honorer, 
relever: ... formam corporis virtute 
belli, R. l. 4. 

Oro, I. tr. (os) — I. parler, 
dire. — II. prier, conjtirer, sup- 
plier, solliciter: nolite, oro vos, 
Thr. 4. 2; noli, oro te, A. 4. 2; 
oravit ne (gr. 414) enuntiaret, Paus. 
4. 6; ... omnes ne id facerent, 
"Timol. 5. 2 ; . . . eum ne acceleraret, 
A. 22. 2. — Cic. n'emploie le 
double ace. que lorsque le régime 
de la chose est un pronom neutre. 
Oro ut, ne, ou oro avec le subj. seul 
sont des constructions classiques. 

Os, oris, n. — I. bouche: nihil 
gloriosum ex ore ejus exiit, Timol. 
4- 3* — II" prononciation, voix^ 
organe: ... oris eommendatio, Aie. 
l. 2; ... suavitas, A. i. 3. 

Os, ossis,n., os, pl. ossetnents: 
Them. 10. 5; Eum. 4. 4; 13. 4. 

Oscûlor, I. tr. (os), baiser, em' 
brasser: A. 22. 2. 

Ostendo, ndi, nsum, 3. tr. 
(ob, tendo) — A. pr. tendre vers, 

— B. FIG. — I. présenter, montrer. 



VOCABULAIRE. 



.171 



faire voir: . . . epistolam, H. 1 1. 2 ; 
... se înimicum, Aie. 6. 4. — II. 
montrer, dire, raconter, faire con- 
naître, déclarer: ut supra ostendi- 
mus, Ag. I. 5; Eutn. 13. l ; Pel. 
5. I; A. 10. 2;...causam adventus, 
Ep. 4. I. Avec la prop. inf.: Con. 
3. 2; D. 4. I; ... omnes exitus oc- 
cupatos (esse), H. 12. 5. 

Ostentatio, ônis, f- (ostento, 
gr. 156), ostentation, étalage: A. 

17. 3- 

Ostracismus, i, m. (ôo-rpa- 
Kio-p-és), ostracisme, nom donné à 
Athènes à la sentence par laquelle 
le peuple bannissait les citoyens 
devenus suspects à cause de leur 
puissance ou de leur ambition. 
L'ostracisme était considéré non 
comme un châtiment, mais comme 
une mesure de sûreté publique. 
Aussi n'entraînait-il ni la perte de 
l'honneur, ni la confiscation des 
biens. Une première assemblée 
décidait qu'il y avait lieu de pro- 
noncer l'ostracisme contre quelque 
particulier ; les citoyens étaient en- 
suite réunis sur TAYopa et chacun 
inscrivait sur une coquille(ScrTpaKov, 
testa, testula) le nom de celui qu'il 
voulait bannir. L'Athénien qui 
avait 6000 voix contre lui devait 
quitter la ville, primitivement pour 
10 ans, plus tard pour 5 ans. Un 
décret du peuple pouvait toujours 

. le rappeler. Le dernier citoyen 
frappé d'ostracisme fut Hyperbolos 
(417 av.J.-C). Cf. : Them. 8. i; 
Ar. I. 2; I. 3;Cim. 3. l. 

Otium, i. n, — I. loisir, repos 
que laissent les affaires : ... sequi, 
Pel. 2. I. — II. opposé à bellum, 
tranquillité, paix: ... conciliare, 
Timol. 3. 2;...reddere, Ham. 2. 5; 

- otii nomine servitutem concilias, 
Ep. 5.3. 



P 



P. abréviation du prénom romain 
Publius. 



Pabùlum, i, n. (pasco), 
fourrage: Eum. 8. 7- 

Pactio, ônis, f. (paciscor, gr. 
156), accord, traité, condition: in 
pactione manere, Ag. 2, 45 pacem 
talibus pactionibus facere, I)>. 5- 6. 

Pactum, i, n. (paciscor), 
traité, contrat: ex pacto, M. 2. 4. 
Cf. ex. 

Pactye, es, f. (rEaK-nui]), 
Pactyé, place forte de la Chersonèse 
de Thrace : Aie. 7. 4. 

Padus, i, m., le Pô, fleuve de 
la Gallia Cisalpina (Piémont). Il tra- 
verse la contrée dans toute sa lar- 
geur et la divise en : Gallia 
Cispadana et Gallia Transpa- 
dana : H. 4. i; 6. l. 

Paene, 2iAv., à petcprès, presque: 
Aie. 8. 6; Dat. 2. 3; Ham. i. 2. 

Paenïteo, ui, 2. — I. se re- 
pentir, regretter. — II. catcser du 
regret. D'où IMPERS, me paenitet, 
(gr. 292), je regrette, je me repens: 
paenitet Athenienses facti, Cim. 

3. 2; ... populum judicii, Tim. 

4. 1. 

Palaestra, ae, f. (iroXa£<rTpa) 
— I. LIEU OÙ la jeunesse grecque 
s'exerçait, sous la direction d'athlètes - 
éprouvés, à divers exercices corpo- 
rels, palestre: Ep. 5- 4- — î-"-' 
l'exercice même, lutte, palestre : 
Ep. 2. 4. Cf. athleta. 

Palam, adv. — l.publiqîiement, 
ouvertement: ... pronuntiare, Ag. 
3. 4. — II. public, connu: palàm 
facere, H. 11. i, faire connaître, 
dévoiler, découvrir; ... fieri, H. 
7. 7, être dévoilé, devenir public. 
IMPERS. : palam fit de morte, D. 
10. 2, le bruit se répand. 

Pamphylius, a, um (Ilaii- 
({>vXios), de la Pamphylie, contrée 
de l'Asie Mineure : H. 8. 4. 

Pandantes, is, m., Pandan- 
th : Dat. 5. 3. 

Panis,is, m., pain: Them. 
10. 3. 



1/2 



VOCABULAIRE. 



Paphlâgo, ônis, m. (na<j>\a- 
■ywv), Paphlag07iien: Dat. 2. 3 ; 2. 
4; 8. 2. 

Paphlagonia, ae, f. (na<j>\a- 
■yovCa), Paphlagoiiie, contrée de 
l'Asie Mineure, entre le Pont et la 
Bithynie : Dat. 2. 2 ; 5. 6. 

Par, paris, adj. — A. égal^ 
pareil, pari. — I. de choses — a). 
. . . félicitas, M. 2. 5 ; Paus. 2. 2 ; 
... prudentia, H. il. 7;...impe- 
rium, Aie. 5. 4; ... fortuna, Eum. 
I. I; ... fastigium, A. 14. 2; par 
atque (gr. 585), Dat. 3. 5; H. 5. 3. 

— b). égal de part et cT attire, d'où 
indécis: ... proelium, Them. 3. 3, 

— II. DE PERSONNES, égal: ... 

principibus, A. 3. i; ... alicui 
eloquentiâ, Ep. 5. l ; parem putari, 
Them. i. i, ... poni, Aie. 3. 5, 
être réputé l'égal de. — B. qtii est 
de force, capable de résister: Them. 
4. 2; ... neque terra, neque mari, 
Aie. 6. 2; ... adversariis, Eum. 
8. 4. — C. juste, convettable : par 
est eum relinqui, Dat. 6. 4; ... se 
facere, A. 9. 7. 

Paraetâcae, ârum, m. (Ila- 
paiTaKai), habitants de la Paréta- 
cène, contrée montagneuse sur les 
frontières de la Médie et de la 
Perse, auj. Serhud: Eum. 8. i. 

Parâtus, a, um (paro) — 
I. p}'êt, disposé à, avec l'inf. (gr. 
270): ... facere, Dat. 9. 4; JEp. 
4- 2. — II. p7'éparé, équipé, prêt, 
armé: Dat. 4. 3; Eum. 8. 7; ... 
adversarii, 8. 4. 

Parce, peperci, rarem. par- 
si, parsura, 3. n. — I. ne pas 
être prodigue de. — II. ménager, 
épargner, ne pas faire de mal: ... 
alicui, Thr. i, 5; 2. 6; Dat. 6. 6; 
... nullius vitae, R. 2. 2. — III. 
épargner, ne pas toucher: ....\oco, 
Them. 6. 5. — IV. s abstenir de, 
ojnetlre, négliger: ... rei, Paus. 2, 5, 

— On trouve parsi: Thr. i, 5; et 
peperci : R. 2. 2. 



Parens, ntis, m. etf. (pario), 
père, mère : D. 6. 2; A. 9. 4. plur. 
parents : Them. I. i ; Timol. i. 4. 

Pareo, 2. n., paraître sur l'or- 
dre de qqn, d'où — I. obéir : Aie. 

4. 3 ; ... nuntio, Con. 5. 3 ; ... im- 
perio, Dat. 4. 2; ... populi scito, 
Ep. 7. 4. — II. être soumis, asszi- 

jetti, sous la dépendance, obéir: 
Eum. 6. 4; ... ducibus, 8. 2; ... 
legibus, Timol. I. 3 ; ... alieno im- 
perio, Ep. 10. 4; ... institutis pa- 
triae, Ag. 4. 3. — III. se conformer 
à, se laisser conduire, guider par, 
céder à: ... plus irae quam utilitati, 
Aie. 4. 6 ; ... consiliis, H. S, 3 ; ... 
naturae, 17. 3, 

Pario, pepërij partum, 3. 
tr. — I. PR. mettre au monde. — 
II. FIG. produire, procurer, acqué- 
rir, causer, exciter: ... famam vir- 
tute, L. I. I ; ... pacem bello, Ep. 

5. 4; ... suspicionem, Dat. li. 3 ; 
... sibi amicitiam, Aie. 7. 5; ... 
tyrannidem, R. 2. 3. 

Parius, a, um (Ilàpios), de 
Paros, relatif à /ra;7-^j;...crimen,M. 
8. I. — suBST. Parii, ôrum, 
xa.., habitants de Paros ; M. 7. 4. 

Parraa, a.e, i-, bouclier, parme: 
Iph. I. 3. Cf. clipeus. 

Paro, I. tr. — I. préparer, ap- 
prêter: ... bellum, Aie. 9. 5 ; H. 2. 

6. — II. se préparer, et avec un 
inf. (gr. 481) avoir Piîitentioti, son- 
ger à, se disposer à : ... proficisci, 
Dat. 4. I ; ... exstinguere, A. 9. 2. 
L'inf. se trouve à toutes les époques 
de la langue. — III. se procurer, 
d'où lever : ... copias, Dat. 6. l ; 10. 
2 ; .. exercitus, 11. i ; Eum. 6. 4. 

Paros et Parus, i, f.(ndpos), 
Paros, auj. Paro, l'une des Cyclades, 
célèbre par son beau marbre blanc. 
L'île de Paros fut d'abord habitée 
par les Cretois et les Arcadiens. Au , 
temps de Miltiade, les Ioniens l'oc- 
cupaient et y étaient devenus fort 
puissants : M. 7. 2. 

Pars, rtis, f. — I. partie, por- 



VOCABULAIRE. 



173 



tion, certain nombre : ... aedium, 
Pr. 7 j ••• regnijD.2. 4; ... fortuna- 
rum, A. 2. 3 ;...navium, Them. 3. 
3 ; in omnibus partibus aedificii, H. 
12. 3 ; multae novem partes detra- 
here, Tim. 4. i, les neuf dixièmes 
(gr- 57)- — II" pari: Aie. 8. 4; 
omnium partes corripere, Eum, 2. 
3. — III. ordinairement au plur. 
et parfois au sing. , parti, faction : 
optimarum partiumesse, A. 6.1, du 
parti des grands, des conservateurs; 
partibus Sullanis favere, 2. 2; alter- 
utram partem offendere, 2. 2; pars 
florens, 8. 6. — IV. côté, direction, 
se7is : in neutram partem conspici, 
A. 13. 5î en aucun sens, ni par sa 
pauvreté, ni par son luxe. — V. au 
plur., rôle dhiii acteur. D'où fig. 
rôle, emploi : bas partes excepit, D. 
8.3. 

Parsi, cf. parco. 

Parsimonia, ae, f. (parco), 
éconotnie, épargne, simplicité: Aie. 
n. 4. 

Partïceps, cïpis, adj. (pars, 
capio, gr. 1^0^, qui a part à, parti- 
cipant, initié (gr. 2^^): ... consilio- 
rum,'Eum. i. 5; ... regni, Timol. 

I- 3- 

Partim., adv. (ace. de pars), 
en partie ; Tpsxtim. ... partim, en par- 
tie ... en partie, les uns ...les autres 
(gr. 234,2). Nép. emploie cette ex- 
pression avec ou sans génitif (gr. 
386) : Dat. 10. 2 ; A. 7. 2 ; Them. 
2. 8 ; Thr. 1.5; Pel. 3. 3. — Par- 
tim ... partim fait fonction de no- 
min. : Pr. 5 ; A. 7. 2 ; et plus sou- 
vent d'ace. : Them. 2. 8 ; Thr. i. 
S; Iph. I. 2; Dat. 10. 2; Eum. 13. 
ï. Partim ... alii, Pel. l. 4, a le 
même sens que partim ... partim. 

Partior, 4. tr. {^2X^, partager, 
diviser : D. 2. 4. 

Parura, adv.jcomp. minus, 
superl. minime. — A. parum, 
peu, trop peti, pas assez: j.. patiens, 
Iph, 3. 2 ; ... odisse, A. 9. 7. Parum 
précédé d'une négation signifie pas 



médiocrement, beaucoup, /ort, très : 
non parum splendide, A. 14. 2 ; 
... liberaliter, 13. 6. — B. minus 

— I. moins : nuUius minus uti con- 
silio volo, Ep. 5. S ; non minus ... 
quam, 3, 2 ; nemo illo (gr. 272) 
minus fuit emax~, A. .13. i ; minus 
(gr. 278) diebus triginta (gr. 363), 
Them. 5. 2 ; non minus totidem 
dierum spatio, Eum. 9. 2. — Minus 
précédé d'une négation signifie, 
non moins, tout atissi, égalevient : 
neque minus promptus, Them. i. 
4; ... multi, Aie. 5. 6; ... valebat, 
D. 6. 3. Cf. eo, quo, nihilum. — 
II. moins, trop peti, pas assez (gr. 
279. a) : minus ex sententia. Aie. "j. 
1 ', ... prospère, 7. 2; ... dilucide, 
Pel. I. I ; ... diligenter, Con. 5. 3. 

— C. MINIME, le moins, absolument 
pas : quam (gr. 592) minime multa, 
Timol. 3. 2, le moins possible. 

Parus, cf. Paros. 

Parvùlus, a, um (parvus,gr. 
i*j'j),très petit,fort jeune, en bas âge: 
Them. 8. 4. 

Parvus, a, um, comp. mii- 
nor, superl. minïmuSji^-îi^zV dans 
tous les sens. Pari. — I. du NOM 
BRE : ... numerusj Them. 5. 3 ; ... 
manus, Dat. 4. 3. — II. de la 
GRANDEUR matérielle ou morale : 
magnus hoc bello fuit neque 
minor in pace, Them. 6. i. — III. 
deriNTENSlTÉ,/û;z^/i?; ... invidia, 
Eum. 7. 2. — IV. du PRIX, de la 
valeur : ... munera, Thr. 4. 2. De 
là les gén. de prix indéterminé (gr. 
377) : parvi esse, Eum. 10. 4, être 
de peu de valeur,être peu considéré; 
minoris aestimare, Cat. i. 4, esti- 
mer moins. — V. de I'age, Jeujte : 
H; 3. 2. Cf. nascor. — minimum , 
acc.n. employé comme adv., très 
peu: non minimum commendat, D.- 
I. 2, beaucoup. 

Passus, us, m. (pando, gr. 
156) — I. ACTION d'écarter les 
jambes, /ûw, marche. — II. mesure 



174 



VOCABULAIRE. 



de longueur (gr. 354), fas: M. 4. 
2; H. 6. 3. 

Passus, a, ura, cf. patior, 
Patefâcio, fêci, factum, 
3. tr. (pateo, facio) — A. PR. ouvrir 
— B. FIG. — \, frayer, reiidre prati- 
cable: ...loca, H. 3.4. — II. dévoiler, 
découvHr: ...cogitata, Paus. 3. i. 
Pateo, "ui, 2. n., être ouvert, 
praticable, accessible: aditus patet, 
M. 8. 4; honores ei patebant, A. 

6. 2. 

Pater, tris, m. — l.père; cf. 
familia. — II. patres,'/(?r(îj-, titre 
des sénateurs romains: H. 12. 2; 
cf. conscribo. 

Paternus, a, um (pater), de 
pire, patertiel, hérité de son pire, 
possédé par son père: ... provincia, 
Dat. I. 2; ... odium, H. i. 3; ... 
gloria, Ph. i. 3. 

Patiens, ntis, adj. (patior) — 
I. en état de sîipporter, endurci aux 
fatigues et atix privations, dur, résis- 
tant, cojistant: Aie. i. 3; Iph. 3. 2, 

— II. patient, endtirant: Èp. 3. 2; 

7. I. 

Patientia, ae, f. (patiens, gr, 
l66), courage, fermeté à supporter 

— I. les FATIGUES, les travaux, 
cottstance: Eum. i. 3. — II, les 
PRIVATIONS, fi-ugalité: Aie. 11. 4; 
Ag. 7. 4. 

Patior, passus sum, 3. tr. 

— I. souffrir, supporter, endurer, 
se résigner à :. . .mendacium, A. 1 5. i ; 
neque tamen non patiebantur, Eum, 
I. 3, ils devaient se résigner; pati 
non poterat Athenas servire, Aie. 
9. 4. — II. souffrir, permettre, lais- 
ser: Eum. 10. 4; A. 8. 4; quam- 
diu fortuna passa est, H. 13. 3. 
Aveclaprop. inf. (gr. 486) : Them. 
3. l; 8. 7; 9. 4; Cim. i. 4; Eum. 
6. 3; A. 2. 4 ; . . . aes alienum crescere, 
A. 2. 5. A toutes les époques, la 
prop. inf. est la construction ordi- 
naire. Ut se rencontre, quoique rare- 
ment et seulement quand la prop. 



princ. est négative. Cf. : C. Off. 3. 
5. 22; C, B. G. I. 45. I. 

Patria, ae, f. (patrius, s.-ent. 
terra, gr. 219. 5), patrie, pays, 
endroit natal, terre, ville natale: Pel. 
3. 3 ; Con. 2. I ; Timol. l. i ; A. 3. 
3; consilia patriae inimica, Paus. 3. 
3; patriam liberare, Aie. 9. 4;... 
defendere, H, 6. i; patria carere, 
Pel. I. 4; 5. I. 

Patrimoniura, 1, n. (pater), 
patrimoine, héritage: A. 12. 3. 

Patrius, a, um (pater), des 
aticêtres, d^où de la patHe, du pays: 
... dii, Them. 7- 4; ••• mores,- Paus. 
3. I. Cf. pénates. 

Patrocinium, i, n., protec- 
tion, patronage: patrociniis uti, Ph. 
3. I. Lorsqu'un nom se rapporte à 
plusieurs personnes (summas, M. 3. 
5, imperia, D, 6. 4, patrocinia, Ph. 
3. I,) ou à plusieurs choses, ou bien 
qu'on considère l'objet qu'il repré- 
sente non dans son ensemble, mais 
dans ses diverses parties (incepta, 
M. I. 3; pecunias, Cim, i. 3; ligna, , 
Aie. 10. 4), le latin met souvent le 
pluriel oîi le français emploierait le 
singulier. Parfois un heureux choix 
de mots 'permet de conserver ce 
pluriel. 

Patrôclus, i, m.(ndTpoKXos), 
Patrocle, cousin et ami d'enfance 
d'Achille. Il accompagna ce héros 
au siège de Troie et périt de la main 
d'Hector. Dat. 2. 2. 

Patruus, i, m, (pater), frère du 
père, oncle paternel: Ag. i. 4. 

Paucïtas, àtis, f. (paucus, gr. 
166), petit nombre, petite troupe: 
Dat. 7. 3; Pel. 2. 3. Le mot se 
retrouve avec cette signification : 
Liv. 23. 18. 6; 29. 33. 10. 

Paucus, a, um , ordin. au 
plur. — I. ADJ. peu nombreux, en 
petit fwmbre, quelques: ... majores 
natu, Them. 2. 8 ; . . . Thebani, Pel. 
I. 2 ; paucis diebus (gr. 357) erant 
decreturi, H. 10.4, dans peu de jours; 
paucis diebus (gr. 363)interire, M. 3. 



VOCABULAIRE. 



175 



4;... contrahere multosj H. 6. 4, en 
peu de jours ; post id factum paucis 
diebus, H. 6. 3, peu de jours après. 
— II. SUBST. panci, îin petit 
nombre y gîielqttes-uns, une poignée 
de gens: Dat. 4.. 3; pauci multis 
resistunt, Eum, 5. 2. 

PauUus, cf. Aemilius. 

Paulo, paulum, cf. paulus. 

Paul.us, a, um, n'est guère 

employé qu'à l'ace et à l'abl. neut. 

- sing. — I. ^3i.\x\xnx).un peu^ quel- 

. que peu: ... (gr. 283. b), refectus, 

Ham. 1.4. — II. paulo, unpeti, 

peu: paulo (cf. gr. 279. c) ante, Aie. 

5. 5;D. 6. i;7. 3; A. 10. 2. 
Pauper, ëris — I. adj. pmt- 

vre, qui n^apas de moyens, qui a des 
revenus très modestes: Ep. 2. i; Ph. 
I. 2. — II. SUBST. pauperes, 
pauvres, gens peu fortunés: Ch. 3. 
3; ... efferre, Cim. 4. 3. 

Paupertas, âtis, f. (pauper, 
gr. 166), pauvreté, défaut de fortune: 
Ar. 3. 2; ... summa, Ph. i. 3. 

PausaniaSj ae, m. (Ilav- 
(ravCas), Patisanias — I. général 
lacédémonien,fils de Cléombrote et 
neveu de Léonidas, s'illustra à Pla- 
tée. Cléombrote et ensuite Pausa- 
nias, gouvernèrent pendant la mino- 
rité de Pleistardios, fils de Léoni- 
das. C'est à tort que plusieurs 
auteurs donnent à Pausanias le titre 
de roi : Paus. 3. 5 ; Ar. 2. — II. 
fils de Pleistonax et petit-fils du pré- 
cédent, fut roi de Sparte de 408 
à 394 et mourut en exil (385) : 
Thr. 3. I. — III. Macédonien, tua 
Philippe. Il s'enfiiit après ce crime, 
mais fut arrêté et crucifié : R. 2. i. 

PaXj paciSj f. — I. faix: ... 
facere, Thr. 3. i ; D. 5. 6; H. 7. 2; 
... constituere, Tim. 2. 2; ... con- 
ciliare, Cim. 3. 3; Ham. i. 5; ... 
reconciliare, Thr. 3. 2; ... parère, 
•"^P- 5- 45 P^ci servire, Ham. i. 3; 
pace uti, Ep. 5. 4; in pace, Them. 

6. I j Cim. .4. I. — II. traité de 



paix: A. 18. 2. — III. déesse de la 
paix. Paix: Tim. 2. 2. Chez les 
Grecs, comme chez les Romains la' 
déesse de la paix (Elp'/jvii) avait ses 
temples et son culte. 

Pecco, I. n., faire une faute, 
s* écarter du devoir : Ag. 5. 3. . 

Pecunia, ae, f. (pecus) — l.ar- 
gent, somme: A. 3.1;... accipere,Tim. 
I. 3; magna, ... Aie. 9. 2; H. 9. 2; 
. . ., publica, Them. 2. 2, revenus de 
l'Etat ; pecuniae reditus, A. 14. 3, 
revenu. Pour l'explication du plur. 
pecuniae: Cim. l. 3; A. 7. 3; 8, 3, 
cf. patrocinium. — II. amende: ... 
solvere, M. 7. 6; Cim. l. i; i. 3; 
pecuniâ multare, Paus. 2. 6; Pel. 

I. 3- _ 
Pecuniosus, a, um (pecu- 
nia, gr. 175), riche: Cim. i. 3; A. 
13. I. 

Pedes, dïtis,m. (pes),/>?V/^, 
et partie, fantassin, PLUR? infan- 
terie: M. 4. i; D. 5. 3; Iph. I. 4. 

Pedester, tris, tre (pes),.à 
pied. D'où — I. d'infanterie: ... 
arma, Iph. i. 2; ... copiae, Ag. 3. 
6 ; ... exercitus, Eum. 4. 3. — 
il. déterre: ... copiae, Aie. 8. 2; 
Ch. 2. 3; H. II. 7; ... exercitus, 
Con. I. i; D. 6. 3; Ag. 2. i. 

Pedissëquus, a, um (pes, 
sequor) — I. ADJ. qui suit à pied. — 

II. SUBST. valet, domestique, la- 
quais: Cim. 4. 2; A. 13. 3. Une des 
charges du pedissëquus était d'ac- 
compagner son maître, quand il 
sortait. 

Peditâtus, us, m. (pedes), 
infanterie : 'Enra.. 3. 6. 

Peducaeus, i, m., Sextus Pe- 
ducaeus, ami d'Atticus et de Cicé- 
ron: A. 21. 4. 

Pejor, us, cf. malus. 

Pellïcio, lëxi, lectum, 3. tr. 
(per, lacio, gr. 194), attirer, de là 
s'attacher: Eum. 2. 3. 

Pellis, is, f., peau: Ag. 8. 2, 

PeÙo, pepùli, pulsum, 3, 



176 



VOCABULAIRE. 



tr. , pousse7: D'où — I. repotisser, 
chasser, bannir: ... ex arce, Pel. 3. 
3; ... patrii, Ar. l. 3; H. i. 3; ... 
Macedonia, Ph. 3. 2. De là, 
SUBST, pulsus,i) lïi-j sxilê, banni: 
Pel. I. 4. Cic. construit ce verbe 
avec les abl. civitate, patria, foro, 
domOj possessionibus, suis sedibus. 
Avec d'autres mots, il emploie une 
préposition. — II. jnetij'e enfiiite, 
repousser, défaire: H. 4. i; 6. 3; 
... adversarios, li. 7; ... copias, 
Ag. 3. 6; ... primo impetu, Dat. 
6. 7. 

Pelopïdas, ae, m.(n€Xo'ir£8as) 
Pé lapidas: Ep. 7. 3; 10. i. 

Peloponnesiâcus ou Pelo- 
ponnesius, a, um (Peloponne- 
sus, gr. 1^2), dîi Péloponèse : ... bel- 
lum, Aie. 3. I; Thr. i. 3; Con. i. 
I ; Pel. I. 3, guerre du Péloponèse 
(431-404), entre Sparte et Athènes 
au sujet de l'hégémonie. — Subst. 
Peloponnesius, i, m., habitant 
du Péloponèse, Pelopotiésien: Con. 

Peloponnesus, i, m. (IléXo- 
irot, VTÎ<ros, île de Pélops) Pélopo- 
nèse, auj. la Morée: Them. 6. 2; 

D. 4- 3- 

Pelta, ae, f. (-iréXTT)), pelte, 

petit bou:lier en forme de demi-lune: 

Iph. I. 3. Cf. clipeus. 

Peltasta, ae ou — tes,ae m., 
(irÊXTaoTTris), peltaste, soldat an?ié 
d^u7te pelte : Iph. i. 4. 

Pénates, ium, m., pénates, 
dieux domestiques, sous la protection 
desquels se mettaient les particu- 
liers. Leurs images étaient conser- 
vées non loin du foyer et dans la 
salle où la famille se tenait ordinai- 
rement. Les dieux pénates partici- 
paient en quelque façon à la vie de 
la famille : on les emportait avec soi, 
quand on émigrait, on leur faisait 
des offrandes dans les grandes cir- 
constances, et c'est auprès d'eux 
qu'on cherchait un refuge au mo- 
ment du danger. Dans Them. 7. 4, 



pénates désigne les dieux domes- 
tiques, patrii les dieux de la ville 
natale, publici les dieux honorés 
par la Grèce entière. 

Pendo, pependi, pensum, 
3. tr. — I. peser. — II. peser le 
métal, d'où payer : H. 7. 5. Cf. 
expendo. 

Pênes, prép. avec l'ace, (gr. 381) 
— I. PR. chez. — II. FIG. en pos- 
session de, entre les mains de : ■çea.&s 
eum est imperium, Them. 7. 2; ... 
summa imperii, Eum. 11. 2; ... res 
publica, A. 8. i. 

Penëtro, i. — I. tk. faire pé- 
nétrer — • II. N. pénétrer, s'intro- 
dtdre : Ch. 4. 2. 

Penïtus, adv., à V intérieur, 
jtisqu^au fond: A\c. 9. i. 

iPer, prép. régit l'ace, et sert à 
déterminer (gr. 381) —I. LE LIEU, 
à travers, par (gr. 345) : per fenes- 
tram, D. 9. 6; per Thebas, Pel. i. 
2 ; per loca déserta, sola, Eum. 8. 
5; 8. 6; per Ligures, H. 4. 2; per 
lumbos, A. 21. 3. — II. LE TEMPS, 
dur afit, pendant (^g[. 361). — III. LE 
MOYEN, qTiand c'est un nom de per- 
sonne (gr.37i),/«r Vintef-médiaire 
de,avecPaide de: Aie. 5. 4; 8. 6;D. i. 
4; Tim. 3. 2; Eum. 7. 3;Timol. i. 
3; I. 4; per internuntios coUoqui, 
Aie. 5. 3. P er se rapproche du sens 
causal de pr opter, de la part de, à 
cause de, dans : si per suos esset lici- 
tum, Eum. 10. 3 ; per senatum effi- 
cere, Cat. 2. 2. — IV. la manière 
(gr- 374- 5) j P^^ '• V^^ litteras agere, 
Con. 3. 3; per epistolas imperare, 

A. 7. 3- 

Per-adulescentiilus, i, m. 
(gr. 591), tout jetine homme (d'en- 
viron 20 ans) : Eum. i. 4. 

Per-aeque, adv. (gr. 591), 
sans aucune différence, également: 
A. 13. 6. 

Per-âgo, egi, actum, 3- tr. 
(gr. 198), mener à terfne. ID'où — 
I. poursuivre: ... propositùm, A. 



VOCABULAIRE. 



177 



22. 3. — II. achever^ tenniner: ... 
cônsulatum, Cat. 2. 2. 

Perâgro, i. tx., parcourir en 
voyageant, traverser: ... Asiam, 
Eum. 8. 2. 

Per-cello , cûli , culsum , 3. 
tr. (gr. 198) — A. PR. abattre. — 
B. FIG. — I. re7iverser, terrasser, 
abattre, anéantir, détruire: . . . impe- 
rium, D. 5. 3; ... proditores, Dat. 
6. 8. — - II. frapper, blesser mor- 
tellement: Pel. 2.3; ... plagâ, Eum, 

5. i; ... pari fortuna, A. 11. 2. 
Per-cïpio, cëpi, ceptum, 

3. tr. (per, capio, gr. 198) — I. 
PR. recevoir, accepter: ... bénéficia, 
A. II. 5. — II. FIG. percevoir, 
concevoir, comprendre, retidre sien: 
... praecepta, A. 17. 3. 
Percùtio, cussi, cussum, 

3. tr. (per, quatio) — I. traverser 
en frappant, percer: ... rostro, Ch. 

4. 2; ... sparo Ep. 9. i. — II. 
FIG. frapper, atteindre mortelle- 
ment. 

Perdiccas,ae,m. (IIcpSiÎKKas) 
— I. PerdiccasIII, fils d'Amyntas 
II, frère de Philippe et son prédé- 
cesseur sur le trône, régna sur la 
Macédoine de 365 à 360. Il tomba 
dans une bataille contre les lUy- 
riens: Iph. 3. 2. —II. Perdiccas, 
général et ami d'Alexandre, assista 
aux bataillesdu Granique, d'Issus et 
d'Arbelles, et prit part à l'expédi- 
tion contre l'Inde. Sur le point de 
mourir, Alexandre lui remit son 
anneau comme marque de sa con- 
fiance. Il fut assassiné en Egypte 
par ses soldats révoltés (321): Eum. 
2 et 3. 

Perdïtus, à, um (perdo), 
perdti, incurable, sans remède: D. 

6. 2. 

Perdo, dïdi, dïtum,3. tr., 
perdre, catiser la ruine de, ruiner: 
... equos, Eum, 5. 4; ... aliqm, 10. 
2; ... omnia, 8. 2. 

Per-dûco, dûxi, ductum 
3. tr. (gr. 198), condtiire jitsqt^ati 



terme. D'oii — I. mener à sa destina- 
tion, cotiduire: . . . aliqm Syracusas, 
D. 2. 2. — II. faire parvenir à, 
conduire: ... aliqm ad dignitatem,' 
Ph. I. 4; ... reiri eo (gr. 448) ut, 
D. 5. 6 ; Ep. 8. 4, ... aliqm eo ut, 
Ham. 4. 3, mener, amener à un 
point tel que. — III. amener à, 
porter à, décider à: ... ad volunta- 
tem suam, Ep. 4. i; ... ad societa- 
tem periculi, D. 5. 2. Perducereut, 
sans eo, Eum. 2. $, décider à, est 
une expression qui semble ne pas 
se retrouver dans la prose classique. 

Peregrinatio, ônîs, f. (pe- 
regrinor, gr. 156), séjotir à V étran- 
ger: K. 2. 3. 

Per-eo, il, ïtum, ïre, 4. n. 
(gr. 198), périr, mourir: Thexa, 4. 2; 
Con 5. 4; Ep. 7. 4; Eum. 6. 5; 
Ham. I. 5; ... a morbo, R. 3.3;mihi 
pereundum est, Them. 8. 6; Paus. 
4. I, je suis perdu. Pour périsse 
cf. App. I et gr. 104. b. 

Per-exiguus, a, -um (gr. 
591), très petit, très faible: 'EMva. 

9- 4. 

Per-f ëro, tûli , lâtum , ferre, 
3. tr. (gr. xçîS), porter jusqt^aubout. 
D'où — ^A.PR, — I. porter, apporter: 
Paus. 4. I; ... aliqm Spartam, Ag. 
8. 7; ... famam ad regios, 8. 2; ... 
in Graeciam, Them. 2. 6; ... in Sici- 
liam, D. 2. 2. — II. apporter un 
message, rapporter, annoncer: ... de 
re ad cives, L. 4. i. — B. fig. 
stipporter avec constance, endurer 
jusqtCatt boîit, se sotimettre jtisqtû ati 
bout à: ... poenam, Ar. i. 5; ... la- 
borem, Aie. i. 4. 

Perf ïcio , f ëci , f ectum , 3. tr. 
(per, facio, gr. igS), faire complète- 
/nent.D' oix — I. achever, accomplir, 
exécuter: Paus. 2. 5; ... cogitata, 
D. 8. 5. — II. faire en sorte que, 
faire que, avec ut (gr. 414)'- Ep, 
6. 4. 

Perfldia, ae, f. (perfidus, gr, 
166), perfidie, trahison: perfidiam 



178 



VOCABULAIRE. 



accusare, L. 4. 2; ... amicorum, 
Eum. II. S- 

Perfûga, ae, m. (perfugio, gr. 
155), transfuge, dései-teur-.Ti-sX. 6. 
4; 6. 6. 

Per-fùgio, fûgi , fugïtum, 
3. n., se réfugier, chercher un refu- 
ge: D. 5. I. 

Per-fungor, f une tus sum, 

3. n. (gr. 198) — I. PR. s^acquitter 
de. — II. FIG. sîibir, endurer, passer 
par: ... laboribus (gr. 323), H. 

13. I. 

Pergamënus, a, um (Ilep- 
Yap,iivds), de Pe7game en Mysie, 
auj. Bergama: ... rex, H. 10. 2; ... 
naves, 11. 5. — subst. Perga- 
raenus, i, m., habitant de Perga- 
me, H. II. 7. 

Perïcles ,is ou i, m. , (ITcpiicX^s) 
Périclès, fils de Xanthippe le 
vainqueur de Mycale, élève de Zenon 
et d'Anaxagore, grand capitaine, 
homme d'État et grand orateur, 
mourut de la peste l'an 429 av. 
J.-C: Aie. 2. I. 

Pericùlum, i, n. (perior, inus. 
expérimenter, gr. 160), essai, ten- 
tative. D'où — I. entreprise da^tge- 
reuse, danger: Con. 2. i;D. 5. 2; 
Pel. 2. 3; periculis adesse, 4. 3; 
pericula adiré, Timol. 5. 2. — 
II. péril, danger : D. 8. 4; A. 2. i; 

4. 4; 6. 2; pericula efïugere, 7. 3; 
... deprecari, 12. 2; praecipuo suo 
periculo, Them. 6. 2, avec le plus 
grand danger pour lui; in magno 
periculo, D. 2. 4; 8. 2; Dat. 5. 3; 
H. 9. 2; A. 10. i; 10. 2; in pari 
periculo, Ham. 2, i; pericùlum 
Persarum (gr. 244), M. 3. 4, de la 
part des Perses; ... capitis, Tim. 
4. 3. Pericùlum est ne (gr. 416), 
Them. 3. 3; Aie. 8. 5; Eum. 8. 2, 
il est à craifzdrs qtie. Cette expres- 
sion se retrouve assez souvent dans 
Cic. — III. procès, accusation : 
aliqm in periculis defendere, Ph. 
2. 3. 



Per-illustris, e (gr. 59i),^ 
très clair, évident : A. 12. 3. 

Perïtus, a,uin (perior, inus., 
expérimenter) — I. expérimenté, 
habile:... imperator, Iph. 2. 2; 
... juris consultus, Cat. 3. i; ... 
belli, Them. 2. 3; Ep. 3.1; R. 2. 2; 
...rei mili taris et civitatis regendae, 
Tim. i.i. — II. qui connaît: ... re- 
gionum, Dat. 8. 4. 

Perjuriura, i, n., faux ser- 
ment, parjure : Eum. 13. i. 

Per-mitto, mïsi, missum, 
3. tr. (gr. 198), laisser aller jus- 
qu^ati bout. D'où — I. laisser, aban- 
donner, remettre, livrer : ... rem 
alicujus arbitrio, Ham. l. 3. — II. 
permettre, accorder, avec ut (gr. 
414. c): Dat 10. I; Ep. 8. i; avec 
l'inf. (gr. 481): eligere, Con 4. l. 
Les deux constructions se trouvent 
dans Cic. ; cependant l'inf. est rare 
à l'époque classique, et ne se ren- 
contre ni dans Ces. ni dans Sali. 

(gr- 415- S)- 

Per-raôveo, movi, motum , 
2. tr. (gr. 198), agiter fortement. 
D'où — I. étjioîcvoir, engager, dé- 
teriniîter: Eum. 6. 5. — II. agiter, 
troubler : tumultu permotus, M. 

4- 3- 

Pernicies, ëi^{., perte, ruine, 
malheur : Dat. 6. 8; in alicujus 
pernicie sita est salus patriae, Ep. 
9. I; ... posita est spes victoriae, 
Eum. II. 2; alicui perniciei esse 
(gr- 307)» Thr. 2. 2; Ch. 4. 2, être 
la cause de la perte, causer la perte, 
être fatal à qqn. 

Perniciôsus, a, um (perni- 
cies, gr. 175)5 pernicieux, dange- 
reux, ftmeste : Ag. 6. 2. 

Pernocto, i. n. (per, nox), 
■basser la nuit : Aie. 2. 2. 

Per-ôro, i. n. — I. parler jus- 
que au bout, achever soti discours : 
Ph. 4. 2. — II, cesser déparier de, 
terminer la discussion : Ep. 6. 3. 

Perpenna, ae, m., M. Per- 
penna, né en 147, consul en 92, 



VOCABULAIRE. 



179 



censeur en 86, mort en 49 av. J.-C. 
à l'âge de, 98 ans: Cat. i. i. 
Perpëtior, pessus sum, 

3. tr. (per, patior, gr. 198), smf- 
frir jusqu'au bout. D'où stipporter^ 
souffrir, tolérer: Paus. 3. 2; Ph. 

4. 3- 

Perpétue, adv. (perpetuus, 
gr. 184), continuellement, totijottrs: 
Ep. 10. 4; Ph. I. 2; A. I. I; I. 4; 
II. I. 

Perpetuus, a, um, conti- 
nu, non interrof?ipu. D'où pari. 
— I. du TEMPS, pe7'pêttiel, conti- 
nuel, étemel, inaltérable, tout : ... 
imperium, M. 3. i; R. 2. 2; ... do- 
minatio, potestas, M. 8. 3; ... prae- 
sidium. Aie. 4. 7; ... odium, Ham. 
4. 3; ...bonitas, A. 9. i; perpétua 
vitâ (gr. 355), Cat. l. 3, dans tout 
le cours de sa vie. — II. d'un dis- 
cours, suivi, sozctemi : ... oratio, 
Ep. 5. I.- 

Persae, cf. Perses. 

Per-scrïbo, scripsi, scri- 
ptura, 3. tr. (gr. 198), écrire exac- 
tement, viarquer en détail : Dat. 
5.3;... omnia de aliqua re, Pel. 3. 2; 
A. 16. 4. 

Per-sëquor, secûtus sum, 
3. tr. (gr. 198), suivre jusqtUau 
bout. D'où pari. — I. d'un ennemi, 
poursuivre, s'attacher à, se mettre 
à la pourstiite de: Thr. 2. 2; Aie. 10. 
i; Eum. 5. 2; Dat. 6. 5; ... fugientes, 
6. 7;...aliqm bello, M. 7. l; Con. 4. 
l; Dat. 2, i; Pel. 5" 2, ... armis, 
Ham. l. 4, poursuivre les armes à 
la main, faire la guerre. — II. d'un 
RÉCIT, d'une nditxdXvan, parcourir, 
émiinérer, raconter, exposer: ... 
bella, Cat. 3. 4; ... plura, Pr. 8; ... 
plura de vita, Cat. 3. 5; ... reliqua, 
A. 19. l; ... omnia, li. 3. 

Perses, ae (Ilépo-iis, gr. 16) — I. 
ADJ. de Perse, persan'. Perses nemo, 
R. I. 4; cum rege Perse, Them. 8. 
2; Aie. 4. 7; sine rege Perse, Aie. 
9. 5; praefecti régis Persae, Ch. 3. 
I. L'expression ordinaire serait 



rex Persarum.'Cet adj., disent Nip- 
perdey, Roersch et Koch, indique 
que le roi était aussi persan de nais- 
sance. — II. SUBST. Perses ou 
Persa, surtout au plur.. Perse: 
M. 3. 4; Persarum rex, 3. i; in 
Persas, (gr. 347. c), proficisci, Pel. 4. 
3, aller en Perse. 

Persevëro, i. tr., persévérer, 
continuer: absolument, Dat. 2. 5 ; 
bellare (gr. 481. b.), Them. 5. i. 

Persïcus, a, um (Ilepo-iKÔs), 
dePerse: ... res, Con. 5. 4; ...bellum, 
Them. 2. 4, seconde guerre contre 
les Perses. 

Persis, ïdis, f. (Ilcpo-fe), la 
Perse: Them. 10. l; Eum. 7. l. 

Persôna, ae, f. — A. pr. ^• 
I. masque. Les acteurs portaient des 
masques reproduisant les traits du 
personnage qu'ils représentaient. 
D'où — II. rôle d'un acteur. — B. 
FIG. — I. rôle qu'on joue dans la vie, 
caractère : ... principis, Ep. l. 2; 
summorum virorum personae, Pr. l. 
— II. personne qui joue un rôle, 
personnage, surtout personnage émi- 
nent : fuit altéra persona Thebis, 
Pel. 4. 3. 

Per-suâdeo, suâsi, suâ- 
sum , 2. tr, — I. persuader, faire 
croire, coftvaincre : . . . aliquid alicui, 
Them. 5.1; avec la prop. inf. : . . . con- 
silium esse ApoUinis, Them. 2. 7; ... 
sesuscepisse bellum, Dat. 10. 3; ... , 
se proficisci, Eum. 3. 5. De là, 
persuâsum est mihi, Aie. 6. 2, 
je suis convaincu. — I. persua- _ 
der, décider, déterminer, engager: 
absolument, A. 4. 2; avec ut (gr. 
414): Ep. 7. 4; Pel. 5. 2; Ag. 2. l; 
Eum. 2. 4; H. 8. l; ... ut classis 
aedificaretur, Them. 2. 2;.avecrinf. 
(gr. 483): tyrannidis facere finem, 
D. 3. 3. L'inf. se rencontre dana 
Sén., Just. et Cic. Phil. 13. 17. 35; 
cependant cette construction est 
rare. 

Per-taedet, taesum est, 
2. impers. (gr. \^Z\être trlsennuyé^ 



i8o 



VOCABULAIRE, 



dégoûté, fatigué de (gr. 292) : A. 
15. 2, Pertaesum est se rencontre 
dans Cic. 

Per-terreo, 2. tr, (gr. 198), 
effrayer fortemeîit, épouvanter : M. 
5. 5; Aie. S. 5; Ag. 6. 2; Ham.2.3; 
H. II. 6. 

Pertimeçco, timui, 3. tr. et 
n.(per, timeo), craindre fortement, 
redouter, avoir fort peur, trembler 
four: absolument, Dat. 4. 5; ... 
de salute, Ep. 7. i ; ... ne (gr.416) 
descisceret, Aie, 5. i. 

Pertinacia, ae, f. (pertinax, 
gr. 166), opiniâtreté, entêtement, 
fermeté : Ham. i . 6. 

Pertïneo, ui, 2. n. (par, te- 
neo, gr. 194) — A. pr. s'éteiidre 
iusqu^à, aboîitir. — B. FIG. — I. 
se rapporter, regarder, concerner, 
être e7i rapport avec, se rattacher à : 
... ad ea quae eonvenerant, Paus. 
4, 2 ; ... non ad privalam, sed ad 
publicam rem, Aie. 3. 3, mais avoir 
.une signifieation politique;. ..nonad 
religionetn, sed ad eonjurationem, 
Aie. 3. 6. — II. être conforjne, 
répondre: ... ad usum atliletarum, 
Ep. 2. 4. — III. se rapporter, être 
utile, servir : ... ad vietum, Thr, 2. 
6 ; . . . ad imaginem deelarandam, 
Ep. I. 3; ... ad irridendum aliqm, 
H. II. 3 ; ... ad sanandum me, A. 
21, 5. 

Per-turbo, i. tr. (gr. 198) — 
I. troubler complètejnent, mettre 
sens dessîis dessotis : ... civitatem, 
A. 2. 2. — II. inqîiiéter, agiter, 
consterner, effarer: Paus. 4. 6, — 
III. exciter, mécontetiter : Eum. 
12. I. 

Per-vëho, vëxi, vectum, 

3. tr. (gr. 198), transporte7',s,\xrio\x'i 
en bateau, D'où au pass. être trans- 
porté, aborder, arriver: Aie, 4, 4, 

Per-vënio, vêni, ventum, 

4. n. (gr. 198), venir jusqu^ati 
terme. D'où — A. PR. arriver à, 
parvenir à, atteindre: Ep. 4. $', ... 
Athenas, Them. 7. 4; ... intutum, 



Ch. 4. 3; ... adhostem, Dat. 6. i; 
6. 5 ; ... in Apuliam, H. 4. 4 ; ... 
ad Antioehum, 8.2; ... adPrusiam 
in Pontum, 10. l; ... ad naves, 11. 
2 ; au pass. impers. : hue ut perven- 
tum est, Ph. 4. i. — B. fig, par- 
venir — I. arriver: ... ad aures, 
M. 3. 6 ; Pel. 3. i. — II. venir en 
la possession de : Ep. 3. 6; 4. 4. — 
III. arriver à parler : ... ad illa 
opprobria, Ep. 6. 3. — TST. parve- 
nir, arriver a un état, une POSI- 
TION, un rang: ... ad incolumita- 
tem, A. 10. 6;.. ad tutelamsuam, 
Eum. 2. 2 ; ... in afifinitatem impe- 
ratoris, A. 19. 2; ... ad prineipa- 
tum, Cim. 2. i ; à un certain AGE : 
...ad annum octogesimum, Ph. 2. 
l ; à un SENTIMENT qu'on éprouve: 
... ad desperationem, Ham. 2, 3 j 
dont on est l'objet, devenir Vobjet 
de : ... in odium alicujus, L. i. 3 ; 
Ph. 2. I j ... in amicitiam, Aie. 5. 

3. — Le pass. impers, perventum 
est se trouve aussi dans C. Att. I. 
17. 9; C. B. G. 6. 11. i. 

Per- verte, rti, rsum, 3. tr, 
(gr, 198) — A, PR, mettre sens 
dessus dessozis. — B, fig, — I. 
détruire, ruiner: ... civitatem, L, 
2. 2 — II. corrompre, pervertir: 
... mores, Ham. 3. 3. 

Per-vulgâtus, a, um (per- 
vulgare),yôr^ connu : Ep. 2. l. 

Pes, pedis, m., pied, patte: 
pedibus non valere, Ph. 4. i ; clau- 
dus altero pede, Ag. 8. i, boiteux ; 
priores pedes, Eum. 5.5, pattes de 
devant. 

PetOj ïvi ou ii, ïtura, 3. tr. 
— A. PR. chercher à atteiîtdre (gr. 
351.4). D'où — I. SANS idée d'hos- 
tilité, se diriger vers, gagner : ... 
castra, naves, M. 5. 5. terme mil. 
marcher stir, se diriger vers : ... re- 
gionem, M. 2. I ; ... Etruriam, H. 

4. 2. — II. AVEC une idée d'hosti- 
lité, attaquer, se jeter sur. Au 
PASS., être Vobjet d^une attaque, 
être visé : Them. 2. 6; H. 12. 5. — 



VOCABULAIRE. 



l8l 



B, FIG. chercher à obtenir, recher- 
cher, briguer, dematider, solliciter : 
Ag. I. 4; ... coUoquium, Dat. 10. 
3; ... fugâ salutem, H. 11. 4; ... 
honores, A. 6. 2 ; ... societatem, 
M. I. 2; ... amicitiam, Them. g. 
4 ; Paus. 3. 3 ; Aie. 5. 5, Avec le 
nom de la personne à laquelle on 
demande : peto ab aliquo auxilium, 
M. 4. 3 ; Ham. 2. 3 ; . . . opem, Ep. 
7. 2 ; Timol. 2. l ; ... indutias, Ag. 
2. 3 ; ... pacem, Eum. 4. 3 ; ... ab 
aliquo aliqm ducem, Iph. 24; ... 
ab aliquo ut, L. 4. i ; Aie. 10. i ; 
D. 2. 4j Ep. 8. 2j Ph. 3. 2; A. 21. 
6 ;...ab aliquo ne, Eum. 6.3; H. 2. 
4 ; 12. 2. Sans désignation de la 
personne à laquelle on demande : 
peto ut, Ep. 6. I ; H. 7. 2 ; ... ne, 
Paus. 2. 5. — Cf. nego. 

Petùlans, ntis, adj., itjtpti- 
dent, insolent: Timol. 5. 2. 

Peucestes, ae,m.{n€VKé(rTTis), 
Peucèfe, général d'Alexandre, l'un 
des ,7 chefs des gardes du corps 
(hetaerice). Ayant sauvé la vie à 
son maître, il reçut de lui le gouver- 
nement de la Perse. Il apprit la 
langue du pays, se conforma aux 
usages des habitants et gagna ainsi 
leur affection. Après la mort du 
conquérant, il aida Eumène à com- 
battre Antigone. Quoiqu'il ne fût 
-pas grand capitaine, il aspirait au 
premier rang dans l'armée : Eum. 
7.1. 

Phalanx, angis, f. (<})d\tt'y|), 
phalange. — I. chez les ATHÉNIENS 
et les Spartiates, corps des hoplites 
ou soldats pesamment armés lors- 
qu'ils fermaient leurs rangs. La pro- 
fondeur de la phalange, d'abord 
assez variable, fut enfin fixée à 8 
hommes :Ch. i. 2 ; . . . prosternere, 
Pel. 4. 2, — II. chez les Macé- 
doniens, corps d'infanterie disposé 
^ en bataillon rectangulaire et pré- 
sentant à l'ennemi comme un mur 
de piques. Philippe perfectionna 
et employa beaucoup la phalange et 



lui dut une partie de ses succès. La 
phalange des hoplites était la prin- 
cipale force de son armée ; elle se 
composait de Macédoniens libres et 
non nobles. C'était un bataillon de 
16, parfois de 12 hommes de pro- 
fondeur et comptant d'ordinaire 
4000 individus. Les cinq premiers 
rangs présentaient à l'ennemi leurs 
lances (o-dptcrcrai) longues de 14 à 
16 pieds; les lances des autres rangs 
reposaient sur les épaules des sol- 
dats des premiers rangs: Eum. 7. i; 
8.2. 

Phaléreus, ei, m. (#aXT]pevs), 
de Phalère, port d'Athènes: M. 6. 
4; Ph. 3. I. 

Phalerïcus, a, ura (^oXiipi- 
Kos), de Phalère: ... portus, Them, 
6. I, port de Phalère, près d'A- 
thènes. 

Pharnabâzus, i, m. (#apvd- 
^a.'Çps),Pharnabaze, satrape qui gou- 
vernait la partie nord-ouest de l'Asie 
Mineure. D'abord il soutint les Spar- 
tiates dans leur lutte contre Athènes; 
mais il conclut la paix avec Alci- 
biade (410). Il fit équiper une flotte 
à la tête de laquelle on mit Conon. 
En 374, il entreprit avec Iphicrate 
l'expédition d'Egypte, qui ne réussit 
pas: L. 4. I ; Aie. 9. 3; 10. l ; Con. 
2. 2; 3. 2; 4. 2; Dat. 3. 5. 

Pherae, arum, f. (#€pat), 
Phères, ville — I.deMessénie:Con. 
I. I. — II, de Thessalie, cf. Pel. 

Pheraeus, a, um (Çcpaîos), 

de /%^r<îj en Thessalie, auj. Valesti- 
no : Pel. 5. i. 

Phidias, ae, m., Phidias, iper- 
sonnage inconnu: A. 3. 2. Quelques 
éditions portent :Midias, Athénien 
du parti des Romains, se fit bien 
voir de Sylla, obtint après la prise 
d'Athènes la grâce de ses conci- 
toyens et parvint à se mettre à la 
tête des affaires. 

Phidippus, i, m. (^eCSiinros), 
Phidippe: M. 4. 3. 



l82 



VOCABULAIRE. 



Philippensis, e, de Philippes: 
... proelium, A. li. 2. Dans cette 
bataille l'armée de Brutus et de Cas- 
sius fut taillée en pièces par An- 
toine et Octave (42 av. J.-C.) 

Philippus, i, m. (4>i'\iirjros), 
nom de plusieurs rois de Macédoine. 
— I. Philippe II,fils d'Amyntas II, 
et père d'Alexandre le Grand : Iph. 
3. 2; Tim. 3. 1; Eum. i. 4; 6. 3; 
13. I;R. 2. I. Cf. Olympias et Pau- 
sanias. — II. Philippe Arrhidée 
(* AppiSttîos), fils du précédent etdela 
danseuse Philine. Il était imbécile. 
Après la mort d'Alexandre, on le 
créa roi et les généraux du conqué- 
rant régnèrent en son nom. Il fut mis 
à mort par Olympias l'an 317 :Ph. i. 
3; 3. 3. Cf. Olympias. — III. Phi- 
lippe III succéda à l'âge de 17 ans 
àAntigone Doson (221), et régna 
jusqu'en 179. Deux guerres malheu- 
reuses contre les Romains lui firent 
perdre la plus grande partie de ses 
états. C'est sous son fils Persée que 
la Macédoine perdit son indépen- 
dance: H. 2. I. 

Philistus, i, m. (^CXio-tos), 
Philiste, historien de Syracuse : D. 
3. 2. 

Philôcles, iSj m. (^iXokXtîs), 
Philoclès, l'un des généraux athé- 
niens vaincus près de l'Aegospota- 
mos : Aie. 8. i ; 8. 4. 

Philosophia, ae, f. (4>iXoo-o- 
<j)L'tt), philosophie — I. forniation 
scientifique, sciences: Ep. 2. 2; A. 
12. 3. — II. question philosophique: 
Ep. 3. 3. 

Philostrâtus, i, m. (^i\o- 
crrpaTos), Philostrate : D. 9. 2. 

Phocion, ôniSj m. (#wKiW), 
Phocion. 

Phoebïdas, ae, m. (^oipiSos), 
P/webidaSy général lacédémonien : 
Pel. I. 

Phoenix, ïcis, m. (#oîvi|), 
Phénicien, habitant de la Phénicie. 
La Phénicie comprenait l'étroite 
bande de terre resserrée entre la 



Méditerranée et le Liban. Elle 
était bornée au nord et à l'est par 
la Syrie, au sud par la Palestine, à 
l'ouest par la mer. Dès la plus haute 
antiquité les Phéniciens furent cé- 
lèbres par leur commerce: leurs 
vaisseaux allaient jusqu'aux Indes 
et jusque dans la Bretagne. Les 
anciens leur attribuent l'invention 
de l'écriture, du calcul, de l'art de 
faire le verre, de fondre les métaux 
et de teindre en pourpre. Leurs 
villes principales étaient Tyr et Si- 
don. Cim. 2. 2; Con. 4. 2. 

Phrygia, ae, f. (^ptry^a), 
Phiygie, contrée de l'Asie Mineure : 
Aie. 9. 3; 10. 3; Dat. 2. 5; Ag. 3. 
2; Eum. 5. 3. 

Phryx, ygîs, m. (*pi5^), Phry- 
gieit. Les Phrygiens étaient paisibles 
et vivaient surtout de l'agriculture 
et du commerce : Dat. 8. 2. 

Phyle, es, f. ($v\^), Phylê, 
place forte de l'Attique, sur les fron- 
tières de la Béotie, auj. Phili: Thr. 
2. I. 

Piëtas, âtis, f. (pius, gr. 166), 
amour que nous devons — I. à la 
divinité, piété. — II. à nos pa- 
rents, à nos proches, piété filiale ^ 
amour fraternel, attachemejit, affec- 
tion pour les siens: R. i. 4; ... 
laedere, Timol. i. 5 ; pietatis fru- 
ctus, A. 5. I ; de pietate alicujus 
commemorare, 17. l. — III. à la 
PATRIE, amour de la patrie, patrio- 
tisjne: Ag. 4. 2. Cf. pius, Con. 5. 2. 

Pila, ae, f., pilier, colonne: 
Aie. 4. 556.5. 

Piraeus ou Piraeeus, i, 
m. (Ileipaie-us), le Pirée, bourg et 
port à un mille d'Athènes. Thémis- 
tocle le fortifia et le réunit àla ville 
par de longs murs. Auj. Porto"" 
Leone ou Dracone. Le bassin du 
Pirée se divisait en trois parties. La 
plus grande (êniropiov) était desti- 
née aux vaisseaux marchands : une 
partie plus petite (à KavrdpovXi- 
Hijv), formée par le petit golfe qui se 



VOCABULAIRE. 



Ï83 



trouve au sud de l'emporion, ser- 
vait de port de guerre;' A<J)po8i(riov 
était la citadelle. De là l'expression : 
triplex Piraei portus, Them. 6. i. 
Plusieurs commentateurs, entre 
autres Nipperdey et Haacke, en- 
tendent par ce triplex portus, les 
ports de Munychia, de Zéa et du 
Pirée proprement dit. L'explication 
de Koch nous a paru préférable. 
— Cf. Aie. 6. I ; Thr. 2. 5 ;Con. 
4. 5 ; Ph. 2. 4. 

Pisander, dri, m. (Tlda-av- 
8pos), Pisandre — I. général athé- 
nien vers la fin de la guerre du 
Péloponèse: Aie. 5.3. — II. ami- 
ral lacédémonien, commandait la 
flotte Spartiate à la bataille de 
Cnide: Con. 4. 4. 

Pisïda, ae, m. , Pisidien, habi- 
tant de la Pisidie, dans la partie 
méridionale de l'Asie Mineure. Les 
Pisidiens étaient de braves mon- 
tagnards, que les Romains mêmes 
ne purent soumettre complètement : 
Dat. 4. 4; 6. i; 8. 2. 

Pisistrâtus, i, m. (Ileio-C- 
o-TpttTOs), Pisistrate, Athénien qui 
s'empara de la souveraine puissance 
(560). Il l'exerça avec prudence et 
modération et mourut en 527 av. 
J. -C. Ses fils Hipparchus et Hippias 
lui succédèrent et régnèrent jusqu'en 
510: M. 8. 1, 



Pittâcus, 
Pittacus, l'un 



i, m. (IIoTTaKfe), 
des sept sages, né 
(65 1 )à Mitylène dans l'île de Lesbos, 
mort en 569: Thr. 4. 2. Cf. sapiens. 
Plus, a, um, qui remplit ses 
devoirs — I. envers la divinité, 
pieux. — II. envers ses parents, 
pieux. — III. envers la patrie, 
patriotique, inspiré far le patriotis- 
me: Con. 5. 2. 

Placeo, 2 n., plaire: sibi non 
placer e quod (gr. 421) laborasset 
(gr. 460), Ar, I. 4. — placet, im- 
pers. , il plaît, on trouve bon, on 
décide, on vote: avec l'inf. (gr. 477): 
...in terra dimicari,Them. 3. i. Cic. 

CORNELII. 



construit placet avec ut ou avec la 
prop.inf. On trouve l'inf. dans:Br. 
apud Cic. Fam. 11. i. 6. et sou- 
vent dans Liv. 

Placo, \x., fléchir, apaiser, cal- 
mer, réconcilier. Au pass. souvent 
s'apaiser, se réconcilier: placato Ar- 
gilio, Paus. 5. I ; placari in alîqm, 
Pel. 5. I ; vixit placatis in se civium 
animis, Iph. 3. 3, en bonne intel- 
tigence avec. 

Plaga, ae, f. (irX-nYï^) — I. 
PR. coup, blessure: plagis vulnerari, 
Eum. 4. 2. — II. FIG. coup de la 
fortune, malheur: Eum. 5. i. 

Plane, adv. (planus, gr. 184), 
tout à fait, complètement: Eum. 

S- 5 

Plataeae, arum, f. (IlXa- 
TttiaC), Platée, entre l'Hélicon et le 
Cithéron, auj. Palaeo-Castro. Bien 
que située en Béotie, Platée suivît 
presque toujours le parti des Athé- 
niens. Mille Platéens combattirent 
à Marathon et 600 prirent part à la 
bataille qui se livra sous les murs 
de leur ville (10 août 479). Platée 
fut détruite d'abord par Xerxès à 
l'instigation des Thébains, une se- 
conde fois par les Grees,^ la cin- 
quième année de la guerre du 
Péloponèse, une troisième fois par 
les Thébains en 376, La ville' iut 
rebâtie avec l'aide d'Alexandre: 
Ar. 2. ijPaus. i. 2; i. 3. 

Plataeensis, is, m., Plaiéen: 
M. 5. I. Cf. Plataeae. 

Plato, ônis, m.(nXdT«v), Pla- 
ton, disciple de Socrate, philosophe 
distingué et grand écrivain, naquit 
à Athènes, le 21 mai 429, le jour 
même où l'on célébrait la naissance 
d'Apollon. Le travail personnel, 
les leçons des plus habiles maîtres, 
l'influence d'hommes tels que Thu- 
cydide et Xénophon, Sophocle et 
Euripide, Aristophane et Ménàn- 
dre, Phidias et Polyclète, qui tous 
vivaient autour de lui, des voyages 
nombreux en Italie, en Sicile, en 

PARTIS DU MAITBE. 20 



i84 



VOCABULAIRE. 



Egypte développèrent et mûrirent 
le rare génie que Platon avait reçu 
de la nature. Il donna des leçons 
publiques et compta parmi ses dis- 
ciples Chabrias, Phocion et Dé- 
mosthènes. Ses ouvrages ont fait 
l'admiration de tous les siècles. Il 
mourut en 348, âgé de 81 ans: D. 
2. 2; 2. 3; 3. l; 3. 3. 

Plèbes, eî, et par contraction 
ij f., ancienne forme pour plebs, 
plebis, f., le peuple, la plèbe par op- 
position aux patriciens. L'origine de 
la plèbe est fort controversée. Tan- 
dis que les auteurs anciens en font 
une création de Romulus, Niebuhr 
etson école voient dansles plébéiens 
primitifs les citoyens des cités voi- 
sines soumises à Rome pendant la 
période royale. La seule h)^othèse 
qui nous semble admissible, dit 
Willemsj est celle-ci : la plèbe dé- 
rive de la clientèle. Par l'extinction 
de la famille du patron, les rapports 
de patronage cessaient de fait. Tous 
les clients de cette famille deve- 
naient plébéiens. — Pendant la pé- 
riode royale et au commencement 
de la république, la plebs formait 
une classe de citoyens de droit in- 
férieur. Elle se distinguait de la 
clientèle en ce qu'elle n'était pas 
liée au patriciat par des rapports 
de droits et de devoirs publics et 
privés qui constituaient le patrona- 
tus. Après l'expulsion des rois com- 
mença une lutte ardente entre les 
patriciens et les plébéiens. Elle eut 
pour résultat final de donner au 
peuple presque tous les droits dont 
les patriciens seuls avaient joui jus- 
qu'alors: aedilis plebi, Cat. l. 4; 
tribunus plebi, A. 2. i. Cf. L. 25. 7. 
5; datif, plebei, L. 25. 12. 10. 

Plecto, ëre, ne s'emploie guère 
qu'au pass. — I. être puni, châtié: 
M. 84. — IL êti'eblâ?né:A. 11.6. 
Plerîque, plures, plurï- 
mum, plurïmuSj plus, cf. 
muitus. 



Plerumque, adv. (plerusque, . 
cf. muitus), le plus souvent, la plu- 
part du temps : A. 19. I. 

Plumbum, i, n., plomb: H. 

9. 3- 

Poecïle, es,f. (itoikCXii orrod), 
le Poecile, célèbre galerie sur la 
place publique d'Athènes. Elle était 
ornée de belles peintures murales, 
œuvres de Polygnote et dePanénus 
et représentant la bataille de Mara- 
thon: M. 6. 3. 

Poëma, âtîs, n., (iroÏTina), 
poème: A. 4. l. 

Poena, ae, f. — I. compensa- 
tion, vengeance, — II. châtiment, 
punition, peine : poenâ dignus, Ar. 
I. 3 ; ... liberare, 2. i ; poenam 
perferre, l. 5 J aliqm poenâ afficere, 
H. 8. 2; poenas dare alicui, M. 3. 
5, être puni par qqn ; poena legis, 
Ep. 8. 2, peine fixée, prévue par 
la loi. 

Poenïcus, a, um (Poenus, 
gr. 172), phénicien, d'oà carthagi- 
nois, punique: Ham. I. I; 4. 3; 
Cat. 3. 3. Ce mot semble propre à 
Nép. La première guerre punique 
dura de l'an 264 à 241, la seconde 
de 218 à 201 av. J.-C. 

Poenus, i, m.. Phénicien, et, 
comme les Carthaginois étaient 
d'origine phénicienne. Carthagi- 
nois: Ham. I. 2. Les Carthaginois 
avaient la réputation d'être rusés et 
trompeurs. 

Poëta, ae, m. (ttoitit^s), 
poète: Cat. l. 4; A. 12. 4. 

Poetïca, ae, ou poetïce, es, 
f. (iroit)TiK'<i, gr. 16), poésie: A. 
18. 5- 

Poetïcus, a, um (irotiiTi- 
Kos), de poésie, concernant la poésie : 
A. 20. 2. 

Polliceor, 2. tr., promettre: 
Them. 8. 6; L. 4. 2; Thr. 3. 3j 
A. 15. i;... multa régi, Them. lo. 
2;... quaedam régi de aliqua re, 10. 
4. Avec la prop. inf. (gr. 484) : H. 



VOCABULAIRE. 



1.85 



10. 6;... illum Graeciam oppressu- 
rum, Them. 10. 2;... seinterfectu- 
rum, Dat. io. i; ,,. se obsidem 
fore, Ph. 2. 5' 1*3,1 analogie avec 
les verbes de volonté (gr. 499. R.2), 
plusieurs auteurs, entre autres Ces., 
emploient parfois l'inf. prés, après 
polliceor, Cf. C, B, G. 4. 21. 5; 6. 
9. 7. 

Pollicitatio, onis, f., pro- 
messe: Eum. 2. 4. 

Polybius, i, m. (IIoXvPios), 
Polybe naquit à Mégalopolis, en 
Arcadie, vers l'an 204 av. J . -C. Son 
père, le stratège Lykortas, était l'ami 
de Philopoemen. C'est sous les yeux 
de ces deux hommes, qu'il fit sa 
première éducation. Polybe fut 
parmi les looo notables Achéens 
amenés comme otages en Italie 
(166), deux ans après la conquête 
de la Macédoine. Bien reçu dans la 
maison de L. Aemilius PauUus, il 
s'y occupa de l'éducation des en- 
fants, devint l'ami et le conseiller 
de Scipion Émilien et l'accompagna 
dans son expédition contre Car- 
thage. Lorsqu'éclata la guerre des 
Achéens contre les Romains, Po- 
lybe partit pour la Grèce et préserva 
par ses prières plusieurs villes de la 
destruction, et grand nombre d'ha- 
bitants de l'esclavage. A sa de- 
mande, Mummius rendit même les 
statues d'Aratus et de Philopoemen, 
qu'on avait déjà emportées. Chargé 
de visiter les différentes villes de la 
Grèce et d'habituer le peuple au 
nouvel ordre de choses, il s'acquitta 
de cette délicate mission à la sa- 
tisfaction de tout le monde. Aussi 
plusieurs villes lui élevèrent-elles 
des statues. A partir de cette épo- 
que, Polybe semble s'être surtout 
occupé de la composition de son 
grand ouvrage historique en 40 
livres, dont il ne nous reste que les 
5 premiers et quelques fragments. 
Son oeuvre achevée, il retourna en 
Grèce et y mourut d'une chute de 



cheval, à l'âge dé 82 ans (122): H. 
13. I. 

Polymnis, ïdis, ni. (IIoXiîn. 
vis), Polymnide : Ep. l, l. 

Polyperchon, ntis, m., (IIo- 
Xojirépx.cov), Polyperchon, l'un des 
plus vieux généraux de Philippe et 
dAlexandre, assista aux batailles 
d'Issus et d'Arbelles et prit part à 
l'expédition des Indes. Antipater 
lui remit avant de mourir la régence 
du royaume (319). Chassé par Cas- 
sandre, il se ligua avec Olympias et 
reparut bientôt en Macédoine (317): 
Ph. 3. I. 

Pompa, ae, f. (ironiri^), cor- 
tège: K. 22. 4. Cf. lectica. 

Pompeius, i, m., Cn. Pompée, 
(106-48), triumvir avec César et 
Crassus, vainqueur des pirates et du 
roi Mithridate, fut vaincu par César 
près de Pharsale et assassiné par 
ordre de Ptolémée, roi d'Egypte. 
Pompée représentait le parti aris- 
tocratique, César le parti démocra- 
tique: A. 7- I- 

Pomponius, i, m., Pompo- 
nùis. Cf. Atticus et origo. 

Pondëro, i. tr. (pondus) — 
I. PR. -peser. — II. juger, appré- 
cier: Thr. I. I. 

Pondus, dëris, n., poids, 
masse, d'où quantité:... detrahere, 
Iph. I. 4;... magnum auri, Ep. 

4. I. 

Pono, posui, positum, 
3. tx., poser, placer. D'où — I. pla- 
cer, élever, dresser, ériger, établir, 
fixer:... imagiriem alicujus, M. 6. 
3;... tripodem, Paus. i. 3;... sta- 
tuam, Tim, 2. 3; Ch. i. 3; A, 3. 
2;... castra, Dat. 6. 2; 11. 4; H. 

5. 4;... tropaeum, Dat. 8. 3;... 
praesidium. Aie. 4. 7;... exemplum 
in publico, 4. 5;... sellam, Eum. 
7. 2. — II. placer comme, établir 
com.me, regarder comme (gr. 286): 
. . . aliqm principem, H. 2. 6, mettre 
à la tête;... aliqm primum, Thr. I. 
I. Au PASS., être regardé, considéré 



i86 



VOCABULAIRK 



comme (gr. 208): Pr. 5;neque ei 
par quisquam ponebatur, Aie. 3. 
5j princeps ponebatur, 11. 6. Cet 
emploi de ponere semble ne se ren- 
contrer que dans Nép. — III. 
ranger parmi:... aliquid in vitiis, 
Ep. I. 2. — 1^ . placer, faire con- 
sister, fonder:... virtutem in pa- 
tientia, Aie. 11. 4;... spem in re, 
Eu m. II. 2. — 'V. placer, établir, 
prétendre, énoîtcer:... animum ad- 
vertere debere Arcades, Ep. 6. 2. — 
VI. déposer, abandonner:... vitam, 
Paus. 5. 5;,.. animam, H. i. 3, 
mourir. 

Pons, ntiSj m.,pont:...iz.ctxe, 
M. 3. l;.., rescindere, 3. 4;... dis- 
solvere, Them. 5. 159. 3. 

PontuSj ij m. (Ildvros) — I. 
le Pont-Euxin, la mer Noire. — 
II. les contrées qui sont au sud de 
la mer Noire, en particulier celles 
qui s'étendent entre la Bithynie et 
l'Arménie, le Potit. — III. Dans : 
ad Prusiam in Pontum pervenit,H. 

10. I, Pontus désigne la Bithynie 
elle-même. 

PopulâriSj e (populus) — I. 
ADJ. qui cottcerne le peuple, popu- 
laire. — II. suBST, populâres, 
les démocrates, le parti populaire, 
opposé aux optimates : Ph. 3. l. 

Populi-scitum, n., décret du 
/ez///^; populi scito in patriam re- 
stitui, Ar. i. 5; Aie. 5. 4; populi 
scito parère, Ep. 7- 4' 

Popùlor, I. tr., piller, rava- 
ger: Tim. 2. l; Ag. 3. 2. 

Populus, i, m., peuple — I. 
l'ensemble des citoyens : Ep. 7. 5 ; 
populi jussu, Tim. 4. 3;... urbanus, 
Cim. 2. i; ... Romanus, H. l. l. — 

11, la plèbe, opposée aux optima- 
tes: Ph. 3. i; populi potentia, Aie. 
5.3. Cf. plebs. 

Porrïgo, rëxi, rectum, 3. 
tr. (pro, rego, gr. 194), étendre :'D. 
7.2. 

Porta, ae, f. — I. pr. porte, 
porte d'une ville. — II. FIG. au 



plur. comme inJXai, entrée, détroit, 
gorge: portae Cilieiae, Dat. 7. 2 , 
détroit dans le mont Taurus, entre 
la Cilicie et la Cappadoce. 

Portïcus, us, i., portique, ga' 
lerie à colonnes: M. 6. 3. 

Porto, I. \x., porter: Dat. 4. 2; 
...secum pecuniam, H. 9. 2;... sta- 
tuas, 9. 3; vehiculo portari, Ph.4.1. 

Portus, us, m., port: Them. 
6. i; Ag. 8. 6. 

Posco, poposci, 3. tr.,^iîwfl«- 
der, réclamer: Aie. 1.3. 

Possessio, ônis, f. (possideo, 
gr. 156) — I. action de posséder, 
possession : ... Siciliae, Timol. 2. 4. 
— II. surt. au plur. possessions, 
propriétés, biens: possessiones ami-^ 
corum, D. 7. 2;... pretiosae, A. 12. 
3; . . . Africanae, 12. 45 ... urbanae, 
Epiroticae, 14. 3;... augere, 12. 2; 
...vacuefactas dividere, Timol. 3.2. 

Possideo, sëdi, sessum, 2 
tr. — 1. posséder. — II. occuper:... 
loca munita, Them. 6. 2. 

Possum, potui, posse (po- 
tis, sum) — I. pouvoir, être capable 
de, avec l'inf. (gr. 481): M. l. i;... 
corrumpi, L. 3. 3;.., efficere, Con. 
5. l; ... contrahere copias, Dat. 7. 
2; ... imperare invitis, Timol. 3. 4; 
... cognosci, A. 14, 3; avec l'ace. : 
... id, L. 3. 2. L'inf. rég. est sou- 
vent sous-entendu : corrumpere, 
Ep. 4. 3; conquirere, Timol. 3. l; 
deponere, 3. 4 ; comprehende- 
re, H. 12. 3; habere, A. 3. i ; te- 
gere, 9. 3; docere, 19. l. — II. 
pouvoir, être puissant, avoir de la 
puissance: ... plurimum, Thr. 3. 2; 
... auctoritate, D. 3. 3. 

Post — A, ADV. — I. de LIEU, 
derrière, par derrière : deinde post 
verberibus cogebat exsultare, Eum. 
5. 5. Ce sens est fort rare. On le 
rencontre dans C. Mil. 10. 29 : ser- 
vos qui post erant. Cf. deinde. — 
II. de TEMPS, dans là suite, ensuite, 
après : Cim. 3. 4 ; Pel. 2. 4 ; post 
apparuit, Ep. 6. 4; primum...post, 



VOCABULAIRE. 



187 



Aie. 5. 4; post non multb, Paus. 3. 
I; ... aliquanto, Aie. il. l. — B. 
PRÉP. avec l'àcc. Nép. ne l'emploie 
que pour préciser le temps (gr. 358- 
■360) — I. après : Tpost hsiec, Eum. 8. 
7, ensuite, de plus; post calamita- 
tem, A. 9. 5; post Cannensem pu- 
gnam, H. 5. 4; hane post rem 
gestam non ita multis diebus, 5. 3; 
post autem Alexandrimortem,Eum. 
13. I; post id factum paucis diebus, 
H. 6. 3; post annum quartum quam, 
"Ar. 3. 3; Cim. 3. 3; post diem ter- 
tium quam, D. 5. 3; quartum post 
annum quam, 10. 3. Cf. postquam. 

— II, depuis, de: post hominurn 
memoriam, Them. 5, 3; Ar. i. 2; 
R. I. 3. 

Postea, adv. (post, ea, abl.), 
ensuite, après, dans la suite: Them. 
2. 4; 8. 7; Thr. 3. i; H. 4. 3; 6. 2; 
postea vero quam, D. 4. 3, Dat. 3. 
5, c.-à-d., sed posteaquam. Cf. 
postquam. 

Posteaquam, cf. postquam. 

PosteriuSj adv. (posterus), 
plus tard, dans la suite: Paus. 5. 5. 
. Posteras, a, iiin (post), qui 
vient après, suivant: postero die, 
M. 5. 3, H. 12. I, le lendemain ; 
postera nocte, Eum. 9. 4; postero 
tempore, A. 3. i, dans la suite. 

Post-quam ou posteâ- 
ig[uam, conj., après que, lorsque. 

— A. Postquam est régulièrement 
suivi du PARF. DE l'ind. (gr. 424. 
3), qu'on devra traduire en franc, 
par le pi. q. parf. : M. 6. 4; Them. 
9. 3; L. I. 4; Aie. 4. 3; 4. 5; 6. 4; 
9. 2; D. 5. ij Ep. 2. 4; 6. 3; 8. i; 
9. 4; 10. 3; Ag. 3. l; H. 3. 3; 4. l; 
II. 6. Postea est séparé de quam 
par vero dans: D.4. 3; Dat. 3. 5. — 
B. Postquam est suivi du PL. Q. 
PARF. quand un laps de temps dé- 
terminé s'est écoulé entre les deux 
événements (gr. 424. 3; cf. Zumpt § 
507). Dans ce cas post est — I. 
PRÉP. et n'est pas réuni à quam: 
post annum quartum quam, Ar. 3. 



3 ; ... quintumquam, Cim. 3. 3;... 
diem tertium quam, D. 5. 3 ; quar- 
tum post annum quam, 10. 3. — lî. 
ADVERBE. Il se trouve alors réuni 
à quam et est précédé de l'abl. de 
temps: H, 8. i; A. 22. 3; nono 
anno postquam, Ham. 4. 2. Nép. 
met une fois le nom de l'époque 
après la proposition temporelle : 
rex factus est, postquam praetor 
fuerat anno secundo et vicesimo, 
H. 7. 4. Cette construction est rare 
chez tous les auteurs. (Cf. gr. 358- 
360. ) — On trouve encore le pi. q. 
parf. : postquam exercitui praeesse 
coeperat, neque terra, neque mari 
hostes pares esse potuerant, Aie. 6. 
2. Comme le fait rappelé dans la 
prop. princ. (potuerant) est énoncé 
par le pi. q. parft, l'action qui a 
précédé a dû nécessairement s'ex- 
primer par le pi. q.parf.même après 
postquam (Lupus, note ajoutée à la 
grande édition de Nipperdey,p. 64). 
— Quant au pi. q. parf. qu'on ren- 
contre dans : postquam . . . dixerat, 
tradidit, L. 4. 3, on peut le rappro- 
cher de: ut limen intrarant, D.9.4. 
C'est là une construction rare chez 
les classiques. Cie. et Sali, en of- 
frent quelques exemples; elle est 
fréquente dans Liv. et dans Tac. 
(Cf. Dr. H. S. II § 502; Lup. Spr. 
§81). — Nép. SUPPRIME une fois 
post après un abl. de temps (gr. 
360. 2) : sexto fere anno quam erat 
expulsus, Ar. i. 5- — Postquam 
n'est suivi du subj. que dans le style 
indirect : Aie. li. 3. 

Postrêmo, adv. (postremus, gr. 
xZi^, enfin, finalement : Timol. 2. 
2 ; primum, deinde, tum, postrêmo, 
Ep. I. 4; eum primo admirarentur 
... postrêmo quaerebant,Eum.i2,2. 

Postridie, adv. (postero, die), 
le jour suivant, le lendemain:'Yh.em. 
4. 5- ' 

Postulatum, i, n. (postulo), 
chose demandée, exigence, demande: 
Aie. 8. 4. 



i88 



VOCABULAIRE. 



PostùlOj I- tr., demander, sol- 
liciter, exiger, réclamer. Nép. n'ex- 
prime nulle part la personne à la- 
quelle on demande. Ce qu'on de- 
mande est énoncé — I. par l'acc. : 
... ducem, Timol. 2. i; ... fidem, 

H. 2. 4. — II. PAR LA PROP. INF. 

(gr. 486) : Eum. 8. 2;...id a se fieri, 
H. 12. 3. Cette construction fort fré- 
quente dans la vieille langue, est rare 
chez les classiques. On en trouve 
un certain nombre d'exemples dans 
Cic. , qui emploie aussi l'inf. Cf. C. 
B. G. 4. 16. 4. — III. PAR UT et 
le subj. (gr. 414): Aie. 7. i^Ep. 6. 
I ; Ph. 2. 4 ; postulat ut sibi urbem 
tradant, M. 2. 4. — IV. par le 
SUBJ. SANS ut: M. I. 4; postula- 
bat potius de praesente quaestio 
haberetur, Aie. 4. i. Cf. App. I. 

Potens, ntis, adj. (possum), 
puissant, injltient: Aie. 3. 4; Ch. 
3. 4; Ag. I. 5: Timol. 2. 4; H. 2. 
I ; A. 8. 6. 

Potentia, ae, f. (potens, gr. 
166) — X.puissance, influence: prop- 
ter suam gratiam et Caesaris poten- 
tiam A. 12. i ; civium potentiam 
extimescere, M. 8. i ; pecuniâ et 
potentia, periculum depellere, Paus. 
3. 5 ; non potentia sed jure res 
administrare, Cat. 2. 2. — 11. puis- 
sance, dominatioji, p7'épondérance : 
... populi. Aie. 5. 3; ... Lacedae- 
moniorum. Aie. 9. 3; Pel. 2. 3; ... 
singularis, D. 9. 5} monarchie. 

Potestas, âtis, f. (pour po- 
tenttas de potens, gr. 166), pouvoir 
— A. pouvoir, qu'on possède légiti- 
mement ou non, SANS considérer 
LA personne ou la chose qui nous 
l'a donné, pouvoir, puissance, domi- 
nation: redigere in potestatem, M. 
4. i;Pel. 5. lj...sub potestatem, M. 
I. 4; 2. 5; Paus. 2. 4; subpotestate 
retineré, M. 3. 2 ; in sua potestate 
tenere, Cim. 2. i; venire in potesta- 
tem alicujus, L. I. 2, Aie. 5. 5, 
Eum. II. 4, ... alicui, Dat. 3. 4, 
tomber au pouvoir, entre les mains 



de qqn ; esse in potestate alicujus, 
Eum. 2. 2; ... sub potestate alicu- 
jus, D. 5. 5} 6. 4, être au pouvoir, 
entre les mains de qqn. ; in sua po- 
testate esse, A. 6. I, être son pro- 
pre maître, s'appartenir; potestate 
esse perpétua (gr. 247), M. 8. 3, 
avoir un pouvoir permanent. — 
B. POUVOIR CONFÉRÉ — I. PAR 
LES HOMMES d'où a) — plein pou- 
voir: . . . dare, Ag. 2. 2. — b) charge^ 
emploi, dignité: potestate expulsus, 
M. 3. 5; in qua potestate (gr. 355. 
b) Pheras cepit, Con. i. i; sum- 
mas potestates alicui dare, Pel. l. 
4; Ph. I. 2; severe praefuit ei po- 
testati, Cat. 2. 3. — II. PAR LES 
CIRCONSTANCES d'où occasion, fa- 
cilité, possibilité: ... agendi, D. 2. 
5; ... alicujus conveniundi, Aie. 9. 
5; ... manendi, A. li. i ; ... condi- 
cionis, 12. i. De là: potestatem sui 
facere, Ag. 3. 6, H. 9. i, se laisser 
approcher. 

Potio, ôniSj f., boisson. . 

Potier, 4- (potis) — I. entrer 
en possessioji, conquérir, se rendre 
maître de, s^emparer de (gr. 323, 
324) — II. être en possession de, 
être parve7tu à, posséder, avoir. Ce 
sens est fréquent dans l'expression 
rerum potiri, cf. C. Rose. Am. 25. 
Il ne se trouve chez Nép. que dans 
le seul passage : Eum. 3. 4. — Nép. 
construit ordinairement ce verbe 
aveclegén.: ... classis, L. i. 4; ... 
partis Siciliae, D. 5- 5» ••• urbis 
Syracusarum, D. 5. 5 > Timol. 2. i ; . . . 
imperii, Ag. 2. i;JEum. 7. i. Cette 
construction est régulière dans Sali. , 
Curt., Tac; elle n'est pas sans 
exemples dans Liv. et Cic. et se 
trouve une fois dans Ces.: ... totius 
Galliae, B. G. i. 3. 8. L'expression 
potiri rerum, A. 9. 6, se retrouve 
dans tous les auteurs : C. Att. 10. 
8. (Cf. Dr. H. S. I. p. 569). Nép. 
emploie aussi potior avec l'abl.: 
... regione, M. 2. i; ... oppido, 7. 
3; ... praeda, Cim. 2. 4; Ag. 3. 5; 



VOCABULAIRE. 



189 



... Piraeo/ Ph. 2. 4j avec l'acc: 
'... summam imperii, Eum. 3. 4. 
- Cette dernière construction semble 
n'être pas ernployée par Ces, et ne 
se trouve chez Cic. que dans des 
endroits contestés ; on la rencontre 
dans Lucr., Tér.,Just.,Tac. — Nép. 
emploie une fois le gérondif pass. : 
fiduciamregnipotiundi(gr. 95), Ag. 
4. 2. Ce gérondif est classique. Cf. 
C. B. G. 2. 7. 2; 3. 6. 2; Liv. 23. 
15. I ; 24. 13. 5. 

PotiSj e, inusité, maître^ puis- 
sant, COMP. potior, us, meilleur, 
préférable. De là I'adv. potius, 
préférablement, plutôt: Theva. 7. 6; 
Aie. 4. I; Con. 3. 4; 5. 2; Ep. 2. 
3j Eum. 7, l; II. 4. SUPERL. 
potissïmus, a, -am, le meilleur, 
surtout employé comme adv. : po- 
tissimum, de préférence, préféra- 
blement, surtout, principalement, 
justement, tout juste: M. i. 2; 
Them. 9. I ; 10. 4; Ag. 3. i-; 8. 5 ; 
Timol. 4. 3; H. II. 6; A. 3. 3; 12. 
I. — Potius maluit, Con. 5- 2, cf. 
malo. 

Prae prép. avec l'abl. {gr.382), 
sert à marquer — I. le lieu, de- 
vant, en avant. — II. la COMPA- 
RAISON, en comparaison de: omnes 
prae illo parvi sunt, Eum. 10. 4. 

Praebeo, 2. tr. (prae, habeo) 
— A. PR. présenter, offrir, fournir: 
... alicui panem, Them. 10. 3. — 
B. FIG. — I. donner, causer, exci- 
ter: ... suspicionem, Dat. 10. 3;Ag. 
8. 2. — II. montrer, faire voir, 
conserver: ... alicui fidem, A. 4. 4 ; 
... setalem imperatorem, Ag. 6. l; 
ou avec un abl. de qualité : ... se pari 
virtutej Dat. 2. i; ... se pari dili- 
gentia, H. 7. 5. 

Praeceptor, ôris, m. (prae- 
cipio, gr. 155), maître, professeur: 
Ep. 2. 2. 

Praeceptum, i, n. (praeci- 
pio), ce qui est prescrit — I. pré- 
cepte, maxime, doctrine: Thr. 2. 3; 



... philosophorum, A. 17. 3. ^— 
II. ordre, commandement: ... cu- 
rare, Eum. 9. 5 ', alicujus praecepto 
(gr. 367) aliquid facere, D. 8. 4; 
... navem adoriri, H. li. 4. 

Praecïpio, cëpi, ceptum, 
3. tr. (prae, capio, gr. 194), faire 
remarquer d'avance.D'oii — I. aver- 
tir, faire cotmaître, avec l'interr. 
ind. (gr. 411): ... quid fierî vellent, 
Paus. 4. 4. — II. avertir, engager^ 
avec ne et le subj. (gr. 414): ... ne 
alienos mores ad suos référant, Ep. 
I. i; commander, ordonner, avec 
ut : M. I. 3; Them. 6. 5; Eum- 9. 
3 ; H. 10. 5. — Cfer. nego. 

Praecipïto, i. tr. (praeceps), 
lancer la tête en avant, à^ oh. précipi- 
ter: Aie. 6. 5. — Cic. emploie ex 
avec ce verbe ; on trouve l'abl. sans 
prép. dans Ces. et dans Liv. 

Praecipue, adv. (praecipuus, 
gr. 184), surtout, principalement: 
Ag. 7. 2; A. 16. 2. 

Praecipuu.s, a, um (praed- 
pio), très grand, extraordinaire: ... 
periculum, Them. 6. 2; ... fidés, 
L. 2. 2; ... honos, Con. i. i; ... 
laus, R. i. 4; A. 10. 6. 

Praeclâre, adv. (praeclarus, 
gr. 184), d^une manière distinguée, 
avec éclat: ... facta (gr. 520), Tim. 
I. 2. 

Prae-clâruSj a, um (gr- 
591) — I. PR. très clair, brillant. 
— II, FIG. glorieux, illustre: ... 
Victoria, Timol. 2. 2;... factura, l. 
5. — suBST. praeclârum, i, 
trait glorieux: praeclârum hoc quo- 
que quod (gr. 449), Thr. 3. 2. 

Prae-curro, curri et cu- 
curri, cursum, 3. tr. — I. pr- 
courir avant. — II. FIG. devancer, 
surpasser: ... aliquem nobilitate 
(gr. 311), Thr. i. 3. Cic. dit de 
même:... aliquem aetate, C. Or- 52. 
Cf. App. I. 

Praeda, ae, f. — A. pr. — I- 
butin, dépouilles: praeda onustosj 



190 



VOCABULAIRE. 



Aie. 5. 7; ... barbarorum, 7. 4; ... 
hostium, Tim. 4. i; praeda potiri, 
Ag. 3. 5; ... locupletare militem, 3. 
2; et au plur. dans le sens du sing. : 
praedas capit, Dat. 10. 2. — II. 
argent résultant de la vente dubutin: 
Tim. I. 2. — B. FIG. proie, gain, 
bénéfice: Ch. 2. 3. — Le plur. du 
collectif praeda se trouve dans C. 
Leg. Ag. 2. 23 ; Sali. J. 20 j Liv. 
24. 20. 

Prae-dïco, i. tr. (gr. 198), 
déclarer hautement. D'où — I. 
déclarer publiquement, déclarer hau- 
tement: Aie. 5. 6. ; A. 13. 7; avec 
laprop. inf. : . . . se servare, Eum. 13. 
3; ... mirari se, Ag. 4. 8; j^ vanter, 
se glorifier : ... se plus valuisse, 
Thr. I. 4. — II. publier, vanter, 
louer, exalter: ... laudes alicujus, 
Timol. 4. 3 ; ... aliqm, A. 9. i ; ... 
aJiquid de aliquo, Aie. li, 2 ; avec 
le double ace. (gr. 286) proclamer, 
exalter comme : ... aliquem libera- 
torem patriae, D. 10. 2. 

Prae-dico, dïxi, dictum, 
3. tr. — \. prédire, annoiuer d'* avan- 
ce : ... fiitura (esse), A. 16. 4. — 
. II. recommander, enjoindre, ordon- 
ner : ... alicui ut, Dat. 9. 4 ; ... ut 
ne, Them. 7. 3. 

Praediutn, 1, n. (praes), bie7is 
immeubles, propriété, terre :... rusti- 
cum, A. 14. 3 ; praedia hortosque 
habere, Cim. 4. i. 

Praedo, ônis, m. (praeda), 
brigaïui: maritimus, Them. 2. 3, 
pirate. 

Praedor, i. n. (praeda), 7fez>^ 
du butin, piller: exire praedatum 
(gr. 503), Aie. 8. 6. 

Praef ectura, ae, f. (praeficio, 
gr. 156), préfecture, comniande- 
vient. Par praefeeturae on dési- 
gnait les commandements, les fonc- 
tions que pouvaient conférer les 
consuls et les préteurs soit dans 
l'armée, soit dans l'administration 
des provinces : A. 6. 4. Cf. praetor. 
Praefectus, i, m. (praeficio) 



— I. chef, commandant, général: 
Eum. 13. 2;R. I. 5J"' regius, M. 4. 
2; Ag. 2. 3; ... régis, Con. 2. 4j 
... Antigoni, Eum. 5« 7» ••• equi- 
tum, D. 5. I ; ... custodum, Eum. 
II. I; ... fabrum, A. 12. 4; ... 
elassis, L. 4. i; ou si l'on considère 
praefectus comme participe, ... 
classi, Tim. 2. i, Con. i. i, ami- 
ral. — II. satrape: ...régis. Aie. 
5. 2; ... Lydiae, Dat. 2. 5« Le 
commandement des troupes était 
confié ordinairement mais pas ex- 
clusivement aux satrapes. En par- 
lant des Perses, Nép. désigne par 
praefecti, tantôt les satrapes, tan- 
tôt les généraux en y comprenant 
les satrapes. 

Prae-fëro, tiili, lâtum, 
ferre, préférer, donner la préfé- 
rence: absolument, H. 13. 14; 
... aliqm alicui, Thr. l. i. 

Praefïcio, fëci, fectum," 
3.tr. (prae, facio, gr. 194) — I. pré- 
poser, mettre à la tête, créer général. 
Aie. 5. 4; ... aliqm classi, M. 4. 
I ; ... exercitui, Iph. 2. 4 ; Ep. 7. 
I; ... parti Asiae, Eum. 3. 2. — 
II. charger d^une affaire : ... aliqm 
alicui rei, Dat. 2. 3. — III. placer^ 
poster: . . . certos qui non discedant, 
D. 9. I. — Cf. praefectus. 

Prae-fïnio, 4- tr., déterminer 
d'avance, régler, fixer: Ep. 7- 5* 
Praemium, i, n.,récof?ipense: 
... proponere, Ag. 3. 2; ... victo- 
riae alicui tribuere, M. 6. i; ali- 
cui praemio (gr. 307) esse, Paus. 
4. 6 ; H. 10. 6 ; proscriptos prae- 
miis (gr. 367) conquirere, A. II. I. 
Prae-n untio, i . tr . , annonce* 
d'avance, informer, prévenir: Eum. 
9. 4. Cf. de. 

Prae-occupatiOj ônis, f. 
(prae-oeeupo, gr 156), occupation 
préalable: Eum. 3. 6. 

Prae-OCCU.pO5I.tr. — I. PR. 
s'emparer le premier de, se retuîre 
maître de, occuper: .'. . saltum, Dat. 
7. 2; ... Macedoniam, Eum. 2.4. — 



VOCABULAIRE. 



I9Ï 



II. FIG. prévenir^ devancer : ... 
aliqm, D. 4. i. 

Prae-opto, i. tr., choisir de 
préférence^ préférery aimer mieux: 
A. 12. I. 

Prae-pôno, posui, posï- 
tum, 3. tr. — A. PR. placer avant. 

— B. FIG. — I. préposer, mettre 
à la tête, donner le commandement: 
... triginta tyrannos, Thr. i. 5. 

— II. préférer: ... Ijonam existi- 
mationem regno, Ag. 4. 3. 

Praes, praedis, m., caution, 
répondant : A. 6. 3. Cf. manceps. 

Prae-scrïbo, scripsi, scri- 
ptura, 3. tr., prescrire, ordonner: 
A. 22. 4. 

Praesens, ntiSjadj.(praesum), 
pari. — I. d'un ïa-e.\j , présent : ... 
amicus, A. 1 2. 5 ; de aliquo prae- 
sente quaestionem habere, Aie. 4. 
I ; praesente vulgo agere, 8. 2j his 
praesentibus desinere, Them. 6. 4, 
praesentibus principibus, H. 9. 3, 
ea présence de. — II. du temps, 
actuel, du moment: ... bellum, 
Them. 2. i; ... tempus, Ag. 8. 4. 
D'où in praesentij sous-entendu 
tempore. Aie. 4. 2, A. 12. 5, pour 
le m.oment, dans les circonstances 
acttielles. Cette expression se re- 
trouve dans C. Fam. 2. 10. 4; L. 
34- 35. II. 

Praesentia, ae, f. (praesens, 
gr. 166), présence: ... in praesentia, 
M. 7. 6, Them. 8. 4, Aie. 10. 5, 
ou in praesentiarum, qu'on éerit 
aussi impraesentiarum (-= in prae- 
sentia rerum), H. 6. 2, pour le 
moment, en ce momettt. Cette der- 
nière expression empruntée au lan- 
gage populaire se retrouve dans 
Cat. R. R. 144. 4j Auct. ad. Her. 
2. II. 16; Tac. A. 4. 59; et peut- 
être dans Cic. Inv. i. 31. 49. Sie- 
belis, Rœrsch et Freund pensent 
que dans l'expression in praesentia, 
il faut voir l'ace, neutre de praesens 
pris substantivement. Nous préfé- 



rons l'explication donnée paï 
Haacke, Koch, etc. 

Praesertim, adv., surtout: M» 
8. 2; Aie. 5. 2. 

Praesidium, i, n. (praesi- 
deo) — A. protection, assistance ': 
alicui praesidio esse (gr. 307), Con. 

2. I, Ag. 7. 2, A. 10. S, secourir, 
protéger qqn ; ... (gr. 308) profi- 
cisei, Ag. 3. 5, aller au secours; non 
satis in eo praesidii putabatur, Tim. 

3. I, on ne se croyait pas assez sûr 
avec lui. — B. terme mil. — I. 
SOLDATS, qui protègent — a). UNE 
POSITION, une ville, garnison: prae- 
sidium ponere. Aie. 4. 7 j . . • ex 
arce pellere, Pel. 3. 3; ... expel-- 
1ère, Ep. 10. 3; praesidia interfi- 
cere, M. 4. x; ... depellere, PauSi 

2. I ; regiones praesidiis oecupare, 
Ag. 3. 4. — b). UN CONVOI, un 
homme, garde, escorte: alicui prae- 
sidium dare, Ep. 4. 5; Them. 8. 5> 
... mittere, A. 10. 4; sine praesidio 
venire, Tim. 4. 3; Dat. 2. 3. — 
c). UNE ARMÉE, troupes de réserve, 
réserve: se recipere intra praesidia» 

H. II. 4. — II. LIEU QUE l'on 

PROTÈGE, poste: in praesidio essCj 
Timol. I. 4; ex praesidiis alicujus 
eflugere, Eum. 2. 5, hors du camp. 
Praestans, ntis, adj. (prae- 
sto), qui se trouve en avant. D'où 
FIG. remarquable, distingué, pari. 

— I. de PERSONNES : ... usu sa- 
pientiaque, Tim. 3. 2; ... cum 
claritate tum usu beïli, Eum. 3. 4» 

— II. de CHOSES : ... prudentia. 
Aie. 5. I. 

PraestitiiCj ni, ùtianij 3. tr. 
(prae, statuo, gr. 194) , fixer 
d'avance, détermifier: Ch. 3. l. 

Prae-sto, stïti, stitum, i. 
tr., se trouver devant. D'où FIG. — 
I. surpasser, Remporter sur (gr. 
311): aliquem aliqua re, Ep. 6. l; 
R. 3. S; H. I. l; A. 3. 3; 18. 5^ 
. . . alicui aliqua re, Ch. 4. 3 ; Ag. 

3. 3. La première construction est 
fréquente dans Liv; Cic. et Cési 



192 



VOCABULAIRE. 



n'emploient que la seconde. Chez 
Cic. praestare aliqm signifie répon- 
dre de qqn,, le défendre. — II. 
faire, exécuter, rendre, acco?nplir: 
Them. lo. 4;Cim. i. 4; 3. 3; Eum. 
13. 3; ... officia, M. 2. 3; A. 4. 
3; 8. 4; ... officium suum, A. 9. 4; 
quod poUicitus erat praestitit, Thr. 

3. 3; poUiceri quod praestare non 
posset, A. 15. i; in fidem recipere 
et eam praestare, Them. 8. 4; ... 
amicitiae fidem, Ph. 2. 2, faire 
preuve de fidélité à l'amitié. 

Prae-sum, fui, esse, être 
devant, d'où être à la tête, coi7iman- 
der, gérer, diriger: ... potestati, 
Cat. 2. 3 ; ... tantis rébus, Ar. 3. 

2 ; ... majoribus rébus, Dat. 2.1 j... 
exercitui, M. 4. 4 ; Iph. 1.2; Ph. 
I. I ; ... armatis, Ph. 2. 5; ... regiis 
opibus, Con. 4. 3 ; ... Sardibus, 5- 

3 ; ... insulis, I. l ; ... equitatui, 
H. 3. i; ... alae equitum, Eum. 
13. 1. Nép. emploie 27 fois praesum 
avec le dat. — sans dat., avoir le 
C07nmandeinent, cotnmander : Ch. 

4. I. 
Praeter, prép. avec l'ace, (gr. 

381) — I. devant, le long. — II. 
au-dessus, de préférence à: praeter 
ceteros, A. l. 4. — III. contre: 
... opinionem, M. 2. 5 ; plures 
praeter consuetudinem, H. 12. 4, 
plus que de coutume. — lY. — a), 
hormis, à V exception, excepté, excep- 
tant : Aie. 3. 2 ; 8. I ; Thr. 3. i ; 
D. 5. 5;Ep. 3. 4;R. I. l; H. 3. 

4 ; A. 14. 3; praeter Plataeenses, 
M. 5- !• — b). sans tenir co?npte, 
abstraction faite, sans parler, outre: 
p. I. 2 ; A. I. 3 ; 2. 4 ; praeter eos 
libres, A. 16. 3. — c). de préférence 

- à, plutôt que : praeter ceteros, Ar. 
I. 4. 

Praeterea, adv., en outre, de 
plus : Aie. 3. I ; D. i. 2 ; Pel. 4. 
2 ; Eum. 4. 3 ; R. 3. I ; H. 4. 4 ; 
A. 15. 3- 

Praeter-eo, ivi ii, ïtum, 



passer, passer outre : Dat. 7. 3. 
D'où pari, du temps, /ojj^r, s^ écou- 
ler : praeteriit dies, Ag. 3. i.— II., 
FIG. TR. (gr. 281), passer sous si- 
lence: ... gravitatem, Paus. 4. 3 ;... 
factum, L. 4. i ; ... Hamilcarem, 
R. 3. 5 ;aveclaprop. inf. : ... eum 
(esse) solitum, A. 13. 6. 

Praeter-mitto, mïsi, mis- 
sum, 3. tr. — X. laisser passer, ai ovl 
— II. omettre, négliger: ...facere, 
Cim. 4. 3. Parmi les autres clas- 
siques, Ces. seul, B. C. 2. 39. 3, 
emploie praetermittere avec l'inf. 
L'expression ordinaire serait : in- 
termittere, C. Att. 11. 10. 2 ; Div. 
2. I. I, ou : omittere, C. Br. 76 ; 
Sali. J. 35. 8. — III. passer sous 
silence: ... nihil, Ep. i. 3. 

Praeter-quam, 2A\., excepté, 
hormis : A. 21. 3. 

Praetor, ôris, m. (praeitor de 
praeeo), chef, commandant — I. 
fonctionnaire civil, gouverneur : 
... creare, Thr. 3. l. — II. fonc- 
tionnaire MILITAIRE à Athènes, 
traduction du mot grec <rTpaTTi7<Js, 
général, commandant, stratège : M. 
6. 3 ; Them. 2. l ; Ar. 2. l ; Aie. 
5. 3 ; 8. I ; Thr. 4. 4 ; Con. r. l ; 
Tim. 3. 2 ; Ep. 7. 4 ; domi créant 
decem praetores, M. 4. 4. On choi- 
sissait chaque année dix stratèges à 
Athènes. Dans H. 7. 4, praetor 
est sjmon)Tiie d'imperator. — III. 
fonctionnaire civil a Rome, pré- 
teur. Le préteur était le premier 
magistrat après les consuls ; il était 
en quelque sorte leur collègue et les 
remplaçait en leur absence. Il ju-- 
geait sans appel toutes les affaires 
civiles. En entrant en charge, il 
publiait un édit qu'on affichait au 
forum et où il fixait les règles qui 
le guideraient dans l'exercice de ses 
fonctions. La préture fut créée en 
366. Il n'y eut d'abord qu'un pré- 
teur. Dès 247 on en choisit un 
second ; Sylla porta leur nombre à 



îre, aller le long de. D'où — I. N. J 8 et César permit d'en créer jusqu'à 



VOCABULAIRE. 



193 



16. D'abord les préteurs pouvaient 
gouverner des provinces ; depuis 
Sylla, ils ne se rendirent en province 
qu'après une année de charge et 
prenaient alors le titre de propré- 
teur. Parfois praetor est mis pour 
propraetor : H. 4. 3 ; Cat. l. 4. 
Les consuls et les préteurs choisis- 
saient pendant leur année de charge 
les fonctionnaires qu'ils voulaient 
plus tard amener avec eux dans 
leur province. Delà les expressions: 
consulum praetorumque prae- 
fecturae, assecla praetoris, A. 6. 
4, désignent les consuls et les pro- 
consuls, les préteurs et les propré- 
teurs. Ce sens est assez fréquent. 

Praetorius, a, um (praetor 
gr. 172) — I. ADJ. de préteur, pré- 
torien. — II. suBST. praetorius, 
i, m., ancien préteur : A. il. 2. Cf. 
praetor. 

Praetûra, SL&^^.tpréture, charge 
du préteur : Q.2X. 3. 4. Cf. praetor. 

Precor, i. tr. (preces), detfian- 
der, solliciter: Timol. 5. 3. 

Preiuo, pressij pressum, 
3. tr. — A.PR. presser. — B.FIG. — I. 
terme mil. , presser, serrer de près : 
premere adversarios, H. 11. 5; 
premi a'Scythis, M. 3. 3 ; ... bello, 
Tim. 3. I ; ... ancipitibus locis, 
Dat. 7- 3» De là au pass., avoir 
à faire face: ... ancipiti periculo, 
Them. 3. 3. — II. presser, ettgager 
fortement, pousser: ... ad exeundum, 
Ag. 6. I. — III. tourmenter affli- 
ger : valetudine premi, H. 4. 3. 

Pretiôsus, a, um (pretium, 
£?■• ^7S)j précieux, de grand prix : 
A. 12. 3. 

Prex, précis, ï., prière: D. 
2. 3 ; A. 22. 2. Ce mot n'est guère 
usité au sing., si ce n'est à l'abl. 
. 'Pv\ô.\Çi^zA\., la veille: ... Ca- 
lendas Apriles (gr. 365), A. 22. 3, 
31 mars. 

Prinao, primum, primus, 
cf. prior. 



Princeps, cïpis,adj.et subst., 
le premier, pari. — I. DU TEMPS, 
le premier, d^ abord, avant tous~les 
autres: princeps bellum his indixit, 
Thr. I. 5î principes reges fuerunt, 
Ag. I. 2; principem alicujus tel 
esse, Eum. 13. 3, A. 8. 3, commen- 
cer qqche. — II. DE LA VALEUR 
intrinsèque, le premier, le pltts 
remarquable, le principal: . . . phi- 
losophorum, A. 17. 3 ; ..7 consilii, 
A. 8. 2, le premier dans une assem- 
blée délibérante, le conseiller prin- 
cipal. Cf. convictus. — III. DU 
RANG, delà position, le premier, ce- 
lui qui est à la tête, le chef, le maître: 
... factionis, Pel. l. 4 ; ... ordinis, 
A. 8. 3 ; ... urbis, orbis terrarum, 
20, 5; ... Graeciae, Pel. 2. 4 ; Ep. 
5. 4; persona principis, l. 2; aliqm 
principem ponere in aliqua re, H. 
2. 6. De là, principes, um, 
m., les principaux citoyens, les 
grands, les gens haut placés : M. 3. 
I ; Them. 8. 3 ; Cim. 3. l ; Ch. 3. 
4 ; praesentibus principibus, H. '9. 
3 ; principibus par, A. 3. i ; ... 
civitatis, 19. 2. 

PrincipàtuSj us, m. (prÎA- 
ceps) — I, premier rang, préemi' 
nence EN général: ... eloquen- 
tiae, A. 5. 4. — II. le premier 
rang, la plus haute influence DANS 
l'État, la plus haute dignité: ... 
concedere, D. 6. 3 ; de principatu 
contendere, Ar. l. l ; ad principa- 
tum pervenire, Cim. 2. l ; princi- 
patum obtinere, Cat. 2. 2. — III. 
préétninence, premier rang dans des 
ÉTATS FÉDÉRÉS, domination d^ùn 
état sur les autres, hégémonie 
(■^7e|JioviIa):certamen de principatu, 
Them. 6. 3 ; principatum imperii ~ 
maritimi concedere, Tim. 2. 2, 
l'hégémonie sur mer. Les états grecs 
étaient politiquement indépendants 
les uns des autres. S'il s'agissait de 
déclarer la guerre ou de faire la 
paix au nom de toute la fédération, 
la question se débattait dans une 



194 



VOCABULAIRE. 



assemblée générale où chaque état 
émettait son vote. L'état qui diri- 
geait, qui avait l'hégémonie, prési- 
dait en quelque façon les délibéra- 
tions, levait l'argent nécessaire, 
décidait quelle partie du contingent 
en hommes se mettrait en cam- 
pagne et envoyait des généraux en 
chef pour les commander. 

Principia, ôrum, n. Prin- 
cipia désignait chez les Romains 
une place libre au milieu du camp, 
en face de la tente du général et 
des principaux officiers. C'est là que 
se trouvaient les autels (arae), les 
enseignes (signa), le tribunal (tri- 
bunal) ; c'est là que se rassemblaient 
les soldats et qu'on décidait les 
aflfaires d'intérêt commun. Les Grecs 
n'avaient pas une méthode de cam- 
pement aussi déterminée que les 
Romains. Nép. désigne donc par le 
mot principia, l'endroit du camp 
grec qui correspondait plus ou moins 
aux principia du camp romain : 
quartier général, lieti (V asse?7iblée 
pour les troupes : Eum. 7- i • 

Prior, us, superl. primus, 
a, um (gr. 52). — A. PRIOR, 
précédent, le premier en parlant de 
deux, se dit de la succession — I. 
dans le temps, le preitiier, d! abord, 
précédent : qui prior impugnare 
voluit, Thr. 2. 6 : ... consulatus, 
Cat. 2. 2\le premier, celui qu'on a 
nommé le pretJiier : quarum..., D. 
I. l; ... horum, R. l. 2; V Ancien 
opposé au Jeune : Dionysius prior, 
D. I. 3. — II. dans l'espace, 
précédent, de devant : priores pedes, 
Eum. 5. 5. — De là l'adv. prius, 
avant, auparavant, cf. priusquam, 
^— B. PRIMUS, lepremier, pari. — I, 
DU TEMPS, le premier, d^ abord, au 
com7fieitcejfient de (gr. 219. 2) : . . .gra- 
dus, Them 2. l ; manus quae prima 
prostravit, Pel. 4. 2; primus Leon- 
natus Macedoniam praeoccupare 
destinavit, Eum. 2. 4 ; prima nocte, 
9. 3, à l'entrée de la nuit; primo 



quoque tempore, M. 4. 5, aussitôt 
que possible. — II. de l'espace, 
le premier, de devant : .... locus 
aedium,"Pr. 6. — III. Du rang, 
le premier, le plus remarquable, le 
plus distingué : eum primis aetatis 
suae comparari, Iph. l. i. — In 
primiSj cf. itnprîrais. — De là 
l'adv. primum — l.pour la pre- 
mière fois : Them. 3. 2 ; Cim. 2. 2 ; 
Tim. 2. 2î Ag. I. 2. — II. pre- 
miire77ient, dabord, en particulier 
dans les énumérations : Thr. l. 3î 
Con. 3. 2; Dat. i. i; 2. 3. -r-r 
III. quam (gr. 592)primum, Eum. 
6. 4, le plus tôt possible. — IV. cum^ 
primum, Timol. 3. 4, dis que. — 
De là encore primo, d^ abord, _ 
da7is lepriiicipe : Them. 6. 5 ; Dat. 

3-4- 

Pristïnus, a, um, . d autrefois, 
ancien. SUBST. pristinura, i, n. , 
pre77iier état : Thaol. l. l. 

Prius, cf. prior. 

Prius-quain,conj., avant que, 
avant de. Prius et quam peuvent 
être séparés par un ou plusieurs 
mots. A l'époque classique prius- 
quam n'est jamais suivi du futur 
simple ; on ne cite que quatre exem- 
ples de l'imparf. tous tirés de Liv. , 
et un seul exemple de l'emploi du 
pi. q. pft (C. pro domo 30) de l'ind. 
On trouve assez rarement le futur 
antér. de l'ind. et le pi. q. pft du 
subj. Les temps régulièrement em- 
ployés sont donc le présent et le 
parft de l'ind., le prés., l'imparf. et 
le parft du subj. — A. Comme les 
autres classiques, NÉP. se sert de 

l'iNDIC. — I. DU PRÉSENT (gr. 

428) avec le sens du futur dans les 
formules d'introduction : de hoc 
priusquam scribimus, Ep. l. I. Cic. 
et Sali, emploient aussi dans ce cas, 
quoique plus rarement, le subj. 
prés. — II. Le parfait histori- 
que (gr. 429). On doit l'employer 
lorsque dans la narration la prop. 
principale est NÉGATlVE,qu'elle est 



VOCABULAIRE. 



195 



à- un TEMPS HISTORIQUE et qu'il 
n'y a ni relation de but ni discours 
indirect : Ep. 9. l ; 9. 2; non prius 
bellare destitit quam urbem eorum 
obsidione clausit, 8. 5. Chose assez 
singulière, Nép. n'emploie l'ind. 
que dans la vie d'Ep. — B. SUBJONC- 
TIF. — I. Si la prop. principale se 
trouve à un temps passé et est 
POSITIVE, l'écrivain emploie soit 
le parf. historique pour indiquer une 
simple relation de temps, soit l'im- 
parfait ou le pl.-q.-pftdu subj. pour 
marquer l'enchaînement des faits. 
Priusquam se construit alors de la 
même façon que cum temporel. On 
ne cite aucun passage de Cic. ni de 
Gés., où priusquam avec le subj. 
marque l'enchaînement des faits; 
cette construction est régulière chez 
Liv. et toujours employée par Nép. : 
"Aie. 3. 2; Cat. I. I; A. 21. 4; in- 
terfuit pugnae navali apudSalamina, 
quae facta est prius quam poena 
liberaretur, Ar. 2. i. — II. Comme 
les autres classiques, Nép. emploie 
l'impft du subj., plus rarement le 
pi. -q. -parf. (seulement dans : Them. 
7. 3; Paùs. 4. 3; D. 8. 5; Iph. 2. 
5; Ep. 3. 3), quand la proposition 
subordonnée exprime le but vers 
lequel tend l'action du verbe princi- 
pal ou bien quand eUe dépend d'un 
subj. ou d'un inf. (gr. 465). — A. Le 
verbe principal peut être négatif: 
— a), la prop. subordonnée exprime 
le BUT : Them. 8. 4 ; Ch. 2. 2 ; Ep. 
3. 3. — ^^. la prop. subordonnée DÉ- 
PEND d'un subj. ou d'un inf. : Them. 
7. 3; Paus. 4.3; D. 8. S; Iph. 2.5. 
— B.plus souvent le verbe principal 
est POSITIF. — a).\z. prop. subordon- 
née exprime le but : Dat. 11. 3; 11. 
5; Ep. 3. 6; Ag. 3. 2; Eum. 3. 6; 
H. 7. 6j II. I. — b). la prop. subord. 
DÉPEND d'un subj. ou d'un inf. : M. 

5. 4; Dat. 6. i; Ag. 2. 2; Eum. 8. 

6. — Dans les prop. subordonnées 
dépendant d'un inf. ou d'un subj. il 
peut y avoir en même tempsune 



idée de but. (Cf. Dr. H. S. II § 
512; Lup. Spr. § 82.) 

Privâtus, a, um — I. qui 
copcerne un particulier, et non 
l'État, privé, personnel : ... res, 
Aie. 3. 3; Timol 4. I, affaires, 
intérêts privés; ... aerarium, A. 8. 
3; . . . judicia, Them. i. 3 ; locus sive 
privâtus sive publicus, 6. 5, pro- 
priété privée ; privatum non publi. 
cum consilium, Pel. i. 2. — II. 
qui n'est revêtu d'aucune charge 
publique, privé : amici privatique 
hospites, Tim 4. 2, des hôtes non 
revêtus de charges pubUques, en 
opposition avec le tyran Jason et 
les hommes d'Etat. De là subst. 
privâtus, i, m. , simple particulier^ 
citoyen qui n'est pas revêtu — a). 
d'une fonction CIVILE : Aie. 3. 4. 
Ag. 4. 2; 7. 4; R. I. 2; privâtus in 
urbe mansit, Cat. 2. 2. — b). d'un 
commandement militaire, simple 
soldat, sans comTnandement : erat 
privâtus in classe, Ch. 4. l; ... loço 
militis, Ep. 7. i. — c). du POUVOIR 
SUPRÊME : M. 8. 2; privâtus Syra- 
cusis vixit, Timol. 3. 4. 

Privignus, i, m., fils d'un 
premier lit, beau-fils : Aie. 2. i ; 
A. 19. 4. 

Privo, I. \x., priver, dépouiller: 
... urbem commeatu, M. 7. 2; ... 
civitatem commeatibus, Ph. 2. 4; 
... aliqm auxilio, Ep. 6. 4; ...vita, 
R. 3. 4- , 

Pro, prép. avec l'abl. (gr. 382), 
sert à marquer — ^A.le lieu, devant. 
— B.LA PROTECTION en faveur de, 
dans T intérêt de, pour la défense de, 
pour .'Tpro sedicere, M.7. S;pro liber- 
tate loqui, pugnare, Thr. 2. 4. — C. 
LA SUBSTITUTION — I. au lieu de, 
à la place de : pro aliquo pecuniam 
solvere, Cim. i. 3; peltam pro 
parma facere, Iph. l. 3; pro loricis 
sertis linteas dare, l. 4. — II. en 
guise de, pour, comm,e : pro noxiis 
concidi, D. lo. i ; pro perfuga pro-. 
ficisci, Dat. 6. 4. — III. pour prix 



196 



VOCABULAIRE. 



de, en échange de, pour ;pro meritis 
gratiam referre, Them. 8. 7; ... 
honoris coronam dare, Thr. 4. i ; 
pro patriae caritatedivitias accipere, 
Ep. 4. 2. — D. LA CONFORMITÉ, 
selon, d'après, stdvant, en proportion 
de, conformément à : Cat. i. 3; pro 
opinione, Thr. 2. 4; pro facultati- 
bus, Ep. 3. 5 ; aliqm pro dignitate, 
pro pristina amicitia efFerre, Eum. 
4. 4; pro dignitate vivere, A. 2. 2. 

Probabïlis, e (probo, gr. 170), 
qui peut être approuvé, capable, 
estimable, passable, supportable : ... 
orator, Cat. 3. i. 

Probàtus, a, um — I. part. 
de probo. — II. adj. agréable, cher 
à: Them. i. 2. 

Probo, I . tr. , approuver, agréer, 
accepter: ... consilium, Them. 2. 8; 
D. 8. 3; A. 21. 6; ... librum, L. 4. 
2; ... rem, Dat. 6. 5; li. i; ... 
factum, Timol, l. 5 ; ... aliqm 
auctorem, Them. 10, 4, accepter 
comme autorité, se ralher à 
l'avis. De là probandus, a, um, 
justifiable, louable: Con. 5- 2. 

Procacïtas, âtis, f- (procax, 
gr. 166), insolence, inpudence, ef- 
fronteHe: Timol. 5. 2. 

Pro-cëdo, cessi, cessum, 
3. n. — A. PR. aller en avant. — B. 
FIG. pari. — I. DU TEMPS, s'avan- 
cer: nox processit, Pel. 3. 3. — II. 
d'entreprises, avoir U7ie issue, 
réussir: ... minus prospère, Dat. 
6. I. 

Procella, ae, f. — I. pr. teni- 
pête. — II. FIG. troubles, orages 
politiques: A. 10. 6. 

Procles, is, ou i, m. (IIpoK- 
XtÎs), Proclès. Cf. Eurysthenes et 
App. I. 

Proclîvis, e (pro, clivus), — 
I. PR. gtii est en pente douce. — II. 
FIG. aisé, facile: Tim. 3. 4. 

Pro-creo, i. tx., produire, en- 
gendrer: ... cives, Ep. 6. 2; ... 
ex aliqua filios, filias, D. I. i; ... 



liberos, Ep. 6. 2; R. 2. 3. Avec ce 
verbe le nom de la mère est toujours 
précédé d'une prép. On emploie 
d'ordinaire ex, rarement de. 

Procul, adv., au loin, loin^ à 
qque distance, de loin. Ce mot ré- 
pond aux questions — I. ubi : ... 
abesse, Dat. il. 3;...lucusincensus 
est, M. 7. 3; procul ab insula navem 
tenuit, Them. 8. 7; procul ab eo 
loco corpus infoderunt, Paus. 5. 5j 
procul in praesidio fuit, Timol. i. 
4. — II. QUO: procul digressus a 
suis, Pel. 5. 4. — III. unde: eum 
procul conspiciens ad se ferentem, 
Dat. 4. 5- 

Procuratio, onis,f. (procure, 
gr. 156), administration: A. 3. 2; 
procurationem reipublicae populo 
reddere, _ Thr. 3. i; ... fugere, A. 
15. 3, fuir les fonctions publiques. 

Pro-ctiro, I. tr., avoir soin de, 
soigner: ... sacra, Them. 2. 8; ... 
negotia, A. 15. 3. 

Prodeo, ii, ïtum, îre, 4. n. 
(pro, eo), s'avancer, venir, se mon- 
trer, paraître: ... in scaenam, Pr. 
5; ... in publicum. Aie. 3. 5 ; ... in 
contionem, Them. i. 3, paraître 
comme orateur dans l'assemblée du 
peuple. — Pour prodisset, cf. redeo. 
Proditio, ônis, f. (prodô, gr. 
156), trahison : proditionis suspî- 
cio, Ph. 4. I; proditionis accusare, 
M. 7. 5; Tim. 3. 5 ; ... damnare, 
Them. 10. 3. 

Prodïtor, ôris, m. (pro_do, 
gr. 155), traître : Dat. 6. 8. 

Prodo, dïdi, dïtum, 3 tr. 
(pro, do) — I. livrer, rejjiettre 
à un ennemi, trahir: . . . supplicem, 
Them. 8. 5; ... Piraeum Nicanorî, 
Ph. 3. 4; ... aliqm, Paus. 4. 6; Ph. 
2. 3. — II. pari, d'un écrivain, 
livrer, transjnettre : memoriam de 
re, H. 8. 2; ... memoriae, Iph. 3. 2; 
. . . memoriae de aliquo. Aie i . l ; . . . 
memoriae aliquid, H. 13. 3 ; avec la 
prop.inf.(gr.484) : memoriae prodi- 
dit ossa ejus (esse) sepulta, Them, 



VOCABULAIRE. 



197 



10. 5; ... haec fuisse scripta, Paus. 
2. 2. 

Pro-dûco, cLùxi, ductum, 
3.tr., conduire en avant. D'où — I. 
mener ^ conduire: ... exercitum in 
aciem, M. 5. 4. — II. attirer, 
amener : ... aliqm dolo in proelium, 
H. 5. 3. — 111. prolonger: ... vi- 
tam, A. 21. 6. 

Proelium, i, n., bataille, com- 
bat: ^^p.^. 4; H. 4. 4; ...terrestre. 
Aie. 5. S; ... apud Plataeas, Paus. 
1. i; ... apud Salamina, Them 9. 3; 
... facere, H. 10. 5 ; Timol. 5. i ; 
... committere, M. 5. 4; 6. 3; H. 
lï. 3; in proelium deducere, H. 11. 
l; ... producere, 5. 3; ex proelio 
excedere, Eum. 4. 2. 

Prof anus, a, um (pro, fa- 
num) qui n'est pas dans l'enceinte 
sacrée, non consacré à la divinité, 
profafie: Them. 6. 5. 

Profectio, ônis, f. (proficis- 
cor, gr. 156), départ, expédition: 
Pel. 3 2. 

Profecto, adv., certes, en réa- 
lité, à la vérité: Pel. 2. 3. 

Pro-fëro,tùli,lâtuin, ferre, 
3. tr. — I. faire sortir, tirer: . . . 
telum, Dat. 11. 4. — II. produire, 
citer: ... testimonium, Tim. 4. 2; 
Ep. 4. 6. — III. faire connaître, 
mentionner: ... unam rem, L. 2. i. 

Profïcio, fêci, fectum, 3. 
n. (pro, facio), avancer, faire des 
progrès, effectuer: .. .Xify&rtisAXxïiQ., D. 
5. 2; Eum. 10. I. 

Proficiscor j f ectus sum , 

3. n. — I. partir, s'en aller, aller: 
proficiscens, A. 4. 2, à son départ; 
solus profectus est, Them. 6. 5; ... 
classe,M.i.4;...navibus, 1.5, mettre 
à la voile, s'embarquer; ... in His- 
paniam, H. 2. 3; ... venatum, Dat. 

4. 4, aller chasser; ... in exsilium, 
A. 8. 5; ... ad aliqm, 7. l. — II. 
TERME MIL. marcher, se mettre en 

- campagne, se diriger, aller: . . . eo eum 
exercitu, Pel. 5. 3; ... ad bellum, 
-Tim. 3. 2; ... Romam, H. 5. l; ... 



contra barbares, Eum. 3. 5j ... 
Aegyptum oppugnatum ad versus 
Ptolemaeum, 3. 2; ... imperium 
oppugnatum, D. 5. 3; ... Nectenc 
bin adjutum, Ch. 2. i j ... alicui 
(gr. 308) auxilio, Tim. l. 3 ; ... 
subsidio, Iph. 2. 5; ... praesidio, 
Ag. 3. 5' — III' "venir de, partir 
de: ...fab Atheniensibus, M. 2. 35 
... ex civitate, Con. 3. 4; ... unde, 
Tim. 3. 4. — TV. venir de, émaner^ 
provenir: ... a parente, A. 9.4. — 
Pour les supins oppugnatum, etc., 
cf. App. I. 

Profiteor, fessus sum, . 
tr. (pro, fateor, gr. 194), reconnaî- 
tre hautement, déclarer, avec la 
prop. inf. : Them 7. 4; ... se regem 
quaerere, H. li. 2. 

Proflîgo, I. tr., abattre. D'où 
— I, battre, défaire complètement: 
M. 5. 5; H. 4. 2; ... hostes, 2. ij 
Dat. 6. 8; ... équités, Eum. 4. 3. — • 
II. \détruire, ruiner, anéantir: ... 
opes, Pel. 2. 3. 

Pro-fûgio, fûgi,fugïtum, 
3. n. — I. s'enfuir: ...ex urbe, A. 9i 
3;...domo, H.8. l. — ll.se réfugier^ 
chercher un refuge: ... in Syriam, H. 
7. 6. 

Progenies, ëi, f. — I. descen- 
datzce, postérité: Ag. i. 2. — II. 
rejeton, descendant: Cim. i. 4. 

Progenïtor, ôris, m. (progi- 
gnere, gr. ï$^), aïeul, ancêtre' ...ma- 
jorum suorum,Ag. 7. 4, le premier 
de ses ancêtres. Ce mot semble 
n'être employé que par les poètes. 

Progrëdior, gressus sum, 
3. n. (pro, gradior), aller en avant, 
avancer: Them. 3. l; Ch. i. 2. 

Progressus, us, m., (progrë- 
dior, gr. 156) — I. PR. action d'avan- 
cer. — II. ^IG. progrès: Cat. 3.2.' 

Prohïbeo, 2. tr. (pro, habeto, 
gr. 194), tenir loin de, d'où em- 
pêcher :Thx. 3. 3; ... aliqm transitù 
(gr. 327), H. 3. 4 ; prohibere Athe- 
nienses aedificantes, Them. 6. 2, 
les empêcher de se mettre à bâtir ; 



198 



VOCABULAIRE. 



avec rinf. (gr. 483) : ...persequi^ Pr. 
8. — Cic. et Ces. construisent ce 
verbe avec ah ou avec l'abl. sans 
prép. Avec prohibere l'inf. n'est 
pas rare dans Cic; il est ordinaire- 
ment employé par Liy. et toujours 
par Ces. Cf. B. G. 2. 4. 2; 4. 24. ij 
7. 17. I. Ne, quominus, quin sont 
classiques aussi. Dans Liv,, ne est 
rare, quominus et quin semblent ne 
se rencontrer qu'une fois. Avec 
impedire, au contraire, l'inf. est fort 
rare et semble ne se trouver que 
deux ou trois fois dans Cic. 

Projïcio, jëci, jectum, 3. 
(pro, jacio, gr. ig^.), Jeter en avant, 
d'où mettre en avant : projecta 
hasta, Ch. 1.2, la lance en arrêt. 

Pro-inde ,adv. , ^ £»ww<î.'proinde 
ac (gr. 585) si, suivi du subj. (gr. 
443): L. 2. 2; Aie. 6. i; 6. 4. 

Pro-labor, lapsus sum, 3. 
n. — I. PR. glisser en avant. — 
II. FIG. totfiber en ruine: A. 20. 3. 

Pro-mitto, mïsi, missura, 
3. tr., laisser aller en avant. D'où 

— FIG. I. laisser croître: barba 
promissa, Dat, 3. l, longue. — II. 
promettre: K.\$. i. 

Promptus, a, um, disposé à, 
prompt à, qui a de V aptitude : ... 
in rébus gerendis, Them. i. 4, — 
II. prêt à agir: prompta voluntate 
esse, D. 9. 6. 

Pro-nuntio, i. \x. —\. pro- 
çla7ner,publier:... palam, Ag. 3.4. 

— II. réciter, déclamer: ... excel- 
lenter, A. i. 3; ... poemata, 4. i. 

Propàgo, gïnis, f. — I. pr. 
marcotte, bouture. — II. FIG. re- 
jeton, lignée, et au plur. arbre 
généalogique: A. 18. 2. Ce sens ne 
se rencontre guère qu'en poésie. 

Propâgo, I. tr. — I. sk. pro- 
pager par boutures. — II. FIG. 
agrandir, étendre: Ham. 2, 5» 

Propatùlum, i, n. (pateo), 
ne s'emploie guère qu'à l'abl,, lieu 
découvert, cour: in propatulo domi, 
H. 9. 3. 



Prope — A. ADV., comp. 
propius, superl. proxxirie. — 
I. près de, avec l'ace, ou plus rare- 
ment avec le dat. (gr. 385) : propius 
muros accedere, M. 7. 2j ... Tiberi 
dimicare, H. 8. 3. — II. presque: -> 
Ph. 2. 1 ; Ham. 2. 3 ; prope aequalis, y 
A. 17. I. — B. PRÉP. avec l'ac, 
près de: ... oppidum, Them. 10. 3. - 

Pro-pello, pûli, pulsum, 
3. tr., chasser, mettre en fuite: Ph, 
3. 2. 

Propëre, adv., à la hâte, vite: 
Ep. 4. 3; H. 12. 4. 

Propinquïtas, âtis, f. (pro- 
pinquus, gr. 166) — A. PR. proxi- 
mité. — B. FIG. parenté, c.-à.-d. 

— I. sens ABSTRAIT, lien de ."_ 
parenté: proximus propinquitate, 
-^g- I- 3* — II' sens concret, 
parents: ... generosa, D. i. 2. 

Propinquus, a, utn (prope) 

— I. PR. rapproché, voisin: ... 
locus, Them. 8,5; ... urbi mons, 
H. 5. i; ... tumultus, M. 4. 3. — 
IX.FlG. parent, suxt. com.vaesvBST. 
propinquus, i, m.: ... régis (gr. 
261), Paus. 2. 2; Con. 2. i; ... 
ejus, Eum. 13. 4; convivium pro-- "^ 
pinquorum, Pr. 7. ' 

Propius, cf. prope. 
Pro-pôno , posui jposïtum , 
3. tr., placer devant. D'où — I. pro- ; 
poser, offrir: ... praemia, Ag. 3. 2; 
. . . quaestionem, A. 20. 2. -^ II, 
proposer, prescrire: ... remédia, A. , 

21. 2. — III. se proposer: res - 
proposita, Pel. 3. i, dessein, projet, 

Propontis, ïdis, f. (Hpoirov- 
tL's), la Propontide, aujourd'hui la ' 
mer de Marmara: Aie. 9. i. 

ProposïturQj i, n. (propono), 
ce qu'on se propose — I. but 
principal d'un écrit, affaire prin- 
cipale: ad propositum venire, -Pr. - 
8. — II. résolution, dessein: ... - 
tenere, Eum. 3. 6; ... peragere, A. . 

22. 3. 

Proprîus, a, ura (gr. 261. 3) . 

— I. qui appartient en propre à, - 



,...;■. r ^,.-1..., - 



VOCABULAIRE. 



199 - 



propre à: illud factum proprium est 
Thra'sybuli, Thr. i. 5^ haec propria 
laus est Pelopidae, Pel. 4. i. — 
II. qu'on n'enlève pas, durable: ... 
munera, Thr. 4. 2. — III. attaché 
à, dévoué à: L. I. 5- 

Propter, prép. avec l'ace, sert 
"à marquer la cause (gr. 369),^ cause 
de: Them. 2. 6; D. 9. 3; Ep. 7. ï; 
Eum. II. 2; Ph. l. 254. i; propter 
. avaritiam Cretensium, II. 9. 2; 
propter possessiones ejus, A. 12. 4; 
propter vel gratiam vel dignitatem, 
6. 2. 

Propugnacùlum, i, n. (pro- 
pugno, gr. 160), rempaj't, boulevard: 
Them. 7. 5. Au plur. travaux de 
fortijîcatiofz, remparts : propugna- 
cula demoliri, Timol. 3. 3. 

Propugnâtor, ôris, m. (pro- 
pugnare, gr. 155), défenseur: Eum. 

13- 3- 
Pro-rumpo, rupi, ruptum, 

3. n., se jeter sur: A. 21. 3. 
Pro-scrïbo, scripsi, scri- 

ptum, 3. ir., proscrire: ... aliqm, 
A. io.4.D'oùsuBST.proscriptus, 
i, m., un proscrit : in. ■çxQscx.i-çX.oxw.Ta. 
numerum referre, A. 12. 4; pro- 
scriptos conquirere, il. l; de pro- 
scriptorum numéro eximere, A. 10. 

4. La proscription de personnages 
influents et riches fut introduite 
par Sylla (40 sénateurs et 1000 
chevaliers) et renouvelée par les 
triumvirs Octave, Antoine et Lépi- 
dus. Les noms des proscrits étaient 
inscrits sur une liste exposée en 
public. Par cet acte leur tête était 
mise à prix; ils perdaient toutes 
leurs dignités et tous leurs biens 
étaient confisqués au profit de l'État 
(bona publicare). 

Proscriptio, ônis, f. (pro- 
scribo, gr. 1^6), proscription: A. 12. 
3;... equitum, 12. 4. Cf. proscribo. 

Pro-sëquor, secûtus sum, 
3. tr., accompagner qqn pour lui 
faire honneur : Aie. 6. 3 ; A. 4. 5- 

Proserpïna, 2L%i.,Pioserpine, 

. CORNEI.II. 



fille de Jupiter et de Cérès, épouse 
de Pluton. Elle avait une grande 
puissance aux enfers. Le serment 
qu'on faisait par Proserpine était 
regardé comme inviolable : D. 8. 5. 

Prosper, ëra, ërum, heureux, 
prospère :...xe5, D. 6. i ; . . . incepta, 
M. I. 3; ...fortuna, Ph. 2. i. 

Prospère, adv. (prosper), gr. 
184), à souhait, heureusement : ... 
cedere, Tim. 4. 6; ... procédera, 
Dat. 6. I ; ... gesta. Aie. 7. 2. 

ProsperïtaSj àtiSjf- (prosper, 
gr. 166), bonheur, hezcreux état: 
A. 21. I. 

Prospïcio, spëxij spectum, 
3. tr. (pro, specio, gr. 194) —I. n. 
regarder devant soi, au loin, faire 
attention, observer-: ... ab janua, 
H. 12.4. — II. FIG. pourvoir à, 
songera: ... liberis, Ph. i. 3. 

Pro-sterno, stràvi, strâ- 
tura, 3. tr. — I. PR. renverser. 
— II. FIG. culbuter, détrtdre: ... 
opes, M. 5. 5; ... barbarorum maxi- 
mamvim, Cim. 2. 3;... phalange m, 
Pel. 4. 2. 

Pro-siiin,prof uij prodesse, 

n. , être titile, rendre service .Aie. 3. 5; 
. . . plurimum rei publicae, 4. 6. De 
là, IMPERS, prodest, il est avan- 
tageux, il est utile: ... diserte 
dicere, Ep. 3. 2. La même con- 
struction se retrouve dans Hor., 
Ov., Sén. et dans Cic. Tusc. 4. 30: 
prodest ea contemnere. 

ProtïnuSj ^àv., aussitôt, sîo'-le- . 
cha7np: Them. 4. i ; Thr. 2. 5, 

Pro-utj conj., selon qtie, dans 
la rnesureque, comtjie: A. i. 2. 

Pro-vëhOj vëxi, vectum, 
3. tr., porter en avaiit. D'où FIG. 
provëhi, avancer: aetate pro- 
vectus, Timol. 4. i. 

Pro-vïdeo, vidliVisum, 2. 
te., pourvoir, veiller à:... aliquid, 
H. 9. 2, prendre une précaution ; 
...ne (gr. 414) commeatibus civitas 
privaretur, Ph. 2. 4. 

Provincia, ae, f. — I. emploi, 

PARTIE DU MAITRE. 21 



200 



VOCABULAIRE. 



charge, îhagistraHtre : provinciam 
bene adniinistrare, Aie. 4. 3, bien 
s'acquitter d'une charge. — Tl.p'o- 
vince, pays situé hors de l'Italie et 
administré par un propréteur ou 
un proconsul : ... obtinere, Cat. i . 
4; ... sorte nancisci, 2. i; aliqmde 
provincia depellere, 2. 2;... in pro- 
vinciam sequi, A. 6. 4;curapro- 
vinciarum, 8. 5- — HI- province, 
satrapie, pays gouverné par un sa- 
trape: provinciam habuit partem 
Ciliciae, Dat. i. i. — Cf. praetor. 
Proxïmus, a, um, le phis 
rapproché, le plus p7-oche, en pari. 
— I. de l'espace: ... litus, H. 
II. 4. Delà, proxïmuin, i, n., 
voisinage, proximité: ex proximo, 
Pel, 2. I, d'un lieu peu éloigné. — 
II. du TEMPS: ... aetate, Them, 
9. ij ... aestas, Con. 4. 2; ... trien- 
nium, H. 3. 2; ... dies festus, D. 
9. I. — III. du RANG : ... Epami- 
nondae, Pel. 4. 3. — IV. de la 
PARENTÉ : ... propinquitate, Ag. 

I- 3- 

Prudens, ntis, adj. (contracté 
de providens) — I. prudent, pré- 
voyant: Con. 4. 3; Ep. 3. l; hoc 
ei visum est prudentissimum ut, 
Eum. 3. 5, il lui parut fortpi-udent 
de. On trouve dans Cic. beaucoup 
d'expressions analogues: incredi- 
bile, melius, majus, optimum est ut. 
— II. avec le gén., habile dans: 
...rei militaris, Con. l. 2. 

Prudentia, ae, f. (prudens, 
gr. 166) — I. pi-udence, prévoyance, 
réflexion, sang -froid : T'iraoX. 3. 6; 
A. 16. 3; ... praestans, Aie. 5. l; 
... singularis, A. 10. 6; ... par, H. 
II. 7; spécimen prudentiae,A.3. 3; 
praestare aliqm prudentia, H. i. l; 
prudentia uti, Thr. 2. 6. — II. con- 
7iaissance, habileté: ... juris civilis, 
rei militaris, Cim. 2. i. 

Prusia, ae, m. (IIpoTJo-ilas), 
Prnsias, roi de Bithynie, succéda à 
son père en 236 et mourut en 186 
av. J.-C. Ce prince actif agrandit 



son royaume et lui donna une cer- 
taine importance : H. 10. I; 12. 3. 

Ptolemaeus, i, m. (IlToXe- 
[Jiaîos) — I. Ptolémée ISOTER, fils 
de Lagus, naquit d'une famille ob- 
scure et devint un des meilleitrs gé- 
néraux d'Alexandre. Il s'illustra à 
la bataille d'Issus, vainquit Bessus, 
soumit la Sogdiane et s'acquit beau- 
coup de gloire dans l'expédition 
contre Porus. Lorsque après la mort 
d'Alexandre les généraux se par- 
tagèrent les provinces del'empire,il 
reçut l'Egypte (323). II s'y fit aimer 
des habitants et la laissa à ses des- 
cendants, qui la conservèrent jus- 
qu'à l'année 30 av. J.-C. Il mourut 
en 283, âgé de 84 ans: Eum. 3. 2 ; 
10, 3; 13. 3; R. 3. I. — II. Pto- 
lémée Céraunus (K€paa)vos,c,-à 
d., l'éclair), fils aîné du précédent, 
s'empara du trône de Macédoine 
en 280 et mourut dans inie bataille 
en 279: R. 3. 4. 

PubeSj bëris, adj., pubère, 
adulte :'D. 4. 4. 

Publiée, adv. (publicus, gr. 
184) — I. ati nom de V État :T\\&m. 
8. 5; Thr. 3. 3; Ch. 2. 2; Timol. 
3. 5 ; H. 3. I ; A. 3. i. — II. selon 
les lois de VÉtat: Ph. 4, 2 ; officiel- 
lement: Tim. 3. 4. — III. aux 
frais de VÉtat : hx. 3. 3 ; Aie. 6. 5; 
D. 10. 3; Ch. i. 3; Tim. 2. 2; 
Timol. 5. 4 ; A. 2. 4. 

PublïcOj I. tr. (publicus, gr. 
179)5 re}idre propriété de VÉtat, 
confisquer: ... bona. Aie. 4. 5; 
Thr. I. 5; 3. l; H. 7. 7.— Cf. pro- 
scribo. 

Publicus, a, um (contraction 
de populicus), qtd concerne VÉtat, 
qui appartient à VÉtat, de VÉtat, 
public: ... vincula, M. 7. 6 ; Cim. 
I. I ; ... impensa, Tim. i. 2 ; 
... peeunia, Them. 2. 2; ... inopia, 
A. 2. 4; ... consilium, Pel. i. 2; ...- 
dii, Them. 7. 4, cf. pénates; ... 
locus, Them. 6. 5, propriété de 
l'Etat ; res publicae, Timol. 4. 



VOCABULAIRE. 



20I 



.1, affaires, intérêts publics. De là 
res ^p^xhlïca.,{., l'Éiat, V adminis- 
tration de VEtat, le gouverneinent, 
la réptihliqtie, le bien public^ la chose 
publique, les intérêts publics : zA rem 
publicam accédera, Con. i. l ; rei 
publicae se dedere,Them. 1.3; rem 
publicam capessere, 2. i ; de re 
publica disputare, Ep. 3. 3 ; res 
publica est pênes Brutos, A. 8. i ; 
rem publicam alicui tradere, Aie. 
7. I ; tempus rei publicae tribuere , 
A. 4. 2)'M politiqîie: K. 3. i. — De 
là encore suBST. publïcuirij i, 
n. — I. caisse de F État, fisc: du- 
centa talenta in publicum referre, 
Tim. I. 2. — II. lieu public, place 
publiqtie, pttblic: in publicum pro- 
dire, Aie. 3. 5 ; in publico ponere, 

4-5. 

PubliuSj cf. Scipio. 

Pudet, puduit, 2. verbe im- 
pers, (gr. 292), avoir honte: Pr. 6. 

Puer, ëri, m. — I. enfant, gar- 
çon: Paus. 4. I; D, 4. 4 ; A. i. 3; 
a puero, Cim. 2. i, depuis l'enfance; 
eum puerum cognorat, A. 10. 3, 
dans son enfance. — II. esclave: 
H. 12. 4^A. 13. 3. 

Puenlis, e (puer, gr. 171), 
d''enfant: ... aetas, A. ï. 2, jeune 
âge. 

Pueritîa, ae, f. (puer), en- 
fance, jeunesse: inpueritia, A. i. 3. 

Pueriilus, i, m. (puer, gr. 
164), toutjetme etifant: puerulo me, 
H. 2. 2, dans ma tendre enfance. 

Pugna, ae, f., hitte, combat, 
bataille: ... Maratbonia, M. 6. 2; 
... Leuctrica, Ep. 10. 2; Pel. 4. 2.; 
... facere, Con. 5. 2; ... pugnare, 
H. 5. I ; pugnâ excedere, Ep. 9. 
2; pugnae navali interesse, Ar. 2. i. 

Pugno, I. n., lutter, combattre, 
livi-er bataille: M. 5. l ; ... cumali- 
quo, Dat. 6. 6; ... pro libertate, 
Thr. 2. 4; pugnari coeptum est, 
Ep. 10. 3; pugnatum est, Eum. 
4. I ; pvignam pugnare (gr. 282), 
H. 5. I. L'expression pugnam pu- 



gnare se rencontre plusieurs fois 
dans Liv. Le pàss. impers, pugnari, 
est employé par Ces., Sali, et Liv.- 
Cf. C.B. G. I. 52. 3; 7. 84. 2. 

Pulcher, chra, chrum, 
beaii: R. i. 4. 

Pulchre, adv. (pulcher, gr. 
184), bien: K. 13. 3. 

PullùlOj I. n., croître, pousser; 
d'où FIG. se développer : Cat. 2. 
3. Ce mot est rarement employé, 
surtout en prose. On le retrouve 
chez Amm. Marc. 22. 4, avec le sens 
que lui donne Nép. 

Pulvïnar, âris, n., pzilvinar, 
coussin richement orné, sur lequel 
on déposait aux jours de fêtes les 
statues des dieux et les offrandes 
qu'on leur présentait: Tim. 2. 2. 

Pulvïnus, ij m., coussin sur 
lequePon était étendu pendant le 
repas : Pel. 3. 2. 

Puppis, is, f., poupe, arrière 
d'un vaisseau : puppes vertere, H. 
II. 6, virer de bord. 

PuSj puris, r[.,pzis: A. 21. 3. 

Puto, I, tr. — \. penser, croire, 
avec la prop. inf. : M. 3. 2 ; Paus. 
3. 7; Dat. 4. 3; 9. 2; Ag. 3. 5j ... 
vim adhibendam (esse), Paus. 4. 
3 ; ... Epaminondam responsurum 
(esse), Ep. 8. i. Au pass. impers., 
putatur, oîi peiise: ... non satis 
in eopraesidii (esse), Tim. 3. i. — . 
II. regarder comjjie , considérer 
comme. AV ACTIF avec ledouble ace. 
(gr. 286) : ... nihil rectum, Pr. 2 ; 
... nihil utiliusj M. 3. 5; ... se tu- 
tum, D. 7. l; ... civilem victoriam . 
funestam, Ep. 10. 3 ; ... aliqm in- 
sidiatorem, R. 2. 2. Au pass. avec 
le double nom. (gr. 208; 212) : Pr. 6 ; 
Ag.-3. l; Timol. i. 2; pauci pares 
putantur, Them. I. I;aveclegén. 
de qualité : magharum opum puta- 
batur, D. 5. 2. — Cf. ducô, satis. 

Pydna, ae, f. (ILi^va.), Pyd- 
na, ville maritime de la Macédoine; 
Paul-Émile y battit Persée (168). 
Il n'en reste plus de traces. 



202 



VOCABULAIRE. 



PylaeraëneSj is, (IIvXainévTis), 

Pylémène, roi de Paphlagonie et 
allié des Troyens : Dat. 2. 2. 
Pyrenaeus, a, um, des Py- 

7-éfiées : H. 3. 3. 

Pyrrhus, i, m. (II^ppos), Pyr- 
rhus, roi d'Ëpire de 297 à 272, 
guerroya presque toute sa vie. Il 
enleva la Macédoine à Démétrius 
Poliorcète (287), mais se la vit en- 
lever à son tour par Lysimaque. En 
281, les Tarentins lui demandèrent 
du secours contre les Romains. 
Pyrrhus, qui rêvait de marcher sur 
les traces d'Alexandre, son parent, 
et de fonder un grand royaume, 
aborda en Italie avec plus de 25,000 
hommes et 20 éléphants. Il força 
la jeunesse efféminée de Tarente à 
prendre les armes, battit les Ro- 
mains d'abord près d'Héraclée, 
ensuite près d'Ausculum en Apulie 
(279). Les pertes qu'il avait faites 
le convainquirent qu'il ne viendrait 
pas à bout des Roinains. Il laissa 
des garnisons dans plusieurs villes 
de l'Italie méridionale et alla au 
secours des Siciliens pressés par les 
Carthaginois. Après avoir forcé 
ces derniers à lever le siège de Sy- 
racuse, il voulut les chasser complè- 
tement de l'île en leur enlevant le 
fort de Lilybée ; mais il n'y put 
réussir. Il retourna en Italie (276), 
fut vaincu par le consul M. Curius 
Dentatus dans une sanglante ba- 
taille près de Bénévent (275) et re- 
prit la route de l'Épire au commen- 
cement de l'année 274. Il continua 
à guerroyer en Grèce et fut enfin 
tué dans les rues d'Argos (272) : 
R, 2. 2. 

Pythagorëus, i, m,, (Hufia^o- 
peios), disciple de Pythagore, Py- 
thagoj-icieti : Ep. 2. 2. Pythagore 
naquit à Sam os et fonda vers 550 
une école philosophique dans l'Ita- 
lie méridionale. 

Pythia, ae, f. (IIvGta), /a 
Pythie, prêtresse d'Apollon à Del- 



phes : M. I, 2. Them. 2. 6. 
Apollo, nominatim. 



— Cf. 



Q 



Q., abréviation de Qtmitus. 

Qua, adv. (s.-ent. via ou parte) 
— I. avecl'lND. (gr. 451), ^/« côté oh, 

far ou : qua ea, Them. 5. 2; 

Cim. 2. 5; ea qua, H. 3. 4. — 

II. avec le SUBJ. (gr. 452; 453), 
afiii qtie par là, pour . . . par là; de 
sorte que par là, par où : duae erant 
viae,qua possetperveniri,Eum. 8.4. 

Quacumque, adv. (s.-ent. via 
ou parte), par quelque endroit qtiel 
H. 3- 3- 

Quadraginta, nom de nombre 
card., quarante : A\.c.. 6. 5- 

Quadringëni, ae, a, nom de, 
nombre distributif (gr. 55), àqtmtre 
cents, qtiatre cents chaque fois : Ar. 

3- I- 

Quadringenti, ae, a, nom 

de nombre card., quatre cents : 
Them. 2. 5. 

Quaero, quaesïvi, quaesï- 
tum, 3. tr. — I. chercher, recher- 
cher : ... angustias, Them. 3. 2; ... 
tempus alicujus interficiundi, Aie. 
5. i; ... regem, H. 11. 2; avec l'in- 
terr. ind. : . . . ubi tuto viveret, Con. 

2. i; chercher, avoir besoin : Ep, 

3. 6. — II. chercher, demander, 
s'informer : ... aliqm, Ag. 8. 3; ... de 
aliqua re, Pel. 3. i. La chose qu'on 
demande est souvent énoncée par 
l'interr. ind. : . . . ab aliquo quare 
id faceret, Ar. i. 3; ... quem ad 
modum se haberet, D. 2. 4; ...quo 
se duci vellet, Ep. 4.5; ...quid fieri 
vellet, Ag. 4. 6; quaesivit a me 
vellemne, H. 2. 4; sans indication 
de la personne à qui l'on demande : 
Eum. 9. i; II. I; 12. 2; ... quibus 
locis sit, Dat. 4. 4. — Pour quaesis- 
set, quaesisse, cf. gr. I04.b. et App.I. 

Quaestio, ônis, f. (quaero, gr. 



VOCABULAIRE. 



203 



15^) " ~ I' recherche, d'où hiterro- 
gatoire, enquête : quaestionem ha- 
bere, Aie. 4. i, instruire un procès. 
— II. question: ... poetica, A. 
20. 2. 

Quaestor, ôris, m. (pour 
quaesitor, de quaero), qtiesteur : 
Cat. I. 3; 1.4. La questure fut in- 
stituée par les rois et adoptée par la 
république. Sous les rois, les ques- 
teurs avaient des attributions judi- 
ciaires; la république les chargea en 
outre de la garde du trésor et leur 
enleva même bientôt leurs fonctions 
déjuges. Il n'y eut d'abord que deux 
questeurs choisis parmi les patri- 
ciens. En 421, on créa deux nou- 
velles places pour diriger l'inten- 
dance des armées consulaires et la 
plèbe fut déclarée admissible à la 
questure. Par suite de causes di- 
verses, le nombre de ces magis- 
trats augmenta encore. Il fut porté 
à huit en 267; Sylla en créa vingt 
et César quarante. Depuis ce temps 
leur nombre fut fort variable. Les 
fonctions des questeurs différaient 
selon le département qui leur était 
assigné. Chaque année, du moins 
dans les derniers tenips de la ré- 
publique, le sénat déterminait les dé- 
partements questoriens, qui étaient 
ensuite distribués d'après la dési- 
gnation du sort. — I. Deux ques- 
teurs RESTENT A ROME. Ils sont 
chargés de la garde de l'aerarium 
et des archives (lois et sénatus-con- 
sultes), surveillent les recettes et 
les dépenses de l'Etat, reçoivent 
les princes et les députés étrangers. 
— II. Un questeur réside a Ostie 
et y veille à la réception et au trans- 
port du blé destiné aux greniers 
publics de la capitale. — III. Par- 
-fois on confiait à des questeurs 
le commandement d'une petite 
FLOTTE chargée de surveiller les 
côtes de l'Italie. — IV. Tout 

COMMANDANT MILITAIRE en chef, 

le dictateur excepté, avait son ques- 
-iteurj'qm faisait les fonctions de 



caissier et de payeur. — V. Tout 
GOUVERNEUR avait son questeur, 
qui remplissait les fonctions de 
caissier et de payeur; il exerçait en 
outre la juridiction qui à Rome . 
compétait aux édiles curules. La 
province de Sicile avait deux ques- 
teurs, résidant l'un à Syracuse, 
l'autre à Lilybée. Entre le gouver- 
neur et son questeur étaient censés 
exister des rapports de piété filiale, 
qui persévéraient même après l'ex- 
piration de leurs fonctions : A 
majoribus nostris accepimus, prae- 
torem quaestori suo parentis loco 
esse oportere, Cic. 

Qualis, e, pron. — I. relatif 
corrélatif de talis (gr. 557), qzsel, 
tel: talis... qualis, M. i. i, tel 
que; qualis . . . talis, tel ... tel. — r II. 
interrogatif, quel ? de quelle na- 
ture? de quelle qualité ? de qttel mé- 
rite? de qtcel extérieur? Qualis in- 
troduit une interr. ind. : Ep. 6. 2; 
Eirni, II. 2; A. 20. 5; docere quale 
praemium sit tributum, M. 6. l; 
qualis esset, aperuit in bello, Dat. 
i. 2. 

Quam — A. adv. relatif. 
— I. sert de corrélatif à tam 
(gr. 557), <7«^.' tam ... quam. Aie. 
5. i, Eum. 9. I, H. 8. 3, aussi ... 
que, autant... que, si... que. — 

II. s'emploie après un compara- 
tif de supériorité ou d'infériorité, 
que : minus quam, Them. 4, 3; A. 
20. 2; sapientius quam, Timol. 1.2; 
notior quam, Ph. i. l. Après po- 
tius et après les compar. marquant 
un excès (gr. 279. b), Nép. emploie 
souvent quam au lieu de quam ut, 
potcr, pour que, que: potius quam in 
potestatem inimicivenires, Eum. 1 1. 
4; ... domum rediret, Ham. l. 5, 
plutôt que de; luxuriosius quamper- 
peti possent, Paus. 3. 2, clariusquam 
ferre possent, A. i. 3, liberalius 
quam ut posset effugere, Ch. 3. 2, 
avec trop de... pour que. Cf. App. I, 
postquam, priusquam, quamdiu. ^- 

III. se met après ALIUS accompagné 



204 



VOCABULAIRF. 



d'une négation (gr. $70); cf. alius. 

— B. ADV. INTERROGATIF OU 

d'iNTENSIïÉ, combien, que. Quam 
sert — I. à introduire une interr. 
IND. : L. 3. 5; D. 9. 5; nuntiare 
quam céleri opus eîset auxilio, M. 
4. 3. — II. à introduire une 
EXCLAMATION : quam indigna pa- 
teris ! Ph. 4. 3. — III. à renforcer 
un SUPERLATIF (gr. 592): Them. 
7. i; Aie. 8. l; Eum. 8. 7; 9. 3; 
Timol. 3. 3; H. 10. 4; quam infir- 
missimus, Them. 6. 3, le plus 
faible possible ; quam primum, 
Eum. 6. 4, le plus tôt possible. 

Quam-diu — A. con7. tem- 
porelle (gr. 423), aussi loiigtemps 
que, tant qjie. — I. avec l'iND. : 
Them. 9. 2 ; Ep. 10. 3 ; Eum. 5. 7 ; 
H. 5. 4; 13. 3; quamdiu adfuit, A. 
3. 2;... ibi fuit, 4. I. — II. avec le 
SUBJ., à cause du style indirect (gr. 
460-465): quamdiu ille praefuerit, 

Èp. 10. 4. — B. ADV. INTERROGA- 
TIF, depuis combien de te7nps? com- 
bien de temps? introduit une interr. 
ind.: A. 20. i. 

Quatnquam, conj. — A. de 
COORDINATION, introduitune prop. 
principale qui restreint ou corrige 
la phrase précédente, cependant, 
néa7imoins: A. 16. 2; 20. i. — B. 
de SUBORDINATION, introduit une 
prop. subordonnée concessive, quoi- 
que, bien que — I. avec l'iND. (gr. 
441): quamquam ... tamen, Ar. i. 
2; Aie. 6. 3; et sans tamen dans la 
prop. princip.:A. 17. 3. — II. avec 
le SUBJ. (gr. 441): quamquam putem, 
A. 13. 6. Cette dernière construc- 
tion est fort rare à l'époque clas- 
sique ; elle devient fréquente depuis 
Liv. Chez Tac. , on trouve plus sou- 
vent le subj. que l'ind. (Cf. Dr. H. 
S. IL § 565; Liv. 23. 29. 7; 36. 
34. 6; 45. 17. 7.) 

Quam -vis, autant que vous 
voulez. De là — I. ADV. devant un 
ndi]., q^ielque ... que ce soit, si ... 
soit-il: quamvis niagnus exercitus, 
Dat. 4. 4. — II, CONJ. concessive 



(gr. 441), quoique. Contrairement à 
la règle suivie par les auteurs clas- 
siques, Nép. emploie ce mot avec 
l'ind.: M. 2. 3. Cette construction 
ne se retrouve d'une- manière cer- 
taine que chez les poètes et chez les 
auteurs postérieurs au siècle d'Au- 
guste. On cite encore Cic. Rab. 
Post. 2. 4 et Liv. 2. 40. 7 ; mais ces 
textes sont peu sûrs. Peut-être l'ind. 
était-il usité au temps de Nép. dans 
le langage familier. Cf. quamquam. 
QuantuSj a, um, se dit de 
l'étendue dans le temps et dans l'es- 
pace ainsi que de l'intensité et du 
nombre. Pron. — I. relatif, cor- 
rélatif de tantus (gr. 557): tantus ... 
quantus, aussi grattd... que, aussi 
7iombreux... que :ci\m tantis copiis, 
quantas, Them. 2. 4; obtrectatio 
tanta, quantam, A. 20. 5. De là, les 
adv. tantum ... quantum ou 
ensous-entendant tantum (gr. 225), 
quantum, autant... que, aussi 
. ..loin que, et devant un compar, ou 
un mot renfermant une idée de com- 
paraison tanto. . . quanto, autant 
. . . que, d'atitant. . . que, aussi loin. . . 
que: tantum operae dare, quantum, 
A. 4. 3; tantum abesse, quantum, 
Ch. 3.4; quantum possum, Pel. i. 
i; A. 9. 3; 19. i; ... in se fuit, Iph. 
3. 4; ... facultates patiuntur, A. 8. 
4; tanto praestare, quanto populus 



antecedit, H. i. i. 



Comme le 



relatif, qui, M. i. 2, quantus sert 
parfois à unir deux propositions et 
équivaut à tantus, nam tantus: M. 

7. 6. — II. INTERROGATIF. Le 

pron. quantus, combien? quelgrajid? 
quel remarquable ? ainsi que les 
adv. quantum, quanto, coi7i- 
bien ? introduisent souvent une in- 
terr. ind.: quantus: Them. 2. 4; L. 
4. i;D. 2. i;Dat. 6. i; Pel. 1. 1;3. i; 
Eum. 13. 2; Timol. 2. 2; A. 20. 5; 
intellegi potest, quantus ille fuerit, 
H. 5. 4; quantum: Ar. 3. l;Ep. 3. 5; 
sciebat, quantum cuique deberet, 
Ep. 3. 6 ; cognitum est, quanto àn- 
testaret, Ar. i. 2. Cf. notare. 



:\ 



VOCABULAIRE. 



205 



Qua-re, adv. — A. relatif 

— I. dans le discours direct -t- 
a). avec Vli^T>.,c'estpourqîiot, atîssi, 
pour cette raison, pour ce motif: Pr. 
8; Them. 6. 3* Paus. 2. 3; Thr. i. 
5;4. 2;Ph. 4. 2; H. 2. 6; 5.4; 
Cat. 3. 5; A.. 21. 6; quare dicemus 
primum, Ep, i. 4. — b). avec le 
SUBJ. : afin que par là, pour. . .par là : 
Cat. 2. 3. Dans ce cas quare équi- 
vaut à ut ea re et s'écrit d'ordinaire en 
deux mots. — II. dans le discours 
INDIRECT — a), avec I'inf. rem- 
plaçant l'ind. du dise. dir. (gr. 492): 
quare aequum esse, Them. 7. 2, 
en discours direct : quare aequum 
est. — b). avec le suBJ. remplaçant 
l'impér. du discours direct (gr. 495): 
Aie. 10. I ; Ag. 4. I ; quare se 
remitterent, Them. 7. 6, en discours 
direct : -quare me remittite. — B. 

- Y^'^'S.'^^OQKIl^ , pourquoi? pour qtcel 
motif? : Dat. 6. 6; Eum. 11. 3; H. 
II. 5; quaesisse dicitur, quare id 
faceret, Ar. i. 3. 

Quartus, a, um, nom de 
nombre ord., quatrième: Ar. 3. 3. 

Quaterni, ae, a, nom de nom- 
bre distributif (gr. 55), à quatre, 
chaque fois quatre: A. 18. 6. 

Quattuor, nom de nombre 
card., quatre: Ep. 7. 5- 

Que, conj. de coordination, s'a- 
joute à un mot et sert — I. à 
RÉUNIR deux idées, et, et aussi, et 
même, et vrahnent : yi. i. i; 5. 5j 
6. 3 ; L. 4. I ; imprudentia insci- 
tiaqiie belli, Ép. 7. 4. — II. à 
OPPOSER deux idées, mais, au con- 
irah-e, tandis qtie: Thr. 2. 5; multi 
voluerunt paucique potuerunt, Thr. 
I. 2. Ce sens se rencontre surtout 
quand le membre de phrase pré- 
cédent est négatif: nihil negavit 
omniaque confessus est, Ep. 8, 2 ; 
cf. Them. 8. 5; Ch. i. 2j Eum. 6. 
3; H.^ 12. 2; A. 5. 4; 10. 4; 14. 2. 
— - Nép. unit parfois que à une pré- 
position ; les autres classiques le font 
rarement: deque, L. 4.I; proque. 



Eum. "4. 4; exque, Catr 2. ij 

sineque, A. 9. 5. Comparez : Dat. 

7. i; H. 3. 4; Cat. I. l; A, \. 2, 

Quem-ad-môdum — I. 

CONJ. comparative (gr. 443), comme, 
de tnême qtce : Iph. 2. 4. — II, ADV. 
interrogatif, de quelle façon? de quelle 
manière ? co7?if>ient? : D. 2. 458. rj 
Pel. I. i; Eum. II. i. 

Queo, quivi, quitumi, q.ui- 
re (gr. 132), pouvoir: A. 19. 3. 

Querimonia, ae, f. (queror), 
plainte, brouille, difficulté: K. 17. 2. 

Queror, questus sum, 3. 
n., se plaindre : Timol. 4. l; avec 
la prop. inf. (gr. 486): Them. 7. 2; 
avec quod (gr. 421) et le subj. (gr. 
462): Ch. 3. I. 

Qui, quae, quod, pron. rela- 
tif ou interrogatif. Qui pron. re- 
latif, qici, lequel, est régulière- 
ment suivi de l'indicatif (gr. 451). 
Il est suivi du subjonctif — A. 
quand il introduit une prop. subor- 
donnée — I. faisant partie d'un 
discours indirect (gr. 460): M. 3. 
2; 3- 4; 3- 5; Them. 7. 4.— II. ex- 
primant la PENSÉE d'une personne 
autre que celie qui écrit ou parle 
(gr. 462) : quod satis esset praesi- 
dii dédit, Them. 8. 5, ce qui lui 
parut suffisant. — III. dépendante 
d'un.inf. ou d'un subj. (gr. 465). — 
B. quand il marque — I. le but 
(gr. 452), afiti que je, tu, il, pour, 
afin de: M. 3. i ; 4. 4; Them. 3. l; 
6. 4; 8. 2; 10. 3; D. 4. I; 4. 5; 
Ag. 3. 2; 8. 6; ducem petivit, quera 
praeficeret exercitui, Iph. 2. 4. 
Dans Nép., comme dans Ces., cette 
construction est surtout fréquente 
après mitto. — II. LA cause (gr. 
452), vu que, puisque je, tu, il. 
Quidem met en relief la nuance de 
cause: D. 2. 2; H. i. 3; A, 11. 4. 
Cf. C. B. G. I. 36. 4; 2. 15. 5. — 

III. LA conséquence (gr. 453- 

455 )} <i^ manière que, de sorte 

que, tel qtie je, ttt, il, après : tam, , 

i M. 8. 4; talis, Timol. 5. 3; is,Tlirv 



• y- 



206 



VOCABULAIRE. 



4. 2; Con. 3. 4; Tim. l. 3;ille, A. 
8. I ; idoneus, Them. 6. 2 j et sans 
qu'un de ces mots précède : Dat. 5- 

5. — IV, LA RESTRICTION (gr. 

456), qui du moins, que du moins: 
hi fere fuerunt Graecae gentis du- 
ces, qui memoria digni videantur, 
R. 1. 1, ceux du moins qui. Dans 
Ar. 1.2, la signification restrictive 
est mise en relief par quidem. Dans 
Cic, qui se rencontre assez souvent 
avec le sens restrictif. — V. LA CON- 
CESSION (gr. 456), bien que, quoique 
je, tu, il: quem nemo ferre posset, 
A. 5. I ; inter quos tanta esset 
aemulatio, 5. 4, bien qu'il y eût 
entre eux. — VI. la condition 
(gr. 456), si quelqzûun: quae qui 
légat, non desiderabit historiam, 

A. 16. 3. — VII. LA RÉPÉTITION 
(gr. 458), chaque fois, toutes les 
fois qtie je, tu, il: L. l. 5; D. 
I. 4; Dat. 4. 2; Eum. 3. 4; 
R. 2. 2 ; A. 15. 2 ; pauperes 
mortuos, qui unde efFerrentur non 
reliquissent, suo sumptu extulit, 
Cim. 4. 3. Cependant, comme le 
font remarquer Lup. et Dr., tous 
ces exemples de subj. de répétition 
peuvent aussi s'expliquer par le 
subj. consécutif. L'emploi du subj. 
de répétition après qui était rare à 
l'époque classique. — rem. Nép.AT- 
TIRE assez souvent I'antécédent 
au cas du relatif (gr. 226): quos mu- 
ros restituerat, eosdem, Tim. 4. i. 
Dans ce cas le démonstratif antécé- 
dent est souvent sous-entendu : Ag. 
4. 4; Dat. 8. 3; 11. i. — qui pron. 
interrogàtif, quel? lequel? mixo- 
duit une interr. ind. : A. 18. 3 ; ratio 
habebatur, qui maximus natu esset, 
Ag. 1,3. — Parfois qui ne sertqu'a 
UNIR plusieurs prop. Il équivaut 
alors à et, ?nais, cependant, car, efz 
effet, suivi d'un pron. pers. ou dé- 
monstratif: M. I. 2; 3. 5; Them. 
I- 3j 7- 5; 8- 4; Ar. i. 4. (Cf. Lup. 
Spr.§ 87; Dr. H; S. II. §. 488-493). 
— Cf. aliquis, quidem, quis. 



Qui (ancien abl. de quis), avec 
quoi? commefit? (gr. 68): Ar. 3. 2. 

Quia, conj. causative, vu que, 
puisque, parce que, comme, avec 
l'ind. (gr. 445): Aie. 4. 2. 
Quicquara, cf. quisquam. 

Quicumquejquaecumque, 
quodcumque, pron. relatif in- 
défini, quelque, qtiel qu'il soit, 
quelconqtie, tout. Ce pron. se con- 
struit d'ordinaire, avec l'ind. (gr. 
457). On trouve le subj. — I. à 
cause du dise, ind.: Aie. il. 6; 
Dat. 10. I. — II. pour marquer la 
répétition (gr. 445): Ag. 7. i. 

Quidam, quaedam, ADJ, 
quoddain, SUBST. quiddam, 
PRON. INDÉFINI, U7t certain, quel- 
qu\in, zin, auplur. quelques-tins: Ar, 
1.3; Paus. 4. 4; Dat. 10. 3; Timol. 
5. 3. Ce pronom s'emploie encore 

— I. pour adoucir une expres- 
sion, en quelque sorte, une espèce, 
tme sorte : K. 4. l ', naturali quodam 
bono, Thr. i. 3. —II. pour mar- 
quer le Mépris, je né sais quelr 
contra quosdam barbaros, Eum. 
3. 5; quidam Laphystius, Timol. 
5- 2. 

Quidem, adv., à la vérité, 
même : his quidem ver bis, Them. 
10. 3; ne... quidem, Ep. 3. i; cf. 
ne. Quidem met en relief le mot 
qui précède immédiatement et se 
traduit par toutes sortes de tour- j 
nures qui servent à accentuer ce 
mot. C'est ainsi que quidem sert 
parfois — I. à FAIRE ressortir 

— A. la signification concessive de 
eum : Cat. 2. 2 ; A. 22. 2. — B. la 
signification causative : D. 2. 2, H. 
I. 3, A. II. 4, ou restrictive : Ar. 
i. 2, de qui; cf. qui. — II. à FAIRE 
ressortir l'opposition qui existe 
entre deux idées, mais, même: re 
quidem vera, Con. 2. 3, re ipsa 
quidem, Ph. 3. 4, mais en réalité; 
non ille quidem major fuisset, sed, 
Eum. I. î. Dans H. 2. 6, eum 
quidem équivaut à sin autem, si au 



VOCABULAIRE. 



207 



contraire. -=^ III. à RELIER une 
proposition à ce qui précède. Dans 
ce cas quidem est précédé de qui. 
Qui quidem équivaut alors à : et, 
nam ille quidem, et introduit cer- 
tains détails qui se rapportent au 
fait exprimé dans la phrase précé- 
dente: Ar. I. 3; Aie. 9. 3; Thr. 
2. 2; D. I. 4; 4. I; Iph. 2. 4; Ep. 
2.2; Ag.6.2;Timol. 4. 3; A. 12. 3. 

Quies, ëtis, f., repos, itiaction, 
d'où neutralité: A. 7- 3- 
' Quiesco, ëvi, ëtum, 3. n. 
(quies), se reposer. D'où — I. se 
tenir tranquille, ne rien faire : Aie. 
4. 2; Ag. 5. 4. — II. se reposer, 
dormir: Aie. 10. 4. 

Quiêtus, a, um (quiesco), 
tranquille: Pel. 4. I. 

Qui-lïbet, quae-nbet, ADJ. 
quod-lïbet, SUBST. quid-nbet, 
PRON. INDÉFINI, chacîiTi, chaqtie, 
réimporte lequel: Cat. i. 4. 

Quin (qui, ne) — A. adv. — 

1. coi7iment ne pas ? potcrqîioi ne 
pas? Dans Eum. il. 3, on a le 
subj. à cause du discours indir. — 
II. en effet, à la véi-ité. De là quin 
etiam, bien plus, que dis-je, qui 
phis est: A. 9. 5; il. 2. — B. CONJ. 
ne se trouve qu'après une prop. 
interr. ou négative — I. après les 
verbes DOUTER, que (gr. 417): H. 

2. 5; II. 2; et par analogie après: 
non nego, D. 2. 2; cf. dubito. — 
XI. après les verbes empêcher 
(gr. 418), qtie. — III. Pour mar- 
quer la CONSÉQUENCE dans le sens 
de — a). QUI NON (gr. 455), qîie... 
«^.•nontam férus... quin. Aie. 6.4, 
pas assez cruel pour ne pas. — b). 
ITA UT NON, sans, sans que (gr. 
420): Dat. 7. 3j Eum. 11. 5;Timol. 
I. 5; A. 2. 2; 20. I. 

Quingentî, ae, a, (quinque, 
centum), nom de nombre card., 
cinq cents: M. 4. l ; D. 5. 3. 

Quini, ae, a, nom de nombre 
distribu tif, à cinq, chaque fois cinq : 
A. 18. 6. 



Quinquagënij ae, a, nom de 
nombre distributif, à cinq cents, de, 
là cinq cents par an: Them. 10. 3; 
Aie. 9. 3. 

Quinquaginta, nom de nom- 
bre card., cinquante: Con. 4. 5; D. 

5- 3. 

.Quinque, nom de nombre 
card., cinq: Aie. 5. 5» - 

Quinquies, adv. numéral, cinq 
fois, pour ' la cinquième fois : H. 

5- 3- 

Quintiûs, cf. Flaminius. 

Quippe, conj., car, assurément. 
Quippe sert à mettre en relief la 
signification causale de qui (gr. - 
452. R. i) : D. 2. 3; de eum (gr. 
445): Pr. 4. 

Quirinâlis, e, quirinal,(\\\ïse 
rapporte à Quirinus, nom sous le- 
quel Romulus fut honoré après sa 
mort: ... coUis, A. 13. 2, la plus 
septentrionale des sept collines de 
Rome. 

Quis, quae, adj. quod, 
SUBST. quid, pron. interrogatif 
(gr. 68), quel? qtii? leqzielfscil à in- 
troduire — I. une ÏNTERR.DI R. : quis 
Romanorum, Pr.6. Le neutre quid 
s'emploie aussi pour marquer l'éton- 
nement: quid tu? Eum. ïi^â„eh! 
qtioi! &i dans un sens adverbial, 
pourquoi? : A. 17. i. — II. une 
INTERR. IND. (gr. 411) : Pr. i; M. 
I. 2; Them. 8. 6 ; Ar. i. 3; Paus. 
4. 5; Ep. 8. i; H. 12. 5; A. 20. 4; 
quem ex quanto regno ad quam 
fortunam detulisset, Timol. 2. 2. . 
Cf noto. 

Quis, qua ou quae,quid, n^ 
pi. quae et qua, pron. indéfini 
ordinairement subst., quelqzi'un, 
quelque, n., quelque chose, s'emploie 
pour aliquis après si, quodsi, nisi, 
ne : Aie. 8. 4; si quis satelles, Ti- 
mol. I. 4; si quaalia, Ep. 4. i. Cf. 
gr. 69 et 563, et aliquis. 

Quis-nam, adj. qui-nam, 
quae-nam, quid-nam, adj. 



2o8 



VOCABULAIRE. 



quod-nara, pron. interrogatif 
(cf. gr. 68), qtn donc, qtioi donc, 
qttoi, ce qtte: Them. 2. 6. 

Quisquam, quidquam ou 
quicquam (gr. 69 ; 567), pron. 
indéfini ordinairement précédé d'un 
mot négatif. — I. PCù'^., quelque, tm, 
et avec la négat. aucun: Tim. 4. 4; 
A. 13. 3; neque quisquam judex, 
Ep. 8. 5. — II. SUBST., sans négat. 
quclqiûun: Dat. 11. 5; Ag. 6. 2; 
quod cuiquam detulerat, A. 19. 3 ; 
après un mot négatif, persoujie: 
Them. 8. 7; Aie. 3. 5; Thr. 2. 6; 
Iph. I. I; Timol. 4. i; A. S. 4; 20. 
1 ; non cum quoquam arma contuli, 
Eum. II. 5; vetuit quemquam ad 
eum admitti, 12, 3. 

Quisque, quaeque, subst. 
quidque, adj. quodque, (gr. 
■69), pron. indéfini, qtiel quHl soit, 
chaque, chacun en particulier, % e.vi\.- 
ploie (gr. 569) après — I. sur, 
suus: Eum. 9. 2; A. 19. i; sui cui- 
que mores, A. 11. 6. — II. un re- 
latif ou un interrogatif: quod 
quisque, Timol. 5. 2; quibus quis- 
que, Cim. 4. I; quantum quisque, 
Ar. 3. i; Ep. 3. 5; 3. 6.— III. un 
SUPERLATIF et après un nom de 
nombre ordinal : primo quoque 
tempore,M.4.5, le plus tôt possible. 

Quis-quis, quid-quid ou 
quicquid, pron. '\xvà.i?\x\\,quiqiie 
ce soit, tout ce qui: K. 15. i; quid- 
quid cibi (gr. 252) sumpsi, 21. 6. 

Qui-vis, quae-viSj subst. 
qaid-vis,ADj. quod- vis, pron. 
indéfini, qîiiconque, chacun; adj. 
qzielconqzce: AT)y. Paus. 3. 5;...pri- 
vatus, Ag. 7. 4; sUBST. : D. 9. 5; 
cuivis licet, Timol. 5. 2; 5. 3. 

Quo — A. abl.n.sing.du relatif 
qui, avec l'ind. — I. par quoi, et 
par là: ex quo intellegi potest, D. 
5. 3; quo factura est, Them. 3.4. — 
II. devant un comparatif (gr. 279), 
quo équivaut à et eo, sed eo, et 
d^aiitant, mais d'autant, or d'au- 
taiit: quo magis, Thr. 2. 3; H. 10. 



2. De là — B. employé comme 
coNj. avec le suBj. — I._ Quo 
marque le but et équivaut à ut . 
eo (gr. 452), afin que par là, afin 
qtce là. De là,non quo... sed ut (gr. 
446), non pour ... mais afin: non 
quo sequerentur otium, sed ut, 
Pel. 2. i. Quo dans le sens- de ut 
eo est surtout fréquent devant les 
comparatifs (gr. 447), afin que cTau^ 
tant, afin que, pour que, afin de, 
pour : Them. 7. 4; 8. 4; Ar. 3. i; 
Aie. 4. 5; Dat. 6. 4; Pel. I. 2; Ag. 

3. 2; 8. 75 Euni. 5. 4; 6. 4; 9. 6; 
quo facilius possit, M. 6. i; H. 13. 

4. Quoque=et quo, Pel. 4. 3. —II. 
quo forme avec minus la conj. 
QUO MINUS, où quo a une significa- 
tion tantôt intentionnelle, tantôt 
consécutive, afi.tt que d'aidant moins 
ou de manière à ce qtie d'autant inoins. 
Après les verbes empêcher (gr. 418), 
qiie . . . ne, ou de suivi de l'inf. : non 
impedio ..., Cim. 4. i; Dat. 6. 2; 
non recuso ..., Ep. 8. 2. — C. adv. 
de lieu — I. relatif ou interrogatif, 
oh, dans Vendrait oh, avec mouve- 
ment: Pr. 7; Dat. 5. i; 6. 2; H. 9. 
I ; quo tendebat, M. i. 6 ; ... 
contendebat, Tim. 3. 4. Dans ces 
passages, l'antécédent eo est sous- - 
entendu (gr. 225). Quo introduit 
l'interr.ind. :Them. 2. 7. — II. mis 
pour ut eo (gr. 452;453), de manière 
à ce que là, tel que là, ou afiji que là: 
neque, quo manus porriger et, sup- 
petebat,D.7.^2. — III. sert parfois 
à RELIER deux propositions et équi- 
vaut à et eo, sed eo, et là, mais là, 
or là, et pour cet endroit : Ep. 6. 4; 
Ag. 6.1; Ph.3. 3; quo cum essent 
profecti, Paus. 5- i- 

Quo-ad, conj. — A. restric- 
tive, atitant que, ei2 tant que: quoad 
licitum est. Aie. 2. 3. — B. tempo- 
relle — I. atissi lojigtemps que, 
tant que, avec l'ind. (gr. 423): Pel. 
4. i; quoad vixit, Cat. 2. 4; pré- 
cédé de tamdiu : A. II. 5. — II, 
jusqu'à ce qtie (gr. 430) — a), avec 
l'ind. pour .énoncer un fait positif: 



VOCABULAIRE. 



209 



-quoad renuntiatum est, Ep. 9. 3. — 
b), avec le subj., pour marquer le 
but à atteindre : quoad posset, Ep. 
2. 5; dans le dise, indir.: Eum. 2. 2; 
6.2. (Cf. Dr. H. S. IL §510.) 

Quod, proprement ace. n. sing. 
du relatif qui. D'où — A. adv. — 
I. introduit une phrase où l'on ré- 
pond à une objection, quant à ce 
.que., «' (gr. 450. 2): quod... putas, 
falleris, Ep. 5. 6; nam quod posset 
(gr. 460), Eum. 9. 2. Cette tour- 
nure est familière à Ces. Cf. C. B. 
G. I. 13. 5; I. 14. 4; I. 17. 6; I. 
36, 6; I. 44. 6; Virg. Ae. 2. 180. 
— II. suivi de si, nisi, quod relie 
les phrases (gr.450.3). Quodsi, qtie 
T si, si par conséquent, si donc, azcssi 
, si. Quod nisi, qzie si ne... pas, 
'■' aussi si ne pas: quodsi, Paus. 4. 6; 
Eum. 8. 3 ; A. 10. 6 ; quod nisi, H. 
I. 2. Cf. C. B. G. I. 14. 3; I. 20. 

4; I. 40. 4. — III. PRÉCÉDÉ DE 
TANTUM, à peine, préciséf/ient au 
7n ornent oi'ctantnm quod pervenerat, 
Dat. 6. 5. Cf. C. Fam. 7. 23. i. — 

B. CONJ. — I. EXPLICATIVE, que, 
de ce que, en ce que — a), avec l'ind. 
tgr. 449) : eo... quod, M. 5. 4; 
Eum. II. 5; hoc... quod, Thr. 3. 
2; A. 10. 3;illud... quod, Ag. 7. 
3; A. 3. 3; ex hoc... quod, Eum. 
13. 3. — b). avec le subj. (gr. 460; 

' 462) : eo... quod. Aie. 8. 2; in eo... 
quod, Paus. 1.-^3. — II. CAUSA- 
TIVE, parce qtte, vu qtie, attendu 
que. — a), avec l'ind. (gr. 445) : 
Cim. 2. 4; 2. 5; Aie. 7. i ; Con. 5. 
n; Tim. 4. 2; Ep. 8. 3; 10. 3; R. 
I. i; Ham. I. 3; Cat. 2. 2; A. 11. 
5. — b). avec le subj. (gr. 460 ; 
462): M. 3. 5; Aie. 4. 6; D. 5. 2; 
Ep. 8. I ; Ag. 2. 5 ; 5. 2; H. 7. 3. — 
III. après les verbes de senti- 
ments , de ce que — a) . avec l'ind. 
•(gr. 421): delectatus est quod, Dat. 
3. 4; ignosco quod, Ep. 14. 3. — 
b). avec le subj. (gr. 462) : accuso 
quod, M. 7. 5; Them. 8. 2; L. 3. 

_ 3; Ph. 3. 4; aliqm reum facere 
quod. Aie. 4. 3; queror quod, Ch. 



3;^ I ; laudo quod, Ag. 6. 2; objicio 
quod, Ep. 5* 55 reprehendo quod, 
A. 9. 7- 

Quodam-raôdOj adv., en 
quelqtie façon, d'une certaine ma- 
7iih'e: Eum. 7. 3 ; A. 16.4. 

Quodsi, cf. quod et si. 

Quo-mïnus, cf. quo. 

Quondam, adv., qzielqîiejour, 
autrefois : M.. 6. 2; Iph. 2. 4. 

Quoniam, conj. causative, vîi 
qtie, parce qtie, attetzdu qtce — a) 
avec l'indic. (gr. 445) : Aie. 8. 5 ; 
Ep. 4. 6; R. 3. 5; A. 21. 5.— <5;. 
avec le subj. (gr. 460; 462) : Them. 
10. 5; Cim. I. 4; Eum. 9. 6; A. 
22. 2. 

Quoquara, adv. (abl. de quis- 
quam), qtielque part avec mouve- 
ment: A. 7. I. 

Quoque, conj., atcssi, égale- 
ment, se met d'ordinaire immédia- 
tement après le mot auquel elle se 
rapporte: Ch. i. ij Ag. 6. 2; A. 
IQ. 3; 18. 5 ; suspiciones quoque, 6. 
5; ipse quoque, 22. 2. 

Quoque=:et quo, Pel.4. 3. 

Quorsura, adv. interrogatif, 
oti, avec mouvement: D. 8. l. 

QuotanniSj adv., chaque, an- 
née, annuellement :'Y\\.&va.. 2. 2; 10. 
3; Ar. 3. i; H. 7. 4. 

Quotiescuraque, conj. tem- 
porelle, chctqîiefois que, azissi soîi» 
vent qtie — I. avec l'ind. parf. (gr. 
423): Ag. 3. 6; Eum. 5. 7; H. i. 2. 
— II. avec le subj. de répétition 
(cf. gr. 426. 3): Aie. 3. 5. 



R 



RadiXj ïcis, f. — I. pr. ra- 
cine. — II. FIG. pari, de monta- 
gnes, pied: M. 5. 3. 

Rapio, pui, ptum, 3. tr. — 
I. pr. ravir. — II. FIG. emporter, 
entraîner: Eum. 6. 2. 

RaruSj a, um — I. feu 
sei'ré, disséminé, se trouvant çà et là : 



2IO 



VOCABULAIRE. 



... arbores, M. 5. 3. — II. rare, 
qui n^ arrive pas souvent:. , . honores, 
M. 6. 2. 

Ratio, ônis, f. (reor) — I. 
supputatioti, compte. D'où FIG."^: ra- 
tionem habere, Ag. i. 3, tenir 
compte, examiner. — II. manière, 
faço7i, procédé :. ... démens, Paus. 3. 
l;... inire, H. 10. 3;... temerariâ 
uti, Tim. 3. 4; id qua ratione con- 
secutus sit, L. i. 2; omni ratione 
bellum comparare, D. 5. i. — III. 
opinio7i, avis, pensée, plan:... va- 
luit, M. 3. 6. — IV. 7-aison, juge- 
ment, réjlexion, bo7i sens: usum 
pecuniae ratione metiri, A. 14. 3. 

— V. plan, enchaînemetit : . . . ex- 
plicare, Tim. 4. 6. 

RatuSj a, um — I. part, de 
reor: Aie. 4. 4; H. 7. 6; A. 2. 2. 

— II. ADJ. compté, de là déter- 
miné, fixe, valable: Aie. 10. l. 

Re-cëdOj cessi, cessura, 
3. n. — I. PR. se retirer, s'éloigner: 
... a conspectu, Ch. 3. 4. — II. 
FIG. se détacher, se dépouiller:... a 
caritate patriae. Aie. 8. l. 

Recens, ntis, adj., récent, 
nouveau: Tim. 2. 3. 

Recïdo, reccïdi, recàsum, 
3. n. (re, cado, gr. 194), retomber: 
Aie. 7. I. 

Recïpîo, cëpi, ceptum, 
3.tr. (re, capio, gr. 199), rep7'endre. 
D'où — I. reprendre, se remettre en 
possession:... loniam, Aie. 5. 6. — 
II. recouvrer, rentrer en possession: 
... legatos, Them. 7. 6. — III. 
recevoir, accueillir, prendre sous sa 
protection: Ep. 6. 3; Dat. 6. 4;... 
aliqm a patrç expulsum, R. 3. 4; 
recipitur ab exercitu. Aie. 5. 4; re- 
cepto Aleibiade, 8. 4;... Eumene, 
Eum. 10.4; aliqm... in fidem, Them. 
8. 4, prendre sous sa protection. — 
IY.se reeipere, se retirer, se rendre, 
opérer sa retraite:... intra sua prae- 
sidia, H. 11. 4;.., in Phrygiam, 
Dat. 8. 6;.., ad aliqm, Eum. 4. 3;... 
eo, Tim. 3. 4;... eodem, H. 11. 2. 



Re-concilio, i. tr., réufiir. 
D'où — I. s'attacher de nouveau, 
faire re^ttrer dans le devoir:. . . in- 
sulam oratione, M. 7. 2;... milites, 
D. 7. 2. — II. rétablir:.., pacem, 
Thr. 3. 2. 

Re-creo, l. tr. — I. ranimer, 
rétablir, guérir, ramener à la vie : 
...Craterum, Eum. 4. 4. — II. rele- 
ver, régénérer, rétablir : ... Sici- 
liam, Timol. 4. 3. 

Rectus, a, um — I. part. 
de rego. — II. adj. droit, d'où 
bon, honnête: Pr. 2. 

Recumbo, cubui, cubï- 
tuiïlj 3. n. (re, eubo), se coucher, 
être couché, se reposer ; D. 9. i. 

Recupëro, i. tr. — I. recou- 
vrer, rentrer en possession : ... 
amissa, Tim. 3. 2; . . . patrimonium, 
A. 12. 3; .,. pristinum imperium, 
Ag. 7. 1 ; ... patriam, Pel. 2. l ; re- 
prendre : ... Piraeum. Ph. 2. 5. — 
II. pari, d'un prisonnier, recoîivrer, 
faire remettre en liberté, rendre la 
libei'té : Pel. 5.2. — III. s'attacher 
de nouveau, faire rentrer dans le 
devoir: ... aduleseentulos,Ag. 6. 3. 

Recûso, I. tr. — I. refuser : 
non reeuso quo minus (gr. 418), 
Ep. 8. 2; reeuso ne, H. 12. 3. Re- 
eusare ne est assez rare; on le 
trouve cependant dans Cic, Ces., 
Liv. L'inf. se rencontre dans Ces. , 
Liv. , Virg. — II. s'opposer : nullo 
récusante, Timol. 3. 4. — Cf. nego. 

Reddo, dïdi, dïtum, 3. tr. 
(re, do) — I. rendre, restituer : 
... alicui argentum, Ep. 4. 3; ... - 
proeurationem rei publicae, Thr. 3. 
I; ... libertatem, D. 3. 3; ... leges, 
Timol, 3. 2; ... arcem, Pel. i. 3; 
... naturae debitum, R. i. 5; ... 
alicui salutem, Eum. 12. 2, faire 
grâce de la vie. — II. rétablir : 
... otium tota Africa, Ham. 2. 5. 
— III. remettre, tratistnettre : ... 
litteras régi, Paus. 2. 2. — IV. 
rendre, faire, avec le double ace, 
(gr. 286) : Them. 2. 3; Aie. 3>^; 



VOCABULAIRE. 



211 



Iph. I. 4; Ag. 2. 5; Eum. 9. 3; A. 
19. 4; ... civitatem ferociorem, 
Them. 2. l. Partout, excepté dans 
H. 2. 1, l'ace, détenninatif est un adj. 

Red-eo, il, ïtum, ïre, 4.n., 
reveiiir — A. PR. revenir, retour- 
ner : ... ex Europa in Asiam, M. 
-4. I; ... Athenas, 7. 4; ... Spar- 
tam, Paus. 3. 3. impers, : redi- 
tum est domum, Ep. 8. i, on re- 
vint. — B. FIG. — I. revenir, ren- 
trer : ... adofficium, M. 7. i;Cim. 
2. 4; Ag. 5. 3; ... in gratiam, Aie. 
' 5. l; Dat. 8. 5; A. 17. l. impers. : 
reditum est in gratiam, Thr. 3. 3. 
— II. parlant d'un écrivain, reve- 
nir à un stijet : ... illuc, Ag. 4. 3. — 
III. pari, d'argent, revenir comme 
bénéfice : pecunia redit ex metal- 
lis, Them. 2. 2; ... ex ea regione, 
10. 3. — Le pass. impers, reditum 
est se rencontre assez souvent dans 
Liv. et rediri se trouve dans C. B. 
C. 3. 16.5. 
s -: Redïgo, egi, actum, 3. tr. 
(re, ago, gr. 194), amener à un 
certain état, réduire : ... aliqm sub 
potestatem, M. i. 4; 2. 5; Paus. 
2. 4; ... in potestatem, M. 4. l; 
Pel. 5. I; ... sub imperium, Tim. 
2. I. 

Redïmo , redëniii , red- 
' emptum, 3. tr. (re, emo), racÂe- 
ter, délivrer : D. 10. 2. 

Redïtus, us, m. (redeo, gr. 
-156) — I. ACTION de revenir, re- 
tour : Aie. 5. 3; ... in Asiam (gr. 
: -.245. 2), Them. 5. I.— II. la CHOSE 
qui revient, revenu : ... pecuniae, 
A. 14. 3. Comparez redire : Them. 

2. 2. Ce sens est fréquent depuis 
Liv. 

Re-dûcOj dûxi, ductum, 

3. tr. — I. PR. reconduire, rame- 
ner : Ag. 3. 2; ... exercitum do- 
mum, Èp. 7. 2; rappeler : ... aliqm 

;- Syracusas, D. 3. 2. — II. fig. ra- 
-' mener : ... ad ofEcium, Dat. 2. 3; 
!.. uxorem, D. 6. 2, reprendre une 
; , femme pour épouse. 



Re-fërOj rettûli, relâtumj 
referre, 3. tr:, rapporter. — A. 
PR. rapporter, apporter, porter : 
Ag. 8. 4; ... aliqm domum, 8. 6j... 
caput alicujus ad aliqm. Aie. lo. 
6. — B. FIG. — I. rapporter, payer, 
rendre, donner en retour : ... ta- 
lenta in publicum, Tim. i. 2: ... 
alicui gratiam, Them. 8. 7; Eum. 
6. 5. — II. pot ter, m,ettre S7ir une 
liste, enregistrer : ... aliqm in pro- 
scriporum numerum, A. 12. 4. — 
III. rapporter, s'en remettre à : ... 
aliquid ad oracula, Paus. 3. i; ... 
ad consilium, Eum. 12. l. — IV. 
rapporter à, comparer, juger dia- 
prés : ... alienos mores ad suos, Ep. 
I. I. — V. rapporter, mentionner, 
raconter, citer, annoticer : Pr. l; 
Aie. 2. 3; ... versum, D. 6. 4; ... 
resgestas, R. i. i; ... plura de ali- 
quo, Tim. 4. 6 ; ... alicui falsum, 
verum, Dat. 9. 2; ad aliqm sermo- 
nem..., D. 2. 5- 

Refïcio, f ëci, f ectum, 3. 
tr. (re, facio, gr. 194), refaire. D'où 
— I. PR. recojistrîdre, relever : ... 
muros, Con. 4. 5; Tim. 4. l; ... 
fana, Timol. 3. 2; ... aedem, A. 
20. 3. — II. FIG. re?nettre en bon 
état, refaire, ranimer, rétablir : ... 
se, Ag. 7. I; ...jumenta, Eum. 9. 
6; ... res, Ham. i. 4. 

Re-frëno, i. tr. (re, frenum), 
retenir, arrêter: . . . impetum, Eum. 

9- 3- 

RefringOj fregi, fractum, 
3. tr. (re, frango) — I. PR. bri-- 
ser. — II. FIG. détruire, abattre, 
anéantir : L. 2. 4. 

Re-fiJgiOj fûgi, fugïtum, 
3. n., s'etifïdr, se retirer, reczihr : 
Thr. 2. 5; ... hinc, Ch. 4. 3; ... 
eum tantis copiis, Dat. 8. i. 

Régla, ae, f. (s.-ent. domus), 
palais royal : Dat. i. i. 

RegiOj ônls, f. , contrée, pays: 
M. 2. I; 5. 3; Them. 10. 3; ... te- 
nere, M. i. 2; ... locupletissima, 
Ag. 3. I. Dans Timol. 3. i, regio- 



212 



VOCABULAIRE. 



nés est opposé à urbes; les écri- 
vains classiques emploient dans ce 
cas agri. 

Regius, a, um (rex, gr. 172), 
dti roi, royal : ... potestas, L. 3. 5; 
... dignitas, M. 2. 3; ... praefectus, 
M. 4. 2; Ag. 2. 3; ... satrapes, L. 
4. i; ... opes, Con. 4. 3; du tyran : 
... spiritus, D. 5. 5, orgueil d'un 
despote. De là subst. regii, 
ôrutn, m. — I. servitezirs du roi : 
Ag. 8. 3. — II. troupes royales : 
Dat. 2. I. 

Regno, I. n. (rex), êt7-e roi, 
régner : Ag. 1-3; Xerxe régnante, 
Them. 9. i, sous le règne de. 

Regnum, i, n. (rex) — I. 
dignité royale, royauté, trône, pou- 
voir royal : ... adipisci, R. i. 2; ... 
alicui constituere, Ch. 2. i; ... ser- 
vare, Eum. 13. 3; ... tradere, R. 3. 
4; in regnum restituere, Iph. 2. i ; 
regno alicujus niti, M. 3. 5 ; honos 
regni, Ag. i. 4. — II. potivoir ab- 
solu, souverain, pouvoir d'uîi tyran: 
... relinquere, D. i. i; ... obtinere, 
Timol. 3. 4; particeps regni, i. 3. 
— III. royatime : ... Persarum, M. 
3. 5; ... Prusiae, H. 12. I; partiri 
régna, Eum. 2. i; ... regnum, D. 
2. 4; opulentissimo regno praepo- 
nere bonam existimationem, Ag. 

4- 3- 

RegOj rexi, rectum, 3. tr., 

diriger, administrer, goîiverner : 
Tim. I. I. 

Religio, ônis, f., religion — 
I. culte rendu à la divinité, reli- 
gion, pratiques religieuses : Aie. 3. 
6. — II. sentiment religieux, reli- 
gion, piété, respect pozir la divinité 
et pour les tetnples : Ag. 4. 6; 4. ']; 
... minuere, 4. 8. — III. délica- 
tesse résultant du sentiment reli- 
gieux, crainte de violer une chose 
sacrée, conscience, loyaiité, honnetir, 
fidélité : ... aliqm magna religione 
tueri, Them. 8. 4 ; homo sine 
ulla religione ac fide, D. 8. l. — 
, IV. objet de crainte religieuse, ser- 



ment : ... conservare, Ag. 2. 5;hac 
religione deterritus, D. 8. 5. 

Religiôse, adv. (religiosus, 
gr. 184), co7isciencieuse7nent, avec 
tme religieuse circonspection, avec 
résej-ve ."A. 15. i. 

Re-linquo, llqui, lictum, 
3. tr. — I. laisser : ... exerciturn 
in Hispania, H. 3. 3; ... arma, 
Ham. 1.5. — II, laisser en qua- 
lité de, laisser comme, laisser dans 
un certain état, avec le double ace. 
(gr. 286) ou le double nom. (gr. 
20S; 212) : Ep. 2. I; 10. 2; Ag. 6. 3; 
... principes custodes, M. 3. i; ... 
naves inanes. Aie. 8. 6. De là 
scriptum relinquo, Con. 5. 4, H. 
8. 2, 13. I, avec la prop. inf., lais- 
ser par écrit, rapporter. Cf. C. Br. 
19- 75- — III. laisser en mourant : , 
Ar. 3. 2; Cim. 4. 3; D. i. 2; Ag. 

1. 3; ... filium, i. 4; ... regnum, 
D. I. I; ... heredium, Cat.i.i; ... 
historiam, Them. 9. i; ... domum 
hereditate, A. 13. 2. — IV. laisser, 
accorder: ... alicui tempus, D. 4.4; 
... deliberandi spatium, Eum. 12. 
3. De là au PASS. être laissé, res- 
ter : nulla spes salutis relinquitur, 
M. 3. 2. — V. laisser, abandonner:, 
... Italiam, A. 4. 2; ... Chersone- 
sum, M. 3. 6; ... oppidum, Them. 

2. S; ... navem, Ch. 4. 3. — VI. 
abandonner, délaisser, trahir: Dat. 
6. 3; 6. 4; 6. 6; ... desperatos, A. 
8. 6 

Reliquiae, ârum, f. (relin- 
quo), reste : Them. 5. i. 

Relïquus, a, um (relinquo) 
— I. restant, totit ce gui reste de, 
le reste de : ... oppidum, Them. 2. 
8; ... phalanx, Ch. i. 2; ... exerci- 
tus, Dat. 2. I; reliquum est ut. 
(gr. 408), A. 21, 5, il ne reste qu'à. 
Cic. emploie souvent cette dernière 
expression, mais avec un sens un 
peu dififérent : reliquum est ut di- 
camus, C. Man. 16, il me reste à, 
parler. Au plur., les autres, tous 
les autres:... legati, Them. 6. S; 



VOCA'BULAIRE. 



21 



...naves, IL ii. 5; ... tempora, 
A. 4. 3. Comme subst. : reliqui, 
tous ceux qui restent, le reste, les 
autres: Aie. 11. 6; H. 6. 4. — 
reliquum, i, n., restant, reste : 
reliquum vitae (gr. 253), Timol. 3. 
4; nihil reliqui facere, A 21. 5, ne 
rien négliger. — reliqua , ce qui 
reste, le reste : A. 19. i. — II. en 
pari, du temps, futur, à venir: . . . 
tempus, Them. 2. i; H. 2. 5. 

Re-mâneo, marisi, man- 
sura, 2. n., rester, demez(rer:'Ep. 
9. 3; ... domi, A. 7. 2. 

Re-mediura, 1, n., remède, 
médecine: A. 21. 2. 

Remex, mïgis, m., 7-ameur: 
D. 9. 2. 

Re-mïgro, i. n., retoiirner: 

A. 4- S- 

Reminiscor, scij 3.tr.etn.,^^- 
^cJJ•éra'««J• jû; méfnoire, se rappeler: 
... famae, Ph. 4. i ; ... acerbitatem, 
Aie.- 6. 3; avec la prop. inf. : Con. 
3. I ; avec l'interr. ind. : Dat. 5.1. 
— Cf. noto. 

Re-missuSj a, um — I. 
PART, de remitto. — II. adj. mou, 
relâché: Iph. 3. 2. 

Re-mitto, mîsi, missum, 
3. tr. — I. PR. renvoyer: Them. 7. 
3; 7. 6; ... captives, H. 7. 3; ... 
calées, Eum. 5. 5, ruer; ... ali- 
quid alicui, Eum. 4. 4; Paus. 2. 
2; ... aliqm ad classem, 2. 6. — II. 
FIG. relâcher: ... se. Aie. i, 4. 

Re-môtus, a, um — I. part. 
de removeo. — II. adj. loin, éloi- 
gné: D. 9. I ; ... ab honestate, Pr. 
5, déslionnête. 

Re-môveo, rnôvi, môtura, 
- 2. tr. — I. éloigner, écarter, ôter, 
reti^-er, rappeler, repousser: cete- 
ris remotis, H. 2. 4; ... victum, 
Eum. 12. 3 ; ... aliqm ab exercitu, 
Pel. I. 3; ... hostes a mûris, Ham. 
2. 4; se tenere remotum a conventu, 
D. 9. I. — II. tenir éloigné, loin 
de: ... se a talibus consiliis, A. 8. 4. 
D'où, au PASS., être privé de: ... a 



motUj Eum. 5, 4. — III. écarter, se 
débarrasser: H. 10. 3; ... adversa- 
rium, D. 7. I. 

Re-nôvOj i. tr. (novus,gr. 179), 
renouveler, recommencer: ...merno- 
riam, Tim.2. 3; ... bellum, Ar. 3. 
I ; Ham. i. 4. 

Re-nuntio, l. tr. — I. faire 
connaître, apporter tme notivelle, 
déclarer, avec la prop. inf. (gr. 4S4): 
Ep. 9. 3;avee l'interr. ind. (gr. 411): 
H. 12. 5. — II. déclarer qtû on re- 
nonce, reno7icer: Aie. 10. 2. 

Reor, ratus sum, 2. tr. — I. 
juger, croire, pejiser, être d'avis, 
être persuadé, avec la prop. inf. (gr. 
4S4): D. 5. 4; H. 7. 6; ... hosper- 
venisse, Them. 7. 4. — II. pcg^r, 
regarder comme ; A. 2. 2; ... utilis- 
simum evitare tempestatem, Aie. 4. 
4. On emploie surtout le part. Tdi.- 
Xns,,pe7'siiadé, convaincu, pigeant. . 
Re-pellOj reppûli, repul- . 
sum, 3. tr. — I. PR. repotisser, 
refotder: Thr. 2. 5; ... barbares, 
Ar. 3. I; ... duces, Eum. 13. i. — 
II. FIG. mal accueillir, repousser, 
refuser: L. 3. 2. 

Repente, adv., soudain, tottt à 
coup: H. II. 5- 

Repentïnus, a, um, soîi- 
dain, subit, imprévu : ... consilium, 
Paus. 4-5; ... vis. Aie. 3. 3; ... 
visus, H. 5- 2. 

Repërio, reppëri, reper- 
tum, 4. tr. — I. trouver, décou- 
vrir :Ca.t. 3. 2;.. .orationemindomo, 
L. 3-5; ... causam bellandi, Ham. 
3. I ;...quae opus sunt,Them. 1.3. 
— II. trouver relaté dans l'his- 
toire, lire: M. 6. 2. — III. trotiver 
tel ou tel, reconnaître; au pass. être 
recotmu, trouvé, se montrer, avec le 
double nom. (gr. 208,212): reperi- 
tur intemperans. Aie. i. 4; ... fide- 
lis, Dat. I. i; iivuver, rencontrer: 
quod in tyranno non facile reperi- 
tur, R. 2. 2. 

Re-pëto, ïvi ou ii, ïtumi, 
3. tr., réclamer, revendiquer, faire 



214 



VOCABULAIRE. 



valoir ses prétentions sur: Eum. 
6. I. 

Repo, repsi, reptum, 3. n., 
ramper: H. 3. 4. 

Re-pônOj posui, positum, 
3, tr. — I. replacer, remettre. — II. 
mettre en réserve, garder: H. 7- 5* 

Re-prehendo, ndi, nsum, 
3. tr. — I. retenir, arrêter. — II. 
reprendre, blâtner, accuser: Paus. 
I. 3; Ep. 10. i; A. 9. 7;seipse 
reprehendit, Dat. 5» i- 

Reprïmo, pressi, pressum, 
3. tr, (re, prenio) — I. arrêter, 
refouler, réprimer, contenir, étouf- 
fer: . . . regios spiritus, D. 5- 5 5 • • • 1^" 
xuriam, Cat. 2. 3. — II. contenir, 
apaiser: ... multitudinem, Ar. i. 3. 

Répudie, l. tr., repousser, re- 
jeter, refuser: ... munera, Ph. i. 3. 

Re-pugno, i. n. — I. résister-, 
opposer de la résistance : répu- 
gnantes profligare, Ep. 9. 2. — II. 
s'opposer à, travailler contre : ... 
victoriae, Aie. 8. 5. 

Repuisa, ae, f. (repello), re- 
fis: Paus. 2. 5. 

Repulsus, a, um, cf. repello. 

Re-pùto, I. tr., examijier, mé- 
diter, réfléchir: Aie. 4. 4. 

Requîro, quisïvi, quisï- 
tura, 3. tr. (re, quaero), rechet-- 
cher. D'où — \.. désirer: ... am- 
plius, Thr. 4. 3. — II. demander, 
s'' informer:. . . aliquid de antiquitate, 
A. 20. 2 ; avec l'interr. ind. : . . . ubi- 
nam esset, A. 10. 4. 

Res, rei, f., c/iose, objet, affaire, 
réalité, circonstance, raison, motif, 
intérêt, entreprise, événemeftt, ac- 
tion, issîie, propriété, possession, et 
au PL. souvent foj-tujze. Le contexte 
seul peut déterminer le sens de ce 
mot: ... faniiliaris, A. 4. 3; ... pu- 
blica, 6. I; ... militaris, Iph. i. 2; 
... divina, H. 2, 3; res gestae, R. 
I. I, exploits; res Graecae, Cat. 3. 
2; res suas conservare, H. 10. i. 

Re-sâcro, i. tr. (sacer), reti- 



rer les imprécations prononcées con- 
tre qqn : Aie 6. 5. 

Re-scindo, scïdi, scissum, 
3. tr. , cotiper, d'où rompre : ... pon- 
tem, M. 3. 4. 

Re-scisco, scïvi ou scii, 
scïtum, 3. tr., venir à savoir, 
apprendre: ... aliquid, Paus. 3. 4; 
H. 8. 2;... de adventu, Eum. 8. 6; 
avec l'interr. ind. : . . . quid ageretur, 
Dat. 2. 4. — Cf. de. 

Re-servo, i. tr., conserver: A. 
22. 2. 

Re-sïdo, sëdi, sessum, 3. 
n., s* asseoir :'Dz.t. ii. 3. 

Re-sisto, stïtî, stïtum, 3. 
n. — I. résister, tenir tête, opposer 
de la résistance: absolument, Dat. 
6. 4; ... adversus, Pel. i. 3; ... 
alicui, Aie. l. 2; Pel. i. 2; Eum. 
3. I; 5. 2; ... alicui in acie, H. 5. 
4; nullo resistente, 5. i, sans ré- 
sistance, sans coup férir. — II. 
s'opposer à, empêcher: Them. 4. 2; 
avec ne (gr. 418): A. 3. 2. 

Respïcio, spêxi, spectum, 
3. — I. N. regarder derrière soi: 
Dat. II. 5. — II. TR. considérer, 
peser: M. 8. 4. 

Re-spondeo, ndi, nsum, 

2. tr. , répondre, donner une réponse: 
absolument, Ep. 5. l; ... superbe, 
Paus. 3. 3 ; in respondendo, Ep. 6. 

3, en répondant,- dans sa réponse; 
avec la prop. inf. (gr. 484) : A. 8. 4; 
... id se facturos, M. i. 5; ... se 
ignorare, Ar. 1.4. — II. rép07zdre, 
ordonner, avec ut (gr. 414) : Them. 
2. 6. — III. répondre, se justifier, 
se défendre: Ep. 8. l. 

Responsum, i,n.(respondeo), 
réponse: hoc responso cognito, H. 
7.4. PARTIC. décision, réponse d'un 
oracle: M. i. 4; Them. 2. 6; ... dei 
Delphici, Paus. 5. 5. 

Res publica, cf. publicus. 

Restitue, ui, ûtum, 3. tr. 
(re, statuo, gr. 194), rétablir. D'où 
— I. reconstrîure : ...mures, Them. 



.VOCABULAIRE. 



215 



6. i ; Tim. 4. i. — II. retnettre, 
rétablir: ... Siciliam in prislinum, 
Timol. I. i;... aiiqm in regnum, 
Iph. 2. I. — III. rétablir, rendre 
V indépendance à un pays : Ep. 8. 
5 ;,.. Messenam, Pel. 4. 3. — IV. 
réintégrer dans ses droits, rappeler 
de Vexil: ... in patriam, Ar. i. 5; 
populi scito restitui, Aie. 5. 4; spes 
restituendi, A. 9. 2. — V. restituer, 
rendre: ... alicui bona, Aie. 6. 5; 
... sua, Timol. 3. 2; . . . libertatem, 
5- 3;...Ioniam, Con. 5.2;...Samum, 
Tim. I. 2; ... oppida abalienata, 
Ham. 2. 4. 

Re-tardo, i. tr., arrêter, con- 
tetiir: Iph. 2. 5 ; Ep. 9. 2. 

Rete, is, ry., filet: Pel. 2. 5. 

Retïneo, tinui, tentum, 2. 
tr. (re, teneo, gr. 194) — I. rete- 
nir, conserver, garder: ... potesta- 
tem, M. 8. 3; ... tyrannidem, R. 

2. 3; ... imperium, Ep. 7. 5; ... 
ferrum, 9. 3 ; . . . bénevolentiam 
alicujus, A. 5. I; 20. 5; ... aliquid 
memoriâ, A. il. 5;... aliqm sub 
sua potestate, M. 3. 2. Delà avee 
le double aec. , retenir comme, gar- 
der comme: ... aliqm obsidem, 
Them. 7. 2. — II. retenir, conser- 
ver, sauver: ... vitam, H. 12. 5- 

Re-trâho, trâxî, tractura, 

3. tr., retirer, sauver, faire revenir: 
. . . ab interitu, Ep. 8. 3. 

Reus, 1, m., acctisé, prévenu: 
... delicti. Aie. 8. 4; alqm reum 
facere, 4. 3, aecuser. 

Re-vëra, cf. verus. 

Revertor, verti ou versus 
sum, 3. n. (re, verto) — I. PR. 
retourner, revenir: ... in eundem 
locum, Dat. li. 3; ... Capuam, H. 
5. I; ... Lemnum, M. 2. 4; ... do- 
mum, Paus. 3. 4; Gim. 2. 4;... ex 
Aegypto, Ag. 8. 6; vietor ex Asia 
revertitur, L. 2. 2. — II. FIG. 
. revenir à un sujet, à une narration, 
. à un personnage: ... illuc, D. 4. 5; 
... ad illos, Eum. .8. 3. — Le parf. 
reversussum, Them. 5. 2, est très 

- CORNELII. 



rare dans la bonne prose. On le 
trouve chez Tac, Val. Max., 
Just.; Cic, Ces., Liv., ne l'erà- 
ploient pas. 

Re-vôco, I. tr. — I. pr. rap- 
peler, faire revenir: . . . aliqm, Dat. 
II. 3;... aliqm domum, Pàus. 2. 6; 
Con. 2. 4; Tim. 3. 5; H. 7. 4;.. in 
patriam, Cim. 3.3;... patriam defen- 
sum (gr. 503), H. 6. i. — II. fig. 
ramener, détourner: ... aliqm ad 
virtutem a luxuria, D. 6 2 ; . , . cives 
a bello, Ep. 5. 3. 

Rex, regiSj m, (rego) — I. 
roi, souverain: L. 3. i ; Paus. 3. 5; 
Ag. i. 2; 8. 3; R. i. i; 3. i; H. 
2. I. PARTIC, comme Pao-iXeus, le 
roi de Perse, M. 7. 3 j Them. 3. 2 ; 
Paus. I. 2; Aie. 7. 2; 8. i; Con. 
2. I ; 3. i ; 5. 4; Dat. i. i ; 2. i. — 
II. premier magistrat de Carthage^ 
suffète, c.'k-d., juge: H. 7. 4. 

Rhapsodia, ae, f. (paij/MSfa), 
rhapsodie, chant: D. 6. 4. 

Rhetor, ôris, m. {^i^<ùç),rhé- 
teur, oratetir: Ep. 6. 3. 

Rhodânus, i, m., le Rhône: 
H. 4. i j 6. I. 

Rhodius, ij m.('Pô8ios), habi- 
tant de l'île de Rhodes, Rhodien : H. 
8. 4; 13. 2. 

Risus, us, m. (rideo, gr. 156), 
rire: ...coortus est, Ep. 8. 5;risum 
alicui concitare, H. 11. 5. 

Robur, bôris, n. — I. pr. bois 
de chêne. — II. ~P\G. force, vîguezir, 
de là ce7itre, point central, nœttd: 
Thr. 2. I. 

Robustus, a, um (robur) — 
A. PR. diir, fort, solide. — B. FiG. 
— ■ I. fort, puissant, coiirageux: 
Thr. 2. 2;... opibus, H. 10. 2. — II. 
qui a atteint F âge viril, grand: 
Aie. 2. 3. 

Rogàtus, us, m. (rogo, gr. 
156), prière, demande. Ce mot n'est 
guère employé qu'à l'abl. sing. (gr. 
368. b) : Cat. 3. S ; A. 18. 3 ; rogatu 
Artaxerxis, Ep. 4. i, à la prière. 

RogOj I. \x. , demander {^x.'-^^-^', 

PARTIE DU MAITRE. 22 



2l6